Un petit débrieff perso du week-end...

Sur moi:
Caleçon lycra
T-shirt MC Helly Hansen en polyester
T-shirt Décat ML en polyester "grosses cotes" (un vieux truc, chopé au rayon chasse il y a quelques années...)
Chemise 100% laine Fjallraven
Smock Arktis (modèle basic, acheté en 94)
Pant BDU nyco import
Chaussettes Quecha laine polyester
Mes vieilles Dolomites Goretex
Dans les poches de la smock, bonnet Thinsulate, buff, bandanna orange fluo (quand on s'habile en tons neutres, garder un item de couleur flashy peut être utile...), et gants cuir de travail
Dans le sac: doudoune duvet sans manches Browning, compressée dans sa housse
Je changerais rien, pour ces conditions automnales froides et plutôt sèches, sachant que j'avais un poncho dans le kit...
Trois valeurs sures:

La smock, qui logeait tout mon kit. J'avais un sac, mais qui contenait du matos de sécu pour le groupe et pour nos ateliers... L'indispensable était sur l'homme en permanence grace à cette veste.
La doudoune, remplace le sac de couchage pour un encombrement/poids dérisoire.
La chemise laine, chaude et versatile (en plus de la touche playboy des bois...

)
Mon kit 10 objets:
Un bivy AMK, un poncho Ferrino, une poche MSR 4 litres, 1 TAK Ontario, un briquet/bois gras, Micropur Forte, frontale E-lite, duck tape, Quart alu TTA, couv de survie dans la housse du bivy... 10 objets
Pas de sac de couchage, c'est pour les fiottes...

Sur la photo, on voit aussi la ration fournie par Fred... Encombrement nickel pour loger dans une veste/gilet/sac...


Je changerais pas grand chose, compte tenu là encore des conditions...
Peut être un allume feu plus rapide, genre coton vaseliné, qui viendrait remplacer le bois gras... (les doigts gelés, c'est pas toujours évident d'en faire des copeaux...)
Je jetterais le bivy, pas pour lui, mais pas compatible avec l'abri choisi... Voir la suite...
Pour info, j'avais eu un peu de mal à choisir une lame, car chez moi, c'est soit 7 pouces et plus mais tranchant assez épais, ou petite lame couplée avec scie type Fiskars... Je suis allé repêcher le TAK au fond d'un BOB, et j'ai eu la surprise de perdre une vis tenant les plaquettes en batonnant léger quelques branches basses de sapin... Tombée dans les feuilles, pas retrouvée...
Avis aux Ratophiles, mettez du frein filet sur les dites vis...

Note pour moi même: gonflez la famille 5 pouces qui coupe et qui assure... Vive les scandis!
En vrac sur le week-end, dans l'ordre chronologique ou presque...
Le kougloff fait avec amour, c'est bon!

La marche d'approche s'est faite avec la carte (comprise dans le scénario) mais sans boussole... On a vu l'importance de rester concentré sur le terrain et ses détails... Après le premier mur, le porteur de la carte était beaucoup plus attentif aux courbes de niveau...
Pour l'eau, le quart (ou tout récipient solide) est nickel pour la puiser d'une source naturelle (source justement ou étang, rivière)... Si on a QUE la Nalgene ou sa poche, on galère un peu pour remplir...
La capacité de stockage est importante. Ceux parmi nous qui n'avait qu'un litre ont du faire marche arrière et aller batailler le soir contre les sangliers pour se ravitailler...
Quand on trouve de l'eau, on la stocke, on la traite, et on passe à autre chose...
Le Micropur Forte est une valeur sure, attention aux randonneurs qui utilisent le Micropur de base croyant purifier...
Test aussi de l'oxygène aérobie et de deux modèles de Katadyn, le Mini et le Hiker. Le Hiker m'a fait de l'effet... Longévité de la cartouche moins grande, mais rapide! 5 litres en trois minutes... Julien pompait encore pour finir de remplir sa Nalgène avec le Mini...
Je garde le sytème de portage bricolé de la poche MSR, en bandoulière. Pratique avec ou sans sac, dans le dos ou devant, très accessible... Fabsah avait lui bricolé un système "sac à dos" interressant aussi...

Nos kits. Ben sympa de voir les différentes approches et préoccupations... Chez certains, le PQ est number one... au détriment du briquet ou du tarp... Heureusement qu'il pleuvait pas et qu'on a pu garder le PQ et le reste au sec...

Je laisse chacun en parler... On fera peut être un rappel dans matos de survie pour plus de lisibilité.
La ration MR8. Compacte, à avoir dans un kit 48 ou 72 heures.
On avait bien déjeuné le samedi matin, donc pas de manque.
Mais la ration et ses sucres nous ont aidés à reprendre un peu de jus, notamment après la construction des abris.
A coupler avec quelques douceurs ou boissons chaudes quand même... Une soupe, un thé, un carré de chocolat, un vieux biscuit...
Ca se mange plus facilement que je le croyais, mais je me vois pas 6 semaines dans un bunker à ne manger QUE ça...
La boisson chaude est super importante, déjà dit lors du stage de David...
Pas tant pour l'apport en lui même, mais pour tout ce qu'il y a autour...
La soirée sans la soupe...

L'abri. Interressant, car à 7, pas un abri n'était sur la même structure...
J'ai choisi un abri très primitif, de type tunnel en débris.
Le seul luxe était l'utilisation d'une couv de survie légère, 2/3 en couverture de l'abri, et 1/3 en réflecteur du petit foyer...

J'ai volontairement fait une structure très basse, croyant bien faire et garder un espace restraint facile à réchauffer.
L'erreur était qu'il était tellement bas et près de moi, que se retourner demandait presque à sortir de l'abri pour re-rentrer...
Sur le terrain, je dors quand je peux changer de position et ménager mes vieux os...
Ben là j'ai pas trop dormi, plus par inconfort qu'à cause du froid.

Pas de test du bivy AMK, dans ces conditions, il était plus simple de s'enrouler dans le poncho.
J'ai eu froid quand même,mais uniquement par le sol, malgré la copieuse couche de débris, qui remplissait totalement le tunnel...
En situation, j'aurais eu moins d escrupules et j'aurais tomber un petit sapin pour une couche conséquente au sol...
Dans le kit 10 objets choisi, je vire le bivy pour le remplacer par un pare soleil ou un isolant quelconque, pour le sol...
Le réflecteur en couv de survie, c'était nickel. Petit feu bien sur pour pas cramer la couv, entretenu entre deux micro-sommeils... Je me suis un peu emballé à 4h30 en me levant (pour aller affuter...), et une flambée de trop a troué le réflecteur...
Pas grave...
A noter aussi le choix du bois à travailler... J'ai ramassé de la quantité, sans me souciez de la qualité... Avoir un peu moins de pin et plus de feuillus m'aurait évité de nombreux réveils...

La pêche primitive (et souvent illégale attention...). Super interressant, surtout venant d'un pratiquant passionné comme Fred...
Le truc rigolo, c'est que la difficulté n'était pas là ou on l'attentait... Monter une igne, c'est facile... L'appater c'est un sport...
Dans ce sol très sec et sablonneux, pas un vers, pas un insecte... Il a fallu 7 gars à retourner l'humus pendant une 1/2 heure pour trouver une douzaine de pôvres appats...
Petit écart à la loi avec une ligne de fond mise à l'eau... Un taux de réussite dans la moyenne, qui fait dire qu'il n'en faut pas qu'une et qu'il faut en survie multiplier ces chances...
L'atelier piégage, sympa de pouvoir monter différents types de pièges, assomoirs ou collets. Vu aussi un conibear et des pièges à oiseaux provençaux...
C'est resté de la théorie... Mais on se rend compte de l'importance de la reco de zone... Ne pas rester près de l'abri à se lamenter... Sortir, observer, noter... Multiplier ces chances encore une fois...
Des survivors je retiens:
La veste norvégienne de DEUN, et son Tracker chinois à quelques euros, qui fait sourire mais qui se défend pas mal...
Mon pote Eric et ses vieux muscles crampis, mais qui pourrait en remontrer à d'autres, tellement il se prend au jeu... (en note, Eric avait dans ses objets un paquet de biscuits de guerre... Grosse monnaie d'échange autour du feu, car effet plaisir et confort plus important qu'avec les tablettes sucrés de la ration). Son anorak Pinewood me fait de l'oeil...
Julosse et son kit "no shelter", qui se monte un pur igloo en sapin, et qui assure à la prepfood...
Pan48 et son rouleau de PQ (vaseliné?)... David nous a fait une petite sortie nocturne, pour nous montrer qu'il fallait garder ses repères, surtout quand on ne voit plus le feu des copains... Je parle pas du kung-fu avec les sangliers...
Fabsah et sa "gear touch"... Pas grand chose de pas pensé... L'avait même une capote à me donner, et une toute neuve en plus...

Le Fred et ses petits doigts gourds à 3h30 pour lancer son feu (pas facile la boite à coton...)
Le repas pique nique sorti du camion le dimanche soir valait le détour aussi... Même pas eu faim le soir à la maison...


Expérience à renouveler!
D'autres posts avec photos à venir...
Je posterais ce soir avec d'avantages de photos, suivant les ateliers ou les moments de la journée...
Manu.

Note: Encore un truc... En nocturne, en forêt, parmi tous les sifflets dits de survie, c'était le bête siflet à roulettes qui me guidait le mieux... Ca fait réfléchir aussi...
Note2: J'ai fait ce qu'on m'a appris en partant, ne pas laisser de traces de passage... Les feuilles de chêne à replacer sous le chêne, les feuilles de bouleau sous le bouleau, etc...
