Bjr Mav.
Beaucoup d'animaux voient en noir et blanc, donc la couleur n'a pas d'importance si elle ne constraste pas avec le fond. Toutefois, ils détectent bruits, odeurs et mouvements.
Les camouflages pixelisés ne brouillerons pas les caméras thermiques ; hors, beaucoup de serpents voient leurs proies dans l'obscurité absolue grâce à leur organe de Jacobson qui détecte des variations de température de l'ordre du millième de degré. L'homme s'est doté de machines presque aussi performantes.
D'autres animaux voient des couleurs du spectre lumineux invisibles à l'homme : les infra-rouges et les ultra-violets. Enfin, il y a ceux qui les perçoivent comme nous, notamment les oiseaux.
Les photos ci-dessus montrent l'efficacité du camouflage en statique, si le personnage bouge, les animaux détecterons le mouvement, s'ils sont au vent, ils percevront l'odeur et le bruit (pour eux nous en faisons autant qu'un cheval galopant sur du carrelage). Quand l'animal n'identifie pas ce qui le met en alerte, il fuit.
À propos de l'odeur, durant la guerre du Viet-Nam, les Étatsuniens, mirent au point un « renifleur » qui détecte la production d'ammoniac que dégage le corps humain (plus ou moins selon le stress).
Parfois, pour nous dissimuler, nous avons la même attitude que les enfants qui s'imaginent devenir invisible en cachant leur visage derrière leur main.
Sans dénigrer les vertus de ces textiles, nous sommes loin des caméléons, bien qu'ils ne puissent modifier leur chaleur corporelle.
Les différents tissus de camouflages n'ont qu'une efficacité visuelle, en restant immobile, très peu envers la technique.
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