Je trouves simplement inconcevable qu'une femme se retrouve en détresse, et qu'elle ne puisse compter sur aucun soutien masculin, au contraire!
Ouep.
Ceci dit, même si ça, ici on est tous d'accord là-dessus, ça n'empêche pas qu'il faille AUSSI que les femmes aient des outils concrets et efficaces pour se défendre. Psychologiquement mais aussi physiquement. Et quelque part c'est lié... plus on a d'outils concrets moins on a l'impression de subir passivement et d'être à la merci de...
La vraie liberté, ça n'est pas de devoir dépendre du soutien d'un autre mâle pour se protéger d'un mâle tordu, AMHA. Même si techniquement ça fonctionne, ça devient un problème logistique... et ça déplace le problème.
Bref, tout ça pour dire que, pour recentrer le sujet sur du technique... j'ai 2-3 pistes de réflexion. Sans garanties évidemment...
1) pour les frotteurs / chuchotteurs dans un lieu public, un mec seul, isolé, alors qu'il y a plein de témoins, je pense que de soi-même jouer la victime horrifiée peut peut être marcher. Genre "oh mon dieu, attention il a ouvert sa braguette écartez vous !!!" en s'éloignant vite et en le montrant du doigt peut attirer l'attention sur lui suffisamment pour générer une réaction. Soit de sa part, soit de celle de gens autour. Quelqu'une a déjà testé ça ?
2) pour les meutes de rue... là je pense qu'il faut savoir ignorer... malheureusement. Perso je serais assez fan de grenades offensives lâchées dans le tas mais c'est pas politiquement correct

Ne pas défier, ne pas fuir... glisser vers la foule, la lumière, la présence d'autrui... comme moi je le ferais face à plusieurs adversaires potentiels qui seraient mieux armés. La tenue vestimentaire, le lieu, l'heure et l'attitude générale peuvent aider aussi, mais après ça limite encore la liberté et par principe ça me saoûle.
3) pour ce qui est de ces moments où on peut se retrouver seul(e) avec un ou plusieurs adversaires qui ont déjà pris la décision de violer/tabasser, on a un choix à faire, et qui sera forcément lourd de conséquences. Se laisser faire aura un coût psychologique ENORME, et il faudra le gérer réellement ensuite. Résister sera aussi risqué... ça pourra fonctionner mais peut-être pas... Arrivé là il n'y a plus de bonne solution. Mieux vaut prévenir que guérir. Et personnellement je prends tout un tas de mesures pour ne jamais en arriver à une situation où je suis coincé avec ou un plusieurs adversaires plus forts que moi. Si j'en arrive là, c'est que j'ai loupé plusieurs aiguillages avant... et donc à partir de là il faut faire au cas par cas. Et si à ce moment là je décide de contre-attaquer, ça sera avec le plus de vice, de surprise, de rage et de cruauté dont je serai capable sur le moment. Ca viendra de nulle part, et ça leur pètera à la gueule d'une manière tellement brutale que ça les électrisera. La première frappe devra être décisive, et donc je mettrai TOUTES les chances de mon côté pour qu'elle soit efficace, et sur une cible fragile et incapacitante. Genre un stylo dans un oeil, enchaîné par un stylo dans la gorge, etc. en mode machine a coudre, le tout avec des hurlements jusqu'à créer une brèche pour fuir. Pas très joli, mais c'est physiquement possible... reste une éducation à reprogrammer. Des années de "une fille ça doit être gentil et doux" à compléter par "sauf si c'est une question de survie".
Toujours tricher, toujours gagner... c'est d'autant plus vrai quand on est en situation désavantageuse. Les mecs, imaginez être coincés dans un endroit avec deux mecs qui font une fois et demi votre poids et qui sont plus forts, plus méchants et armés. Et vous partez avec plein de blocages en vous qui font que vous n'oserez pas facilement leur faire de mal, que vous ne vous sentez parfois pas capable de le faire, etc. Et vous n'avez aucun goût pour la bagarre a priori...
Je noircis un peu le tableau, mais c'est ça le cahier des charges...
David