Pas eu le temps de tout lire mais ça fait plaisir d'entendre ça:
il faudra être conscient que les garanties, quand on commence à se friter avec un adversaire plus fort que soi, n'existent pas... 
Et même avec un plus faible que soit c'est pas évident. Pour peu que le mec soit taré, ultra violent, vraiment méchant, qu'il arrive à s'insinuer la où ça fait vraiment peur, une peur quasi physiologique. Où t'as beau garder tout ton courage pour rester lucide, bah tes jambes flageolent, tes gestes sont imprécis, t'as l'impression que tes bras se ramollissent, que t'auras la patate d'un chamallow, alors qu'à l'entrainement tu sais taper fort. Les muscles de ton visage se crispent et t'arrive pas à retrouver ton visage normal.
Alors prévention, prévention, prévention! Et s'aider, faire groupe. J'ai été deux fois confronté à des violences pour défendre des femmes, les deux fois personne n'a bougé.
La première, je fais court:
A côté de l'arrêt de tram Condorcet Lyon:
Une femme se faisait secouer contre l'arrêt de bus par un type. Je dis que je vais appeler la police. Le mec me court dessus, je le projette au sol, ai du mal à le maîtriser (pourtant je connaissais quelques techniques), pour autant je ne suis pas en mauvaise posture et pense "gagner", sa femme arrive, prend sa défense et me demande de le lâcher. Ce que je fais, il se barrent. A chaud, je ne ressent rien de spécial.
Je vais au tram le loupe, quelques minutes plus tard le type revient, il a enfilé des gants, ultra violent et tout, il m'insulte me pousse un peu, me demande si je connais la femme. Avec le recul le mec fait vraiment flipper. Je reste vigilant mais me sens incapable d'agir, ça doit être le contre coup de l’adrénaline un truc comme ça. Le tram arrive rapidement et je parvient à monter dedans. Ouf. Physiquement je tremble de partout, comme décrit plus haut. Sur le coup, j'ai un sentiment de dégout, de non achevé, peut-être même que la femme a dégusté à cause de moi.
Avec le temps, j'ai fait la part des choses et ai tiré des leçons de cette mésaventure.
La deuxième histoire beaucoup plus heureuse et touchante pour moi et qui c'est mieux finie aussi pour la "victime":
Sur le quai de la gare de Bourgoin Jalieu:
Une femme bourrée, en sale état, que j'avais repérée comme potentiellement "dangereuse", elle gueule dans son tel, les histoires de sa vie pourrie. On sent qu'elle cherche à se fritter. Elle s'en prend au bout d'un long moment à une fillette d'une quinzaine d'année qui fait plus que son âge. Le ton monte et personne ne réagit. Le train arrive, je pousse la fille dans le train en disant "c'est pas grave laisse tomber" et monte en même temps avec elle. La tarée reste sur le carreau. Dans le train la fille se met à pleurer, vraiment choquée. Elle m'a dit que je lui avais sauvé la vie (c'est à relativiser

), parce qu'elle ne parvenait pas à sortir toute seule du conflit. Sans doute figée par la peur, ou tout simplement, parce qu'il fallait un élément extérieur pour perturber la folle.
Voilà c'est un peu HS, mais je n'avais jamais évoqué ces deux aventures avec des spécialistes avant. Je ne souhaite pas forcément qu'on étudie, les points à améliorer, je les ai posté plus comme un témoignage. Quelquefois de très petites actions peuvent avoir des conséquences très heureuses sur notre "prochain".