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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: le viol  (Lu 115835 fois)

13 novembre 2008 à 11:43:18
Réponse #225

GZF


Merci mon Manitou :D

J'ai bien aimé ton approche Moleson :)  :doubleup:

13 novembre 2008 à 23:23:30
Réponse #226

Rod


Donc, idéalement, SD et SP devraient être indissociables. Mais, généralement, ce n'est malheureusement pas le cas.
+1000! :up:

30 mai 2009 à 08:45:12
Réponse #227

éclipse


[message édité ; divers éléments trop précis modifiés]

Salut,
Depuis longtemps j'ai lu et relu tous ces messages.

Je voudrais vous parler d'elle…

Il y a deux ans et demi, peu après mon divorce, j'ai rencontré une jeune femme. Mère célibataire, d'allure décidée, forte et gaie.
D'allure…

Elle est née au "bled" ; elle ne sait pas quel jour exactement elle est née…
Sur les papiers il est écrit "4 décembre", simplement parce que ses parents sont descendus "à la ville" ce jour là, et ont profité de l'occasion pour la "déclarer" à l'état civil.

Vers 4-5 ans… …
Un homme de sa famille, un oncle…  a abusé d'elle.
Vers 4-5ans.

Jamais elle n'a pu se confier à sa famille. Elle a du garder ça pour elle, toute seule.
"Dans ma famille, ça ne se dit pas" !!!!!!!!!!!!!!
MAIS ÇA SE PRATIQUE, PEUT-ÊTRE ???!!!!!!
du calme David, du calme.

A la barbarie de cet acte s'est ajoutée la malédiction du silence.
Elle a grandi, elle s'est "construite", tant bien que mal, avec ça.
Avec cette injustice grondant en elle.

"Ils" ont bénéficié de la loi française concernant le "regroupement familial" ; et toute la fratrie (la mère et les 8 frères et sœurs) ont pu rejoindre le papa qui travaillait en France.
A 11 dans une HLM.

Elle ne parlait pas un mot de français en ce matin de septembre 1976, lorsqu'elle est entrée en classe de maternelle, dans une école du Val d'Oise.
Perdue, mais courageuse.
Moquée, peut-être, parce qu'étrangère, mais fière.

Et elle a "réussi" : diplôme d'avocate, elle est aujourd'hui cadre sup'.
Un petit garçon, beau, intelligent et joueur.

Elle,
soutient de famille (puisque c'est elle qui, par force et courage, a "réussi"), qui tous les mois leur verse une partie de ses revenus,
elle,
qui s'occupe de tous les "papiers", de toutes les démarches de ses parents (impôts, soins, courriers, TOUT, etc.) puisque ceux-ci sont analphabètes, et que les autres frères et sœurs s'en remettent à elle (c'est si pratique !)
elle,
qui soutient la scolarité de ses neveux et nièces, alors même que certains de ses frères et sœurs la méprisent.

ELLE n'a jamais pu leur dire !

Vers 25 ans il a fallu "la marier".
Arrangements entre familles…
On lui a trouvé le fils d'un cousin de son père.

Bébé, un homme s'est imposée à elle,
jeune-femme on lui en a imposé un.

Elle a eu le courage de demander (de PRENDRE !) le divorce.
Dans sa famille ça a été un "drame".
Ses propres parents lui faisant comprendre qu'en demandant le divorce, elle leur faisait perdre la face !
Notre fille… "répudiée!"

S'ils savaient…

Après qu'elle m'ait raconté tout ça,
après l'avoir assurée de mon soutient,
avec autant de tact que possible, je lui ai suggéré de consulter. Elle le fait. Depuis 2 ans maintenant elle voit une psy.

J'ai un jour ouvert son journal intime (je sais, c'est pas bien ; et elle n'en n'a rien su jusqu'à maintenant) :
Des dizaines, dizaines, de pages, noircies de lignes d'une écriture déformée : "Melissa tu as le droit de te taire ; Melissa, tu as le droit de te taire ; Melissa… etc"
Des dizaines de pages, des centaines de lignes, noires… ad nauseam.
Je suis tombé à la renverse.

Et puis : "le droit de se taire" !!!!!!!!!!!!!
Et la nécessité de "l'ouvrir" ????????
Du calme, David…

Elle n'a jamais pu leur dire.

Ses volets de fer sont constamment fermés.
Il y a longtemps, je lui ai demandé pourquoi :  parce qu' elle a peur d'une "intrusion".
Elle habite un troisième étage…

A part ça, "c'est une jeune femme d'allure décidée, forte et gaie".

Il y a trois mois, nous nous sommes séparés, étant convenus que nous ne pouvions plus continuer d'aller "nulle part".

Le plus douloureux, pour moi,
c'est cette impression de laisser un être "fêlé", blessé, souffrant.
Une proie ?

Je réalise que je n'ai pas d'autre choix qu'être son ami.
Je réalise qu'il va être très difficile de me défaire de cette femme ; c'est à dire qu'elle soit "juste" mon amie, sans être "ma" femme.

Voilà, je voulais juste vous parler d'elle.

éclipse.





 


« Modifié: 11 juin 2009 à 11:11:44 par éclipse »
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

30 mai 2009 à 09:26:08
Réponse #228

Leif


Citer
Je réalise qu'il va être très difficile de se défaire de cette femme ; c'est à dire qu'elle soit "juste" mon amie, sans être "ma" femme.

laisse la choisir peut etre que avec le temps, tu ne seras pas son mari, ni ta femme mais "un couple". ;)

c'est tres dur.

a+

jeff



30 mai 2009 à 10:29:15
Réponse #229

Humain



Ses propres parents lui faisant comprendre qu'en demandant le divorce, elle leur faisait perdre la face !
Notre fille… "répudiée!"

S'ils savaient…

(...)

J'ai un jour ouvert son journal intime (je sais, c'est pas bien ; et elle n'en sait rien) :
Des dizaines, dizaines, de pages, noircies de lignes d'une écriture déformée : "Dalila tu as le droit de te taire ; Dalila, tu as le droit de te taire ; Dalila… etc"
Des dizaines de pages, des centaines de lignes, noires… ad nauseam.
Shining…
Je suis tombé à la renverse.

Et puis : "le droit de se taire" !!!!!!!!!!!!!
Et la nécessité de "l'ouvrir" ????????
Du calme, David…

Elle n'a jamais pu leur dire.
Elle en est là.


A part ça, "c'est une jeune femme d'allure décidée, forte et gaie".


"S'ils savaient…" voudront-ils savoir? :(
Raconter ce qui s'est passé et être rejetée pour ça peut être encore plus traumatisant que le viol. Faut être prêt à vivre ce rejet, ne pas le ressentir comme une nouvelle mort.

Le temps... remède et poison. Elle a de la chance de t'avoir. Courage.
« Modifié: 31 mai 2009 à 20:37:13 par Humain »

30 mai 2009 à 12:00:55
Réponse #230

PlatypuS


Salut Eclipse,

C'est vrai que c'est difficile, ce genre de situation, mais tant que tu la soutiendras, Elle aura un refuge, un point de repère.

Ce "droit de se taire", Belette l'a rencontré au sein de son réseau (elle vit à Londres, où sont représentées beaucoup de cultures qui ferment les yeux sur ça, voire culpabilisent les victimes) et c'est toujours très dur de sortir les victimes de cette prison. De mes discussions avec elle sur ce sujet, j'ai surtout retenu que les personnes qui ont subi ça se sentaient souvent mieux quand elles pouvaient se réfugier dans un "cercle", un (petit) groupe de gens qui sont au courant de son vécu et qui ont l'envie de l'aider, et surtout à qui elle peut parler librement. En parler avec un psy, c'est bien, mais le psy n'est pour ainsi dire qu'une "boussole" qui aide à déterrer les trucs qui vont pas. Et même s'il peut aider à se débarrasser de ces choses là, un grand nettoyage de printemps est toujours plus facile à plusieurs.

Dans le cas de Belette (là je parle un peu dans son dos, mais elle avait qu'à être joignable (hein, Belette?  :nana:)), son frère, pré-ado et bien idiot à l'époque, lui en fait baver en la rejetant de diverses manières. Et même si toute sa famille l'a soutenue, elle en a énormément souffert. Elle s'est beaucoup confiée à ses amis, et le fait d'avoir plusieurs amis dans la "confidence" lui a permis d'avoir toujours une personne à qui parler quand d'autres étaient pas dispo.

S'il est vrai que le plus dur à faire est bien le premier pas, tout parcours est une succession de (premiers) pas. Et je peux te dire que Belette est vraiment fière de celui qu'elle a parcouru. Et moi, je la comprends !! :love:

En résumé, je conseillerais à ton amie/épouse/(à toi de voir) d'élargir le cercle des personnes à qui elle peut en parler, pour qu'elle voit bien que le monde n'est pas rempli de cons insensibles, et pour toujours avoir un soutien les jours où ça va pas: ça l'aidera à aller de l'avant, en poussant les murs de ce minuscule monde où elle n'a pas à porter ce secret.

En espérant avoir aidé...
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

01 juin 2009 à 21:05:57
Réponse #231

BULLYSSON


Emission vu sur France 3 aujourd'hui sur le thème du viol et de la campagne qui est mené actuellement dans les médias contre ce fléau :

- 1 femme sur 6 a été ou sera directement victime d'un viol au court de sa vie.

- 83% des viols sont le fait d'un proche : père, grand-père, mari, ex petit-ami, voisin, collègue de travail, copain, petit-ami de la meilleure amie etc...

- 45% ont lieu en plein jour. Les viols dans des parkings, de nuit, avec un couteau (bref l'image que l'on se fait du viol traditionellement) sont en fait une minorité.

- Il n'y a "pas d'âge pour être violé"... les victimes peuvent aussi bien avoir à peine 5 mois que 78 ans... ces faits ont déjà été vu.

On distingue à priori DEUX grandes catégories de violeurs :
- le violeur d'opportunité, celui qui profite d'une situation de faiblesse (femme saoule en retour de soirée, plombier venu réparer un évier, voisin venu changer une ampoule, collègue qui raccompagne après un pot..)
- le violeur sadique, typiquement le violeur de parking qui sort pour chasser sa proie.

Conseil en cas de viol :
- ne pas se laver avant le dépôt de plainte, si possible dans les 48 heures après l'agression, pour ne pas effacer les traces génétiques éventuellement laissées par le ou les auteur(s) : sperme, sueur, peau sous les ongles, cheveux, morceaux de dents etc...
- garder les vêtement que la victime portait au moment des faits (pour les mêmes raisons) et les présenter lors du dépôt de plainte.
- en parler le plus vite possible...

Note : un certain nombre de victimes ont tendance à nier ce qui s'est passé, elles reprennent très vite leur vie normale, vont au travail, n'en parlent à personne... sont souvent constaté dans les semaines suivantes une "remontée" d'images violentes de l'agression, de souvenirs, qui à terme perturbent et détruisent la victime.
Il faut autant que possible ne pas s'enfermer et en parler... c'est important.

On constate aussi malheureusement que la réaction de la famille, des proches, n'est souvent pas à la hauteur de ce qu'attendait la victime... les "tu es sûr de ne pas l'avoir un peu allumé ?", "comment t'étais habillée ?", "qu'est ce que tu faisais là-bas à cette heure là ?" etc... ne font que renforcer le sentiment de culpabilité que ressentent beaucoup de victimes suite à leur agression. Il faut en être conscient(e).

« Modifié: 03 juin 2009 à 20:06:00 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

03 juin 2009 à 13:06:20
Réponse #232

BULLYSSON


le spot télé de la campagne actuelle contre le viol :

http://www.youtube.com/watch?v=YC16IrIrf-Y
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

03 juin 2009 à 15:58:22
Réponse #233

rafaf


Fil de discussion vraiment d’actualité… Dans des post précédents pas mal d’entre vous regrettaient le manque d’interventions féminines sur le sujet, alors je me lance.
Pour moi qui suis une fille, je peux dire qu’en termes de survie quotidienne, le viol est le 1er risque à prendre en compte ; c’est une option avec laquelle une fille est obligée de vivre sans cesse (ne pas avoir conscience de ce risque, c’est déjà s’y exposer à mon avis). Comment y faire face ? Beaucoup d’entre vous l’ont déjà dit, et je confirme avec ma petite expérience personnelle : le « mental » (même si le mot est pas top…) joue un rôle non négligeable. La plupart du temps les violeurs sont des faibles, donc ils sont à l’affût de victimes. Je m’en rends compte très régulièrement. Souvent, un mec qu’on envoie chier de manière violente et déterminée se retrouve comme un couillon, sans savoir quoi dire. J’en ai fait l’expérience de manière hallucinante : il y a quelques mois je me suis retrouvée en tête-à-tête avec un Israélien travaillant à la sécurité d’un poste-frontière avec l’Egypte. Le gars : Russe d’origine, une espèce de baraque impressionnante, le profil-type du guerrier, formation militaire, spécialiste de krav, tout pour plaire quoi. Je n’avais aucune chance contre lui. Je passe sur les détails, mais en gros à un moment je me suis retrouvée en situation d’avoir à me défendre. Je voulais repousser la confrontation physique jusqu’au dernier moment, justement parce que je savais n’avoir aucune chance contre lui (et parce que je n’avais aucune solution de fuite). C’est alors que, sans préméditer, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit fermement « be careful ». C’est sorti tout seul, je ne sais pas pourquoi, et tout en prononçant ces paroles je me suis rendu compte qu’elles étaient en parfait décalage avec la situation : lui le soldat aguerri, lui la brute de Sibérie, to be careful, à cause de moi ??? ah ah, quelle blague ! Eh bien croyez-moi ou non, ça lui a fait l’effet d’une douche froide, il m’a lâchée.  Je n’en reviens toujours pas… (enfin ceci dit c’est pas comme ça que je m’en suis finalement tirée, mais ça m’a permis de gagner pas mal de temps et de rétablir la distance).
Quand je passe seule devant un groupe de mecs louches, mon 1er souci est de garder une respiration tranquille, une démarche normale, de ne pas baisser la tête, de ne donner aucun signe que j’ai peur (alors que oui, j’ai peur). Je sais que si je commence déjà à me comporter en victime potentielle (en accélérant le pas, en baissant la tête etc.), je peux le devenir très vite. La peur excite l’agresseur (qui peut renoncer à devenir un agresseur s’il ne tombe pas sur le profil-type de victime qu’il souhaite). Autre récit perso : une fois j’étais dans le métro de Rome avec une amie, il se faisait tard, le métro était vide, et derrière nous une bande de 5 ou 6 mecs entre 20 et 25 ans qui semblaient avoir bu commençaient à nous interpeler ; toutes les deux, on aurait eu aucune chance contre eux, c’était évident ; j’ai vu que ma pote très angoissée commençait à accélérer le pas en se serrant contre moi ; on était à l’étranger, juste toutes les deux, on était très jeunes, et avec tout ça je me suis sentie comme une proie et ça m’a semblé le début de la catastrophe ; le scénario était déjà écrit d’avance : on va accélérer de plus en plus, ça va les exciter et les faire marrer de nous voir trembler devant eux, ils vont devenir de plus en plus agressifs, et ça va très mal finir. Alors il faut qu’on prenne les devants, qu’on ne laisse pas la situation se dégrader. J’ai chuchoté à ma pote : « arrête de marcher comme ça, marche normalement ». Elle l’a fait. Puis je lui ai dit : « je compte jusqu’à trois et à trois on se tape un sprint jusqu’à la sortie sans s’arrêter ni regarder derrière nous et tu me lâches pas la main ». Elle a dit ok, très rassurée par cette option de fuite claire, et on l’a fait. Les mecs ont été hyper surpris, parce que la tension entre nous n’avait pas eu assez le temps de monter pour qu’on se mette à courir comme ça. On en était encore à la phase où on était censées juste accélérer le pas et fuir leurs regards. Résultat ils ont pas eu le temps de réagir qu’on était déjà loin, et ils ne nous ont jamais attrapées. Pour moi ça c’est un exemple clair du refus d’adopter un comportement de victime. Regarder le danger en face, et fuir tant qu’il en est encore temps, sans se mentir en se disant que tout ira bien. Accepter le réel en fait.
Pour se protéger contre le viol, la 1ère chose est donc à mon avis de travailler là-dessus : ne pas être une victime, développer l’estime de soi, l’équilibre global de la personne… Cela peut passer par la pratique de la SP et SD. J’engage toutes mes amies à s’y mettre. Ca me paraît plus que nécessaire. Non seulement pour soi, mais aussi pour les autres : être capable de protéger quelqu’un en cas de problème.
Lorsque je me suis inscrite au club de krav-maga, c’était clairement dans l’objectif : mettre plus de chances de mon côté en cas de tentative de viol. Pas seulement dans l’apprentissage de techniques, mais surtout pour travailler sur la confiance en soi. Je pense que si je me faisais agresser aujourd’hui, je ne saurais ressortir aucune des techniques de krav que j’ai apprises. En revanche, le krav m’a donné une accoutumance aux coups : je suis préparée à être frappée, parce que je m’en suis déjà pris plein la tronche de manière répétée (même si c’est sans commune mesure avec le réel d’une agression), et surtout je suis préparée à frapper, parce qu’on m’a appris à le faire. Apprendre à frapper : voilà la clef pour une fille à mon avis. Car je crois que c’est quelque chose qui ne nous est pas du tout naturel (enfin pour moi en tout cas) : quelqu’un qui nous veut du mal, notre premier réflexe est de devenir victimes : se recroqueviller sur soi, fermer les yeux et attendre les coups. On n’ose pas frapper. On n’a pas assez confiance en soi, et trop conscience de la supériorité du mec en face. Et puis le krav apprend aussi à ne pas hésiter à frapper entre les jambes, à arracher les yeux, les cheveux, tout ce qui dépasse.
Dans ce club les entraîneurs étaient très bienveillants à l’égard des filles, toujours soucieux d’adapter les techniques pour nous. Par contre dans le public yavait pas mal de gros bourrins qui ne daignaient nous adresser la parole qu’une fois qu’on leur avait cassé la gueule. J’ai eu des bleus et des courbatures pendant un an, je m’en suis pris plein la tête, alors je comprends qu’il n’y ait pas eu beaucoup de filles, parce que c’était vraiment très physique. Mais je ne regrette rien, et je m’y remets quand je rentre en France. Je pense qu’une agression est beaucoup moins traumatisante si on a l’habitude du « contact »…
Mais il n’en demeure pas moins que, krav maga ou pas, tempérament combattif ou pas, on est toujours à la merci des paumés drogués aux films X. C’est triste, mais ya pas d’illusions à avoir là-dessus…
Yaurait beaucoup à dire sur tout ça, désolée d’avoir été aussi longue…

PS: vous avez sûrement entendu parler d'Anne-Lorraine, la jeune fille qui a été massacrée dans le RER il ya déjà plusieurs mois. Son agresseur (bien entendu récidiviste ayant profité de notre système judiciaire ô combien efficace) voulait la violer, elle lui a opposé une résistance absolue. Elle a même réussi à le blesser à la cuisse avec son couteau, ce qui a permis de le retrouver. Mais il n'empêche qu'elle a été retrouvée totalement lacérée de partout. Cette histoire m'a énormément marquée, notamment parce que j'ai beaucoup d'amis qui la connaissaient, et que du coup je l'ai sentie très proche; et en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

03 juin 2009 à 16:28:36
Réponse #234

Bison


Citation de: Rafraf
Apprendre à frapper : voilà la clef pour une fille à mon avis.
Super! +++

Mon petit mot, au vu de l'expérience de ma grande fille si "paisible en temps normal" :

Apprendre aussi à se mettre en colère, voire "en rage".
Se libérer, quoi!

Et tout à fait d'accord avec l'importance de l'effet de surprise :  faire ce à quoi l'agresseur ne s'attend pas, c'est prendre un avantage ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

03 juin 2009 à 16:32:43
Réponse #235

Patrick


Merci beaucoup pour ton témoignage Rafaf et tu as abordé beaucoup de choses essentielles et du point de vue féminin qui ne peut être que le plus pertinent.

Je voudrais juste faire deux ajouts :
  • le mental est essentiel mais il ne suffit pas, une jeune cousine n'ayant peur de rien et ayant humilié un malfaisant qui l'avait apostrophée avec une joyeuseté que vous pouvez imaginer s'est faite marravée et à du son seul salut à l'intervention d'un témoin.
  • la préparation et le savoir faire son moins efficace que la prévention. En clair, il vaut mieux ne pas se retrouver tard le soir seule, ou avec une copine, au mauvais endroit (station de métro déserte)

Pour autant on voit bien aussi hélas qu'une femme peut être agressée dans un endroit fréquenté et pas forcément tard.  :(

Les agressions sexuelles et viols sont des fléaux et il faut absolument considérer que la prévention et la réaction sont les devoirs de tous.

03 juin 2009 à 17:07:39
Réponse #236

** Serge **


Fil de discussion vraiment d’actualité… .../... j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Superbe post.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

03 juin 2009 à 18:35:33
Réponse #237

BULLYSSON


Cette histoire m'a énormément marquée, notamment parce que j'ai beaucoup d'amis qui la connaissaient, et que du coup je l'ai sentie très proche; et en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Déjà, un grand MERCI pour ton témoignage rafaf...

Ce qui ressort de l'expérience des différentes (et trop nombreuses) victimes est qu'il y a DEUX grands types d'agresseurs sexuels qui se distinguent :

1 ) le violeur d'opportunité, celui qui profite d'une situation de faiblesse (femme saoule en retour de soirée, plombier venu réparer un évier, voisin venu changer une ampoule, collègue qui raccompagne après un pot..)
2 ) le violeur sadique, typiquement le violeur de parking qui sort pour chasser sa proie.

83% des viols sont le fait d'un proche : père, grand-père avant l'âge adulte, puis mari, ex petit-ami, voisin venu changé une ampoule, patron, collègue de travail, père du bébé chez qui on fait du baby-sitting, copains, petit-ami de la meilleure amie, beau-frêre, etc... et la plupart des viols ont lieu au domicile de la victime ou au domicile de l'auteur...
On est donc clairement dans la 1ère catégorie de violeur, c'est à dire le violeur d'opportunité.
Comme tu l'as très bien expliqué l'évitement est DE LOIN la meilleure des solutions, TOUJOURS, observer son environnement, ne pas se mettre en situation de danger, quitter un lieu, des personnes, qui ne vous inspirent pas confiance... et écouter son instinct... se faire confiance... agir pour mettre de la distance... ce que tu as vécu dans le métro à Rome en est un excellent exemple.
Face à ce type du violeur l'expérience montre que plus il y a de résistance de la part de la victime et plus elle a de chances de le faire fuir... Résistance qui peut se traduire par un "NON" fermement exprimé, une attitude très forte de refus de subir, des cris pour impressionner, alerter, faire fuir, et dans son expression la plus franche par la brutale agression pure et simple de son agresseur (maîtres mots : mordre, déchirer, arracher, frapper, griffer, déchiqueter..)

Face au deuxième type d'agresseurs, le violeur sadique, c'est vrai il faut dire ce qui est, certaine victime ont "sauvé" leur vie en acceptant d'être violé pour ne pas être tuée... en tout cas ce sont les faits confirmé par cetains témoignages de victimes... autrement dit ça a été le sentiment d'un certain nombre de victimes... MAIS (parcequ'il y a un gros MAIS) on ne peut affirmer hônnetement qu'elles n'auraient pas sauvé tout autant leur vie en s'épargnant en plus l'horreur de subir un viol si elles s'étaient défendu. Tout cela est très complexe, car la psychologie de l'agresseur comme de la victime à ce moment là peut être TRES variables... donc comme tu le disais avec sincérité et intelligence :

en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Pour autant on voit bien aussi hélas qu'une femme peut être agressée dans un endroit fréquenté et pas forcément tard.  :(

C'est clair ! 43 % des viols commis en pleine journée ! Et aussi c'est bien de le rappeler dans des endroits publiques et fréquentés... cela peut aussi arriver.

Concernant la tenue vestimentaire de la victime, là encore au delà des idées reçues, une femme peut aussi être victime de viol quand elle sort en jogging et vielles baskets, mal coifée, pas maquillée, pas lavée, etc... le violeur choisit sa proie selon l'excitation qu'elle provoque chez lui (et des fois le seul fait d'être une femme suffit, pas besoin d'être en tenue de soirée) et son apparente fragilité/facilité à soumettre (soit par son attitude, soit par son apparence physique soit par son manque de réactivité, dans son sommeil par exemple)







« Modifié: 03 juin 2009 à 20:03:55 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M


03 juin 2009 à 20:43:17
Réponse #239

rafaf



Je voudrais juste faire deux ajouts :
  • le mental est essentiel mais il ne suffit pas, une jeune cousine n'ayant peur de rien et ayant humilié un malfaisant qui l'avait apostrophée avec une joyeuseté que vous pouvez imaginer s'est faite marravée et à du son seul salut à l'intervention d'un témoin.



Complètement d'accord.
C'est pour ça que je pense qu'une fille n'a pas intérêt à déclencher les hostilités tant que l'emmerdeur n'est pas entré dans sa zone de proximité (ya un terme technique sur les zones et tout ça mais j'ai oublié). Donc, concrètement, ne pas relever les insultes est carrément un moyen de prolonger son existence! Mais ça fait mal d'avaler tous ces "nick ta mère", "nick la France", "sal*pe" etc. C'est humiliant aussi de devoir sans cesse baisser les yeux pour s'éviter des problèmes. Faut juste savoir ce qu'on veut... Si on refuse de baisser les yeux, si on refuse de se faire insulter, on doit juste par avance accepter la suite des événements. J'en connais qui préfèrent se faire déchirer la gueule plutôt que d'entendre certaines choses; là on voit les limites de la problématique de la "survie": la survie, dans une perspective de dignité humaine, n'est peut-être pas un absolu (n'est-il pas bon pour chacun d'essayer de définir dans quelles situations il accepterait, au moins théoriquement, de mourir plutôt que de survivre? ce sont d'énormes questions bien sûr). Et à long terme, ce n'est sûrement pas viable pour la survie d'une société que d'accepter de mourir à petit feu de cette manière... autre débat.

03 juin 2009 à 23:39:35
Réponse #240

** Serge **


... autre débat.

Très exactement  ;).
Mais, effectivement, ce sont des questions à ( se ) poser  dont les réponses structurent, partiellement et entre autre, nos choix et décisions de vie.

"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

04 juin 2009 à 07:23:18
Réponse #241

Patrick


Très exactement  ;).
Mais, effectivement, ce sont des questions à ( se ) poser  dont les réponses structurent, partiellement et entre autre, nos choix et décisions de vie.


On se pose souvent la question en effet de la frontière entre évitement et renoncement.

04 juin 2009 à 09:45:06
Réponse #242

Moleson


Complètement d'accord.
C'est pour ça que je pense qu'une fille n'a pas intérêt à déclencher les hostilités tant que l'emmerdeur n'est pas entré dans sa zone de proximité (ya un terme technique sur les zones et tout ça mais j'ai oublié). Donc, concrètement, ne pas relever les insultes est carrément un moyen de prolonger son existence! Mais ça fait mal d'avaler tous ces "nick ta mère", "nick la France", "sal*pe" etc. C'est humiliant aussi de devoir sans cesse baisser les yeux pour s'éviter des problèmes. Faut juste savoir ce qu'on veut... Si on refuse de baisser les yeux, si on refuse de se faire insulter, on doit juste par avance accepter la suite des événements. J'en connais qui préfèrent se faire déchirer la gueule plutôt que d'entendre certaines choses; là on voit les limites de la problématique de la "survie": la survie, dans une perspective de dignité humaine, n'est peut-être pas un absolu (n'est-il pas bon pour chacun d'essayer de définir dans quelles situations il accepterait, au moins théoriquement, de mourir plutôt que de survivre? ce sont d'énormes questions bien sûr). Et à long terme, ce n'est sûrement pas viable pour la survie d'une société que d'accepter de mourir à petit feu de cette manière... autre débat.

Juste, mais encore faut il avoir les moyens de ses ambitions.....

Débat probablement sans fin car il n'y a pas de frontière que l'on peut définir.

Moléson

04 juin 2009 à 10:23:43
Réponse #243

Moleson


donc avons nous notre place dans une societe?

sommes nous les us or them?

des citoyens ou des contribuables?

est ce que je mets ma protection  et de ceux que j'aime dans les mains d'un autre?

subir ou mourir?

si on vous donne la pelle pour creuser votre tombe vous faites quoi?

jeff

Un citoyen est un contribuable armé.... ;D


Moleson

04 juin 2009 à 15:19:38
Réponse #244

ERECTUS


ouf!! sacré post!

Sacré post, mais très riche des différentes interventions, merci!

En lisant ça, il y a différents sentiments qui se mélangent, vengeance, haine contre les sacs à m*rde dont beaucoup on parlé...difficile de rester neutre et de pas avoir envie de casser des têtes surtout quand on sait ce qu'elles contiennent...

L'incompréhension : comment peut on être excité(mentalement et physiquement) par des situations pareilles??? je n'arrive pas à comprendre et ça me fait vraiment flipper!

J'avoue que ce post que j'ai lu en entier , m'a fait prendre conscience du danger que pourrait courir mon entourage... pourtant, j'estime etre quelqu'un de sensible à ce genres de choses (je traine pas ici par hasard...). Notamment, je sais qu'une fille n'a pas le même ressentie d'une situation à risque...

Mais effectivement, on se retrouve alors devant cette question, que faire ?:
-on est face à un cinglé, c'est trop tard pour agir en amont (éducation, soins, etc...)
-on est pas ou peu préparée (je féminise exprès)
-on est plus faible physiquement
-surtout, on est surprise !on ne s'attendait pas à ça (mais dans une certaine mesure tant mieux pour le repos de l'esprit, cf paranoia)

La question que je me pose donc, au delà du débat c'est :que peut faire une jeune fille qui n'aurait pas la possibilité de prendre des cours de self, ou autre. Bref une fille "classique" (pardonnez le terme)?
- La fuite quand c'est possible, exemple précédemment vécu
- Les menaces de représailles explicites de l'entourage proche (voyez ou je veux en venir... >:D)
- Faire peur par un comportement absurde ou délirant (bave, cris fous, )
- Les doigts dans les yeux, arracher une oreille, mordre, etc...

Est ce que ces réactions ne donneraient pas du "pire que mieux", avec en contre réaction une montée dans la violence pour "stopper" la victime??

L'horreur, c'est que je ne vois pas de réponse et que j'imagine que dès lors que la prévention est impossible, il est trop tard...

Merci de vos commentaires.
Courage à ceux qui ont vécu ces agressions et ces viols, bravo à eux d'en parler et merci de leurs témoignages!

Enfin, je voudrais terminer par un petit /HS
Je trouve débile d'utiliser Clara Morgane pour un spot de prévention, et d'ailleurs, je trouve
le spot  :down:...
il suffit de lire les commentaires des vidéos ou elle apparait sur U tube pour s'en rendre compte...
c'est mon avis  / fin HS
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

04 juin 2009 à 15:40:15
Réponse #245

BULLYSSON


Témoignage d'une victime :

Elle rentre de soirée tard dans la nuit dans une grande avenue de Paris, comme elle n'habite pas très loin elle préfère marcher que de prendre un taxi... Elle sent une voiture accélérer puis ralentir une fois arrivée à son niveau... pré-sentant le danger, la victime décide de quitter l'avenue pour mettre de la distance et empreinte une rue perpendiculaire sur sa droite que le véhicule ne peut suivre... elle accélère le pas... elle entend derrière l'une des portières s'ouvrir et un jeune homme courrir dans sa direction, ne sachant que faire elle panique et au moment où elle décide de faire face l'homme la saisit et lui fait une clé de bras  extrémement douloureuse dans le dos... elle dira avoir été absolument stupéfaite par la violence que dégageait l'individu, aussi bien verbalement dans ses menaces que physiquement... il la trainera sur plusieurs mètres et la fera monter dans la voiture ou deux complices l'attendent... entrainée dans un terrain vague en banlieue parisienne, elle est violée dans la voiture par deux personnes, elle comprend à l'écoute des dialogues entre les auteurs qu'il s'agit d'une "initiation", d'un dépucelage du plus jeune sous l'exemple d'un ainé...

Cela illustre bien encore une fois que la victime a senti que quelque chose n'allait pas. Non préparée elle n'a pas su quoi faire face à son agresseur dans la ruelle. C'est le terme qu'elle emploit " je n'ai PAS SU ..." autrement dit elle était prête mentalement à agir mais son cerveau n'a pas trouvé de réponse adéquate, d'où la stupéfaction et le sentiment d'impuissance.
C'est sur CE point entre autres que la SD peut être utile... concernant la SP et la prévention, on en a déjà parler.
Autre fait à relever, la victime a été surprise par LA VIOLENCE du premier individu.. celui qui lui a tordu le bras en l'obligeant à se taire... d'où l'importance d'un préparation personnelle à ce type de violence et, dans le cadre d'un entrainement à la SD SP, de dialogues ré-a-li-stes et sans complaisances... avec une VRAIE décharge d'énergie dans les exercices.

« Modifié: 04 juin 2009 à 15:49:55 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

04 juin 2009 à 17:02:44
Réponse #246

yeror


Bonjour,

comme beaucoup déjà avant moi, je ne peux que dire combien ce fil est riche d'informations et d'émotions.

Pour tenter de répondre à Fogofwar et rebondir sur le dernier post de Bullyson, je suis entièrement d'accord pour dire qu'il n'y a qu'un entraînement au plus près de la réalité qui peut donner au moins une chance à une victime de sortir de la torpeur dans laquelle peut l'entraîner l'agression violente. Je crois qu'on parle même de "sidération" dans ce cas là.

Pour autant, je suis de plus en plus persuadé que des exercices de visualisation peuvent apporter quelque chose au niveau de la préparation. Je ne suis pas un expert dans ce domaine là, tout au plus un autodidacte, donc ce que j'écris là, ce n'est qu'un récit de mes tests; Bref si je vais à l'entraînement après avoir fait quelques exercices de visualisation, notamment d'attaques de un contre plusieurs ou de différents types d'attaques avec les réponses les plus appropriées (pour moi) je m'aperçois que ces techniques reviennent plus facilement et plus vite. A contrario, comme je ne peux pas m'entraîner régulièrement, si j'arrive fatigué, si le scenario me surprend, je me retrouve souvent dans une situation de "blanc", pas de réponse ou une sorte de "bégaiement du geste". Bref une cata !


Tout ça pour dire que :
La question que je me pose donc, au delà du débat c'est :que peut faire une jeune fille qui n'aurait pas la possibilité de prendre des cours de self, ou autre. Bref une fille "classique" (pardonnez le terme)?
ces exercices pourraient être proposés a minima à des personnes qui ne se sentent pas de s'exercer physiquement, du moins dans un 1er temps.

Cordialement,

06 juin 2009 à 12:53:28
Réponse #247

BULLYSSON


+1 avec toi yeror

La visualisation peut être un bon moyen..  ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

06 juin 2009 à 22:05:09
Réponse #248

ERECTUS


Oui, c'est vrai, merci Yeror!
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

10 juin 2009 à 16:26:43
Réponse #249

BULLYSSON


Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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