Vaste débat, interessant mais à mon sens vain.
Nous parlons des armes... mais quelles armes...
Il existe en France une certaine hypocrisie vis à vis de ces objets dangereux qui ont par ailleurs été parachutés en masse pendant la seconde guerre mondiale... alors que toutes les armes étaient interdites en France.
La loi d'interdiction existe toujours depuis cette période, puisqu'elle n'a été que modifiée.
Il est donc interdit d'aller acheter une arme comme un 9mm "Glock" dans un armurerie, sans autorisation préfectorale préalable, et un juste motif pour l'acquérir ( Tir, Défense, Chasse pour les armes de chasse).
La société estime donc avoir trouvé une solution à ses problémes...la régle demeure l'interdiction, la dérogation devient l'exception.
Toutefois, il y a toujours moyen de contourner la loi, de manière parfaitement légale. Certaines armes dites de collection cad antérieures à 1892, sont classées en 8éme Catégorie, et sont donc en vente libre. Un antique revolver 1873 en 11 mm poudre noire n'est pas aussi inoffensif qu'on le croit et a été utilisé en 1914... On en trouvait encore sur Aucland, il n'y a pas si longtemps

Même chose pour les répliques "poudre noire" que l'on peut acheter librement et pratiquement en supermarché. Doit-on les interdire, comme d'ailleurs les arbalètes, les arcs, les frondes, les sarbacanes ...
Expliquez moi donc encore où sont passés les stocks des dizaines de fusils à pompe, aujourd'hui classés, qui étaient vendus librement dans les supermarchés à une époque pas si lointaine. Ces armes sont aujourd"hui classées en 4éme Catégorie alors qu'elle étaient auparavant en vente libre.
Alors parler d'armes nécessite une approche plus globale ( et sans doute hypocrite) de la question. Tout le monde sait qu'elles sont partout... personne n'admet qu'elle le sont... sans doute par réflexe historique.
Les premiers à payer pour cette vaste hypocrisie sont les tireurs sportifs ( car visiblement, les armes de poing sont au centre du débat - Avec notamment l'obligation d'avoir un coffre chez soi pour éviter de se faire "voler" ses armes). Puis viennent les chasseurs, car la réglementation sur le classement des carabines de Grande Chasse devient de plus en plus tatillonne qu'elle ne l'était, sans toutefois que l'obligation d'avoir un coffre soit exigée et enfin les collectionneurs qui n'ont pas de statut très clair en France et ne sont censer posséder que des armes neutralisées ou classées en 8éme catégorie.
Ceux qui jouent le jeu au grand jour sont donc pénalisés... face à un marché souterrain qui sans nul doute existe.
Pour ma part, et pour faire acte de culture générale, je vous reverrais au final d'une chanson de Boris Vian ... "mon oncle un fameux bricoleur faisait en amateur des bombes atomiques ...
Et je n'me suis pas rendu compt'
Que la seul' chos' qui compt'
C'est l'endroit où s'qu'ell' tombe
Y a quéqu'chose qui cloch' là-d'dans,
J'y retourne immédiat'ment
http://www.paroles.net/chansons/16522.htmEn vérité, le seul probléme, en temps de paix, c'est que n'importe quelle arme tombe entre les mains de quelqu'un qui a l'intention de s'en servir... C'est quelque peu génant pour l'ordre public, en encore plus "facheux" pour les éventuelles victimes.
Y sont foux ce gaulois diraient les romains

ils veulent donner les leçons au monde alors qu'ils ne savent plus donner des baffes... Faudrait sans doute instaurer un permis d'autorisation d'octroi de baffes pour personnes assermentées. C'est pas dangereux ( normalement) et ça soulage?
Je prône donc le rétablissement du duel à l'épée. Cette nostalgie du petit matin bléme, du cliqueti des lames dans la brume...
Bon, je déco**e

mais on fait aussi mal avec des épées qu'avec une arme à feu.
Vous verez qu'à ce rythme, les couteliers-forgerons devront déclarer leur patente en préfecture, ayant été reconnu "fourbisseurs d'armes" et tenir un registre immatriculé de leur vente d'opinel.
