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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: le viol  (Lu 115951 fois)

18 juin 2009 à 12:06:28
Réponse #275

Moleson


Pour le port et le déploiement sous stress des armes de défense et de combat, vous avez tou(te)s la possibilité de contacter, par messagerie privée, une palette large de formateurs et d'instructeurs en SD et SP, présents sur le forum, qui se chargeront de vous indiquer et vous guider au-travers de procédures qui devraient être tenues, en toute discrétion, hors de vue d'un large public en open source.

Et donc, comme déjà mentionné  précédemment, vous avez la possibilité d'éditer et/ou de supprimer une partie ou l'intégralité de vos posts.

N'hésitez pas à user de ces fonctions.

Mon propos était de simplement illustrer le type de problème auxquels un homme ne pense pas, le port d'un instrument X, Y ou Z vu par des yeux féminins. Dans 99% des cas ceux qui proposent des solutions sont des hommes.

@Humain
Ma fille à plutôt des décolletés plongeant, donc...

Moléson

18 juin 2009 à 12:09:12
Réponse #276

Humain



J'aimerais également élargir le sujet, nous n'avons parler que de la majorité des viols càd un agresseur masculin face à une victime féminine ou masculine.
Mais l'agresseur peut être une femme, c'est nettement plus rare, mais que faire ?
Déjà les femmes violeuses ne peuvent pas vraiment compter sur leur force (si elles agressent un homme), elles utilisent donc des drogues (genre GHB) ou des liens pour attacher leur victime.

Les même règles que pour les femmes ne s'appliqueraient elles pas. Ne jamais boire le contenu d'un verre qu'on a quitté des yeux ou qu'on a pas vu se faire remplir devant nous. Ne pas se souler hors d'un milieu "sûr". Ne pas suivre une inconnue chez elle même si ça semble un plan cul d'enfer. Etc.
Cela dit il me semble que lorsque une femme agresse un homme se sera plus pour le dépouiller que pour le violer. S'il ne se méfie pas elle peut facilement l'attirer dans un endroit isolé où, au choix: elle peut le menacer d'une arme à feu, elle peut avoir des complices, elle peut lui faire avaler une drogue cachée dans un alcool, etc.
Le pire dans ces histoires c'est que les hommes ainsi dépouillés peuvent se sentir tellement humiliés de s'être fait avoir de cette façon, que certains prefererons ne jamais porter plainte.


  l'Humain
« Modifié: 18 juin 2009 à 12:46:33 par Humain »

18 juin 2009 à 12:25:31
Réponse #277

BULLYSSON


SVP ça serait bien qu'on évite sur ce topic de partir dans une énumération de techniques (vous avez qu'à taper là comme ci comme ça) qui n'aurait de sens que si elles sont retravaillées derrière dans une salle avec des partenaires plus ou moins virulents.

Chacun(e) est libre d'aller dans un cours et de voir par lui (elle) même ce qui pourrait lui convenir.

De plus attention, beaucoup de techniques marchent très bien avec la bouche quand on les dit et beaucoup moins bien face un vilain pas décidé à jouer les gentils partenaires complaisants...

Et même là, t'as encore pas mal de gens TRES forts dans une salle qui vaudrait pas grand chose en vrai.

Etat d'esprit - Prévention

Gardez le sourire.

Tchuss
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 juin 2009 à 13:01:05
Réponse #278

** Serge **


... des poncifs, et des contre-vérités épouvantablement dangereuses si prises en considération.

On ne le dira jamais assez : ce sujet précis est quasi un des plus complexes à appréhender, à faire comprendre, qui induit des matières à enseigner qui sont crues ( rough ), mal perçues, principalement par le groupe potentiellement le plus ciblé.

C'est littéralement un cauchemar dans tous les sens du terme.

Je dirais ( quoi qu'il soit excessivement difficile de tenir des statistiques en ce domaine ) que neuf femmes sur dix qui entreprendraient la démarche de s'instruire intensivement dans le domaine de la prévention au viol, ou de la réaction in situ lors d'une tentative de viol, dans un cadre réaliste d'une protection personnelle enseignée par une infime minorité d'instructeurs non-guignolesques et/ou non mercantiles, tourneraient les talons dès les premières séances.

Il y a un déni que je n'ai jamais rencontré dans aucun autre groupe à risques.

L'enseignement y est incroyablement enrichissant pour un formateur, mais c'est quasiment le plus éreintant, psychologiquement et nerveusement. L'instructeur finit les séances sur les rotules, dans un état d'hébétude assez significatif.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

18 juin 2009 à 13:15:41
Réponse #279

Moleson


... des poncifs, et des contre-vérités épouvantablement dangereuses si prises en considération.
...

Il y a un déni que je n'ai jamais rencontré dans aucun autre groupe à risques.
....

Petite question, celles qui viennent de leur propre chef, elle sont en déni?

Moléson

18 juin 2009 à 13:47:18
Réponse #280

** Serge **


Initialement, non.

Peu après les premiers instants de l'instruction, le déni s'installe à la vitesse de la lumière.
Je n'y puis rien et cela me désole. C'est une expérience partagée par énormément d'instructeurs au-travers du globe.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

18 juin 2009 à 13:58:11
Réponse #281

DavidManise


+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)

Bref.  

Complexissime.

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Concrètement c'est la peur de la violence, celle de l'agresseur mais aussi celle qui est en nous, qui enclenche toute une série de mécanismes de défense et qui fait en sorte que la solution pratico pratique toute simple qui consisterait à enfoncer un stylo jusqu'au manche dans l'oeil du fils de p*te qui essaie de les violer n'est même pas envisageable.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

18 juin 2009 à 14:22:57
Réponse #282

Moleson


+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)

Bref.  

Complexissime.

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Concrètement c'est la peur de la violence, celle de l'agresseur mais aussi celle qui est en nous, qui enclenche toute une série de mécanismes de défense et qui fait en sorte que la solution pratico pratique toute simple qui consisterait à enfoncer un stylo jusqu'au manche dans l'oeil du fils de p*te qui essaie de les violer n'est même pas envisageable.

Ciao ;)

David
Intéressant comm retour. J'ai aucune expérience dans ce domaine, hormis quelques femmes au tir et bien sur ma propre fille et femme.

Pour le tir, c'est vrai, faut le faire dans la douceur, et des scénario comme (il bouge encore) puis blam dans la tête ça passe pas vraiment tout de suite.
Euh pardon (il tire encore), lapsus malcontreux.... ::)

En ce qui concerne la violence, ben je vois ma femme, qui en fait a plus peur de sa propre violence potentielle que de la mienne. Long débat sur des armes à la maison..... :-\
Pour ma fille, c'est plus clair, elle a une conscience aigue que son corps lui appartient et que personne a le droit de toucher sans son accord, Que le  >:( qui essaye repart avec les c*u!lles en guise penditif.
C'est probablement aussi une question de génération. Celle de ma fille, a vu des types par-terre en train de se prendre des coups de pieds dans la tête ou connait des filles qui on fait des pseudo-tournantes plus ou moins volontaires. Ca change un peu le regard sur le monde bisounounours.
Mais c'est vrai la génération précédente, n'a de la violence aucun vécu de près ou de loin, cela reste théorique jusqu'au jour ou et de plus ont grandi quand même dans une société ou la femme doit être soumise et pas une Nikita en puissance.


Moléson

18 juin 2009 à 15:14:38
Réponse #283

Chris-C


Citer
Dans ce contexte. Ma fille m'a fait remarquer que tous ces neck knife, style griffe Perrin, c'est bien sympa, mais moche à porter pour une fille. Si l'on veut que ce soit porté journellement, il faut que ce soit beau.

Salut Moleson,

même si je partage la vision de Bullysson, Tony Lopez fait quelques neck tout à fait mimi, l'ecureuil par exemple ou le mini carcajou. Fait un tour sur son site.

a+  :)

18 juin 2009 à 15:18:00
Réponse #284

Moleson


Salut Moleson,

même si je partage la vision de Bullysson, Tony Lopez fait quelques neck tout à fait mimi, l'ecureuil par exemple ou le mini carcajou. Fait un tour sur son site.

a+  :)

Je vais aller voir. ;)

L'idée c'est surtout, mieux un objet défensif pas nécéssairement l'idéal que l'on porte tout les jours, que l'objet qui reste à la maison ou celui qui est définitivement inaccessible.

Et un sac à main de femme, franchement c'est un des meilleurs endroits ou il faut 45 minutes pour retrouver ce  >:( de spray au poivre. ;D


Moléson

18 juin 2009 à 15:30:58
Réponse #285

Humain



( ... )
Mais c'est vrai la génération précédente, n'a de la violence aucun vécu de près ou de loin, cela reste théorique jusqu'au jour ou et de plus ont grandi quand même dans une société ou la femme doit être soumise et pas une Nikita en puissance.

Édit: Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce que tu veux dire. Est-ce que les anciennes générations de femmes connaissaient moins la violence? Si je me trompe je te présente par avance des excuses.


Je ne suis pas certaine que les femmes qui ne font pas parti de la jeune génération n'ont pas vécu la violence. Tu sais il y a seulement vingt ans de cela, une femme qui se faisait agresser sexuellement été jugée coupable par la communauté et trop souvent par son entourage. Elle était autarcisé. Si elle avait le courage de porter plainte, elle devait souvent faire face aux railleries des flics qui savaient très bien leur faire comprendre que c'était forcement de leur faute (pas tous heureusement). Les petites filles qui osaient parler de sévices sexuelles étaient quasiment systèmatiquement renvoyées par papa Freud à son très cher et tellement pratique complexe d'Oeudipe.
Ajoute à cela une éducation où il était impensable qu'une fille aille jouer au foot ou à la guerre, où au contraire on lui imposait la douceur comme comportement "naturelle", et tu obtiens des millions de femmes incapables de se défendre et qui ne parleront jamais de leurs agressions (le pluriel est mis exprès).

La génération des jeunes filles d'aujourd'hui sait qu'elle a le droit de défendre son corps, elle sait que c'est le violeur qui est en tord et non pas elle, elle a été davantage valorisée par des activités physiques et des occupations dites "masculines".

Je ne sais pas s'il y a plus ou moins de violence à l'égard des femmes aujourd'hui. Mais ce dont je suis certaine c'est qu'on ne peut pas se servir des chiffres des agressions du passé pour en faire la comparaison.



  l'Humain
« Modifié: 18 juin 2009 à 15:36:06 par Humain »

18 juin 2009 à 15:31:47
Réponse #286

yeror


Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

En fait, cela concerne tout le monde, pas que les femmes. Pour des hommes, n'évoluant pas dans un milieu violent de par leur profession ou par leur histoire personnelle, bref la plupart des gens, je pense, j'espère ... la résistance psychologique existe bel et bien. Plus ou moins forte en fonction aussi de l'éducation, mais cela existe.

Pour le coup, c'est effectivement de la responsabilité des instructeurs de SD de nous faire franchir cette étape. Malheureusement,

1- je crains que ce ne soit un concept très vendeur, donc j'ai l'impression que c'est assez rare de trouver des instructeurs qui ont la volonté d'enseigner cette approche.
2 - la méthode pour franchir cette étape demande un gros effort psychologique pour l'élève, comme à chaque fois qu'on cherche à affronter ses peurs, quelque soit ces dernières.

En parlant de méthode, il me semble que seule l'exposition à des situations violentes, permet ce travail. En Krav, ils appellent cela combat dur. Malheureusement quand on en arrive à ce stade, le cours se vide. Moi le 1er, je n'y cours pas après. Éternel quadrature du cercle qui veut qu'on cherche à apprendre à se battre sans vouloir avoir mal  :(

Alors la question est, et demeure, comment emmener des gens qui sont demandeur d'une méthode de SD, vers cet apprentissage ?


18 juin 2009 à 15:33:46
Réponse #287

Patrick


+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)
Je vois que nous avons eu les mêmes ressentis. C'est hélas, exactement ça ou alors un des cas que j'ai vécu plusieurs fois aussi c'est celle qui se met à porter des pantalons cargo et des rangeos, pratique à outrance, se met au tir de combat dans l'espoir que se faire le prochain qui osera s'en prendre à elle effacera l'horreur subie.

18 juin 2009 à 15:46:16
Réponse #288

Chris-C


Citer
Alors la question est, et demeure, comment emmener des gens qui sont demandeur d'une méthode de SD, vers cet apprentissage ?

je comprend pas bien ce que tu veux dire...
apprentissage de quoi, d'accepter de prendre des coups en l'entrainement?

 :)

18 juin 2009 à 15:56:26
Réponse #289

yeror


apprentissage de quoi, d'accepter de prendre des coups en l'entrainement?

Accepter d'en prendre et d'en donner. Accepter de rentrer dans le cercle de la violence, de tout lacher, quelque part, de ne plus être "humain"
C'est loin d'être aussi facile pour tout le monde.

18 juin 2009 à 16:19:27
Réponse #290

Chris-C


Citer
C'est loin d'être aussi facile pour tout le monde.

a qui le dis tu  ;)

C'est tout l'interet de trouver quelqu'un qui va t'enseigner progressivement et s'adapter à toi, pour monter dans les tours progressivement.
Si tu te sens bien, c'est même toi qui sera demandeur pour plus de réalisme, car c'est de ça qu'il s'agit.

Si tu tombes dans un cours ou le prof a des choses à prouver et que tu ramasses, tu reviendra plus.

Il doit y avoir une confiance qui s'établie entre prof/éléves et éléves/éléves.
Je préfére prendre une beigne à l'entrainement, que dehors.

Et puis il y a une partie travail sur soi, tu reprogrammes ton cerveau petit à petit, tu y réflechis, tu intégres les nouveaux paramètres, tu acceptes les entrainements plus réaliste.... mais c'est chacun à sa vitesse et c'est la que le choix de l'enseignant est primordiale.
On est des civils (enfin moi) il faut le garder à l'esprit, y'a pas d'obligation de resultat....rapide, donc en douceur et petit à petit  ;)

18 juin 2009 à 16:32:31
Réponse #291

DavidManise


La génération des jeunes filles d'aujourd'hui sait qu'elle a le droit de défendre son corps, elle sait que c'est le violeur qui est en tord et non pas elle, elle a été davantage valorisée par des activités physiques et des occupations dites "masculines".

Oui...  je pense qu'il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis...  n'empêche que ben...  ça s'arrange pas, là.  Vraiment pas.  La monde maintenant est extrêmement violent, et même si l'impunité a changé, elle existe toujours.

Quand ma fille me raconte qu'un merdeux l'a tapé/poussé/cogné j'attends d'elle qu'elle se défende physiquement.  Je la félicite quand elle le fait.  Je lui montre comment faire.  Elle a juste 4 ans mais elle sait déjà faire un simili chin jab en douceur pour repousser un agresseur, et elle sait déjà qu'un bon coup de pied dans le zizi ça les calme...  Je passe pour un psychopathe d'enseigner ça à ma fille mais quand je vois les trolls des bois qu'elle doit fréquenter à la maternelle, et les bisounours qui sont là pour gérer (euh... faut pas cogner les autres avec les chaises Maxence, c'est pas bien, pose la chaise et reprends ton crayon)...  :branleur:

Bref.

Y'aura toujours des violeurs impunis et des fils de putes qui traînent partout, mais j'espère que la génération de gonzesses qui arrive les obligera au moins à ne pas pouvoir obtenir ce qu'ils veulent sans une bonne baston digne de ce nom...  qu'ils méritent au moins un peu :glare:

David
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18 juin 2009 à 16:36:55
Réponse #292

yeror


De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
[...]

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Et puis il y a une partie travail sur soi, tu reprogrammes ton cerveau petit à petit, tu y réflechis, tu intégres les nouveaux paramètres, tu acceptes les entrainements plus réaliste.

C'est cette partie reprogrammation et acceptation qui, me semble t-il, devrait être "proposée" dans les cours de SD et particulièrement pour ce qui concerne le coeur même de ce topic, à savoir les agressions sexuelles. Cependant, je ne vois pas concrètement comment les instructeurs peuvent le faire et surtout, excusez moi pour les instructeurs du forum, en avez-vous les compétences ? Pour l'instant, bien que n'ayant pas un grand vécu dans le domaine de la SD, j'ai vu des instructeurs avec d'excellentes capacités physiques, qui maitrisaient très bien leur discipline, voir avec une très bonne pédagogie mais dont les compétences dans le domaine de la psychologie sont assez rudimentaires. Et comment pourrait-il en être autrement, nous ne sommes pas face à des personnes formées dans un cursus professionnels mais dans un milieu associatif ou le "diplôme d'instructeur" n'est délivré que sur la maitrise technique de la discipline.

Comprenez bien que je ne cherche pas à dévaloriser les instructeurs SD d'une manière générale, ni quelque un en particulier mais puisque le débat porte aussi sur les élèves et leur déni, je me permet de souligner aussi a contrario une certaine lacune des instructeurs.


18 juin 2009 à 16:46:57
Réponse #293

Chris-C


Yéror, l'instructeur ne peut pas tout, il peut de donner des outils et te faire évoluer dans une ambiance.
Le reste c'est à toi de faire le taf, accepter que la violence peut croiser ta route et te poser la question suivante: Je fais quoi
Qui t'aménera à penser je fais quoi avant, pendant, aprés et ça il y a quelques écoles qui le propose.

et je pense même que l'aspect psychologique y est trés présent, j'ai vu des larmes couler et l'exercice n'avait rien de physique.
Je te garantie que les mises en situation sont efficaces.

La capsule bleu ou rouge à gober avec un verre d'eau c'est pour le cinéma et les feignants.
cette dernière phrase ne t'es pas spécialement destiné Yéror  ;)

18 juin 2009 à 17:02:52
Réponse #294

Humain


( ... )
Quand ma fille me raconte qu'un merdeux l'a tapé/poussé/cogné j'attends d'elle qu'elle se défende physiquement.  Je la félicite quand elle le fait.  Je lui montre comment faire.  Elle a juste 4 ans mais elle sait déjà faire un simili chin jab en douceur pour repousser un agresseur, et elle sait déjà qu'un bon coup de pied dans le zizi ça les calme...  Je passe pour un psychopathe d'enseigner ça à ma fille mais quand je vois les trolls des bois qu'elle doit fréquenter à la maternelle, et les bisounours qui sont là pour gérer (euh... faut pas cogner les autres avec les chaises Maxence, c'est pas bien, pose la chaise et reprends ton crayon)...  :branleur:
( ... )
David

 :yeah:


 :) Je me suis déjà sérieusement "fritée" avec une enseignante à cause de ça  :D .
-"Vous savez Madame, il ne faut pas que les enfants se battent. Ils doivent venir nous voir pour en parler."
-" Certes. Mais ça fais plus de deux semaines que x frappe ma fille (10 ans à l'époque) dès que vous avez le dos tourné. Les remontrances n'y ont rien fait. Donc elle se défend, c'est normal non,"
-"Non! Elle ne doit pas frapper mais venir me voir tout de suite."
-"Mais ça ne sert à rien. Elle continue à se faire taper!"
-"Je suis désolée mais nous ne pouvons accepter la violence."
Etc, etc, etc.  :bang:
Dialogue de sourds.
Quelques jours après ma fille a fini par réussir par lui donner un coup de pied entre les jambes qui l'a mis par terre. Et c'est elle qui s'est faite punir  >:(  .
« Modifié: 18 juin 2009 à 17:37:24 par Humain »

18 juin 2009 à 17:19:56
Réponse #295

DavidManise


Ouarf idem partout hein.  La violence hypocrite et non légitimée, non avalisée, ça passe, mais la violence dans ta face pour me défendre ça, ça passe pas, surtout pas avec l'aval des parents ::)

Si les petits commencent à ne plus être des victimes, put**n, comment ils vont faire pour leur formater le cerveau hein ? ;D

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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18 juin 2009 à 17:57:00
Réponse #296

Moleson


Ouarf idem partout hein.  La violence hypocrite et non légitimée, non avalisée, ça passe, mais la violence dans ta face pour me défendre ça, ça passe pas, surtout pas avec l'aval des parents ::)

Si les petits commencent à ne plus être des victimes, put**n, comment ils vont faire pour leur formater le cerveau hein ? ;D

David

Je sais pas pourquoi, il y a comme un parfum de déjà vu.... ::)

Par contre un des avantages quand t'est catalogué psycho est qu'on te laisse tranquille, pusique ont sait jamais quand tu vas pêter un cable.
Ca vas même tellement loin, que les vrais familles de psycho dans les villages terrosrisent pendant des années, sans que quiquonque ne bouge.


Pour être sérieux, je crois qu'il faut innoculer le sentiment de rage et de haine si quelqun ose essayer l'innomable, sans que notre éducation bisounounours nous étoufe.
Faut quand même se rendre compte que de très docte représentants de l'ordre publique proposent au femmes de se laisser faire pour éviter des dégats plus conséquent. Ce sont d'ailleurs les même qui vont vous expliquer que le criminel qui envahit votre maison sait mieux se servir d'une arme que vous même  :lol: :lol: :lol:


Moléson

18 juin 2009 à 18:05:28
Réponse #297

philippe13


Vous évoquez toujours les femmes, un type à l'armée qui avait faite de la tôle (vrai, j'avais vu le dossiers étant donné mon poste) m'a raconté le viol d'un type en prison, viol collectif d'un presque nain pour employer ses mots , juste pour rigoler et montrer qu'on était au dessus de lui. Il m'avait dit ne pas y avoir participer mais avait laissé faire le principe en prison était de ne pas se méler des affaires des autres.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

18 juin 2009 à 18:14:32
Réponse #298

BULLYSSON


Moi j'ai de la chance, ma Maman ne me posait que deux questions quand je lui disai que je m'étais battu à l'école quand j'étais petit (c'qui était quasi quotidien  ;D) :

- t'as gagné ?
- t'as pas pris un mauvais coup dans les c**illes au moins ? Fais attention si tu veux avoir des enfants plus tard... (culture antillaise, faut pas chercher à comprendre  :lol:)

Merci Maman ! :doubleup: :love: :love: :love:

Quand à mon père, 1m60 et des bollock's de la taille du Nevada...  :lol:... lui il me disait rien... mais je savais qu'il était pour que je me défende à 100%... pas du genre à subir dans la vie le daron. Pour lui à l'école ce qui comptait c'était exclusivement les notes  :lol:

Peut être pour ça que jusqu'à un certain âge, j'avais un rapport à la violence plutôt facile par rapport à d'autres, je sais pas...

Ce que je vais dire est peut être complètement faux j'en sais rien mais n'y a -til un des parentsplus que l'autre qui est transmetteur de ça ? je m'explique on a coutume de dire que c'est le père qui transmet la fonction sociale et la mère la personnalité propre, ou l'inverse...  ::)

Il est rare me semble-t-il de voir des enfants apte "à la violence" sans une certaine validation des parents. Et je parle pas de ceux à qui les parents interdisaient carrément de se battre à l'école même pour se défendre  :down:
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 juin 2009 à 18:23:44
Réponse #299

Moleson


...

Il est rare me semble-t-il de voir des enfants apte "à la violence" sans une certaine validation des parents. Et je parle pas de ceux à qui les parents interdisaient carrément de se battre à l'école même pour se défendre  :down:

On dévie, mais souvent les enfants violents copient ce qu'ils voient à la maison. Et c'est tout le problème en tant que parents qui ne battent pas leurs enfants et qui privilégient les solutions non violentes au conflits, de quand même transmettre qu'il y a un moment ou la seule chose qui fonctionne est un poing dans la gueule.

Moléson

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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