Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Patrick le 10 novembre 2006 à 08:21:57

Titre: le viol
Posté par: Patrick le 10 novembre 2006 à 08:21:57
Soit un doublement en 10 ans dans notre pays.

Et encore les associations de victimes pensent que seule 1 victime sur 10 ose entammer une procédure.

Pour autant, y a t'il une réelle prise de conscience des victimes potentielles adultes et des parents afin d'adopter une réelle attitude de prévention et de protection.

Cette absence relève t'elle d'un souhait de ne pas "attirer le malheur" ou d'une réelle inconscience du type "ça n'arrive qu'aux autres".

Toujours aussi peu de pourcentage de filles et femmes dans les clubs de SD et toujours aussi peu d'intégration des règles élémentaires de prévention et de protection.

Les prédateurs ont encore de beaux jours devant eux.

Ce qui me calme un peu c'est la connaissance du sort qui est réservé "aux pointeurs" (violeurs) en prison par leur congénères, juste retour des choses en somme.

L'évolution et le progrès qu'y disaient........................

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: huskbarthai le 10 novembre 2006 à 08:38:56
Ce qui me calme un peu c'est la connaissance du sort qui est réservé "aux pointeurs" (violeurs) en prison par leur congénères, juste retour des choses en somme.

triste realitée...

concernant le sort réservé, je crains que celà soit plutot un ticket d'accés à la casse "dur à cuire", un pass pour la caste "de ceux qui ont fait leurs preuves" j'espere me tromper mais il me semble bien que c'est ce que ce fait dans les cités...
je ne parle pas des pédophiles ici...

à plus, eric
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Diesel le 10 novembre 2006 à 09:29:40
Ce qui me calme un peu c'est la connaissance du sort qui est réservé "aux pointeurs" (violeurs) en prison par leur congénères, juste retour des choses en somme.
Encore faut-il qu'ils se fassent prendre. ^-^
Quand on imagine le traumatisme resentit par les femmes, la honte, la culpabilité, l'humiliation de porter plainte ...... il ne faut pas s'étonner qu'une sur dix ait le courage de porter plainte

Citation de: Patrick
L'évolution et le progrès qu'y disaient........................
Hélas et que dire des maris qui violent leur propre femme.
Bienvenue dans ce monde merveilleux le le meilleur côtoie le pire. Et parfois juste à quelques mètres de sa propre porte.  :'(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 10 novembre 2006 à 09:50:18
Salut !

S'il y a bien une chose que je n'arrive pas à comprendre, c'est ce que ça peut bien avoir de bandant de faire du mal à une femme et à la dominer comme ça.  Si j'essaie de m'imaginer en train de faire ça, perso, ça me fout plutôt la gerbe...  :bheurk:

Comment est-ce qu'on peut en arriver là ?!  :(

Ça me semble être une négation tellement totale de la souffrance de l'autre que pour moi les mecs qui font ça n'ont plus rien d'humain.  En tout cas pas au moment où ils font ça.  Après, je ne nie pas que certains puissent réellement changer et se réinsérer (sans mauvais jeu de mot... ::)). 

Quoi qu'il en soit, c'est un truc qui me fait vraiment flipper pour ma fille.  Et ce qui me fait presque encore plus flipper, c'est l'idée que certaines familles ou certains groupes blament LA FILLE qui se fait violer !!! 

J'ai une pote, au Québec, qui s'est fait violer.  Elle vient d'un petit village super conservateur et encore très croyant...  la moitié de sa famille ne lui parle plus et ne veut plus la voir !!!  C'est hallucinant ça.  Le pouvoir que ça donne aux violeurs !  et re :bheurk:

Le viol est une pure aggression, et n'est PAS justifiable, point barre.  Et les victimes de viol ont le droit de conserver leur dignité, de demander que justice soit faite, et elles ont le droit de ne pas être stigmatisées.

Tout ceci étant dit, ma fille est déjà, à deux ans, en train d'intégrer tout doucement des notions telles que le respect de soi-même, la possibilité mentale de faire du mal à quelqu'un pour se défendre (la proportionnalité aussi bien sûr...).  Je ne la dispute pas pendant des plombes si un autre gamin l'aggresse chez la nounou et qu'elle lui met une tarte dans la gueule.  Je lui dis même qu'elle a le droit de se défendre.  Par contre si elle aggresse elle-même un autre gamin, ou si elle s'acharne sur un gamin qui ne représente plus une menace, là oui.  Je le gronde.

Enfin bon...  tout ça pour dire que l'éducation à la protection perso je pense que ça doit commencer très tôt, et que les "victimes" perpétuelles sont souvent le reflet de l'éducation qu'elles ont reçu dès leur plus jeune âge.

Il y a un truc qui m'horripile à fond dans notre société, c'est l'idée de la faible femme qui ne peut pas se défendre.  Cet espère de paradigme, de cadrage mental qui semble faire croire aux femmes qu'elles n'ont aucune chance contre un homme, ou que c'est en se défendant qu'on risque de se prendre un sale coup (mieux vaut se soumettre, c'est ça ???), ou qu'une femme ça doit toujours être doux et gentil.

De la m*rde, oui !!!

Les femmes ont le droit de se défendre pour survivre, et une femme avec une griffe en vaut deux.  Je pense que 5-6 coups d'une petite griffe Perrin dans les côtes ça doit faire débander n'importe quel violeur...  ;)

Soyez fortes, mesdames.

Allez ciao !!!

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: papa-falcon le 10 novembre 2006 à 09:53:00
et si on ajoute à celà, les chiffres navrants du nombre de femmes battues ou victimes de violances quotidiennes, sans parler du sujet délicat des mariages forcés, c'est en effet insupportable !  :(

Ceci étant, à titre d'anecdote, je me souvient lorsque j'étais portier à Paris être intervenu à plusieurs occasions pour séparer des femmes agressées par leurs compagnons violants et m'être retrouvé à gérer l'agressivité des deux soudain reconcilés et redoublant de virulances à mon encontre.  :down:

Je pense cependant que je referais de même car je préfere porter assistance que rester témoin passif...d'un drame.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Amarurtuuq le 10 novembre 2006 à 09:53:16
Comme j'expliquais dans le post "schéma d'une agression", j'ai été agressée plusieurs fois par mon ex-mari.

J'ai dû porter plainte à la gendarmerie (il a passé la nuit au trou) et bien, je me suis sentie vraiment mal, j'avais l'impression que c'était de ma faute. Et comme monsieur a besoin que les gens aient une bonne image de lui (d'ailleurs tout le monde trouve que c'est un type gentil et serviable), je ne sais pas ce qu'il a raconté mais apparemment, les gens du coin me voient comme la méchante dans l'histoire (pourtant, si les gendarmes l'ont fichu au trou, c'est qu'il y a une raison !)...

Alors effectivement, c'est difficile de porter plainte, psychologiquement c'est lourd à gérer, faut avoir les nerfs solides.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: papa-falcon le 10 novembre 2006 à 10:09:42
Les conseilleurs sont pas les payeurs.

Le shéma psychologique que tu décris et un cheminement classique dans lequel s'enferment les victimes de toutes sortes d'agression et en particulier les femmes violées ou battues.

C'est pourquoi la moins mauvaise solution (je dit bien la moins mauvaise) est de rompre ce shéma et de riposter en portant plainte, si tu n'as pas pu ou voulu riposter physiquement.
Il n'y a pas à tergiverser. aprés il y a l'accompagnement psychologique, familial pour se reconstruire au mieux.

Et puis plus cyniquement, ne penses tu pas qu'il vaut mieux être la "méchante" en bonne santé et libérée de cette menace, que la gentille petite victime passive et honteuse (donc doublement punie dont on ne sait pas trop quoi !), condamnée à être réguliérement agréssée un peu plus à chaque fois.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Amarurtuuq le 10 novembre 2006 à 10:29:36
Bah, ça ne me fait plus rien de passer pour la méchante, je me fiche pas mal de ce que pensent les gens parce que moi, je sais, je connais la vérité. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma tête depuis que j'ai sauté le pas, je revis... Si les gens sont assez bêtes pour arriver à des conclusions toutes faites sans savoir, et sans prendre le temps de me connaître, alors c'est pas la peine que je gaspille mon énergie pour eux. La plupart des gens ont la sale manie de donner des avis et proclamer des jugements sans savoir, c'est un truc que je ne comprends pas et qui me dépasse...

Ca me touchait bien plus quand j'étais encore sous emprise (c'est d'ailleurs à mon avis pour cela que ça a fini par une agression physique : il s'est rendu compte qu'en partant et en ayant mon "chez-moi", j'ai repris du poil de la bête et qu'il n'avait plus d'emprise sur moi, ça l'a énervé de voir que son "bien" lui échappait des mains...)

Des fois, je me demande même si je fais partie de l'espèce humaine vu que la plupart du temps, je ne comprends pas comme fonctionne cette espèce ! C'est grave docteur ?  ;D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: L'Yéti le 10 novembre 2006 à 10:33:28
C'est un peu HS mais bon...

Aujourd'hui dans le journal 20 minutes de Paris, un entrefilet : en gros, un homme condamné à 10 ans de prison pour viol en 2002 et en liberté conditionnelle depuis 2005 est déféré au parquet en vue de sa mise en examen pour un nouveau viol commi 20 octobre.

Comdamné à 10 ans puis relaché presque dans la foulée !!! Ca aussi c'est révoltant !
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emmuel le 10 novembre 2006 à 10:42:18
Une petite statistique pour mettre à bas certaines idées reçues :
65% à 75% des viols sont commis par un homme connu de la victime, la plupart ayant lieu dans un endroit clos, familier de la victime, le plus souvent à son domicile. La majorité des viols étant prémédités.
Celà explique aussi pourquoi ce n'est pas si simple à enrayer. Cela déplace partiellement (mais tout de même majoritairement) le problème du domaine de la survie urbaine à celui de la survie domestique. On voit bien pourquoi, tout à coup, le mythe de la minijupe est une connerie, et pourquoi ce n'est pas parce que les femmes se cacheront, réduiront leur libre arbitre et leur liberté individuelle en prévention que le problème sera résolu. Cette statistique montre absolument et irréfutablement que le problème ne vient pas des femmes
et que le message à faire passer est :
Une victime de viol n'est jamais coupable.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Amarurtuuq le 10 novembre 2006 à 11:04:37
Enfin bon...  tout ça pour dire que l'éducation à la protection perso je pense que ça doit commencer très tôt, et que les "victimes" perpétuelles sont souvent le reflet de l'éducation qu'elles ont reçu dès leur plus jeune âge.

Ben moi, c'est ce qui m'inquiète : j'ai 2 filles et une des (nombreuses) raisons qui m'ont poussé à partir, c'est que mon ex avait tendance à reproduire la même culpabilisation avec nos filles (principalement le chantage affectif : "si tu fais pas ce que je te dis, je t'aime plus et je te fais plus de bisous").

Résultat: je passe mon temps à réparer les pots cassés : ma fille aînée de 7 ans passe son temps à me demander si je l'aime encore quand je la gronde, et l'autre jour (horreur !!!), elle m'a sorti (nota : quand j'ai été agressée par leur père, les filles étaient présentes  :down: ) :

"maman, c'est peut-être normal qu'il t'ait tapé dessus puisque t'es parti... Moi quand je serai grande, je dirai jamais "non" à mon amoureux " (ben on est dans de beaux draps !!!!).

J'essaie de lui expliquer que :
1) elle est seule maître de son corps
2) elle ne doit pas dire "oui" sous prétexte qu'elle a peur qu'on ne l'aime plus et qu'elle se fasse rejeter
3) elle doit se défendre si elle est agressée (à l'école, elle se laisse "embêter" et n'ose pas en parler aux adultes : elle a peur de se faire gronder)
4) quoi qu'elle fasse, je l'aimerai toujours
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Diesel le 10 novembre 2006 à 11:28:45
J'ai une amie qui a été violé par son père.
Elle a eu droit à tout. A être traité de menteuse, d'être culpabilisé par son "père", sa famille lui a reproché de porter atteinte à cet "homme" irréprochable et c'est coupé d'elle, son propre frère ne lui parle plus depuis des années, etc ...
Et je ne parle pas des année de psychanalyse pour se sortir de l'état d'esprit ou ils l'ont mis, du procès qu'elle lui a intenté à sa majorité. Je m'arrête là Bref, là je suis très en colère d'un coup rien que d'y penser. Je risque de déraper en disant ce que je pense vraiment.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Vrorsh le 10 novembre 2006 à 11:35:48
Ouais ... C'est révoltant ce genre de choses  :bheurk:

Attention avec les statistiques néanmoins car il semble que, médiatisation aidant, de plus en plus de victimes portent plainte (et donc le nombre "global" de viols rapporté à la population n'est pas nécessairement en augmentation lui).
De plus ces stats incluent maintenant le "viol conjugal" (un mari qui force sa femme à des rapports sexuels) alors qu'avant on ne parlait absolument pas de ce genre de choses puisqu'on considérait que la femme devait accomplir son "devoir" conjugal.

LYéti >> C'est pas du tout HS ce que tu dis. Les peines pour viol sont scandaleusement basses en France aujourd'hui. Sans compter qu'elles sont très rarement exécutées dans leur totalité.


Je me suis toujours demandé ce que je ferais si ça arrivait à un proche ... Me demande si j'irais pas chercher un fusil ...  :-\
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 10 novembre 2006 à 11:39:48
Salut Amarurtuuq,

Le point 4 de ton dernier post m'a humidifié les yeux et serré la gorge (mais bon chuis on homme, j'pleure pôs ;D)...  C'est peut-être ÇA le plus important.  L'amour de soi-même, ça s'intègre à force de voir que les autres nous aiment.  Et certaines personnes comptent plus que d'autres...  les parents, la famille proche, 1-2 "meilleurs amis"...

Les enfants doivent être persuadés tous les jours par la PREUVE que notre amour de parent est totalement inconditionnel et qu'ils peuvent faire la pire connerie de l'univers, on n'arrêtera jamais de les aimer.  Je pense que si une seule chose est importante pour le développement sain d'un gamin, c'est bien ça.  Évidemment ça ne veut pas dire qu'il faille tout laisser passer non plus...  mais il faut qu'ils sachent (donc qu'on leur explique clairement) que même si on les dispute et même si on se met en rogne, on n'arrête pas de les aimer.

D'ailleurs, et c'est bien connu, bon nombre de personnes violentes ont elles-mêmes été victimes de violence pendant leur enfance.  Et la première de ces violences, c'est justement le fait de ne pas se sentir aimés, de ne pas être sûrs qu'ils étaient aimés, etc.  Ça fout le bordel dans le développement de la personne, ça...  avec des effets divers et variés, et complètement imprévisibles. 

Mais une chose reste prévisible : les enfants qui se sentent aimés pendant leur enfance font systématiquement (et à quelques exceptions près) moins de conneries de leur vie plus tard.  Point barre.  J'ai bien dit les enfants qui se SENTENT aimés...  et de manière inconditionnelle. 

Sinon, je pense humblement que ta petite cherche peut-être à trouver une solution pragmatique pour ne pas se faire taper dessus par son amoureux à son tour, plus tard.  Ils sont logiques à cet âge.  Ils aiment trouver des solutions.  Elle pense peut-être que c'est parce que tu as dit non ou que tu as quitté le gars que tu t'es fait taper dessus.  Je pense que si elle peut être amenée à comprendre ce qui est la cause réelle de cette violence (problèmes perso/psycho du mec violent !), elle sera bcp mieux armée pour faire ses choix à elle, plus tard...  Enfin ça n'est que mon humble opinion.  Après c'est ta fille, et donc c'est toi qui gères, et moi je respecte totalement.

En tout cas, je mesure à quel point ça doit être dur de rompre ce genre de cercle infernal.  Juste de sortir d'une relation "à peu près saine" c'est déjà horriblement difficile.  Dans des conditions pareilles, où on doit finir par se demander si on n'est pas réellement la source du problème dans tout ça, ça doit être extrêmement dur, et ça doit demander une volonté de fer.

Donc respect :akhbar:

Je suis pas sûr que j'aurais personnellement les c*u!lles de faire une chose aussi dûre...  voire même d'être capable de décider de le faire.  Enfin bon j'en sais rien.  Mais je ne me fais pas trop de soucis pour tes gamins, parce qu'ils ont devant eux l'exemple d'une mère qui sait faire des choix pour survivre et vivre...  et en plus qui les aime.  Ça, ça répare tout et ça vaut tout l'or du monde.

Allez ciao :doubleup:

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 10 novembre 2006 à 11:54:53
Maintenant si tu me dis qu'une mini jupe, un décolleté ou un ventre exposé ne seront en aucun cas des catalyseurs de pulsions qui même si elle ne conduisent pas jusqu'au viol sont sources de gros emmerdements, c'est OK pour moi.

Mais permet moi d'avoir un léger doute, ayant quand même beaucoup observé mes congènères, spécialement la nuit.

Pour moi deux choses sont claires :

1) pas mal de connards aiment un peu trop les tenues "sexy" et ça peut être l'étincelle qui déclenche une altercation verbale (souvent entre le copain de la fille à la tenue sexy et un autre mâle, soyons clairs là-dessus) ou physique...  bref ça peut être un élément déclencheur dans certains cas.

2) sachant ça, toute femme est libre de s'habiller comme elle le souhaite et personnellement je suis parfaitement prêt à prêter main forte à une demoiselle en détresse si elle choisit de s'habiller de manière aguichante...  ne serait-ce que parce qu'un monde sans jolies filles aguichantes serait d'une tristesse sans fond.  Et je ne ferai jamais reposer la responsabilité des actes malveillants déclenchés par la vue d'une tenue sexy à la fille qui la porte.  On est bien d'accord, le fond du problème ne vient pas de la tenue sexy, mais de l'attitude de ceux qui regardent...

Mais pour en revenir au viol, les psys s'accordent plus ou moins pour dire que le viol n'est pas souvent motivé par le désir sexuel, mais bien par une volonté de dominer sa victime.  Le "sa" de "sa victime" est judicieusement placé là pour indiquer le rapport de possession et de maîtrise totale qui est ce qui excite le violeur... 

Bref, le viol est surtout motivé par la volonté de dominer, et que la fille/femme soit habillée comme un sac, avec une combi de ski ou avec une minijupe, ça n'a que peu d'incidence sur le risque de se faire violer...  sauf éventuellement dans le cas d'un homme qui considère qu'une femme qui s'habille "comme ça" mérite une bonne leçon.  Mais le violeur qui violerait pour ce motif (complètement injustifié) est surtout choqué/fâché/mis hors de lui par la vue d'une femme en tenue légère, et non pas juste légèrement testostéronisé (sans pulsion violente) comme un mec normal.

Voilou...  les psys du forum me corrigeront si je me trompe.  Merci d'avance :)

Ciao !

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Amarurtuuq le 10 novembre 2006 à 12:10:03
En tout cas, je mesure à quel point ça doit être dur de rompre ce genre de cercle infernal.  Juste de sortir d'une relation "à peu près saine" c'est déjà horriblement difficile.  Dans des conditions pareilles, où on doit finir par se demander si on n'est pas réellement la source du problème dans tout ça, ça doit être extrêmement dur, et ça doit demander une volonté de fer.

Donc respect :akhbar:

Je suis pas sûr que j'aurais personnellement les c*u!lles de faire une chose aussi dûre...  voire même d'être capable de décider de le faire.  Enfin bon j'en sais rien.  Mais je ne me fais pas trop de soucis pour tes gamins, parce qu'ils ont devant eux l'exemple d'une mère qui sait faire des choix pour survivre et vivre...  et en plus qui les aime.  Ça, ça répare tout et ça vaut tout l'or du monde.

Merci ! Ca me fait chaud au coeur !! Ya tellement de fois où je me lève le matin en me disant que c'est peut-être moi qui tourne pas rond, tellement de fois où je trouve que je manque de force et que je me sens faible, que des phrases comme ça, ça me remet en selle !!
J'ai l'impression de vivre un marathon et je ne vois toujours pas la ligne d'arrivée (tout ça n'est pas fini, le divorce n'est pas encore prononcé, j'ai bien peur que ça ne prenne des années d'ailleurs !)... En attendant, je profite de chaque minute qui passe parce que la vie, elle, continue de passer !
D'ailleurs, je vais vous laisser, je pars faire une virée dans l'Aveyron pour le week-end, histoire de prendre l'air et oublier tout ce bazar !!  ;D

A très bientôt !


"Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort"
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emmuel le 10 novembre 2006 à 12:26:19
Je crois qu'il y a une différence entre culpabiliser une femme dans un crime aussi odieux que le viol ou les violences (parfois les deux) et conseiller qu'une vêture plus sobre sera de nature à moins titiller les esprits faibles ou tordus.
Oui.
Je ne faisais pas l'amalgame désolé si j'ai pas été clair.
Ensuite il y a une différence de niveau dans ce que tu dis. D'un coté on a la culpabilisation (après) et de l'autre, le conseil (préventif). Ca biaise. Conseiller une vêture plus sobre en prévention, (ce qui me semble être une chose censée, même si je trouve déplorable d'en arriver là) et dire "tu aurais peut être dû mettre un truc plus sobre" après, même très gentiment, même avec les meilleurs intentions du monde, c'est pas du tout la même chose, et surtout du point de vue de la victime.
C'est pour ça que je dis que le message à faire passer c'est : une victime de viol n'est jamais coupable.

Maintenant si tu me dis qu'une mini jupe, un décolleté ou un ventre exposé ne seront en aucun cas des catalyseurs de pulsions qui même si elle ne conduisent pas jusqu'au viol sont sources de gros emmerdements, c'est OK pour moi.
Non je ne le dis pas. C'est évident. C'est lamentable mais c'est un fait.
Vu dans le metro un mec et une fille "ben pourquoi tu t'habilles comme ça si tu veux pas qu'on vienne te parler".
Ce que je voulais dire c'est que ce n'est qu'une partie du problème, la plus visible, mais pas la plus grosse.
La plupart des viols ne sont pas liés à des pulsions, mais sont prémédités.
Ce qui ne signifie pas qu'il ne faille pas la régler, au contraire. Je me suis mal exprimé la dessus.
Je voulais juste révéler un aspect de ce problème horrible qui a tendance a être occulté. Parce que ça dérange, parce que tout à coup c'est plus si facile de pointer les méchants grâce à des catégorisations bien visibles et manichéennes. Ca peut aussi être le mec a qui on sert la main tous les jours qui traîne pas dans la rue avec ses potes à picoler ou à faire ch**er son monde.


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Ezekiel le 10 novembre 2006 à 15:47:35
Citer
1. exemplarité de ceux qui nous gouvernent et il n'y a qu'à voir quand une femme se "mêle" de leur carré réservé la réaction histérique qui s'en suit.
Pour!!! Mais à un million de pourcent!!! Et dans tous les domaines. Des gamins de quatre ans se tiennent mieux que nos "chers élus". J'hallucine quand ils se mettent à hurler dans leur hémicycle et qu'ils tapotent leurs couvercles de pupitre. Et c'est eux qui nous dirigent????  >:(

Citer
2. éducation y compris sexuelle pour une sexualité respectueuse et épanouissante

3. projet de société avec un constat, des objectifs et un plan d'action pour y parvenir
Peut-être aussi qu'un vrai retour au respect de l'autorité (parents, profs...), des autorités, des autres, de soi serait bénéfique. Sans non plus fantasmer certains régimes politiques mais un simple rappel des règles de savoir-vivre en société...

Mais quand j'entends un collègue dire: "c'est normal qu'il y ait des viols quand tu vois comme elles sont habillées" (avant de se prendre une soufflante d'un quart d'heure par deux bonshommes remontés par tant de bêtise), je me dis que c'est pas gagné dutoutdutout.  :'(

Au même titre que tout le monde devrait connaitre ses gestes de premiers secours, toutes les femmes devraient être en mesure de placer un genou ou un doigt de façon stratégique. Non?


Allez zou, je me sauve, faut que j'aille coller de l'affiche pour un stage de krav-maga.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kazar le 10 novembre 2006 à 16:05:21
Le message à faire passer c'est : une victime de viol n'est jamais coupable.

Je suis calme et je le reste.

> culpabilité
(nom féminin)
Etat d'une personne coupable.• Sentiment d'être coupable.


> coupable
(adjectif et nom commun)
Qui a commis une faute, un crime.• Digne d'être puni.



Ok. Une victime (de viol ou quoi que ce soit d'autre) est coupable vis à vis d'elle-même. Elle a été vicime d'un acte d'aggression contre lequel elle n'a pas su se défendre. Sa responsabilité individuelle est de s'auto-préserver. La culpabilité éprouvée par une victime, ou un perdant, est la réponse naturelle de notre être qui nous dit :"plus jamais ça!".

Ce que pensent les autres c'est un autre sujet.

Chaque être vivant (animaux, être humains, homme, femmes, jeunes, adultes, personnes agées) ont, non pas le droit, mais le devoir de se défendre pour survivre. C'est un besoin biogénétiquement inscrit en nous. La culpabilité est le rappel de cette Loi, de cette Rêgle Naturelle.

La souffrance qui caractérise la culpabilité auto-produite par soi-même ("soi-m'aime") est porteuse d'une excellente nouvelle : celle que l'on a survécu à l'aggression et que l'on se prépare à être mieux adapté en cas de récidive. La Joie et le bonheur de vivre sont le signal que l'on respecte les rêgles de l'existence, la récompense de la Vie en nous.

Oui Amarurtuuq, "Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort".

Stéphen.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emmuel le 10 novembre 2006 à 17:27:21
Kazar,
je dois partir là donc je dois faire vite même si c'estpas une bonne idée.
Mais je reviendrais.
Citer le dictionnaire c'est bien.
C'estparfait.
Sauf que tu fais un léger glissement de sens là.
Culpabilité : le dictionnaire donne deux sens et ça ne veux pas dire que les deux sont interchangeables.
C'est ou l'un, ou l'autre, ou les deux, mais ce n'est pas la même notion.
Toi tu passes allègrement de culpabilité (sentiment) à culpabilité (fait d'être coupable).
Ce sont deux choses extrêmemnt différentes. Le fait d'avoir un sentiment de culpabilité n'inclut en rien le fait d'avoir commis une faute ou un crime.
Et jusqu'à preuve du contraire être plus faible physiquement qu'un agresseur, ou le ressentir comme tel n'est pas un crime ni une faute.
Et jusqu'à preuve du contraire un besoin ou un instinct n'est pas un devoir non plus. Et entre nous, heureusement.


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kazar le 10 novembre 2006 à 17:50:48
Les définitions servent de bases, non pour soutenir ce que j'écris, mais pour rappeler les sens communéments admis des termes.

Je maintient ce que j'affirme : le fait d'éprouver un sentiment de culpabilité indique le fait d'avoir commis une faute avant tout vis à vis de soi-même. Maintenant je parle d'un sentiment de culpabilité en tant que signal "sain" et non pas morbide.

La Vie est soumise à sa propre Légalité naturelle. Être introspectivement conscient de cela est l'effort évolutif exigé à l'être humain par lui-même.

L'involution, allant dans le sens contraire du sens de la Vie est le principal danger qui menace l'espèce humaine. Un viol est une des multiples manifestations de ce processus morbide dans lequel la conscience est limitée, et la culpabilité refoulée.

Stéphen.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: bison solitaire le 10 novembre 2006 à 20:19:09
Je ne suis pas sûr non plus qu'il soit très sain de nier le sentiment de culpabilité ressenti par la victime. Mais cela doit se faire en marge, totalement en marge, de la procédure judiciaire dont le but est bel et bien de désigner le coupable de l'acte. La victime a souvent besoin de savoir, de sentir que son coupable est désigné comme tel par toutes les instances.

Note: des femmes se sont amusées à déposer plainte pour viol juste pour emmerder un ex: non seulement c'est immonde mais elles portent préjudice à toutes les "vraies" victime... C'est encore plus courant pour les violences sur conjoints... Heureusement que cela reste ponctuel.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: guillaume le 10 novembre 2006 à 20:35:16
Ce qui me calme un peu c'est la connaissance du sort qui est réservé "aux pointeurs" (violeurs) en prison par leur congénères, juste retour des choses en somme.

Pas dut tout. En taule, on ne dit pas pourquoi on est là  ::).

Citer
Pour moi deux choses sont claires :

1) pas mal de connards aiment un peu trop les tenues "sexy" et ça peut être l'étincelle qui déclenche une altercation verbale (souvent entre le copain de la fille à la tenue sexy et un autre mâle, soyons clairs là-dessus) ou physique...  bref ça peut être un élément déclencheur dans certains cas.

2) sachant ça, toute femme est libre de s'habiller comme elle le souhaite et personnellement je suis parfaitement prêt à prêter main forte à une demoiselle en détresse si elle choisit de s'habiller de manière aguichante...  ne serait-ce que parce qu'un monde sans jolies filles aguichantes serait d'une tristesse sans fond.  Et je ne ferai jamais reposer la responsabilité des actes malveillants déclenchés par la vue d'une tenue sexy à la fille qui la porte.  On est bien d'accord, le fond du problème ne vient pas de la tenue sexy, mais de l'attitude de ceux qui regardent...

Mais pour en revenir au viol, les psys s'accordent plus ou moins pour dire que le viol n'est pas souvent motivé par le désir sexuel, mais bien par une volonté de dominer sa victime.  Le "sa" de "sa victime" est judicieusement placé là pour indiquer le rapport de possession et de maîtrise totale qui est ce qui excite le violeur...

Bref, le viol est surtout motivé par la volonté de dominer, et que la fille/femme soit habillée comme un sac, avec une combi de ski ou avec une minijupe, ça n'a que peu d'incidence sur le risque de se faire violer...  sauf éventuellement dans le cas d'un homme qui considère qu'une femme qui s'habille "comme ça" mérite une bonne leçon.  Mais le violeur qui violerait pour ce motif (complètement injustifié) est surtout choqué/fâché/mis hors de lui par la vue d'une femme en tenue légère, et non pas juste légèrement testostéronisé (sans pulsion violente) comme un mec normal.

Voilou...  les psys du forum me corrigeront si je me trompe.  Merci d'avance {$default_smiley_smiley}

Ciao !

David

Pas dac du tout! Mais alors pas du tout.

Vous oubliez de considerer d'autre facteur comme la psycologie...

Et si tu veux David, on en parle par mail  :down:.

a+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: French Cat le 10 novembre 2006 à 21:06:23
Citation de: Huskbarthai
concernant le sort réservé, je crains que celà soit plutot un ticket d'accés à la casse "dur à cuire", un pass pour la caste "de ceux qui ont fait leurs preuves" j'espere me tromper mais il me semble bien que c'est ce que ce fait dans les cités...
je ne parle pas des pédophiles ici...

en fait, c'est plutôt l'inverse: une fois violé, la prisonnier devient la "p*te" de la prison, quelqu'un de faible qui sera de service à chaque fois que quelqu'un aura une grosse envie à satisfaire.

dans les pénitenciers US, à propos, un prisonnier ayant une femme tatouée dans le dos n'est pas un dur à cuire: le tatouage, c'est pour que son violeur puisse avoir un truc agréable à regarder...

au sujet des pédophiles, en France ils sont placés, comme d'autres détenus qui risquent gros s'ils sont mélangés avec le reste de la population carcérale (policiers, gendarmes, etc.) dans le "quartier VIP", séparés ainsi des autres prisonniers

 



Citation de: David Manise
Il y a un truc qui m'horripile à fond dans notre société, c'est l'idée de la faible femme qui ne peut pas se défendre.  Cet espère de paradigme, de cadrage mental qui semble faire croire aux femmes qu'elles n'ont aucune chance contre un homme, ou que c'est en se défendant qu'on risque de se prendre un sale coup (mieux vaut se soumettre, c'est ça ???), ou qu'une femme ça doit toujours être doux et gentil.

il y a plusieurs siécles de ça, à Sparte, les femmes étaient entrainées à combattre et tuer, pour qu'elles puissent protéger leurs petits.

une pratique politiquement incorrecte qui se perd... une vraie mère doit être en mesure de tuer pour sauver ses enfants.


Citer
Mais pour en revenir au viol, les psys s'accordent plus ou moins pour dire que le viol n'est pas souvent motivé par le désir sexuel, mais bien par une volonté de dominer sa victime.  Le "sa" de "sa victime" est judicieusement placé là pour indiquer le rapport de possession et de maîtrise totale qui est ce qui excite le violeur...

tout à fait exact, on retrouve ça dans le discours du leader des "Black Panters", groupe extrémiste et raciste Afro-Américain, qui prônait le viol des Blanches en vue de les posséder, qu'elles soient à sa merci.



Citation de: Patrick
On touche là un rapport à la femme en général et à la sexualité qui est en train de se dégrader où les jeunes n'ont pas de réelle éducation sexuelle et glissent volontiers vers le porno pour établir leur référentiel.

c'est déjà fait... les viols collectifs commis par des mineurs sont directement liés à cette "vision" de la sexualité inculquée par la pornographie, là encore plutôt que de laisser les choses dans le flou, une preuve de responsabilité de la part des pornographes serait de réaliser des films éducatifs à destination des pré-ados et ados comme c'est le cas aux USA, afin d'expliquer clairement que toute femme n'apprécie pas forcément d'avoir plus d'un partenaire à la fois.


Citation de: Patrick
2. éducation y compris sexuelle pour une sexualité respectueuse et épanouissante

cf le fameux exemple Hollandais dans ce domaine ;)


Note: des femmes se sont amusées à déposer plainte pour viol juste pour emmerder un ex: non seulement c'est immonde mais elles portent préjudice à toutes les "vraies" victime... C'est encore plus courant pour les violences sur conjoints... Heureusement que cela reste ponctuel.

tout comme certaines ont poussé leurs enfants à parler d'attouchements de la part du pére, un mensonge complet, en vue de mettre leur mari dans la m*rde la plus noire (parce qu'une fois qu'une rumeur est lancée, bon courage pour l'arrêter et rétablir la vérité) et de gagner le divorce.

je passe sur les femmes militaires ayant porté plainte pour viol juste par vengeance envers un collégue masculin, etc...

bref, que prudence soit de mise lors de tout jugement



Citation de: Amarurtuuq
Ben moi, c'est ce qui m'inquiète : j'ai 2 filles et une des (nombreuses) raisons qui m'ont poussé à partir, c'est que mon ex avait tendance à reproduire la même culpabilisation avec nos filles (principalement le chantage affectif : "si tu fais pas ce que je te dis, je t'aime plus et je te fais plus de bisous").

je me permets: cet homme est un sale enc**é.

c'est le genre de choses qui me font enrager, c'est ni plus ni moins que de la maltraitance psychologique.

ceci mis à part, si tant est que ça puisse l'être, concernant tes filles, peut-être devrais-tu discuter directement de l'agression avec elles, puisqu'elles en ont été témoins, et:


1- leur expliquer que leur père est très méchant puisqu'il a frappé maman alors qu'elle ne lui avait rien fait (en insistant sur le fait que chacun a le droit de faire ce qu'il veut tant que cela ne nuit pas aux autres, en prenant ton cas comme exemple) et qu'elle voulait juste ne plus le voir parce qu'il était méchant déjà depuis longtemps


2- expliquer que papa a profité du fait que tu ne savais pas te défendre pour te frapper, en insistant sur l'importance de savoir se défendre et de se défendre, autrement les personnes méchantes comme papa en profitent pour faire du mal et ensuite font plusieurs fois du mal (je crois que tu devrais si ce n'est déjà fait leur détailler toute l'histoire, en enlevant les détails qui pourraient les choquer mais en n'épargnant rien de ce qu'à fait leur enflure de père)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 10 novembre 2006 à 21:14:04
Pour répondre à Guillaume:
effectivement, si tu es un pointeur, mieux vaut ne pas dire pourquoi tu es en prison mais une prison est milieu très clos (par définition) où tout se sait très vite.
Voilà le sort des pointeurs:


La double sanction des « pointeurs »

Qui sont les « pointeurs » ? A priori les détenus condamnés pour « affaires de mœurs ». Dans la hiérarchie informelle des détenus, ils représentent la catégorie la plus basse et la plus méprisable. Les autres détenus, lorsqu'ils sont en présence d'un tel prisonnier, tendent à appliquer leur propre loi, et se chargent de lui faire payer une nouvelle fois son délit. « Un pointeur ne survivrait pas devant un jury de prisonniers », dit-on parfois. Les « pointeurs » sont des sortes de parias de l'univers carcéral, des individus infréquentables. Entretenir un minimum de relations avec eux expose à un soupçon de contamination, pour parler comme Goffman : il ne faut ni leur parler, ni leur serrer la main, ni intervenir en leur faveur lorsqu'ils sont agressés, sous peine de se voir soi-même considéré comme « un des leurs ». En fait, les « pointeurs » ne sont pas considérés comme des hommes « véritables » par les autres prisonniers : « un pointeur, vu ce qu'il a fait, c'est pas un homme », nous disait un ancien détenu. Pour ces raisons, les personnes coupables de tels délits sont — officiellement tout au moins, et lorsque la configuration de la prison le permet — isolées afin d'être protégées d'éventuelles violences provenant des autres détenus.

Les « pointeurs » sont en permanence exposés aux insultes, brimades, agressions ; ils sont fréquemment rackettés, deviennent les cibles de passages à tabac collectifs, ne peuvent sortir en promenade avec les autres ni bénéficier des activités collectives (sport, atelier…) sous peine de violences, ou bien vivent dans la terreur que la nature du délit qui les a menés en prison ne soit découverte. Mais, surtout, aux dires de certains de nos informateurs, le marqueur du rejet, lorsqu'il y a confrontation entre les uns et les autres, peut parfois prendre la forme du viol, et ce parfois de manière collective. Un tel viol n'est pas considéré par les autres détenus comme tel, mais comme une forme de rançon du délit de mœurs commis. Violer un « pointeur », ce n'est pas devenir soi-même un violeur, ni même un « pédé », c'est infliger physiquement et symboliquement une sanction négative, lui faire subir ce que lui-même a fait subir, et imposer une marque de distinction et de discrimination. « Punir le viol par le viol » semble être la devise ainsi mise en pratique.

Un autre phénomène tend cependant à relativiser cette règle d'ostracisme contre les « pointeurs » : n'est pas « pointeur » n'importe quel violeur, et « il y a pointeurs et pointeurs ». Chaque fois, les témoignages ou discours de justification de l'ostracisme insistent sur les viols de femmes âgées, d'enfants (garçons et filles), d'handicapé-e-s… commis par les « pointeurs ». Ceux-là sont les « vrais » violeurs, ceux que l'on peut légitimement brimer et agresser. Mais que la victime soit en âge d'avoir des rapports sexuels, ni trop jeune, ni trop vieille, qu'elle soit en outre « belle », et voici le viol prêt à être disqualifié dans les représentations carcérales. Conformément au discours masculin classique de légitimation des agressions sexuelles, il est considéré qu'il n'y a pas eu véritablement abus ni contrainte, et que la victime a largement « provoqué » l'homme qui n'a su résister à ses « pulsions » (19). La figure du « pointeur » dessine comme en creux l' « idéologie masculine » distillée par la maison-des-hommes qui autorise tout homme, du moins tout « vrai » homme, à s'approprier une femme en âge et en situation de l'être (20). Ceux qui trahissent cette règle implicite sont relégués dans le groupe des « autres », des « sous-hommes », et ils doivent être punis comme tels. Le « pointeur », ou plutôt leur mode de désignation, souligne les frontières entre appropriation sexuelle légitime des femmes et abus inacceptable. Le traitement social des « pointeurs » par les détenus redessine le normal et l'anormal, redéfinit ce qui peut être légitimement qualifié ou non de viol.

Extrait de l'article :Les abus dits sexuels en prison : une affaire d'hommes

rédigé par:Daniel WELZER-LANG - Lilian MATHIEU
consultable sur :http://www.traboules.org/text/txtpris.html



Tafdak avec Manitou.
Pour les violeurs, leurs victimes ne sont que des objets qui sont là pour assouvir des pulsions qu'ils n'ont pas appris pour différentes raisons à maitriser.
Une partie de mon boulot est de faire de la prévention auprès d'ados déficients mentaux concernant les agressions sexuelles et une autre partie de signaler à la justice les situations où la prévention n'a pas marché bref les situations où les ados ont été agressés.
J'ai eu dans ce cas là à "écouter" des "présumés" agresseurs, c'est une expérience assez particulière. Sans généraliser, ces personnes n'avaient aucune once de remords pour ce qu'elles avaient faits et elles avaient une façon de parler des personnes qu'elles avaient agressées du genre "c'est pas de ma faute, c'est elle qui le voulait ".

C'est peu être un peu hors sujet mais c'est comme la sécurité perso, il faut faire plus de prévention auprès des enfants (futurs adultes) à la fois au niveau des pouvoirs publics mais aussi tout a chacun au quotidien.
Je suis entrain de bosser depuis quelques temps sur une sorte de "REPERES" destinés aux ados et aux enfants concernant la prevention des agressions sexuelles, je vous ferai signe quand il sera fini si cela interesse quelques uns.
A +

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: guillaume le 10 novembre 2006 à 23:26:30
Pour répondre à Guillaume:
effectivement, si tu es un pointeur, mieux vaut ne pas dire pourquoi tu es en prison mais une prison est milieu très clos (par définition) où tout se sait très vite.
Voilà le sort des pointeurs:

Tafdac.

Je voudrais modérer mes propos par rapport à mon post précédent, je me suis emporté un peu vite, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop  :-[.

Ceci dit, je parlait de manière générale, je ne parlais pas des violeurs (j'y connais rien du tout là dessus).

En revanche, concernant les agressions en GENERALE, plusieurs personnes y prennent part (agresseur(s) et victime(s)). La agression peut être la plus immonde possible, on ne connaît pas le fin mot de l'histoire, ce qui c'est passé avant (peu être des années avant). Alors SVP, évitez les conclusions trop hâtives.

a+

PS: David, si tu veux discuter, je suis toujours OK  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: zoltan charles henderson le 13 novembre 2006 à 01:49:31
Je pense qu'en la matière le viol c'est purement et simplement la négation de la liberté, de l'existence d'une personne par une autre parce qu'elle possède ou veut prouver qu'ele possède une dominance physique sur elle.

C'est un acte abjecte qui relève de la pathologie et qui dans certaines circonstances, à diverses époques et dans certaines régions a été aussi une arme ethnique. C'est dire s'il est puissant

Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

Pour moi, il y a peu de hiérarchie dans l'horreur de la violence - je parle de cibles et formes et non pas d'escalade - mais ayant deux filles de 20 ans j'avoue éprouver une aversion profonde pour ce type de nuisible.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Pierrot le 13 novembre 2006 à 07:43:29
Citer
Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

+1  :up:

Sinon toute cette violence et tout ce vice dans notre société me font  :bheurk:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Persea le 13 novembre 2006 à 12:33:21
Citer
Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

+1  :up:

Sinon toute cette violence et tout ce vice dans notre société me font  :bheurk:

Même sentiment que toi Pierrot....J'ai entendu parler récemment d'une affaire sordide où en Indonésie trois écolières avaient été décapitées manifestement par des islamistes parce qu'elles étaient chrétiennes. Cette histoire de pouvoir encore et toujours, étendre son territoire, faire de l'argent, écraser ceux qui pensent ou vivent différemment, abuser des plus faibles, on ne s'en sortira jamais tant qu'il y aura une telle étroitesse d'esprit...  :(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emmuel le 13 novembre 2006 à 15:38:24
Kazar, je réfléchis. Ce que tu me dis me dérange mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Faut que ça fasse son chemin. A plus.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kazar le 13 novembre 2006 à 16:06:02
Donc, si l'on suit la même logique du respect inaliénable attribué de droit à tout être humain, le fait qu'un violeur devienne à son tour l'objet de ses co-détenus est INACCEPTABLE. La société les as jugé coupable et leur punition est le retrait de leur liberté d'action par enfermement dans une prison. Point barre. Il m'est intolérable de penser qu'un détenu, quels que soient ses crimes, puisse être torturé. Une organisation carcérale qui rend possible ce genre de passages à l'acte est une abomination.

Quant aux tordus qui violent les violeurs : belle contradiction dans les termes et dans les actes! Nous sommes bien plutôt en présence de l'expression pure et simple de leur vaine perversion sous le couvert d'une "pseudo morale". Cette pseudo-morale n'a pour objectif (conscient ou inconscient) que d'atténuer la souffrance liée à la culpabilité de ces hommes. Culpabilité elle-même reliée à la vanité de leur actes (vanité dans le sens de "vide de sens" comparativement au sens social, et par extension au sens de la vie).

Stéphen.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kazar le 13 novembre 2006 à 16:11:43
Kazar, je réfléchis. Ce que tu me dis me dérange mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Faut que ça fasse son chemin. A plus.

Je sais. Il s'agit d'un sujet délicat et c'est une des raisons pour laquelle j'ai momentanément suspendu la rédaction de mon article Wiki sur le thème de la Psychologie de la Motivation.

Baby steps. Petit à petit.
Stéphen.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: drazgul le 13 novembre 2006 à 23:05:10
Bonsoir,
Il me semble que dans le viol comme dans n'importe quel autre crime, ce qui compte n'est pas tant de savoir si la victivme a pu par son comportement ou sa tenue jouer un rôle dans son agression (car le fait de se poser la question laisse déjà planer un doute sur elle). Nous savons bien que le viol existe depuis toujours et que les minis jupes n'ont pas toujours été là... Ce qui m'interresse beaucoup plus et de savoir ce que notre société fait des violeurs et des victimes. La prison sans soins ne fait qu'augmenter la pathologie déjà existante donc un violeur même après 20 ans de prison n'en sortira pas "gueri" c'est une évidence. Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ? Car cela nous couterait trop cher ! Voilà ce qui pour moi est une abomination bien plus que l'acte en lui même. Les victimes quant à elles ne bénéficient guère de plus d'égards dans leur souffrance puisque rien n'est fait dans les commissariats pour rassurer et épauler (on voit bien comment se déroulent certains "interrogatoires" porte ouverte ou la victime doit se "justifier" de ne pas avoir eu une attitude ayant pu provoquer son agression. Là aussi la formation des policiers me semble indispensable mais encore une fois inexistante car trop coûteuse ! Alors qui blâmer?


je vous jure c'est pas moi qui ai écris ça c'est ma Nana qui est psy!!!!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 14 novembre 2006 à 00:29:47
Il est toujours difficile de s'exprimer théoriquement sur un sujet.
Je pense que le viol est intolérable et inexcusable.

Quel homme pourrait accepter que l'on justifie qu'il se soit fait sodomiser au pretexte que son attitude ou sa tenue ait pu être jugée comme aguichante?

Ne tournons pas autour du pot. Le viol est une menace qui pèse, consciemment ou inconsciemment, sur les femmes. Les hommes qui en parlent ont toujours un détachement qui les protège.

Le viol est inexcusable. Il procède du fait qu'un individu se croit autorisé à en dominer un autre. C'est inacceptable.

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: zoltan charles henderson le 14 novembre 2006 à 08:14:31
Je dévie un tout petit peu mais autant je hais les violeurs autant j'estime qu'une société à le devoir absolu de protéger les personnes placées sous sa responsabilité en prison.

En effet, quelle est la valeur d'exemple si le violeur se fait violer par d'autres condamnés etc. ?

D'autre part j'ai toujours trouvé très nauséabond que les repris de justices, voleurs, assassins, parricides, trafiquant de morts etc  se sentent pousser des ailes d'anges et rendent justice derrière les murs bien opaques.

Cela aussi c'est un déni de justice. L'idée même m'écoeure.

En fin de compte je rejoins assez Drazgul mais en élargissant le propos  si on ne donne pas à la prison les moyens - humains et financiers -  d'être autre chose qu'un mur permettant aux concitoyens de se protéger d'individus dangereux, alors notre système carcéral restera un échec.

Il faut se protéger bien entendu mais il ne sert à rien de créer artificiellement comme une faille temporelle pendant laquelle le détenu est inoffensif - et pour cause - puis du jour au lendemain le relâcher dans la jungle humaine en étant le même prédateur que lorsqu'il a été arrêté.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Pierrot le 14 novembre 2006 à 09:06:43
ZCH  :up:   :up:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: bison solitaire le 14 novembre 2006 à 11:39:03
Les victimes quant à elles ne bénéficient guère de plus d'égards dans leur souffrance puisque rien n'est fait dans les commissariats pour rassurer et épauler (on voit bien comment se déroulent certains "interrogatoires" porte ouverte ou la victime doit se "justifier" de ne pas avoir eu une attitude ayant pu provoquer son agression. Là aussi la formation des policiers me semble indispensable mais encore une fois inexistante car trop coûteuse ! Alors qui blâmer?


je vous jure c'est pas moi qui ai écris ça c'est ma Nana qui est psy!!!!

Tout cela est souvent vrai, mais il faut savoir que des policiers se sont déjà fait accuser de viol... abusivement; d'où la consigne tacite de ne pas rester seul avec une femme dans un bureau, ou à défaut de laisser la porte ouverte. Quant au fait que la victime doit se justifier, c'est parce que, que ce soit par le procureur ou l'avocat, ces questions lui seront posées, et parfois de façon très agressive afin de la déstabiliser. D'autres part, outre le fait que certains viols sont correctionnalisés, la dénomination juridique n'en est pas moins un crime: à cet égard, il est normal qu'une audition de victime ou de témoin laisse entrevoir le plus de détails possible (même s'ils sont sordides).
Mais encore une fois, il est vrai que la formation est quasi inexistante, hormis par exemple pour des services tels qu'une brigade des mineurs.
Maintenant, faites moi plaisir... oubliez le terme d'interrogatoire. Il s'agit d'audition, qui d'après ce qu'on peut entendre dans les médias seront bientôt toutes enregistrées en audio visuel (la procédure française est déjà une des plus lourdes au monde... je vous raconte pas ce que ça va être, c'est pas comme ça que du temps et des finances seront disponibles pour former les policiers.)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: guillaume le 14 novembre 2006 à 20:56:30
Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ?

Si il l'est! Mais c'est le juge qui décide.

a+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 14 novembre 2006 à 21:08:52
Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ?

Si il l'est! Mais c'est le juge qui décide.

a+

Par rapport aux soins, je vais mettre de côté le fait qu'il y ait pénurie de moyens sanitaires et imaginer un monde parfait où tous les établissments pénitenciaires soient pourvus en Psys divers et variés.
Le problème c'est que soigner quelqu'un, le juge peut le décréter mais si la personne ne veut pas se soigner tu lui faire voir des psys pendant des dizaines d'années, s'il estime qu'il est normal et qu'il n'a pas commencer à prendre conscience de ses difficultés il n'évoluera pas sur le plan de la personnalité.
Après il y a la camisole chimique et la castration chimique mais avec les médicaments on peut les arrêter et tout redevient comme avant (sortie de prison pas préparer par exemple) ou alors développer une tolérance ce qui fait que les médocs ont moins d'effets.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: drazgul le 15 novembre 2006 à 22:30:48
Bonsoir,

Autant pour moi pour "l'interrogatoire" il s'agit en effet plus d'audition. Tout à fait d'accord avec le dernier message, la personne condamnée doit être volontaire pour les soins sinon cela n'a pas de sens. Finalement vous réfléchissez pas trop mal pour des mecs "survivors"......... :nana: Aller, sans rancunes.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 mai 2008 à 15:08:01
En ce moment j'ai du temps et je me retrouve quotidiennement à zapper devant ma TV entre 12h30 et 14h30.

Le hasard fait que je viens de tomber sur l'émission de JL Delarue à l'instant, le sujet :  "Viol, on m'a volé ma première fois"

Les témoignages des 4 jeunes filles aujourd'hui agées d'une vingtaine d'années présentes sur le plateau m'ont particulièrement touché. J'ai  dans mon entourage un certain nombre de jeunes femmes qui ont aussi été victimes de viol (plus qu'on ne pourrait l'imaginer), soit par un petit ami trop pressant, soit par un copain d'un copain, soit par des jeunes du quartier, dans une fête d'anniversaire un peu trop arosée, dans une voiture après une soirée en boite de nuit, pendant leur vacances ou même un après midi chez elles en l'absence de leurs parents...

Je n'ai pas de soeur, pas d'enfants mais j'ai des cousines, des amies et je pense à elles. Les filles qui ont témoigné dans cette émission ont toutes été violées entre 14 et 16 ans, toutes étaient vierges, et le plus vieux des agresseurs toute affaires réunies avait 19 ans, pas plus !

Inutile de dire qu'une jeune fille qui a découvert le sexe pour la 1ère fois au travers d'un viol en sort hyper traumatisée et il lui très difficile d'appréhender ses futures relations amoureuses de façon équilibrée.

Sans se lancer dans des statistiques hasardeuses je pense que c'est à cette période (14/18 ans) que les femmes sont le plus exposées à ce type de risque. Alors que peut-on faire ?


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 22 mai 2008 à 16:03:17
J'ai pas la TV, mais j'ai une fille (deux fils aussi), elle est petite mais effectivement tout ce "background" me préoccupe déjà. Pas facile d'organiser mes idées là dessus pour un post vraiment constructif, le fond de mon interrogation étant qui s'occupe de l'information à ce sujet ? Les parents ? avec quelles compétences ? Sous quelles démarches ? C'est déjà pas facile (en tout cas pour moi) de faire ou d'imaginer comment on va pouvoir faire l'éducation sentimentale (avant de faire l'éducation sexuelle ça me parait une base) puis justement l'éducation sexuelle... Pour moi il est hors de question de laisser l'éducation "nationale" s'en charger, ils veulent déjà chapeauter l'éducation sexuelle en piétinant parfois l'idéologie de ceux qui leur confie (par obligation) leurs gamins (je précise pour clarifier ce point que je suis catholique pratiquant (ça empêche pas les crises de foi) et donc à contrepied du programme officiel sur ce point).
Question faut il par la prévention aborder un aspect assez cruel du monde qui est que le sexe n'est pas forcément beau mais qu'il peut être violent ?

Forcément il faut la prévention qui passe par l'information, mais comme dit Bullysson (que je remercie bien bas pour l'ouverture de ce post) comment le faire, quand ? Le par qui a peut-être pour moi une réponse évidente, du moins pour l'acteur de départ, c'est un devoir de parent même si il est rude et si je sais pas comment je vais pouvoir m'y prendre.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 mai 2008 à 16:03:56
- Stages SD spécifiques "menace viol" en Europe par exemple comme ça existe outre atlantique ?

- Document type REPERES/PROTEGOR spécifiques avec des arguments qui "parlent" aux filles pour les sensibiliser et faire passer les concepts.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 mai 2008 à 16:14:41
J'ai pas la TV, mais j'ai une fille (deux fils aussi), elle est petite mais effectivement tout ce "background" me préoccupe déjà. Pas facile d'organiser mes idées là dessus pour un post vraiment constructif, le fond de mon interrogation étant qui s'occupe de l'information à ce sujet ? Les parents ? avec quelles compétences ? Sous quelles démarches ? C'est déjà pas facile (en tout cas pour moi) de faire ou d'imaginer comment on va pouvoir faire l'éducation sentimentale (avant de faire l'éducation sexuelle ça me parait une base) puis justement l'éducation sexuelle... Pour moi il est hors de question de laisser l'éducation "nationale" s'en charger, ils veulent déjà chapeauter l'éducation sexuelle en piétinant parfois l'idéologie de ceux qui leur confie (par obligation) leurs gamins (je précise pour clarifier ce point que je suis catholique pratiquant (ça empêche pas les crises de foi) et donc à contrepied du programme officiel sur ce point).
Question faut il par la prévention aborder un aspect assez cruel du monde qui est que le sexe n'est pas forcément beau mais qu'il peut être violent ?

Forcément il faut la prévention qui passe par l'information, mais comme dit Bullysson (que je remercie bien bas pour l'ouverture de ce post) comment le faire, quand ? Le par qui a peut-être pour moi une réponse évidente, du moins pour l'acteur de départ, c'est un devoir de parent même si il est rude et si je sais pas comment je vais pouvoir m'y prendre.




J'imagine (je n'ai pas d'enfant) la difficulté d'aborder toutes ces questions avec sa fille, la peur de ne pas arriver à déliverer le "bon message", à provoquer la prise de conscience qui aménera à une meilleure prévention etc..

Par exemple, au dernier stage ACDS on était 75 je crois, quelque chose comme ça, parmi ceux là il doit y avoir aussi des parents, peut être même de jeunes filles dans ces tranches d'âges...

Parcequ'au delà des simples régles de SP, un peu de pratique de SD ne peut pas faire de mal, ne serait ce que pour apprendre à frapper sans retenue sur des paos, et à "lâcher les chevaux" là où ça ferait le plus mal...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Savatan le 22 mai 2008 à 16:26:32
Je pense qu'un point capital de l'information et la sensibilisation à faire à l'adolescente ou de la jeune femme sur le risque du viol concerne justement le "Profil possible de l'agresseur"... Contrairement aux idées reçues ou à ce qu'elles peuvent penser à cet âge là, l' "agresseur-type" n'est pas uniquement le "vilain pervers au fond d'un bois" (ou d'une rue), mais peut justement prendre la forme de quelqu'un de familier, d'un ami ou d'un proche (les exemples cités par Bullyson sont à relire attentivement sur ce point là, car ils sont excellents!)

Maintenant que peut-on faire et comment ???, ça c'est plus difficile à dire... Ma femme, qui est très "directe" dans son éducation, parle beaucoup de tout ça avec sa fille de 12 ans (ma belle-fille donc)... De langue maternelle hispanophone, elles se sont quand même lancée toutes les deux dans la lectures des REPERES et du PROTEGOR, avec il me semble une très grande efficacité de compréhension (je parle de la compréhension du "processus de l'agression ou du viol", pas de la compréhension du français, qu'elles maîtrisent aussi... )
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 22 mai 2008 à 16:29:44
ne serait ce que pour apprendre à frapper sans retenue sur des paos, et à "lâcher les chevaux" là où ça ferait le plus mal...

Yep même comme ça a été souligné, je ne sais plus où sur le forum, les femmes (filles) ont déjà du mal avec la violence, avec les concepts de préventions, avec les notions de code couleurs (je pense qu'une fille est plus facilement en code blanc alors qu'un garçon avec un peu d'entrainnement reste  quasi en permanence en code jaune orangé (et rose sans entrainnement)... c'est aussi un des trucs qui est difficile à aborder apprendre à se défendre à un garçon je les fait avec mon grand, un peu, juste des trucs simples : le respect, la distance, éviter les situations "pots de pue" et si il y a violence alors VIOLENCE... J'ai pas eu franchement de barrière culturelle avec ça, mais l'apprendre à une fille...c'est difficile à aborder, rien que la démarche "tiens il faudrait t'inscrire à un stage SD "prévention viol"" rien qu'en couple on risquerait de pas partager la notion d'interet par rapport à ça... aprés je fais absolument confiance aux instructeurs pour que ce soit bien fait mais la démarche en amont me semble quasi insurmontable :( . J'aimerais bien avoir aussi votre expérience là dessus, comment l'amener, comment vous voyez le sujet, comment des jeunes filles qui viennent à vos stages y sont venues, par quel biais de sensibilisation ?

Un des plus gros challenge de la vie que celui d'être parent, j'ai pris 20 ans d'âge à mon premier gamin et ça augmente à chaque fois...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Maximil le 22 mai 2008 à 16:33:19
mmm la façon la plus naturelle ne serait-elle pas de regarder "innocemment" une émission de télé sur le viol et d'en débattre à la suite entre-vous ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 22 mai 2008 à 16:42:00
j'ai pas la TV et je compte pas l'avoir (trop cher, trop taxée, trop peu d'interet, politiquement incorrect par rapport à notre orientation de vie).

:)

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Maximil le 22 mai 2008 à 16:47:20
Parle lui du soi-disant droit de cuissage aux temps anciens alors et comment y échapper aux temps modernes ^-^  :D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 mai 2008 à 16:49:37
c'est peut être facile à dire mais c'est plus facile d'aborder le sujet avant que après... parler de l'amour, de la sexualité c'est rendre service à son enfant si on sait rester à se place et ne pas s'immiscer dans son intimiter. Peut être expliquer déjà ce qu'est un viol dans un premier temps ?

est ce que faire l'amour avec son petit copain juste pour lui faire plaisir, pour ne pas se faire quitter alors qu'on en a pas envie, est ce que c'est du viol ?

se laisser peloter par des copains pour avoir l'air cool, est ce que c'est du viol ?

faire l'amour quand on est sous excta, alcool ou cannabis, est ce que c'est du viol ?

etc...

je sais pas
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 22 mai 2008 à 17:01:06
Merci Maximill c'est constructif, et puis c'est assez cool de se foutre de ma gueule de cette façon, c'est justement ce que je demande un peu c'est comment aborder cette thématqiue et comment échapper à ce "droit de cuissage" puisque en tant qu'animateurs stage SD vous avez un chouilla d'expérience que j'aipas, parcequ' éventuellement vous êtes des péres plus anciens que moi et que sensible à cette problématique vous l'avez abordé avec vos gamines... Sur ce coup là tu me déçois, je trouve ça "petits bras" (mais comme je suis dansune semaine de m*rde je suis peut-être susceptible).

A Bullysson, j'avais eventuellement pas envisager ce type d'approche, tu me fais réflechir...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Maximil le 22 mai 2008 à 17:05:25
Merci Maximill c'est constructif, et puis c'est assez cool de se foutre de ma gueule de cette façon, c'est justement ce que je demande un peu c'est comment aborder cette thématqiue puisque en tant qu'animateur stage SD vous avez un chouilla d'expérience que j'aipas, parcequ' éventuellement vous êtes des péres plus anciens que moi et que sensible à cette problématique vous l'avez abordé avec vos gamines... Sur ce coup là tu me déçois, je trouve ça "petits bras" (mais comme je suis dansune semaine de m*rde je suis peut-être susceptible).

A Bullysson, j'avais eventuellement pas envisager ce type d'approche, tu me fais réflechir...

Houlà houla mais je ne me fous pas du tout de toi, je suis le plus serieux du monde d'ailleurs sur ce genre de sujets. Puisque tu sembles être dans le milieu de la reproduction historique, je pense sincèrement que de parler du droit de cuissage est une façon, comme une autre, d'aborder le sujet. Sur des conseils plus pragmatiques, je pense (à défaut de savoir) qu'un fait quotidien (journeaux, bouche à oreille etc.) sur un viol ou une tentative de viol peut amener le sujet de discussion sur la table. Après, tout dépend de la façon de communiquer.
Nota: je pense que pour une fille, il est plus aisé que ce soit la mère, quand c'est possible, qui aborde ce sujet, quitte à ce que le père apporte des compléments d'infos après si besoin.
Comme le dit Bullyson, commencer par définir de quoi on parle me paraît primordial (comme dans toutes discussions d'ailleurs). Donc qu'est-ce que le viol, où cela commence et où cela s'arrête etc. Les questions plus pratiques devraient arriver d'elles-mêmes alors.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 22 mai 2008 à 17:07:54
ok j'avais pas pigé cette aspect de ta réponse (c'est juste que le droit de cuisage comme la ceinture de chasteté ça n'a JAMAIS existé). :)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: modl le 22 mai 2008 à 17:18:05
Je rebondis sur l'éducation nationale et la sexualité. C'est, très globalement, du grand n'importe quoi (et croyez-moi, je sais de quoi je parle...).
En gros, on fait de la mécanique...
On en parle beaucoup plus en fait au lycée, en ECJS (souvent un cours sur le respect...), et le plus souvent, à l'arrache, sans trop de préparation : ça vient comme ça sur le tapis. Et ce n'est pas facile de trouver les mots qui vont bien sans connaître les vécus des élèves présents. J'y viens souvent par le biais du préservatif et des premières fêtes qu'ils font ensembles, en arrivant au lycée. Et ensuite, on parle aussi de la violence, voire du viol.
Maintenant, j'aimerai bien avoir des avis sur comment éviter les situations pouvant amener au viol, sans pour autant vivre comme un bénedictin ou sortir avec le couteau entre les dents. Et surtout comment en parler à mes élèves, voire à mes enfants quand ils auront l'âge.
Pour Berhthramm, je comprends ton point de vue, mais il faut aussi comprendre que les profs sont des fonctionnaires, avec des instructions à suivre... Tu devrais par contre pouvoir rencontrer le prof qui gére ça et en parler avec lui. Y'a pas que des boeufs dans l'EN, en principe, on sait écouter !!! :)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 mai 2008 à 21:45:38
C'est vrai qu'implquer nos femmes et filles en matière de protection personnelle relève de la gageure et je crois que l'ACDS songe d'ailleurs à un programme futur typiquement féminin enseigné par des femmes.

Idée excellente, je me souviens que Jean Pierre en avait parlé.

La question du viol est très spécifique, notamment au niveau de l'âge des victimes dans ce cas précis (14 à 16 ans, pas +, donc au collège ou à peine entrées au lycée  ::))  de l'aspect psychologique (relation entre adolescents et jeunes adultes), de la distance : le sol le plus souvent ou plaquée contre quelque chose de face ou de dos, de la question des stupéfiants, de la pression du groupe (les jeunes filles peuvent y être plus sensibles en tant que victimes qui se défend plus ou moins pour ne pas avoir l'air nulle ou juste par la stupéfaction devant de jeunes mâles boostés par l'effet de groupe...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: cubitus le 22 mai 2008 à 23:23:21
Salut !

Je n'ai pas de filles, que des fils. Ce qui n'empêche pas d'envisager le risque de viol...  >:(

J'axe surtout mon discours sur la capacité de dire non à un adulte, sur la notion de respect que les adultes doivent avoir envers les enfants.

En pratique, dans mes cours de kung-fu, je fait de même, je fais travailler les enfants sur la capacité à résister à un adulte, à le bousculer, reprendre la distance, fuir, etc...

Je pense que le viol doit être remis dans un contexte plus global de maltraitance, il est à mon sens ainsi plus facile d'aborder ce genre de question à l'occasion d'un fait divers, d'une remarque,... A mon sens il faut réagir de la même manière à une demande de racket qu'à une menace de viol. Reconnaître, comprendre, réagir.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 22 mai 2008 à 23:47:34
Bsr,
J'ai une miss de 17 ans et je l'ai brieffé sur la question car lorsqu'elle fera l'amour il est indispensable qu'elle dise oui sinon c'est une atteinte contre elle.

Elle a droit que dis-je obligation de ne pas se laisser faire, je lui ai appris les coups là où ça fait le plus mal et quand on joue tous les 2 je vois qu'elle a bien retenu la leçon  :lol:

J'ai essayé de la convaincre à venir au krav mais la SD ne l'interesse pas vu qu'en plus elle a une force musculaire impressionnante pour une fille et sans entraînement.

De plus nous lui avons parlée sérieusement depuis quelques années ma moitié et moi-même,  nous l'avons mis en garde de la "jungle urbaine" ainsi que de la mentalité humaine de + en + pourrie, le sexe vu par les blaireaux comme un objet de consommation.

Elle sait qu'elle peut compter sur nous à toute heure :up:

Je pense que la solution est dans la prévention, qu'elle soit par l'éducation et le plan SD...mais pour ce dernier plan ce n'est pas gagné  :lol:

@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Pics (Vincent.D) le 23 mai 2008 à 09:43:49
Juste une petit aparté pour démontrer qu'il faut préparer ses enfants de plus en plus tôt...
Le we derniers à Mons il y avait une méga-activité  qui s'appelle le DouDou... C'est la pagaille pendant 5 jours,.. concert,avec énormément de monde,etc...
2 jeunes filles de 14 ans ont été transportées dans un hôpital de la région car victimes d'une tentative de viol collectif...
Les 3 agresseurs ont été arrêtés, ils ont....16 ans!!!
@++
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Maximil le 23 mai 2008 à 10:28:40
(http://www.tireplan.com/equipements/faconnage/massicots/images/massicot.jpg)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 23 mai 2008 à 10:41:36
et aborder les choses tôt (on a le même type de faits divers en France avec recement une victime de 10 ans et des violeurs à peine plus agés (un copain et son frére je crois qui venaient de regarder un porno et voulaient essayer)) c'est ce qui en augmente la difficulté, la fillette n'a pas forcément encore digéré ce que pouvez être la sexualité (elle n'en a pas d'ailleurs forcément l'âge, la maturité)) et il faut déjà par prévention aborder ce que son les déviances...
La piste de remettre d'abord ça dans la globalité de l'agression comme le souligne les uns et les autres semble une bonne voie d'abord...

Je dirais pas put**n de société (puisque la société c'est aussi nous) mais ça me fait un peu gerber je ne suis pas puritain mais là je crois qu'on va finir par aborder des points de non retour...

Berhthramm qui devient pessimiste depuis 1066...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 23 mai 2008 à 11:03:02
Bjr,
Les mecs "volent le sexe" comme s'ils volaient un objet et après utilisation ils jettent sans compassion & dédain.

Société de consommation à 200%, avilissement des filles, machisme, la loi du plus fort, irrespect, manque d'éducation et de coups de pieds au cul, relachement (in-) volontaire des parents sur leurs progénitures à testotérone...).

Voilà où on en est >:(

Ma gamine elle a été éduquée...parfois celà a été très dur...au moins nous les parents sommes fiers de sa volonté à s'en sortir sans écraser son prochain.

Par contre celui qui la fera "scier" elle ne tendra pas l'autre joue, il se prendra un coup bien senti :lol:

@+

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: pimyboc le 23 mai 2008 à 11:27:44

Salut déjà avoir accès à un porno à 10 ou 12 ans  :down:
faut voir déjà comment on parle d'amour, et pas de sexe. Le sexe fait parti de l'amour mais pas l'inverse.
Et puis l'érotisation de tout pour vendre voir pornographisation comme les pub pour le lait, les glaces, gel divers etc...
Enfin je pense qu'il faut blinder ses enfants et parler d'amour.

Berhthramm qui devient pessimiste depuis 1066...

moi c'est plutôt 1204 mais bon  ;D

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chad le 23 mai 2008 à 11:39:25
Voila mon experience et ce que j'ai essayé (je continue tjs) de mettre en place pour mes enfants au titre de la communication/réaction et donc de les aider à anticiper - le viol ne concerne pas que les filles dans la mesure où je fais rentrer dans la catégorie des violeurs les pédophiles aussi mm si leurs approches sont différentes (plus fines, plus vicieuses) que des ados sans respect de 16 à 20 ans(le mot est encore faible) de la gente feminine . Je précise que cette approche se fait sur plusieurs années et en fonction de leur age.

Les deux axes suivis sont les suivants:
- La communication, la discussion, la prevention, bref échanger avec ses enfants
- Les types de réaction possibles pour eux (comment faire face, verbalement, physiquement), donner des exemples etc...

Pour ma fille:
La communication:
J'ai une fille de 12 ans qui en parait 16 mais avec un age mental de 12 ans (elle est encore BB sur biens des aspects). Depuis qu'elle a l'age de 6 ans environ, je la sensibilise sur la ''propriété'' de son corps, ie, personne n'a à la toucher qq soit le prétexte (je parle d'attouchements, partie génitale). Il est entendu que j'ai adapté mon discours en fonction de son age et au fil des ans. Depuis un an environ, elle sait ce que les mots viols collectifs ou seuls (sans rentrer dans les détails sordides), pédophiles, signifient. Donc, l'etape 1  a été de lui faire prendre conscience de la propriété de son corps et que personne n'avait à la toucher dans des endroits intimes, l'étape 2 de commencer à lui expliquer ce qu'était un viol, un harcelement etc...ATTENTION: toujours avec des mots en rapport avec son age, pas plus.

Les réactions/attitudes à adopter:
Deja, je lui ai montré quelques trucs pour se defendre et regulierement, sous forme de jeux, on s'entraine (la ca a été un peu dur car ma fille est resolumment ''tout peut se regler avec des mots''...Malheureusement non et maintenant elle l'a compris et a évolué dans son discours.
J'essaye de faire en sorte de lui inculquer des regles de base:
- Toujours me prevenir en cas de mouvement (elle sort plutot de son ecole, part s'acheter un croissant avec des copines = me telephoner (evidemment elle a un portable depuis la 6eme en cas de besoin seulement) et me dire où, avec qui et combien de temps. Je suis content car elle respecte pour le moment cet ''accord'' (la puberté est pas tt le temps evidente à gérer)
- Faire confiance à son instinct et observer (ex:elle a deja reperé dans un parc à coté de son ecole, deux types de 18-20 ans pas tres engageant, qui les matent, elle et ses copines; elle a été recemment invitée à une soirée où elle sait deja que des cigarettes, petards et alcool circuleront des que les parents seront couchées - les ados presents à cette soirée doivent dormir dans le jardin sous des tentes...). L'IMPORTANT est qu'elle m'aie dit tout ca.
- En cas d'inquietude, aller directement dans un commerce (tabac, boutique etc...), expliquer et me telephoner si plus de batterie
- Si ballade en ville, je dois savoir avec qui, ou, et combien de temps
- Ne pas s'arreter quand qq'un lui demande quoique ce soit dans la rue mais continuer son chemin
- En regle generale, si des copains d'une de ses copines, se ramenent et qu'elle ne les connait pas et proposent d'aller à tels endoits, elle doit se degager du groupe en m'appelant (importante regle à mon sens)

Je precise que le but n'est pas d'alarmer l'enfant, l'ado et le rendre craintif mais lui expliquer calmement mais avec un peu de precision que le monde n'est pas ''rose''. J'evite de trop souvent lui faire des piqures de rappel mais de temps en temps on en discute et je verifie sous forme de jeux, qu'elle a bien assimilée ces quelques regles.

Pour mon fils (8 ans): (similaire à ce que j'ai évoqué plus haut mais adapté au coté garçon)

Communication:
mm démarche que pour ma fille (son corps est à lui, personne n'a à le toucher), au fil des ans, communication plus axée sur l'aspect pédophile et bien sur, RESPECT des femmes et filles (ce ne sont pas des jouets - vs comprendrez hein...)

Reactions/attitudes:
- Ne jamais se laisser faire (si un adulte lui fait un coup de pression verbale (genre, je vais t...tes parents etc..., tente de l'entrainer) = se debattre, morder, crier, appeler etc...
- Ne jamais accepter, mm d'un adulte qu'il connait, voire un ami, si je ne suis pas au courant, que ladite personne le ramene de l'ecole ou lui propose d'aller prendre un gouter (cas ou il fait du velo devant la maison par ex).
- On s'entraine regulierement ts les deux (boxe, pieds poings depuis qu'il a 7 ans, mais sous forme de jeux), mine de rien, cela renforce son mental et sa confiance en soi (tjs ds le respect et jamais pour rien s'il doit se servir de ce qu'il sait deja)

Pour l'instant, mes deux enfants sont attentifs sans etre parano et connaissent les regles de base.

Voila je voulais vous faire partager mon experience de pere et comment j'ai tenté d'aborder ces risques avec eux.
Maintenant, le risque est tjs omnipresent dans notre societe aussi, mon axe à moi est la prevention via la communication et l'echange ainsi que un apprentissage des reactions à avoir. C'est surement tres loin d'etre parfait mais c'est deja ca...dsl pour la longueur du mail...

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 23 mai 2008 à 12:52:08
J'ai un voisin, un ami d'enfance même, qui a été contraint à 10 ans de faire une féllation à un autre jeune de 13 ans d'un quartier voisin... le deal c'était tu me s*** et échange je te donnerai ma console de jeux...  ::)

Comme mon voisin était un enfant très timide, qui avait très peu confiance en lui, et que l'autre lui semblait plus fort (alors que pour nous c'était vraiment ce qu'on appelle une m*rde), il a cédé... pas de père à la maison, une mère alcoolique et toujours au boulot, il ne savait pas comment réagir. A l'école il était déjà la risée de beaucoup de petit c*n qui se faisait les dents de laits sur les plus faibles...

[J'ai retiré une partie de ce que j'avais écris parceque forum ouvert au public]

Aujourd'hui il vit à l'étranger.

-------------------------------------------------------------------------------------------

J'ai une copine qui s'est fait violé aussi par son ex. Ils avaient vécu une relation passionnelle (je t'aime/je te déteste) depuis leur 15 ans et elle avait fini par le quitter parcequ'il la trompait tout le temps. Un après midi il est venu chez elle pendant que sa mère était au travail pour discuter, pour "recoller les morceaux", promettre la lune etc... Elle l'a envoyé bouler et ça ne lui a pas plus. Sous le coup de la frustration il l'a roué de coups de poings et l'a violé... le lendemain il était chez elle pour s'excuser... elle lui a quand même ouvert la porte. Elle a voulu porter plainte 15 jours après et puis comme la police a semblé ne pas la croire (elle n'avait plus de bleus), que le gars l'a supplié de ne pas l'envoyer en prison elle a cédé et a retiré sa plainte.
[...]
-------------------------------------------------------------------------------------------

[...]

Voilà deux témoignages réels que vous pouvez par exemple cité en exemple aux personnes que vous souhaitez sensibiliser à cette question. A vous de voir.

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 23 mai 2008 à 17:17:07
Chad  (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/20sur20.gif)
Tu as très bien expliqué  :doubleup:

Bullysson...vraiment tristes tes histoires, qui plus est trop tendance à se répéter :-[

@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 23 mai 2008 à 18:19:42
[Bullysson...vraiment tristes tes histoires, qui plus est trop tendance à se répéter :-[

C'est triste oui, et quand tu creuses un peu en discutant autour de toi, tu te rends compte que presque 1 fille sur 4 à 25 ans a connu une expérience qui pourrait être défini comme un viol... je balance un chiffre comme ça (1 sur 4) mais sincérement j'ai eu envie de mettre plus tant ces agressions sont répandues autour de moi. Entre les garçons qui forcent leur petite amie la première fois, les viols après avoir fait boire et fumer la fille (ou excta et coke aussi ça peut commencer très jeune), les guet-apens etc...

L'une des filles de l'émission racontait son histoire, c'est aussi dur :

Agée de 15 ans elle était amoureuse d'un garçon du même âge. Les parents des deux familles se connaissaient et se fréquentaient. Un été ils ont envoyé leurs enfants en vacances chez les grands parents du garçon. Arrivée sur place la jeune fille fait aussi la connaissance de ses copains, un peu plus vieux (16 à 19 ans). Elle commence à sortir avec le garçon, ils commencent timidement leur vie amoureuse par des bisous bisous.
Voyant ça le plus vieux du groupe ce moque du jeune garçon et attrappe sa copine de force devant lui "pour lui montrer comment faut faire"... à ce moment là la jeune fille qui témoigne sur le plateau TV raconte qu'elle est déjà plus ou moins traumatisée.
Le lendemain ou le surlendemain elle part en fôret avec les petites soeurs des garçons qui sont beaucoup plus jeunes (7/10 ans).
A son retour son petit copain restés avec les autres grands frêres s'en prend à elle en lui disant qu'elle est nulle, c*nne etc..
Et c'est là que le plus agé (19 ans) des garçons l'entraine en forêt avec deux autres copains, ils boivent une bière, fument un peu et d'un seul coup... elle raconte que c'est le trou noir total... elle s'est retrouvée par terre avec un garçon en train de la pénétrer en rigolant, un autre qui la touchait et le troisième qui regardait...
Bien évidemment elle en est sorti totalement traumatisée, sans aucun repaire, c'était sa première fois ! Elle n'a jamais porter plainte et n'a oser en parler à son père pour la première fois que 9 ens plus tard  ::)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 23 mai 2008 à 20:53:49
Salut, Salut,
 
J'ai une expérience de presque 10 ans en tant que travailleur social, j'ai rencontré pas mal d'hommes et de femmes qui ont été à un moment ou un autre victimes d'agressions sexuelles ou de viols.
J'ai rencontré quelques agresseurs aussi mais ceux-là dorment en zonzon aussi grâce à moi.
Je suis assez sensibilisé à cette question pour avoir vu les ravages que cela suscite chez les victimes parfois plusieurs décennies.
Quand je suis devenu papa la première fois il y a 4 ans et la deuxième fois il y a 2 ans, je vous avoue que je me suis longuement interrogé sur ce que je pouvais mettre en place pour les protéger.

Voilà rapidement une partie de mes réflexions:
Je suis le SEUL responsable de la sécurité de mes enfants jusqu'à leurs 12 ans donc à moi de les protéger de tous les prédateurs. Après ils commencent à prendre leur autonomie et il est parfois trop tard pour inculquer certains trucs.
Jusqu'à 12 ans, je vais les aider à avoir une bonne estime d'eux-mêmes, leur transmettre certaines valeurs. Bref, je vais essayer d'en faire des enfants les plus équilibrés possibles.
Pourquoi me direz-vous?
La plupart des victimes que j'ai rencontrées avaient une faille psychologique, un père absent ou maltraitant etc... Bref quelque chose qui les a rendus fragile à un moment ou un autre. Y a pas de secret, c'est à cause de cette faille qu'elles ont été spottées par leurs agresseurs qui ont su utiliser cette faille.
Après 12 ans, je vais travailler plus avec eux l'aspect SP: ne pas faire des choses stupides avec des gens stupides dans des endroits stupides.

Pour la partie SD, le travail est déjà commencé. Mon fiston maîtrise déjà le Chin-Jab et à compris le principe du bras réactif, le tout sous forme de jeux avec moi. Là, où je suis super étonné c'est que ma petite de 2 ans, qui a assisté à ces "séances", l'autre jour a couru vers moi alors que j'étais à genoux. Je pensais naïvement que c'était pour faire un câlin mais elle m'a asséné un Chin-Jab avec un sourire jusqu'aux oreilles, je venais de passer une demi-heure avec son frangin à chahuter!!!!.
Une fois que celà sera rentré, viendra l'apprentissage de QUAND utiliser la boîte à baffes. Je crois que c'est le Manitou qui avait résumé ainsi: tu tapes quand tu as peur pas quand tu es fâché. Je trouve cette phrase très juste.

Après la société évolue, je sais que je risque de passer pour un vieux croûton mais quand je vois jusqu'où certaines gamines sont près à aller lors d'un simple flirt, cela me fout les miquettes.

A+

Stéphane
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: caton le 23 mai 2008 à 23:59:11
Et, sans vouloir faire dans la surenchére pessimiste, souvenons nous que les agréssions sexuelles ne touchent pas que les filles.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 24 mai 2008 à 08:55:50
Bjr,
Je partage tous les avis ici ;)

Caton tu as parfaitement raison...malheureusement aussi  ;)

Sharky  :doubleup:

Effectivement vu aussi des gamines de 12 ans~ se bouffant le museau avec des mioches du même age...doivent pas être bien dans leur tête :( :-[
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 24 mai 2008 à 09:49:46
Et, sans vouloir faire dans la surenchére pessimiste, souvenons nous que les agréssions sexuelles ne touchent pas que les filles.

Oui c'est vrai. Le but de ce topic est plus d'attirer l'attention, de provoquer une prise de conscience sur le fait que l'âge où une femme (une fille) a le plus de risque d'être agressé sexuellement est peut être quand elle est adolescente ou jeune adulte, par des jeunes garçons/hommes du même âge.

Donc plus tôt on sensibilisera (de quelle manière ? c'est aussi le but du topic) et plus on aura de chance d'éviter ça.

Les jeunes garçons peuvent aussi être victimes de viols, tout le monde peut l'être mais en général l'exposition à ce type de risque dans ce cas arrive plus tôt (0 à 13 ans) et on parlera plus de pédophilie. C'est encore une autre problématique bien spécifique. On en a déjà parlé aussi il me semble dans Survie Urbaine.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chad le 24 mai 2008 à 10:01:17
Un autre truc aussi dont j'ai d'ailleurs parlé à ma fille hier, est le GHB...une p...tain de drogue qui fait des ravages comme chacun sait...et qui plus est, mélangée à l'alcool, provoque des pertes de conscience, trous noirs etc...avec une amnésie partielle ou totale le lendemain: donc bien communiquer aux jeunes filles et jeunes garçons de surveiller son verre et de ne pas en accepter d'inconnus.

Voila une des dangerosités du net si une bande d'ados sans respect s'y promènent (1er lien trouvé sur google en tapant ghb), la phrase en gras n'est pas, je trouve, des plus préventives, sur l'utilisation détournée de cette substance et, est des plus insidieuses pour des ados qui liraient ce résumé (ca peut prêter à confusion, surtout la dernière phrase); ou est-ce que c'est moi qui devient parano?!

"LE GHB ou drogue du viol.


Le GHB ou acide gamma hydro butyrique est un produit stupéfiant que les consommateurs utilisent pour favoriser des relations sexuelles " forcées ". Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle, les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles garderaient inconstamment le souvenir. Le produit serait parfois mis dans les boissons à l'insu des consommatrices. Il s'ensuivrait des relations sexuelles " consentantes " et débridées." >:( >:( >:(

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 24 mai 2008 à 21:12:27
Au début de l'été 2001, chez un copain qui habitait dans une cité, je suis descendu avec lui dans sa cave pour l'aider à monter un truc assez lourd dans son apart. Une fois dans le sous sol de son immeuble, on entend des gémissements assez forts dans un box à une dizaine de mètres. Mon pote appelle pour savoir si c'est quelqu'un qui a besoin d'aide, pousse la barrière du box d'où semblent venir les bruits, et je vous raconte pas comment il a soudainement blanchi une fois la lumière allumée. Se trouvait devant nous une fille de notre âge environ, déshabillée, couverte de bleus et attachée par les mains avec du fil de fer à un moteur de bagnole posé par terre. On la détache, on la couvre avec ce qu'on trouve et on la porte (trop faible pour marcher) jusqu'à l'intérieur de l'immeuble, en remerciant qui de droit que personne ne soit à proximité pour nous voir.

La fille était pas trop rassurée de se voir trimballée comme ça mais ne s'est même pas débattue. Une fois dans l'apart de mon pote, sa soeur lui prête des fringues, et on essaye d'entamer le dialogue pour savoir ce qu'elle foutait là, ce qui lui était arrivé: elle nous raconte tant bien que mal (non seulement elle était dans les vapes (on a appris plus tard qu'elle avait été droguée) mais elle ne parlait pas très bien le français à l'époque, en plus d'avoir la mâchoire enflée et le visage tuméfié) qu'elle avait passé presque 2 jours dans cette cave, sans plus de détails. Mon pote me prend à part et me dit qu'il connait le gars qui occupe le box où on l'a trouvée: un gars de 19-20 ans à l'époque qui vit un palier plus bas. Là je me dis qu'on a eu de la chance de pas le croiser dans l'immeuble en remontant.

Finalement, la fille demande timidement si elle peut téléphoner. Elle appelle chez elle, on dit aux parents qu'on a appelé une ambulance et qu'on les rappelle pour leur dire où venir la chercher. La journée se finit aux urgences du Tripode, la famille parle aux flics et parlemente avec la fille pour qu'elle parle (je sais pas comment ils ont fait, mais ils ont assuré vu comment elle avait peur), et finalement, elle parle. Mon copain donne le nom du gars qui occupe la cave, qui sera arrêté le soir même à son boulot (devant ses collègues, bien fait pour sa gueule).

On a appris les détails le lendemain quand on lui a rendu visite pour savoir comment elle se remettait: elle nous a tout raconté comme ça, sans qu'on lui demande rien, comme si elle aurait explosé sans ça: elle s'était faite chopper dans la rue par 2 mecs sacs à marde qui l'ont cognée jusqu'à l'assomer et elle s'est réveillée dans la cave pendant que l'un d'eux la violait et l'autre la tenait. Elle a été rouée de coups, brûlée au briquet,scarifiée au couteau, droguée avec je sais plus quoi (de l'héro me semble-t-il), intimidée, menacée de mort, tout ça pendant presque 2 jours. Moi j'avais l'estomac qui faisait du yoyo, mon pote lui se sentait tout de même plus à l'aise vis-à-vis du "proche" qu'il avait balancé, mais n'en menait pas large non plus.

Commença alors un été quasiment infernal pour elle puisqu'il consista à remonter la pente. Elle était anglaise (et l'est toujours d'ailleurs) et venait en vacances pour la première fois en France chez son grand-père. Du coup, elle ne connaissait pour ainsi dire personne in situ, alors on lui a prété nos potes ainsi que nos personnes. On l'a couvée et soutenue pendant presque 3 mois, jusqu'au procès, au cours duquel les 2 erreurs de la nature qui lui avaient fait du mal on pris chacun 15 ans dont 3 avec sursis pour viol en réunion, acte de barbarie en réunion, détention et usage de drogue, résistance à arrestation, recel d'objets volés, et d'autres que j'ai oublié. ce que j'ai pas oublié, c'est qu'ils n'ont pas pris assez à mes yeux >:(.

Depuis cette affaire, la demoiselle s'est reconstuite en faisant preuve d'un courage qui lui vaut mon admiration la plus sincère, puisqu'elle arrive à en parler sans même trembler maintenant, et revient en France quasiment à chaque fois qu'elle est en vacances. C'est une amie précieuse doublée d'une fille adorable qui ne méritait vraiment pas ça. C'est écoeurant de voir comme ce genre de choses ne touche que les personnes qui n'ont vraiment rien demandé >:(

Si vous avez des personnes qui ont subi ce genre de choses dans leurs vies, c'est sûrement plus facile à dire qu'à faire mais incitez les à en parler: si votre vie était un grand jardin, ce genre d'expérience serait une mine antipersonnelle: si vous l'enterrez, un jour vous l'oublierez, certes, mais vous finirez tôt ou tard par marcher dessus, et là le souvenir va faire mal. Je suis absolument sûr que ce qui a fait tenir ma très estimée amie est le fait de s'être forcée à parler, d'avoir exprimé ses sentiments et d'avoir combattu ceux qui n'étaient pas légitimes comme la culpabilité (et en plus, parler avec nous a quasiment gommé son accent brittish).

Aujourd'hui, elle donne de son temps libre dans une association de victimes de viols à Londres, pour les aider à surmonter les épreuves qui les attendent, car le viol n'est que la première épreuve, et peut-être pas la plus dure pour tout le monde...

Voilà mon retour d'expérience, qui se veut plus une éloge de cette demoiselle adorable et admirable de force qui m'a fait l'honneur et le privilège de devenir mon amie. (D'autant plus qu'elle m'a filé des cours de guitare gratos ;D)

(ouf! fini! :blink:) Seb, qui va passer son permis de chasse avant 2016...

PS: désolé pour la concordance des temps de mon récit, j'ai tendance à perdre mon français quand je parle de cette histoire.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 24 mai 2008 à 21:38:52
Moi j'ai qu'un truc à dire Seb : Merci !

Merci de nous rapporter cette histoire qui t'a émue et je te comprends, merci de l'avoir aidé, et merci de continuer à la soutenir.

Je te dis merci parceque comme tu as pu le comprendre j'ai aussi dans mon entourage des amies qui ont été violées, et je comprends ta rage et tes envies de vengeance.  Mais bon il y a une justice et on doit s'y tenir.

Ce type de "kidnapping" existe bel et bien en banlieue, c'est des choses qui existent et il faut le savoir. Malheureusement ton amie n'est pas la première et ne sera sûrement pas la dernière. Une jeune fille/femme qui marche seule n'est pas à l'abri. Une voiture qui ralentit, un garçon qui demande une cigarette, voir carrément qui sort une arme pour faire monter la fille à l'arrière de force ou dans le coffre ça existe. Les séquestration dans des caves ou des appartements laissés à l'abandon ça existe.
C'est comme l'histoire de la jeune fille abordée dans la rue par un inconnu qui l'accoste poliement, puis qui lui propose de fumer sur un joint un marchant et qui la tire brusquement dans un hall d'immeuble pour la violée en la menaçant d'une lame.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 24 mai 2008 à 22:44:17
Bsr,
Platypus bravo pour tes réactions et ton cran  :doubleup:

Quelle dure expérience pour cette jeune personne. :'(

Ce qui encore plus courageux, c'est qu'elle a su transformer ces tristes moments en une action positive pour aider d'autres personnes.  :doubleup:

Chad pour le GHB j'ai appris à ma fille de ne pas boire dans un verre entamée qui plus est resté sans aucune surveillance permettant l'introduction de cette m*rde.

Ni boire quoi que ce soit proposé par un tiers.

@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 24 mai 2008 à 22:50:30
BULLYSSON, j'ai pas vraiment l'intention d'aller buter qui que ce soit, rassure toi, même si mon ressentiment est d'autant plus fort que je tiens à la demoiselle dont j'ai narré la mésaventure. Ceux qui me connaissent savent que je suis un vrai nounours en fait.

Ce qui est sûr, c'est qu'à leur sortie, si ces mecs la cherchent ou cherchent mon pote qui a aidé à les mettre en cabane, il me trouveront pas loin, et je serais pas seul...

K9, dans l'histoire, outre la victime, c'est plus mon pote qui est à féliciter pour son cran, parce qu'il a dénoncé un gars de son quartier qui avait tout un tas de potes pas tibulaires mais presque, et aujourd'hui encore il vit sur un siège éjectable qui pourrait s'avérer foireux si jamais ça se savait... Moi j'ai surtout fait du soutien, et tous mes potos sont à féliciter, j'y serais peut-être pas arrivé sans eux :doubleup:

Sur ce, bonne nuitée !! ;D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: caton le 24 mai 2008 à 23:01:11
Juste pour expliciter un peu mon intervention BULLYSSON, simplifier la notion de viol à une "pénétration" me semble un peu réducteur.  Amaha, il faudrait plus élargir cela aux "abus sexuels" qui touchent malheureusement beaucoup plus de jeunes que l'on ne croit.

Pour un garçon se rajoute une sorte de "deuxième honte" à le dire et, du coup, un enfouissement mental qui peut perdurer de nombreuses années.

La loie fixe, dit-on, la majorité sexuelle à 15 ans révolus mais tout est affaire de maturité. Et cela ne se défini pas à partir d'un calendrier.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Woodrunner le 25 mai 2008 à 01:10:59
Des gars comme ça faudrait les castrer avec un rabot (pas aiguisé) ou les tuer à coup de chaussette,  et encore c'est pas assez long!  >:(  >:(  La justice est trop clémente pour ces genres d'histoire, je suis pour le pilori et la vendicte populaire parfois!
Je n'arrive pas à comprendre le comportement de ce genre de m*rde, je comprend pas le plaisir de torturer, violer, détruire une vie sur la longueur,............. ^-^

J'ai des soeurs, des cousines, une mère, des copines, (comme tout le monde,...) et je sais pas quelle serait ma réaction en cas d'un problème de ce genre!?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Crocuta crocuta le 25 mai 2008 à 02:33:55

J'ai des soeurs, des cousines, une mère, des copines, (comme tout le monde,...) et je sais pas quelle serait ma réaction en cas d'un problème de ce genre!?

J'ai vécu un truc du genre, et je pense que tu ferais mieux de ne pas penser à ce dont tu deviendrais capable, ya de quoi s'effrayer soi-même  ^-^
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 25 mai 2008 à 07:09:35
Bjr,
Tout ça à cause d'un morceau de viande entre les jambes et d'un cerveau taré entre les oreilles...l'homme est bien le prédateur de l'humain et de la Nature. :-[ :'(

Schlomo...pas facile de se reconstruire après de tels actes. :-[

@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 25 mai 2008 à 12:46:26
Effectivement, le soutien des victime n'est pas chose aisée. De par mon expérience j'ai pu expérimenter différentes méthodes, aux efficacités variées. Je prétend absolument pas avoir trouvé la méthode miracle, mais bon:

_Le dialogue: je le met en premier car c'est la clé de voûte du "programme". Une victime est un réservoir bouillonnant d'émotions toutes plus diverses que contradictoires et violentes. Lui faire exprimer ces émotions lui permet d'une part de réaliser ce qu'elle ressent, et d'autre part de faire le tri dans ce qu'elle garde et ce qu'elle jette. Sur ce dernier point, l'aide des proches est primordiale; Un autre point important est que la victime voit que son problème n'indifère pas son entourage, et donc qu'elle n'est pas seule dans son coin à porter son fardeau.

_L'attitude: n'importe quel parent ou proche d'une victime aurait tendance à la couver, parfois à outrance, c'est louable mais c'est une erreur. De mes quelques entretiens avec le psy de la copine que j'ai aidé, j'ai retiré certains principes à méditer:
1. la stabilité: si l'attitude des proches change du tout au tout du jour au lendemain, l'univers de la victime est chamboulé, voire s'effondre de son point de vue. Ca rassure la victime de sentir que certaines choses sont immuables au sein de sa famille, que ses repères sont toujours là.
2. la distance: une victime surcouvée étouffe ! mon amie a été un peu trop chouchoutée dans les premiers jours et l'a plutôt mal vécu. Il faut penser à laisser respirer la victime.
3. le discours: éviter le discours d'apitoiement genre "pov'biquette, te voilà traumatisé(e) à vie": ça enfonce la victime dans la déprime (je le confirme pour l'avoir vu). J'ai pu constater qu'une attitude plus pragmatique genre "t'es tombé(e), tu morfles, mais va falloir te relever avant de prendre racine" était plus efficace.

_La confiance: une victime aura du mal à accorder sa confiance. Patience, patience, patience ! à vous de vous montrer d'une fiabilité à toute épreuve en toute circonstance, ce qui inclut une disponibilité de tous les instants. J'ai ainsi passé quelques heures au téléphone avec mon amie au beau milieu de la nuit parce qu'elle faisait des cauchemars ou bien n'arrivait tout simplement pas à dormir. On a aussi mis du temps à lui faire accepter de sortir en groupe, et plus longtemps encore à sortir uniquement entourée de mecs: même si la victime a conscience d'être en sécurité, une partie d'elle même a toujours peur. Le seul remède est la patience.

Il est à noter que cette méthode a marché avec mon amie surement parce qu'elle a une force intérieure et un courage hors du commun. Le bilan de l'histoire, je crois que tout ça l'a en définitive rendue à la fois plus forte et plus fragile... étrange comme sentiment :-\
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 25 mai 2008 à 13:12:01
BULLYSSON, j'ai pas vraiment l'intention d'aller buter qui que ce soit, rassure toi, même si mon ressentiment est d'autant plus fort que je tiens à la demoiselle dont j'ai narré la mésaventure. Ceux qui me connaissent savent que je suis un vrai nounours en fait.

Sans parler de le buter, chacun fait ce qu'il a à faire.
Mais ce forum étant ouvert au public, on se doit de rappeler que le Loi Française interdit de se faire justice soi-même.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 25 mai 2008 à 23:03:32
Platypus (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0014.gif)

(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0028.gif)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chad le 26 mai 2008 à 09:07:19
Sans parler de le buter, chacun fait ce qu'il a à faire.
Mais ce forum étant ouvert au public, on se doit de rappeler que le Loi Française interdit de se faire justice soi-même.

C'est bien dommage dans ce cas de figure...cela dit tu as raison de le rappeler.
Il y a qq années, au Texas, (peut-etre ceratins se souviendront), 2 m...es ont violé une jeune femme. L'etat Texan leur ont donné le choix:
- soit Perpete
- soit Castration chirurgicale

Je trouve que la loi française de vrait être ré-amenagée dans ce sens. Pour infos, je crois me rappeler qu'ils ont choisi la 2eme solution.

Si ces m...es qui se permettent de violer savaient qu'on les leur couperaient je pense qu'ils y réfléchiraient à 2 fois...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 26 mai 2008 à 10:38:39
malheureusement il semble que l'exemplarité des peines ait de grosses limites, mais au moins ça évite les récidives... Dans certains cas j'aurais tendance a être plus expéditif (mais c'est loin d'être le sujet du forum quoique la loi d'une société soit un des paramétre de sa survie)....

Berhthramm qui regrette la justice des Ducs... ;)

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: manu3259 le 26 mai 2008 à 10:39:55
Mouais bon je ne parlerais pas des sanctions éventuelles pour les violeurs, sujet glissant.
Effectivement il me semble que les cas de viols sont plus nombreux qu'on ne le pense. 1 sur 4 comme la dit Bullysson ça me parait beaucoup, mais c'est possible.
Je connais une personne qui a été victime d'attouchements répétés durant son enfance et son adolescence par son grand père, qui a par la suite continué avec sa plus jeune soeur. ça s'est passé il y a près de 20 ans environ, mais elle est encore incapable d'en parler sans pleurer.
C'est juste les faits, je ne dit pas ce que je pense de ce grand père qui est mort depuis et reste une personnalité "tres bien" aux yeux de la communauté, ni de l'ensemble de la famille qui a fermé les yeux une fois la vérité dévoilée;
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 26 mai 2008 à 10:42:28
Bonjour,

PAS DE POLITIQUE SVP, MERCI ;)

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Schlomo le 26 mai 2008 à 11:28:17
Salut

Tu le crois vraiment ? le viol comme la violence a de multiples facettes  :o

@pluche

J.Phil.

Tafdac,

C'est plus compliqué que cela, les violeurs et criminels sexuels  peuvent éprouver de la "satifaction" non pas par l'acte lui même, mais surtout par le fait de ressentir la domination totale sur leur leur victime qui est devenue un objet à leur yeux.

La pulsion destructrice ne s évanouit pas forcement  avec la castration elle sera "détournée" "transposée" "sublimée"  le criminels excercera sa domination de façon  différente, pouvant aller jusqu'au meurtre de sa victime.

A l'occasion d'un festival de films j'ai rencontré en 2006  Stéphane Bourgoin, le spécialiste francais des tueurs en séries, dont la majorité agissent sous l'influence de pulsions sexuelles, je vous recommande ses ouvrages  pour la compréhension de ce type d'agression.

http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Bourgoin

http://www.au-troisieme-oeil.com/php/intro.php

http://www.fluctuat.net/livres/paris99/interv/bourgo.htm
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 27 mai 2008 à 16:13:28
S 'est " marrant ", je viens de constaté que se sont les " mecs " du forum qui parle de viol   :blink:. Les fiiles ne se sentent pas consernée ?  :huh:

Histoire d' avoir un point de vu féminine sur le viol, j' ai repris un texte sur un blog d' une fille, traîtent le sujet  ;) ( Je vais également éssayé de l' invité, sur ce poste, pour avoir son point de vue et peux etre des ces copinnes  ;). Je ne promet rien, mais cette personne me semble " sensible " sur le sujet, et je trouve intérressant d' avoir sa vision des choses  ;) )

AVERTISSEMENT: parole pouvant choqué les jeunes lecteurs
Citer
Jusque là, j'ai parlé de sexe désiré, de plaisir, d'amour, mais on oublie aussi que parfois cela peut êtree horrible. Le viol est un fléau qui touche des millions de femmes dans le monde, et le pire, c'est qu'on y peut rien. Des gens trouvent intéressant de forcer une femme (ou un homme) à avoir des rapports sexuels avec eux. Parfois, cela peut même tourner à la tournante, vous savez plusieurs violeurs violant une ou plusieurs femmes. Je reprends l'histoire vrai d'un viol que j'ai lu et qui m'a dégouté :

Lucie est une lycéene agée de 16 ans ! Elle est folle amoureuse de Jason, un terminal ES de 19 ans! Mais elle n'ose l'approcher ! Un jour, en discotheque Lucie le rencontre par hasard sur la piste de danse ! Ils dansent sensuellement ! Lucie est aux anges ! Plutard Jason lui propose de lui offrir une coupe de champagne! Elle accepte! Elle n'aurait jamais cru qu'un jour son rêve se réaliserait ! Lucie reste sur la piste de danse pendant Jason lui va chercher les verres ! Elle ne remarque rien ... Lucie boit son verre ! Elle a une confiance aveugle envers Jason ! A la fin de la soirée, Lucie n'a plus conscience de rien ! Elle plane ! Jason entraine Lucie dans sa voiture ! Lucie se débat comme elle peut ! Mais elle est sous l'effet de la drogue! Jason la viole! Il appelle ensuite ses copains ! Lucie ne peut s'échapper! Elle est attachée ! Un autre la viole puis 2 puis 3 ! En tout 9 garçons l'ont violée !! Ils lui enfonce des objets de 17 cm dans le vagin ! Un des garçon a essayé de lui enfoncé un bout de bois ! Un autre une bouteille de champagne ! Ils l'obligent à leur faire des félations, a se sucer les levres de son sexe, ils lui font faire des choses inssancées !! Elle n'en peut plus ... Elle pleure, elle crie, elle prie pour que quelqu'un l'entende ... Mais rien ... Le matin se lève et Lucie est toujours entre les mains des hommes ... Elle est insultée de "Sale put**n" de "Fille Facile" de "sal*pe" .. Elle est a bout! Elle n'entend que des "T'aime ça!!?Hein ? Ouais dit le que tu aimes ça !.." Quelques heures plus tard, ils jettent le corps nu et abimé de Lucie dans un fossé en pleine campagne ! Lucie crie ! Elle est incapable de marché .... et elle s'évanouit ! Quand elle se réveille, elle est a l'hopital ! Ses parents et son frere sont auprés d'elle ... Sa mère est en larmes et son père en colère ! Le médecin, lui apprend qu'elle est dans le coma depuis 2 mois ! Et qu'elle est enceinte ! Lucie veut mourir ! Elle se sent sale, humiliée... Son père lui apprend que les garçons ont été retrouvés! En effet pendant que Lucie se faisait violée quelqu'un avait tout entendu mais il n'osait l'aider ! Le procés devait avoir lieu dans 2 jours! Ce jour là, le tribunal libére les garçon pour fautes de preuves ! Lucie n'en croit pas ses oreilles ! Ses parents n'ont plus ! Le soir même, Lucie dégoutée par la vie...
se suicide...

C'est une cruelle histoire que voici, et ce n'est pas seule que j'ai pu lire. Qu'est-ce qui avait poussé ces garçons à faire ce genre de chose ? L'industrie du sexe, la mauvaise influence. Je dirais une dégénérescence de leur cerveau malade, en proie à des pulsions primaire dues à une impuissance sexuels et une envie de soumission perverses. Les violeurs méritent de ressentir ce que leurs victimes ont ressenti : l'humiliation, la peur, la haine, la souffrance. Et de plus, il s'imagine que les filles ont apprécié. Mais arrêter de prendre les femmes pour des objets et surtout pour des s*l*p*s. Condamnons ensemble ces violeurs qui soit hommes ou femmes !Soutenons les victimes dans leur infini souffrance ! Ce n'est pas de leur faute, mais elles sont tout de même les victimes ! La justice a ses limites, elle condamne, mais ici, l'insuffisance des preuves à libérer les violeurs et provoquer le suicide d'une énième victime.

Stop au viol, Stop au violeur
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 27 mai 2008 à 16:50:28
Bsr,
Le papat ben dis donc quelle triste & dure histoire vécue :(  :down:

Une vie détruite et une famille en piteux état :ohmy:

Oui invites cette demoiselle à venir expliquer ce qu'elle vit :up:

@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 27 mai 2008 à 17:24:51
Cela rappelle encore une fois que pour se sortir d'une situation qui va avoir de toute façon des conséquences sur le reste de sa vie, il faut faire TRES MAL à son/ses agresseur(s). Je me garderai bien de commenter le cas tragique de cette jeune fille.

On abordait encore la question hier soir dans les vestiaires, comment convaincre ses jeunes filles de la nécessité de se familiariser avec les principes basiques de la SP, comment les convaincre qu'il faudra peut être faire TRES MAL pour ne pas souffrir encore plus ?

On en a déjà parlé, pas de formule magique, mais on a la chance et le privilège d'avoir l'apport de gens de très grandes qualités sur ce forum. Alors autant que ces demoiselles et dames en profitent.. il y a des stages, des bouquins, et même des cours réguliers pour celles qui seront vraiment motivées.  ;)

A+

Take Care

et Gardez le sourire.

Dav'


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 27 mai 2008 à 17:27:18
Citer
Oui invites cette demoiselle à venir expliquer ce qu'elle vit


Se n' est pas son " expèrience "  ;). La jeune fille, si j' ai bien compris, s' est suicidé  :'(

J' ai lancer l' invit  ;). Quelque chose me dit qu' on vas " apprendre " avec elle, ou ces copinnes  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kinette le 27 mai 2008 à 18:50:55
S 'est " marrant ", je viens de constaté que se sont les " mecs " du forum qui parle de viol   :blink:. Les fiiles ne se sentent pas consernée ?  :huh:
Hello,
Déjà, il me semble qu'il y a plus d'hommes ici ;)

Se sentir concernée: oui. Après j'avoue ne pas avoir grand chose à dire sur le sujet, et n'ai côtoyé (à ma connaissance) personne de près ayant eu ce genre d'agression.
J'avoue avoir eu la chance d'avoir pu enfant jouir d'une certaine liberté que n'ont peut-être plus les enfants actuellement: pouvoir partir me promener à vélo, aller à l'école à pied, faire un stage avec des adultes... je partais régulièrement faire des sorties ornithologiques avec un vieux monsieur, je rentrais de l'école avec mon instit. qui m'invitait parfois chez lui...
Evidemment j'étais informée sur le sujet. Ayant pas mal de caractère, je répondais invariablement que si quelqu'un voulait m'embêter je ne me laisserai pas faire. Ensuite, entre ce qu'on imagine et la réalité... ceci dit je me suis surprise à avoir des réactions rapides et violentes dans des cas où je me suis sentie menacée.

De toute façon, je ne pense pas que se confiner chez soi soit la meilleure solution... je comprends toutefois les parents, qui ont peur pour leurs enfants.
Cordialement,
K
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 27 mai 2008 à 19:45:02
Un ajout pendant que j'y pense: j'ai eu des echos de diverses histoires de viols en boîtes de nuit à base de verres abandonnés qui se retrouvaient miraculeusement plein de GHB... Il paraît que la tendance serait maintenant aux coctails GHB + stérilisants pour chevaux :'( non seulement ces déchets violent, mais en plus rendent leurs victimes stériles AD VITAM pour qu'elles ne tombent pas enceintes et empêcher de remonter à eux via l'ADN >:(

Attention mesdemoiselles... surveillez vos verres en boîte !! et surtout surveillez vous les unes les autres: plusieurs pairs d'yeux valent mieux qu'une seule à demi ouverte !!!

Pour faire echo à Woodrunner et son rabot pas aiguisé, perso j'ai souvent rêvé de chalumeaux spéléologues ::)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 27 mai 2008 à 20:21:19
Citer
Attention mesdemoiselles... surveillez vos verres en boîte !! et surtout surveillez vous les unes les autres: plusieurs pairs d'yeux valent mieux qu'une seule à demi ouverte !!!

Un conseil qu' on m' a donner, dans ma jeunesse, toujours sortir en groupe ( des gens qu' on connaît bien, biensûr  ;) ). Je connaît une grande blonde aux yeux bleu, qui a été " sauver " grâce à cette technique  :). Des s*l*pars lui ont mis du GHB dans son verre, mais ces ami( e )s se sont aperçu a temps de son etat, pour lui évité le pire ( Et se n' était pas loin  :'(, cette bande de charognes etaient déjas dessus  >:( ).

Autre conseil, ne jamais quitter son verre / bouteille de l' oeil ( l' avoir en permanance dans les mains ) et demander aux seveurs de vous décapsuler la bouteille devant vous  ;) ( Reffuser les bouteilles déjas ouvertes. Ne JAMAIS faire confiance aux personnels de boîtes de nuits, enfin dans ma région  :( )
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ipphy le 27 mai 2008 à 20:41:44
Un ajout pendant que j'y pense: j'ai eu des echos de diverses histoires de viols en boîtes de nuit à base de verres abandonnés qui se retrouvaient miraculeusement plein de GHB... Il paraît que la tendance serait maintenant aux coctails GHB +stérilisants pour  chevaux :'( non seulement ces déchets violent, mais en plus rendent leurs victimes stériles AD VITAM pour qu'elles ne tombent pas enceintes et empêcher de remonter à eux via l'ADN >:(


Le stérilisant c'est une légende urbaine (http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=43844)
Un stérilisant à vie par voie orale en 1 seule prise... ::)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 27 mai 2008 à 20:44:45
Sur? désolé... ça semblait plausible... :-\ mais ça change pas ce que j'ai écrit ensuite... :closedeyes:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Schlomo le 27 mai 2008 à 20:50:29
Un ajout pendant que j'y pense: j'ai eu des echos de diverses histoires de viols en boîtes de nuit à base de verres abandonnés qui se retrouvaient miraculeusement plein de GHB... Il paraît que la tendance serait maintenant aux coctails GHB + stérilisants pour chevaux :'( non seulement ces déchets violent, mais en plus rendent leurs victimes stériles AD VITAM pour qu'elles ne tombent pas enceintes et empêcher de remonter à eux via l'ADN >:(

Attention mesdemoiselles... surveillez vos verres en boîte !! et surtout surveillez vous les unes les autres: plusieurs pairs d'yeux valent mieux qu'une seule à demi ouverte !!!

Pour faire echo à Woodrunner et son rabot pas aiguisé, perso j'ai souvent rêvé de chalumeaux spéléologues ::)

Même sans tomber enceinte, lors d'un viol il y a assez de "traces" pour retrouver un ADN.

Par rapport au GHB cette substance fait perdre la mémoire, ce qui me laisse penser que l'histoire de "Lucie" est plutôt une légende urbaine inspirée de faits malheureusement similaires.

En effet la victime se rapelle de détailes trés précis comme la longueur des objets utilisés pour la violenter ( 17 cm), je ne pense pas qu'on se rapelle de ce genre de détails sous GHB et encore moins qu'on ai la possibilité de le messurer pendant les faits.
Enfin si  on retrouve les aggresseurs ( comme dit dans le recit ) et qu'on a des preuves matérielles comme les objets nommés je pense la culpabilité serait facile à prouver, et que les agresseurs ne resortent pas libres comme dans cette histoire tragique.


Aprés une recherche sur Google je me suis apperçu que cette histoire est reprise sur de nombreux blog , à mon avis méfiance sur la véracité des faits...

CDT



PS Par rapport au stérilisant pour cheveaux tafdac avec iphhy, par contre la Kétamine ets un tranquillisant pour cheveaux souvent détourné à des fins de toxicomanie.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Crocuta crocuta le 28 mai 2008 à 00:37:28
+1 avec Schlomo, je crois pas une seconde à ce texte, pour les mêmes raisons que lui, en y ajoutant une ponctuation que je trouve plutôt étrange, ainsi qu'une histoire somme toute sujette à caution.
Enfin, pas l'histoire elle-même, il est arrivé et il arrivera malheureusement bien pire, mais c'est le tout qui me fait dire : Hoax !
Donc je ne sais pas si cette demoiselle sera à même de nous éclairer grandement sur le sujet, mais c'est vrai que ce serait bien que les trop rares filles ici présentes donnent leur avis  ;)

Et aussi, +5372 avec Bully !
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 28 mai 2008 à 16:40:00
Bon,je vais demander quoi a cette personne  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 28 mai 2008 à 17:15:18
Bon,je vais demander quoi a cette personne  ;)

Par exemple :

Si, comme leurs sujets de conversation le laisse supposer, elles sont sensibilisées à ce type de risque, qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui il n'y ait pas plus de femmes qui s'interressent à la Self Protection selon elles ?

Savent-elles ce qu'est la self Protecion ? quelles différences avec la Self Defense ?

Est ce qu'elles mêmes font quelques recherches là dessus ? Comment essayent elles aujourd'hui de se prémunir contre ce type de risque ?

Est ce qu'elles ont le sentiment que ce qui leurs est proposé un peu partout en matière de SP correspont à leurs attentes ?
si la réponse est non, connaissent elles le forum de David et sa partie survie urbaine ?

etc...

un début d'exemples de questions... après c'est toi qui voit lepapat  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vik le 28 mai 2008 à 17:19:05
Aujourd'hui, elle donne de son temps libre dans une association de victimes de viols à Londres, pour les aider à surmonter les épreuves qui les attendent, car le viol n'est que la première épreuve, et peut-être pas la plus dure pour tout le monde...

salut!
je trouve sa grave que l'on soit obligé de traverser des épreuves terrible pour venir porter secours a des personnes traumatisés non?
en tout cas la fille en question m'épate!!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 28 mai 2008 à 17:56:39
salut!
je trouve sa grave que l'on soit obligé de traverser des épreuves terrible pour venir porter secours a des personnes traumatisés non?
en tout cas la fille en question m'épate!!

Pour reprendre les mots de ma copine (je sais pas si ce sont vraiment les siens, mais je trouve ça vrai):
"pour chaque victime qui craque, c'est un agresseur qui gagne"...
à la victime de voir si elle s'avoue vaincue ou si elle tient tête et affronte son agresseur. Ma copine a choisi son camp et tâche d'en convaincre d'autres, pour qu'il y ait moins de ces raclures dans les rues... parce qu'au final, c'est eux qui sont pas à leur place !!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vik le 28 mai 2008 à 18:04:19
je ne parle pas de ta copine , mais de certaines personne qui ne se souci pas ce qu'il y a autour d'elle et que pour faire se que fais ta copine , il doivent avoir subis un traumatisme (je généralise bien sur)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 28 mai 2008 à 19:26:22
Citer
...un début d'exemples de questions... après c'est toi qui voit lepapat 


Vus qu' elle a reçu l' invitation pour venir sur le forum, et j' espère qu' elle viendra  ;), tu pourra^s lui possé les questions en LIVE  :D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 28 mai 2008 à 19:27:25
 ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 31 mai 2008 à 22:24:14
Bon, suite aux nombreuses discussions que nous avons eu, j'ai posé clairement la question à une copine hier soir (celle qui avait assisté à une agression au couteau dans le métro, j'en avais parlé sur le forum).

1 ) est ce qu'elle serait interressé par l'apprentissage, de principes pouvant améliorer sa sécurité personnelle ?

2) Si, oui pourquoi n'a t-elle jamais fait de démarches pour rechercher un cours de SD, acheter des bouquins etc ?

A la question 1), elle m'a répondu clairement un grand OUI.

A la question 2), et c'est là le plus interressant, elle m'a répondu qu'elle ne savait pas que de tels cours existaient. Biensûr elle a entendu parler des cours traditionnels de self défense genre ju jitsu, karaté, kung fu défense et même krav etc... mais pour ce qu'elle en a vu elle n'a pas été convaincue. Selon elle, les techniques lui sont apparues comme "peu réalisables", "trop compliquées", "pas assez réalistes", "ne ressemblant pas à ce qui se passe lors d'une agression réelle", "mal adaptées pour une femme"...
Pour qu'elle s'inscrive à un cours il faudrait que ce soit à "moins de 30 minutes de chez elle", "qu'il y ait d'autres filles", "que ce soit vraiment utile" (elle a de gros doutes là dessus) et que "ça ne la rende pas parano"...
Je lui ai proposé de participer à un prochain stage et elle m'a répondu "pourquoi pas ?"... Je vais essayer de continuer à la convaincre et de venir avec quelques amies. Wait and see..  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 31 mai 2008 à 22:51:18
Citer
"peu réalisables", "trop compliquées", "pas assez réalistes", "ne ressemblant pas à ce qui se passe lors d'une agression réelle",

Je plussoi  :D. Je pense également comme çà, a part pour le krav, que j' ai pus tester pendant 4 heures, et que je trouve assez réaliste avec ce qui se passe en rue  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 31 mai 2008 à 23:08:30
concernant le krav, je l'interprète comme "pas encore assez"... mais je me trompe peut être, il ne faut pas oublier qu'elle résonne selon son point de vue de femme, avec son gabarit de femme, et selon ce qu'elle vit au quotidien en tant que femme... Elle n'a jamais pratiquer (que de la gymnastique et de la danse), donc elle doit juger sur des reportages qu'elle a vu à la TV, des démos etc...

En discutant avec une autre amie il y a quelques temps de ça déjà, l'idée même d'une frappe poing fermé sur un homme de 80 kg lui semblait absolument iréalisable... j'ajouterai, et pourtant ça pourrait paraitre étonnant que j'ai déjà entendu de la bouche de plusieurs femmes qu'elles ne seraient pas du tout contre l'idée d'apprendre à se servir d'une arme (poing américain, couteau, pique etc..) pour "rééquilibrer" leurs chances et en tenant compte du fait qu'elles se savent beaucoup moins souvent contrôlées (pour ne pas dire jamais) et encore moins fouillées par les forces de police.. donc on est assez loin des idées reçues sur ces questions là déjà.

Je crois que les femmes sont tout à fait conscientes des dangers, et de façon beaucoup plus "saines" que beaucoup de mecs (moins de délire parano, d'esprit combat de coqs)... peut être n'ont-elles tout simplement pas trouver quelque chose qui répondent réellement à leurs attentes, dans l'approche.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Pics (Vincent.D) le 31 mai 2008 à 23:40:53
@BULLYSSON,
Suite à une agression à main armée(tessons de bouteille) et agresseurs multiples dont j'ai été victime(Et dont mon épouse a malheureusement été témoin...)
Je lui ai proposé de suivre un stage de l'ACDS... Beaucoup de questions,beaucoup de stress jusqu'au stage...
Après le stage,je lui ai demandé ce qu'elle en pensait,la réponse a été claire... "On y retourne quand??"
Après une petite analyse du"pourquoi elle avait apprécié le stage" il en est ressortit les points suivant.

1,bein elle avait vu une agression réelle... ça motive!! Avant la question du stage ne se posait même pas!
1bis, Bonne ambiance (important... C'est plus l'idée de se retrouver avec des"barbares" qui la stressait que le stage lui même)
2, Techniques réalistes( pour son gabarit)
3, Analyse et riposte face à des situations possibles( Grosso-modo,comment riposter à une attaque de ninja volants,elle en a rien a battre)
4, Interactivité du stage (ex: coucou,je suis infirmière urgentiste... mon patient se trouve là,il fait ça,je fais quoi??)

Bref, c'est peut-être plus simple d'attirer,une femme dans un stage de ce type,ça ouvre les yeux sur plein de choses... Et ça motive pour s'entraîner de temps en temps dans son coin.
voili,voilou....

@++
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jeremy le 31 mai 2008 à 23:55:55
Bullysson,

T'imagine même pas comme je suis d'accord avec toi.  ;D
Sérieux.
Les femmes ont une vision bien plus réalistes de la self
Les femmes sont prètes à se servir d'armes pour rééquilibrer
Les cours tradi ne sont vraiment pas adaptés au femmes krav y compris.

Petite parenthèse pour le krav: je n'ai jamais vu de mes yeux aucun prof fesant un effort pour adapter ses techniques aux femmes:
vas-y que je les mets aux paos et que je leur fait faire des série gauche droite crochet à main nues: "mais ça fait mal!" "Pour l'instant t'a des mains de fillettes, tu va t'endurcir t'inquiète  ;) "

... Trois moi plus tard...

"des nouvelles de la ptite?"  :lol:

;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: gurkhan le 01 juin 2008 à 00:02:51
j'ai enmené ma compagne au dernier stage à Die et elle a beaucoup aimé. L'élément déclencheur a été une petite altercation que nous avons eu avec un malfaisant dans le métro lyonnais. Depuis le protegor est son ami même si je me demande si elle ne mate pas la plastique de fred en fait  :-\
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 01 juin 2008 à 09:30:26
Bullysson,

T'imagine même pas comme je suis d'accord avec toi.  ;D
Sérieux.
Les femmes ont une vision bien plus réalistes de la self
Les femmes sont prètes à se servir d'armes pour rééquilibrer
Les cours tradi ne sont vraiment pas adaptés au femmes krav y compris.

Petite parenthèse pour le krav: je n'ai jamais vu de mes yeux aucun prof fesant un effort pour adapter ses techniques aux femmes:
vas-y que je les mets aux paos et que je leur fait faire des série gauche droite crochet à main nues: "mais ça fait mal!" "Pour l'instant t'a des mains de fillettes, tu va t'endurcir t'inquiète  ;) "

... Trois moi plus tard...

"des nouvelles de la ptite?"  :lol:

;)

 :-\ :'(

Ta pas dus voire les bons, en la matière  :-\.Je me rappel qu' à BXL, il y avait des filles ( pas des " geurrieres " pourtant ) et qu' elles avaient des cours " adapter " ( S' est mêmme une femme qui s' occupé d' eux  ;) )

ROD peut mieux en parler que moi  :)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 01 juin 2008 à 12:29:27
:-\ :'(

Ta pas dus voire les bons, en la matière  :-\.Je me rappel qu' à BXL, il y avait des filles ( pas des " geurrieres " pourtant ) et qu' elles avaient des cours " adapter " ( S' est mêmme une femme qui s' occupé d' eux  ;) )

ROD peut mieux en parler que moi  :)

Je ne vais pas parler du cours en question puisque je ne le connais pas, je rebondis juste sur ton post... mais selon moi ce n'est pas parceque le cours est donné par une femme, qu'il est mieux adapté, ou que c'est un gage de qualité... mais c'est un bon début je dirai. Ou du moins c'est une preuve, pour peu que l'instructrice en question est vraiment du niveau, que les techniques enseignées peuvent être "maitrisées" par une femme.

Personnellement je me rappelle avoir vu une démo de krav maga où l'une des filles avait un excellent niveau... mais encore une fois, et de la même façon que pour les hommes, avant le style il y a l'individu, et à ce titre certaines femmes sont naturellement plus douées pour le combat que d'autres, c'est une évidence.

Pour revenir au cours, l'important selon moi est ce que l'instructeur(trice) a à transmettre. Si il/elle a de l'expérience, de la technique, de la pédagogie, une énergie contagieuse et un discours en cohérence avec le sujet alors on a tout bon.

J'ai justement une copine qui m'avait fait la réflexion : "une fois au moins, j'aimerai voir une fille qui sait vraiment défoncer un mec !"
Au delà de cette phrase, il faut voir l'attente qu'il y a derrière : être assurée qu'une femme PEUT vraiment mettre hors d'état de nuire un homme.

Il y a beaucoup de filles/femmes qui savent très bien se battre, et qui a poids égal mettraient beaucoup d'hommes "dans une boite". Elles ont plus d'agréssivité, plus de tonicité, plus d'énergie et moins de retenue... et cerise sur la gateau, n'étant que très peu conditionnées par le Combat Rituel de type sportif comme peut l'être un homme qui regarde les combats de boxe à la TV, les films de kung fu, les combat de mma etc.. Elles sont souvent beaucoup plus inventives et beaucoup plus réactives dans leurs actions... pas d'hésitation à tirer les cheveux, mordre, griffer, taper avec des objets etc...

La menace de l'agression, à caractère sexuelle (viol, attouchements), crapuleux (vol de sac, de portable) ou juste sadique (violence gratuite d'un homme frustré devant le refus de ses avances) est quelque chose avait laquelle beaucoup de femmes ont appris à vivre. Elles veulent donc apprendre plus que ce qu'elles savent déjà !
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 01 juin 2008 à 20:47:05
Je...

http://aline112cr.skyrock.com/ (http://aline112cr.skyrock.com/)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: k9 le 01 juin 2008 à 22:16:38
Bsr,
lepapat quel triste lien...j'espère que ce blog lui permettra de se libérer :huh:

Pour ce qui concerne le krav, par chez moi il n'y a pas de souci, les filles viennent & reviennent :up:
@+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jeremy le 02 juin 2008 à 23:08:38
Bsr,
lepapat quel triste lien...j'espère que ce blog lui permettra de se libérer :huh:
Ouai, j'avoue ne pas avoir réussi à lire jusqu'au bout. Trop affreux.

Pour ce qui concerne le krav, par chez moi il n'y a pas de souci, les filles viennent & reviennent :up:
@+
:doubleup: Tant mieux hein.  ;) (Je ne voulais pas non plus faire croire que le krav c'est le pire des trucs ;D )
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 03 juin 2008 à 01:53:22
Ta pas dus voire les bons, en la matière  :-\.Je me rappel qu' à BXL, il y avait des filles ( pas des " geurrieres " pourtant ) et qu' elles avaient des cours " adapter " ( S' est mêmme une femme qui s' occupé d' eux  ;) )

ROD peut mieux en parler que moi  :)
C'était un stage donné par mon pote Thierry Viatour et sa femme Larissa...
http://www.kravmaga.be/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1&lang=fr
Il est clair qu'ils ont toujours eu des filles à leurs stages ou à leurs cours.
Il est clair aussi que Larissa possède un mental au dessus de la moyenne. Sielwolf a du le remarquer quand elle a fraisé Rich au stage en Italie.  :lol:
Je vous rassure il s'agissait d'un malentendu et il n'y a pas eu de mort ou de blessé.  ;D

Désolé, mais tant qu'on verra du sparring pieds poings ou du JJB pur jus dans certains cours de Krav (pas tous heureusement), on aura du mal à y attirer des femmes et même des hommes qui veulent vraiment s'entraîner à la protection personnelle.
Et pourtant chez nous, au cours réguliers, on fait du sparring dans un but éducatif. Le problème ce ne sera jamais l'exercice mais l'encadrement... Quand tu es à 40 dans un cours avec 1 ou 2 instructeurs, ça tourne vite à la boucherie. Chez nous, on est le plus souvent 3 instructeurs pour 5 à 8 élèves...
Et on a une fille qui boxe avec moi (elle était là au stage de Rich)... Mais je ne lui défonce pas la gueule non plus!  ;)

Je pense que pour les femmes la formule en stage est plus intéressante et/ou attirante que la formule à l'année...
On voudrait d'ailleurs monter un module en 3X2 heures... Avec néanmoins le fait qu'il faut les faire bosser avec des mecs d'où la nécessité encore et toujours de l'encadrement.
Le problème c'est qu'on est riche d'idées mais pauvre de temps!

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 03 juin 2008 à 11:06:50
Je pense que pour les femmes la formule en stage est plus intéressante et/ou attirante que la formule à l'année...
On voudrait d'ailleurs monter un module en 3X2 heures...

Effectivement c'est une bonne idée. Pourquoi 3x2 heures, une raison particulière par rapport à l'organistation ou juste parceque vous pensez que c'est le minimum pour avoir une base ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 03 juin 2008 à 23:24:35
Effectivement c'est une bonne idée. Pourquoi 3x2 heures, une raison particulière par rapport à l'organistation ou juste parceque vous pensez que c'est le minimum pour avoir une base ?
Si je te dis notre secret, je vais devoir te tuer...  ;D Ainsi que tous ceux qui liront ce post!  :lol: :lol: :lol:

Non en fait actuellement on dispose de notre local le lundi et le mercredi de 19h à 21h mais on ne l'utilise que le lundi (on est tous les 3 trop occupés pour donner 2 cours semaine).
On pensait donc monter le stage sur 3 mercredi. Néanmoins cela aurait aussi un intérêt pédagogique... Les 2 premiers modules seraient orientés TAIMN et armes improvisées ainsi qu'approche théorique des phases d'agression et le dernier serait réservé au travail en scénario.
En effet nous pensons que si on plonge directement des gens nouveaux dans du scénario, ils risqueraient de mal encaisser le stress. Le but étant de donner confiance aux gens et pas de les dégoûter. Car si c'est clair qu'on ne fait pas un combattant en 6 heures, on peut tout de même donner des bases excellentes à un civil lambda lui permettand de se sortir de pas mal de chose.

Bien à toi,

Rod
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 04 juin 2008 à 00:36:43
Si je te dis notre secret, je vais devoir te tuer... 

ça serait dommage, enfin je trouve, à titre personnel  :lol: :lol: :lol:
 ;)

Non en fait actuellement on dispose de notre local le lundi et le mercredi de 19h à 21h mais on ne l'utilise que le lundi (on est tous les 3 trop occupés pour donner 2 cours semaine).
On pensait donc monter le stage sur 3 mercredi. Néanmoins cela aurait aussi un intérêt pédagogique... Les 2 premiers modules seraient orientés TAIMN et armes improvisées ainsi qu'approche théorique des phases d'agression et le dernier serait réservé au travail en scénario.
En effet nous pensons que si on plonge directement des gens nouveaux dans du scénario, ils risqueraient de mal encaisser le stress. Le but étant de donner confiance aux gens et pas de les dégoûter. Car si c'est clair qu'on ne fait pas un combattant en 6 heures, on peut tout de même donner des bases excellentes à un civil lambda lui permettand de se sortir de pas mal de chose.

Bien vu l'approche d'abord technique puis enfin scénario. En 3 fois ça peut le faire. Pas de partie théorique ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 04 juin 2008 à 01:15:54
ça serait dommage, enfin je trouve, à titre personnel  :lol: :lol: :lol:
 ;)
;D ;D ;D
Tracasse il y en a bien d'autres qui mériteraient de se faire dégommer avant toi!

Bien vu l'approche d'abord technique puis enfin scénario. En 3 fois ça peut le faire. Pas de partie théorique ?
Les 2 premiers modules seraient orientés TAIMN et armes improvisées ainsi qu'approche théorique des phases d'agression et le dernier serait réservé au travail en scénario.
;)
On a remarqué que souvent la théorie passait mieux si elle est morcelée dans la pratique.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 04 juin 2008 à 10:20:47
;D ;D ;D
Tracasse il y en a bien d'autres qui mériteraient de se faire dégommer avant toi!

Bon ben ça va j'ai le temps de me laisser pousser les cheveux, une teinture,  prendre 20 kg de gras et de changer de garde-robe pour passer incognito avant que ce soit mon tour  :lol: :lol: :lol:

On a remarqué que souvent la théorie passait mieux si elle est morcelée dans la pratique.

Ah OK je vois le truc. Ben ça a l'air bien tout ça  :doubleup: Toi qui connait le travail de Rich tu as visionné son pack dvd destiné aux femmes, ça donne quoi ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emile le 04 juin 2008 à 14:29:39
Effectivement, faire justice soi-même est condamné par la loi, mais le viol aussi ( et toujours constaté trop tard).
La seule chose à faire est de communiquer, les media ont parfois du bon: La preuve, la pédophilie est un sujet connu de tous. Il reste à sortir la femme, la fille de l'état d'objet à tous les niveaux:
-La publicité où la femme est un consommable.
-L'attitude de certains professionels genre "vous l'avez pas un peu aguiché, votre violeur?" quand la fille dépose plainte.
-l'idée qu'une tenue vestimentaire fasse perdre les sens à n'importe quel type, sans ce poser la question si une relation consentie est proche du viol ou non.

Maintenant, on va alléger le débat. Philippe Ariès, grand spécialiste de la société de l'ancien régime, ne décrit pas autrement les scènes exposant des filles sans défense. Les fêtes qui tournent à l'orgie, une sexualité clandestine alors que les mariages se font vers 25 ans, donc tard. Une pression sociale forte qui expose les plus démunis. On passera sur les religieux...
Rien n'a changé, une fille qui sort de boîte est aussi exposée qu'une servante d'auberge qui cède à un client fortuné.
Maintenant, nous avons les outils pour faire un truc plus leger que la charia. Nous avons des traditions, des moyens de communication, des lobbies capables d'infléchir des décisions de justice cyniques.

Le sujet est très douloureux car la pratique du viol est une pratique d'anéantissement voulue par le bourreau et pleinement ressentie par la victime et sa famille, dont on hypothèque le futur quelque part.

Le sujet est pour moi sensible et ça a dû se voir (3 enfants à la maison, ça responsabilise) et mon côté papa poule ne supportera pas ce genre de situation, cependant j'espère n'avoir choqué personne.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: SavageBeast le 04 juin 2008 à 15:08:46
Bonjour à tous, il évident que n'importe quelle forme de viol fait des dégâts monstrueux, et que bien souvent les monstres qui font cela ne risquent pas grand-chose. Perso, je pense que je "résoudrais" le problème à ma façon.

Maintenant, si vous voulez aider un homme intègre qui a perdu son travail parce qu'il a trouvé des photo pédophiles sur le PC d'un cadre, et que la direction a protégé ce dernier, et licencié l'informaticien, son site internet et son livre de visites, c'est par là.

http://www.resendefamily.ch/0_rsr_news.htm

Cela se passe en Suisse, à la Radio Suisse Romande. C'est édifiant. Je ne pensais pas que dans mon pays le système était aussi pourri. Un message sur son livre de visites pourra l'aider à poursuivre son combat.

PS:je m'excuse pour le HS, mais je suis très concerné par le sujet viol, ma compagne ayant subi cela.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Kenlesurvivant le 20 juin 2008 à 17:46:07
Post supprimé car glissant dangereusement vers une xénophobie non tolérée sur notre Forum ...

Fred
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 20 juin 2008 à 18:15:21
Houlà, je le sens mal là, très mal même  ::)

Au fait, tu es qui Ken? J' ai pas vus ta présentation
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 20 juin 2008 à 18:46:09
je ne comprends pas trop l'intérêt de ton post, si ce n'est pour signaler que bien souvent une personne agréssée ne pourra compter que sur elle même pour se sortir d'affaire, ce qui a été effectivement confirmé par l'expérience...

pour le reste franchement je ne vois pas....  ::)

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Kenlesurvivant le 20 juin 2008 à 19:16:29
POST supprimé par l'équipe de modération ... KEN t'as un mail en route ...

Fred
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: an-o-nymous2 le 25 juin 2008 à 22:56:45
bonsoir,
je me permets d'écrire sur ce topic car moi aussi j'ai beaucoup de choses a dire sur ce sujet
 j'ai moi même été violée pendant de très nombreuses années...
vouloir protéger ses enfants est une très bonne chose,mais quand les viols se passent en famille,c'est tout autre chose.
comment protéger ses enfants dans ces cas là? surtout quand ça vient du propre père...
comment nous faire comprendre que ce n'est pas normal ce qui nous arrive,que ce qu'on nous fait subir n'est pas la logique contrairement à ce qu'on penses...
vous savez,je penses avoir vécu pas mal de choses de ce coté là,et franchement,ca hantera mes nuits jusqu'a la fin de ma vie
et pourtant,je ne demande pas mieux de laisser tout ça derrière moi,mais ce n'est pas possible.
je ne vais pas vous dire qu'on vit avec car pour moi ce n'est pas le cas,je n'arrive pas à vivre avec,d'autant plus que dernièrement j'ai encore subit des abus de la part de mon ex...
donc pour le moment je suis au plus bas concernant ce sujet car toutes les images du passé sont remontées à la surface et lui continue de me faire du mal par d'autres moyen (mais c'est un autre sujet)
mais bref moi maintenant je suis maman de deux enfants géniaux et même si je suis seule,cela me fait toujours peur même si on se dit ça n'arrive qu'aux autres,ça ne leur arrivera pas et ben moi je n'arrive pas à penser comme ça
alors,pour être franche,on peut toujours tenter de protéger ses enfants,mais dans beaucoup de cas cela se passe dans le cercle familial et ça passe sous silence de peur de tâcher la famille.......
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 26 juin 2008 à 05:43:38
Sur ce sujet au combien douloureux...
vouloir protéger ses enfants est une très bonne chose,mais quand les viols se passent en famille,c'est tout autre chose.
comment protéger ses enfants dans ces cas là? surtout quand ça vient du propre père...
Je pense qu'il ne faut jamais hésiter à souligner un fait qui nous met mal à l'aise... Une attitude vis-à-vis d'un enfant qui nous semblerait anormale. Le tout au départ sans accuser ce qui risque d'encore plus enfermer la situation.

Et cela peut également aller dans le sens de l'adulte à l'enfant... J'avais un couple d'amis dont la petit fille a commencé à m'embrasser sur la bouche un jour pour me dire bonjour (et non hélas elle n'avait pas 20 ans ;D). La première fois je me suis dit que c'était un accident. Mais quand ça s'est reproduit j'en ai parlé avec sa mère. Je ne voulais pas qu'on engueule la petite ce qui aurait risqué de la traumatiser, juste qu'on lui explique que ce genre d'attentions n'était pas pour un ami de la famille.
C'est aussi un soucis pour les parents... Les enfants ont tendance à aimer les câlins et les attentions, il ne faudrait pas qu'il tombe sur un adulte déviant qui en profite.

Pour ce qui est des abus intra-familiaux, il est hélas bien difficile de faire quelque chose si un membre de la famille ne se décide pas à briser la loi du silence.

comment nous faire comprendre que ce n'est pas normal ce qui nous arrive,que ce qu'on nous fait subir n'est pas la logique contrairement à ce qu'on penses...
Au niveau de l'enfant cela est très difficile si les abus ont lieu dans le cercle familial car celui-ci est la référence de l'enfant... Donc sans intervention de la justice et prise en charge psychologique l'enfant vit SA normalité (ce qui est valable aussi bien pour les abus sexuels que toute autre forme de maltraitance). Même si l'enfant n'est pas nécessairement heureux.

Si il s'agit d'un adulte la prise en charge est également nécessaire pour lui permettre de faire évoluer son mode de fonctionnement et éviter soit qu'il devienne bourreau à son tour, soit qu'il devienne victime adulte...

vous savez,je penses avoir vécu pas mal de choses de ce coté là,et franchement,ca hantera mes nuits jusqu'a la fin de ma vie
et pourtant,je ne demande pas mieux de laisser tout ça derrière moi,mais ce n'est pas possible.
je ne vais pas vous dire qu'on vit avec car pour moi ce n'est pas le cas,je n'arrive pas à vivre avec,d'autant plus que dernièrement j'ai encore subit des abus de la part de mon ex...
En fait c'est difficile mais il faut en effet trouver un moyen de vivre avec... Pourquoi? Parce que tout simplement ce genre de chose ne s'efface pas comme le souvenir d'une punition après un mauvais bulletin ou la perte de son doudou. C'est une cicatrice qu'on porte et qu'on voit chaque fois qu'on croise son reflet dans un miroir, c'est une douleur de tous les instants... Mais on doit apprendre à continuer parce qu'il faut se rendre compte qu'on peut reprendre la maîtrise de sa vie, que ce n'est pas parce qu'à un moment quelqu'un nous a nié ce droit qu'on ne l'aura plus jamais.
Et quelle plus belle revanche que de dire et de prouver par ses actes je vis et j'aime parce que JE l'ai choisi!
La beauté c'est le combat, ne pas baisser les bras...

Mais pour t'aider à cela une fois de plus un pro peut être utile!

donc pour le moment je suis au plus bas concernant ce sujet car toutes les images du passé sont remontées à la surface et lui continue de me faire du mal par d'autres moyen (mais c'est un autre sujet)
mais bref moi maintenant je suis maman de deux enfants géniaux et même si je suis seule,cela me fait toujours peur même si on se dit ça n'arrive qu'aux autres,ça ne leur arrivera pas et ben moi je n'arrive pas à penser comme ça
alors,pour être franche,on peut toujours tenter de protéger ses enfants,mais dans beaucoup de cas cela se passe dans le cercle familial et ça passe sous silence de peur de tâcher la famille.......
Que cela soit dans le cercle familial ou à l'extérieur cette angoisse est légitime... Et que dire d'une personne de 60 ans qui perd un enfant de 40 ans d'un cancer? De l'enfant fauché par un chauffard en sortant de l'école?
La vie c'est souvent hélas beaucoup de souffrance et peu de bonheur. On ne peut pas tout maîtriser à part sa volonté... Celle de faire de son mieux...
Et puis il faut aussi se rendre compte que malgré tout les connards sur terre il y a toujours quelque part quelqu'un qui mérite qu'on l'aide et qu'on l'aime...

Bien à toi,

Rod

PS: J'espère ne pas trop faire de la philo de comptoir, c'est juste ce que je ressens...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 26 juin 2008 à 18:31:16
an-o-nymous2, si tu as un doute sur ta capacité à remonter la pente, dis toi que le fait d'avoir parlé de ça est un premier pas vers le sommet de celle-ci. Et pour parcourir n'importe quel chemin, il faut faire un pas, puis un autre, et encore un, etc.

Comme je l'ai dit précédemment sur ce fil, parler est primordial, et l'anonymat du forum (ou de n'importe quel autre, d'ailleurs ::)) peut certainement t'aider à trouver tes mots, avant d'aller consulter un(e) pro(e). Si tu n'as pas encore sauté le pas, je ne saurais que trop t'y encourager: tu pourras apprendre à faire de ton expérience une brique de toi-même qui te rendra plus forte.

Dis toi déjà que tu as survécu à ton père, regarde comment tu as élevé tes marmots, sois en fière, et dis toi que ça montre bien que quelle que soit la femme que ces expériences aient fait de toi, ce n'ai sûrement pas une petite chose minable qui mérite le mépris, mais bien une personne qui a du courage (et on sait tous qu'il en faut beaucoup) et qui mérite le respect.

Pour finir, je suis sûr que tu trouveras sur ce forum tout le soutien que tu souhaiteras.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 10 juillet 2008 à 14:21:01
Wow, j'ai dévoré ces 5 pages en moins d'une heure.

Personellement (et étant Libanais vivant à Beyrouth), une ordure qui viole quelqu'un, pour moi, est, comment dire?  >:( quelqu'un qui va bien s'amuser avec moi pour disons une dizaine d'heures avant de se retrouver dans l'autre monde  ;D

Dès que j'ai un voyage en France, j'organiserais un séminaire "Saine Et Sauve" Défense contre le viol GRATUIT et posterais les dates sur le forum (Avec la permission du Manitou  bien sûr  ;D)

Si vous passez par le Liban, ca sera un plaisir et un honneur d'aider les survivantes à acquérir les outils necessaires pour sortir de situations pareilles avec un minimum de bobos pour elles (et un max pour les salauds qui se essayent de les emmerder).

Platypus, nous avons des affiliés en Angleterre qui seront ravis d'aider ton amie et son centre si elles sont interressées.

Sorry pour le rant les gars mais ca me met hors de moi  >:D :sorry:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 10 juillet 2008 à 19:56:55
Citer
Sorry pour le rant les gars mais ca me met hors de moi   


Je te comprend  :closedeyes:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 10 juillet 2008 à 20:06:38
Platypus, nous avons des affiliés en Angleterre qui seront ravis d'aider ton amie et son centre si elles sont interressées.

Bah si ça se trouve, il y en a peut-être déjà parmi ces affiliés dont tu me parles.
Pour ce qui est de mon amie, son père paye (cher) un ancien sergent instructeur de l'armée de sa majesté qui lui apprend des truc pas bien qui font très très bobo... Si j'arrive à la contacter, ce que j'essaye de faire depuis un moment pour voir si elle voudrait participer à la discussion, elle pourra peut-être vous parler de la "prise de la loutre" :lol: :lol: :lol:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Madudu le 15 juillet 2008 à 12:34:30
J'ai lu les 6 pages. Jusque là je n'avais jamais eu l'occasion de lire des témoignages de viols, et honnêtement ça ne m'interessais pas. Je vous remercie de m'avoir quelque peu éclairé à ce sujet.

Cependant je reste sur ma position qui est :
Les violeurs sont souvent, mais pas systématiquement, des malades mentaux. Par malade mental j'entends bien quelqu'un atteint d'une pathologie. Ayant une bonne opinion des membres de ce forum, je suis très étonné que personne n'ai fait cette remarque.
Une malade doit être soigné, d'autant plus s'il menace l'intégrité physique et/ou mentale d'autrui.
De plus vous n'avez jusqu'ici parlé que de la souffrance de la victime, mais qu'en est-il de celle des agrésseurs?
Je ne parle pas des remords, qui sont une partie légitime du prix que les violeurs payent.
Je parle de la souffrance qu'occasionne une maladie mentale. Il a été mentionné que certaines victimes peuvent reproduire le schéma plus tard : eux aussi sont atteints d'une pathologie et sont victimes et bourreau !

Certains d'entre vous avez vécu (directement ou indirectement) la chose, ce n'est pas mon cas. S'il faut reconnaitre que votre éxpérience aide ceux, moi par éxemple, qui ne connaissent rien du sujet, il faut aussi reconnaitre que votre perspective est trop "interessée" pour que vous puissiez juger "convenablement" les violeurs.
Je ne dis pas que je suis en état de juger les violeurs, mais je me permet un instant d'être l'avocat du diable.

J'apprécie ce forum pour ces membres qui sont bien souvent à contre-courant, et ce intelligement.
Je dois avouer que je suis un peu déçu. Depuis quelques temps les faits divers de pédophilie et autres viols + meurtre pationnent les médias (AMHA), et c'est regretable que cela n'est pas déclenché de vrai polémique, à savoir plusieurs opinions qui s'affrontent.
Dans ce "débat" tout le monde est d'accord pour dire que les violeurs sont des monstres, qu'il faut les tuer, les castrer, voir même les torturer, leur faire subir ce qu'ils ont infligés...
A ce demander qui est le plus barbare des deux...le vengeur ou le violeur?
Je me répéte : les violeurs, et en particuliers les pédophiles, sont atteint d'une pathologie mentale !
Plutôt que penser à ce venger, à faire souffrir ou même à tuer, ne vaut-il mieu pas délivrer ces gens de leurs démons?
Certes dans la plupard des cas c'est impossible, mais des solutions semblent éxister : éfféctivement il y la castration chimique, si cela peut donner un semblant de norme à la vie du malade, tant mieu.

Plutôt que de s'acharner à mettre en tôle pour 30 ans un mec qui ne pourra que recommencer en sortant, il est plus sage de soigner, de prévenir, d'aider.
Dans les cas de pédophilie il n'y a pas d'un coté le mechant loup et de l'autre le "gentil" (enfin si, y a un gentil ^^),  mais il y a 2 victimes et un résponsable (quoiqu'un fou est rarement très résponsable...).

Je vais quand même moderer mes propos, qu'ils ne soient pas mal pris ou déformés :
Je parle ici des violeurs qui violent parsqu'atteint d'une pathologie mentale, absolument pas des autres.

ps : je n'ai pas parlé des souffrances des victimes, mais en tant qu'avocat du diable je me permet de remarquer qu'il n'y a qu'un post défendant mon client et 6 pages pour la partie adverse, je demande au jury de prendre en compte ce fait  :-[ :glare: :)

 
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Madudu le 15 juillet 2008 à 13:06:55
Mon post était peut-être HS en fait  :-[
Je ne remet pas du tout en quéstion le fait qu'il faille prévenir les risques, je répond aux posts qui font mention d'actes barbares à l'encontre des violeurs APRES l'agréssion.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 15 juillet 2008 à 13:19:21
Madudu,

je suis à la fois d'accord avec toi et pas du tout.

Ce forum est consacré à la survie. Donc, et logiquement, il prend en compte la problématique du viol, de la prévention, de ses conséquences, et des incidences ultérieures pour les victimes.

Par contre, et c'est un fait, ce forum ne s'intéresse guère trop à la problématique du violeur, arrêté, jugé et condamné. Tout simplement, car il s'agit là de l'affaire publique.
Et débattre de l'affaire publique revient à faire de la politique.

Ce dont nous avons débattu auparavant et  qui nous a permis de définir une règle de fonctionnement basique : pas de politique sur le forum.
Cette règle faisant loi sur le forum de David Manise , propriétaire des lieux.

Maintenant, et cependant, il est toujours excessivement intéressant de comprendre
le parcours initiatique, en quelque sorte, du violeur. Ses cheminements mentaux, ses modes opératoires, ses psychologies. Nous avons déjà parlé, échangé auparavant, à-propos du pervers narcissique.
Mais, pas spécifiquement, de la problématique du violeur.

Cela peut ou pourrait faire l'objet d'un nouveau fil.

Mais, et en conclusion, ce qui doit advenir du violeur reste lié à l'affaire publique, inextricablement attaché au débat politique. Donc, c'est un gros no no.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Madudu le 15 juillet 2008 à 13:40:16
Tu as raison, désolé pour le HS  :-[
Il me semblait nécéssaire de répondre aux posts faisant étalage de haines violentes à l'égard des violeurs et allaient jusqu'à la barbarie. Je n'aurais pas dû derapper vers les soins qui doivent être apportés aux malades.

Mes excuses
 
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 15 juillet 2008 à 13:55:06
Ne me comprends pas mal : la problématique du violeur est complexe, et le traitement en amont et en aval de celle-ci est tout-à-fait digne d'intérêt, voire, a sa place sur ce forum.

L'énoncé de qu'il doit se passer à propos du violeur, une fois celui-ci capturé, jugé et condamné appartient au domaine politique. Cela, et cela seulement, est inopportun sur le forum.

Donc, les précédents, sur ce fil, faisant état de ce qu'il devrait advenir du violeur sont, en fait, malvenus s'ils ne font pas état d'une analyse profonde, mais sont plutôt l'établissement de souhaits tous très personnels et , donc, politiques.
Exemple : il faut qu'il soit exécuté, stérilisé, castré, condamné à perpétuité, etc ... etc ...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 15 juillet 2008 à 13:57:15
Sorry mais je ne pense pas du tout que les violeurs soient tous des malades ! j'en connais, je sais dans quel contexte ils ont violé et ce ne sont pas des malades... ce sont juste des gars qui ont jour ont "pris l'ascendant psychologique et physique" sur plus faible qu'eux pour satisfaire leur envie de domination et de plaisir sexuel, point barre !
dans la chronologie de l'acte à moment ou un autre il y a un choix personnel. Le violeur c'est souvent un mec normal qui a dérapé... ça peut paraitre bizarre que je dise ça dans la mesure où je connais beaucoup de victimes, mais souvent je le redis c'est juste une affaire de domination, de sentiment de toute puissance et d'impunité sur quelques minutes qui fait franchir la ligne... les mecs s'attaquent à des filles fragiles, à des enfants... donc à plus faibles qu'eux. Ils ne sont donc pas si malades que ça, ils savent ce qu'ils font,  ils ont conscience dans leur très grande majorité des risques mais, semble-t-il, ils pensent quand même pouvoir passer outre.

partie nettoyée !

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 15 juillet 2008 à 14:05:00
Je ne pense pas du tout que les violeurs soient tous des malades !

C'est indéniable, David. Tous les violeurs ne sont pas des malades.

C'est sujet politique, c'est pas le lieu pour en  parler.

Ben alors, pourquoi en parles-tu, grosse saucisse ? ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 15 juillet 2008 à 14:10:14
Ben alors, pourquoi en parles-tu, grosse saucisse ? ;)

 :lol: :lol: :lol: comment tu sais que c'est comme ça que m'appelle mes copines  !!! :lol: :lol: :lol:

nan sérieux c'est vrai, je vais virer de ce pas ce qui est trop politique de mon post  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emile le 15 juillet 2008 à 14:43:39
La proportion de malades chez les violeurs doit être faible, du moins ils sont assez sains pour ne pas tenter de violer des catcheurs, des ours, l'équipe de france de rugby.

Voilà de la desescalade verbale.

mode deconne off.

Plus sérieusement, je doute que la SD soit une piste universelle, du moins pour des gens faibles, isolés. j'en viens à penser sordidement qu'une partie de la population finira sous le joug d'un violeur et que c'est ainsi.
C'est pas la faute à la nature mais c'est dû à l'opportunisme de certains car le viol ne se passe pas que dans des caves sordides ou des parkings de boîte, ça se fait au sein du couple, par "l'ami qui est toujours là pour aider", un ascendant un peu proche, bref que des cas où le "partenaire" est connu et pratiquement sans violence.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 21 juillet 2008 à 15:32:39
J'ai malheureusement rencontré plus d' une femme violée et cela va continuer , que les violeurs soient des malades qui souffre peut être , sans doute même , mais j'ai tendance a ne pas avoir pitié des agresseurs , de toute façon l' Etat va s' occuper d' eux , sans doute mal, mais il va s'en occuper , une fois pour toute j'ai décidé de m' occuper des victimes , les vrais , celles qui pleures chaque matin , qui font des cauchemars chaque nuit  , celles qui sont condamnées à perpétuité , que j' en ai vu dans ma carrière des femmes brisées , anéanties par la brutalité des hommes ,  alors une fois pour toute j'ai choisi mon camps , le camps de nos mères , de nos femmes , de nos filles , le camps du courage , car il en faut du courage pour entrer dans un commissariat et dire devant tout le monde «  je voudrais déposer plainte pour viol » , savez vous qu'en moyenne cette femme racontera son histoire 18 fois dans les semaines qui viennent ?  Je ne cherche plus à comprendre le pourquoi du comment , j'ai perdu trop de temps à essayer de convaincre , à comprendre , à expliquer , j'en ai simplement marre de compter les points , je sais d'avance qui gagne le match .
Depuis plusieurs années j'ai pris mon bâton de pèlerin et j'enseigne la défense personnelle au x femmes et aux jeunes filles ,la survie passe par l'éducation , le moins que nous puissions faire est d' informer celles qui n' ont pas encore été agressées et leur donner les moyens de prévenir le risque et d' y faire face le cas échéant , je vais dans les écoles , dans les cités , j'explique le danger que représente certain d' entre nous , je suis pris pour un extraterrestre mais j'en ai rien à foutre.

 Aller  je vous donne mon dernier cas , la semaine dernière , un gamine de 12 ans qui fait une fellation à un mec de 18 ans ,  sur un terrain de tennis , je parle avec elle dans mon bureau «  mais enfin tu te rends compte pourquoi tu fais ça petite ? » «  non mais s'est pas du sexe monsieur , juste comme ça ils m' obligent les autres , sinon je risque d' être violée et vous savez je risque d' être enceinte si je suis violée , alors comme ça je suis tranquille »  l'agresseur petit caïd de cité en devenir me dit «  de toute façon elle était  ok , le problème il est ou , tu sors d' ou toi , tu viens de mars t 'est un keuf coincé du cul ou quoi les week end faut sortir  » et ben vous savez quoi ? j'ai même pas honte d' avoir collé deux baffes à un malade..........

Bien à vous

JL
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 21 juillet 2008 à 15:41:28
put**n! Moi je l'aurai explosé à ce sale voyou. Heureusement d'ailleurs que je suis pas toi, je n'ai pas autant de self controle si jamais on me met devant un de ces "mecs" là  :-[
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 21 juillet 2008 à 15:48:26
Je ne sais pas ce qui est pire, l'acte odieux en lui même ou le fait que la jeune enflure n'a aucune espèce de conscience de la gravité de ce qu'il a fait.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 21 juillet 2008 à 21:17:16
j'ai même pas honte d' avoir collé deux baffes à un malade..........
Ca existe encore les flics qui ont le courage d'en coller une au p'tit loulou de banlieue. :up:

Je suis super conciliant comme mec, vachement gentil et tout et tout, mais je pense quand même que le gamin qui s'est pris une fessée publique par un vieil inspecteur qui l'avait attrapé après des dégradations répétées de véhicules a dû recevoir la leçon de sa vie. Et d'après ce que je sais, il n'a jamais plus récidivé.

J'ai toujours pensé que la société était bien plus capable de gérer une bavure policière que de supporter les agressions répétées que le laxisme de certains a incité à se développer.

Ca fait vachement réac et pourtant... :D

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 21 juillet 2008 à 22:05:00
 :up:

est ce que cela va faire avancer le smilblik, peut etre pas mais ça montre que t'es encore un homme avec des sentiments et des idees .

Respect

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Belette le 21 juillet 2008 à 23:24:54
Salutations,

Je viens réagir sur ce forum a la demande de Platypus, pour vous parler de mon expérience de victime. Platypus vous a expliqué mon passé, je vais donc vous parler de mon présent:

Si j'ai bien compris, ce fil parle de protection personnelle. En ce qui me concerne, à l'époque de mon agression, je ne trouvais pas utile d'apprendre à me défendre parce que je ne me sentais pas en danger. Ce n'est qu'après que j'ai pris conscience de l'utilité de savoir se défendre, trop tard donc.

Après l'agréssion, j'ai passé un été infernal, enfermée dans ma chambre à sursauter dès que quelqu'un ouvrait la porte. La solution n'est pas venue toute seule puisque il m'a fallu le soutien de toute ma famille (ou presque) pour arriver à mettre un pied dehors, ainsi qu'à dormir bien. A ce sujet, comme l'a dit Seb, ca fait vraiment plaisir d'avoir quelqu'un à qui parler à n'importe quelle heure (Seb et les autres, je vous remercierai jamais assez pour ca !! (surtout Seb lol)).

La defense personnelle est venue après, quand la copine de Platypus a voulu m'initier aux arts martiaux: au début, j'ai appris des clés de bras toutes simples (Platypus m'en a d'ailleurs appris 1 ou 2 assez efficaces), puis des projections (super fun !!), puis des coups plus vicieux. Apres un certain temps à ne pratiquer qu'avec une fille, j'ai commencé à affronter (gentiment) Seb et ses amis masculins. J'etais anxieuse au début (au corps à corps avec un garçon plus fort que moi après mon agression, imaginez la psychose !!), mais comme ils ont été très patients, j'ai commencé à prendre confiance en moi, et l'anxiété a disparu (en même temps, j'ai pris de plus en plus confiance dans mes nouveaux "chevaliers servants" XD). Bon, c'est vrai, j'ai continué d'éviter les garçons inconnus (et même certains connus) pendant au moins un an après l'agression, mais j'ai quand même réussi à sortir... avec une escorte.

Depuis cette époque, mon père dépense une petite fortune pour qu'un ancien sergent des SAS m'apprenne des techniques de corps à corps apparentées au krav. Même si aujourd'hui encore, je ne suis pas sure de pouvoir battre un homme (sauf par surprise), je me sens quand même plus en sécurité qu'après mon agression. Mais moins qu'avant. Beaucoup moins.

L'une des questions que vous posiez était de savoir ce qui mène à la défense personnelle: ma réponse est "la conscience que la sécurité est une illusion". Je me suis faite avoir car je pensais que ca n'arrivait qu'aux autres, et voilà le résultat.

Pour ce qui est du violeur malade, mes agresseurs ne l'étaient pas. Ils étaient (et sont toujours) mal élevés, et n'avaient (et n'ont surement toujours pas) de respect pour les femmes. C'est cette image d'objet qu'ils ont des femmes et une fausse définition de la virilité qui les ont conduit à me faire ça. Alors qui blamer? La société qui leur a farci la tête d'idées à la con, ou juste eux qui n'ont pas fait l'effort d'être intelligents?

Je termine en m'adressant aux victimes qui me lisent: parlez !! Ca fait un bien fou de se livrer, de dire au monde qu'on n'a pas mérité ça, et surtout qu'on n'a rien à se reprocher. Si vous ne pouvez en parler à votre famille (malheureusement, j'ai vu beaucoup de cas dans ce genre), parlez en à vos amis. Si vous ne pouvez en parler à vos amis (j'en ai vu aussi), l'anonymat du web peut vous aider à vous livrer (blogs, podcats, forums)... mais ne restez pas dans le silence: une victime qui se tait, c'est un violeur qui gagne. Une victime qui parle peut en inciter d'autres à parler, et peut ainsi aider à faire arrêter d'autres violeurs en plus du sien.

Je me suis livrée, je me suis relevée, et maintenant j'aide d'autres victimes (hommes et femmes) à se relever comme je l'ai fait, en leur donnant ce que ma famille, Platypus, ses amis et d'autres m'ont donné: une oreille, un support, une raison de me battre.

Une petite parenthèse pour corriger Platypus: le groupe de victime dont je fais partie n'est pas une association au sens légal du terme. C'est plus un réseau de connaissances, qui se tisse petit à petit, reliant aussi bien des vraies associations que des simples personnes par l'intermédiaire de connaissances, de personnel hospitalier, de fonctionnaires de police et autres. C'est une communauté assez restreinte (silence des victimes oblige) mais admirablement soudée à laquelle je suis fière d'apporter ma pierre.


Le message de la fin:
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs les victimes, aidez nous à débarrasser les rues de ce fléau. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants !!

Voilà voilà.
XXX

PS: merci a Seb pour la correction
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 21 juillet 2008 à 23:55:16
Salut Belette,

tout d'abord merci pour ton témoignage aussi difficile soit-il. Comme tu l'as bien dit la parole est libératrice surtout dans ce domaine et c'est justement la prise de parole de victimes qui peut en aider bien d'autres enfermées dans le silence.

Si j'ai bien compris, ce fil parle de protection personnelle. En ce qui me concerne, à l'époque de mon agression, je ne trouvais pas utile d'apprendre à me défendre parce que je ne me sentais pas en danger. Ce n'est qu'après que j'ai pris conscience de l'utilité de savoir se défendre, trop tard donc.
C'est hélas encore trop souvent le cas...

L'une des questions que vous posiez était de savoir ce qui mène à la défense personnelle: ma réponse est "la conscience que la sécurité est une illusion". Je me suis faite avoir car je pensais que ca n'arrivait qu'aux autres, et voilà le résultat.
C'est particulièrement contre ce préjugé que j'ai toujours essayé de lutter en temps que moniteur... Car il est plus facile de travailler avec quelqu'un avant qu'il ait été victime d'une agressions. A posteriori le travail est immense que ce soit sur le plan psychologique que sur le rapport au corps ou au contact.

Pour ce qui est du violeur malade, mes agresseurs ne l'étaient pas. Ils étaient (et sont toujours) mal élevés, et n'avaient (et n'ont surement toujours pas) de respect pour les femmes. C'est cette image d'objet qu'ils ont des femmes et une fausse définition de la virilité qui les ont conduit à me faire ça. Alors qui blamer? La société qui leur a farci la tête d'idées à la con, ou juste eux qui n'ont pas fait l'effort d'être intelligents?
Que le violeur ou l'agresseur soit malade ou pas n'est pas le fond du problème de l'acte qu'il pose... Qu'il y ait un travail en amont pour éduquer un jeune aux rapports de force (car je ne distingue pas l'agression sexuelle d'autres formes de violence, je pense qu'elle est l'expression des mêmes carences) ou en aval pour responsabiliser l'auteur par rapport à son acte n'enlève pas la nécessité de la punition et de la réparation aux victimes. Car en dernière ligne c'est bien cet agresseur qui a choisi de victimiser quelqu'un...

Plus globalement j'espère que ton passage sur le forum nous permettra d'approfondir notre vision afin d'encore améliorer nos formations. Car pour nous l'enseignement de la protection perso est justement destinée à toutes les catégories à risque.

Bien à toi,

Rod
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 22 juillet 2008 à 09:25:47
Salut Belette!

Sois la bienvenue sur ce forum, et encore merci d'avoir partagé tes experiences avec nous.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 juillet 2008 à 14:03:48
Je croyais être blindé par rapport à ça, mais un ami proche m'a confié ce week end qu'il était dans une profonde dépression dernièrement après s'être souvenu par flashs successifs d'avoir été violé à l'âge de 5 ans 1/2 / 6 ans par un proche de ses parents pendant des vacances dans le Sud... devant lui je suis resté aussi calme que possible pour lui assurer ton mon soutient mais... j'en ai gerbé dans toute la nuit avant hier soir, je ne peux pas expliquer ce que ça m'a fait, si ce n'est un condensé de dégoût de l'espèce humaine, j'en avais un mal de tête lancinant, en repensant à toute ces images de m*rde... p*tain 6 ans !!!  >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:(

Je pense à mon poto.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 22 juillet 2008 à 14:07:50
 :(  >:(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 22 juillet 2008 à 14:41:25
Belette : :akhbar:

Merci pour ce témoignage. 

Peux-tu nous dire, à ton avis, comment on peut s'y prendre, justement, pour prévenir ?  Quels sont les meilleurs moyens, à TON avis ? 

David : ouaipe.  Je comprends ce que tu ressens :(

Mieux vaut prévenir que guérir... 

Ciao !

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 22 juillet 2008 à 17:52:27
Merci Belette, merci de ton témoignage. Bravo pour ton courage   :akhbar:
Heureusement que des victimes osent témoigner et partager leurs expériences pour éduquer, pour faire prendre conscience...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 22 juillet 2008 à 19:12:31
Belette merci pour ton courage et pour avoir su positiver en travaillant à la préservation d'autrui  :akhbar:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jilucorg le 22 juillet 2008 à 21:37:26
Que le violeur ou l'agresseur soit malade ou pas n'est pas le fond du problème de l'acte qu'il pose... Qu'il y ait un travail en amont pour éduquer un jeune aux rapports de force (car je ne distingue pas l'agression sexuelle d'autres formes de violence, je pense qu'elle est l'expression des mêmes carences) ou en aval pour responsabiliser l'auteur par rapport à son acte n'enlève pas la nécessité de la punition et de la réparation aux victimes.

Je bosse dans un collège (= jeunes de ± 11-16 ans) de la banlieue lyonnaise. 900 élèves, milieu moyen, habitat majoritaire en lotissements, parents employés, ouvriers, petits artisans ou petits commerçants, très peu présents car travaillant beaucoup pour payer les emprunts, et équipant leurs enfants de loisirs électroniques. Élèves pas spécialement durs, donc, mais globalement peu travailleurs, passant leur temps sur msn, à s'envoyer des "coms" sur leurs skyblogs, ou allant chez les uns les autres, plutôt qu'à bosser. Mais bon, c'est comme ça, je ne veux pas m'apesantir là-dessus, sinon pour bien indiquer qu'il ne s'agit pas d'un endroit déshérité.

Voilà deux ans, les gendarmes sont venus embarquer chez eux à la première heure pour les mettre en garde à vue une petite dizaine d'élèves de quatrième et de troisième (13 à 16 ans), suite au viol répété d'une fille d'une quinzaine d'années pendant plusieurs mois (elle était contrainte, sous la menace de représailles si elle résistait ou parlait, de se laisser faire dans une cave de villa, après les cours). C'est une de ses copines à qui elle avait fini par se confier qui a lâché l'info à ses propres parents. La fille n'était plus au collège, mais elle y était passée, et une de ses sœurs y était encore.

Les élèves coupables avérés (auteurs ou témoins-complices — il fallait quand même bien la tenir — ont avoué sans difficultés) étaient des ados dans la moyenne de ceux qu'on a, j'en connaissais très bien plusieurs, ainsi que leurs parents, tout à fait sensés et "normaux", milieu sans particularité, dans la norme locale. Bien socialisés, pas de problème scolaire notable.

Le jour de leur arrestation, l'info a commencé à circuler de bouche à oreille ; le lendemain matin, sortie dans la presse locale, tout le collège en ébullition. On voit dans le préau et un peu partout dans la cour des groupes de filles de 4e et 3e en train de faire leur crise, sanglotant les unes sur les autres, dans un état véritablement épouvantable, au point que le Principal a demandé à l'Inspection d'Académie d'envoyer des psys pour "écouter", selon la coutume depuis quelques années.

Avec des collègues, on s'est approchés de ces filles (nos élèves, des gamines sensées, intelligentes comme la moyenne, avec des rêves normaux, des projets d'avenir etc.) pour les écouter nous-mêmes en attendant les pros, et on a découvert ceci : si elles étaient dans cet état de désespoir, ces filles, c'est parce que leurs copains (tout le monde se connaît, bien sûr) étaient en GAV, allaient peut-être aller en prison, verraient toute leur vie foutue, qu'elles ne les reverraient peut-être plus, tout ça à cause de cette sa*o*e qui les avait dénoncés, leurs bons copains, alors que, sans aucun doute, elle les avait provoqués et puis s'était laissé faire, bien contente.

On a écouté un peu, muets de stupéfaction, et puis on est montés en cours avec les élèves qui étaient en état, et on a laissé les pros avec ça... (La consigne officielle est d'ailleurs arrivée dans la foulée : ne pas évoquer la question en classe, refuser d'en parler, risque de débordements, affaire de professionnels de l'"écoute"...)

La question de l'amont, c'est plus compliqué qu'on peut croire parfois.


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 22 juillet 2008 à 22:03:11
Salut, Salut,

J'ai 10 ans de travail en tant qu'assistant social derrière moi.
J'ai reçu plusieurs dizaines de personnes (hommes, femmes et enfants) qui ont été, étaient ou craignaient d'être victimes de viols ou d'agressions sexuelles.
Parfois, le viol était ancien (là je repense à une petite mamie violée par plusieurs soldats allemands pendant la WWII) ou très récent (une femme qui venait de se libérer de son mari qui l'avait séquestré et violé pendant 3 jours).
Je pensais être aussi blindé par rapport à ses histoires mais à chaque fois, à chaque nouvelle révélation que je reçois ou que je mets à jour, j'en apprends un peu plus à la fois sur les horreurs que peut commettre un être humain mais aussi et surtout sur le courage que présentent les victimes.

J'ai aussi rencontré quelques agresseurs aussi, certains dorment bien au chaud en cellule grâce à mes interventions. J'ai été aussi à 2 doigts de tatouer "jacob delafon" sur le front d'un co**ard qui avait violé sa  petite fille, qui savait que j'avais fait un signalement mais qui s'est pointé à la fête de l'institution fier comme un coq. Je l'ai surveillé tout l'après-midi car  j'avais peur qu'il agresse un autre gamin, je l'ai suivi aux chiottes quand il y est allé et je mourrai d'envie de lui faire bouffer la pissotière.

J'axe maintenant beaucoup de mes interventions auprès des parents sur la prévention et leurs rôles dans l'éducation de leurs enfants et leurs sécurité.
Je fais aussi de la prévention auprès de mes nombreuses collègues féminines, j'ai eu l'impression de parler un peu dans le vent. Jusqu’au jour, où, une collège a spotté un mec un peu bizarre dans la rue qui commencé à la suivre, elle est alors rentré dans un commerce et a appelé pour qu’on la ramène à la gare en voiture. On l’a fait quelques jours jusqu’à ce qu’on apprenne que notre garenne venait de se faire chopper par les gendarmes pour 3 agressions sexuelles sur des passantes.
Je ne dis pas que c’est grâce à moi, c’est elle qui a fait le job toute seule mais si je peux à mon modeste niveau aider certains et certaines à ouvrir un peu leur esprit ainsi que les yeux et les oreilles, c’est l’objectif que je me fixe.

Après quand je serai grand et fort comme mes camarades que je croise au stage ACDS, j’aurai  bien envie de monter un petit module SP/SD à destination du personnel et des usagers de mon service.


A+

Stéphane


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 22 juillet 2008 à 22:27:16
La question de l'amont, c'est plus compliqué qu'on peut croire parfois.

jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)

Il n'y a rien de facile... Ni la prévention, ni la punition, ni la reconstruction hélas...  :(
Le problème c'est que la plupart des gens baissent les bras car il est vrai que tout cela demande du temps et de l'énergie. Mais c'est ça aussi la responsabilité et la conscience sociale. On ne peut pas déverser la misère du monde sur quelques assistants sociaux ou psys simplement parce que c'est leur métier! Il faut aussi pour cela savoir s'arrêter de courir et se poser quand quelqu'un nous demande de l'aide...

(Attention ce message ne s'adresse pas à Jilucorg en particulier)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 22 juillet 2008 à 22:28:47
salut a tous

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 22 juillet 2008 à 22:38:31
 >:(clavier a la  >:(

Bon bref

Le soucis c'est comment faire comprendre aux gens qu'ils seraient bon pour eux d'apprendre a reconnaitre des signes, avoir un petit peu de mefiance et savoir 2-3 techniques pour s'en sortir.

Ok on peut pas se mettre en maitre de tous le monde, mais a chaque fois avoir a traiter le mal deja fait c'est vraiment dommage.

L'education est une tres bonne solution, mais beaucoup de gens pensent encore que l'humain est bon, pourquoi pas.Il suffit de lire le post sur l'humanité pour s'en apercevoir. :up:

C'est un sujet serieux qui va donner des cles au gens pour s'en sortir, des conseils et des gens sur qui compter.

Moi perso j'en ai marre ou bien je suis degouté de voir des gens arriver dans les club de sd une fois que le mal est fait,on peut tres bien s'entrainer sans jamais avoir a s'en servir et c'est tant mieux,Il suffit de lire les post de la survie urbaine pour decouvrir que c'est serieux mais que ça aide, la pratique de la sd, a comprendre le monde dans lequel on vit. :doubleup:

bien a vous les gars
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jilucorg le 22 juillet 2008 à 23:37:34
On ne peut pas déverser la misère du monde sur quelques assistants sociaux ou psys simplement parce que c'est leur métier! Il faut aussi pour cela savoir s'arrêter de courir et se poser quand quelqu'un nous demande de l'aide...

Il va de soi que concernant l'anecdote que j'ai rapportée comme pour toute circonstance "délicate", la consigne officielle est une chose — toujours la même d'ailleurs : les Trois Singes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Singes_de_la_sagesse) —, mais que chacun a été libre de ses actes dans le cadre de ses cours, au calme et dans une posture de réflexion. Je ne me suis pas privé quant à moi de préciser quelques points (la loi et la qualification de crime concernant le viol, son application pour les mineurs), et de faire percevoir à qui devait être reconnu le statut de victime dans cette affaire. Le fait que les agresseurs étaient des copains plus ou moins proches alors que la victime n'était pas connue ou vaguement était central dans leur réaction initiale ; le sentiment partagé ensuite a été que c'était "une triste affaire pour tout le monde", mais jamais une véritable condamnation des auteurs et des complices n'a pu faire consensus chez les jeunes.

Pour reprendre ce que disait Belette, « je ne me sentais pas en danger », ces filles ne percevaient pas de probabilité que la même chose puisse leur arriver puisqu'elles ne le voulaient pas. Si la victime avait été ainsi violée et pendant aussi longtemps, c'est "quand même quelque part" qu'elle ne l'avait pas vraiment refusé. Elles ne pouvaient pas imaginer un autre angle de vue, d'où la réaction consistant à plaindre leurs potes ainsi victimisés.


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 22 juillet 2008 à 23:47:41
Merci de tes précisions...  :doubleup: Cela montre qu'au-delà des consignes officielles, on peut quand même rester objectif et ne pas cacher les problèmes sous la carpette...
De plus je pense que la parole et le débat bien encadré sont très importants... Cela a en effet peut-être permis à d'autres de se poser des questions sur leur propre comportement. Je vois souvent ça dans mes contacts avec les jeunes au travers de mes activités. Ils sont toujours surpris qu'un "adulte" (bien que je ne pense pas en être un ;D ) prennent le temps de discuter avec eux, pas de les engueuler ou de leur donner des conseils à 2 balles...
En fait contrairement à ce que certains voudraient faire croire ils sont vraiment en recherche de valeurs et de limites au travers de leur rapport aux adultes. Mais là encore il est plus simple de les laisser jouer à "Sa Majesté des Mouches".  :down:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 23 juillet 2008 à 07:54:40
Le jour de leur arrestation, l'info a commencé à circuler de bouche à oreille ; le lendemain matin, sortie dans la presse locale, tout le collège en ébullition. On voit dans le préau et un peu partout dans la cour des groupes de filles de 4e et 3e en train de faire leur crise, sanglotant les unes sur les autres, dans un état véritablement épouvantable, au point que le Principal a demandé à l'Inspection d'Académie d'envoyer des psys pour "écouter", selon la coutume depuis quelques années.

Avec des collègues, on s'est approchés de ces filles (nos élèves, des gamines sensées, intelligentes comme la moyenne, avec des rêves normaux, des projets d'avenir etc.) pour les écouter nous-mêmes en attendant les pros, et on a découvert ceci : si elles étaient dans cet état de désespoir, ces filles, c'est parce que leurs copains (tout le monde se connaît, bien sûr) étaient en GAV, allaient peut-être aller en prison, verraient toute leur vie foutue, qu'elles ne les reverraient peut-être plus, tout ça à cause de cette sa*o*e qui les avait dénoncés, leurs bons copains, alors que, sans aucun doute, elle les avait provoqués et puis s'était laissé faire, bien contente.

On a écouté un peu, muets de stupéfaction, et puis on est montés en cours avec les élèves qui étaient en état, et on a laissé les pros avec ça... (La consigne officielle est d'ailleurs arrivée dans la foulée : ne pas évoquer la question en classe, refuser d'en parler, risque de débordements, affaire de professionnels de l'"écoute"...)
put**n, mais c'est terrifiant ça !!!  >:( Qu'est-ce qui déconne bordel pour que des ados trouvent normal cette horreur ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 23 juillet 2008 à 08:21:35
put**n, mais c'est terrifiant ça !!!  >:( Qu'est-ce qui déc*nne bordel pour que des ados trouvent normal cette horreur ?
Dans le cas présent, ne peut-on imaginer un syndrôme de Stockholm?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 23 juillet 2008 à 09:07:33
Non parce que c'était des gens "extérieurs" au problème qui compatissaient avec les bourreaux.  Pas les victimes elles-mêmes.

Ca me fait vraiment halluciner, ce genre de trucs...  et ça montre bien que les choses ne sont jamais simples, dans ces histoires.

Moi je rêve d'un monde où on pourrait appliquer la charte des droits de l'homme et de la femme.  Notamment :

Citation de: Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.


Citation de: Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Y'a du boulot.

David :(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 23 juillet 2008 à 09:36:22
C'est fucking dégeu cette reaction, mais je pense qu'elle est courante surtout si le bourreau est un membre actif de la communauté, qui va à l'Ëglise/ au temple/ synagogue/ etc "Mais non il fait beaucoup de bien, charité, il est gentil, il a de bonnes notes à l'école, bla bla bla" alors qu'il viole quelqu'un ou pire.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vince le 23 juillet 2008 à 09:58:18
Hello  :)

Nan je trouve que la réaction des ados est explicable par un ''calcul'' simple : soit ils ''prennent acte de'' et se désolidarisent des coupables, se trouvent coupés de leur socialisation immédiate, dévalorisés par l'acte dévalorisant d'un membre de leur groupe, et posent un acte individuel fort à un âge de la vie où le groupe adolescent est fondamental.
Soit ils refusent/ne peuvent dévaloriser leurs amis et donc eux-mêmes, maintiennent le groupe, et dévalorisent donc les victimes, inconnues ici donc le calcul est vite fait...

C'est un processus très commun, certainement pas réservé à ce cas.

Bien à vous

vincent

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jilucorg le 23 juillet 2008 à 10:19:31
J'insiste vraiment pour dire que c'était des élèves (les auteurs + complices) absolument "normaux", un échantillonnage banal de notre "public", dans un collège qui n'a uniquement de pas ordinaire — pour notre époque — que son effectif de 900 mômes, dont je ne pense pas qu'il ait joué un rôle ici. L'autre aspect notable (ce que j'ai signalé au début), c'est que les parents sont physiquement peu présents du matin au soir quand ils rentrent du boulot avec des trajets longs (c'est la banlieue d'une agglomération de 1 300 000 hab). Ils se "sacrifient" pour payer à leurs enfants l'équipement informatique-Internet, télévisuel, téléphonique, les clubs sportifs, les vacances, les fringues, les cours particuliers éventuellement, mais eux-mêmes sont débordés, même en temps que parents, avec beaucoup de divorces.

Les mômes eux-mêmes sont en majorité très peu motivés par les études — sauf assez souvent les filles issues de l'immigration maghrébine —, ils ont peu de volonté de construire quelque chose d'ambitieux, sont plutôt désabusés quant à leur avenir, et ont une image d'eux-mêmes assez négative malgré les apparences, qui justifie à leurs propres yeux leur manque d'investissement scolaire. Mais ils sont dans l'ensemble plutôt gentils au fond et attachants, et — fait intéressant par rapport à ce que j'ai raconté —, hypersensibles à tous les manques de respect, en même temps que solidaires...

Bref, une micro-société sans rien qui mériterait un reportage sur TF1, sans rien de simple à dénoncer comme cause évidente, ni pour les faits ni pour la réaction qu'ils ont provoquée, incompréhensible dans un premier temps pour nous qui pourtant fréquentons ces jeunes quotidiennement (voilà plus de vingt ans que je travaille dans ce bahut). Les auteurs + complices, il me semble que ça aurait pu être  — selon les circonstances — à peu près n'importe lesquels des garçons de 4e-3e. [Au passage, tous les incriminés étaient des "Européens" bon teint.] En ce qui concerne leurs parents dont j'ai déjà parlé, j'ai pu parler à deux mères, je peux vous garantir que ces femmes étaient totalement effondrées à titre personnel de ce qu'avait fait leur fils, la foudre leur était tombée sur la tête, pas l'esquisse d'un essai de les disculper. Quant aux filles, ben... elles auraient eu la même réaction massive.

Si j'ai pris le temps de raconter et préciser tous ces points, c'est dans l'espoir de faire avancer un peu la réflexion par rapport à la façon répandue de "botter en touche" pour incriminer des facteurs d'"extériorisation" par rapport à nous-mêmes : les violeurs, c'est des "malades", ou des jeunes vivant en bandes dans des condition socio-économico-familiales et culturelles déplorables, ou imprégnés par une culture "méditerranéenne" où la femme serait méprisée, bref, les violeurs, ce ne pourrait pas être nos enfants. C'est pile ce dont étaient persuadés leurs parents, avant...

PS: Vince, assez d'accord avec toi, mais je n'ai pas assez précisé que les autres garçons ont fait tous "profil bas", ils sont très peu intervenus pour discuter de ça, ils avaient juste l'air emmerdés. Quant aux filles, si elles ont réagi selon ce que tu dis, c'était quand même une réaction de larmes irrépressibles, de drame pour elles, de révolte contre la victime et la société des adultes qui avaient fait ça à leurs copains, pas un truc construit socialement, bien que massif...


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 23 juillet 2008 à 10:30:32
Il y-a de plus en plus d'analyses pertinentes sur ce post, et il est bon de rappeller que dans notre societe il y-a des droits de l'homme et de la femme.

Que n'importe quelles victimes n'avaient pas subir cela, c'est le coupable le fautif, il a commis une faute pour laquelle on a mit des barrierres et des peines et pas la victime qui doit baisser la tete et subir son sort en ce disant que "sa jupe etait peut etre trop courte" ou autres.

Il faut etre present tout le temps dans notre monde, ne pas laisser des gens seuls et subir.

encore+1 pour les droits de chacun a vivre sa vie comme il l'entend.

a+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 23 juillet 2008 à 10:51:03
rien qui m'étonne dans ces faits, c'est la raison pour laquelle j'ai posé ce topic d'ailleurs, comme je disai près d'un quart des filles que je connais ont connu un viol ou une agression sexuelle caractérisée avant leur 22/23 ans...

De même que la première réaction des jeunes filles dans ce lotissement ne m'étonne pas non plus. La culture "pseudo-banlieue" (pas celle que je connais)s'exporte en province dans ce qu'elle a de plus caricaturale. La loi du groupe, le présupposé que les filles sont toutes des petites p*tes, que les garçons sont tous des héros...
et c'est plus facile de se poser en victimes (très à la mode et bien vu d'être victime de quelque chose) d'une erreur judicière, en petite amie aimante qui doit défendre l'amour de sa vie (à 15/16 ans  ::))... et c'est plus facile de "taper" sur le dos d'une jeune fille qui "en plus" a couché avec son mec...
on écrase le faible !!!

Cette histoire a le mérite de faire comprendre que ce phénomène de jeunesse qui "ne comprend rien à la vie" n'est pas le seul fait de jeunes descendants d'immigrés de 2ème, voir 3ème générations vivant en HLM comme on l'entends trop souvent... le fameux "trop de ceux-ci, pas assez de cela"...

C'est un problème beaucoup plus global où les valeurs de la télé-réalité, du foot business, du gangsta rap version strings et gros 4x4, du loisir sans l'échange de sueur et de travail, ou des vacances en club d'une semaine les uns sur les autres ont remplacé les valeurs plus traditionnelles... enfin bref !

Ces jeunes peuvent comprendre, encore faudrait-il qu'on leur explique... mais pas sûr que leur parents y comprennent beaucoup plus en fait :

les violeurs, c'est des "malades", ou des jeunes vivant en bandes dans des condition socio-économico-familiales et culturelles déplorables, ou imprégnés par une culture "méditerranéenne" où la femme serait méprisée, bref, les violeurs, ce ne pourrait pas être nos enfants. C'est pile ce dont étaient persuadés leurs parents, avant...

Le filles, les jeunes femmes doivent réapprendre à se faire respecter, et pas forcément en jouant les "bonhommes" ou les "biatches décompléxées"... C'est à toute la société de faire comprendre aussi à nos jeunes que les filles qu'ils soumettent pourraient être vu différemment. Gros travail à faire dans les médias, TV, école, famille etc... et c'est pas parti dans le bon sens à mon avis...

A notre niveau, continuer le travail de sensibilisation, et l'apprentissage de la SP.

Perso je ne considère pas les femmes commes des anges, elles n'ont rien de pure ou d'angélique comme on le dit souvent, elles sont juste des êtres humains, avec leur défauts et leur qualités propres en tant que femme et personnelles en tant qu'individu, elles doivent donc être respectées en tant que tel.

Le phénomène de "putatisation" (expression perso qui veut bien dire ce que ça veut dire) des femmes tient souvent d'une vision au départ tronquée de la femme qu'on voyait comme trop pure, et qui les années passant, fait venir beaucoup de gaillards à la conclusion que "les femmes, c'est toutes des p*tes de toute façon"... donc que l'on peut leur faire ce que l'on veut (loi du plus fort oblige).
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vince le 23 juillet 2008 à 11:03:34
@jilucorg : reçu et j'apprécie vraiment le soin que tu mets à contextualiser, ce qui permet effectivement d'annuler bon nombre de variables de bar-tabac.
Il y a massivement aux États-unis ce même phénomène que tu décris, j'ai oublié le nom qui lui est donné ; en gros : classes moyennes travaillant comme des dingues et délaissant leurs enfants, compensant le temps ''perdu'' par un déferlement de biens matériels. Alors que foule sentimentale...  :)
vince
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 23 juillet 2008 à 11:14:16
Il y a massivement aux États-unis ce même phénomène que tu décris, j'ai oublié le nom qui lui est donné ; en gros : classes moyennes travaillant comme des dingues et délaissant leurs enfants, compensant le temps ''perdu'' par un déferlement de biens matériels.

L'ennui c'est que c'est un phénomène qui touche aujourd'hui TOUTES les classes sociales...
Les mêmes influences (absence des parents qui travaillent*, besoins materiels, influence TV, pression, etc..) causent les mêmes effets.


* au passage on devrait même dire absence de la mère, parceque le père qui s'absente pour travailler ça n'a rien de nouveaux ! et ajouter qu'il y a surtout absence du rôle éducatif qui est trop souvent confié par facilité à l'Ecole..
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jilucorg le 23 juillet 2008 à 11:40:00
Il y a massivement aux États-unis ce même phénomène que tu décris, j'ai oublié le nom qui lui est donné ; en gros : classes moyennes travaillant comme des dingues et délaissant leurs enfants, compensant le temps ''perdu'' par un déferlement de biens matériels.

Ça m'intéresserait beaucoup si tu pouvais donner une piste de recherche, genre si tu retrouvais ;) le nom du truc en ricain...


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: emile le 23 juillet 2008 à 13:19:54
Ce phénomène n'a jamais cessé d'exister, quel que soit le contexte. Philippe Ariès l'explique bien pour la période de l'Ancien Régime: promiscuité, désoeuvrement, alcool, ascendant social. Rien n'a changé au niveau de l'humain à part qu'on n'en parle plus en se mettant du côté de la victime aujourd'hui.
Et puis ce qu'on appelle le viol regroupe plusieurs réalités: C'est l'affection qui tourne mal, une occasion sur une personne vulnérable ou la volonté de détruire sur des critères de race ou de religion dans des pays en guerre (Balkans, Soudan, Tibet...).
Dans tous ces cas il y a un gagnant sur tricherie et malheureusement c'est parfois le tribunal qui définit le perdant car certaines victimes ne savent pas que ce qui leur arrive est condamné par la loi.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vince le 23 juillet 2008 à 14:50:22
Ça m'intéresserait beaucoup si tu pouvais donner une piste de recherche, genre si tu retrouvais ;) le nom du truc en ricain...
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)

Désolé ça fait 40mn que je surfe sans résultat probant, sinon un nombre croissant d'études (criminologiques le plus souvent) se penchant à partir des années 90 sur la délinquance juvénile spécifique chez les cols blancs et classes moyennes ricains. On découvrait alors la réalité d'une violence spécifique non explicable économiquement par la pauvreté. Retour à ton propos...

vince
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: jilucorg le 23 juillet 2008 à 18:15:08
OK, merci en tout cas pour l'info, je vais fouiller un peu en imaginant les mots-clés pertinents :)


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: basic le 23 juillet 2008 à 19:30:43
Quelques remarques tristes :
- la notion de viol a été étendue considérablement ces dernières années : le viol c'est tout acte de pénétration sexuelle sur un individu, quel que soit son sexe. Auparavant il n'y avait que le sexe féminin de concerné. Les petits garçons étaient passés aux pertes et profits.
- la prescription de ce crime est de vingt ans après la majorité de la victime : les violeurs ont du souci à se faire... :D

D'une manière générale le viol est un phénomène social ordinaire quasiment admis dans certains milieux et à certaines époques: on sait qu'autrefois les jurés issus de la campagne avait l'acquittement facile à l'égard des braves gars qui s'étaient laissés entraîner par une s...pe qui l'avait bien cherché. La réaction des demoiselles que décrit Jilucorp est consternante mais humaine : pourquoi faire du scandale et bousiller encore plus d'existence :'(. C'est ce que conseillaient les Jésuites au XVII° siècle aux filles violées avec le raisonnement suivant : serrez les dents, ne criez pas quand on vous viole, personne ne le saura et votre honneur sera sauf.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 24 juillet 2008 à 13:48:20
Heureusement qu' on est plus au XVII  :(. On aurrais dûs les mettrent au bûcher les ....  :-[
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: oimdala le 24 juillet 2008 à 17:41:28
ce que conseillaient les Jésuites au XVII° siècle aux filles violées avec le raisonnement suivant : serrez les dents, ne criez pas quand on vous viole, personne ne le saura et votre honneur sera sauf.

Les moines tibétains donnent des conseils beaucoup plus pragmatique :
"Si ton pire ennemi t'encule, surtout ne bouge pas, tu pourrais le faire jouir"

OK, je sors...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 24 juillet 2008 à 18:09:43
oimdala, pas de religion, svp  ;D

Les gars, il y a des c*ns qui feraient mieux de nous lire, au lieu de...  :-[ :'(

 
Citer
Direction générale
de la police judiciaire 

Appel À témoins [Moeurs]


Publié le 24/07/2008 à la requête du Procureur du Roi de Mons


Agression sexuelle à Dour


Faits:

Lors du DOUR MUSIC FESTIVAL, la dernière nuit des festivités, soit la nuit du dimanche 20 au lundi 21 juillet 2008, vers 02H50, une agression sexuelle fut commise sur un des parkings à proximité du chemin en pavés menant à l’entrée principale du site.
Trois ou quatre garçons repèrent une femme qui rejoint son véhicule.
Cette dernière continuera son chemin et un des garçons suivra celle-ci.
L’agresseur lui proposa une relation sexuelle et devant son refus la força à un rapport contre une voiture.

L’homme de type européen et de corpulence normale, est âgé de 18 à 20 ans et mesure environ 1m70. Il s’exprime en français, sans accent.
Il a les cheveux de couleur châtain clair ou blonds coupés courts. Il était vêtu d’un sweat à tirette et capuche foncé et portait une casquette beige.


 
Dour
 

 

 

 



Témoignages:

Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale via le numéro de téléphone gratuit:

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Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: oimdala le 25 juillet 2008 à 08:40:11
oimdala, pas de religion, svp  ;D
C'était pas de la religion mais de l'humour ; pour rebondir sur l'exemple des Jésuite dont on a parler avant moi.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 25 juillet 2008 à 09:34:12
Moi aussi s' est de l' humour  ;D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 26 juillet 2008 à 10:23:46
Même si je suis le 1er à dire qu'on peut rire de tout, ça ne fait jamais de mal de rire, je n'aimerais pas que ce fil se termine en blaguouzes, on a parlé de choses trop importantes pour ça... donc svo si on pouvait recoller au sujet  ;)

Merci.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Bartlett le 26 juillet 2008 à 17:42:59
Une typologie des violeurs trouvée dans « What cops know » qui est une compilation de l’expérience des policiers de Chicago dans la lutte contre le crime.


http://www.amazon.com/What-Cops-Know-Connie-Fletcher/dp/0671750402/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1217086798&sr=8-1

Un livre qui a une appréciation comme étant authentique par Loren Christensen sur Amazon

Bien sur cela se passe aux USA, mais je pense qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de différences sur ce domaine avec l’Europe


Le type punisseur et en colère (8 %) : il ne le fait pas pour l’acte sexuel, il viole pour punir les femmes pour tout ce qui ne va pas dans sa vie.
Le viol arrive souvent dans la matinée 24 ou 72 heures après que le violeur est ressenti un stress majeur (un décès, un proche a l’hôpital, la perte de son travail, etc.. )
Le type se lève ce matin et décide qu’il est l’heure de projetter sa colère sur quelqu’un d’autre qui se trouvera au mauvais moment, au mauvais endroit.
Il commet une agression extrémement violente et laisse souvent sa victime pour morte.

L’assertif. (10 %).Au début il joue le séducteur, il est gentil, bien habillé, c’est un charmeur, il est aussi extrêmement jaloux, extrêmement possessif, ne laisse jamais personne lui dire «  c’est terminé », et si la femme avec qui il est ne lui donne pas ce qu’il veux au moment ou il le veux, il la viole.
Il est généralement athlétique, il n’utilise pas d’arme, il se sent vraiment bien avec ce qu’il fait et sa défense est toujours «  franchement, est ce que je ressemble à un violeur ? »

Le sadique (2%).Le tueur fou, il kidnappe ses victimes parcqu’il veux vivre ses fantasmes avec  elles. Il ne sait pas s’arretter et finit par les tuer.

Le « gentleman ». (80 %) Gentleman, c’est comme ça qu’il se voit. Il n’est pas sur de sa masculinité, il recherche l’amour et l’appréciation des femmes et fait tout a l’envers.
Il ne veux pas blesser, il utilise le moins possible la force physique.
Il fait des compliments à la victime, il veux qu’elle lui en fasse. Son fantasme c’est qu’elle tombe amoureux de lui après qu’il l’ait violé.
Il est enclin a essayer d’attaquer encore une fois la même victime, il aime aussi  en parler au gens qu’il connaît en omettant bien sur de dire qu’il s’agissait d’un viol ( c’était un  rendez vous avec sa petite amie).

L’avis des policiers sur la réaction des victimes :

Beaucoup de femmes sont agressées parcqu’elles sont trop polies. Ce n’est pas gentil de quitter cet ascenseur simplement parcque le type qui vient d’y rentrer a une tête bizarre, ça ne se fait pas de fermer la porte a ce représentant qui fait du porte a porte etc.…

Quand elles sont agressées, beaucoup de femmes préfèrent ne pas se battre parcqu’elles assument que c’est la seule façon de ne pas se faire tuer, mais avec la plupart des violeurs, elles ont une bonne chance de le mettre en fuite si elles se battent.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 26 juillet 2008 à 20:21:32
Bartlett, il manque (au moins) un profil à cette liste, celui du gros sac à marde macho:
Il considère sa proie comme un objet ne méritant pas le respect, parce que c'est ce que lui a inculqué sa culture (environnement socio-familial, médias...) à travers une vision caricaturale de la virilité. Devant les faits, il dira que sa victime l'avait "mérité" ou bien "cherché", même s'il est conscient d'avoir violé. Le viol est un acte qui l'amuse ou qui le conforte dans l'idée que sa victime mérite son sort.

En gros, c'est pas le profil du violeur malade mental, mais celui du macho avec des c*u!lles à la place du cerveau (remarquez, maintenant que j'y pense, 2 c*u!lles côte à côte et à l'envers, ça ressemble à petit cerveau, nan?)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 26 juillet 2008 à 20:41:35
Moi ce qui me fascine le plus ce sont les 80 % de mecs qui se retrouvent aux assises et qui ne comprennent carrément pas qu'ils sont là parce qu'il se sont rendus coupables d'un crime, entretenus en cela par les proches qui villipendent la victime.

J'ose même pas immaginer qu'elle aurait été la réaction de mon père si j'avais commis un viol  :o. Il aurait mieux valut, en effet, que les flics me trouvent avant lui.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 26 juillet 2008 à 20:49:48
Plu tard, si j' ai un fils et que j' apprend qu' il a...  >:(

Il peut s 'enfuir à l' autre bout de la terre et changer de nom. Parce que si je le retrouve... :(. Sûr que j' irais en prison, à sa place  :-[
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 26 juillet 2008 à 20:56:08
L’avis des policiers sur la réaction des victimes :

Beaucoup de femmes sont agressées parcqu’elles sont trop polies. Ce n’est pas gentil de quitter cet ascenseur simplement parcque le type qui vient d’y rentrer a une tête bizarre, ça ne se fait pas de fermer la porte a ce représentant qui fait du porte a porte etc.…

Quand elles sont agressées, beaucoup de femmes préfèrent ne pas se battre parcqu’elles assument que c’est la seule façon de ne pas se faire tuer, mais avec la plupart des violeurs, elles ont une bonne chance de le mettre en fuite si elles se battent.

C'est LE point important à retenir.
prévention - analyse - intervention.

J'ai compris un truc en discutant avec des femmes. Beaucoup ne veulent pas s'interresser à la self parceque selon elle entre le risque que ça leur "tombe dessus", le temps qu'il faudrait consacrer à ce genre d'apprentissage (avec ce que ça suppose de parano) au détriement d'autres loisirs et le fait que même après un entrainement elles sont souvent persuadées que de toutes façon elles ne pourraient pas faire grand chose... ça ne vaut pas le coup... tout simplement.  ::)

Est ce qu'elles ont raison ? est ce qu'elles ont tords ? dans 95% des cas quand on voit l'offre en matière de SD, le niveau objectif des pratiquantes après 1 voir 2 ans de pratique, on peut effectivement se demander si elles n'ont pas souvent raison.

Apprendre la SP/SD, c'est trouver un prof compétent, s'investir physiquement et mentalement dans l'entrainement, faire un travail sur soi.
Après cela, le résultat (capacité à saccager un lascard) sera bel et bien là pour celles qui auront sû passer le cap.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 26 juillet 2008 à 21:55:55
Apprendre la SP/SD, c'est trouver un prof compétent, s'investir physiquement et mentalement dans l'entrainement, faire un travail sur soi.
Après cela, le résultat (capacité à saccager un lascard) sera bel et bien là pour celles qui auront sû passer le cap.
Bein c'est aussi le cas de 80% des pratiquants  :(. Qui a une approche globale en dehors de ses deux séances règlementaires par semaine ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 26 juillet 2008 à 22:35:22
C'est une solution, il faut intensifier au maximum les entrainements et ne pas mentir aux gens qui viennent s'entrainer.

ça va etre dur, il peut y avoir un echec lors de l'agression et que un mechant c'est un mechant avec tout le comportement qui va avec.

c'est exactement ce que je disais dans mon post precedent , les femmes ont ne sait pas pourquoi sont persuadées d'etre plus faible et que contre un agresseur elles ne pourraient rien faire.C'est entierement faux une femme peut faire du degat avec un minimum de force.

Eduquer les gens a ne pas subir le comportement negatif d'une tierce personne,entrainer pour pouvoir repondre tres vite a une attaque ou a une sitution qui degenere et eduquer tous le monde avec tous les moyens que l'on possede.

Un educateur dans un centre, un prof, un policier etc..

"Eduque toi si tu veux t'en sortir"
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Belette le 27 juillet 2008 à 00:34:48
Je profite de mon séjour chez Platypus pour refaire surface:

Belette : :akhbar:

Merci pour ce témoignage. 

Peux-tu nous dire, à ton avis, comment on peut s'y prendre, justement, pour prévenir ?  Quels sont les meilleurs moyens, à TON avis ? 

Mmmmh, difficile à dire. Malheureusement la prevention passe par l'exemple, donc par le temoignage. J'ignore comment vous recruter vos recrues dans vos stages de SD, mais si pouviez convaincre au moins une victime de venir temoigner de son experience dans vos stages, pour expliquer que "non, cela n'arrive pas que aux autres", pour reconstituer la scene pour bien montrer comment cela se deroule et que la situation est possible dans des situations banales, le bouche a oreille pourrait faire le reste, et rendre fideles des participants plus occasionnels.

Tres souvent, les gens ne voient que (ou ne sont touches que par) ce qu'ils ont devant les yeux, alors un temoignage direct peut declencher la réaction. Apres cela, chacun a ses oeilleres...

Voila pour la prise de conscience. En ce qui concerne le fait d'eviter les situations "qui puent", un bon plan existe: aller poser des questions dans un commissariat à propos des quartiers a risques peut fournir de precieuses informations parfois quand on doit se déplacer seul(e) de nuit (et de jour aussi).

Le reste est constitué de trucs plus evidents comme ne jamais sortir seul(e) dans un quartier à risque, eviter soigneusement les groupes de mecs qui "glandent" dans la rue (les mecs qui n'ont rien a faire avec leur temps peuvent voir en vous un passe temps tentant (Seb me dit "tantantan !!")), ne pas oublier de regarder derrière soit pour voir si on est suivi(e) ou observe(e) (les vitrines des magasins sont asser pratiques pour ca), ne pas hesiter a entrer dans un magasin pour demander de l'aide au vendeur (une de mes amies etait suivie par un groupe de mecs et un vendeur l'a aidee en la faisant sortir par la porte de derriere de son magasin) ou pour appeler quelqu'un pour venir vous chercher (par contre, si le vendeur est un pervers...).

Dans le metro, cherchez toujours les endroits pleins de gens, ou si il n'y en a pas, pres d'une porte pour pouvoir la refermer dans la figure d'un agresseur eventuel (lui pincer les doigts avec marche aussi, plusieurs fois encore mieux. Ne pas hesiter a refermer a coup de pied). Si vous etes assez fort(e), se placer pres d'un extincteur peut donner un avantage (c'est mechant mais on s'en fout). Les cendriers publics pleins de sable peuvent permettre d'aveugler. Platypus me dit (avec demonstration) que placer son pied a la base d'une porte loin de la charniere permet de la bloquer facilement, mais il faut des semelles asser epaisses et molles pour se deformer et bloquer la porte (baskets ou grosses chaussures). Il me dit aussi que ca marche avec un ballon de basket (???).

Dans la rue un moyen supplementaire pour les femmes est de se rendre discrete: eviter d'etre sexy (contraignant, mais bon...), eviter les habits moulant et les decolletes, preferer les manteaux longs et les pantalons larges (quand je pense que mes amies ont toujours critiquer ma facon de m'habiller large !!)

Petite histoire en passant: par mon "reseau", j'ai entendu l'istoire d'une fille de 15 ans qui se faisait tripoter dans le metro de Londres par 2 mecs qui avaient trop bu: elle s'est mouchee dans ses doigts et a reussi a les degouter en les menacant avec XD... je n'ai jamais rencontrer cette fille, mais je la trouve tres inventive !!

Encore un conseil de Platypus: se mettre a danser la tecktonik devant l'agresseur pour l'effrayer (50% de chance de ne pas se faire tuer selon moi)

Bonne soiree

PS: désolée pour les accents, c'est ce que je déteste le plus dans votre langue XD
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 27 juillet 2008 à 10:45:40
C'est vraiment un problème que d'enseigner dans ce que l'on croit être une véritable démarche de protection  personnelle tellement cet état d'esprit est éloigné des considérations de base de nos publics.

J'ai toujours commencé les saisons à presque 40 élèves et quand on explique les différences entre être agressé et participer à un baston et que je suis là pour renforcer les aptitudes face à la première catégorie de risque et éviter à tout prix la deuxième, je perd généralement un tiers des élèves. Quand j'explique les réalités d'un affrontement violent et les blessures qui surviendront immanquablement je perds un autre tiers et quand j'arrive à leur faire comprendre que les deux séances hebdomadaire ne sont que le début, la partie émergée de l'iceberg qui nécessite tout un travail global je finis par faire cours régulièrement à 5/6 personnes.

C'est notamment pour cela que j'ai quitté les dojos municipaux et les clubs de sport privés car sincérité et discipline de masse sont décidément bien incompatibles et je veux pouvoir dire à celui ou celle qui croit qu'il ou elle peut venir s'entraîner la semaine et conserver les mêmes comprtement à risque le samedi soir qu'il se plante gravement.

Moralité, maintenant les cours c'est soit dans un local privé mis à disposition, soit dans la verte.

Evidemment, je plains les instructeurs qui souhaitent en vivre car c'est à mon avis totalement impossible de payer un local, des charges sociales avec 6 élèves.

On comprend donc parfois les tentations clientélistes de certains, il faut bien vivre.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 27 juillet 2008 à 12:08:30
perdre des eleves en soit c'est pas tres grave , perdre un bon element ça l'est beaucoup plus.

Quand tu parles deja de perdre des eleves publics de tous horizons, c'est vrai que c'est dur de motiver des gens qui ne sont pas concernés,ils reviendront peut etre une fois le mal fait.

J'ais mis plus de 1 an pour introduire delicatement des notions d'agressions dans les cours, si les gens n'ont pas de bases ça leurs passe au dessus.Mais une fois qu'ils sont rassuré sur leur niveau tous va bien.

ce qui est dur c'est de reprendre avec des nouveaux on a tendance a les mettres tous de suite a un bon niveau, soit ca passe soit ça casse.

a+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 27 juillet 2008 à 14:46:35
Bein c'est aussi le cas de 80% des pratiquants  :(. Qui a une approche globale en dehors de ses deux séances règlementaires par semaine ?

C'est clair. L'entrainement doit passer aussi par du dépassement de soi, l'orientation vers plus de rusticité, la confrontation avec la douleur et avec ses peurs et un minimum (dont on ne doit pas se satisfaire) de condition physique... tout cela peut s'acquérir au quotidien dans toutes les activités.

Je crois que cette approche globale, c'est ce qui nous caractérise tous aussi à l'ACDS. L'état d'esprit (prévention/analyse) SP c'est H24 et 7J/7...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 27 juillet 2008 à 14:52:46
Petite histoire en passant: par mon "reseau", j'ai entendu l'istoire d'une fille de 15 ans qui se faisait tripoter dans le metro de Londres par 2 mecs qui avaient trop bu: elle s'est mouchee dans ses doigts et a reussi a les degouter en les menacant avec XD... je n'ai jamais rencontrer cette fille, mais je la trouve tres inventive !!

J'ai vu ça sur Paris il y a quelques mois aussi, deux gras d'une quarantaine d'années en train de se prendre la tête sur un chantier... l'un plus costaud que l'autre qui visiblement cherche un prétexte pour en mettre une au plus petit... et d'un seul coup le petit qui ouvre ses mains devant lui, se ragle bien la gorge, crache un gros molard dans ses mains et se les frottent bien bien... le grand en voyant ça à fait un geste de recul et est parti en gromelant un truc genre "mais il dégueu ce gars là.."    ::)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: leif le 27 juillet 2008 à 15:22:01
elle marche, donc c'est une bonne technique :doubleup:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 27 juillet 2008 à 19:14:22
Es que on ais en train de découvrir un nouveau révulsif, contre les agresseurs ?  :blink: :lol:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 27 juillet 2008 à 19:21:45
Hélas le viol en tant que déviance ou arme de guerre est aussi vieux que l'humanité.

A défaut de l'éradiquer il est au moins à porter au crédit de certaines sociétés d'oser l'appeler comme tel et de le punir en fonction, au lieu de le laissé enfoui sous le poids des traditions.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sath le 22 septembre 2008 à 18:13:41

J'ai lu il y a quelques temps un bouquin de Virginie Despentes "King Kong théorie" qui parle entre autre du viol qu'elle a subi dans son adolescence.
Elle a une position qui me semble utile sur le sujet.

Elle considère que le viol en lui même fut une horreur mais que sa victimisation ensuirte fut également insupportable
Victimisation qui désigne la femme violée plus comme une violée que comme une femme.

Elle considère que le viol est un risque à courir pour préserver sa liberté (de sortir, de vivre).
Beaucoup d'hommes protecteurs ayant dans ces circonstances une attitude mal venue voire suspecte revenant plus à réduire la femme à ce qu'elle a subi qu'à l'aider à surpasser son traumatisme pour retrouver une vie normale.

J’écris moins bien qu’elle,  je vous en recommande la lecture.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: philippe13 le 06 novembre 2008 à 17:31:48
Dans les quelques relations que j'ai eu deux petites amies qui avaient été violée par leur premier petit ami dans des circonstance identiques: touche-pipi consentant mais le copain de 17/18 ans ne peux plus se retenir et termine l'action par un viol. La première s'en était remise, voir "consommait" un peu trop, avec la seconde je n'ai jamais pu avoir de rapport elle ne pouvait même pas me toucher en dessous de la ceinture et ce 8 ans après les faits et j'étais le premier homme avec qui elle sortait depuis. Je n'ai pas trouvé de solution, on a fini par se séparer.

Les jeunes filles ignorent la violence du désir masculin lors de flirt poussés si elles ne désirent pas aller plus loin.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kinette le 07 novembre 2008 à 12:08:13
Les jeunes filles ignorent la violence du désir masculin lors de flirt poussés si elles ne désirent pas aller plus loin.
Hello,
A lire ça on pourrait presque conclure que c'est de leur faute  :o
Peut-être certains mâles manquent-il d'éducation et de self-contrôle de ce côté...
Et que le désir masculin soit fondamentalement différent du féminin... je me demande.

K
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: philippe13 le 07 novembre 2008 à 12:38:53
Non surtout pas une justification mais à 15 /16 ans les hormones poussent dur!! Les jeunes actuels apprennent le sexe dans les films pornos semble-t-il et ne savent pas trop ce qui est normal ou pas pour certains. 
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 07 novembre 2008 à 13:19:16
Les jeunes filles ignorent la violence du désir masculin lors de flirt poussés si elles ne désirent pas aller plus loin.

Ok sur le fait qu'il faut prévenir les jeunes filles et leur faire passer les infos sur un fait simple : il existe des petits connards qui n'en ont rien à branler de foutre leur vie en l'air parce qu'ils ont envie de baiser.  MAIS je tiens ABSOLUMENT à ce qu'on souligne CLAIREMENT que la faute revient au violeur.  C'est lui le fils de chacal qui se fout du mal qu'il fait à autrui.

Par ailleurs, un truc très important à comprendre c'est que peu importe la violence du désir il faut être complètement tordu dans sa tête pour continuer à être excité quand on fait subir ça à une fille.  Le viol est l'expression ultime d'une domination totale sur une autre personne.  C'est pas juste du désir.  C'est de la VIOLENCE, de la HAINE... 

Violence du désir masculin mon cul ::)

Connerie humaine, sans doute.  Manque de repères peut-être.  Education complètement foirée, certes.  Sensibilisons nos gamines (ET nos gamins parce qu'ils ne sont pas à l'abri non plus !), et donnons leur des outils pour être en mesure de se défendre contre les agresseurs, quels qu'ils soient (et y compris s'ils sont proches).  Mais de grâce, ne mettons pas la responsabilité sur "la violence du désir masculin". 

J'ai rarement lu un truc aussi révoltant de toute ma vie :bheurk:

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: pimyboc le 07 novembre 2008 à 13:41:57


salut,
ouais, éduquer aussi les ado mâles pour ne pas qu'ils deviennent auteurs.
Il m'est arrivé en plein cœur des poussés de testostérone adolescentes d'avoir des flirts super poussés avec des jeunes filles. Puis à un moment elle(s) a(ont) dit stop et bah j'ai arrêté. Je m'en suis souvenu le soir dans mon lit et voilà. Ca soulage.
Je crois et j'espère que tu t'exprimes mal Philippe13.


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Sylvain74 le 07 novembre 2008 à 13:43:31
Sensibilisons nos gamines (ET nos gamins parce qu'ils ne sont pas à l'abri non plus !)

En tant que victime certes mais également (tenté de noter "surtout"...) en tant que bourreau... Les gamins de 12 ans qui accèdent aux films porno avilissants pour la femme, dont la famille n'aborde pas ou mal le thème de la sexualité en famille, peuvent se faire une image complètement éronée de ce qu'est le sexe et l'amour. Et développer des "comportements déviants"... Voire devenir de vrais saloparts.
EDIT : grillé par Pimyboc...

Un jeune de mon entourage autrefois proche a été élevé par des parents pour qui le sexe semble sale. Blagues grasses et compagnie devant lui. Jamais de discussions en famille. Enfant unique, donc ne connais pas les filles et très curieux de découvrir par tous moyens... Ce type a fini par tripoter à ses 16 ans une gamine qui m'est très chère lors d'une nuit en camping. Elle avait 10 ans. Heureusement ladite gamine ne s'est pas dégonflé et s'est sauvée pour aller dormir avec papa-maman, en pleurs. Un gros cauchemar, sois disant... Elle ne nous a avoué l'épisode que vers 14-15 ans. J'ai failli faire un meurtre... Cet enc**é a toujours nié. Mais elle s'en ai bien remise (famille unie, ouverte d'esprit.) et a même réussi à prendre contact avec ce misérable pour lui annoncer qu'elle lui pardonnais, mais qu'elle s'en souviendrai toujours. Et qu'elle serai capable de lui rappeler à intervalle régulier. Elle est trop forte  :love:.

Sylvain.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: philippe13 le 07 novembre 2008 à 16:15:03
Je crois et j'espère que tu t'exprimes mal Philippe13.

Vous ne comprenez pas bien ce que je veux dire, je n'excuse rien.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 07 novembre 2008 à 16:32:13
Vous ne comprenez pas bien ce que je veux dire, je n'excuse rien.

Tant mieux ;)

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 07 novembre 2008 à 18:02:33
On parle de codes informels, là pas de morale.

Socialement et juridiquement parlant, une femme à le droit de se promener dans la tenue de son choix, n'importe où sans encourir autre chose que ce qu'elle souhaite.

Dans les faits, on sait très bien que ce n'est pas vrai et, à partir de là on peut regretter jusqu'à la fin des temps que c'est bien triste et que beaucoup d'hommes soit ceci ou cela, ça n'y changera pas grand chose.

Alors puisqu'ici on traite un peu de prolonger la vie et en bonne santé autant adapter aussi le comportement à la réalité du risque et non à un idéal.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 07 novembre 2008 à 20:52:32
Tafdak.  Simplement il est important de BIEN COMPRENDRE la nature du risque...  donc de bien piger que le viol est avant tout un acte de violence et pas un acte motivé par le désir sexuel.  Le mec qui viole une fille parce qu'elle est en mini-jupe, c'est pas parce qu'il la trouve bandante.  C'est soit parce qu'il ne tolère pas le port de la mini-jupe, soit qu'elle refuse ses avances et qu'il veut la "punir", la faire souffrir parce qu'elle le rejette, ou un truc dans le genre...

Donc, en clair, si on se trouve dans un coin où on ne tolère absolument pas les combinaisons de ski, une fille pourrait aussi bien se faire violer parce qu'elle ose en porter une.  Tu vois la nuance ?

Après, personnellement je trouve plus intelligent de connaître les risques et de savoir les gérer intelligemment par la prévention, y compris si on est une fille... 

Ciao ;)

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 07 novembre 2008 à 22:14:28
Le mec qui viole une fille parce qu'elle est en mini-jupe, c'est pas parce qu'il la trouve bandante.  C'est soit parce qu'il ne tolère pas le port de la mini-jupe, soit qu'elle refuse ses avances et qu'il veut la "punir", la faire souffrir parce qu'elle le rejette, ou un truc dans le genre...
Oui mais il a peu de chance d'être éconduit par la fille sur qui il n'a pas jeté son dévolu. Be the grey man or the grey girl.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 08 novembre 2008 à 10:41:43
Tafdak.  Simplement il est important de BIEN COMPRENDRE la nature du risque...  donc de bien piger que le viol est avant tout un acte de violence et pas un acte motivé par le désir sexuel.  Le mec qui viole une fille parce qu'elle est en mini-jupe, c'est pas parce qu'il la trouve bandante.  C'est soit parce qu'il ne tolère pas le port de la mini-jupe, soit qu'elle refuse ses avances et qu'il veut la "punir", la faire souffrir parce qu'elle le rejette, ou un truc dans le genre...

Je ne suis pas d'accord avec toi (pour une fois ;)). Je pense qu'une très grande majorité (je n'ai pas dit tous) des hommes peuvent être à un moment de leur vie des violeurs/agresseurs potentiels, souvent à l'adolescence, ou parcequ'ils ont bu, pris des substances ou parcequ'ils ont mal interprété les refus de la personne objet de leur désir. C'est sur ce dernier point que je souhaite préciser, quand je dit "ils ont mal interprété" je ne dis pas si ils n'ont pas pû ou pas voulu. On parle toujours de viol, on sous-entend souvent par là pénétration mais n'oublions pas que des attouchements peuvent être aussi traumatisants.
Et si on y refléchit de plus près, bon nombre de mecs ont déjà à un moment de leur vie (souvent entre 15 et 17 ans) été un peu trop chaud bouillant (carrément lourd disons-le !) avec une jeune fille qui n'a réussi qu'à les décourager qu'à force de "non casse-toi !!!" et au bout d'un certain nombre de minutes.
Ce que je veux dire par là c'est qu'en tant que mec on va se dire "ouf j'ai su m'arrêter à temps" parcequ'on n'est pas aller jusqu'à la pénétration. Mais ce qu'on a déjà fait est peut être déjà traumatisant pour l'autre.

Là David tu parles du violeur de rue, du prédateur qui sort de chez lui pour faire du mal... mais le viol dans la très grande majorité des cas, encore une fois, c'est le voisin, l'ex petit copain, l'ami du mari, le collègue de travail etc etc...

Dans un certain nombre de cas le viol ou agression à caractère sexuel (attouchements aussi) est motivé par le désir, souvent accompagné d'un abus d'alcool de la part de gens dit tout à fait "normaux".

J'avais cette conversation là avec un pote tout récemment, quand il sort il boit de l'alcool, fume du shit, prend de la coke... et il le fait en groupe avec d'autres ami(e)s, des couples, en soirée "appart'" etc... c'est ce que je lui disai, fais gaffe un jour tu vas te retrouvé seul avec une fille et tu va d*conner, et pour peu que ce soit aussi la copine d'un tes potes ça va finir en carton et ça sera mérité... quand je dis d*conner je ne parle pas de viol mais déjà d'avances poussées... le mec le plus normal de la Terre devient rarement un prix nobel après une bouteille et demi de vodka, 6/7 joints et quelques grammes de coke... Et c'est là aussi je pense qu'il faut faire comprendre aux filles et jeunes femmes surtout qu'elles doivent éviter de se retrouver seule avec un homme même jeune où aux abords inoffensifs dans ce genre de soirées si elles ne sentent en état de le stopper si jamais ça partait en vrille...

Ce que je vais dire va peut être choqué, mais des fois le "NON" clair et définitif faut pas hésiter à conseiller aux jeunes femmes de le dire et même de le crier, et pas seulement de le penser ou de le murmurer. Faut se défendre, et le 1er pas c'est l'avertissement clair et ouvertement dissuasif et la pose de limites.
ça fait aussi parti je pense de "la mise en condition" avant le passage en mode "arrachage de g**ule" si le petit bonhomme ne respecte pas les dites limites fixées par la jeune femme.


Enfin pour finir et parceque je ne veux pas qu'il y ait de malentendu, je sais comment ça se passe sur les forum, des fois les gens font exprès de comprendre de travers pour pouvoir partir en croisade et s'offusquer DONC je le dis très clairement je n'ai pas dit que les victimes de viol avaient ne serait qu'une infime part de responsabilité, j'essaye juste d'être pragmatique. Si un enfant n'a AUCUNE chance devant son bourreau pédophile, il faut aussi apprendre aux jeunes filles dès le début de l'adolescence et des premières fêtes entre ami(e)s à éviter les situations à risque, à poser des limites et à crier "NON DEGAGES !!!" si le besoin s'en fait sentir..

Une femme se fait raccompagner par un collègue de travail après le pot de départ bien arrosé au champagne du vieux raymond qui part en retraite, le dit chauffeur ne cesse depuis des semaines de la draguer plus ou moins adroitement, C'EST une situation à risque...

Alors je ne dis pas que si il lui arrive quelques chose ça sera de sa faute, MAIS ça reste une situation selon moi à éviter si l'on a pas une ENTIERE confiance en la personne qui nous raccompagne. Mieux vaut prévenir que guérir, et malheureusement on en guérit jamais vraiment de ce genre d'actes.

Je répète ma phrase : je pense qu'une très grande majorité des hommes peuvent être à un moment de leur vie des agresseurs potentiels, si ils ne savent pas se contrôler quand ils boivent, si ils développent une sorte de délire sur une femme dont ils croient  voir un désir réciproque dans les yeux, si ils ne couchent pas depuis longtemps avec leur femmes, si ils regardent trop de film de c*l, si ils sont mal dans leur peau, si ils développent ne serait que partiellement ou temporairement certains troubles psychiatriques dû aux péripéties de la vie, etc... bref je caricature volontairement mais l'idée est là.

Il ne faut JAMAIS sous-estimer la c*nnerie humaine.


Pour conclure je dirai aussi que LA très grande majorité des hommes ont une maman, une soeur, une épouse qu'ils aiment, des amiEs sans aucune ambiguïté, qu'ils respectent biensûr les femmes, ne boivent pas avec excès, ne prennent pas de coke, ne se mettent pas dans des situations qui puent déjà au départ, et dont l'idée même du viol les répulsent...

Mais la balance entre le "Bien" et le "Mal", le côté éclairé et le côté sombre est en chaque individu... il revient donc à chacun(e) de ne pas involontairement "tenter le diable" pour reprendre une citation cher aux cathos...

ps : post sombre et pessimiste dans le seul but de faire passer mon idée et donner un point de vue complémentaire.




Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Berhthramm le 08 novembre 2008 à 11:04:42
suis tout à fait d'accord avec toi sur la notion de NON clair et d'avertissement sans équivoque, tout à fait d'accord avec toi aussi sur la légitimité et la nécessité de passer en mode "arrachage de gueule" (j'aime assez ton expression) si ça n'est pas compris ou pas respecté...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 09 novembre 2008 à 10:54:12
J'ai beaucoup aimé la réponse de David et celle de Bullyson.

Permettez moi de parager ces quelques lignes avec vous.

Roy Hazelwood, profiler du FBI à la retraite et expert en crimes sexuels, définit 5 catégories de violeurs, que nous avons modifié très légèrement à Senshido pour tout inclure:

- Le violeur avec fantasmes est un violeur qui construit une reltion complexe entre lui et la victime "elle m'aime, elle me veut, c'est le grand amour, on va vivre ensemble à jamais". C'est le genre de salaud qui est amoureux ou fou de désir d'une femme, la suit, connait sa vie, un genre de stalker/ fan fou. Après l'acte, ce genre de violeur tue souvent la victime car il est "choqué" par ses cris et ses lamentation, et ca ne se "passe pas comme il s'attendait". Le meutre est pour "effacer" le choc qu'il recoit d'avoir fait une connerie.

- Le violeur macho est le genre de mec baraqué qui est de nature très égoiste et qui pense que le monde tourne autour de lui. Il est sdouvent narcissique et méprise les femmes, qu'il considère comme de vulgaires objets sexuels existant uniquement pour satisfaire ses caprices.

- Le violeur qui hait les femmes pour une raison ou une autre (sa mère le battait ou le forcait à porter des habits de fille quant il était jeune, le "nerd" méprisé par les femmes, le type sans confiance en soi, etc) et viole pour se venger d'elles en les faisant souffrir.

- Le fondamentaliste religieux qui utilise sa religon comme justificatif pour maltraiter, violer, et humilier les femmes.

- Le violeur opportuniste qui cambriole la maison et décide de violeur la personne qui s'y trouve, ou l'autostoppeur (jamais prendre d'autostoppeurs!!!) qui te menace, ou le mugger qui une fois le fric pris, decide de se "faire une gaterie" >:(

- Les membres de groupes, gangs, ou foules qui suit la masse et viole "puisque tout le monde le fait" (psychologiquement, il ne se sent pas coupable vu que le crime est partagé par tous et celui réduit, celon lui sa responsabilité personnelle)

- Le sadique pur qui viole uniquement pour le plaisr qu'il obtient de dominer totalement un autre etre humain et de détruire sa vie.

Le viol est, comme notre Manitou l'a dit, souvent une projection de controle et de pouvoir sur l'autre. Le viol est possible si le violeur potentiel a deux élements, privacy and control, si il ne peut etre dérangé dans son acte et s'il controle la victime. La "privacy" (pardon je trouve pas en Francais) peut etre un rue sombre et déserte, ou un chambre dans un appartement avec 200 personnes qui font la boum (plein de musik donc il risque pas d'etre entendu). Le controle peut etre physique (avec ou sans armes), psychologique (la fille ne veut pas mais est manipulée dans le viol par un "type qui sait parler", smooth talker en Anglais), comportemental (chantage pour sexe), ou émotionnel ("si tu m'aimais tu coucherais avec moi, bla bla bla)

J'ai écrit une liste d'astuces (en Anglais malheuresement) que je distribue par email aux filles qui m'envoient des emails sur "eviter le viol avec la technique de la mortkitue de la semaine". Je vous filerais le link si ca vous interesse.

À plus.

G.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: lepapat le 09 novembre 2008 à 13:56:52
Citer
- Le violeur avec fantasmes est un violeur qui construit une reltion complexe entre lui et la victime "elle m'aime, elle me veut, c'est le grand amour, on va vivre ensemble à jamais". C'est le genre de salaud qui est amoureux ou fou de désir d'une femme, la suit, connait sa vie, un genre de stalker/ fan fou. Après l'acte, ce genre de violeur tue souvent la victime car il est "choqué" par ses cris et ses lamentation, et ca ne se "passe pas comme il s'attendait". Le meutre est pour "effacer" le choc qu'il recoit d'avoir fait une connerie.

Inquiétant  :(. Je connaît un " cas " qui se ballade depuis des années, dans les rues de Tournai. Il n' a jamais passé à l' acte mais ...  :(. Que peu t' on faire dans un cas comme çà ? Histoire d' éviter un drame  :(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 09 novembre 2008 à 14:37:38
- Le violeur avec fantasmes est un violeur qui construit une reltion complexe entre lui et la victime "elle m'aime, elle me veut, c'est le grand amour, on va vivre ensemble à jamais". C'est le genre de salaud qui est amoureux ou fou de désir d'une femme, la suit, connait sa vie, un genre de stalker/ fan fou. Après l'acte, ce genre de violeur tue souvent la victime car il est "choqué" par ses cris et ses lamentation, et ca ne se "passe pas comme il s'attendait". Le meutre est pour "effacer" le choc qu'il recoit d'avoir fait une connerie.

Arretez moi si je me trompe mais je crois qu'on appelle ça l'érotomanie. Croire qu'une personne qu'on espionne a des sentiments pour soi et s'inventer une histoire avec cette personne.

- Le violeur macho est le genre de mec baraqué qui est de nature très égoiste et qui pense que le monde tourne autour de lui. Il est sdouvent narcissique et méprise les femmes, qu'il considère comme de vulgaires objets sexuels existant uniquement pour satisfaire ses caprices.

Typiquement ce qui est arrivé à la Belette. Ici, c'est l'environnement socio-culturel (l'éducation parentale, les médias, la "mode" ou autre phénomène de bande) qui est à blamer. Ce genre de gars est difficilement récupérable AMHA.

J'ai écrit une liste d'astuces (en Anglais malheuresement) que je distribue par email aux filles qui m'envoient des emails sur "eviter le viol avec la technique de la mortkitue de la semaine". Je vous filerais le link si ca vous interesse.

Vas-y, balance, ça m'intéresse.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 09 novembre 2008 à 15:34:49
en début de topic je parle d'une copine violée par son ex quand elle était plus jeune. Le profil de l'agresseur : un garçon à priori gentil, très sociable, poli, coquet, pas franchement le profil du macho baraqué, toujours bien propre sur lui, passionné de musique hip hop et de danse, ayant beaucoup de succès auprès des femmes... il la frappé (pour la première fois en 4/5 ans) et violé parcequ'elle venait de rompre après une énième tromperie de sa part.

Je ne vois pas spécialement dans laquelle de ces catégories il rentrerait ?
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Elektro le 09 novembre 2008 à 15:42:42
Inquiétant  :(. Je connaît un " cas " qui se ballade depuis des années, dans les rues de Tournai. Il n' a jamais passé à l' acte mais ...  :(. Que peu t' on faire dans un cas comme çà ? Histoire d' éviter un drame  :(

Malheureusement je ne sais pas si il y a vraiment une solution.
Il y a quelques années,je vivais avec une jolie Anglaise à Toulouse.Elle avait habité a Avignon et m'avait parlé d'un type bizarre qui la suivait régulièrement et voulait soi disant la "sauver" et l'emmener avec lui.
Malgré plusieurs tentatives d'intimidation de la part d'un de ses potes,le type continuait de la harceler.

Deux ans après,alors qu'elle vivait avec moi a Toulouse,elle recroise le type d'Avignon qui la suit de nouveau et continue de la harceler...
A cette époque elle rentrait du travail vers 18 h ,le gars avait vu ou elle habitait et la guettait systématiquement en étant de plus en plus entreprenant (viens avec moi,je vais te sauver etc...)

Elle se réfugiait alors dans un café ,le gars partait mais revenait le lendemain.
Je finissais moi a 20h et n'arrivait pas a le croiser.
Je lui ai alors conseillé d'aller au commissariat.
La elle est tombé sur 2 "flics rigolards" qui lui on dit qu'ils ne pouvaient rien faire tant que le type n'allait pas plus loin dans son harcélement...
L'un des 2 lui a meme dit, en souriant et d'un air dragueur : "Ca ne m'étonne pas mademoiselle,vous etes quand meme sacrement jolie"
En "gros" il fallait attendre un drame pour que ca bouge.
 
Ayant sa description (petit trapu,barbu,la cinquantaine etc) j'ai finis par le surprendre alors qu'il guettait le soir devant chez nous.
Je lui ai mis alors une bonne "rouste" en le menacant et le prevenant que si je le recroisais ca irait tres mal.
 
Le "hic" c'est que j'étais dans mon tort, qu'on m'avait vu le frapper et que pour les gens c'était moi l'agresseur.
Je suis parti quand j'ai vu que la police arrivait et il n'a pas porté plainte.

On ne l'a plus revu puis j'ai demménagé.Ma copine l'a alors recroisé,un an plus tard alors qu'elle faisait un footing.
Le type la ,une nouvelle fois ,suivi en voiture et a essayé de la faire monter de force avant qu'elle ne réussisse à le faire fuir en se réfugiant dans un groupe de marginaux.

Depuis on s'est séparé et elle habite aujourd'hui en Angleterre.

J'ai moi recroisé une fois ce gars mais que faire?

Je sais et je sens que ce type est malsain.Meme en ayant son nom,la police n'a pas bougé.A t'il d'autres proies? Jusqu'a ou peut il aller?

Bref,je crois qu'il n'y a malheureusemnt pas trop de solutions pour ce genre d'individus .Meme ma "rouste" ne l'a pas calmé et finalement,c'est moi qui aurait pu avoir des "emmerdes" s'il avait porté plainte pour "coups et blessures".

J'espère que depuis,il n'a fait de mal a personne mais j'en doute fortement  :(
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: kodiak le 09 novembre 2008 à 18:28:40
Citer
Je ne vois pas spécialement dans laquelle de ces catégories il rentrerait ?

Peut-etre pas baraqué maisassez macho pour accumuler les conquétes et s'étonner que ta copine ne trouve pas çà naturel, je dirais celle là:

 Le violeur macho est le genre de mec baraqué qui est de nature très égoiste et qui pense que le monde tourne autour de lui. Il est sdouvent narcissique et méprise les femmes, qu'il considère comme de vulgaires objets sexuels existant uniquement pour satisfaire ses caprices.

Aprés la catégoristion c'est bien, mais chaques humain étant assez spécifique de part , son caractére, son vécu et ses prédispotions, il n'est pas impossible  qu'un violeur corresponde à plusieurs catégories, ou ne puisse pas être catégorisé du tout.



Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: gurkhan le 09 novembre 2008 à 21:40:22
Aprés la catégoristion c'est bien, mais chaques humain étant assez spécifique de part , son caractére, son vécu et ses prédispotions, il n'est pas impossible  qu'un violeur corresponde à plusieurs catégories, ou ne puisse pas être catégorisé du tout.


tout à fait kodiak et on est en train de revenir beaucoup sur la notion de profiler, car finalement ça ne donne pas les résultats que l'on espérait. on ne peut tout faire rentrer dans des boites.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 10 novembre 2008 à 13:17:23
Hey les gars, merci pour les réponses, jadore ce forum, plein de gens intelligents  :doubleup:

TAFDAC Kodiac, ces profils n'incluent pas tout le monde, on utilise aussi les 7 signaux de survie de Gavin de Becker pour completer le travail.

1- "Forced teaming" ou "on-est-ensemble-dans-cette-galère/situation": Le bad guy crée un rapport entre lui et sa victime pour établir un genre de contact psychologico-comportemental et pousser plus loin. Du genre, "ON attend le metro, ce metro NOUS fait chier, pourquoi ce mec NOUS regarde, etc". utilisation de mots comme "nous, on, etc" pour créer un rapport de groupe entre les participants

2- Trop de détails. Le bad guy ment pour nous manipuler, et comme il ne croit pas ses bobards, il embellit le tout avec une pléade de détails completement faux pour nous faire avaler ses couleuvres. "ma femme a fait tomber le pot, c'a a foutu le bordel, le gérant est venu, il est petit gros tres laid, a beaucoup crié, on l'a calmé et on est resté 3 heures et 17 minutes à enlever les petits morceaux, ca nous a pris un tmps fou, que dis-je, 4 heures de travail sans compter la facture du teinturier......"

3- Les compliments et les piques: le bad guy lance à la femme qui passe devant lui "t'as un beau cul, poulette" "c'est moi que tu regarde, sal*pe?" etc. Il veut une réaction de la fille, poisitve ou négative.

4- La promesse: le nouvel petit ami assez macho veut aller voir le rambo 10 au ciné, la copine veut pas, alors il lui dis "allez, je te promets, la prochaine fois c'est ton film qu'on verra" ou un truc du genre. Un mugger dit a sa victime, donne moi ta carte je te promet je te tue pas. déshabille toi, je te viole mais je te promet je m'en vais sans te faire de mal après. Le bad guy est un violeur, un voleur, et un voyou, forcément, il est aussi un menteur, donc ne pas le croire.

5- l'usurier: le bad guy aide la victime (lui tient la porte, lui porte un sac, etc) et essaye d'obtenir quelque chose en échange (numero de tel, un verre d'eau, d'utiliser le portable, etc)

6- le Charmeur: Une personne qui nous charme/ séduit le fait pour une raison précise, pas toujours innocente.

7- jai oublié je le poste dans un petit moment.


Tout individu qui est de nature jalouse ou avare est aussi à proscrire
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: yeror le 12 novembre 2008 à 15:21:19
Sans se lancer dans des statistiques hasardeuses je pense que c'est à cette période (14/18 ans) que les femmes sont le plus exposées à ce type de risque. Alors que peut-on faire ?

Je ne peux malheureusement pas apporter de réponse, en revanche quelques remarques tirées soit de l'observation des entrainements de KM ou de conversation avec des femmes au sujet des agressions.

En ce qui concerne les entrainements de KM :
Pour avoir fréquenté l'association dans laquelle je m'entraine de façon irrégulière, je m'aperçois que la proportion de femmes est en train d'augmenter. (En même temps, passer de 0 à une dizaine en 3 ans !!!).
Qu'est-ce qui a changé dans cette période ?
- Tout d'abord les cours, beaucoup mieux structurés, quand j'ai commencé, ça ressemblait plus à la foire d'empoigne avec une mention particulière pour une séance dédiée au combat et qui finalement ne servait à rien hormis recevoir des coups et saigner plus ou moins abondamment en fonction de la sensibilité nasale de chacun.
- L'équipe d'instructeurs (modifié à 50%)
- Le changement de fédération

Résultat : nous avons deux cours dont un dans lequel les volontaires mettent les gants pour du combat +/- durs. Une ouverture vers le Fisfo et une séparation des entrainements entre les novices et les autres.
Le combat lui même est plus encadré. L'instructeur choisit qui se bat contre qui afin de répartir les chances et il y a pas mal d'exercices qui sortent du côté "ring". Par exemple : 1 contre 2, 2 contre 5, 5 (en protection d'une personne ) contre tout le monde. Les exercices ont aussi dans ces cas là un but (par exemple, évacuer un collègue vers une zone protégée).
Bref, ce n'est plus la loi de la jungle comme quand j'ai débuté. Donc la réputation de l'association s'est améliorée (ah oui, le krav c'est là où ils sortent le nez en sang à chaque fois). Donc des femmes commencent à venir.
En plus et pour la première fois, un stage spécialement conçu pour les femmes va avoir lieu en novembre. Exit les hommes, car en discutant avec ces demoiselles, souvent ce qui leur fait peur ben ... c'est leur propres partenaires d'entrainement (trop bourrin).

Pour ce qui ressort de mes conversations :
- il y a un amalgame net entre les arts martiaux, les sports de combat et la self-défense (et je ne vous parle même pas de la self protection). Ce qu'il en ressort pour les différentes personnes avec qui j'ai l'occasion d'en parler, c'est l'aspect combat et ça, ça ne plaît pas aux femmes. Je ne reviendrai pas sur ce qui a déjà été dit sur ce forum là dessus (l'impression qu'elles seront plus faibles dans ce cas là,...).
- Corrélativement, l'impression qu'il faut être une athlète et jeune pour faire de la SD.

Il en ressort, AMHA et cela finalement ne s'applique pas qu'aux femmes, qu'il y a, dans le cadre de la SP/SD, un énorme effort de communication à faire sur ce qu'est la self-protection et la self-défense et surtout quelles sont les limites de ces techniques.

La SP est le plus intéressant car il s'agit de mesures concrètes qu'une femme pourra prendre assez facilement et pour certaines d'entre elles, elles le font déjà plus ou moins consciemment. Malheureusement, c'est une question d'âge. J'ai croisé une de mes nièces dans la rue, un jour par hasard, j'ai cru que j'allais avoir une attaque vu comme elle était habillée et maquillée. Quelques années plus tard, cela change.
De mon point de vue, la SP doit faire partie de l'éducation des jeunes adolescentes.

Quant à la SD, c'est une partie importante mais qui, toujours à mon avis, ne devient vraiment efficace quelque soit le système choisit qu'au bout de nombreuses heures d'entrainement et de sacrifice. C'est très bien de montrer des techniques et de les reproduire tranquillement en salle, même de plus en plus vite mais on sait tous que quand ça se corse (et là je renvoie sur d'autres discussions dans ce forum ou sur le wiki) on oublie très vite les techniques pour devenir très basique. Et je crois que là, il appartient aux instructeurs de SD de ne pas cacher cela aux femmes qui viennent dans les cours. Et d'introduire cet aspect violent dans les cours, d'une manière progressive bien sûr
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 12 novembre 2008 à 15:32:31
George, ça c'est de la référence qui tient la route...  :doubleup:

C'est effectivement de Gavin de Becker, dans The Gift of Fear: Survival Signals That Protect Us from Violence (http://www.amazon.fr/gp/product/0440226198?ie=UTF8&tag=igraphcomergo-21&linkCode=as2&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=0440226198)<img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=igraphcomergo-21&l=as2&o=8&a=0440226198" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" />.  Excellent bouquin ! :)

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 12 novembre 2008 à 22:35:05
J'ai lu avec intérêt et parfois avec émotion certains témoignages.

Je suis père d'une fille de 17 ans et ces questions me tracassent depuis un certain temps.

Je vais essayer de donner l'évolution que j'ai connu.

Il y a quelques années j'ai incité mes deux enfants à pratiquer un art martial, le karaté, tout en sachant qu'il y a un monde entre un sport et la SD. L'idée étant de poser des bases sans aborder directement le sujet (j'habite à la campagne en Suisse, dans un endroit encore bien protégé). Difficile de voir des agresseurs partout sans passer pour parano.

Résultat 3 ans de Karaté et des enfants sportifs mais aucune notion de SD.

Ensuite j'ai commencé la prévention en parlant de l'alcool et de la perte de contrôle qui découle de l'abus. J'ai été plutôt cru avec ma fille de 13ans et lui bien expliqué l'image qu'elle risquait d'avoir d'elle même le lendemain si elle avait couché avec n'importe qui, simplement parce que elle était saoule.
Ces conversations au début étaient plutôt laborieux (de quoi je me mêle), mais quand elle m'a assurée d'avoir une opinion suffisamment forte d'elle même pour ne pas se laisser prendre par l'acool et de choisir, j'ai quand même été rassuré. Le fait est je ne l'ai jamais récupérée d'une soirée saoule (au contraire d'autre parents). Elle arrive à gérer.

Le prochain point à été de parler de la manière de présenter et d'allumer les mecs. Même si je suis 100% d'accord qu'une fille doit pouvoir de promener avec une mini-jupe à la ras la touffe sans craindre l'agression, la réalité est qu'il y a de sombre connards qui ne sont pas au courant. Conclusion adapte ta tenue aux circonstances et surtout n'allume pas des mecs juste pour jouer.
C'est peut-être à l'encontre de ce que devrait être le monde (des hommes qui connaissent et acceptent le NON), mais avoir raison comme piéton sur un passage clouté quand arrive un camion, n'a rendu personne intelligent.

Ensuite, comment détecter les situations à risque et comment les éviter. Partir à temps, rester en groupe etc..

Et maintenant, elle à 17ans. Sûre d'elle même, sportive, attrayante et le monde s'offre à elle.
Résultat elle à aucun problème de rentrer 4 km à pied à travers la forêt, seule, la nuit.  :o
Bon tant qu'elle promène le chien (50Kg de Beauceron), je ne m'inquiète pas trop, mais au retour de l'école juste pour gagner du temps et prendre l'air, j'aime pas trop.

Résultat: J'ai pu la convaincre de suivre un prochain cours avec notre ami Perrin et l'équiper en spray au poivre.
A côté de ceci elle à voulu suivre un cours de base de l'arme de poing (nous sommes en Suisse) et même si à priori, l'arme de poing n'entre pas en compte pour la SD, pour des raisons légales de port, je pense que dans 6 mois elle sera majeure et prendra des décisions en tant qu'adulte.

Ce que je retiens de tout ceci:

- La première chose, donner confiance en ses enfants, de telle manières qu'il ne se présentent pas comme victimes potentielles.
- Parler des dangers courants (beuverie, faire comme le autres, vouloir plaire à tout prix etc...)
- Dans la mesure du possible enseigner la SD, mais avec des multiplicateurs (on devient crédible)


Une femme de 50 Kg qui se prends 2 baffes d'un mec normal de 85 Kg est soumise. La même femme, qui utilise un kubotan, une revue pliée, un couteau, un spray ou une arme à feu est crédible.


Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 13 novembre 2008 à 09:36:59
mais avoir raison comme piéton sur un passage clouté quand arrive un camion, n'a rendu personne intelligent.

j'aime bien l'expression.

- La première chose, donner confiance en ses enfants, de telle manières qu'il ne se présentent pas comme victimes potentielles.

C'est la base de la SP et de la SD selon moi : l'estime de soi (objective, pas la sur-estime).

- Parler des dangers courants (beuverie, faire comme le autres, vouloir plaire à tout prix etc...)
- Dans la mesure du possible enseigner la SD

La SP et la SD sont indissociables.

Une femme de 50 Kg qui se prends 2 baffes d'un mec normal de 85 Kg est soumise. La même femme, qui utilise un kubotan, une revue pliée, un couteau, un spray ou une arme à feu est crédible.

Perso je ne dirai pas les choses comme ça. Une femme (ou un homme) avec un mental bien ancré limitera déjà considérablement le champ d'action d'un éventuel prédateur.
Une fois que l'on a dit ça, évidemment mettre un journal roulé dans la face d'un agresseur fait moins mal que d'y mettre sa main... et ça peut avoir un effet supérieur (quoique), suivant le niveau de pratique.
L'important ça reste et ça restera toujours le bonhomme (ou la bonne femme  ;)).
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: GZF le 13 novembre 2008 à 11:43:18
Merci mon Manitou :D

J'ai bien aimé ton approche Moleson :)  :doubleup:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 13 novembre 2008 à 23:23:30
Donc, idéalement, SD et SP devraient être indissociables. Mais, généralement, ce n'est malheureusement pas le cas.
+1000! :up:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: éclipse le 30 mai 2009 à 08:45:12
[message édité ; divers éléments trop précis modifiés]

Salut,
Depuis longtemps j'ai lu et relu tous ces messages.

Je voudrais vous parler d'elle…

Il y a deux ans et demi, peu après mon divorce, j'ai rencontré une jeune femme. Mère célibataire, d'allure décidée, forte et gaie.
D'allure…

Elle est née au "bled" ; elle ne sait pas quel jour exactement elle est née…
Sur les papiers il est écrit "4 décembre", simplement parce que ses parents sont descendus "à la ville" ce jour là, et ont profité de l'occasion pour la "déclarer" à l'état civil.

Vers 4-5 ans… …
Un homme de sa famille, un oncle…  a abusé d'elle.
Vers 4-5ans.

Jamais elle n'a pu se confier à sa famille. Elle a du garder ça pour elle, toute seule.
"Dans ma famille, ça ne se dit pas" !!!!!!!!!!!!!!
MAIS ÇA SE PRATIQUE, PEUT-ÊTRE ???!!!!!!
du calme David, du calme.

A la barbarie de cet acte s'est ajoutée la malédiction du silence.
Elle a grandi, elle s'est "construite", tant bien que mal, avec ça.
Avec cette injustice grondant en elle.

"Ils" ont bénéficié de la loi française concernant le "regroupement familial" ; et toute la fratrie (la mère et les 8 frères et sœurs) ont pu rejoindre le papa qui travaillait en France.
A 11 dans une HLM.

Elle ne parlait pas un mot de français en ce matin de septembre 1976, lorsqu'elle est entrée en classe de maternelle, dans une école du Val d'Oise.
Perdue, mais courageuse.
Moquée, peut-être, parce qu'étrangère, mais fière.

Et elle a "réussi" : diplôme d'avocate, elle est aujourd'hui cadre sup'.
Un petit garçon, beau, intelligent et joueur.

Elle,
soutient de famille (puisque c'est elle qui, par force et courage, a "réussi"), qui tous les mois leur verse une partie de ses revenus,
elle,
qui s'occupe de tous les "papiers", de toutes les démarches de ses parents (impôts, soins, courriers, TOUT, etc.) puisque ceux-ci sont analphabètes, et que les autres frères et sœurs s'en remettent à elle (c'est si pratique !)
elle,
qui soutient la scolarité de ses neveux et nièces, alors même que certains de ses frères et sœurs la méprisent.

ELLE n'a jamais pu leur dire !

Vers 25 ans il a fallu "la marier".
Arrangements entre familles…
On lui a trouvé le fils d'un cousin de son père.

Bébé, un homme s'est imposée à elle,
jeune-femme on lui en a imposé un.

Elle a eu le courage de demander (de PRENDRE !) le divorce.
Dans sa famille ça a été un "drame".
Ses propres parents lui faisant comprendre qu'en demandant le divorce, elle leur faisait perdre la face !
Notre fille… "répudiée!"

S'ils savaient…

Après qu'elle m'ait raconté tout ça,
après l'avoir assurée de mon soutient,
avec autant de tact que possible, je lui ai suggéré de consulter. Elle le fait. Depuis 2 ans maintenant elle voit une psy.

J'ai un jour ouvert son journal intime (je sais, c'est pas bien ; et elle n'en n'a rien su jusqu'à maintenant) :
Des dizaines, dizaines, de pages, noircies de lignes d'une écriture déformée : "Melissa tu as le droit de te taire ; Melissa, tu as le droit de te taire ; Melissa… etc"
Des dizaines de pages, des centaines de lignes, noires… ad nauseam.
Je suis tombé à la renverse.

Et puis : "le droit de se taire" !!!!!!!!!!!!!
Et la nécessité de "l'ouvrir" ????????
Du calme, David…

Elle n'a jamais pu leur dire.

Ses volets de fer sont constamment fermés.
Il y a longtemps, je lui ai demandé pourquoi :  parce qu' elle a peur d'une "intrusion".
Elle habite un troisième étage…

A part ça, "c'est une jeune femme d'allure décidée, forte et gaie".

Il y a trois mois, nous nous sommes séparés, étant convenus que nous ne pouvions plus continuer d'aller "nulle part".

Le plus douloureux, pour moi,
c'est cette impression de laisser un être "fêlé", blessé, souffrant.
Une proie ?

Je réalise que je n'ai pas d'autre choix qu'être son ami.
Je réalise qu'il va être très difficile de me défaire de cette femme ; c'est à dire qu'elle soit "juste" mon amie, sans être "ma" femme.

Voilà, je voulais juste vous parler d'elle.

éclipse.





 


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Leif le 30 mai 2009 à 09:26:08
Citer
Je réalise qu'il va être très difficile de se défaire de cette femme ; c'est à dire qu'elle soit "juste" mon amie, sans être "ma" femme.

laisse la choisir peut etre que avec le temps, tu ne seras pas son mari, ni ta femme mais "un couple". ;)

c'est tres dur.

a+

jeff


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 30 mai 2009 à 10:29:15

Ses propres parents lui faisant comprendre qu'en demandant le divorce, elle leur faisait perdre la face !
Notre fille… "répudiée!"

S'ils savaient…

(...)

J'ai un jour ouvert son journal intime (je sais, c'est pas bien ; et elle n'en sait rien) :
Des dizaines, dizaines, de pages, noircies de lignes d'une écriture déformée : "Dalila tu as le droit de te taire ; Dalila, tu as le droit de te taire ; Dalila… etc"
Des dizaines de pages, des centaines de lignes, noires… ad nauseam.
Shining…
Je suis tombé à la renverse.

Et puis : "le droit de se taire" !!!!!!!!!!!!!
Et la nécessité de "l'ouvrir" ????????
Du calme, David…

Elle n'a jamais pu leur dire.
Elle en est là.


A part ça, "c'est une jeune femme d'allure décidée, forte et gaie".


"S'ils savaient…" voudront-ils savoir? :(
Raconter ce qui s'est passé et être rejetée pour ça peut être encore plus traumatisant que le viol. Faut être prêt à vivre ce rejet, ne pas le ressentir comme une nouvelle mort.

Le temps... remède et poison. Elle a de la chance de t'avoir. Courage.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 30 mai 2009 à 12:00:55
Salut Eclipse,

C'est vrai que c'est difficile, ce genre de situation, mais tant que tu la soutiendras, Elle aura un refuge, un point de repère.

Ce "droit de se taire", Belette l'a rencontré au sein de son réseau (elle vit à Londres, où sont représentées beaucoup de cultures qui ferment les yeux sur ça, voire culpabilisent les victimes) et c'est toujours très dur de sortir les victimes de cette prison. De mes discussions avec elle sur ce sujet, j'ai surtout retenu que les personnes qui ont subi ça se sentaient souvent mieux quand elles pouvaient se réfugier dans un "cercle", un (petit) groupe de gens qui sont au courant de son vécu et qui ont l'envie de l'aider, et surtout à qui elle peut parler librement. En parler avec un psy, c'est bien, mais le psy n'est pour ainsi dire qu'une "boussole" qui aide à déterrer les trucs qui vont pas. Et même s'il peut aider à se débarrasser de ces choses là, un grand nettoyage de printemps est toujours plus facile à plusieurs.

Dans le cas de Belette (là je parle un peu dans son dos, mais elle avait qu'à être joignable (hein, Belette?  :nana:)), son frère, pré-ado et bien idiot à l'époque, lui en fait baver en la rejetant de diverses manières. Et même si toute sa famille l'a soutenue, elle en a énormément souffert. Elle s'est beaucoup confiée à ses amis, et le fait d'avoir plusieurs amis dans la "confidence" lui a permis d'avoir toujours une personne à qui parler quand d'autres étaient pas dispo.

S'il est vrai que le plus dur à faire est bien le premier pas, tout parcours est une succession de (premiers) pas. Et je peux te dire que Belette est vraiment fière de celui qu'elle a parcouru. Et moi, je la comprends !! :love:

En résumé, je conseillerais à ton amie/épouse/(à toi de voir) d'élargir le cercle des personnes à qui elle peut en parler, pour qu'elle voit bien que le monde n'est pas rempli de cons insensibles, et pour toujours avoir un soutien les jours où ça va pas: ça l'aidera à aller de l'avant, en poussant les murs de ce minuscule monde où elle n'a pas à porter ce secret.

En espérant avoir aidé...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 01 juin 2009 à 21:05:57
Emission vu sur France 3 aujourd'hui sur le thème du viol et de la campagne qui est mené actuellement dans les médias contre ce fléau :

- 1 femme sur 6 a été ou sera directement victime d'un viol au court de sa vie.

- 83% des viols sont le fait d'un proche : père, grand-père, mari, ex petit-ami, voisin, collègue de travail, copain, petit-ami de la meilleure amie etc...

- 45% ont lieu en plein jour. Les viols dans des parkings, de nuit, avec un couteau (bref l'image que l'on se fait du viol traditionellement) sont en fait une minorité.

- Il n'y a "pas d'âge pour être violé"... les victimes peuvent aussi bien avoir à peine 5 mois que 78 ans... ces faits ont déjà été vu.

On distingue à priori DEUX grandes catégories de violeurs :
- le violeur d'opportunité, celui qui profite d'une situation de faiblesse (femme saoule en retour de soirée, plombier venu réparer un évier, voisin venu changer une ampoule, collègue qui raccompagne après un pot..)
- le violeur sadique, typiquement le violeur de parking qui sort pour chasser sa proie.

Conseil en cas de viol :
- ne pas se laver avant le dépôt de plainte, si possible dans les 48 heures après l'agression, pour ne pas effacer les traces génétiques éventuellement laissées par le ou les auteur(s) : sperme, sueur, peau sous les ongles, cheveux, morceaux de dents etc...
- garder les vêtement que la victime portait au moment des faits (pour les mêmes raisons) et les présenter lors du dépôt de plainte.
- en parler le plus vite possible...

Note : un certain nombre de victimes ont tendance à nier ce qui s'est passé, elles reprennent très vite leur vie normale, vont au travail, n'en parlent à personne... sont souvent constaté dans les semaines suivantes une "remontée" d'images violentes de l'agression, de souvenirs, qui à terme perturbent et détruisent la victime.
Il faut autant que possible ne pas s'enfermer et en parler... c'est important.

On constate aussi malheureusement que la réaction de la famille, des proches, n'est souvent pas à la hauteur de ce qu'attendait la victime... les "tu es sûr de ne pas l'avoir un peu allumé ?", "comment t'étais habillée ?", "qu'est ce que tu faisais là-bas à cette heure là ?" etc... ne font que renforcer le sentiment de culpabilité que ressentent beaucoup de victimes suite à leur agression. Il faut en être conscient(e).

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 03 juin 2009 à 13:06:20
le spot télé de la campagne actuelle contre le viol :

http://www.youtube.com/watch?v=YC16IrIrf-Y (http://www.youtube.com/watch?v=YC16IrIrf-Y)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: rafaf le 03 juin 2009 à 15:58:22
Fil de discussion vraiment d’actualité… Dans des post précédents pas mal d’entre vous regrettaient le manque d’interventions féminines sur le sujet, alors je me lance.
Pour moi qui suis une fille, je peux dire qu’en termes de survie quotidienne, le viol est le 1er risque à prendre en compte ; c’est une option avec laquelle une fille est obligée de vivre sans cesse (ne pas avoir conscience de ce risque, c’est déjà s’y exposer à mon avis). Comment y faire face ? Beaucoup d’entre vous l’ont déjà dit, et je confirme avec ma petite expérience personnelle : le « mental » (même si le mot est pas top…) joue un rôle non négligeable. La plupart du temps les violeurs sont des faibles, donc ils sont à l’affût de victimes. Je m’en rends compte très régulièrement. Souvent, un mec qu’on envoie chier de manière violente et déterminée se retrouve comme un couillon, sans savoir quoi dire. J’en ai fait l’expérience de manière hallucinante : il y a quelques mois je me suis retrouvée en tête-à-tête avec un Israélien travaillant à la sécurité d’un poste-frontière avec l’Egypte. Le gars : Russe d’origine, une espèce de baraque impressionnante, le profil-type du guerrier, formation militaire, spécialiste de krav, tout pour plaire quoi. Je n’avais aucune chance contre lui. Je passe sur les détails, mais en gros à un moment je me suis retrouvée en situation d’avoir à me défendre. Je voulais repousser la confrontation physique jusqu’au dernier moment, justement parce que je savais n’avoir aucune chance contre lui (et parce que je n’avais aucune solution de fuite). C’est alors que, sans préméditer, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit fermement « be careful ». C’est sorti tout seul, je ne sais pas pourquoi, et tout en prononçant ces paroles je me suis rendu compte qu’elles étaient en parfait décalage avec la situation : lui le soldat aguerri, lui la brute de Sibérie, to be careful, à cause de moi ??? ah ah, quelle blague ! Eh bien croyez-moi ou non, ça lui a fait l’effet d’une douche froide, il m’a lâchée.  Je n’en reviens toujours pas… (enfin ceci dit c’est pas comme ça que je m’en suis finalement tirée, mais ça m’a permis de gagner pas mal de temps et de rétablir la distance).
Quand je passe seule devant un groupe de mecs louches, mon 1er souci est de garder une respiration tranquille, une démarche normale, de ne pas baisser la tête, de ne donner aucun signe que j’ai peur (alors que oui, j’ai peur). Je sais que si je commence déjà à me comporter en victime potentielle (en accélérant le pas, en baissant la tête etc.), je peux le devenir très vite. La peur excite l’agresseur (qui peut renoncer à devenir un agresseur s’il ne tombe pas sur le profil-type de victime qu’il souhaite). Autre récit perso : une fois j’étais dans le métro de Rome avec une amie, il se faisait tard, le métro était vide, et derrière nous une bande de 5 ou 6 mecs entre 20 et 25 ans qui semblaient avoir bu commençaient à nous interpeler ; toutes les deux, on aurait eu aucune chance contre eux, c’était évident ; j’ai vu que ma pote très angoissée commençait à accélérer le pas en se serrant contre moi ; on était à l’étranger, juste toutes les deux, on était très jeunes, et avec tout ça je me suis sentie comme une proie et ça m’a semblé le début de la catastrophe ; le scénario était déjà écrit d’avance : on va accélérer de plus en plus, ça va les exciter et les faire marrer de nous voir trembler devant eux, ils vont devenir de plus en plus agressifs, et ça va très mal finir. Alors il faut qu’on prenne les devants, qu’on ne laisse pas la situation se dégrader. J’ai chuchoté à ma pote : « arrête de marcher comme ça, marche normalement ». Elle l’a fait. Puis je lui ai dit : « je compte jusqu’à trois et à trois on se tape un sprint jusqu’à la sortie sans s’arrêter ni regarder derrière nous et tu me lâches pas la main ». Elle a dit ok, très rassurée par cette option de fuite claire, et on l’a fait. Les mecs ont été hyper surpris, parce que la tension entre nous n’avait pas eu assez le temps de monter pour qu’on se mette à courir comme ça. On en était encore à la phase où on était censées juste accélérer le pas et fuir leurs regards. Résultat ils ont pas eu le temps de réagir qu’on était déjà loin, et ils ne nous ont jamais attrapées. Pour moi ça c’est un exemple clair du refus d’adopter un comportement de victime. Regarder le danger en face, et fuir tant qu’il en est encore temps, sans se mentir en se disant que tout ira bien. Accepter le réel en fait.
Pour se protéger contre le viol, la 1ère chose est donc à mon avis de travailler là-dessus : ne pas être une victime, développer l’estime de soi, l’équilibre global de la personne… Cela peut passer par la pratique de la SP et SD. J’engage toutes mes amies à s’y mettre. Ca me paraît plus que nécessaire. Non seulement pour soi, mais aussi pour les autres : être capable de protéger quelqu’un en cas de problème.
Lorsque je me suis inscrite au club de krav-maga, c’était clairement dans l’objectif : mettre plus de chances de mon côté en cas de tentative de viol. Pas seulement dans l’apprentissage de techniques, mais surtout pour travailler sur la confiance en soi. Je pense que si je me faisais agresser aujourd’hui, je ne saurais ressortir aucune des techniques de krav que j’ai apprises. En revanche, le krav m’a donné une accoutumance aux coups : je suis préparée à être frappée, parce que je m’en suis déjà pris plein la tronche de manière répétée (même si c’est sans commune mesure avec le réel d’une agression), et surtout je suis préparée à frapper, parce qu’on m’a appris à le faire. Apprendre à frapper : voilà la clef pour une fille à mon avis. Car je crois que c’est quelque chose qui ne nous est pas du tout naturel (enfin pour moi en tout cas) : quelqu’un qui nous veut du mal, notre premier réflexe est de devenir victimes : se recroqueviller sur soi, fermer les yeux et attendre les coups. On n’ose pas frapper. On n’a pas assez confiance en soi, et trop conscience de la supériorité du mec en face. Et puis le krav apprend aussi à ne pas hésiter à frapper entre les jambes, à arracher les yeux, les cheveux, tout ce qui dépasse.
Dans ce club les entraîneurs étaient très bienveillants à l’égard des filles, toujours soucieux d’adapter les techniques pour nous. Par contre dans le public yavait pas mal de gros bourrins qui ne daignaient nous adresser la parole qu’une fois qu’on leur avait cassé la gueule. J’ai eu des bleus et des courbatures pendant un an, je m’en suis pris plein la tête, alors je comprends qu’il n’y ait pas eu beaucoup de filles, parce que c’était vraiment très physique. Mais je ne regrette rien, et je m’y remets quand je rentre en France. Je pense qu’une agression est beaucoup moins traumatisante si on a l’habitude du « contact »…
Mais il n’en demeure pas moins que, krav maga ou pas, tempérament combattif ou pas, on est toujours à la merci des paumés drogués aux films X. C’est triste, mais ya pas d’illusions à avoir là-dessus…
Yaurait beaucoup à dire sur tout ça, désolée d’avoir été aussi longue…

PS: vous avez sûrement entendu parler d'Anne-Lorraine, la jeune fille qui a été massacrée dans le RER il ya déjà plusieurs mois. Son agresseur (bien entendu récidiviste ayant profité de notre système judiciaire ô combien efficace) voulait la violer, elle lui a opposé une résistance absolue. Elle a même réussi à le blesser à la cuisse avec son couteau, ce qui a permis de le retrouver. Mais il n'empêche qu'elle a été retrouvée totalement lacérée de partout. Cette histoire m'a énormément marquée, notamment parce que j'ai beaucoup d'amis qui la connaissaient, et que du coup je l'ai sentie très proche; et en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Bison le 03 juin 2009 à 16:28:36
Citation de: Rafraf
Apprendre à frapper : voilà la clef pour une fille à mon avis.
Super! +++

Mon petit mot, au vu de l'expérience de ma grande fille si "paisible en temps normal" :

Apprendre aussi à se mettre en colère, voire "en rage".
Se libérer, quoi!

Et tout à fait d'accord avec l'importance de l'effet de surprise :  faire ce à quoi l'agresseur ne s'attend pas, c'est prendre un avantage ...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 03 juin 2009 à 16:32:43
Merci beaucoup pour ton témoignage Rafaf et tu as abordé beaucoup de choses essentielles et du point de vue féminin qui ne peut être que le plus pertinent.

Je voudrais juste faire deux ajouts :

Pour autant on voit bien aussi hélas qu'une femme peut être agressée dans un endroit fréquenté et pas forcément tard.  :(

Les agressions sexuelles et viols sont des fléaux et il faut absolument considérer que la prévention et la réaction sont les devoirs de tous.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 03 juin 2009 à 17:07:39
Fil de discussion vraiment d’actualité… .../... j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Superbe post.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 03 juin 2009 à 18:35:33
Cette histoire m'a énormément marquée, notamment parce que j'ai beaucoup d'amis qui la connaissaient, et que du coup je l'ai sentie très proche; et en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Déjà, un grand MERCI pour ton témoignage rafaf...

Ce qui ressort de l'expérience des différentes (et trop nombreuses) victimes est qu'il y a DEUX grands types d'agresseurs sexuels qui se distinguent :

1 ) le violeur d'opportunité, celui qui profite d'une situation de faiblesse (femme saoule en retour de soirée, plombier venu réparer un évier, voisin venu changer une ampoule, collègue qui raccompagne après un pot..)
2 ) le violeur sadique, typiquement le violeur de parking qui sort pour chasser sa proie.

83% des viols sont le fait d'un proche : père, grand-père avant l'âge adulte, puis mari, ex petit-ami, voisin venu changé une ampoule, patron, collègue de travail, père du bébé chez qui on fait du baby-sitting, copains, petit-ami de la meilleure amie, beau-frêre, etc... et la plupart des viols ont lieu au domicile de la victime ou au domicile de l'auteur...
On est donc clairement dans la 1ère catégorie de violeur, c'est à dire le violeur d'opportunité.
Comme tu l'as très bien expliqué l'évitement est DE LOIN la meilleure des solutions, TOUJOURS, observer son environnement, ne pas se mettre en situation de danger, quitter un lieu, des personnes, qui ne vous inspirent pas confiance... et écouter son instinct... se faire confiance... agir pour mettre de la distance... ce que tu as vécu dans le métro à Rome en est un excellent exemple.
Face à ce type du violeur l'expérience montre que plus il y a de résistance de la part de la victime et plus elle a de chances de le faire fuir... Résistance qui peut se traduire par un "NON" fermement exprimé, une attitude très forte de refus de subir, des cris pour impressionner, alerter, faire fuir, et dans son expression la plus franche par la brutale agression pure et simple de son agresseur (maîtres mots : mordre, déchirer, arracher, frapper, griffer, déchiqueter..)

Face au deuxième type d'agresseurs, le violeur sadique, c'est vrai il faut dire ce qui est, certaine victime ont "sauvé" leur vie en acceptant d'être violé pour ne pas être tuée... en tout cas ce sont les faits confirmé par cetains témoignages de victimes... autrement dit ça a été le sentiment d'un certain nombre de victimes... MAIS (parcequ'il y a un gros MAIS) on ne peut affirmer hônnetement qu'elles n'auraient pas sauvé tout autant leur vie en s'épargnant en plus l'horreur de subir un viol si elles s'étaient défendu. Tout cela est très complexe, car la psychologie de l'agresseur comme de la victime à ce moment là peut être TRES variables... donc comme tu le disais avec sincérité et intelligence :

en tant que fille je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place: se laisser faire en espérant avoir la vie sauve, ou résister totalement et se faire massacrer; j'espère juste que je n'aurai jamais à poser un choix pareil (ni moi ni personne).

Pour autant on voit bien aussi hélas qu'une femme peut être agressée dans un endroit fréquenté et pas forcément tard.  :(

C'est clair ! 43 % des viols commis en pleine journée ! Et aussi c'est bien de le rappeler dans des endroits publiques et fréquentés... cela peut aussi arriver.

Concernant la tenue vestimentaire de la victime, là encore au delà des idées reçues, une femme peut aussi être victime de viol quand elle sort en jogging et vielles baskets, mal coifée, pas maquillée, pas lavée, etc... le violeur choisit sa proie selon l'excitation qu'elle provoque chez lui (et des fois le seul fait d'être une femme suffit, pas besoin d'être en tenue de soirée) et son apparente fragilité/facilité à soumettre (soit par son attitude, soit par son apparence physique soit par son manque de réactivité, dans son sommeil par exemple)







Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 03 juin 2009 à 19:13:52
émission d'aujourd'hui dans "Le magazine de la santé" sur France 5 :

javascript:MM_openBrWindow('/magazinesante/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009588/188/magsante_20090603.asx','video','toolbar=no,location=no,status=no,menubar=no,scrollbars=no,resizable=no,width=502,height=389') (http://javascript:MM_openBrWindow('/magazinesante/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009588/188/magsante_20090603.asx','video','toolbar=no,location=no,status=no,menubar=no,scrollbars=no,resizable=no,width=502,height=389'))
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: rafaf le 03 juin 2009 à 20:43:17

Je voudrais juste faire deux ajouts :
  • le mental est essentiel mais il ne suffit pas, une jeune cousine n'ayant peur de rien et ayant humilié un malfaisant qui l'avait apostrophée avec une joyeuseté que vous pouvez imaginer s'est faite marravée et à du son seul salut à l'intervention d'un témoin.



Complètement d'accord.
C'est pour ça que je pense qu'une fille n'a pas intérêt à déclencher les hostilités tant que l'emmerdeur n'est pas entré dans sa zone de proximité (ya un terme technique sur les zones et tout ça mais j'ai oublié). Donc, concrètement, ne pas relever les insultes est carrément un moyen de prolonger son existence! Mais ça fait mal d'avaler tous ces "nick ta mère", "nick la France", "sal*pe" etc. C'est humiliant aussi de devoir sans cesse baisser les yeux pour s'éviter des problèmes. Faut juste savoir ce qu'on veut... Si on refuse de baisser les yeux, si on refuse de se faire insulter, on doit juste par avance accepter la suite des événements. J'en connais qui préfèrent se faire déchirer la gueule plutôt que d'entendre certaines choses; là on voit les limites de la problématique de la "survie": la survie, dans une perspective de dignité humaine, n'est peut-être pas un absolu (n'est-il pas bon pour chacun d'essayer de définir dans quelles situations il accepterait, au moins théoriquement, de mourir plutôt que de survivre? ce sont d'énormes questions bien sûr). Et à long terme, ce n'est sûrement pas viable pour la survie d'une société que d'accepter de mourir à petit feu de cette manière... autre débat.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 03 juin 2009 à 23:39:35
... autre débat.

Très exactement  ;).
Mais, effectivement, ce sont des questions à ( se ) poser  dont les réponses structurent, partiellement et entre autre, nos choix et décisions de vie.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 04 juin 2009 à 07:23:18
Très exactement  ;).
Mais, effectivement, ce sont des questions à ( se ) poser  dont les réponses structurent, partiellement et entre autre, nos choix et décisions de vie.


On se pose souvent la question en effet de la frontière entre évitement et renoncement.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 04 juin 2009 à 09:45:06
Complètement d'accord.
C'est pour ça que je pense qu'une fille n'a pas intérêt à déclencher les hostilités tant que l'emmerdeur n'est pas entré dans sa zone de proximité (ya un terme technique sur les zones et tout ça mais j'ai oublié). Donc, concrètement, ne pas relever les insultes est carrément un moyen de prolonger son existence! Mais ça fait mal d'avaler tous ces "nick ta mère", "nick la France", "sal*pe" etc. C'est humiliant aussi de devoir sans cesse baisser les yeux pour s'éviter des problèmes. Faut juste savoir ce qu'on veut... Si on refuse de baisser les yeux, si on refuse de se faire insulter, on doit juste par avance accepter la suite des événements. J'en connais qui préfèrent se faire déchirer la gueule plutôt que d'entendre certaines choses; là on voit les limites de la problématique de la "survie": la survie, dans une perspective de dignité humaine, n'est peut-être pas un absolu (n'est-il pas bon pour chacun d'essayer de définir dans quelles situations il accepterait, au moins théoriquement, de mourir plutôt que de survivre? ce sont d'énormes questions bien sûr). Et à long terme, ce n'est sûrement pas viable pour la survie d'une société que d'accepter de mourir à petit feu de cette manière... autre débat.

Juste, mais encore faut il avoir les moyens de ses ambitions.....

Débat probablement sans fin car il n'y a pas de frontière que l'on peut définir.

Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 04 juin 2009 à 10:23:43
donc avons nous notre place dans une societe?

sommes nous les us or them?

des citoyens ou des contribuables?

est ce que je mets ma protection  et de ceux que j'aime dans les mains d'un autre?

subir ou mourir?

si on vous donne la pelle pour creuser votre tombe vous faites quoi?

jeff

Un citoyen est un contribuable armé.... ;D


Moleson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ERECTUS le 04 juin 2009 à 15:19:38
ouf!! sacré post!

Sacré post, mais très riche des différentes interventions, merci!

En lisant ça, il y a différents sentiments qui se mélangent, vengeance, haine contre les sacs à m*rde dont beaucoup on parlé...difficile de rester neutre et de pas avoir envie de casser des têtes surtout quand on sait ce qu'elles contiennent...

L'incompréhension : comment peut on être excité(mentalement et physiquement) par des situations pareilles??? je n'arrive pas à comprendre et ça me fait vraiment flipper!

J'avoue que ce post que j'ai lu en entier , m'a fait prendre conscience du danger que pourrait courir mon entourage... pourtant, j'estime etre quelqu'un de sensible à ce genres de choses (je traine pas ici par hasard...). Notamment, je sais qu'une fille n'a pas le même ressentie d'une situation à risque...

Mais effectivement, on se retrouve alors devant cette question, que faire ?:
-on est face à un cinglé, c'est trop tard pour agir en amont (éducation, soins, etc...)
-on est pas ou peu préparée (je féminise exprès)
-on est plus faible physiquement
-surtout, on est surprise !on ne s'attendait pas à ça (mais dans une certaine mesure tant mieux pour le repos de l'esprit, cf paranoia)

La question que je me pose donc, au delà du débat c'est :que peut faire une jeune fille qui n'aurait pas la possibilité de prendre des cours de self, ou autre. Bref une fille "classique" (pardonnez le terme)?
- La fuite quand c'est possible, exemple précédemment vécu
- Les menaces de représailles explicites de l'entourage proche (voyez ou je veux en venir... >:D)
- Faire peur par un comportement absurde ou délirant (bave, cris fous, )
- Les doigts dans les yeux, arracher une oreille, mordre, etc...

Est ce que ces réactions ne donneraient pas du "pire que mieux", avec en contre réaction une montée dans la violence pour "stopper" la victime??

L'horreur, c'est que je ne vois pas de réponse et que j'imagine que dès lors que la prévention est impossible, il est trop tard...

Merci de vos commentaires.
Courage à ceux qui ont vécu ces agressions et ces viols, bravo à eux d'en parler et merci de leurs témoignages!

Enfin, je voudrais terminer par un petit /HS
Je trouve débile d'utiliser Clara Morgane pour un spot de prévention, et d'ailleurs, je trouve
le spot  :down:...
il suffit de lire les commentaires des vidéos ou elle apparait sur U tube pour s'en rendre compte...
c'est mon avis  / fin HS
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 04 juin 2009 à 15:40:15
Témoignage d'une victime :

Elle rentre de soirée tard dans la nuit dans une grande avenue de Paris, comme elle n'habite pas très loin elle préfère marcher que de prendre un taxi... Elle sent une voiture accélérer puis ralentir une fois arrivée à son niveau... pré-sentant le danger, la victime décide de quitter l'avenue pour mettre de la distance et empreinte une rue perpendiculaire sur sa droite que le véhicule ne peut suivre... elle accélère le pas... elle entend derrière l'une des portières s'ouvrir et un jeune homme courrir dans sa direction, ne sachant que faire elle panique et au moment où elle décide de faire face l'homme la saisit et lui fait une clé de bras  extrémement douloureuse dans le dos... elle dira avoir été absolument stupéfaite par la violence que dégageait l'individu, aussi bien verbalement dans ses menaces que physiquement... il la trainera sur plusieurs mètres et la fera monter dans la voiture ou deux complices l'attendent... entrainée dans un terrain vague en banlieue parisienne, elle est violée dans la voiture par deux personnes, elle comprend à l'écoute des dialogues entre les auteurs qu'il s'agit d'une "initiation", d'un dépucelage du plus jeune sous l'exemple d'un ainé...

Cela illustre bien encore une fois que la victime a senti que quelque chose n'allait pas. Non préparée elle n'a pas su quoi faire face à son agresseur dans la ruelle. C'est le terme qu'elle emploit " je n'ai PAS SU ..." autrement dit elle était prête mentalement à agir mais son cerveau n'a pas trouvé de réponse adéquate, d'où la stupéfaction et le sentiment d'impuissance.
C'est sur CE point entre autres que la SD peut être utile... concernant la SP et la prévention, on en a déjà parler.
Autre fait à relever, la victime a été surprise par LA VIOLENCE du premier individu.. celui qui lui a tordu le bras en l'obligeant à se taire... d'où l'importance d'un préparation personnelle à ce type de violence et, dans le cadre d'un entrainement à la SD SP, de dialogues ré-a-li-stes et sans complaisances... avec une VRAIE décharge d'énergie dans les exercices.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: yeror le 04 juin 2009 à 17:02:44
Bonjour,

comme beaucoup déjà avant moi, je ne peux que dire combien ce fil est riche d'informations et d'émotions.

Pour tenter de répondre à Fogofwar et rebondir sur le dernier post de Bullyson, je suis entièrement d'accord pour dire qu'il n'y a qu'un entraînement au plus près de la réalité qui peut donner au moins une chance à une victime de sortir de la torpeur dans laquelle peut l'entraîner l'agression violente. Je crois qu'on parle même de "sidération" dans ce cas là.

Pour autant, je suis de plus en plus persuadé que des exercices de visualisation peuvent apporter quelque chose au niveau de la préparation. Je ne suis pas un expert dans ce domaine là, tout au plus un autodidacte, donc ce que j'écris là, ce n'est qu'un récit de mes tests; Bref si je vais à l'entraînement après avoir fait quelques exercices de visualisation, notamment d'attaques de un contre plusieurs ou de différents types d'attaques avec les réponses les plus appropriées (pour moi) je m'aperçois que ces techniques reviennent plus facilement et plus vite. A contrario, comme je ne peux pas m'entraîner régulièrement, si j'arrive fatigué, si le scenario me surprend, je me retrouve souvent dans une situation de "blanc", pas de réponse ou une sorte de "bégaiement du geste". Bref une cata !


Tout ça pour dire que :
La question que je me pose donc, au delà du débat c'est :que peut faire une jeune fille qui n'aurait pas la possibilité de prendre des cours de self, ou autre. Bref une fille "classique" (pardonnez le terme)?
ces exercices pourraient être proposés a minima à des personnes qui ne se sentent pas de s'exercer physiquement, du moins dans un 1er temps.

Cordialement,
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 06 juin 2009 à 12:53:28
+1 avec toi yeror

La visualisation peut être un bon moyen..  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ERECTUS le 06 juin 2009 à 22:05:09
Oui, c'est vrai, merci Yeror!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 10 juin 2009 à 16:26:43
Un bon début...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: natachamk le 11 juin 2009 à 22:02:31
En lisant ces article à part la compassion  j'ai juste un Petit conseil pour n'importe qui mais surtout pour les femmes: prenez des leçon de Krav-maga http://www.krav-maga.net/ croyez moi si votre agresseur ne vous donne pas un coup sur la tête de derrière il n'a aucune chance de s'en sortir et surtout de vous violer! ici tout les coups sont permis!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 12 juin 2009 à 10:16:34
En lisant ces article à part la compassion  j'ai juste un Petit conseil pour n'importe qui mais surtout pour les femmes: prenez des leçon de Krav-maga http://www.krav-maga.net/ croyez moi si votre agresseur ne vous donne pas un coup sur la tête de derrière il n'a aucune chance de s'en sortir et surtout de vous violer! ici tout les coups sont permis!


Bonjour Natachamk  :)
C'est clair qu'apprendre à se défendre est quelque chose que tous et toutes devraient faire le plus tôt possible.
Mais, concernant le viol, comme n'importe quelle agression, avoir une confiance aveugle en une quelconque méthode de sd me semble le meilleur moyen d'attirer les ennuis. Ne te vexes pas ,hein, je ne donne que mon avis.  Trop de confiance en soi fait négliger la plus élémentaire des prudences.
De plus, il me semble qu'il faut avoir pratiqué pas mal d'années avant d'avoir un minimum d'efficacité. Contre UN agresseur non armé, qui ne s'attend pas à trouver de la résistance, ça peut suffire, mais que ce passe t-il devant un agresseur réellement pret (qui lui aussi peut connaitre le Krav), qui peut être armé ou encore accompagné de comparses?
Attention je ne dis pas qu'il ne faut pas se défendre, au contraire. Je dis juste qu'il faut replacer le krav (comme les autres méthodes de sd) à leur place, c'est à dire les considérer comme des "outils" de défenses et non pas des armes absolues sans parades.

  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 12 juin 2009 à 10:25:57
En plus il ne faut pas oublier qu'en régle générale ces gens là sont des oportunistes. Ils préfèreront t'attaquer lorsque tu es en situation de faiblesse. Escarpins et tailleurs, enfant(s) à protéger, coincée dans un endroit exigu, ...
Rajoute à cela éventuellement une blessure, un état de fatigue, l'effet de la peur...
 
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 12 juin 2009 à 18:50:46
celui qui n'a jamais attraper un chat sauvage, ne connait pas la douleur.Il s'entraine pas il est pas gros et pourtant tu as tres mal, il faut etre pareil.

je ne vois aucune situation de faiblesse:Escarpins tu peux faire tres mal avec, enfant a proteger, la plus grande raison pour devenir une furie, coincée dans un endroit exigu, et alors lui aussi il est dans un endroit exigu.
Ne jamais se prendre pour de la viande.
a+
jeff


Les escarpins peuvent faire très mal oui. Mais as-tu déjà essayé de te battre avec? On est pas très stable au sol avec (c'est un euphémisme). On a autant de chance de se tordre la cheville que de placer un coup d'escarpin là où ça fait mal.

Un enfant à protéger est effectivement une bonne occasion pour laisser sortir la furie qui est en chaque femme, mais que fais-tu si l'agresseur lui met un couteau sous la gorge? Pourquoi se génerait-il pour s'en servir?

Un endroit exigu. Les chances sont égales si l'agresseur a commis la bêtise de se coincer lui aussi dans un endroit exigu. Mais s'il est un tant soi peu intelligent il fera en sorte que seul sa victime soit coincé, lui aura une issue.

"Ne jamais se prendre pour de la viande" Je plussoie. Ça n'empêche pas d'être réaliste. Se preparer psycologiquement à l'échec ne veut pas dire qu'on l'accepte. Savoir que cela peut arriver malgrès toutes les précautions qu'on aura prise permet justement de ne pas être surprise par l'échec et de garder de la ressource pour continuer à se battre. À quoi sert des années de Krav si on panique et perd tous ses moyens dés qu'on prend une vraie "baffe"? 

La meilleur des défenses reste amha d'éviter les situations de danger et de ressembler à une proie.
Si malgrès tout le danger est là, essayer de désamorcer.
Si ça ne marche pas, donner toute ses tripes pour mettre l'agresseur en charpie. Pour être efficace, la plupart des femmes ne peuvent pas se payer le luxe d'essayer de ne mettre que KO sans blesser .


Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 13 juin 2009 à 17:15:55
Bonjour Natachamk  :)
C'est clair qu'apprendre à se défendre est quelque chose que tous et toutes devraient faire le plus tôt possible.
Mais, concernant le viol, comme n'importe quelle agression, avoir une confiance aveugle en une quelconque méthode de sd me semble le meilleur moyen d'attirer les ennuis. Ne te vexes pas ,hein, je ne donne que mon avis.  Trop de confiance en soi fait négliger la plus élémentaire des prudences.
De plus, il me semble qu'il faut avoir pratiqué pas mal d'années avant d'avoir un minimum d'efficacité. Contre UN agresseur non armé, qui ne s'attend pas à trouver de la résistance, ça peut suffire, mais que ce passe t-il devant un agresseur réellement pret (qui lui aussi peut connaitre le Krav), qui peut être armé ou encore accompagné de comparses?
Attention je ne dis pas qu'il ne faut pas se défendre, au contraire. Je dis juste qu'il faut replacer le krav (comme les autres méthodes de sd) à leur place, c'est à dire les considérer comme des "outils" de défenses et non pas des armes absolues sans parades.

  l'Humain
C'est ce que je voulais lui répondre mais je préfère de loin ta façon de le dire. Les hôpitaux et les cimetières regorgent de ceux qui ont crus acquérir une assurance vie/santé. Gagner de la confiance, OK, fixer clairement ce qu'on peut et ne doit pas subir, c'est très profitable, mais n'oublions pas que les violeurs ne sont pas tous ces êtres lâches désarçonnés à la moindre résistance mais aussi et souvent des brutes prêt à écraser toute résistance dans le sang et sans aucune inhibition.

Alors, prévention, prévention, prévention, encore et toujours.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: natachamk le 16 juin 2009 à 14:46:56
C'est ce que je voulais lui répondre mais je préfère de loin ta façon de le dire. Les hôpitaux et les cimetières regorgent de ceux qui ont crus acquérir une assurance vie/santé. Gagner de la confiance, OK, fixer clairement ce qu'on peut et ne doit pas subir, c'est très profitable, mais n'oublions pas que les violeurs ne sont pas tous ces êtres lâches désarçonnés à la moindre résistance mais aussi et souvent des brutes prêt à écraser toute résistance dans le sang et sans aucune inhibition.

Alors, prévention, prévention, prévention, encore et toujours.
je suis d'accord avec vous il ne faut jouer au super héros mais il faut savoir que le "violeur" est sûr de sa force et pense que sa victime se laissera faire face à un couteau! Voilà l'effet surprise qui désarçonne le violeur! On vous enseigne à réagir au quart de tour avec des mouvements précis et longuement utilisés, testés et sur testés!
Comme tout self défense il doit être  pratiqué régulièrement et il faut 1 an maxi pour avoir un niveau plus que suffisant!
l' Essayer c'est l'adopter!
Je dis ceci pour encourager les femmes à savoir se défendre c'est tout, pas de morale ou pub mensongère, je le pratique et je l'ai testé et croyez moi c'est très efficace!
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Bartlett le 16 juin 2009 à 15:22:31
T'est sur que c'est une bonne idée haflinger ? tu ne crois pas que c'est une excellente facon de se faire battre a mort ?



Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 16 juin 2009 à 15:49:22
Comme de coutume ici, on vas essayer d'éviter les TOUJOURS et les JAMAIS.


Perso je n'ai rien contre le Krav Maga... MAIS attention à ne pas tomber dans la sur-confiance... je ne te connais pas natachamk, je ne connais pas ton vécu mais je trouve quand même un peu ton propos trop catégorique quand tu dis :

je suis d'accord avec vous il ne faut jouer au super héros mais il faut savoir que le "violeur" est sûr de sa force et pense que sa victime se laissera faire face à un couteau! Voilà l'effet surprise qui désarçonne le violeur! On vous enseigne à réagir au quart de tour avec des mouvements précis et longuement utilisés, testés et sur testés!
Comme tout self défense il doit être  pratiqué régulièrement et il faut 1 an maxi pour avoir un niveau plus que suffisant!
l' Essayer c'est l'adopter!
Je dis ceci pour encourager les femmes à savoir se défendre c'est tout, pas de morale ou pub mensongère, je le pratique et je l'ai testé et croyez moi c'est très efficace!

Ici on est nombreux à encourager la pratique d'une discipline de SD, c'est vrai on met aussi et surtout beaucoup l'accent sur la SP, considérant qu'il n'existe pas de formule ou de système miracle... donc comme le disait Pat plus haut :

Alors, prévention, prévention, prévention, encore et toujours.

Mis à part ça, ravi que tu es trouvé ta voie et qu'elle te convienne  :up:

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 16 juin 2009 à 16:39:37
Je suis pas certain qu'énerver un agresseur qui a l'ascendant physique soit une bonne idée... :glare: par contre, essayer de le dégouter, ça peut le faire réfléchir à deux fois avant de taper sur une victime qui le répugne (le truc de Belette de se moucher dans ses doigts et de menacer l'agresseur avec par exemple ::))

Sinon, lui attraper les c*u!lles et tirer dessus ou les compresser aussi violemment que possible est sûrement trèèèès déstabilisant. Essayer de lui éplucher les yeux avec les ongles doit faire bobo aussi... Ou lui arracher une lèvre ou une oreille avec les dents... par contre, gaffe au sang, ça tache.

Pour se libérer d'une saisie, Belette m'avait montré qu'une grosse paluche est plus encline à s'ouvrir si on essaye d'en arracher un ongle ;D
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 16 juin 2009 à 17:31:56
La meilleure des défenses est la prévention... si elle échoue c'est votre détermination à ne pas subir qui vous sauvera... au delà de toute technique (les techniques employées arrachages, griffures, morsures, coups, crachats, cris enragés, utilisation d'objets comme armes etc.. n'étant que la conséquence de celle-ci). Après on peut tout imaginer en terme de vacheries.  :doubleup:


Une chose semble sûre pour un agresseur/violeur il est plus aisé, agréable, facile d'atteindre son but si la victime se fait toute petite et s'enferme dans sa peur que si elle entre en furie et lui arrache la gu
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 16 juin 2009 à 17:57:28
La meilleure des défenses est la prévention... si elle échoue c'est votre détermination à ne pas subir qui vous sauvera... au delà de toute technique (les techniques employées arrachages, griffures, morsures, coups, crachats, cris enragés, utilisation d'objets comme armes etc.. n'étant que la conséquence de celle-ci). Après on peut tout imaginer en terme de vacheries.  :doubleup:


Une chose semble sûre pour un agresseur/violeur il est plus aisé, agréable, facile d'atteindre son but si la victime se fait toute petite et s'enferme dans sa peur que si elle entre en furie et lui arrache la gu

complètement ok avec toi, mais j'ai aussi connu un mec qui prennait plaisir à dominer les dominatrices comme il disait, le type était excité par la violance féminine la combativité des femmes , lorsque nous parlons de pulsions sexuelles nous parlons cerveau reptilien; il est alors très difficile de comprendre et de donner des explications rationelles à une situation amenant un humain à satisfaire une pulsion sexuelle , le type en question bien connu de nos services que nous avons affectueusement nommé H5N1 mesure 2 mètres pour 115 k environ , des mains comme des pelles ,une tête de fou et une force pas croyable, croyez moi la prévention reste le meilleure des solutions avec un mec comme lui , la méthode , la technique n' est rien sans un humain capable de mettre sa vie dans la balance pour se sortir d' un face à face avec lui , mais heureusement les types comme lui ne courent pas les rues. Lorsqu' il m'arrive de le croiser en permission de son hopital psy je me demande toujours si il est bien sous médicaments et je frémis à l' idée qu'il pourrait oublié d'en prendre .... , ne pas sous estimer une personne voulant satisfaire une pulsion sexuelle.

bonne soirée

JL
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 16 juin 2009 à 19:18:35
Juste quelques petites choses à rajouter à tous les bons conseils qui ont été donnés:

- Pour conrétiser le viol l'agresseur sera bien obligé à un moment de sortir son "engin", exposant quelques secondes une de ses parties les plus vulnérables.

-Lorsque le viol est concrétisé, feindre de finalement prendre du plaisir peut déstabilisé suffisemment l'agresseur pour permettre d'arracher une oreille, crever un oeil et se sauver.

-Même si on est réduite à subir sans pouvoir rien faire, ne jamais laisser le désespoir nous envahir en le remplaçant par la haine, la haine envers cet être abject qui nous oblige à subir ça. Garder cette haine dans les tripes au moins jusqu'à être en mesure d'être aidé. Sinon c'est nous que nous risquons de haïr... Si la résistance physique est impossible, garder intact la résistance mentale, pour que le futur ne devienne pas un enfer.

-Le viol se concerne pas que la pénétration sexuelle classique. Toute introduction d'une partie quelconque d'un agresseur dans le corps d'une femme ou d'un homme est un viol a part entière. Il n'y a pas de "demi viol", ou de "viol moins grave" comme certains se plaisent à le dire.


  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 16 juin 2009 à 19:34:48
Pas de règle gravée dans le marbre... à chacun(e) d'évaluer qui on a en face de soi.

la soumission et l'acceptation du viol a sauvé certaines victimes d'une mort certaine, c'est un fait (exceptionnellement rare quand même). C'est vrai certaines après coup ont été "contente" d'avoir choisi de "coopérer" avec un agresseur qui apparaissait comme capable du pire.


Replaçons les choses aussi dans leurs contextes, chaque situation est unique mais il ressort encore une fois que 83% des viols sont le fait d'un proche ou d'une connaissance qui décide un jour de passer à l'acte par opportunisme. (Voir plus haut les deux types d'agresseurs et les chiffres pour chacun, faire ses choix en conséquences)

Accepter le viol n'EST PAS un gage de vie sauve, et décider à contrario de se défendre n'est pas non plus une garantie de décourager l'agresseur... tout ça est affaire de situation... et de chance !


ps : sacré morceau le gars dont tu parles Force999, mais si en tant que mec on se met dans la peau d'une victime, par exemple un compagnon de cellule, on prend "sagement" dans la rondelle par un gorille de 2 mètres "pour ne pas l'exciter"... ou on se defend comme on peut et on risque de finir en sang, sans dent, avec les bras et les jambes pétés et une rondelle de la taille d'une pizza format familliale ?
Choix personnel encore une fois...
perso mon choix est fait : NE PAS SUBIR, quit à crever les fesses ouvertes, j'enmenerai au moins une de ses c**illes, une oreille, un oeil avec moi en enfer et ça même si je dois lui arracher avec les dents !

Enfin bref !

Je ne peux moralement me résoudre à conseiller de se laisser violer pour éviter le pire... je ne peux tout simplement pas. J'ai peut être tord, suivant les cas. J'assume.







Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 16 juin 2009 à 19:36:02
Juste quelques petites choses à rajouter à tous les bons conseils qui ont été donnés:

- Pour conrétiser le viol l'agresseur sera bien obligé à un moment de sortir son "engin", exposant quelques secondes une de ses parties les plus vulnérables.

-Lorsque le viol est concrétisé, feindre de finalement prendre du plaisir peut déstabilisé suffisemment l'agresseur pour permettre d'arracher une oreille, crever un oeil et se sauver.

-Même si on est réduite à subir sans pouvoir rien faire, ne jamais laisser le désespoir nous envahir en le remplaçant par la haine, la haine envers cet être abject qui nous oblige à subir ça. Garder cette haine dans les tripes au moins jusqu'à être en mesure d'être aidé. Sinon c'est nous que nous risquons de haïr... Si la résistance physique est impossible, garder intact la résistance mentale, pour que le futur ne devienne pas un enfer.

-Le viol se concerne pas que la pénétration sexuelle classique. Toute introduction d'une partie quelconque d'un agresseur dans le corps d'une femme ou d'un homme est un viol a part entière. Il n'y a pas de "demi viol", ou de "viol moins grave" comme certains se plaisent à le dire.


  l'Humain

+1
 :akhbar:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 16 juin 2009 à 19:52:14
Dans mon boulot j’ai bien souvent rencontré des femmes victimes de viol et autres abus sexuels et je me suis intéressé aux techniques de défense pouvant être enseignées aux femmes dans des cours de défense personnelle- sans doute aussi car je suis papa de 3 filles -  Lors de reconstitution de scène de viol je me suis rendu compte de deux choses importantes :

les violeurs étranglent souvent les victimes au sol et maintienne juste se qu’il faut pour que la victime soit comme anesthésiée, le sang arrive mal au cerveau donc moins d’O2 et perte de capacité physique et mentale, plus le temps passe en secondes plus la situation échappe à la victime, les violeurs que j’ai rencontrés semblaient avoir des dispositions instinctives pour savoir où placer les mains pour être efficace.

lors de l’attaque violente, la victime atteint un niveau de stress tel qu’elle entre en inhibition d’action , elle est alors incapable de prendre une décision , de réfléchir et de prendre une initiative, le cerveau limbique court-circuite le reptilien , un geste simple comme crever un œil, griffer un visage , saisir la gorge est impossible, l’ inhibition de l’action devient alors une soumission qui sera terrible à gérer après le viol car la victime va se sentir coupable de n’avoir pas penser à se défendre et essayera de comprendre pourquoi elle a été passive .

Peut importe le système de combat que l’on enseigne, l’important est de bien intégrer les réalités ci-dessus

bonne soirée

JL
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 16 juin 2009 à 20:30:05

(... ) , mais au moment de la caractérisation du viol par la pénétration n'y a t'il pas là un stade où la victime est moralement "vaincue" car, il me semble vraiment malaisé de contraindre quelqu'un qui garde sa résistance mentale jusqu'au bout, non ?

Désolé, d'être un peu "direct".  :(

Si, à ce stade ça peut basculer  :( . Et ça bascule souvent.
La résistance mentale dont je parle c'est celle qui te permet de ne pas te ressentir comme un objet, de ne pas oublier que tu es un être humain et pas une sous-m*rde parce qu'une ordure t'a prise pour cible. C'est celle qui te permet de guetter le moment où le couteau tremble, ce petit moment d'inattention qui te permet de tenter quelque chose au lieu d'être complètement anéantie et incapable de réagir quand l'oportunité se présente. C'est celle qui permet de survivre à "l'après" quand tu te retrouves seule la nuit, en tête à tête avec tes pensées.

Lors d'un viol, ne plus s'opposer physiquement pour ne pas être tuée, ou ne pas être estropier, ce n'est pas être vaincu si on garde cette force en nous. C'est... survivre.
 
 
  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 16 juin 2009 à 20:49:01

lors de l’attaque violente, la victime atteint un niveau de stress tel qu’elle entre en inhibition d’action , elle est alors incapable de prendre une décision , de réfléchir et de prendre une initiative, le cerveau limbique court-circuite le reptilien , un geste simple comme crever un œil, griffer un visage , saisir la gorge est impossible, l’ inhibition de l’action devient alors une soumission qui sera terrible à gérer après le viol car la victime va se sentir coupable de n’avoir pas penser à se défendre et essayera de comprendre pourquoi elle a été passive .

Peut importe le système de combat que l’on enseigne, l’important est de bien intégrer les réalités ci-dessus

bonne soirée

JL


C'est exactement ça. C'est pour ça que j'insiste sur le faite d'apprendre à "résister dans sa tête" pour pouvoir résister dans l'agression, et après l'agression (et pour toutes les "agressions" de la vie).
Mais ça ce n'est pas quelque chose qui se découvre lors d'une agression. C'est une qualité qui se cultive au quotidien.
Finalement ça revient à savoir qui on est indépendamment du regard, des jugements des autres,  indépendamment de la valeur qu'ils nous prètent.
Être persuadé au plus profond de nos tripes qu'on a de la valeur, qu'on a le droit d'exister, juste parce qu'on EST.

Les messages qui nous envoient l'entourage lorsque on est enfant, peuvent être à cet égard, déterminants. Mais même sur des fondations dévastées, on peut se reconstruire un mental qui permette de survivre, et finalement vivre.

  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 16 juin 2009 à 23:15:56
J'ai assez peu posté dans le fil car pour moi la prévention du viol fait partie des choses à enseigner "en live" afin d'adapter le contenu aux personnes en face de nous...
En effet on ne peut pas demander à une personne réservée d'appliquer le même genre de stratégie qu'une personne plus ouverte et/ou à l'aise avec son corps (vous remarquerez que je ne fais volontairement pas de distinction de sexe). Tout comme ces types de personnalité n'attireront pas le même profil de violeur. A ce titre le message Force999 est intéressant, une agression est toujours la rencontre entre une victime et un agresseur, bref il faut hélas se rendre compte que chacun a fait un pas dans la direction de l'événement. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je n'excuse pas le violeur et je ne fustige pas la victime, j'explique juste un phénomène.

Néanmoins je voudrais tout de même souligné les interventions d'Humain qui sont les plus proches des considérations tactiques et psychologiques que nous enseignons:

Juste quelques petites choses à rajouter à tous les bons conseils qui ont été donnés:

- Pour conrétiser le viol l'agresseur sera bien obligé à un moment de sortir son "engin", exposant quelques secondes une de ses parties les plus vulnérables.

-Lorsque le viol est concrétisé, feindre de finalement prendre du plaisir peut déstabilisé suffisemment l'agresseur pour permettre d'arracher une oreille, crever un oeil et se sauver.

-Même si on est réduite à subir sans pouvoir rien faire, ne jamais laisser le désespoir nous envahir en le remplaçant par la haine, la haine envers cet être abject qui nous oblige à subir ça. Garder cette haine dans les tripes au moins jusqu'à être en mesure d'être aidé. Sinon c'est nous que nous risquons de haïr... Si la résistance physique est impossible, garder intact la résistance mentale, pour que le futur ne devienne pas un enfer.

-Le viol se concerne pas que la pénétration sexuelle classique. Toute introduction d'une partie quelconque d'un agresseur dans le corps d'une femme ou d'un homme est un viol a part entière. Il n'y a pas de "demi viol", ou de "viol moins grave" comme certains se plaisent à le dire.


  l'Humain
C'est exactement ça. C'est pour ça que j'insiste sur le faite d'apprendre à "résister dans sa tête" pour pouvoir résister dans l'agression, et après l'agression (et pour toutes les "agressions" de la vie).
Mais ça ce n'est pas quelque chose qui se découvre lors d'une agression. C'est une qualité qui se cultive au quotidien.
Finalement ça revient à savoir qui on est indépendamment du regard, des jugements des autres,  indépendamment de la valeur qu'ils nous prètent.
Être persuadé au plus profond de nos tripes qu'on a de la valeur, qu'on a le droit d'exister, juste parce qu'on EST.

Les messages qui nous envoient l'entourage lorsque on est enfant, peuvent être à cet égard, déterminants. Mais même sur des fondations dévastées, on peut se reconstruire un mental qui permette de survivre, et finalement vivre.

  l'Humain


Plus que "si il fait si vous faites ça" ou "mon système est le meilleur pour se défendre" ::), la meilleure préparation mentale est celle qui se fait en amont:
- se rendre compte que le ou les agresseurs ne tombent pas du ciel donc garder des facultés d'analyse situationelle (bref savoir rester "aware" ce qui exclu de trop se défoncer la tronche)
- difficile: se rendre compte de l'image qu'on projette chez les autres: proie aisée, victime, personne arrogante... Et être capable de la modifier une fois le constat fait
- savoir communiquer de manière claire ses limites et sa faculté à les faire respecter (verbal/non verbal)
- se dire que parfois quand tout est dit il faut accepter de faire mal (voir très mal) à quelqu'un pour retrouver sa sécurité (ce qui n'est pas évident pour beaucoup de personnes surtout si ils ne s'y sont pas préparés avant)
- être conscient qu'à l'impossible nul n'est tenu et que parfois si on a accumulé trop d'erreurs, on le paye... Et que si on a la chance d'y survivre, la question n'est pas de pleurer sur le passé mais de construire son avenir. Ce qui est parfois un long travail.

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 17 juin 2009 à 08:04:11
Pas de règle gravée dans le marbre... à chacun(e) d'évaluer qui on a en face de soi.

la soumission et l'acceptation du viol a sauvé certaines victimes d'une mort certaine, c'est un fait (exceptionnellement rare quand même). C'est vrai certaines après coup ont été "contente" d'avoir choisi de "coopérer" avec un agresseur qui apparaissait comme capable du pire.


Replaçons les choses aussi dans leurs contextes, chaque situation est unique mais il ressort encore une fois que 83% des viols sont le fait d'un proche ou d'une connaissance qui décide un jour de passer à l'acte par opportunisme. (Voir plus haut les deux types d'agresseurs et les chiffres pour chacun, faire ses choix en conséquences)

Accepter le viol n'EST PAS un gage de vie sauve, et décider à contrario de se défendre n'est pas non plus une garantie de décourager l'agresseur... tout ça est affaire de situation... et de chance !


ps : sacré morceau le gars dont tu parles Force999, mais si en tant que mec on se met dans la peau d'une victime, par exemple un compagnon de cellule, on prend "sagement" dans la rondelle par un gorille de 2 mètres "pour ne pas l'exciter"... ou on se defend comme on peut et on risque de finir en sang, sans dent, avec les bras et les jambes pétés et une rondelle de la taille d'une pizza format familliale ?
Choix personnel encore une fois...
perso mon choix est fait : NE PAS SUBIR, quit à crever les fesses ouvertes, j'enmenerai au moins une de ses c**illes, une oreille, un oeil avec moi en enfer et ça même si je dois lui arracher avec les dents !

Enfin bref !

Je ne peux moralement me résoudre à conseiller de se laisser violer pour éviter le pire... je ne peux tout simplement pas. J'ai peut être tord, suivant les cas. J'assume.

je partage ton avis bully, j'ai juste pris l' exemple extrême du type en question pour démontrer que face à un mec comme lui en pleine crise de manque il faut autre chose que de la technique, nous parlons bien d' un combat de survie , mais le dire est une chose , le faire en est une autre, je ne doute pas une seconde que la plupart des personnes ici en soient capables, mais qu' en est t 'il de la de la mère de famille  que je vais croiser dans la matinée , de la gamine à qui notre socio-culture raconte depuis qu'elle est petite, qu'elle est une faible femme, je me souviens l'année dernière je crois, de cette horrible histoire ou un jeune homme de 19ans à été emprisonné une nuit avec un prédateur sexuel , il a été égorgé le pauvre gosse ,j' en sais rien mais, je pense qu'un moment lorsque son cerveau réptilien pouvait peut être lui sauver la peau , le limbique lui a rappelé que des règles existent , que des gardiens vont arriver le sauver, que défoncer l'autre crevure allait aggraver son cas etc .... , rien n' est facile la dedans, mais quelle horrible mort , être enfermé sans possibilité de fuir avec un reptile ......

chaque cas de viol est différent et enseigner à une femme ou à un homme à résister à un agresseur sexuel est une sacrée responsabilité ,au dela de la préparation physique il faut en effet une préparation mentale, il est heureux que des instructeurs comme rod et son équipe s'occupe du problème , nous sommes là, dans de l' humanitaire, merci à eux.

bien cordialement à tous

JL
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 17 juin 2009 à 13:22:44
je partage ton avis bully, j'ai juste pris l' exemple extrême du type en question pour démontrer que face à un mec comme lui en pleine crise de manque il faut autre chose que de la technique, nous parlons bien d' un combat de survie , mais le dire est une chose , le faire en est une autre, je ne doute pas une seconde que la plupart des personnes ici en soient capables, mais qu' en est t 'il de la de la mère de famille  que je vais croiser dans la matinée , de la gamine à qui notre socio-culture raconte depuis qu'elle est petite, qu'elle est une faible femme, je me souviens l'année dernière je crois, de cette horrible histoire ou un jeune homme de 19ans à été emprisonné une nuit avec un prédateur sexuel , il a été égorgé le pauvre gosse ,j' en sais rien mais, je pense qu'un moment lorsque son cerveau réptilien pouvait peut être lui sauver la peau , le limbique lui a rappelé que des règles existent , que des gardiens vont arriver le sauver, que défoncer l'autre crevure allait aggraver son cas etc .... , rien n' est facile la dedans, mais quelle horrible mort , être enfermé sans possibilité de fuir avec un reptile ......

chaque cas de viol est différent et enseigner à une femme ou à un homme à résister à un agresseur sexuel est une sacrée responsabilité ,au dela de la préparation physique il faut en effet une préparation mentale, il est heureux que des instructeurs comme rod et son équipe s'occupe du problème , nous sommes là, dans de l' humanitaire, merci à eux.

bien cordialement à tous

JL


Je sais bien qu'on va dans le même sens et j'ai apprécié la nuance que tu as apporté à ce topic, avec d'autres (notamment Humain)...

Je suis complètement d'accord avec toi, il faut s'attacher à construire "le fond" de sa personne... et ça bien avant toute technique... l'estime de soi, la "trempe" (capacité de rebellion), et l'inscription au plus profond de soi qu'ON A la ressource pour agir...

dernier exemple en date dans les faits divers, une canadienne met dans les couloirs du métro parisien en fuite en se débattant férocement à coups de griffures, cris, frappes etc.. le dénommé Marc Machin, multirécidivistes des agressions sexuelles... grâce à la vidéo ratp il est identifié et mis en examen.

Cette jeune canadienne avait en elle les ressources pour agir, ce soir là. Elle s'en est sorti.

C'est l'une des raisons qui me poussent à pousser qu'un cours de self féminine ne doit pas se limiter aux seuls exercices techniques.... l'approche conceptuel, l'exercice de mise en situation (global cf senshido),     
les conseils en matière de prévention, de premiers secours comme à l'ACDS... tout cela contribue à donner un état d'esprit "d'Eveil" qui lui est beaucoup plus important que de "savoir" donner un coups de pieds...
A cela DOIT s'ajouter une volonté farouche de l'élève de travailler sur lui (elle) même au quotidien pour renforcer son estime de soi... en affrontant ses peurs (saut en parachute, spéléo, eau, avion, araignées etc...), et se respectant soi même (éviter de se mentir) et ceux qu'on aime...
Pour moi et je l'ai souvent dit c'est BEAUCOUP plus important que de prendre des cours pour apprendre à mettre une baffe...

J'ai connu des petites nanas qui droites dans leur vie, en accord avec elles même dégageaient une force de caractère qui leur servirait plus que toutes les techniques apprises dans des cours de self par d'autres nanas qui elles n'en sont pas au même point de "qualité de fond" (force intérieur si on préfère).

C'est un TOUT.

On peut énormément améliorer ses capacités d'éveil par la pratique de la SP et de la SD... et comme on le répète assez rien ne vaut la prévention et ce sera souvent suffisant... MAIS SI la prévention n'a pas suffit ou a échoué... et qu'il faut en venir à abandonner tous nos codes sociaux de savoir vivre, de politesse, d'attention au regard des autres etc pour quitter notre joli costume d'homme ou de femme ordinaire et entrer en furie, "ouvrir la cage"... alors là sans un "fond apte" on y arrivera pas.

C'est Primordial.

Estime de soi + Prévention (SP) + SD + entretien physique... tout cela est un tout dont chaque élément influe bénéfiquement sur les autres, ex : la pratique régulière d'une activité physique renforce l'estime de soi, l'estime de soi améliore nos capacités en SD, celles ci étant plus percutantes si inscrites dans une démarche globale de SP (timing)... tout cela va ensemble !

Prévention, prévention, prévention, prévention...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 17 juin 2009 à 22:59:31
chaque cas de viol est différent et enseigner à une femme ou à un homme à résister à un agresseur sexuel est une sacrée responsabilité
Enseignez la protection perso est une responsabilité... Trop d'instructeurs l'oublient.
Même si nous espérons que les participants s'amusent un minimum lors de nos sessions, ce n'en est pas le but. Le but est d'optimiser la capacité de chacun à assurer sa sécurité et celle de ses proches sans tomber dans l'effet de mode ou le commercial pour le commercial.
Le plus dur c'est de rester fidèle à ses principes lorsqu'on sait que ça nous condamne à une certaine confidentialité car notre manière d'enseigner n'attire pas le monde.

il est heureux que des instructeurs comme rod et son équipe s'occupe du problème , nous sommes là, dans de l' humanitaire, merci à eux.
Merci. :-[

Je suis ce que j'enseigne, j'enseigne ce que je suis... Instruire m'apporte énormément et j'en remercie toujours les gens qui font l'effort de venir s'entraîner avec nous. :up:
Nous espérons seulement pouvoir faire une différence aussi petite soit elle...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 17 juin 2009 à 23:37:24
Un article de presse sur Melissa Soalt ( porté à l'attention sur le forum de Dennis Martin - http://combatives.forumotion.com/index.htm ) :

http://www.hinduonnet.com/mp/2009/06/03/stories/2009060350420100.htm

Le site de Mme Soalt : http://www.dr-ruthless.com/home.htm

http://www.youtube.com/watch?v=W0piEyfcVAk
http://www.youtube.com/watch?v=lV2_JikdLJk
http://www.youtube.com/watch?v=76WK6lC1q6M

Une approche de cette problématique, une vision, celle du Senshido de Richard Dimitri dont Rod est un des rares affiliates :

http://www.youtube.com/watch?v=qPsi6kKP0yw

http://www.youtube.com/watch?v=qBcSNiFlvCg&feature=related
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 10:53:55
Dans ce contexte. Ma fille m'a fait remarquer que tous ces neck knife, style griffe Perrin, c'est bien sympa, mais moche à porter pour une fille. Si l'on veut que ce soit porté journellement, il faut que ce soit beau.

Elle m'a demandé si ce n'est pas possible de faire faire par un bijoutier une petite chaine en argent/inox avec au bout un penditif qui recèle la lame en question (dans ce cas plutôt le style comme la lame de scie que j'ai présenté dans les objets coupants).

C'est une réflexion intéressante, et même si ce n'est qu'une technique entre d'autre avec ce genre d'outils une fille peut méchament transformer l'attaquant en Frankenstein.

Plus globalement, il me semble avoir vu des statistiques qui montrent qu'une fille qui se défend à nettement plus de chance de s'en sortir qu'une qui subit l'horreur passivement. Il y aura toujours les exception, mais on travaille pour l'usuel et non pour le (mais si c'est Tyson qui attaque.. :down:)


Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 18 juin 2009 à 11:15:28
Plus globalement, il me semble avoir vu des statistiques qui montrent qu'une fille qui se défend à nettement plus de chance de s'en sortir qu'une qui subit l'horreur passivement. Il y aura toujours les exception, mais on travaille pour l'usuel et non pour le (mais si c'est Tyson qui attaque.. :down:)


Moléson

+1
Effectivement c'est ce qui ressort des statistiques que j'ai lu aussi.

Sur le neck nife comme outil de défense contre le viol (je ne sais pas si c'est dans ce cadre là que tu abordais spécifiquement le sujet), il me semble qu'il ne pas le plus adapté, tout ce qui est pic, aiguille semble plus pertinent pour faire TRES mal très vite. De plus est ce que le port en neck (sur la poitrine), compte tenu des éventuelles postitions propres à une agression sexuelle est le plus pratique ? j'emet quelques doutes : position allongée face à l'agresseur couché dessus, arrachage du chemisier pour accéder à la poitrine donc vu direct sur le neck, position couché dos à l'agresseur, etc...
Beaucoup de nana ont des espèces d'aiguilles pour tenir leur cheveux, ça me semble déjà pas mal à utiliser, parceque facile d'accès, pratique au quotidien... et souvent joli  ;)

Il me semble que pour qu'une nana décide de l'endroit où elle compte porter un tel objet, il faut qu'elle test son utilisation lors d'une mise en situation "à énergie réelle", c'est à dire avec le secouage de cheveux, les petites gifles, les insultes et aussi et surtout des mouvements délivrés avec une vraie énergie au plus proche de ce qui peut se passer en vrai.

Le post de force999 a retenu toute mon attention :
Dans mon boulot j’ai bien souvent rencontré des femmes victimes de viol et autres abus sexuels et je me suis intéressé aux techniques de défense pouvant être enseignées aux femmes dans des cours de défense personnelle- sans doute aussi car je suis papa de 3 filles -  Lors de reconstitution de scène de viol je me suis rendu compte de deux choses importantes :

les violeurs étranglent souvent les victimes au sol et maintienne juste se qu’il faut pour que la victime soit comme anesthésiée, le sang arrive mal au cerveau donc moins d’O2 et perte de capacité physique et mentale, plus le temps passe en secondes plus la situation échappe à la victime, les violeurs que j’ai rencontrés semblaient avoir des dispositions instinctives pour savoir où placer les mains pour être efficace.

lors de l’attaque violente, la victime atteint un niveau de stress tel qu’elle entre en inhibition d’action , elle est alors incapable de prendre une décision , de réfléchir et de prendre une initiative, le cerveau limbique court-circuite le reptilien , un geste simple comme crever un œil, griffer un visage , saisir la gorge est impossible, l’ inhibition de l’action devient alors une soumission qui sera terrible à gérer après le viol car la victime va se sentir coupable de n’avoir pas penser à se défendre et essayera de comprendre pourquoi elle a été passive .

Peut importe le système de combat que l’on enseigne, l’important est de bien intégrer les réalités ci-dessus

bonne soirée

JL

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Aske le 18 juin 2009 à 11:28:45

J'aimerais également élargir le sujet, nous n'avons parler que de la majorité des viols càd un agresseur masculin face à une victime féminine ou masculine.
Mais l'agresseur peut être une femme, c'est nettement plus rare, mais que faire ?
Déjà les femmes violeuses ne peuvent pas vraiment compter sur leur force (si elles agressent un homme), elles utilisent donc des drogues (genre GHB) ou des liens pour attacher leur victime.


Cordialement.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 12:06:28
Pour le port et le déploiement sous stress des armes de défense et de combat, vous avez tou(te)s la possibilité de contacter, par messagerie privée, une palette large de formateurs et d'instructeurs en SD et SP, présents sur le forum, qui se chargeront de vous indiquer et vous guider au-travers de procédures qui devraient être tenues, en toute discrétion, hors de vue d'un large public en open source.

Et donc, comme déjà mentionné  précédemment, vous avez la possibilité d'éditer et/ou de supprimer une partie ou l'intégralité de vos posts.

N'hésitez pas à user de ces fonctions.

Mon propos était de simplement illustrer le type de problème auxquels un homme ne pense pas, le port d'un instrument X, Y ou Z vu par des yeux féminins. Dans 99% des cas ceux qui proposent des solutions sont des hommes.

@Humain
Ma fille à plutôt des décolletés plongeant, donc...

Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 18 juin 2009 à 12:09:12

J'aimerais également élargir le sujet, nous n'avons parler que de la majorité des viols càd un agresseur masculin face à une victime féminine ou masculine.
Mais l'agresseur peut être une femme, c'est nettement plus rare, mais que faire ?
Déjà les femmes violeuses ne peuvent pas vraiment compter sur leur force (si elles agressent un homme), elles utilisent donc des drogues (genre GHB) ou des liens pour attacher leur victime.

Les même règles que pour les femmes ne s'appliqueraient elles pas. Ne jamais boire le contenu d'un verre qu'on a quitté des yeux ou qu'on a pas vu se faire remplir devant nous. Ne pas se souler hors d'un milieu "sûr". Ne pas suivre une inconnue chez elle même si ça semble un plan cul d'enfer. Etc.
Cela dit il me semble que lorsque une femme agresse un homme se sera plus pour le dépouiller que pour le violer. S'il ne se méfie pas elle peut facilement l'attirer dans un endroit isolé où, au choix: elle peut le menacer d'une arme à feu, elle peut avoir des complices, elle peut lui faire avaler une drogue cachée dans un alcool, etc.
Le pire dans ces histoires c'est que les hommes ainsi dépouillés peuvent se sentir tellement humiliés de s'être fait avoir de cette façon, que certains prefererons ne jamais porter plainte.


  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 18 juin 2009 à 12:25:31
SVP ça serait bien qu'on évite sur ce topic de partir dans une énumération de techniques (vous avez qu'à taper là comme ci comme ça) qui n'aurait de sens que si elles sont retravaillées derrière dans une salle avec des partenaires plus ou moins virulents.

Chacun(e) est libre d'aller dans un cours et de voir par lui (elle) même ce qui pourrait lui convenir.

De plus attention, beaucoup de techniques marchent très bien avec la bouche quand on les dit et beaucoup moins bien face un vilain pas décidé à jouer les gentils partenaires complaisants...

Et même là, t'as encore pas mal de gens TRES forts dans une salle qui vaudrait pas grand chose en vrai.

Etat d'esprit - Prévention

Gardez le sourire.

Tchuss
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 18 juin 2009 à 13:01:05
... des poncifs, et des contre-vérités épouvantablement dangereuses si prises en considération.

On ne le dira jamais assez : ce sujet précis est quasi un des plus complexes à appréhender, à faire comprendre, qui induit des matières à enseigner qui sont crues ( rough ), mal perçues, principalement par le groupe potentiellement le plus ciblé.

C'est littéralement un cauchemar dans tous les sens du terme.

Je dirais ( quoi qu'il soit excessivement difficile de tenir des statistiques en ce domaine ) que neuf femmes sur dix qui entreprendraient la démarche de s'instruire intensivement dans le domaine de la prévention au viol, ou de la réaction in situ lors d'une tentative de viol, dans un cadre réaliste d'une protection personnelle enseignée par une infime minorité d'instructeurs non-guignolesques et/ou non mercantiles, tourneraient les talons dès les premières séances.

Il y a un déni que je n'ai jamais rencontré dans aucun autre groupe à risques.

L'enseignement y est incroyablement enrichissant pour un formateur, mais c'est quasiment le plus éreintant, psychologiquement et nerveusement. L'instructeur finit les séances sur les rotules, dans un état d'hébétude assez significatif.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 13:15:41
... des poncifs, et des contre-vérités épouvantablement dangereuses si prises en considération.
...

Il y a un déni que je n'ai jamais rencontré dans aucun autre groupe à risques.
....

Petite question, celles qui viennent de leur propre chef, elle sont en déni?

Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 18 juin 2009 à 13:47:18
Initialement, non.

Peu après les premiers instants de l'instruction, le déni s'installe à la vitesse de la lumière.
Je n'y puis rien et cela me désole. C'est une expérience partagée par énormément d'instructeurs au-travers du globe.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 18 juin 2009 à 13:58:11
+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)

Bref.  

Complexissime.

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Concrètement c'est la peur de la violence, celle de l'agresseur mais aussi celle qui est en nous, qui enclenche toute une série de mécanismes de défense et qui fait en sorte que la solution pratico pratique toute simple qui consisterait à enfoncer un stylo jusqu'au manche dans l'oeil du fils de p*te qui essaie de les violer n'est même pas envisageable.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 14:22:57
+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)

Bref.  

Complexissime.

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Concrètement c'est la peur de la violence, celle de l'agresseur mais aussi celle qui est en nous, qui enclenche toute une série de mécanismes de défense et qui fait en sorte que la solution pratico pratique toute simple qui consisterait à enfoncer un stylo jusqu'au manche dans l'oeil du fils de p*te qui essaie de les violer n'est même pas envisageable.

Ciao ;)

David
Intéressant comm retour. J'ai aucune expérience dans ce domaine, hormis quelques femmes au tir et bien sur ma propre fille et femme.

Pour le tir, c'est vrai, faut le faire dans la douceur, et des scénario comme (il bouge encore) puis blam dans la tête ça passe pas vraiment tout de suite.
Euh pardon (il tire encore), lapsus malcontreux.... ::)

En ce qui concerne la violence, ben je vois ma femme, qui en fait a plus peur de sa propre violence potentielle que de la mienne. Long débat sur des armes à la maison..... :-\
Pour ma fille, c'est plus clair, elle a une conscience aigue que son corps lui appartient et que personne a le droit de toucher sans son accord, Que le  >:( qui essaye repart avec les c*u!lles en guise penditif.
C'est probablement aussi une question de génération. Celle de ma fille, a vu des types par-terre en train de se prendre des coups de pieds dans la tête ou connait des filles qui on fait des pseudo-tournantes plus ou moins volontaires. Ca change un peu le regard sur le monde bisounounours.
Mais c'est vrai la génération précédente, n'a de la violence aucun vécu de près ou de loin, cela reste théorique jusqu'au jour ou et de plus ont grandi quand même dans une société ou la femme doit être soumise et pas une Nikita en puissance.


Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chris-C le 18 juin 2009 à 15:14:38
Citer
Dans ce contexte. Ma fille m'a fait remarquer que tous ces neck knife, style griffe Perrin, c'est bien sympa, mais moche à porter pour une fille. Si l'on veut que ce soit porté journellement, il faut que ce soit beau.

Salut Moleson,

même si je partage la vision de Bullysson, Tony Lopez fait quelques neck tout à fait mimi, l'ecureuil par exemple ou le mini carcajou. Fait un tour sur son site.

a+  :)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 15:18:00
Salut Moleson,

même si je partage la vision de Bullysson, Tony Lopez fait quelques neck tout à fait mimi, l'ecureuil par exemple ou le mini carcajou. Fait un tour sur son site.

a+  :)

Je vais aller voir. ;)

L'idée c'est surtout, mieux un objet défensif pas nécéssairement l'idéal que l'on porte tout les jours, que l'objet qui reste à la maison ou celui qui est définitivement inaccessible.

Et un sac à main de femme, franchement c'est un des meilleurs endroits ou il faut 45 minutes pour retrouver ce  >:( de spray au poivre. ;D


Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 18 juin 2009 à 15:30:58

( ... )
Mais c'est vrai la génération précédente, n'a de la violence aucun vécu de près ou de loin, cela reste théorique jusqu'au jour ou et de plus ont grandi quand même dans une société ou la femme doit être soumise et pas une Nikita en puissance.

Édit: Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce que tu veux dire. Est-ce que les anciennes générations de femmes connaissaient moins la violence? Si je me trompe je te présente par avance des excuses.


Je ne suis pas certaine que les femmes qui ne font pas parti de la jeune génération n'ont pas vécu la violence. Tu sais il y a seulement vingt ans de cela, une femme qui se faisait agresser sexuellement été jugée coupable par la communauté et trop souvent par son entourage. Elle était autarcisé. Si elle avait le courage de porter plainte, elle devait souvent faire face aux railleries des flics qui savaient très bien leur faire comprendre que c'était forcement de leur faute (pas tous heureusement). Les petites filles qui osaient parler de sévices sexuelles étaient quasiment systèmatiquement renvoyées par papa Freud à son très cher et tellement pratique complexe d'Oeudipe.
Ajoute à cela une éducation où il était impensable qu'une fille aille jouer au foot ou à la guerre, où au contraire on lui imposait la douceur comme comportement "naturelle", et tu obtiens des millions de femmes incapables de se défendre et qui ne parleront jamais de leurs agressions (le pluriel est mis exprès).

La génération des jeunes filles d'aujourd'hui sait qu'elle a le droit de défendre son corps, elle sait que c'est le violeur qui est en tord et non pas elle, elle a été davantage valorisée par des activités physiques et des occupations dites "masculines".

Je ne sais pas s'il y a plus ou moins de violence à l'égard des femmes aujourd'hui. Mais ce dont je suis certaine c'est qu'on ne peut pas se servir des chiffres des agressions du passé pour en faire la comparaison.



  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: yeror le 18 juin 2009 à 15:31:47
Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

En fait, cela concerne tout le monde, pas que les femmes. Pour des hommes, n'évoluant pas dans un milieu violent de par leur profession ou par leur histoire personnelle, bref la plupart des gens, je pense, j'espère ... la résistance psychologique existe bel et bien. Plus ou moins forte en fonction aussi de l'éducation, mais cela existe.

Pour le coup, c'est effectivement de la responsabilité des instructeurs de SD de nous faire franchir cette étape. Malheureusement,

1- je crains que ce ne soit un concept très vendeur, donc j'ai l'impression que c'est assez rare de trouver des instructeurs qui ont la volonté d'enseigner cette approche.
2 - la méthode pour franchir cette étape demande un gros effort psychologique pour l'élève, comme à chaque fois qu'on cherche à affronter ses peurs, quelque soit ces dernières.

En parlant de méthode, il me semble que seule l'exposition à des situations violentes, permet ce travail. En Krav, ils appellent cela combat dur. Malheureusement quand on en arrive à ce stade, le cours se vide. Moi le 1er, je n'y cours pas après. Éternel quadrature du cercle qui veut qu'on cherche à apprendre à se battre sans vouloir avoir mal  :(

Alors la question est, et demeure, comment emmener des gens qui sont demandeur d'une méthode de SD, vers cet apprentissage ?

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 18 juin 2009 à 15:33:46
+1, Sergio.

De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)
Je vois que nous avons eu les mêmes ressentis. C'est hélas, exactement ça ou alors un des cas que j'ai vécu plusieurs fois aussi c'est celle qui se met à porter des pantalons cargo et des rangeos, pratique à outrance, se met au tir de combat dans l'espoir que se faire le prochain qui osera s'en prendre à elle effacera l'horreur subie.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chris-C le 18 juin 2009 à 15:46:16
Citer
Alors la question est, et demeure, comment emmener des gens qui sont demandeur d'une méthode de SD, vers cet apprentissage ?

je comprend pas bien ce que tu veux dire...
apprentissage de quoi, d'accepter de prendre des coups en l'entrainement?

 :)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: yeror le 18 juin 2009 à 15:56:26
apprentissage de quoi, d'accepter de prendre des coups en l'entrainement?

Accepter d'en prendre et d'en donner. Accepter de rentrer dans le cercle de la violence, de tout lacher, quelque part, de ne plus être "humain"
C'est loin d'être aussi facile pour tout le monde.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chris-C le 18 juin 2009 à 16:19:27
Citer
C'est loin d'être aussi facile pour tout le monde.

a qui le dis tu  ;)

C'est tout l'interet de trouver quelqu'un qui va t'enseigner progressivement et s'adapter à toi, pour monter dans les tours progressivement.
Si tu te sens bien, c'est même toi qui sera demandeur pour plus de réalisme, car c'est de ça qu'il s'agit.

Si tu tombes dans un cours ou le prof a des choses à prouver et que tu ramasses, tu reviendra plus.

Il doit y avoir une confiance qui s'établie entre prof/éléves et éléves/éléves.
Je préfére prendre une beigne à l'entrainement, que dehors.

Et puis il y a une partie travail sur soi, tu reprogrammes ton cerveau petit à petit, tu y réflechis, tu intégres les nouveaux paramètres, tu acceptes les entrainements plus réaliste.... mais c'est chacun à sa vitesse et c'est la que le choix de l'enseignant est primordiale.
On est des civils (enfin moi) il faut le garder à l'esprit, y'a pas d'obligation de resultat....rapide, donc en douceur et petit à petit  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 18 juin 2009 à 16:32:31
La génération des jeunes filles d'aujourd'hui sait qu'elle a le droit de défendre son corps, elle sait que c'est le violeur qui est en tord et non pas elle, elle a été davantage valorisée par des activités physiques et des occupations dites "masculines".

Oui...  je pense qu'il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis...  n'empêche que ben...  ça s'arrange pas, là.  Vraiment pas.  La monde maintenant est extrêmement violent, et même si l'impunité a changé, elle existe toujours.

Quand ma fille me raconte qu'un merdeux l'a tapé/poussé/cogné j'attends d'elle qu'elle se défende physiquement.  Je la félicite quand elle le fait.  Je lui montre comment faire.  Elle a juste 4 ans mais elle sait déjà faire un simili chin jab en douceur pour repousser un agresseur, et elle sait déjà qu'un bon coup de pied dans le zizi ça les calme...  Je passe pour un psychopathe d'enseigner ça à ma fille mais quand je vois les trolls des bois qu'elle doit fréquenter à la maternelle, et les bisounours qui sont là pour gérer (euh... faut pas cogner les autres avec les chaises Maxence, c'est pas bien, pose la chaise et reprends ton crayon)...  :branleur:

Bref.

Y'aura toujours des violeurs impunis et des fils de putes qui traînent partout, mais j'espère que la génération de gonzesses qui arrive les obligera au moins à ne pas pouvoir obtenir ce qu'ils veulent sans une bonne baston digne de ce nom...  qu'ils méritent au moins un peu :glare:

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: yeror le 18 juin 2009 à 16:36:55
De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
[...]

Je pense que pour un groupe de femmes, il faut avoir le temps de commencer en douceur, de faire carrément une voire plusieurs séances de désensibilisation systématique à la violence.  Violence d'un agresseur, mais aussi voire surtout violence de survie, leur propre violence, qui fait parfois presque aussi peur...  voire plus.  En limitant l'anxiété liée à toute cette violence, on arrive parfois à bosser un petit peu, et à introduire en douceur des concepts un peu réalistes.  Mais concrètement il faut plusieurs semaines...  sinon la résistance psychologique est telle que RIEN ne passe. 

Et puis il y a une partie travail sur soi, tu reprogrammes ton cerveau petit à petit, tu y réflechis, tu intégres les nouveaux paramètres, tu acceptes les entrainements plus réaliste.

C'est cette partie reprogrammation et acceptation qui, me semble t-il, devrait être "proposée" dans les cours de SD et particulièrement pour ce qui concerne le coeur même de ce topic, à savoir les agressions sexuelles. Cependant, je ne vois pas concrètement comment les instructeurs peuvent le faire et surtout, excusez moi pour les instructeurs du forum, en avez-vous les compétences ? Pour l'instant, bien que n'ayant pas un grand vécu dans le domaine de la SD, j'ai vu des instructeurs avec d'excellentes capacités physiques, qui maitrisaient très bien leur discipline, voir avec une très bonne pédagogie mais dont les compétences dans le domaine de la psychologie sont assez rudimentaires. Et comment pourrait-il en être autrement, nous ne sommes pas face à des personnes formées dans un cursus professionnels mais dans un milieu associatif ou le "diplôme d'instructeur" n'est délivré que sur la maitrise technique de la discipline.

Comprenez bien que je ne cherche pas à dévaloriser les instructeurs SD d'une manière générale, ni quelque un en particulier mais puisque le débat porte aussi sur les élèves et leur déni, je me permet de souligner aussi a contrario une certaine lacune des instructeurs.

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Chris-C le 18 juin 2009 à 16:46:57
Yéror, l'instructeur ne peut pas tout, il peut de donner des outils et te faire évoluer dans une ambiance.
Le reste c'est à toi de faire le taf, accepter que la violence peut croiser ta route et te poser la question suivante: Je fais quoi
Qui t'aménera à penser je fais quoi avant, pendant, aprés et ça il y a quelques écoles qui le propose.

et je pense même que l'aspect psychologique y est trés présent, j'ai vu des larmes couler et l'exercice n'avait rien de physique.
Je te garantie que les mises en situation sont efficaces.

La capsule bleu ou rouge à gober avec un verre d'eau c'est pour le cinéma et les feignants.
cette dernière phrase ne t'es pas spécialement destiné Yéror  ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 18 juin 2009 à 17:02:52
( ... )
Quand ma fille me raconte qu'un merdeux l'a tapé/poussé/cogné j'attends d'elle qu'elle se défende physiquement.  Je la félicite quand elle le fait.  Je lui montre comment faire.  Elle a juste 4 ans mais elle sait déjà faire un simili chin jab en douceur pour repousser un agresseur, et elle sait déjà qu'un bon coup de pied dans le zizi ça les calme...  Je passe pour un psychopathe d'enseigner ça à ma fille mais quand je vois les trolls des bois qu'elle doit fréquenter à la maternelle, et les bisounours qui sont là pour gérer (euh... faut pas cogner les autres avec les chaises Maxence, c'est pas bien, pose la chaise et reprends ton crayon)...  :branleur:
( ... )
David

 :yeah:


 :) Je me suis déjà sérieusement "fritée" avec une enseignante à cause de ça  :D .
-"Vous savez Madame, il ne faut pas que les enfants se battent. Ils doivent venir nous voir pour en parler."
-" Certes. Mais ça fais plus de deux semaines que x frappe ma fille (10 ans à l'époque) dès que vous avez le dos tourné. Les remontrances n'y ont rien fait. Donc elle se défend, c'est normal non,"
-"Non! Elle ne doit pas frapper mais venir me voir tout de suite."
-"Mais ça ne sert à rien. Elle continue à se faire taper!"
-"Je suis désolée mais nous ne pouvons accepter la violence."
Etc, etc, etc.  :bang:
Dialogue de sourds.
Quelques jours après ma fille a fini par réussir par lui donner un coup de pied entre les jambes qui l'a mis par terre. Et c'est elle qui s'est faite punir  >:(  .
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 18 juin 2009 à 17:19:56
Ouarf idem partout hein.  La violence hypocrite et non légitimée, non avalisée, ça passe, mais la violence dans ta face pour me défendre ça, ça passe pas, surtout pas avec l'aval des parents ::)

Si les petits commencent à ne plus être des victimes, put**n, comment ils vont faire pour leur formater le cerveau hein ? ;D

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 17:57:00
Ouarf idem partout hein.  La violence hypocrite et non légitimée, non avalisée, ça passe, mais la violence dans ta face pour me défendre ça, ça passe pas, surtout pas avec l'aval des parents ::)

Si les petits commencent à ne plus être des victimes, put**n, comment ils vont faire pour leur formater le cerveau hein ? ;D

David

Je sais pas pourquoi, il y a comme un parfum de déjà vu.... ::)

Par contre un des avantages quand t'est catalogué psycho est qu'on te laisse tranquille, pusique ont sait jamais quand tu vas pêter un cable.
Ca vas même tellement loin, que les vrais familles de psycho dans les villages terrosrisent pendant des années, sans que quiquonque ne bouge.


Pour être sérieux, je crois qu'il faut innoculer le sentiment de rage et de haine si quelqun ose essayer l'innomable, sans que notre éducation bisounounours nous étoufe.
Faut quand même se rendre compte que de très docte représentants de l'ordre publique proposent au femmes de se laisser faire pour éviter des dégats plus conséquent. Ce sont d'ailleurs les même qui vont vous expliquer que le criminel qui envahit votre maison sait mieux se servir d'une arme que vous même  :lol: :lol: :lol:


Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: philippe13 le 18 juin 2009 à 18:05:28
Vous évoquez toujours les femmes, un type à l'armée qui avait faite de la tôle (vrai, j'avais vu le dossiers étant donné mon poste) m'a raconté le viol d'un type en prison, viol collectif d'un presque nain pour employer ses mots , juste pour rigoler et montrer qu'on était au dessus de lui. Il m'avait dit ne pas y avoir participer mais avait laissé faire le principe en prison était de ne pas se méler des affaires des autres.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 18 juin 2009 à 18:14:32
Moi j'ai de la chance, ma Maman ne me posait que deux questions quand je lui disai que je m'étais battu à l'école quand j'étais petit (c'qui était quasi quotidien  ;D) :

- t'as gagné ?
- t'as pas pris un mauvais coup dans les c**illes au moins ? Fais attention si tu veux avoir des enfants plus tard... (culture antillaise, faut pas chercher à comprendre  :lol:)

Merci Maman ! :doubleup: :love: :love: :love:

Quand à mon père, 1m60 et des bollock's de la taille du Nevada...  :lol:... lui il me disait rien... mais je savais qu'il était pour que je me défende à 100%... pas du genre à subir dans la vie le daron. Pour lui à l'école ce qui comptait c'était exclusivement les notes  :lol:

Peut être pour ça que jusqu'à un certain âge, j'avais un rapport à la violence plutôt facile par rapport à d'autres, je sais pas...

Ce que je vais dire est peut être complètement faux j'en sais rien mais n'y a -til un des parentsplus que l'autre qui est transmetteur de ça ? je m'explique on a coutume de dire que c'est le père qui transmet la fonction sociale et la mère la personnalité propre, ou l'inverse...  ::)

Il est rare me semble-t-il de voir des enfants apte "à la violence" sans une certaine validation des parents. Et je parle pas de ceux à qui les parents interdisaient carrément de se battre à l'école même pour se défendre  :down:
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Moleson le 18 juin 2009 à 18:23:44
...

Il est rare me semble-t-il de voir des enfants apte "à la violence" sans une certaine validation des parents. Et je parle pas de ceux à qui les parents interdisaient carrément de se battre à l'école même pour se défendre  :down:

On dévie, mais souvent les enfants violents copient ce qu'ils voient à la maison. Et c'est tout le problème en tant que parents qui ne battent pas leurs enfants et qui privilégient les solutions non violentes au conflits, de quand même transmettre qu'il y a un moment ou la seule chose qui fonctionne est un poing dans la gueule.

Moléson
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 18 juin 2009 à 18:33:15
Vous évoquez toujours les femmes, un type à l'armée qui avait faite de la tôle (vrai, j'avais vu le dossiers étant donné mon poste) m'a raconté le viol d'un type en prison, viol collectif d'un presque nain pour employer ses mots , juste pour rigoler et montrer qu'on était au dessus de lui. Il m'avait dit ne pas y avoir participer mais avait laissé faire le principe en prison était de ne pas se méler des affaires des autres.

Le viol existe, qu'on soit femme, homme, enfant, nouveau né, personne (très) âgée, handicapé, valide, grand(e), petit(e), balaise, maigre, habillé sexy ou en jogging crade.

On aborde ici la question du viol, et notemment au départ de ce topic pour les jeunes filles parceque ça reste une menace réelle et beaucoup plus fréquente qu'on ne le suppose souvent pour elles.

Là au tout début on était parti sur les jeunes filles et la menace que peuvent représenter les jeunes hommes de leur âge... perso j'ai tendance à penser qu'il y a des choses à faire là, parceque souvent les parents n'osent pas aborder ces questions avec leurs enfants (garçons et filles, pour que les 1ers ne soient pas prédateurs et les secondes victimes)... et on n'enseigne souvent la SD/SP qu'aux adultes...

1 femme sur 6 a été ou sera victime d'agression sexuelle au cours de sa vie. Si il n'y a pas d'âge pour être victime, on peut facilement penser qu'une petite nana de 15 piges doit représenter une proie assez facile pour certains mecs.

Au passage, quand au début je parlais d'une jeune femme sur 4 dans mon entourage victime d'agression sexuelle, ça avait l'air d'en étonner certains... La région parisienne et sa banlieue est peut être plus propice à ce genre de choses... mais la statistiques nationale est bel et bien de 1 sur 6 donc probable que dans votre entourage aussi il y ait des victimes, et qu'elles n'aient pas oser en parler autour d'elle...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 18 juin 2009 à 18:38:06
On dévie, mais souvent les enfants violents copient ce qu'ils voient à la maison. Et c'est tout le problème en tant que parents qui ne battent pas leurs enfants et qui privilégient les solutions non violentes au conflits, de quand même transmettre qu'il y a un moment ou la seule chose qui fonctionne est un poing dans la gueule.

Moléson


Ouais, j'ai eu une éducation un peu comme çà. 2 parents instits qui ne toléraient pas la violence et m'ont complètement inhibés sur ce sujet là.
Le jour où je me suis pris un direct dans le menton pour une embrouille de collégiens, je suis resté scotché, je comprenais pas ce qu'il m'arrivait, c'était des choses qui ne se faisait pas.
J'ai revu sérieusement ma copie depuis ce jour là mais celà a été difficile, je ne me suis jamais retrouvé dans la même situation et je ne me suis jamais repris un coup sauf à l'entraînement.
C'est aussi et surtout un travail sur soi, connaître sa propre violence et savoir jusqu'où on est prêt à aller.

Je me suis promis de ne pas mettre mes enfants dans la même situation d'inhibition, donc même s'ils sont petits, on fait des jeux d'opposition et ils savent qu'ils ont le droit de se défendre s'ils sentent menacés. Tu tapes quand tu as peur pas quand tu est fâché dixit un philosophe québécois.

Stéphane
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 18 juin 2009 à 18:46:20
On dévie, mais souvent les enfants violents copient ce qu'ils voient à la maison. Et c'est tout le problème en tant que parents qui ne battent pas leurs enfants et qui privilégient les solutions non violentes au conflits, de quand même transmettre  ::)qu'il y a un moment ou la seule chose qui fonctionne est un poing dans la gueule.

Moléson


Perso il n'y avait pas de violence à la maison quand j'étais petit. J' ai été élevé un peu comme beaucoup de gens je crois. La seule différence c'est que je savais que j'avais le droit de me défendre et que... j'aimais ça (  :-[ j'aimais la castagne, j'avoue, mais avec les années j'en suis revenu hein !)

Enfin bref, c'est un avis perso, mais je trouve qu'une manière aussi d'aider ses enfants, c'est de ne pas trop les "choucouter"... on peut trouver un juste milieu entre amour et fermeté. Pour certains la violence, c'est un truc de pauvres, de mal élevés, de sauvages...  ::)

On oublie vite que fût un temps, les gentillhommes apprenaient l'histoire, les sciences, l'orthographe, la musique... et la lutte et l'escrime ! ... histoire d'être un homme "complet".

Aujourd'hui les parents veulent dans l'idéal que leur enfants fassent de bonnes études, pratiquent un sport, jouent d'un instrument... et oublient l'aspect défense perso.

Dans certains quartiers, les grands frêres poussent les petits à travailler à l'école (dans le meilleur des cas, le plus fréquent aussi)... et, à faire de la Thaï...

Autre lieu, autre monde, autre réalités...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 18 juin 2009 à 18:58:03
Tu tapes quand tu as peur pas quand tu est fâché dixit un philosophe québécois.

Do your worst, fast and first.©
( Carl Cestari - philosophe du New Jersey )
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 18 juin 2009 à 18:59:36
( ... )
Ce que je vais dire est peut être complètement faux j'en sais rien mais n'y a -til un des parentsplus que l'autre qui est transmetteur de ça ? je m'explique on a coutume de dire que c'est le père qui transmet la fonction sociale et la mère la personnalité propre, ou l'inverse...  ::)

Il est rare me semble-t-il de voir des enfants apte "à la violence" sans une certaine validation des parents. Et je parle pas de ceux à qui les parents interdisaient carrément de se battre à l'école même pour se défendre  :down:

Je doute qu'il y est des schémas rigides. La mère comme le père (ou les deux) peuvent être le parent transmetteur de la violence. Les femmes, comme les hommes, sont capables d'une violence inouïe envers leur propre enfant. Cette violence n'est pas forcement physique, mais les marques qu'elles laissent dans la psychée enfantine peuvent être à l'origine de la violence de l'enfant et du futur adolescent, et de beaucoup d'autres problèmes.


Il y a encore plus "vicieux" que les parents qui interdisent toutes formes de défense physique à l'école.
Il y a ceux qui l'interdise, tout en cognant leur gosse tous les jours, en le rabaissant plus bas que terre, en faisant en même temps de belles leçons de morale sur la non violence et sur le faite qu'il faut toujours rester digne, et en s'arrangeant pour que ce soit l'enfant qui se sente coupable d'avoir "obligé" le parent à le corriger.

  l'Humain

Édit: un document suisse qui me semble bien fait au sujet de la violence exercée sur les enfants et ses conséquences: http://www.ge.ch/violences-domestiques/doc/la-violence-envers-les-enfants-et-les-adolescent-e-s.pdf (http://www.ge.ch/violences-domestiques/doc/la-violence-envers-les-enfants-et-les-adolescent-e-s.pdf)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 18 juin 2009 à 19:58:59
Il y a encore plus "vicieux" que les parents qui interdisent toutes formes de défense physique à l'école.
Il y a ceux qui l'interdise, tout en cognant leur gosse tous les jours, en le rabaissant plus bas que terre, en faisant en même temps de belles leçons de morale sur la non violence et sur le faite qu'il faut toujours rester digne, et en s'arrangeant pour que ce soit l'enfant qui se sente coupable d'avoir "obligé" le parent à le corriger

Ouais, je l'ai vécu en live au cours d'un entretien avec une dame. Je venais pour parler avec elle des problèmes éducatifs qu'elle rencontrait avec ses enfants.
Se pointe le petit dernier, âgé de 20 mois, il s'approche de moi et me colle une claque sur la cuisse et un coup de pied dans le tibia devant les yeux de sa mère. Je repousse le gamin gentiment et Mme poursuit ses lamentations. Je lui pointe quand même que son fils vient de taper sur un adulte et qu'elle n'est pas intervenue. Elle me dit: vous avez raison, elle se lève et commence par hurler JE T'AI DIT DE PAS TAPER en lui collant des grosses torgnioles à pleine puissance. Le temps que je me lève et lui retienne la main, elle a réussi à lui en coller deux quand même.
Je vous passe les détails sur la suite de l'histoire mais je soupçonne le petit monstre (c'est affectueux) d'avoir provoquer sa mère pour qu'elle me montre de quoi elle était capable et que je puisse intervenir avec la grosse artillerie.

Stéphane
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 19 juin 2009 à 00:21:56
Il y a un déni que je n'ai jamais rencontré dans aucun autre groupe à risques.
Moi justement je pense que le déni est particulièrement présent dans TOUS les groupes à risque...

Tout comme ces affirmations du Manitou sont les fléaux de l'instruction:
De la petite expérience que j'ai, même celles qui viennent de leur propre chef :

1) ne sont pas prêtes à changer de comportement (agressivité verbale, tenue vestimentaire, ou autre) pour limiter les risques ;
2) ne sont pas prêtes, psychologiquement, à faire mal ou à blesser réellement un agresseur, et surtout pas à s'entraîner à le faire ;
3) ont du mal à intégrer le fait que ça peut être pour de vrai, pour elles...  beaucoup viennent pour "être plus en confiance", pas pour être en mesure de régler réellement un vrai problème...  elles viennent pour limiter leur anxiété, pas pour se faire dire que c'est vraiment dangereux et qu'on ne peut pas offrir de garanties, surtout pas si elles ne sont pas prêtes à crever un oeil ou à planter des clés dans une oreille...

Le résultat est :

- "put**n mais j'ai le droit de mettre une minijupe si je veux" ;
- "vous êtes des put**n de fous furieux" ;
- "montre moi un truc qui marche bien sans que ça ne lui fasse trop mal" ;

Pour celles qui ont réellement vécu des agressions, le schéma est très différent.  Elles sont souvent très traumatisées, à fleur de peau, hyper stressées dans ce genre de contexte qui leur rappelle de mauvais souvenirs de PEUR et de SOUFFRANCE.  Elles ont beaucoup de mal à surpasser tout ça, et à le convertir en colère, à l'extérioriser...  surtout en présence d'autres filles qui clament haut et fort que faire mal à un agresseur c'est que pour les fous furieux...  ::)
Et de nouveau cela va bien au delà du sexe du pratiquant... Comme Yeror le mentionne plus bas.

Pour le coup, c'est effectivement de la responsabilité des instructeurs de SD de nous faire franchir cette étape. Malheureusement,

1- je crains que ce ne soit un concept très vendeur, donc j'ai l'impression que c'est assez rare de trouver des instructeurs qui ont la volonté d'enseigner cette approche.
2 - la méthode pour franchir cette étape demande un gros effort psychologique pour l'élève, comme à chaque fois qu'on cherche à affronter ses peurs, quelque soit ces dernières.
Et tu te retrouves comme nous à donner cours hebdomadairement à un groupe de 5 à 10 personnes max...
Mais je préfère développer des compétences réelles et ouvrir la réflexion d'un petit groupe plutôt que de servir de la soupe à la masse.

Alors la question est, et demeure, comment emmener des gens qui sont demandeur d'une méthode de SD, vers cet apprentissage ?
Et bien on ne doit pas être si bon que ça parce qu'on n'a pas encore trouvé... ;D Je déconne mais je pense surtout que c'est un chemin qui se fait dans les 2 sens... L'instructeur propose un cadre de travail et l'élève comprend +/- où on l'emmène.

je me permet de souligner aussi a contrario une certaine lacune des instructeurs.
Je suis tout à fait d'accord avec toi... Il y a encore trop d'instructeurs qui pensent qu'enseigner la protection perso c'est apprendre à cogner dur et basta, que c'est naturel de réagir au quart de tour sur une menace physique. Ils sont très fort pour faire des démos ou ils démarrent les yeux fermés ou face à plusieurs adversaires... Et s'écroulent dés qu'on fait du scénario ou ne savent pas se mettre à la place d'un élève qui leur raconte une situation réelle...
Encore une fois, le système sorti d'un canevas technique limité est au service de l'élève. Il s'adapte à lui... Si c'est l'élève qui doit s'adapter on rentre pour moi dans le créneau arts martiaux/sports de combat...

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 19 juin 2009 à 00:55:04
Peut-être également, Rod, que tout le monde ne doit pas pas, ou n'est pas apte à faire du scenario.
Celui-ci est une grenade dégoupillée qui doit être manipulée par des gens formés, stables, avec une psychologie et une pédagogie quasi infaillibles.

Autant dire qu'à l'heure actuelle, c'est l'arrivée massive d'apprentis sorciers. Sans doute pas demain, mais après demain, ou dans une semaine, on pourra mesurer l'étendue des dégâts.
Je pense notamment à l'utilisation sauvage de la NLP telle qu'elle se répand. Ou à l'induction d'ancrages, de conditionnements ainsi qu'à la fabrication " artisanale " de triggers.

Il y a sans doute, et à nouveau, à s'en tenir à la voie du milieu qui tente de marier principes globaux et techniques relativement fiables.

Personnellement, je trouve sain que l'on puisse suffisamment se connaitre et se jauger pour estimer si le travail sous scenario nous convien(drai)t ou pas.
Par exemple, à mon niveau, je ne pense pas être apte à travailler en toute confiance dans ce contexte, pour plusieurs raisons plus ou moins discutables.

Mais tenter une appréciation d'autrui en analysant sa capacité à s'instruire sous scenario n'est ni une mince affaire, ni une aptitude que procure l'auto-formation, ou l'auto-éducation.

Je soutiens très fermement qu'il y a une quantité non négligeable de gens  qui doivent se tenir soigneusement à l'écart de ce genre d'exercice, afin de ne pas encore aggraver une déstructuration déjà hypothétiquement existante.

Mais, ce n'est qu'une opinion.

Moi justement je pense que le déni est particulièrement présent dans TOUS les groupes à risque...

Tu as entièrement raison. Ma phrase ne correspondait pas complètement à ma pensée qui rejoint la tienne. Je tente de réfléchir longuement avant de poster pour tenter d'éviter des erreurs comme cette phrase.
Formuler n'est pas aisé.

De ces groupes à risques, les enseignements les plus riches proviennent ( pour moi, et c'est discutable ), et pour des raisons différentes, des femmes et des personnes âgées.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 19 juin 2009 à 02:57:47
Peut-être également, Rod, que tout le monde ne doit pas pas, ou n'est pas apte à faire du scenario.
L'éternelle discussion... ;)
Disons que trop souvent lorsqu'on parle scénario, on s'imagine le type d'entraînement où on "fait semblant" dans tous les sens... Comme nous le faisons parfois.

Le sens de mon propos c'est plutôt le travail du verbal càd d'apprendre à lier sa pratique physique à la dynamique de communication qui est indissociable des rapports humains qu'il soient conflictuels ou pas...
Parce que l'agresseur, il ne tombe pas d'un arbre ou ne sort pas d'un nuage de fumée (si on n'a pas une conscience de son environnement proche de l'amibe).
Après il y a tous les profs qui te disent "périmètre de sécurité, ne laisser personne s'approcher trop près de vous, dites à la personne de reculer et/ou cogner fort" sauf que c'est gens-là ils vivent où?
Dans la vie de tous les jours, on est forcé d'avoir des interactions sociales avec des inconnus +/- bien disposés et dans bien des cas notre propre communication diffuse leur agressivité ou leur violence ou la sublime... Et très peu de gens sont aptes à communiquer de manière efficace en situation de stress émergent (car bien sur il ne s'agit pas de désescalader un mec qui est déjà en train de nous cogner ou nous violer) lorsque comme on dit "ça commence à puer la m*rde" sans qu'elle soit encore dans le ventilo...
Pourtant cela s'entraîne, comme un coup de poing... Et nous avons des résultats tangibles de l'amélioration de nos élèves à gérer cette dimension sans devoir passer à une réponse physique alors que, de leur propre aveux, ils n'auraient pas réagi comme cela auparavant.
Et c'est comme tout, il faut une progression dans l'entraînement... L'élève doit être dans une zone d'inconfort mais ne doit pas être submergé par le stress sinon on obtient l'effet contraire: il stresse trop fort et doute de ses capacités à se défendre. Mais sans le travail sous stress, il est impossible à l'instructeur de se rendre de l'assimilation de la matière par l'élève parce que évidemment

Par exemple, à mon niveau, je ne pense pas être apte à travailler en toute confiance dans ce contexte, pour plusieurs raisons plus ou moins discutables.
Peut-être as-tu simplement une idée tronquée des manières dont on peut travailler... Il faudra qu'on en discute quand on se verra... ;)

Mais tenter une appréciation d'autrui en analysant sa capacité à s'instruire sous scenario n'est ni une mince affaire, ni une aptitude que procure l'auto-formation, ou l'auto-éducation.
Je suis désolé mais pour moi un instructeur de protection perso qui n'est pas capable de gérer une agression verbale c'est comme un gars qui te dit qu'il va t'apprendre à nager, qui te montre les mouvements sur le sable mais qui fait une attaque de panique lorsque tu le jettes dans l'eau... Je ne peux pas lui faire confiance...
En cela j'entends donc appliquer sous une forme de stress liée à un facteur extérieur les principes théoriques et pratiques qu'il considère comme fondamentaux et qu'il enseigne.
Bref même si c'est juste "hold your fence up, he touch the fence twice you hit fuckin' hard"...

Il y a aussi tous ces gars qui prétendent enseigner la désescalade sans y croire... J'ai plus de respect pour un mec qui me dit brut de décoffrage "Moi je ne discute pas je cogne" (même si je ne le rejoins pas) que pour un gars qui va te dire qu'il faut calmer le jeu mais qui est incapable de le faire...

Mais je ne prétends pas être exempt de tout reproche... ;)

Mais, ce n'est qu'une opinion.
Que je respecte... :up:

Nous sommes à la limite du HS ou plutôt disons que nous rentrons ici dans la problématique de l'instruction dans sa globalité...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 19 juin 2009 à 03:08:47
Je ne parlais pas du tout, ici et spécifiquement, de toi et de ton groupe, que je n'ai jamais vu travailler dans ce cadre, mais des groupes anglo-saxons que je suis depuis le début des années '80 et dont j'ai suivi ( et suis encore épisodiquement ) des cours et séminaires.

De même que j'opère une différence entre le travail de mise en situation ( de type militaire, policier, urgentiste ) et le travail sous scenario que l'on pratique dans certains groupes de SP, dans les domaines du service au public ( vente, marketing, tiers service ) et ceux du management.

Mais, c'est de fait HS.

Je suis désolé mais pour moi un instructeur de protection perso qui n'est pas capable de gérer une agression verbale c'est comme un gars qui te dit qu'il va t'apprendre à nager, qui te montre les mouvements sur le sable mais qui fait une attaque de panique lorsque tu le jettes dans l'eau... Je ne peux pas lui faire confiance...

Ici tu parles de la qualité d'un instructeur jugé sur sa capacité à gérer le contextuel et la communication, tandis que moi je parle du niveau de l'instructeur nécessaire pour qu'il estime l'évolution suivie par son étudiant placé sous stress.

Nous ne parlons pas du tout de la même chose.
Tu envisages un expert en communication et relation publique, tandis que je mentionne un thérapeute doublé d'un psychologue.

A ce propos, les gens de F.A.S.T et Soalt tiennent bien plus du second que du premier. Et il s'agit du groupe civil qui possède le plus important et ancien bagage expérimental dans le domaine du travail sous scenario et de la mise sous stress.

Marcus Wynne travaille également dans les domaines militaires, policiers et civils, en NLP, avec beaucoup de succès, sans s'appesantir sur les capacités de dialogue des étudiants.

Avec tout ce que l'on doit se dire, et ton débit verbal, il nous faudra une semaine pour seulement survoler tout ce qui nous passionne communément, Rod  :) ;)
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Rod le 19 juin 2009 à 03:13:59
Je ne parlais pas du tout, ici et spécifiquement, de toi et de ton groupe, que je n'ai jamais vu travailler dans ce cadre,
Je ne me sentais pas visé personnellement... ;) Je ne voulais simplement pas que certains lisent tes propos et s'imaginent justement qu'ils étaient représentatifs du travail en scénario et/ou verbal dans sa globalité...
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 19 juin 2009 à 08:16:19
C'est paru dans le quotidien Le Monde hier.
C'est le commentaire d'un libre qui vient de paraître:
Oui, la nature humaine est bonne, Comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des siècles, Olivier Maurel, Robert Laffont, 20€
Je pense qu'ils ne m'en voudront pas de transmettre leur message:


Qui châtie " bien " fait beaucoup de mal...




 Le titre (qui n'est pas de l'auteur) fait frémir. La thèse (que résume le sous-titre) fait pouffer. C'est tellement énorme, se dit-on, que ce doit être simpliste, donc faux. Nous voilà au coeur du problème : l'espèce humaine est cette étrange espèce qui aime dire et entendre dire du mal d'elle-même, croire sa nature mauvaise plutôt que bonne.

Olivier Maurel, auteur d'un précédent ouvrage sur la fessée, explore ici tous les tenants et aboutissants du thème de la violence éducative. Une fois que l'on en a entamé la lecture, on cesse de pouffer et on écoute. On se souvient, peut-être, de l'enfant qu'on a été, et des coups que l'on a reçus. On apprend que, partout dans le monde, " 80 à 90 % des enfants sont soumis à la violence éducative pratiquée dans leur pays ".

Ainsi, la première leçon d'éthique inculquée aux petits humains est-elle une leçon paradoxale : le fort a le droit de faire mal au faible, serait-ce pour lui apprendre à ne jamais faire mal à plus faible que soi ! Le mépris des enfants suscite, chez les enfants méprisés devenus adultes, le mépris des enfants. D'où un refus de prendre au sérieux leur souffrance, et une tendance à la perpétuer, dans un des plus vieux cercles vicieux du monde.


BOUSSOLE INTÉRIEURE PERTURBÉE


Le cerveau de l'enfant est justement en train de se former. Secoué, choqué, déstabilisé par la violence, incapable de critiquer ceux qui la lui infligent, dont il dépend entièrement pour sa survie, l'enfant tourne son stress contre lui-même, avec des résultats désastreux pour sa santé physique et mentale. Sa boussole intérieure est perturbée. Ses pensées se scindent de ses émotions et il apprend à ne plus éprouver de la compassion, d'abord pour lui-même, ensuite pour les autres.

En une fresque magistrale, Maurel passe en revue la philosophie, les religions, les traités d'éducation et la littérature, de l'Antiquité à nos jours. Il montre comment les trois monothéismes ont élaboré le concept d'un Dieu paternel et punissant, modèle et justification des pères réels châtiant leurs enfants. Les garçons sont plus frappés que les filles, précisément pour qu'ils ne deviennent pas des " femmelettes ".

Alors que Jésus incarnait à cet égard une attitude révolutionnaire (" Si vous ne devenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas au royaume des cieux "), saint Augustin - après s'être amèrement plaint des châtiments subis pendant sa scolarité - formulera le dogme du péché originel qui fera de chaque humain à la naissance un être mauvais, devant être contraint par la force à emprunter la voie du Bien.

Le chapitre le plus lumineux du livre est peut-être celui qui rapproche ce dogme chrétien de celui, psychanalytique, du complexe d'Œdipe. En décidant de ne plus croire aux abus sexuels subis par ses patient(e)s, Freud opère un retournement spectaculaire : alors que les vrais fautifs étaient les pères, le coupable désigné sera l'enfant. Ce ne sont pas les adultes qui violent ou maltraitent leurs rejetons, mais ceux-ci, " pervers polymorphes ", qui rêvent d'inceste et de parricide. D'où, pour Freud, cette certitude : " Il faut que l'éducation inhibe, interdise, réprime. "


IMPRESSIONNANTS PÈRES SÉVÈRES


Les conséquences de cette misopédie généralisée sont ahurissantes mais prévisibles. Un garçon battu aura plus de chances de battre sa femme et ses enfants ; une fille battue, de devenir une femme battue et de battre ses enfants. Ont été des enfants gravement maltraités, non seulement la quasi-totalité des délinquants et des criminels, mais aussi les hommes politiques s'arrimant à des idéologies virulentes et désignant à leur tour des boucs émissaires à éliminer, de Milosevic à Hitler, Staline ou Mao. On n'aime pas entendre cela. On est tellement impressionné par ces " pères sévères " que la seule idée de chercher à expliquer leurs méfaits par leur enfance nous frustre de notre colère. On est tellement fasciné par l'horreur d'Auschwitz qu'on préfère ou bien la sacraliser en décrétant qu'elle est incompréhensible, qu'" il n'y a pas de pourquoi " - ou, au contraire, la banaliser en prétendant que tout un chacun est susceptible de devenir bourreau.

Si on lit le livre d'Olivier Maurel, on ne pourra plus raisonner ainsi. On apprendra, d'une part, que toutes les populations s'étant livrées à des génocides avaient reçu une éducation basée sur la discipline, la punition, l'obéissance aveugle, et, d'autre part, que les individus ayant refusé de collaborer au déploiement du mal extrême, ayant préservé leur compassion (les " Justes " par exemple), avaient vécu, petits, dans la tendresse et le respect de leur entourage.

Certes, malgré la puissance des arguments de Maurel et la pléthore de ses preuves, plusieurs questions restent sans réponse. Quid, par exemple, des parents permissifs, dont les enfants peuvent être ultraviolents ? Quid de la violence comme preuve de liberté, chère à l'Homme du souterrain de Dostoïevski ? Quid, surtout, des autres causes de la violence ? Car celle-ci, pour les êtres fabulateurs que nous sommes, est une source inépuisable d'histoires, d'intrigues, de rebondissements et d'effets inattendus. Bien plus que la création (qui, elle, est toujours lente et laborieuse, toujours partielle), la destruction - instantanée, spectaculaire - nous donne un accès rapide et euphorisant à la toute-puissance divine.

Oui la nature humaine est bonne ! soulève un sacré lièvre. Il faut surmonter ses résistances, le lire et le faire lire. C'est un de ces rares ouvrages qui, bien compris, pourrait infléchir l'Histoire.

Nancy Huston

© Le Monde
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 19 juin 2009 à 09:14:37
C'est paru dans le quotidien Le Monde hier.
C'est le commentaire d'un libre qui vient de paraître:
Oui, la nature humaine est bonne, Comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des siècles, Olivier Maurel, Robert Laffont, 20€
Je pense qu'ils ne m'en voudront pas de transmettre leur message:


Qui châtie " bien " fait beaucoup de mal...
 

 Le titre (qui n'est pas de l'auteur) fait frémir. La thèse (que résume le sous-titre) fait pouffer. C'est tellement énorme, se dit-on, que ce doit être simpliste, donc faux. Nous voilà au coeur du problème : l'espèce humaine est cette étrange espèce qui aime dire et entendre dire du mal d'elle-même, croire sa nature mauvaise plutôt que bonne.

Olivier Maurel, auteur d'un précédent ouvrage sur la fessée, explore ici tous les tenants et aboutissants du thème de la violence éducative. Une fois que l'on en a entamé la lecture, on cesse de pouffer et on écoute. On se souvient, peut-être, de l'enfant qu'on a été, et des coups que l'on a reçus. On apprend que, partout dans le monde, " 80 à 90 % des enfants sont soumis à la violence éducative pratiquée dans leur pays ".

Ainsi, la première leçon d'éthique inculquée aux petits humains est-elle une leçon paradoxale : le fort a le droit de faire mal au faible, serait-ce pour lui apprendre à ne jamais faire mal à plus faible que soi ! Le mépris des enfants suscite, chez les enfants méprisés devenus adultes, le mépris des enfants. D'où un refus de prendre au sérieux leur souffrance, et une tendance à la perpétuer, dans un des plus vieux cercles vicieux du monde.


BOUSSOLE INTÉRIEURE PERTURBÉE


Le cerveau de l'enfant est justement en train de se former. Secoué, choqué, déstabilisé par la violence, incapable de critiquer ceux qui la lui infligent, dont il dépend entièrement pour sa survie, l'enfant tourne son stress contre lui-même, avec des résultats désastreux pour sa santé physique et mentale. Sa boussole intérieure est perturbée. Ses pensées se scindent de ses émotions et il apprend à ne plus éprouver de la compassion, d'abord pour lui-même, ensuite pour les autres.

En une fresque magistrale, Maurel passe en revue la philosophie, les religions, les traités d'éducation et la littérature, de l'Antiquité à nos jours. Il montre comment les trois monothéismes ont élaboré le concept d'un Dieu paternel et punissant, modèle et justification des pères réels châtiant leurs enfants. Les garçons sont plus frappés que les filles, précisément pour qu'ils ne deviennent pas des " femmelettes ".

Alors que Jésus incarnait à cet égard une attitude révolutionnaire (" Si vous ne devenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas au royaume des cieux "), saint Augustin - après s'être amèrement plaint des châtiments subis pendant sa scolarité - formulera le dogme du péché originel qui fera de chaque humain à la naissance un être mauvais, devant être contraint par la force à emprunter la voie du Bien.

Le chapitre le plus lumineux du livre est peut-être celui qui rapproche ce dogme chrétien de celui, psychanalytique, du complexe d'Œdipe. En décidant de ne plus croire aux abus sexuels subis par ses patient(e)s, Freud opère un retournement spectaculaire : alors que les vrais fautifs étaient les pères, le coupable désigné sera l'enfant. Ce ne sont pas les adultes qui violent ou maltraitent leurs rejetons, mais ceux-ci, " pervers polymorphes ", qui rêvent d'inceste et de parricide. D'où, pour Freud, cette certitude : " Il faut que l'éducation inhibe, interdise, réprime. "


IMPRESSIONNANTS PÈRES SÉVÈRES


Les conséquences de cette misopédie généralisée sont ahurissantes mais prévisibles. Un garçon battu aura plus de chances de battre sa femme et ses enfants ; une fille battue, de devenir une femme battue et de battre ses enfants. Ont été des enfants gravement maltraités, non seulement la quasi-totalité des délinquants et des criminels, mais aussi les hommes politiques s'arrimant à des idéologies virulentes et désignant à leur tour des boucs émissaires à éliminer, de Milosevic à Hitler, Staline ou Mao. On n'aime pas entendre cela. On est tellement impressionné par ces " pères sévères " que la seule idée de chercher à expliquer leurs méfaits par leur enfance nous frustre de notre colère. On est tellement fasciné par l'horreur d'Auschwitz qu'on préfère ou bien la sacraliser en décrétant qu'elle est incompréhensible, qu'" il n'y a pas de pourquoi " - ou, au contraire, la banaliser en prétendant que tout un chacun est susceptible de devenir bourreau.

Si on lit le livre d'Olivier Maurel, on ne pourra plus raisonner ainsi. On apprendra, d'une part, que toutes les populations s'étant livrées à des génocides avaient reçu une éducation basée sur la discipline, la punition, l'obéissance aveugle, et, d'autre part, que les individus ayant refusé de collaborer au déploiement du mal extrême, ayant préservé leur compassion (les " Justes " par exemple), avaient vécu, petits, dans la tendresse et le respect de leur entourage.

Certes, malgré la puissance des arguments de Maurel et la pléthore de ses preuves, plusieurs questions restent sans réponse. Quid, par exemple, des parents permissifs, dont les enfants peuvent être ultraviolents ? Quid de la violence comme preuve de liberté, chère à l'Homme du souterrain de Dostoïevski ? Quid, surtout, des autres causes de la violence ? Car celle-ci, pour les êtres fabulateurs que nous sommes, est une source inépuisable d'histoires, d'intrigues, de rebondissements et d'effets inattendus. Bien plus que la création (qui, elle, est toujours lente et laborieuse, toujours partielle), la destruction - instantanée, spectaculaire - nous donne un accès rapide et euphorisant à la toute-puissance divine.

Oui la nature humaine est bonne ! soulève un sacré lièvre. Il faut surmonter ses résistances, le lire et le faire lire. C'est un de ces rares ouvrages qui, bien compris, pourrait infléchir l'Histoire.

Nancy Huston

© Le Monde

Rien de nouveau , Alice Miller le dit depuis des années, la réflexion est intéressante et mérite l'attention , maintenant infléchir l' histoire humm! ........

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Miller

bonne journée
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: DavidManise le 19 juin 2009 à 09:19:02
Je connais beaucoup de gens qui ont été battus petits, et qui ont par la suite compris que la spirale infernale pouvait s'arrêter à eux.  Qu'ils avaient le choix, et la possibilité de faire autrement.  Qu'ils pouvaient tout simplement appliquer un modèle éducatif différent, avec des solutions différentes pour gérer la colère et la fatigue et l'énervement.

C'est possible.

David
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 19 juin 2009 à 10:03:49
Il y a aussi la violence psychologique dont on ne parle jamais.

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: force999 le 19 juin 2009 à 11:50:32
C'est cette partie reprogrammation et acceptation qui, me semble t-il, devrait être "proposée" dans les cours de SD et particulièrement pour ce qui concerne le coeur même de ce topic, à savoir les agressions sexuelles. Cependant, je ne vois pas concrètement comment les instructeurs peuvent le faire et surtout, excusez moi pour les instructeurs du forum, en avez-vous les compétences ? Pour l'instant, bien que n'ayant pas un grand vécu dans le domaine de la SD, j'ai vu des instructeurs avec d'excellentes capacités physiques, qui maitrisaient très bien leur discipline, voir avec une très bonne pédagogie mais dont les compétences dans le domaine de la psychologie sont assez rudimentaires. Et comment pourrait-il en être autrement, nous ne sommes pas face à des personnes formées dans un cursus professionnels mais dans un milieu associatif ou le "diplôme d'instructeur" n'est délivré que sur la maitrise technique de la discipline.

Comprenez bien que je ne cherche pas à dévaloriser les instructeurs SD d'une manière générale, ni quelque un en particulier mais puisque le débat porte aussi sur les élèves et leur déni, je me permet de souligner aussi a contrario une certaine lacune des instructeurs.



Bonjour Yeror,

Ta réflexion est pertinente et je la partage, mais je suis plus nuancé sur le coté professionnel et mais permet moi de te raconter une histoire pour illustrer mes propos :

Il y a quelques années , un sociologue spécialisé dans les problèmes de violences dans les banlieues, expert auprès des télévisions  , auteur de plusieurs livres très bien fait sur la violence de mineurs et actuellement chercheur au CNRS ( admire le fameux cursus professionnel et la compétence ) est passé me voir en m’ expliquant qu’il souhaitait s’immerger ( son terme ) dans une atmosphère de cité à risque pour être au plus prêt du terrain , j’ai trouvé cette attitude parfaitement saine et responsable mais je lui ai cependant fait remarquer que cela comporte des risques qu’il imagine sans doute pas . Avec un sourire il n’a alors dit « vous savez nous sommes entre professionnels, vous pensez bien que je connais mon boulot, merci de votre attention mais je pense pouvoir gérer les situations qui arriveront » , après plusieurs jours sans incidents notables ,  il est récupéré un soir par deux fonctionnaires, il était  assis dans un hall d’ immeuble , le visage décomposé , la chemise trempée de sueur à coté d’ une flaque de vomis . Le brave homme pour sauver les apparences nous a dit être malade, «  j’ai dû manger un truc » en réalité il avait juste croisé une équipe de prédateurs et sa maladie s’appelait  la peur. Le professionnel, l’expert, l’auteur, le pédagogue , le chercheur , le spécialiste ne savait rien de l’effet de la peur qui te fait pisser dans ton pantalon, pourtant il en a parlé bien souvent dans les bouquins et sur les plateaux télés de cette peur des habitants des cités , de l’angoisse de l’agression , de la peur qui tenaille les entrailles …  Alors professionnel cela signifie quoi ? je connais des professionnels qui écrivent des bouquins fait de bouquins, de la théorie prise à la théorie, des professionnels de l’illusionnisme sans doute. Peut –être que le professionnel est un homme ou une femme qui donne sans rien attendre en retour, qui à l’esprit du partage , de la transmission du savoir et du savoir faire, peut-être que finalement le seul acte de professionnalisme véritable consiste à élever un enfant ( ou le programmer )

bonne journée à tous

JL
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 19 juin 2009 à 11:52:12
Il y a aussi la violence psychologique dont on ne parle jamais.

A+

Je crois que celle-ci est aussi très difficile à ne pas reproduire... souvent parcequ'il est difficile de s'en rendre compte... quand on tape son gosse, ça laisse des traces visibles, il y a un mouvement, une action... En revanche quand on dit tous les jours à son fils qu'il est une m*rde, un bon à rien, que le seul rapport que l'on a avec lui est de l'ordre de l'autorité... ça laisse des traces mais ça se voit beaucoup moins.

Bizarrement en plus souvent les gens ont plus de compassion pour un enfant battu que pour un enfant que l'on sait rabaissé continuellement par ses parents. L'enfant devenu adulte aura souvent beaucoup de mal à faire confiance, sera bridé émotionnellement, sera peut être violent physiquement, manquera peut être de confiance en lui et auraprobablement un rapport biaisé à l'autorité... et ça l'handicapera beaucoup au quotidien.

Tu as parafaitement raison d'en parler Corin, c'est un sujet trop souvent oublié.

Je connais beaucoup de gens qui ont été battus petits, et qui ont par la suite compris que la spirale infernale pouvait s'arrêter à eux.  Qu'ils avaient le choix, et la possibilité de faire autrement.  Qu'ils pouvaient tout simplement appliquer un modèle éducatif différent, avec des solutions différentes pour gérer la colère et la fatigue et l'énervement.

C'est possible.

David

+1. TRES difficile, mais possible, oui, heureusement.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: ** Serge ** le 19 juin 2009 à 12:47:54
C'est un peu  l'esprit du dernier post de Force que j'avais en réagissant au sujet des entrainements sous scenari.

On constate l'apparition de ce type d'entrainement guidé par des instructeurs proposant des scenari qu'ils n'ont jamais rencontrés in situ, ou des scenari complètement décalés par-rapport aux contextes de vie des participants ( les fameuses bagarres/joutes/défis de bar tant exercées ).

Ce " décalage " existe également dans les formations concernant les violences physiques à caractère sexuel.

La problématique est réelle, et le fruit de telles pratiques peut s'avérer assez dangereux.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: crotale le 19 juin 2009 à 14:09:17
C'est un peu  l'esprit du dernier post de Force, que j'avais en réagissant sur les entrainements sous scenari.

On constate l'apparition de ce type d'entrainement guidé par des instructeurs proposant des scenari qu'ils n'ont jamais rencontrés in situ, ou des scenari complètement décalés par-rapport aux contextes de vie des participants ( les fameuses bagarres/joutes/défis de bar tant exercées ).

Ce " décalage " existe également dans les formations concernant les violences physiques à caractère sexuel.

La problématique est réelle, et le fruit de telles pratiques peut s'avérer assez dangereux.

Tellement vrai ! :up:

Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Corin le 19 juin 2009 à 15:50:19
Rien de nouveau , Alice Miller le dit depuis des années
Tu ne seras pas surpris, ils ont écrit un bouquin ensemble en 2001.

maintenant infléchir l' histoire humm! ........
Rien n'empêche de poser la première pierre. Et si chacun en pose une...
Je connais bien des mecs qui s'occupent de maintien de l'ordre dans des cités difficiles... Si ça c'est pas vouloir infléchir le cours de l'histoire  ;)

A+
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 01:33:52
Néant
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 13 juillet 2009 à 08:01:53
Je me suis tâpé les livres sacré des religions Chrétiennes, Juive, Islamique et Boudhiste et nulle part je n'y ai trouvé d'incitation au viol. Au contraire même car il s'agit toujours d'un crime

Que par contre, dans certaines sociétés la femme ne soit rien et soit totalement soumise à l'homme et à son bon vouloir certainement, la connerie et l'opression ne connaissent pas de frontière.

Quand au sort réservé aux "pointeurs" en prison bein tout va bien puisqu'is ont l'air de considérer le viol comme normal, ils risquent d'être servis.

Toutefois, il me semble que beaucoup de personnes incarcérées pour viol en réunion ou pour avoir contraint leur épouse ne réalisent toujours pas avoir commis un viol et les congénères en prison, non plus, donc pas de représailles.

Donc ici Orion, ni religion, ni politique, OK ?
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 09:33:25
Néant
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 09:37:21
Néant
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: PlatypuS le 13 juillet 2009 à 09:44:11
Excuses-moi encore Patrick, pour t'avoir contraint à lire ces nombreux ouvrages religueux.

Je doute qu'il se soit tapé toute cette littérature en 7h juste pour te répondre ;)
Si tu veux les opinions des membres du forum, je te suggère de lire ce fil depuis le début...
Titre: Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 13 juillet 2009 à 09:46:04
Tout le monde a entendu parler "des tournantes" qui en fait sont des viols aggravés (viol en réunion) commis pas toujours par des mineurs (bien que les mineurs avaient pour la plupart plus de 16 ans) mais dont les victimes sont souvent mineures. Notre société doit-elle être indulgente pour ces auteurs (comme semble l'être la communauté carcérale). Qu'en pensez-vous ?

Je comprends pas ce que tu veux dire, ce sont des faits condamnés par le code pénal point barre, après c'est aux avocats d'apporter des éléments à décharge et plaider des circonstances atténuantes.

Stéphane
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 13 juillet 2009 à 10:13:31
( ... ), il me semble que dans notre société il y a des personnes qui méprisent naturellement les femmes quelque soit leur âge et les violent soit par coutume, soit par religion soit pour d'autres raisons que la perversion. ( ... )

Je ne parlerai que de la socièté française (parce que je préfère parler de ce que je connais plutôt que de ce que je suppose).
D'abord qu'est-ce que la perversion ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion (http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion)
Je crois que ce mot accepte trop de définitons pour être utilisé à la légère.
 

Je crois que le viol a surtout pour origine l'incapacité de certain à considérer autrui comme son semblable. Après le violeur peut se servir de bien des excuses: l'interprètation d'une religion, une "culture", considérer que toute femme (ou homm) n'attend que ça au fond d'elle (merci les films porno), ...
Dans tous les cas, la personne à violer n'est pas considérer dans sa dimension humaine mais comme un simple exutoire.
Cependant certains violeurs ont réellement l'impression d'agir par amour (certaines forme de pédophilie notamment) et de ne pas faire de mal du tout.

Citer
Quel est le sort de ces personnes en prison ?
Très franchement (et sans vouloir être vulgaire), je m'en bat les ovaires. Combien arrive à avoir conscience un jour du mal qu'ils ont fait? Se rendent-ils compte que pour beaucoup de violé(e)s ce qu'ils ont fait, c'est comme la prison à perpétuité? Savent-ils qu'ils condamnent certaines de leurs victimes à ne plus jamais éprouver le moindre désir sexuel, à ne plus supporter la moindre marque d'affection?
Chaque cas est différent, mais je sais qu'ils ne sont pas marginaux les violeurs à se considérer comme les victimes d'une justice qui sous-estime "les vrais désirs des enfants et des femmes"  :bheurk: .
Je ne suis pas certaine qu'ils puissent être "soignés", puisque la plupart ne sont pas malade. En tout cas pas plus que ceux qui trouvent naturel de faire une hiérarchie entre les humains en fonctions de leur appartenance étnique, de leur couleur, ou encore de leurs diplômes.

Peut-on se permettre de parler de ces viols liés à certaines coutumes et traditions (quelque soit l'origne de ces personnes) dans notre société, car ils semblent exister aussi dans notre société (Associations précedemment citées  qui dénonce ces faits). Tout le monde a entendu parler "des tournantes" qui en fait sont des viols aggravés (viol en réunion) commis pas toujours par des mineurs (bien que les mineurs avaient pour la plupart plus de 16 ans) mais dont les victimes sont souvent mineures. Notre société doit-elle être indulgente pour ces auteurs (comme semble l'être la communauté carcérale). Qu'en pensez-vous ?

Notre société doit-elle être indulgente pour les violeurs qui violent par "coutume"? C'est une blague? C'est l'indulgence qui encourage ces actes. Essayez d'imaginer une seule seconde ce que ressent une fille dans une tournante. La négation de son caractère humain, la douleur qui peut être atroce et qui continue encore et encore... La peur. Et enfin la menace des représailles, le rejet de la communauté, les séquelles physiques (maladies pouvant entrainer mort et stérilité, déchirures pouvant allées jusque créer une connection entre vagin et rectum), et psychiques.
Et si elle a le courage de porter plainte, elle devra traverser l'épreuve de la négation de ce qui c'est passé. Car bien sûr ce sera elle qui aura voulu cette tournante. Et si elle persèvere elle aura tout intêret à déménager si elle ne veut pas subir de violentes représailles.
Et si par bonheur ses bourreaux sont effectivement condamnés, elle aura la joie de les revoir parader au bout de quelques années (moins dans certains cas), alors qu'elle sera encore en enfer.

Si on était plus ferme avec les enfants dès qu'ils commettent de "simples" indélicatesses peut-être qu''ils comprendraient que le corps d'autrui est sacré. Mais j'ai souvenirs de ces attouchements des garçons envers les filles qui n'étaient traités par les adultes responsables qu'avec un haussement d'épaule. On ne fait pas un scandale pour un gamin de huit ans qui a embrassé une fille sur la bouche sans qu'elle le désir, ou pour punir un "touche-pipi" que la gamine a mal pris. Non on ne fait pas un scandale pour ça, et on évite surtout soigneusement les explications  :bang: . Ce n'est pourtant pas bien compliqué d'expliquer aux enfants (et dès qu'ils sont petits) que certaines parties du corps son sacrés et que personne n'a le droit d'y toucher s'ils ne sont pas absolument d'accord.

  l'Humain
Titre: Re : Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 10:23:26
Néant
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 10:34:41
Néant
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vagabond le 13 juillet 2009 à 10:42:21
Je viens de m'apercevoir que vous aviez créer ce fil, je suis parfois d'une connerie à toute épreuve.

Ce post, je peux l'écrire parce que j'ai fait trois thérapies, ce n'est pas un exemple, mais il a fallu que je m'y reprenne à trois fois pour commencer à intégrer une autre approche de la vie.

Je ne peux parler que de la violence faite aux enfants. Effectivement, elle est souvent physique et psychologique, je pourrais parler de ma "tendre" enfance, mais le plus important c'est ce qui s'en dégage.

L'incertitude permanente d'exister, ce besoin d'aller toujours plus loin pour se prouver, mais en réalité prouver aux parents, qu'on peut le faire, quelqu'en soit les conséquences.

David, dans un post, tu parles d'aimer les enfants pour ce qu'ils sont, et je ne peux qu'adhérer à cet élan car j'ai vécu le contraire, être l'enfant qui dérange et je n'ai jamais entendu dire à aucun de mes deux parents : je t'aime sous quelque forme que ce soit. Je n'ai jamais intégré ce sentiment, et je me suis aperçu que je n'avais pas évolué d'un pouce en participant au fil sur le sexe.

Il ne faut pas croire que la violence engendre la violence, dans ma famille, mes parents ont eu une enfance heureuse, sans violence, c'est leur ressenti, leur histoire qu'ils aiment raconter. Dans le même ordre d'idée, je n'ai pas d'enfant parce que je ne voulais pas prendre le risque du mimétisme.

Pour ce qui est de donner des coups pour se défendre quand on à été victimes, c'est souvent comme se taper soit même, ça fait mal à l'intérieur, il n'est pas évident de franchir le pas. Quand je me suis retrouvé sur le carreau, je crois que ça a été le moment le plus dur, devoir cogner sur les autres pour survivre.

Je ne crois pas que l'on puisse se construire normalement après toute agression envers sa propre intégrité, on fait avec, c'est tout.

Souvent j'entend dire que ce qui ne tue pas rend plus fort, c'est faux, on en sort différent, blessé mais pas plus fort, au contraire car certaines blessures ne se referment jamais.

Autre chose, on peut se connaitre à la perfection et souffrir les feux de l'enfer car c'est ce que la psy qui me suivait classait dans l'intellect, alors que nos souffrances sont uniquement du à l'affect.

Ca peut paraitre évident, même pour la personne qui souffre, et ne pas être gérable pour autant.

Un point que je veux soulever sans faire de polémique, je ne comprend pas que l'on puisse trouver des circonstances atténuantes à tous violeur et agresseur, ce sont des discours de juriste qui ne savent pas le vide qui ronge les victimes pour toujours alors qu'elles n'ont qu'un seul tord : Etre venue au monde.

Histoire de pourrir la vie des autres, quand vous regardez un bande de gamins sortir de l'école, pensez comme je le fais qu'un sur dix est une petite victime des adultes. Ca me rend triste à chaque fois mais je ne peux m'empecher d'y penser.

Vagabond
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 13 juillet 2009 à 11:20:20

Ce sont des sujets très complexes qui renvoient chacun à sa propre histoire, son propre parcours.
Vagabond, je parlais bien de circonstances atténuantes au sens pénal du terme pas celle que je trouve aux criminels sexuels.
Après, on peut trouver des explications (et il y en a toujours, on ne naît pas criminels sexuels) mais pas d'excuses.
De par mon boulot, je suis amené très régulièrement à rencontrer ce genre de personne et à dénoncer leurs faits au Procureur, et ce sont vraiment des rois de la manipulation qui sont champions pour se faire passer pour des victimes. J'en ai un que j'ai spotté depuis quelquest temps mais je n'ai que des suspicions :bang:

Stéphane
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Humain le 13 juillet 2009 à 11:22:16
Oui Stéphane,
comme tu le rappelles très justement, tout dépendant des circonstances.
En fait, le droit pénal impose que des éléments bien précis soit réunient pour que l'infraction soit retenue (il s'agit des éléments contitutifs de l'infraction). Un de ces éléments est fondamentale car il est commun à toutes les infractions à savoir "l'intention". La question se pose donc : dans le cas où le violeur agit par tradition (et donc sans intention de nuire plus que çà) doit-il bénéficier d'indulgence, car si le code pénal prévoit cette infraction, c'est à la société de l'interpréter. D'où ma question....

En France il n'y a pas de tradition de viols qui soient reconnus par la jurisprudence à ma connaissance.
Cela devrait-il être le cas? Je réponds fermement NON car alors on pourrait tout aussi bien évoquer la "coutume" qui donnait droit au mari de battre sa femme si elle se comportait mal, celle du "devoir conjugal" qui rendait impossible juridiquement le viol entre époux, etc . Ces coutumes ont exister (et existent encore) et leur pratique était juridiquement normal. Notre socièté a su se moderniser en les rejetant, alors pourquoi revenir en arrière?
Un viol est un viol. Pour moi il n'existe aucune circonstances atténuantes (tout au plus peut-on trouver des explications). Ce n'est qu'en étant ferme dans notre rejet inconditionnel de ces violences qu'on pourra les faire régresser.

Par exemple doit-on accepter qu'en France des petites filles se fassent mutiler à vie par ablation du clitoris sous pretexte que c'est une coutume dans leur pays d'origine? Dieu merci non. Mais pourtant il y a des voix qui s'élévent pour défendre cette tradition sous pretexte qu'on aurait pas le droit de juger (sic). Il n'y a que la bètise et/ou l'ignorance pour défendre des pratiques dangeureuses et asservissantes.

  l'Humain
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vagabond le 13 juillet 2009 à 11:47:29
 sharky, tu as raison, c'est un sujet éminament complexe et qui a des implications bien plus grandes que je ne peux les comprendre. Comme toujours, je ne peux voir qu'avec mes yeux et comprendre avec mon vécu c'est bien pour ça que ce forum existe, pour que l'on puisse regarder la même chose avec des visions différente.

Je me demande aujourd'hui, si mon enfance n'y est pas pour quelque chose dans ma vie de SDF, mais je n'ai pas encore assez de recul pour pouvoir faire une introspection digne de ce nom.

Bien sur, j'essais de comprendre que la justice fasse sont boulot, mais j'ai du mal à comprendre que l'on puisse trouver une justification à la relaxe d'un récidiviste parce qu'un type qui a besoin de dominer l'autre par la violence, je ne vois vraiment pas pourquoi il s'arreterai.

C'est vraiment un sujet complexe qui demande une énorme reflexion pour dire le moins de conneries possible, je crois que ça me dépasse un peu.

Humain, il y a encore beaucoup d'évolution qui doit se faire, et heureusement que nous avons commencé le long chemin. Rien ne devrai et ne doit justifier le manque de respect de la vie et de l'intégrité, c'est dire si le chemin est encore long.

Vagabond
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: sharky le 13 juillet 2009 à 11:54:31
Vagabond,
  
Je ne m'adressais pas à toi particulièrement dans mon post.
La vision de chacun est intéressante, elle fait avancer tout le monde.
Tu vois là je pense à une femme que j'accompagne qui est censé représenter l'ordre et qui le fait bien dans un cadre professionnel mais qui est incapable de se défendre contre son mari qui sait s'y prendre pour la mettre plus bas que terre physiquement et mentalement. Et bas j'arrive pas à comprendre (enfin j'ai des doutes sur le pourquoi) et elle non plus

Stéphane
Titre: Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 13 juillet 2009 à 12:22:11
Excuses-moi encore Patrick, pour t'avoir contraint à lire ces nombreux ouvrages religueux.
Ne t'inquietes pas, il m'est apparu qu'il valait mieux savoir un peu de quoi on parle depuis déjà assez longtemps.
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 13 juillet 2009 à 12:28:41
La question se pose donc : dans le cas où le violeur agit par tradition (et donc sans intention de nuire plus que çà) doit-il bénéficier d'indulgence, car si le code pénal prévoit cette infraction, c'est à la société de l'interpréter. D'où ma question....
A moins que tu disposes d'éléments précis et actés ni le code pénal, ni la jurisprudence ne reconnaissent la tradition comme circonstances atténuantes, en France. Pas plus que le crime "d'honneur" n'est une circonstance atténuante d'un assassinat et pas plus que la tradition de l'excision n'est une circonstance atténuante d'un acte de barbarie par personne dépositaire de l'autorité parentale.

A ma connaissance, du moins.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: vagabond le 13 juillet 2009 à 12:29:10
sharky, je n'ai pas considéré ton intervention comme une remarque perso, mais elle m'a fait réfléchir, c'est un peu son but.

Effectivement, les relations sont d'une complexité sans borne pour une raison assez évidente, elles dépendent aussi du vécu de chacun et de sa personnalité, ça donne un éventail plutot vaste.

Il ne faut pas oublier que la dessus vient se greffer tous les syndromes connus et ceux qui restent à découvrir. Je ne suis pas un spécialiste mais ça me semble pertinent.

C'est un peu, si je peu me permettre ce que justifie une phrase que je ne supporte pas : Qui aime bien, chatie bien.

Dans le même ordre d'idée, il y a le vide sentimental, le : Je t'aime mais seulement si tu acceptes d'être ce que je veux que tu sois.

Dit comme ça, c'est d'une simplicité enfantine, mais celui ou celle qui attend l'autre qui tarde à rentrer et qui trouve comme excuse, j'ai eu l'impression que ça ne dérangerai pas vu que tu refuses de me donner ce que je veux. Il y a une victime en puissance qui s'ignore.

Etre victime n'est pas un gène de naissance mais un accident de vie que quelques précautions pourraient éviter pour beaucoup mais faut-il encore que les mentalités évoluent et arretent de justifier l'injustifiable. Le chemin est encore long.

Dans le même sac, on peut aussi trouver la jalousie, hyper connu mais tellement destructrice.

Vagabond
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 13 juillet 2009 à 12:30:26
Mon but était de faire réagir les gens sur un des nombreux sujets qui, personnellement me dégouttent. >:(
Soutenons ces "Associations" qui luttent (avec difficultés) pour faire bouger les choses.
On est d'accord, je suis adhérent de NPNS, depuis sa création.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Orion le 13 juillet 2009 à 12:46:36
Néant
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: BULLYSSON le 24 novembre 2011 à 00:24:37
Je fais remonté ce fil, actualité aidant. Un chiffre recent m'a interpellé, actuellement une femme a plus de risque d'être violé quand elle est mineure ! Oui plus de viol chez les mineurs que chez les majeurs... et les agresseurs sont en majorité des mineurs eux aussi. la pornographie, le machisme culturel, la culture de la violence et la loi du plus fort (donc le droit de faire tout et n'importe quoi aux plus faibles) y contribuent probablement. voir le livre de samira bellil.
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Lily le 24 novembre 2011 à 00:39:19
Un chiffre recent m'a interpellé, actuellement une femme a plus de risque d'être violé quand elle est mineure ! Oui plus de viol chez les mineurs que chez les majeurs... et les agresseurs sont en majorité des mineurs eux aussi.

Tu peux donner tes sources ? Ca m'intéresse parce que j'ai en tête plutôt l'inverse de ce que tu dis.
Titre: Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: VERDUG0 le 24 novembre 2011 à 04:55:23
Il faut aussi noter que chez pas mal de jeunes, il y une volonte de vite avoir le meme casier que son grand frere/ que les grands de la cite etc...

Donc de plus en plus de braquages juveniles etc... Ils ont aussi la certitude de pouvoir faire ca jeunes, car etant mineurs, tres peu de consequences penales.
Titre: Re : Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Patrick le 24 novembre 2011 à 07:49:55
Tu peux donner tes sources ? Ca m'intéresse parce que j'ai en tête plutôt l'inverse de ce que tu dis.
Observatoire de la délinquance et des réponses pénales. Dernier rapport disponible sur le site du Ministère de l'intérieur.
Titre: le viol
Posté par: choco le 24 novembre 2011 à 10:50:35
Sont exclus en grande partie des chiffres, les viols conjugaux, car peu de femmes portent plainte dans ce cas de figure.
Titre: Re : Re : Fil fusionné : le viol
Posté par: Walter le 24 novembre 2011 à 14:42:06
Il faut aussi noter que chez pas mal de jeunes, il y une volonte de vite avoir le meme casier que son grand frere/ que les grands de la cite etc...

Donc de plus en plus de braquages juveniles etc... Ils ont aussi la certitude de pouvoir faire ca jeunes, car etant mineurs, tres peu de consequences penales.


Peut-être le fait de voir les "grands" faire ce genre de choses et n'en subir que très peu de conséquence(s) est un facteur accentuant cette banalité ?
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 24 novembre 2011 à 15:20:03
Hum, hum.

Le viol en France est pour l'essentiel commis dans le milieu familial.
Dans l'ordre: d'abord les viols incestueux, ensuite les viols conjugaux.

Les viols par une personne inconnue de la victime sont l'exception.
Les viols en réunion par personnes inconnues de la victime, l'exception de l'exception (sachant que les quartiers urbains sensibles ne sont pas forcément le lieu unique et privilégié de cette pratique).

Les viols commis par un mineur sur un autre mineur n'appartenant pas à sa famille (frère, soeur, cousin), l'exception de l'exception de l'exception.

Le taux de récidive en matière de viol est de l'ordre de 2 % (98 % des auteurs ne récidivent pas).

Alors OK, ce qui vient de se passer constitue un drame. Mais il est d'autant plus marquant qu'il constitue un acte rarissime.
Faut-il avoir peur du risque d'être victime de viol ? NON.

Source :
Annuaire statistique de la justice, Ministère de la Justice, 2010.
M. Aspard, (dir.), 2003, Les violences envers les femmes en France. Une enquête nationale, Paris, La Documentation Française.
V. Le Goaziou, 2011, Le viol. Sociologie d’un crime, La Documentation française.
M.L. Fort, Rapport visant à identifier, prévenir, détecter et lutter contre l’inceste sur les mineurs et à améliorer l’accompagnement médical et social des victimes JOAN, n° 1538, 8 avril 2009.
V. Le Goaziou, L. Mucchielli, 2010, « Les viols jugés en cours d’assises : typologie et variations géographiques », Questions pénales, 4, 1-4.
G. Lopez, G. Filizzola, Le viol, Paris, Presses Universitaires de France.
L. Mucchielli, 2005, Le scandale des « tournantes ». Dérive médiatique, contre-enquête sociologique, Paris, La Découverte.
Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 24 novembre 2011 à 15:23:43
Citer
Faut-il avoir peur du risque d'être victime de viol ? NON.

en etre concient?oui
Titre: Re : le viol
Posté par: BULLYSSON le 24 novembre 2011 à 15:46:11
remonter le fil et voir les exemples que je citai quand on l'avait initié (le fil)... les statistiques c'est une donnée... des chiffres... mais en discutant autour de soi, on s'aperçoit que pas mal de filles ou de garçon ont vécu "l'exception de l'exception de l'exception de l'exception"... et BEAUCOUP NE PORTENT JAMAIS PLAINTE donc ne rentrent pas dans ce genre de statistiques...

A+
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: nemesys le 24 novembre 2011 à 15:53:12
...Mais il est d'autant plus marquant qu'il constitue un acte rarissime.
:o

Citation de: Wikipedia
Le viol est un phénomène de société considérable dont l'ampleur commence à être reconnue. Des données chiffrées officielles sont disponible que depuis l'enquête nationale menée en 1999 (ENVEFF)44. Selon Amnesty International, 50 000 à 90 000 femmes ont été violées en France. En 2010, les enquêtes de victimation révèlent que 75 000 personnes sont victimes de viols et 198 000 de tentatives de viols, soit une femme sur six et 206 viols chaque jour, 90% des violeurs ne présentant aucune pathologie mentale et 90% des condamnés venant des classes populaires46. 96 % des auteurs de viol sont de sexe masculin et 91 % des victimes sont de sexe féminin (statistiques concordantes du ministère de la Justice et du CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol). Cependant, le nombre réel de victimes de sexe masculin reste inconnu, les hommes révélant rarement ces crimes.

Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations :

    74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime ;
    25 % des viols sont commis par un membre de la famille ;
    57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) ;
    49 % des viols sont commis sans aucune violence physique ;
    67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l'agresseur) ;
    45 % des viols sont commis de jour.

Les statistiques du ministère de la Justice ne sont pas révélatrices de l'ampleur du phénomène, puisqu'elles ne prennent en compte que les viols faisant l'objet d'un procès sous cette qualification (il arrive aussi que la justice qualifie un viol, qui est un crime, comme délit d'« agression sexuelle » afin qu'il soit jugé en correctionnelle donc sans jury, et non devant les assises pour des raisons de coût et parce que la preuve est plus facile à apporter*. Or seul 1 viol sur 11 fait l'objet d'une plainte (ENVEFF). Le nombre de plaintes pour viol est en constante augmentation ; il a plus que doublé entre 1985 et 1995, avec un ralentissement de l'augmentation depuis. Cette évolution est attribuée, selon certains, à une augmentation des faits commis, tandis que, pour d'autres, elle révèle plutôt que les femmes portent plainte de plus en plus souvent.

*↑ a et b Audrey Guiller et Nolwenn Weiler, Le viol, un crime presque ordinaire, Le Cherche Midi, 2011, 208 p.
Source Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Viol#France)

Citer
Une femme violée toutes les deux heures
En 2005, selon L'Express du 10 novembre 2006, 4412 affaires de viol commis sur des personnes majeures ont été répertoriées par le ministère de l'Intérieur à travers la France, soit une agression toutes les deux heures. Un chiffre qui a doublé en une décennie, puisque près de 2000 agressions de ce type avaient été comptées en 1994 - une progression qui peut aussi signifier que davantage de victimes portent plainte.

Source: SOSFemme (http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm)
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Bomby le 24 novembre 2011 à 16:06:31
remonter le fil et voir les exemples que je citai quand on l'avait initié (le fil)... les statistiques c'est une donnée... des chiffres... mais en discutant autour de soi, on s'aperçoit que pas mal de filles ou de garçon ont vécu "l'exception de l'exception de l'exception de l'exception"... et BEAUCOUP NE PORTENT JAMAIS PLAINTE donc ne rentrent pas dans ce genre de statistiques...

A+

Oui, tout à fait d'accord avec ça... 

Je me souviens il y a quelques semaines d'une discussion avec des amis lors de laquelle l'un d'eux défendait ce point de vue et exprimait l'idée que chacune des personnes présentes avait vraisemblablement dans son entourage connu deux ou trois personnes ayant subi ce genre d'agressions, sans que ceci ait forcément donné lieu à une plainte, encore moins à un procès... D'abord incrédule, je n'ai mis que quelques secondes à vérifier mentalement que pour ce qui était de mon entourage relativement proche, la statistique se vérifiait... Et pourtant ce n'est pas le genre d'information que l'on donne facilement, même à ses proches...

Alors, il ne faut certes pas dramatiser, mais pas non plus minimiser le risque, même celui de l'agression sexuelle sur la voie publique par des inconnus, d'autant que certaines consignes de silence semblent exister, au moins par endroits, sur les plaintes enregistrées, pour limiter la diffusion de l'information correspondante à la rubrique des faits divers... Voir par exemple, l'article suivant, qui évoque clairement cet usage discutable : http://www.ouest-france.fr/actu/societe_detail_-Leur-fille-violee-ils-brisent-la-loi-du-silence-_3636-2010045_actu.Htm (http://www.ouest-france.fr/actu/societe_detail_-Leur-fille-violee-ils-brisent-la-loi-du-silence-_3636-2010045_actu.Htm)...

Je ne le cite d'ailleurs que pour la discussion sur cet usage, pas pour une discussion sur les faits de viol eux-mêmes évoqués, qui semblent (mais l'évocation factuelle est très parcellaire) induire une certaine imprudence de la victime, très probablement liée à l'idée que ce genre de choses ne pouvait pas arriver. C'est probablement ce qui motive en grande partie dans ce cas la prise de parole de la victime et de ses parents, et c'est en cela que je trouve l'article intéressant au regard de la discussion amorcée ici sur l'importance du risque d'agression sexuelle sur la voie publique, aussi relative que soit cette importance par rapport à celle des autres circonstances d'abus sexuels...

Cordialement,

Bomby
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 24 novembre 2011 à 17:11:25
Nemesys, quand je parle d'un drame rarissime, je parle du viol et du meurtre de la semaine dernière, pas du viol en tant que tel.

En 2008, 1684 personnes ont été condamnées pour viol et 3482 pour atteintes sexuelles sur mineurs (c'est à dire relations sexuelles illicites sans contrainte, menace, violence ou surprise).

Il est vrai néanmoins que beaucoup de victimes ne portent pas plainte. Le chiffre noir est ainsi important. Mais comme par définition le nombre réel  est inconnu, on ne peut raisonner qu'à partir du connu. Ce que l'on sait toutefois c'est que le nombre de dénonciations augmente depuis le début des années 90.

Ce que je dis c'est que le risque d'agression sexuelle sur la voie publique est très faible. Qu'il faut certes prendre en compte sa réalité mais ne pas exagérer à outrance sa fréquence.

Que la préparation à l'évitement de ce type de victimisation doit prendre en compte ce fait : le viol est avant tout un crime de proximité relationnelle.
L'auteur d'un viol profite de sa proximité relationnelle avec la victime et de l'éventuelle fragilité psychologique, physique, sociale de celle-ci.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 24 novembre 2011 à 17:25:59
Alors OK, ce qui vient de se passer constitue un drame. Mais il est d'autant plus marquant qu'il constitue un acte rarissime.
Faut-il avoir peur du risque d'être victime de viol ? NON.
Les statistiques, c'est bien mais ce n'est pas de la prévention. En plus c'est assez étrange mais j'ai au moins une demie douzaine d'exception, de l'exception de l'exception qui me reviennent en mémoire qui soient survenus à des gens que je connais ou connaissais dont deux dans la famille, trois connaissances et une camarade de collège.

Par ailleurs, je me demande même si cette pauvre petite, n'était pas l’exception, de l'exception, de l'exception, de l'exception en tombant pile dans la même classe qu'un réitérant mal évalué et orienté.

Alors certes la peur et la démagogie ne servent pas à grand chose mais la prévention si, même si le risque est faible, car on ne peut se permettre de traiter légèrement une vie.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: nemesys le 24 novembre 2011 à 17:38:25
Nemesys, quand je parle d'un drame rarissime, je parle du viol et du meurtre de la semaine dernière, pas du viol en tant que tel.
ok..
par contre, pour le reste, comme dis plus haut, on ne raisonne que sur ce qui est connu...pas le reste !
et malheureusement, quand je lis:
Citation de: Wikipedia
Les statistiques du ministère de la Justice ne sont pas révélatrices de l'ampleur du phénomène, puisqu'elles ne prennent en compte que les viols faisant l'objet d'un procès sous cette qualification (il arrive aussi que la justice qualifie un viol, qui est un crime, comme délit d'« agression sexuelle » afin qu'il soit jugé en correctionnelle donc sans jury, et non devant les assises pour des raisons de coût et parce que la preuve est plus facile à apporter*. Or seul 1 viol sur 11 fait l'objet d'une plainte (ENVEFF).
et
Je me souviens il y a quelques semaines d'une discussion avec des amis lors de laquelle l'un d'eux défendait ce point de vue et exprimait l'idée que chacune des personnes présentes avait vraisemblablement dans son entourage connu deux ou trois personnes ayant subi ce genre d'agressions, sans que ceci ait forcément donné lieu à une plainte, encore moins à un procès... D'abord incrédule, je n'ai mis que quelques secondes à vérifier mentalement que pour ce qui était de mon entourage relativement proche, la statistique se vérifiait... Et pourtant ce n'est pas le genre d'information que l'on donne facilement, même à ses proches...
je ne pense pas qu'il soit "exagérer à outrance" le fait d'en parler ...
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 24 novembre 2011 à 17:41:40
Le statistique cela sert à analyser les situations pour en apprécier l'importance, la fréquence, les occurences, etc. Bref pour essayer de ce faire une petite idée de la réalité sociale de manière à mieux la comprendre pour agir si besoin. Mais ce n'est évidemment qu'un outil sachant en plus que cet outil doit être soumis à une appréciation critique (méthode employée, cohorte prise en compte, indépendance de l'organisme, etc.). Les enquêtes de victimisation sont aussi très utiles.
Et c'est un peu plus scientifique que le témoignage du mec qui connaît un mec qui connaît un mec qui a vu l'ours car le niveau de fiabilité du ouï-dire est assez précaire

S'agissant de la prévention, je pense que déjà que l'évolution de la condition féminine et la place sociales des enfants. L'obligation scolaire et  aussi d'ailleurs car on s'est aperçu que beaucoup de familles incestueuses étaient assez enfermée.

Il reste qu'il y a encore un peu de travail à faire d'explication auprès de jeune filles sur la disposition de leur corps et sur le fait d'éviter de se retrouver dans des situations à risque (accepter d'être raccompagnée par un inconnu dans sa voiture par ex.).



Il ne sert à
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 24 novembre 2011 à 18:15:41
Et c'est un peu plus scientifique que le témoignage du mec qui connaît un mec qui connaît un mec qui a vu l'ours car le niveau de fiabilité du ouï-dire est assez précaire.
Ben moi, j'ai vu deux trois ours et David, dans le genre grizzly régulièrement.  ;D

Mais :


Il reste qu'il y a encore un peu de travail à faire d'explication auprès de jeune filles sur la disposition de leur corps et sur le fait d'éviter de se retrouver dans des situations à risque (accepter d'être raccompagnée par un inconnu dans sa voiture par ex.).
Donc on est bien d'accord, on laisse la statistique et on fait de la prévention.

Et accessoirement, on arrête la tolérance coupables pour tous ses clips ineptes peuplées de femelles lascives obéissant au doigt et à l’œil au bon plaisir du mâle tout puissant.
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 24 novembre 2011 à 18:35:12
Mais nous avons tous à l'esprit des témoignages de personnes parfois très proches comme tu y fais références ou des affaires lues dans la presse, vues dans des tribunaux ou ailleurs. J'en ai aussi quelques floppées en réserve dont certaines pas piquées des hannetons point de vue sordide.
Mais il est difficile de se faire une idée à peu près objective d'une réalité à partir de témoignages éparses, parfois incomplets ou qui soulèvent chez nous une certaines sensibilité en fonction de notre histoire ou de notre personnalité.

Sur le fond je suis toujours ébahi par le culot et le cynisme de certains publicitaires ou réalisateur, qui sous prétexte de création artistique et à des fins commerciales, font une représentation du corps de la femme tel un simple objet sexuel. Il s'agit limite d'incitation.

Il en va de même pour certes parfum dont la dénomination rappelle certains produits stupéfiants alors que la prise d'alcool ou de stupéfiants réduit la vigilance de la victime notamment en matière sexuelle.

Mais ce qui me pose plus de question c'est le fait que certaines jeunes femmes s'aperçoivent après coup avoir été victimes d'un viol parce qu'on leur a expliqué que l'auteur n'avait pas le droit de les forcer à un acte sexuel. Parfois certaines répondent : "mais moi je croyais que l'amour c'était ça... qu'une épouse n'a pas le choix..."

Cette absence de maîtrise de son propre corps, ce défaut du savoir que son corps ne sont pas à la disposition d'autrui sont assez déstabilisants.
Alors, prévenir... c'est compliqué. Les actions de sensibilisation par l'éducation nationale sont certes utiles mais parfois d'un effet relatif surtout si le discours est moralisateur.
Et ces actions ne touchent pas les personnes déscolarisées donc plus fragiles
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: gurkhan le 24 novembre 2011 à 20:55:33
Le statistique cela sert à analyser les situations pour en apprécier l'importance, la fréquence, les occurences, etc. Bref pour essayer de ce faire une petite idée de la réalité sociale de manière à mieux la comprendre pour agir si besoin. Mais ce n'est évidemment qu'un outil sachant en plus que cet outil doit être soumis à une appréciation critique (méthode employée, cohorte prise en compte, indépendance de l'organisme, etc.). Les enquêtes de victimisation sont aussi très utiles.
Et c'est un peu plus scientifique que le témoignage du mec qui connaît un mec qui connaît un mec qui a vu l'ours car le niveau de fiabilité du ouï-dire est assez précaire



le problème des statistiques en matière de délinquance c'est qu'elles sont pour la plupart faussées par ceux qui les fournissent, de plus réduire les faits à des statistiques c'est nier la réalité humaine qu'il y a derrière. la grande majorité des infractions sexuelles ne sont pas dénoncées et quand elles le sont parfois non poursuivies ou requalifiées.
sur le terrain nous constatons une augmentation des affaires et sur les 10 affaires de viol que j'ai vu passé ces derniers mois, dans 7 cas la victime a rencontré fortuitement son ou ses agresseurs et les a suivi soit parcequ'ils lui avaient dérobés son portable soit parcequ'elle était intéressée par l'un d'entre eux .
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 24 novembre 2011 à 23:25:22
 :up:
Mais nous avons tous à l'esprit des témoignages de personnes parfois très proches comme tu y fais références ou des affaires lues dans la presse, vues dans des tribunaux ou ailleurs. J'en ai aussi quelques floppées en réserve dont certaines pas piquées des hannetons point de vue sordide.
Mais il est difficile de se faire une idée à peu près objective d'une réalité à partir de témoignages éparses, parfois incomplets ou qui soulèvent chez nous une certaines sensibilité en fonction de notre histoire ou de notre personnalité.

Sur le fond je suis toujours ébahi par le culot et le cynisme de certains publicitaires ou réalisateur, qui sous prétexte de création artistique et à des fins commerciales, font une représentation du corps de la femme tel un simple objet sexuel. Il s'agit limite d'incitation.

Il en va de même pour certes parfum dont la dénomination rappelle certains produits stupéfiants alors que la prise d'alcool ou de stupéfiants réduit la vigilance de la victime notamment en matière sexuelle.

Mais ce qui me pose plus de question c'est le fait que certaines jeunes femmes s'aperçoivent après coup avoir été victimes d'un viol parce qu'on leur a expliqué que l'auteur n'avait pas le droit de les forcer à un acte sexuel. Parfois certaines répondent : "mais moi je croyais que l'amour c'était ça... qu'une épouse n'a pas le choix..."

Cette absence de maîtrise de son propre corps, ce défaut du savoir que son corps ne sont pas à la disposition d'autrui sont assez déstabilisants.
Alors, prévenir... c'est compliqué. Les actions de sensibilisation par l'éducation nationale sont certes utiles mais parfois d'un effet relatif surtout si le discours est moralisateur.
Et ces actions ne touchent pas les personnes déscolarisées donc plus fragiles
Education, éducation et éducation et moins de complicité.
Titre: Re : le viol
Posté par: Rosetta le 26 novembre 2011 à 01:37:41
Cette gosse est morte à quelques km de chez moi.
Dans ce bois-là, je suis souvent allée chercher des champignons. Dans ce bois-là je me suis promenée avec mon fils.
Dans ce bois-là je vais avoir du mal à retourner chercher des gyromitres au printemps. Je sais que lui n'y sera plus, mais elle oui.
J'ai zappé la télé, je n'avais pas besoin, et je ne pouvais plus.... trop c'est trop. La télé elle était dans les rues de mon village, à la recherche d'infos de cancans, au lieu de faire un vrai sujet sur la prévention, sur l'anticipation du risque de passage à l'acte violent, sur les moyens de se prémunir afin de ne pas en être la victime... j'avais envie de gerber sur la camionnette de BFM.
Le vendredi matin, je suis passée à la mairie pour une connerie, on m'a donné un avis de recherche afin que je l'affiche sur la devanture de mon cabinet, je ne pouvais m'empêcher de penser que ça ou les hélicos et les caméras thermiques ne serviraient à rien (soit elle s'était barrée loin, soit elle n'était plus en vie... sans manteau, dans les bois quand il gèle...), mais je l'ai affiché quand même...

Je ne suis pas morte, mais j'avais 13 ans aussi quand ça m'est arrivé. Un "pote" de la bande au camping.
Et je n'ai pas porté plainte. Je ne l'ai même jamais dit à mes parents. J'ai commencé à pouvoir dire le mot "viol" il y a quelques années, non pas parce que je ne savais pas qu'il n'avait pas le droit de faire ça, mais parce que je REFUSAIS inconsciemment cette idée je crois. Aujourd'hui mon frère le sait. Mon ex-mari aussi. Vous. Ce n'est pas quelque chose sur lequel on a envie de s'étendre auprès de personnes proches, ni même avec soi d'ailleurs. J'en parle juste pour répondre à certains de vos questionnements et parce que je crois que de toutes ces histoires, il serait temps qu'on en tire quelque enseignement pouvant être utiles à d'autres.

Je crois que je vois très bien pourquoi les chiffres sont sous-évalués.
1 : Peur de dire : je n'étais pas censée suivre ce mec au milieu de la nuit alors que tout le monde me croyait dans ma tente, j'avais en plus été piquée la veille avec de la bière j'avais donc déjà épuisé mon quota de jockers, dans ma petite tête de gamine je ne devais donc rien dire car j'allais me faire défoncer par mes parents (problème de violence à la maison aussi, entre mes parents, je ne voulais pas déclencher la crise suivante).
2 : Peur de dire bis : comment dire ça ? Quels mots ?
3 : Culpabilité : j'étais vaguement amoureuse, il était gentil mielleux au début, j'ai dû faire un truc qu'il fallait pas ou alors comme je ne me suis pas défendue pendant il a pensé que le Non c'était pas un vrai non (et pourtant... je ne me suis juste pas défendue parce que je ne comprenais rien de ce qu'il m'arrivait, j'étais sidérée, absente à moi-même, niée, dans une bulle, même pas une chose, je n'existais plus, je n'avais même plus mal, je ne pouvais plus parler, ou pleurer, j'étais absolument vide... et au fond je savais très bien ce qu'il faisait...)
4 : Honte : comment ai-je pu croire un instant que ce mec vachement beau et vachement plus âgé pouvait s'intéresser à moi juste pour parler ?
5 : Lucidité oscillante : "BFPMG (bien fait pour ma gueule"), "assume ta connerie"," pourtant non il a frappé et utilisé la force il savait ce qu'il faisait et il n'avait pas le droit de me faire ça", "je suis vraiment trop c*nne"...

Le tout se résume par : ambivalence et indicible

On cache ses bleus, on laisse les mots là où ils sont, on tâche d'oublier ce regard qui fût ami et l'instant où il bascula vers une violence narquoise.
On demeure marqué, même quand on travaille dessus. J'ai mis les gens à l'épreuve longtemps, les mecs, pour voir si la violence allait se déclencher, je pensais qu'elle finirait toujours par se déclencher, je voulais qu'elle sorte à un moment où je m'y attendrais parce que je l'aurais provoquée, je voulais les sonder jusqu'au fond pour aller explorer leurs noirs recoins... (enfin c'est ce que j'interprète a posteriori de mon comportement pendant l'adolescence et un peu après, sur le moment je crois que j'avais si bien enfoui que je vivais dans le déni).

Aujourd'hui je vais bien, je ne vous raconte pas ça pour déclencher de la pitié. J'ai encore du mal à faire confiance, je sais qu'un "ami" peut potentiellement cacher un monstre au fond. Mais au moins, je le SAIS, j'en ai conscience. Je ne fais plus de choses aussi stupides. Je n'ai qu'un seul regret : n'avoir pu dire à temps. Il a pu recommencer avec d'autres...

Je voudrais qu'on puisse réfléchir ensemble à la manière dont on peut instiller cette idée dans la tête de nos filles, de nos soeurs, amies, dans la tête des femmes tout court... Je voudrais qu'on puisse faire ce que les journalistes ne font pas pendant qu'ils cancanent : un vrai recueil d'outils pour une vraie prévention. Et notamment : peut-on identifier/lister des indices chez une personne de possible passage à l'acte violent ultérieur ou immédiat ? Tout le monde a-t-il ce potentiel en lui ou est-ce réservé à certaines structures de personnalité? Comment savoir si mon mari/mon meilleur pote/mon voisin/mon collègue de bureau n'a pas en lui ce truc qui fera qu'un jour il risque d'exploser ?
Je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut regarder tout le monde avec suspicion et entrer dans la paranoïa, mais je crois sincèrement qu'on peut repérer des comportements et des signes. Les psys, ils nous les expliquent toujours après les drames ces "signes avant coureurs" c'est quand même trop con qu'on ne les voient pas avant. Faire un sujet à parte entière (j'y réfléchis, pour moi-même j'ai déjà commencé à lister ce que j'ai pu observer, et me documenter) ? Il y en a un déjà peut-être ici ?

Titre: Re : le viol
Posté par: sharky le 26 novembre 2011 à 08:54:03

Merci pour ce témoignage.

Il rejoint complètement ceux que je recueille régulièrement dans un cadre professionnel.
Ma conclusion, après avoir accompagner des victimes depuis 10 ans, c'est qu'il faut aborder cette question avec les (nos) enfants clairement et surtout leur donner assez de donner confiance en eux pour ne pas subir . J'entends pas là qu'ils puissent se dire à un moment "je ne mérite pas çà" et pouvoir agir en conséquence parce qu'ils savent qu'ils peuvent se défendre.

Je remets encore une fois au jour le lien vers le site de l'association "Patouch" qui mène des actions de préventions dans les écoles suisses. C'est à mon avis de loin ce qui se fait de mieux, un vrai cours de protection perso pour enfants, checker le site il y a quelques docs en accès libre.
Je me sers de leur méthodo dans un cadre pro quand je "sens" un enfant ou un ado qui pourrait être victime d'un prédateur.

http://www.patouch.ch/ (http://www.patouch.ch/)
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 26 novembre 2011 à 11:36:41
Oui merci pour ce témoignage et sa sincérité.
Tu dis beaucoup de chose sur la difficulté à parler, sur l'ambivalence ressentie.
Tu es parfaitement dans le vrai.
Toute cela rend plus difficile le passage à l'action judiciaire et les efforts de résilience personnelle sachant que les deux n'ont pas les mêmes objectifs et enjeux ni la même temporalité.

Il y a quelques jours je participais à une journée dans un centre de ressources sur les auteurs de violences sexuelles et quelques temps auparavant c'était avec une association d'aide aux victimes. Dans quelques jours, j''ai une intervention pour parler inceste auprès de professionnels.

Et toujours on retrouve en plus de la souffrance, de la culpabilité, du déni (de ce qu'on a fait ou de ce qu'on a subit) cette complexité de mettre des mots sur les choses comme aurait dit Foucault.
On le voit aussi lorsqu'il faut apporter des conseils aux victimes, les aider dans leur démarches, rédiger leur plainte. Nommer c'est dur.

Pour répondre à toute cette difficulté, certaines proposent de mettre en place auprès d'enfants et d'adolescents un discours accessible et accompagnant sur la notion de développement sexuel pour dépasser les deux extrêmes dans lequel nous sommes souvent : le silence ou l'hyper exposition sexuelle :
http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/11/25/Violence-sexuelle-des-mineurs (http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/11/25/Violence-sexuelle-des-mineurs)
Titre: Re : le viol
Posté par: Patrick le 28 novembre 2011 à 13:27:04
Ah ben c'est pas de bol, pourtant les statistiques lui étaient favorables ....................................................................  :closedeyes:
Titre: Re : Re : Re : le viol
Posté par: sharky le 28 novembre 2011 à 21:44:38
désolé...j'pige pas....

Il faut lire les pages précédentes pour comprendre l'allusion  ;)
Titre: Re : Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 28 novembre 2011 à 21:59:15
désolé...j'pige pas....
Ça veut dire qu'il y a sur ce forum plein de gens bien intentionnés qui nous abreuvent de "c'est pas si chaud en France comparé à" et des "pourtant les statistiques nous disent que nous avons très peu de chance de".

J'imagine que ça ne soulage pas pour autant cette dame, ni la famille d'Agnès, ni notre courageuse frangine qui a osé nous livrer un témoignage histoire que ça ne soit plus "l'homme qui à vu l'homme qui a vu....." comme il a été dit.
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 29 novembre 2011 à 09:20:10
Patrick, je ne suis ni bien intentionné, ni rien d'autre d'ailleurs.

Je suis un professionnel spécialisé dans ces questions qui entend faire partager des infos que peu ici possèdent (parce que wikipedia ça va bien deux minutes).
Certaines sont tirées de recherches statistiques avec évidemment toutes les lacunes de cet outils.
D'autre infos sont tirés de recherches expertales (psychiatrique, psychologique, sociologiques).
D'autres encore d'observations de terrain auprès de praticiens (magistrats, policiers, avocats),
D'autre enfin de mon expérience pratique personnelle.

Je pense donc avoir une toute petite légitimité sur ce point et n'ai ni leçon d'humanité, ni de réalisme à recevoir.
Des victimes d'infraction et des auteurs, je pense en avoir approché de plus près que beaucoup ici.

Mais si tu veux te contenter de compter les faits divers et les drames les plus sordides en France sans essayer de comprendre, d'en tirer des enseignements critiques et utiles sur les questions de passage à l'acte et de victimisations alors tant pis pour toi.
Si tu veux en rester à la simple expression de ta compassion vis-à-vis des victimes tu peux.
C'est déjà pas mal.
Mais ton raisonnement risque de tomber un tout petit peu court et passer à compter de la complexité de ces situations.
Le monde n'est pas fait que d'innocentes victimes et horribles prédateurs (j'ai horreur de ce dernier mot).


Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 29 novembre 2011 à 09:28:08
Citer
Le monde n'est pas fait que d'innocentes victimes et horribles prédateurs (j'ai horreur de ce dernier mot).

est ce que tu crois que tu pourrais développer dans un autre fil pourquoi une personne comme toi, avec autant de connaissance et d'approche de la violence ordinaire tu consideres que predateur n'est pas le bon mot.

s'il te plait :)
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 29 novembre 2011 à 10:15:45
G-dag,

Je ne pense pas que Patrick te visait spécifiquement dans son message.  En tout cas, perso je ne vois pas pourquoi on devrait te viser en quoi que ce soit.  Il corrigera au besoin, mais je pense qu'il voulait surtout dire que les statistiques sont une chose dont il faut se méfier, parce qu'on a tendance à ne pas tenir compte des risques ayant une faible probabilité de se produire, et à tout simplement faire comme si ça n'existait pas.  C'est d'ailleurs un biais bien connu quand on fait de l'analyse de risques un peu régulièrement.  Le "ouah ça n'arrivera pas" est trop souvent issu de la flemme ou de la négligence...  et on s'appuie sur des stats comme ça pour se conforter dans l'idée que le risque est assez minime pour qu'on le néglige.

Pat, j'ai bon ? 

Allez ciao ;)

David
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Oim le 29 novembre 2011 à 10:38:37

Ce sujet est préoccupant, et il mérite peut-être mieux que des discussions sur qui a le plus d'autorité pour évaluer la probabilité de l'événement ?
Concernant les statistiques, j'ai l'habitude de dire que si ça a une chance sur un million d'arriver, quand ça t'arrive c'est 100% pour ta g*ule !

Je souscris complétement à la proposition suivante :

Je voudrais qu'on puisse réfléchir ensemble à la manière dont on peut instiller cette idée dans la tête de nos filles, de nos soeurs, amies, dans la tête des femmes tout court... Je voudrais qu'on puisse faire ce que les journalistes ne font pas pendant qu'ils cancanent : un vrai recueil d'outils pour une vraie prévention. Et notamment : peut-on identifier/lister des indices chez une personne de possible passage à l'acte violent ultérieur ou immédiat ? Tout le monde a-t-il ce potentiel en lui ou est-ce réservé à certaines structures de personnalité? Comment savoir si mon mari/mon meilleur pote/mon voisin/mon collègue de bureau n'a pas en lui ce truc qui fera qu'un jour il risque d'exploser ?
Je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut regarder tout le monde avec suspicion et entrer dans la paranoïa, mais je crois sincèrement qu'on peut repérer des comportements et des signes. Les psys, ils nous les expliquent toujours après les drames ces "signes avant coureurs" c'est quand même trop con qu'on ne les voient pas avant. Faire un sujet à parte entière (j'y réfléchis, pour moi-même j'ai déjà commencé à lister ce que j'ai pu observer, et me documenter) ? Il y en a un déjà peut-être ici ?


Voilà du concret, de l'utile qui servirait à préserver des vies, car un viol doit être un handicap pour aborder la suite de sa vie qui est au moins, sinon plus important, que de s'être fait casser des dents dans un bar ou geler des orteils lors d'un bivouac.

Peut-être faudrait-il en effet faire un sujet dédié pour recenser les éléments qui permettent de penser qu'il y a un doute sur les intentions ou les attitudes d'une personne. Sachant qu'ici comme ailleurs, quand il y a un doute c'est qu'il n'y en a pas....

Oim (qui a des filles et aimerait pouvoir les avertir sur ce danger face auquel il se sent bien démuni...)
Titre: Re : le viol
Posté par: nemesys le 29 novembre 2011 à 11:04:01
Amha, c'est mission impossible car trop de paramètre peuvent varier, et on risque d'arriver à des généralisations stéréotypées (http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9r%C3%A9otype#Sociologie)...
Titre: Re : le viol
Posté par: Oim le 29 novembre 2011 à 11:19:16
C'est vrai que les stéréotypes sont simplificateurs....
Par exemple :
Un bar sombre remplis mâles imbibés d'alcool, tous d'une autre couleur de peau que la votre, peut être un endroit très sympa où l'on va passer un bon moment.
Une ruelle sans éclairage avec des personnes assises par terre et d'autre qui "tiennent les murs" peut aussi être un très beau décor pour faire des photos avec son dernier reflex numérique.
etc...

C'est sur que de lister des comportements ou des attitudes peut être trop généralisateur, créer des catégories et empêcher de profiter de rencontres humainement enrichissantes.
Néammoins limiter les risques c'est bien aussi, si on est capables de les identifier.
Et on réservera les rencontres originales pour les fois où en sera en groupe où dans un environnement sur.

Je n'ai que que peu de connaissance de ce sujet mais je suis preneur de toute info sur les éléments d'identification du risque.
Quite à suggérer à mes proches de prendre trop de précautions plutôt que pas assez.

Moi il y a des (stéréo)types de personnes que j'évite systématiquement, peut-être à tord ?
Titre: Re : le viol
Posté par: éclipse le 29 novembre 2011 à 12:07:47
Oim,
pour ne reprendre que les 2 exemples que tu donnes, je dirais simplement :
don't do stupid things, in stupid places, with stupid guys.

C'est à dire l'un des fondamentaux de la self protection, viol ou pas.

Titre: Re : le viol
Posté par: Oim le 29 novembre 2011 à 12:19:13
Je suis d'accord avec la règle des 3 stupids.

Le problème c'est qu'en matière de viol je pense qu'il est plus difficile pour un oeil non averti de reconnaitre les "stupid guys".
Ce type de "prédateurs" pouvant masquer ses intentions sous un abord mielleux ou amical.

D'ou l'intéret de critères pour avertir sur des conduites ou des attitudes...les "signes avant-coureurs" pour se mettre à courir.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: éclipse le 29 novembre 2011 à 12:44:10
D'ou l'intéret de critères pour avertir sur des conduites ou des attitudes...
... celles du prédateur potentiel.

Par exemple le type qui offre des bonbons à une fillette à la sortie de l'école ?
Je crains que la liste des (soit disant) signes avant coureurs puisse tendre à l'infini (on a pas fini de les énumérer ; et au final on ne sort plus de chez soi), mais que le prédateur retors, manipulateur, brutal, y échappe.

edit : j'ai eu une amie dont la mère a répété, durant toute son enfance, qu'il fallait qu'elle se méfie des hommes "trop souriants".
Cette mise en garde n'a pas empéchée mon amie de se faire violer, à répétition, par un membre de sa propre famille. Et la maman n'en n'a jamais rien su.

Pour l'instant je crois d'avantage à une forme d'éducation de type :
- ne pas accepter un bonbon d'un inconnu
- ni un verre (déjà rempli) en discothèque de la part d'un inconnu.
- garder "un oeil" sur son verre en boite de nuit
- etc

Ce ne sont là que des exemples d'une attitude personnelle (principes) qui ne cherche pas à deviner ce que peuvent ^^etre les intentions de l'autre (souvent aléatoires à déterminer).

Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 29 novembre 2011 à 17:22:55
G-dag,Je ne pense pas que Patrick te visait spécifiquement dans son message.  Pat, j'ai bon ? 
Si, si je vise expressement et intentionnellement g-dag et Bison qui ont développé le volet statistique et je reprends leurs expressions mot pour mot. g-dag est sans doutes un grand professionnel dont on peut apprecier ici régulièrement les avis, notament juridique pour lequel je lui reconnais cette légitimé à laquelle il s'arcboute. Tout comme moi je m'estime légitime faisant depuis près de trente ans d el'analyse de risque et de la prévention et depuis 20 du rafistolage opétrationnel auprès de victimes de violence.

Et moi le mot "prédateur" s'il me fait hurler c'est parce que surtout c'est mal de dire ça dans une société évoluée et que tout de même ce sont des êtres humains et patati et patata. Dans le cas d'Agnès, un mec qui achète de l'essence plusieurs jours avant tu appelles ça comment ? Et dehors, parmi nos parents, les professionnels auxquels nous avons à faire et nos voisins, des prédateurs qui sommeilent jusqu'au passage à l'acte il y en a.

Pas de quoi déclencher une psychose, et certainement pas de quoi ameuteur les foules pour émarger chez neuneuil et walkyrie  :bheurk: ni même être dupe des agitations politiques de certains mais de quoi, néenmoins dire la vérité aux gens sans fard.
Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 29 novembre 2011 à 17:31:22

don't do stupid things, in stupid places, with stupid guys.


Don't do stupid things, in stupid places, with stupid people.

Malheureusement, les femmes ne sont pas exonérées de la faculté d'être également potentiellement stupides.
Guys = gars.
People = gens.

 ;)
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 29 novembre 2011 à 19:54:58
Pas de quoi déclencher une psychose, et certainement pas de quoi ameuteur les foules pour émarger chez neuneuil et walkyrie  :bheurk: ni même être dupe des agitations politiques de certains mais de quoi, néenmoins dire la vérité aux gens sans fard.

Mouais.

Perso j'aime pas trop non plus le terme de prédateur, surtout parce qu'il est trop peu précis. Il cadre la réalité d'une manière qui prive les gens des subtilités de la mécanique qui est dessous.  Et c'est dommage parce que quand on comprend la mécanique, on est mieux en mesure de s'en protéger, de la gérer, de la désamorcer parfois...  et aussi de comprendre comment et pourquoi on a été la cible de ces personnes à un instant T.

Parce que quand on ne comprend pas, ça implique beaucoup de choses :

- ça peut éventuellement se reproduire avec n'importe qui : on ne fait plus la différence ;
- on s'imagine que c'est soit de notre faute, soit de la faute de l'autre, et tant qu'on raisonne UNIQUEMENT en termes de faute on ne peut pas avancer dans une bonne compréhension de ce qui s'est passé...  

Il est utile, pour la guérison, de comprendre la mécanique des motivations, de la psychologie du violeur, de ce qui l'anime pour ce qu'elle est.  Ce qui n'excuse pas l'acte ni ne dégage l'acteur de ses responsabilités...  ça replace juste les choses dans leur juste contexte, et ça permet de passer du ressenti et du traumatisme à un truc plus élaboré qui permet de vivre, d'avoir à nouveau confiance, d'entrer à nouveau en relation avec autrui, d'arrêter de passer de la parano à la colère 4 fois par jour, etc.  

Diaboliser le "prédateur" a l'avantage de déculpabiliser la victime.  L'idéal à mon avis n'est pas de déculpabiliser la victime à tout prix, mais bien de l'outiller pour qu'elle comprenne ce qui est arrivé, et comment c'en est venu à arriver, et comment faire pour réduire le risque que ça arrive encore.  La culpabilité n'est pas le seul problème qu'on a à gérer dans ces cas là...  loin de là.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 29 novembre 2011 à 20:32:52
Mouais.

Perso j'aime pas trop non plus le terme de prédateur, surtout parce qu'il est trop peu précis. Il cadre la réalité d'une manière qui prive les gens des subtilités de la mécanique qui est dessous.  Et c'est dommage parce que quand on comprend la mécanique, on est mieux en mesure de s'en protéger, de la gérer, de la désamorcer parfois...  et aussi de comprendre comment et pourquoi on a été la cible de ces personnes à un instant T.

Parce que quand on ne comprend pas, ça implique beaucoup de choses :

- ça peut éventuellement se reproduire avec n'importe qui : on ne fait plus la différence ;
- on s'imagine que c'est soit de notre faute, soit de la faute de l'autre, et tant qu'on raisonne UNIQUEMENT en termes de faute on ne peut pas avancer dans une bonne compréhension de ce qui s'est passé...  

Il est utile, pour la guérison, de comprendre la mécanique des motivations, de la psychologie du violeur, de ce qui l'anime pour ce qu'elle est.  Ce qui n'excuse pas l'acte ni ne dégage l'acteur de ses responsabilités...  ça replace juste les choses dans leur juste contexte, et ça permet de passer du ressenti et du traumatisme à un truc plus élaboré qui permet de vivre, d'avoir à nouveau confiance, d'entrer à nouveau en relation avec autrui, d'arrêter de passer de la parano à la colère 4 fois par jour, etc.  

Diaboliser le "prédateur" a l'avantage de déculpabiliser la victime.  L'idéal à mon avis n'est pas de déculpabiliser la victime à tout prix, mais bien de l'outiller pour qu'elle comprenne ce qui est arrivé, et comment c'en est venu à arriver, et comment faire pour réduire le risque que ça arrive encore.  La culpabilité n'est pas le seul problème qu'on a à gérer dans ces cas là...  loin de là.

Ciao ;)

David
Le viol est une forme de prédation. Par ailleurs, est-ce qu'il y a une motivation universelle du viol qui permettrait d'en comprendre le mécanisme et donc de servir en terme de prévention ?
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 29 novembre 2011 à 20:34:57
Non, y'a pas UNE motivation universelle justement.  C'est plus compliqué que ça.  On peut l'appeler prédation si on veut, peu importe, tant qu'on comprend la mécanique...

David
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 29 novembre 2011 à 20:54:43
Non, y'a pas UNE motivation universelle justement.  C'est plus compliqué que ça.  On peut l'appeler prédation si on veut, peu importe, tant qu'on comprend la mécanique...
Bien, alors comment veux/peux tu expliquer les différentes mécaniques et donc les cibles potentielles et, en toute bonne analyse de risque, pouvoir faire ainsi de la prévention à la base afin sinon de supprimer l'exposition au risque du moins de le gérer ?
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 29 novembre 2011 à 21:55:30
En expliquant la psychologie des violeurs.  Il en existe plusieurs types, qui agissent pour des motifs différents qui ne sont pas tous de la prédation.  Parfois il existe une zone de flou entre l'amour, le désir et des pulsions violentes chez certains mecs un peu atrophiés du bulbe.  Il y a aussi des ados qui voient à un moment une pulsion très forte les envahir et qui n'ont pas assez d'empathie ou de compréhension de ce que ça pourra faire à la  personne en face pour la contrôler...  il y a aussi le sadique pervers qui lui aime faire mal, et qui prend du plaisir à faire souffrir.  Il y a aussi le mec qui n'a pas forcément de déviance sexuelle ou de problème psy, mais qui culturellement va considérer qu'une femme DOIT le faire parce que c'est SA femme.  Ou encore le mec qui culturellement considère qu'une femme (ou jeune homme) qui se comporte en dehors des clous doit être sanctionné(e), et il va le faire comme ça (parfois avec une certaine pression sociale qui pousse derrière pour qu'il le fasse, d'ailleurs)...  Il y a aussi ceux qui sont dans un trip de domination sur un autre individu et qui vont tripper en se prouvant à eux-mêmes qu'ils peuvent avoir le contrôle jusque là, quitte à utiliser de la chimie pour se faciliter le boulot (drogue du viol, somnifères/tranquilisants)... 

La liste est super longue en fait...

Pour autant, bien que tous condamnables, ces différents types de violeurs ne sont pas pour autant des prédateurs au sens où je l'entends.  Ca ne change rien au fait que je leur ferais bien volontiers tous bouffer leur b!te en hachis parmentier...  mais de tous les cataloguer prédateurs n'aide en rien à comprendre leur fonctionnement et à anticiper/prévenir. 

Il y aurait plusieurs heures de théorie à donner pour sensibiliser les GENS (y'a pas que les femmes qui se font violer) aux mécanismes de la violence sexuelle.  Et ça pourrait être extrêmement intéressant de pratiquer différentes formes d'évitement, prévention, désescalade ou confrontation en fonction de chacun...  ça mériterait un cours en soi.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 29 novembre 2011 à 21:59:23
ça mériterait un cours en soi.
A fouiller avec les ceusses dont c'est le métier.
Titre: Re : le viol
Posté par: crotale le 29 novembre 2011 à 22:00:01
Un violeur multirécidiviste récidivera d'une manière ou d'une autre, c'est mecs là ne peuvent pas faire autrement...

Pour les cas plus "classiques", de plus en plus de femmes sont victimes de viols lors de soirées (trop) arrosées, c'est une tendance qui se confirme ces dernières années et il n'y a pas que des femmes qui sont victimes.
On pense passer une soirée en extérieur avec des amis et on se retrouve le lendemain matin dans le plumard d'un ou plusieurs mecs qu'on connait pas...sans aucun souvenirs notables. Les analyses de sang ne permettent pas pour autant de déterminer la présence de drogues ou substances chimiques, l'alcool et la négligence suffisent...
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Bomby le 29 novembre 2011 à 22:20:03
(...)
Diaboliser le "prédateur" a l'avantage de déculpabiliser la victime.  L'idéal à mon avis n'est pas de déculpabiliser la victime à tout prix, mais bien de l'outiller pour qu'elle comprenne ce qui est arrivé, et comment c'en est venu à arriver, et comment faire pour réduire le risque que ça arrive encore.  La culpabilité n'est pas le seul problème qu'on a à gérer dans ces cas là...  loin de là.

(...)

David

Je crois que je vois l'idée et même que je la partage, mais je trouve que le vocabulaire est ici très ambivalent... Parce qu'il est quand même souhaitable que la victime puisse se libérer du sentiment de culpabilité qui pratiquement toujours l'assaille et lui pourrit la vie...

Il me semble qu'ici il est important de bien distinguer les différents plans de responsabilité envisageables (causale, morale, éventuellement juridique) de la victime et son sentiment (psychologique) de culpabilité.

Pour moi, la notion de prédateur et/ou de prédation est intéressante car elle exprime à mon avis assez bien l'idée de l'existence d'une logique froide et brutale dans le déroulement de l'agression, en invitant me semble-t-il à analyser cette logique...

Du coup et d'ailleurs, elle ne correspond pas, me semble-t-il, à toutes les hypothèses d'agressions, même en matière d'agressions sexuelles (cf le dernier post de David ci-dessus)...

En protection personnelle au sens large, il paraît d'ailleurs important de distinguer l'agresseur énervé, ayant perdu en tout ou partie le contrôle de lui-même, du vrai prédateur, qui agit froidement et logiquement.

Ce terme de "prédateur" ne rend pas plus compte à mon avis de la motivation profonde de l'agresseur, et n'est probablement plus adapté (sauf dans les effets de manche des réquisitoires) lorsqu'il s'agit de juger l'agresseur, de se préoccuper de l'adéquation de la sanction pénale et de la prévention de la récidive du point de vue de l'agresseur...

A l'inverse, il est probablement assez adapté, même en le généralisant un peu trop, dans une logique de formation à la prévention du point de vue des victimes potentielles : la question devient en effet alors logiquement : "comment ne pas être une proie ?".

Je pense que c'est cette différence de point de vue qui explique largement le décalage important manifesté sur cette question entre G-Dag le "criminologue" et Patrick le "formateur en sécurité", chacun se situant à mon avis dans une perspective clairement différente (pardon au passage à tous les deux pour cette réduction simplificatrice!)...

L'appréhension de la réalité dans sa complexité et l'adaptation à celle-ci nécessitant très probablement les deux points de vue...

Cordialement,

Bomby
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 01 décembre 2011 à 14:58:38
Bomby a bien résumé les choses, David aussi d'ailleurs.

Tout dépend du point de vue d'où l'on se place et ce que souhaite de faire ensuite.

Moi ce que j'essaie de faire passer c'est qu'il est difficile de parler du viol. On devrait parler des viols. Des auteurs et des victimes.
On ne peut pas dire que tous les viols se ressemblent, que les violeurs récidiveront et que les victimes seront toutes marquées à vie parce qu'on en peut pas le démontrer pour tous. Pour certains peut-être mais pas tous. On peut tracer des tendances cependant. C'est l'intérêt relatif, je dis bien relatif, des stats.

De plus, dans ces questions complexes, la simplicité peut vite tourner au simplisme.

Mise à part la qualification juridique des faits, et encore certaines circonstances aggravantes s'appliqueront et pas d'autres, il n'y a que peu de similitudes entre le père ou le frère incestueux, le conjoint violeur, le copain violeur, le coauteur d'un viol collectif, l'inconnu violeur.

Ce ne sont pas les mêmes constructions de personnalité, les mêmes environnements sociaux ou culturels, les mêmes conditions de passage à l'acte, les mêmes modalités matérielles et temporelles de consommation de l'infraction.

Donc on devrait à chaque fois avoir des sous-rubriques :
Ex :viol intrafamiliaux, viol conjugaux, viols par personnes connues ou amicales, viols collectifs, viols par personne peu connue ou inconnue.
C'est toute la limite des échelles actuarielles de dangerosité développées aux USA et au Canada, car au final, elles aboutissent à stigmatiser toujours les mêmes : les hommes de moins de trente ans sans emploi issus des minorités de couleur. La belle affaire.

Dans le même sens, on ne peut parler de la victime mais des victimes. Certaines sont en grande souffrance et d'autres beaucoup moins. Certains sont plus vulnérables que d'autres.

Je pense ainsi qu'il y a plusieurs modes de prévention et que ces modes sont fonctions du type de personnes visées.
Bref avant de faire de la prévention, il faut savoir auprès de qui on en fait.

Pour finir, pourquoi je n'aime pas le terme prédateur.
1) Le prédateur étymologiquement c'est celui qui pille violemment les biens d'autrui;
2) Le prédateur est aussi un type d'animal qui utilise la prédation pour se nourrir.

Prédation pour moi renvoie donc soit au monde de l'animalité, soit à un calcul logique de commission d'un acte.
Or, les auteurs de viols et de violence sont avant tout des êtres humains et non des animaux. Ce n'est pas parce qu'il font des actes horribles ou barbares qu'ils ne sont plus humains (heureusement pour les animaux d'ailleurs).

Ensuite, la plupart des passages à l'acte  sont rarement régis par une logique coût/conséquence. Dans ces cas là, l'homo delinquantus n'est pas un homo economicus.
En matière de viol ou violence, il y a une dimension pulsionnelle très importante même dans les cas très graves de violeurs en série type Guy Georges, Patrice Allègre ou encore Pierrot le Fou. L'exception serait peut-être Michel Fourniret car il agissait de manière très logique et structurée même s'il en tenait une sacré couche.

Si on veux parler de calcul coût/bénéfice, alors il est plus pertinent d'évoquer le vol, l'escroquerie, l'abus de biens sociaux, la corruption, les trafics, etc.

Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 02 décembre 2011 à 02:27:54
Citer
Ensuite, la plupart des passages à l'acte  sont rarement régis par une logique coût/conséquence.
Je ne suis pas d'accord. Une énorme proportion des viols sont justement régis par cette logique cout/conséquence, ils sont prémédités et les agressions suscitées par la "pulsion irrépressible et incontrôlable" sont l'exception.
De plus, le viol est loin, très loin d'être la seule forme de violence à laquelle sont exposées spécifiquement les femmes du simple fait d'être de sexe féminin, et je constate (pas forcément ici, mais d'une manière générale) qu'on se focalise beaucoup plus sur les violences sexuelles en passant vite fait sur tous les autres cas de violence auxquels sont exposées les nanas du seul fait de leur genre.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 02 décembre 2011 à 02:33:14
Je suis completement a contre sens je crois: Pourquoi deculpabiliser les victimes? Je trouve justement que les 3/4 sont coupables...
Je peux developper mon point de vue si souhaite
Titre: Re : le viol
Posté par: Eric Lem le 02 décembre 2011 à 05:57:32
Je suis completement a contre sens je crois: Pourquoi deculpabiliser les victimes? Je trouve justement que les 3/4 sont coupables...
Je peux developper mon point de vue si souhaite

Je vois pas l'intérêt de faire de la provoc gratuite comme ça...
Puisque visiblement tu as une théorie sur le sujet et une envie irrépressible de la sortir, vas-y fais toi plaisir... n'attends pas que quelqu'un légitime ton manque de tact.

Je te dis déjà qu'il va probablement falloir plus que l'argument "elles-ont-ka-pas-s'habiller-comme-des-s*l*pes" pour me convaincre de son bien-fondé.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: bison solitaire le 02 décembre 2011 à 07:16:57
Je suis completement a contre sens je crois: Pourquoi deculpabiliser les victimes? Je trouve justement que les 3/4 sont coupables...
Je peux developper mon point de vue si souhaite

Je suis aussi intéressé par ton développement.
Mais entre ce que tu as le droit de penser et ce qu'on pourrait dire aux victimes, il y a une marge. Bien souvent une victime se sent d'emblée coupable, et en rajouter une couche par quelqu'un qui n'était pas à sa place me semble assez mal venu (et je précise de suite: ce n'est pas parce que deux personnes ont vécu un même genre de fait qu'elles ressentiront la même chose... Personne n'est à notre place lorsque nous vivons un drame).
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 02 décembre 2011 à 07:33:52
Citer
Je trouve justement que les 3/4 sont coupables...
Contrairement aux stéréotypes communément admis, l'age, l'apparence ou le statut socio économique ne sont pas des facteurs déterminants dans le choix des victimes. En revanche la vulnérabilité qu'elle soit intrinsèque (age, handicap...) passagère (alcool, dépression...) ou provoquée (mise en état de sujétion, soumission chimique...) est le premier critère retenu par les agresseurs.
En ce qui concerne les stéréotypes à propos des agresseurs: 16,8 % appartiennent à des professions médicales et paramédicales, 13,1 % exercent les métiers de l'enseignement, de l'animation ou de la petite enfance, 14,8 % ont des responsabilités d'encadrement et 12,7 % exercent les métiers de la loi et de l'ordre, et si on fait le total on s'aperçoit alors que 57,4 % des personnes condamnées ne correspondent pas du tout au profil du bad guy (profil qui diffère selon les stéréotypes de chacun d'entre nous) tel qu'on peut se le représenter.
A propos des 3/4, en effet dans les 3/4 des cas la victime connait son agresseur, donc on peut effectivement estimer si on veut que ces 3/4 de victimes là sont coupables de ne pas s'être méfiées suffisamment de leur père/frangin/mari/collègue/potes...
Titre: Re : Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 02 décembre 2011 à 08:03:44
Je suis aussi intéressé par ton développement.
Mais entre ce que tu as le droit de penser et ce qu'on pourrait dire aux victimes, il y a une marge. Bien souvent une victime se sent d'emblée coupable, et en rajouter une couche par quelqu'un qui n'était pas à sa place me semble assez mal venu (et je précise de suite: ce n'est pas parce que deux personnes ont vécu un même genre de fait qu'elles ressentiront la même chose... Personne n'est à notre place lorsque nous vivons un drame).
C'est notamment ce qui m'a gêné dans l'approche que je dénonçais plus haut et ce qui me gène encore plus c'est qu'au delà de l'effet de style intellectuel visant à étaler une science forensique, nada, que tchi en matière d'outils pour prévenir d'autres victimes et aider celles qui le sont déjà. "Il n'y a pas qu'un genre de violeur", cool la belle affaire, bon OK, combien , Oui mais "chaque cas est différent". Être gêné qu'un nuisible soit appelé "prédateur" franchement c'est pas ce qui me gène le plus dans la problématique du viol.

Par contre, comment on s'y prend depuis l'éducation, la prévention au quotidien, la gestion post agression, ça ça me semble relever de plus d'intéret que votre explication qu'on ne peut en fait rien expliquer.

En brousse si un lion me charge, je tire, pour sauver ma peau et savoir que sa zone de chasse a été réduite, qu'un c*nnard qui me ressemblait à buté sa mère ou qu'il ait été sevré trop tôt ne m'aidera pas.

Ah oui, j'oubliais un violeur n'est pas un animal c'est un put**n d'être humain. Être humain mon cul, oui.

Pour Verdugo qui reprend à son compte cette facilité très commune reprise très souvent dans les commissariat et parfois même par les familles des victimes, elles-même. On peut agir et avoir une latitude avant et pendant une agression, mais pour autant, jamais on ne sera coupable de sa propre agression.
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 02 décembre 2011 à 08:16:53
Salut,

Verdugo, t'as intérêt à avoir un truc intelligent à dire derrière pour expliquer tes propos, parce que pour le coup c'est le truc le plus infâme que j'ai jamais lu sur ce forum.  Franchement c'est à GERBER.

Patrick : si ça me gêne, perso, d'appeler un violeur prédateur, c'est pas pour défendre son statut d'être sensible et vulnérable.  J'en ai rien à branler et il peut crever, de mon point de vue.  C'est juste pour cadrer les choses de manière plus utile.  Pour mieux outiller.  Pour ne pas laisser imaginer que le violeur est un truc méchant qui saute aux yeux dès qu'on le voit.  C'est pas le cas.  Ca peut être un mec sympa et gentil et qui n'éveille pas de soupçons. 

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: BULLYSSON le 02 décembre 2011 à 09:21:25
 ça mériterait un cours en soi.

Ciao ;)

David

Un instant David, j'ai cru lire "ça mériterait un cours de sol"... Je m'éloigne un peu du topic qui concerne principalement la prévention et les moyens de sensibiliser notre entourage à cette question. Toutefois je souhaite attirer l'attention aussi sur le fait qu'une fois que l'on a compris l'intérêt primordial de la prévention et si possible au moins d'un minimum de préparation physique et mentale, il y aura sur ce dernier point des choix à faire, choix d'un cours, choix d'un prof... En matière de viol, on travaillera de dos, au sol, dans une voiture, un appartement, dans des espaces très confinés, dans le noir complet, pourquoi pas sous l'effet de l'alcool, à chaque sous la menace d'une arme, avec un plusieurs agresseurs et l'on apercevra vite de la difficulté de se sortir d'une situation qui puent bien déjà... d'où re-prise de conscience et renfort de l'intérêt de la prévention. Une femme ou un homme de 45kg PEUT s'en sortir face à un agresseur de 100kg, mais à condition d'une explosion d'Animalité et d'une absence Totale d'inhibition... N'avoir aucune considération pour la santé de son agresseur, oser blesser, user d'une violence inouïe et probablement inédite pour soi... ce qui veut dire : devenir soi même LE prédateur... le temps de quelques secondes, quelques secondes qui paraîtront probablement une éternité... il faut être préparer à ça.
Perso je recommande le livre de Martial Vout "plus jamais victime !" et j'attire l'attention sur le travail du Dr Ruthless, de kathy long...
Le gros de l'offre en matière de self défense aujourd'hui oublie la prévention (on ne peut donc pas encore parler de self protection), oublie le sol (une aberration selon moi quand on prétend enseigner aussi à des femmes) ou propose un mix jjb free fight au sol qui bien qu'interressant au niveau sportif ne permettra pas à la victime de faire face avec TOUTES les armes que la Nature  lui a donné... entre un tatami et une ruelle mouillé par la pluie qui pue la pisse et l'essence, le chemin est bien long et pas de tout repos.
Aborder les saisies par derrière, les étranglements, le couteau, la gazeuse, le taser, debout et au sol, de face et de dos, le dialogue/négociation/détournement d'attention sous la contrainte, l'utilisation d'arme par destination, la stratégie instinctive et le vice, oser mordre fort très fort et arracher, essayer de shredder un mec cagoulé ou en casque intégral... tout ça utile, très utile même, mais pas facile... d'où intérêt de la prévention !



Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 02 décembre 2011 à 09:21:38
Patrick : si ça me gêne, perso, d'appeler un violeur prédateur, c'est pas pour défendre son statut d'être sensible et vulnérable.  J'en ai rien à branler et il peut crever, de mon point de vue.  C'est juste pour cadrer les choses de manière plus utile.  Pour mieux outiller.  Pour ne pas laisser imaginer que le violeur est un truc méchant qui saute aux yeux dès qu'on le voit.  C'est pas le cas.  Ca peut être un mec sympa et gentil et qui n'éveille pas de soupçons.
Ça c'est valable pour la plupart des formes de violence non ?
Titre: Re : Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 02 décembre 2011 à 09:26:31
Un instant David, j'ai cru lire "ça mériterait un cours de sol"... Je m'éloigne un peu du topic qui concerne principalement la prévention et les moyens de sensibiliser notre entourage à cette question. Toutefois je souhaite attirer l'attention aussi sur le fait qu'une fois que l'on a compris l'intérêt primordial de la prévention et si possible au moins d'un minimum de préparation physique et mentale, il y aura sur ce dernier point des choix à faire, choix d'un cours, choix d'un prof... En matière de viol, on travaillera de dos, au sol, dans une voiture, un appartement, dans des espaces très confinés, dans le noir complet, pourquoi pas sous l'effet de l'alcool, à chaque sous la menace d'une arme, avec un plusieurs agresseurs et l'on apercevra vite de la difficulté de se sortir d'une situation qui puent bien déjà... d'où re-prise de conscience et renfort de l'intérêt de la prévention. Une femme ou un homme de 45kg PEUT s'en sortir face à un agresseur de 100kg, mais à condition d'une explosion d'Animalité et d'une absence Totale d'inhibition... N'avoir aucune considération pour la santé de son agresseur, oser blesser, user d'une violence inouïe et probablement inédite pour soi... ce qui veut dire : devenir soi même LE prédateur... le temps de quelques secondes, quelques secondes qui paraîtront probablement une éternité... il faut être préparer à ça.
Perso je recommande le livre de Martial Vout "plus jamais victime !" et j'attire l'attention sur le travail du Dr Ruthless, de kathy long...
Le gros de l'offre en matière de self défense aujourd'hui oublie la prévention (on ne peut donc pas encore parler de self protection), oublie le sol (une aberration selon moi quand on prétend enseigner aussi à des femmes) ou propose un mix jjb free fight au sol qui bien qu'interressant au niveau sportif ne permettra pas à la victime de faire face avec TOUTES les armes que la Nature  lui a donné... entre un tatami et une ruelle mouillé par la pluie qui pue la pisse et l'essence, le chemin est bien long et pas de tout repos.
Aborder les saisies par derrière, les étranglements, le couteau, la gazeuse, le taser, debout et au sol, de face et de dos, le dialogue/négociation/détournement d'attention sous la contrainte, l'utilisation d'arme par destination, la stratégie instinctive et le vice, oser mordre fort très fort et arracher, essayer de shredder un mec cagoulé ou en casque intégral... tout ça utile, très utile même, mais pas facile... d'où intérêt de la prévention !
Je crois que ça ne fonctionne totu simplement pas comme ça et qu'il ne sert totu simplement à rein d'apprendre tout cele si on esneigne pas comment un violeur s'y prend. Un violeur, dans la plupart des cas va anihiler la volonté, presque l'identité de sa victime, la sidérer d etelle sorte qu'elle ne va pas pouvoir mettre en oeuvre une riposte adpatée.

Aprendre d'abord comment un proche tisse sa toile, les pièges, les moyens de contrainte, le décodage éventuel des motivations permettra, je crois, seulement de passer à l'étape suivante que tu décris.
Titre: Re : le viol
Posté par: BULLYSSON le 02 décembre 2011 à 09:50:05
Je suis un fervent partisan du travail en (toutes) situation(s) (réalistes) et à pleine puissance sur paos ou partenaire avec protections... Il me semble qu'on ne transforme pas un individu avec la seule préparation psy... C'est la vision d'un Lee Morrison ou d'un Rich Dimitri, et j'y adhère... Si on ne travaille pas, si on ne s'entraine pas à 100% de sa vitesse, on aura toujours un temps de retard sur le bitume... Perso je crois de moins en moins au travail au ralenti, qui même si il est un passage très utile et nécessaire dans un premier temps pour décomposer et apprendre une technique, se revelera très insuffisant pour faire face à la réalité d'une agression violente.
L'esprit et le corps vont de paire... rencontrer des situations stressantes et difficiles physiquement à l'entrainement renforce à la confiance et l'estime de soi. Si on prétend avoir un Animal en soi, faut-il encore lui ouvrir la cage de temps en temps et le laisser se promener... sur la gueule d'un partenaire d'entrainement (le plus protégé et le moins conciliant possible) qui revêtera le temps d'un instant la peau d'un agresseur...
J'en peux plus de voir des gens qui ont plusieurs années de self et qui n'arrivent toujours pas à mettre une beigne sans s'excuser... qui n'ont pas le regard noir quand on leur parle de sang... et qui frappent encore pour toucher et pas pour éteindre. Elle est où la trempe ? la rebellion ?


Je crois que ça ne fonctionne totu simplement pas comme ça et qu'il ne sert totu simplement à rein d'apprendre tout cele si on esneigne pas comment un violeur s'y prend. Un violeur, dans la plupart des cas va anihiler la volonté, presque l'identité de sa victime, la sidérer d etelle sorte qu'elle ne va pas pouvoir mettre en oeuvre une riposte adpatée.

Aprendre d'abord comment un proche tisse sa toile, les pièges, les moyens de contrainte, le décodage éventuel des motivations permettra, je crois, seulement de passer à l'étape suivante que tu décris.

Pour moi c'est complémentaire, pas opposé.

 ;)
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 02 décembre 2011 à 10:04:52
Citer
oublie le sol (une aberration selon moi quand on prétend enseigner aussi à des femmes)
J'ai jamais osé demander les détails précis sur le déroulement des évènements auprès de mes connaissances qui ont eu à subir ce type d'agression, mais je crois qu'on est un peu trop influencé par les stéréotypes là aussi et qu'on donne peut être une trop grande importance au grappling sur ce sujet en considérant ce type d'agression comme une sorte de combat de free fight.
En me mettant à la place d'un agresseur qui évalue le ratio cout/conséquence j'irai au plus simple et ce plus simple c'est pas d'emporter ma victime au sol (si elle porte un jean en plus, ça m'avancera pas à grand chose) mais de lui taper sur la tronche jusqu'à ce qu'elle se laisse faire, ou bien qu'elle soit suffisamment sonnée pour ne plus opposer de résistance. Ou de la faire picoler. De lui coller un ecstasy en loucedé dans son verre etc...
Je dis pas que le travail au sol est complètement inutile, hein? J'estime juste qu'on y accorde un bien trop grande importance en se basant sur ce qu'on imagine du déroulement type de l'agression.
Ceci dit, peut être que moi aussi je me gourre, mais certains indices me laissent penser que le déroulement est très différent que ce qu'on en suppose généralement.
Titre: Re : le viol
Posté par: BULLYSSON le 02 décembre 2011 à 10:15:04
Le sol serait donc l'exception de l'exception de l'exception...
Titre: Re : le viol
Posté par: g-dag le 02 décembre 2011 à 10:18:33
OK,

La prévention des agressions sexuelles cela passe :
- par le développement d'études scientifiques sur les violences sexuelles et des enquêtes de victimation ;
- par l'information et la sensibilisation des parents ;
- par l'information et la sensibilisation des enfants et des adolescents ;
- par la modification du discours sociétal sur la sexualité et la représentation du corps ;
- par le développement des cursus universitaires professionnalisants dans lequel les étudiants sont formés à la criminologie, à la victimologie, à la psychiatrie, à la sociologie, au droit ;
- par une formation continue adaptée auprès des professionnels, instituteurs, éducateurs, soignants, assistants-sociaux, associations d'aides aux victimes, magistrats, avocats, mandataires-judiciaires, policiers et gendarmes, etc.

Et tout cela, ce n'est pas de l'intellectualisme de bon aloi totalement déconnecté du pragmatisme de terrain. Tout cela se met progressivement en place.

La self défense au sens d'apprentissage d'une réponse physique à une agression sexuelle, si elle est utile, ne s'adresse qu'à un faible nombre de personnes pour un certain type de violence sexuelle.
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 02 décembre 2011 à 10:23:25
Ça c'est valable pour la plupart des formes de violence non ?

Oui, mais particulièrement pour le viol qui est très souvent commis par un proche : pote, ami de la famille, membre de la famille élargie ou pas, etc.

Mais bon ça reste un peu de la rhétorique, je te l'accorde.

David
Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 02 décembre 2011 à 10:35:41
Le sol serait donc l'exception de l'exception de l'exception...

Bien évidemment, non.
L'agression peut se développer en position verticale ( standing clinch & striking/choking modes ), pour se poursuivre sur plan horizontal.

Ou, se traduire par une amenée brutale au sol, suivie de striking & choking modes.

De toute manière, le sol fera partie de l'équation physique du problème.

____________________________________________________________________

L'idée de l'entrainement au contact, sous stress, sous scenari a déjà été invoquée maintes fois dans nos colonnes et toujours la problématique de l'enseignement destiné aux femmes a été soulignée.

Si l'on sort d'une ritualisation, d'une théâtralisation à grand renfort positif, on perd la quasi totalité du public féminin.
Si l'on acte brutalement, au plus près des réalités rencontrées, l'instructeur se retrouve devant le Désert des Tartares.

Alors, il faut choisir le moindre mal et oeuvrer là où l'on touche un public.
Melissa et Fast Defence.
Ce n'est pas parfait. Il y a des failles. Mais, au moins, quelque chose se fait.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Kilbith le 02 décembre 2011 à 10:54:21
Si l'on sort d'une ritualisation, d'une théâtralisation à grand renfort positif, on perd la quasi totalité du public féminin.
Si l'on acte brutalement, au plus près des réalités rencontrées, l'instructeur se retrouve devant le Désert des Tartares.

J'ai une expérience différente...mais dans un contexte particulier, l'Université.

Les étudiantes étaient très intéressées par une approche réaliste dans les cours de "sport de combat". Paradoxalement, alors que l'entrainement se faisait dans une ambiance "dure" fortement imprégnée d'anglaise, de française et de full contact, c'était plutôt les enseignants (profs de sports diplômés et très compétents) qui étaient réticents. Il ne voulaient voir que l'aspect "sportif" de la pratique. Le "sportif" pouvant être très viril et très engagé, mais cela devait rester sportif.

En clair les instructeurs qui voulaient répondre à la demande des étudiantes étaient fortement dissuadés et devaient s'affirmer. D'une autre coté, ils n'allaient pas jusqu'à pratiquer des séances "d’aguerrissement" comportant des risques réelles de blessures au mental et au corps. Dans ce dernier cas, c'est clair que c'est rapidement le désert des tartares....

...un peu comme lorsqu'on organise une sortie sur un forum et que la météo annonce de la pluie pour tout le WE.  ;)

PAVC

Titre: Re : le viol
Posté par: Karma le 02 décembre 2011 à 11:08:55
On a parlé des catégories de violeurs mais il est aussi intéressant de parler des catégories de victimes. Comme ça a été dit, quand on parle de prédateur, on diabolise l'agresseur sans chercher à comprendre ses motivations. Pour les victimes c'est la même chose, il y a souvent un phénomène de victimisation et une personne agressée peut prendre son statut de victime comme définitif et n'arrivera jamais à faire l'effort de s'en sortir et de se reconstruire.

C'est important de déculpabiliser mais il faut aussi comprendre pourquoi on est victime. Même si c'est sur à accepter, je ne crois pas du tout à l'affreux prédateur qui choisit sa victime au hasard. Derrière il y a toujours un choix, basé sur une faiblesse physique, psychologique, une orgine éthnique/culturelle. Certaines femmes ont par exemple tendance à toujours subir des violences conjugales, quelque-soit leur compagnon. Il faut comprendre pourquoi elles se mettent toujours dans cette position, pourquoi elles choisssent ce type de mec, bref comprendre le fonctionnement psy et essayer de changer.

NB: je pense qu'il faudrait séparer le côté self et prévention... d'ailleurs je crois qu'il y a un autre post "sol et viol" ou quelque chose comme ça
Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 02 décembre 2011 à 11:12:22
C'était, malgré tout et donc, un contexte avec des rappels sportifs.

Le viol ne rappelle pas un sport. Il est un agression complète qui déstructure, détruit, fait imploser tabous et idées reçues. L'impensable devient réel.

C'est une intrusion violente, complète, totale, chaotique. Bref, c'est une situation de combat corps à corps militaire sur terrain de guerre.
On peut faire plus de mal que de bien avec une instruction mal cadrée, non psychologiquement suivie, donnée par un personnel peu, mal ou non formé spécifiquement.

Il faut un encadrement psychologique de haute qualité. C'est une nécessite impérative.
Etre réaliste ne suffira pas.
Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 02 décembre 2011 à 11:25:10
Citer
Pour mieux outiller.  Pour ne pas laisser imaginer que le violeur est un truc méchant qui saute aux yeux dès qu'on le voit.  C'est pas le cas.  Ca peut être un mec sympa et gentil et qui n'éveille pas de soupçons. 

le but du predateur c'est justement de ne pas eveiller les soupçons est d'etre vu au dernier moment, sinon il maigrit et meurt.

la plupart des prédateurs n'on pas une sale tete ils sont justement super bien intégré dans leurs biotopes et surtout surtout ne deparaille pas dans le decor.

c'est son principe meme .

il y a de tres tres bonne choses de dites ici :up:

par contre j'entends tres souvent 'il faut etre encadré par un vrai professionel que se soit en self rbsd ou en sport"(pour citer serge en dernier)

c'est quoi un réel professionnel? en mp, si
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 02 décembre 2011 à 11:30:23

par contre j'entends tres souvent 'il faut etre encadré par un vrai professionel que se soit en self rbsd ou en sport"(pour citer serge en dernier)

c'est quoi un réel professionnel? en mp, si

Très vite, avant d'aller au boulot : quelqu'un connaissant le combat corps à corps, main nue et armée, criminologue, formé en psychologie et traumatologie, en neuro-sciences et en sciences médico-légales. De préférence, également, quelqu'un qui a été sur le terrain et rencontré nombre de victimes.

Bref, très peu de gens sur la planète. Mais, il y en a.
Sur le forum, comme çà, tout-de-suite : Force999.

Je file.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 02 décembre 2011 à 11:40:05
La self défense au sens d'apprentissage d'une réponse physique à une agression sexuelle, si elle est utile, ne s'adresse qu'à un faible nombre de personnes pour un certain type de violence sexuelle.
Je suis d'accord, mais la prévention s'adresse à tout le monde si on arrive à discerner des évènements ou attitudes qui peuvent annoncer un passage à l'acte dans le cas de proches ou connaissances.

Pour en revenir à Verdugo, quand il parle de culpabilité de la victime, j'imagine (j'espère) qu'il veut dire que malgré qu'on rabache certaines choses comme :
- ne pas boire plus d'un verre en soirée ;
- ne pas quitter son verre pour prévenir le risque d'être drogué ;
- ne pas humilier un lourdingue surtout en public même si on en a très envie ;
- ne pas porter de vêtements trop suggestifs (même si on sait que dans la majorité des viols ce n'est pas forcément la pulsion sexuelle qui amène le passage à l'acte) ;
- porter de svêtemnts qui permettent de coutrir et frapper ;
- ne pas se retrouver seule à des heures et des leiux inadaptés ;
- etc...

beaucoup de filles/femmes n'en tiennent aucun compte.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 02 décembre 2011 à 13:57:24
Pour commencer, je precise que je pense que le violeur est quelqu'un qui se sert, sans considerations pour la victime.

Basiquement, la liste de Patrick enonce pas mal d'exemples ou, justement, la victime serait coupable (ce qui n'enleve pas 1% du la culpabilite a l'agresseur).
Je SAIS qu'idealement les filles devraient se sapper comme elles veulent, que c'est leur droit. Je suis pour.
Neanmoins, ca peut attirrer sur elle la foudre (insultes, reputation, attouchements, etc).

Si on se balade en Australie, on prends des mesures de prevention contres les crocos, pareil en boite, on ne prends pas de verres d'inconnus, on ne se saoule pas, etc...

En revanche j'ai JAMAIS dis qu'il fallait le dire a la victime. Il faudrait travailler pour plus que ca se reproduise, pas l'enfoncer.
Voila pourquoi je cherche a comprendre pourquoi vous deculpabilisez la victime sur ce sujet, alors que dans les autres sujet, on voit pas mal de remarque sur le comportement negatif qui ont/ auraient pu conduire a des soucis. Apres, si c'est juste pour le tact vis a vis de la victime je comprendrai, mais etant donne que la on ne parle pas directement d'un cas precis, non je ne comprends pas.

Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 02 décembre 2011 à 14:05:30
Pour commencer, je precise que je pense que le violeur est quelqu'un qui se sert, sans considerations pour la victime.
Basiquement, la liste de Patrick enonce pas mal d'exemples ou, justement, la victime serait coupable
NON, NON et NON, la victime peut influer et ne pas le devenir mais jamais elle ne sera coupable de son sort Sinon, ça veut dire qu'une prostituée, une streepteaseuse, une habituée d'un club échangiste mérite d'être violée.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 02 décembre 2011 à 14:35:42
Non, personne ne le merite. Ca n'a rien a voir avec ce que je pense.
Bien sur ce que j'ai dit sur la liste de Patrick est mon avis, et il n'est pas fixe, c'est assez flou.

Quelqu'un qui se bourre en soiree= quelqu'un qui nage avec des requins.

On devrait tous etre seuls possesseurs de notre corps, tant qu'on nuit pas, mais voila, y a des gens qui n'en ont rien a foutre de ca.
"Dieu les a faites pour coucher avec les hommes, on la baise et elle comprendra": Ca je l'ai deja entendu.

Donc on doit se proteger nous meme, suivre un maximum de precautions.
Vous l'avez pas encore enonce, mais la regle de base pour moi: Chaque mec et un violeur en puissance. Vous pourrez dire ce que vous voulez, je changerai pas d'avis sur ce point.

Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 02 décembre 2011 à 14:44:31
Verdugo...  Entre le fait qu'on puisse avoir une part de pouvoir et de responsabilité dans la prévention des viols et le fait d'être coupable de s'être fait violer, il y a un UNIVERS de différence. 

Si t'es pas foutu de la voir, cette différence, je pense que t'as rien à foutre ici.

David

Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 02 décembre 2011 à 14:52:53
Ben justement, c'est pour ca que je demande; je ne vois pas, les victimes ne le merite pas, mais si elles auraient pu eviter ca par de simples precautions, je considere que cette erreur fait qu'elles ne peuvent pas TOUT jeter sur l'auteur.

Pour moi ce genre d'attitude tend a faire passer ca pour un "coup du sort", alors que non, y a de simples actions qui peuvent reduire les risques dans bon nombre de situations (je parle de victimes adultes, qui ne sont pas soumis sous l'emprise constante du coupable).
Titre: Re : le viol
Posté par: DavidManise le 02 décembre 2011 à 15:04:43
Rien à voir avec un coup du sort.  put**n, c'est quoi ce raisonnement binaire de m*rde ?  Si c'est pas blanc donc c'est forcément noir ? 

Et si, elles (et ILS) PEUVENT rejeter la faute sur l'auteur du crime.  Entièrement.  Parce que c'est lui qui l'a commis, ce crime, et qu'il avait le choix de le faire ou pas.  Le fait qu'on puisse diminuer le risque d'être une victime en agissant bien (et donc en sachant quoi faire, et donc en ayant été éduqué, etc.) ne change rien au fait que c'est l'agresseur qui reste le coupable ET le responsable.

Pour le reste, y'a plein de victimes adultes qui SONT sous l'emprise constante, totale et insurmontable du coupable.  Je pense que tu es en train de nous démontrer avec brio qu'il reste énormément de travail à faire pour faire évoluer les mentalités au sujet du viol comme de la violence psychologique et de ses effets sur la capacité des gens à prendre des initiatives, encore aujourd'hui, en 2011, en France.

Je vais aller vomir, tiens.  Ca me soulagera plus que de parler avec toi...

David, écoeuré.
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 02 décembre 2011 à 15:11:11
Citer
Le sol serait donc l'exception de l'exception de l'exception...
Non, on fait juste une part trop importante au sol dés qu'on parle de viol, à mon avis. C'est effectivement important mais pas plus que pour un public non féminin (mais pas moins). J'entends encore régulièrement autour de moi que le jjb/grappling c'est la panacée en matière de SD pour les femmes, hors c'est affirmé sans que ce soit corroboré par les faits, juste parce qu'on pré suppose que vu que ça va se finir en position horizontale (ce qui n'est pas le cas de tous les viols) le combat va se dérouler dans cette dimension. Je remarque aussi que ceux qui affirment doctement (je parle pas pour toi BULLYSSON mais le stéréotype viol=sol à la vie dure) que le grappling c'est la panacée en matière de SD sont des hommes, les femmes (pratiquantes d'un AM ou d'un SDC) ont un avis très différent sur la question, le sol elles veulent juste en savoir suffisamment pour ne pas y aller et pour se relever rapidement si elles y sont contraintes.
Titre: Re : le viol
Posté par: ulysse le 02 décembre 2011 à 15:11:29
ici le témoignage d'un homme violent (il battait sa femme) qui s'est soigné, qui raconte.
J'ai relevé l'article car ce genre de témoignage est pas si fréquent. Le rapport avec le sujet de ce post est pas forcément flagrant, mais il a le mérite d'evoquer les rapports entre un "bourreau" et sa victime.
http://www.liberation.fr/societe/01012372679-frederic-matwies-range-des-raclees
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Willy le 02 décembre 2011 à 15:21:49
Ben justement, c'est pour ca que je demande; je ne vois pas, les victimes ne le merite pas, mais si elles auraient pu eviter ca par de simples precautions, je considere que cette erreur fait qu'elles ne peuvent pas TOUT jeter sur l'auteur.



Je ne peux pas être en accord car c'est quand même bien le propre de l"Homme que d'être doué de raison, capable de discernement et de se donner des limites.

Un être humain, et quelles que soient les circonstances, est entièrement responsable de son comportement de violeur.

Par tes propos, tu rends responsable la victime et déresponsabilise le violeur ... .

Et, NON, "tout homme n'est pas un violeur en puissance" pour les raisons précédentes ...

 
Titre: Re : le viol
Posté par: Chris-C le 02 décembre 2011 à 15:42:46
Avec ce type de raisonnement (qui n'a pour lui que le fait d'être la solution de facilité "tu t'es fait violer? t'avais qu'à pas d'habiller comme ça et boire que de l'eau") on va vite se retrouver à accuser le couturier, le fabriquant de parfum, la marque de boisson, le barman, le propriétaire de la boite de nuit, les magazines de mode....ect

Perso j'aurais pas les c*u!lles de tenir ce genre de discours.
Mais j'ai pas de solution non plus, a part c'elle de donner à chaque personne interesser les outils pour rester en vie et savoir reprendre ses esprits même au coeur de la fête. Sinon c'est de l'asistanat.

Supprimer les artifices de la fête supprimera les fadas? je crois pas, ça fera juste des fêtes pourries. Et les fadas réadapteront leur choix.
Avoir des gens qui savent faire la fêtes et qui savent ne pas s'enfoncer dans des situations pourries c'est déjà autres choses.

C'est à chaque citoyen et citoyenne de prendre conscience que dans la vie parfois on ce retrouve seul à gérer une m*rde.
ça sert pas à grand chose à mon avis de parler pendant des heures à savoir si on mérite de prendre la m*rde dans la gueule, ou comment supprimer la m*rde avant qu'elle n'arrive.

C'est à mon avis justement parceque à un moment on peut laisser croire à quelqu'un que la m*rde à était supprimée, qu'elle ne risque plus rien, qu'elle se laisse doucement porter par le confort de l'assistanat ambiant. Et ça c'est une autre forme de m*rde.

Avec ton raisonnement Verdugo, c'est le bordel assurer dans tout les sujets possibles.
-une personne c'est fait voler son sac à l'arracher. Le voleur à été tenter par se sac qui pendait au bras de la victime... le pauvre
-un loup à bouffé un troupeau de mouton. C'est la faute du berger qui tente le loup en faisant petre ses brebis dans la montagne...
-Verdugo c'est fait virer du forum parceque il tient des propos trés limite sur un sujet trés grave, c'est la faute à Patrick qui à ouvert un post sur le viol. Quoique David en créant ce forum à participé aussi à te faire tenir c'est propos.....

Y'a des sujets ou faut rien lâcher, celui là en est un. Mettre en garde une personne contre un risque potentiel c'est quelque chose, lui dire c'est bien fait pour ta gueule tu l'a cherché, une autre.

Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Moleson le 02 décembre 2011 à 15:46:26
....
Vous l'avez pas encore enonce, mais la regle de base pour moi: Chaque mec et un violeur en puissance. Vous pourrez dire ce que vous voulez, je changerai pas d'avis sur ce point.



Bien... peut être pour toi, probablement..

Pour moi non... et ça fait 50 ans que c'est comme ça.

Idem pour réussir à faire le distinguo entre culpabilité et cause.

Mais c'est tendance à mélanger les genres, culpabiliser les victimes et protéger les criminels.

Moléson
Titre: Re : Re : Re : le viol
Posté par: choco le 02 décembre 2011 à 16:09:57
Bien... peut être pour toi, probablement..

Pour moi non... et ça fait 50 ans que c'est comme ça.

Idem pour réussir à faire le distinguo entre culpabilité et cause.

Mais c'est tendance à mélanger les genres, culpabiliser les victimes et protéger les criminels.

Moléson

Je te rejoint totalement en tout points sauf sur les 50 ans  ;#.  ;)
Titre: Re : le viol
Posté par: Oim le 02 décembre 2011 à 16:16:21
Le point de vue de Verdugo est pour le moins « différent » et je ne le partage pas mais je pense qu’il mérite d’être entendu, developpé et surtout compris.
Au sens d’en comprendre les ressorts et non de l’approuver.

Il semble , ici, atypique, mais peut-être l’est-il beaucoup moins ailleurs, particulièrement dans certains environnements et il y a peut-être à apprendre de cela.
Cela peut donner des idées de conseils à donner pour se protéger des gens qui partagent ce point de vue.

Si les conseils sont : Ne pas sortir, rester devant ses fourneaux ou ne sortir qu’accompagner de son conjoint/protecteur/mec/mac… cela présente peu d’intérêt Mais peut être y a-t-il des comportements ou des attitudes qui sont interprétés par certaines personne comme le signe que l’on « mérite » cela ? 
Je pense aux personnes qui prononcent la phrase choquante « "Dieu les a faites pour coucher avec les hommes, on la baise et elle comprendra"
Autour de vous on dit ça ?..... Lui il l’a déjà entendu.

 Ce serait intéressant de connaitre le profil de ceux qui tiennent ce genre de propos et leurs critères pour sélectionner celles et ceux à qui ils estiment justifié de faire profiter de cet enseignement pour le moins particulier…

Juste partager le savoir particulier que chacun peut avoir dans le but d'avoir le maximum d'outils pour protéger/préserver la vie.
Titre: Re : le viol
Posté par: Lemuel le 02 décembre 2011 à 16:18:21
C'est bien.
J'ai enfin quelques réponses à des questions que je me posais en page 1 et 2 de ce fil. Discussion avec (Kazar.)
Titre: Re : le viol
Posté par: Oim le 02 décembre 2011 à 16:42:55
@ lemeuel : en partie oui le débat de la culpabilité y était déjà bien présent ainsi que la distinction à faire (ou pas) entre culpabilité et responsabilité

Ta remarque m'a ammené à reprendre ce fil à son début (excusez moi je suis nouveau) et le post de Sharky sur la loi de la prison envers les pointeurs et qui y est considéré comme un "violeur honorable" par les autres détenus m'éclaire un peu sur la population qui peut partager certains points de vue : en fait c'est les détenus potentiels et ceux qui partagent leurs" valeurs" si l'on peut dire...

Cela ne retire rien à l'intérét de connaitre leurs crititères de "sélection" mais j'ai bien peur que ce soient toutes " femme en âge et en situation de l'être" et par conséquent beaucoup de nos proches ...

Oim (qui va peut-être plutôt apprendre le maniement du couteaux à ses filles que de leur parler prévention)
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 02 décembre 2011 à 16:45:05
Pour repondre a Oim (Oit ?) : J'ai entendu ca de la part de jeunes, de 15 a 25 ans, en Afrique, et en France de la part d'Africains.
Je suis 100% contre ce mode de vision "on a le droit de t'enseigner comment vivre"


A tous: ca fera pas progresser le sujet; mais n'allez pas comprendre que je dedramatise l'acte, la douleur de la victime, ou la responsabilite de l'auteur.



Titre: Re : le viol
Posté par: choco le 02 décembre 2011 à 16:52:45
Citer
A tous: ca fera pas progresser le sujet; mais n'allez pas comprendre que je dedramatise l'acte, la douleur de la victime, ou la responsabilite de l'auteur.


Peut être pas, mais c'est cette tendance qu'a bien décrit Moléson qui devient facheuse, tendance d' ailleurs qui tend à s'elargir à tous les crimes et delits, je ne citerais aucun exemple pour  ne pas digresser du fil, mais nombres de faits plus ou moins recents, illustrent en tout point cela ...
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 02 décembre 2011 à 17:31:51
Citer
J'ai entendu ca de la part de jeunes, de 15 a 25 ans, en Afrique, et en France de la part d'Africains
Le point de vue des femmes d'origine africaine sur la question est il le même? 
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Moleson le 02 décembre 2011 à 19:10:33
Je vais mettre les points sur les i.

J'ai "eu" souvent envie de baiser une femme, jamais envie de lui arracher ces vêtements, lui mettre des baffes et la pénétrer de force.
Si elle est mignonne, provocante ou a une mini-jupe à la ras la touffe n'y change rien (à mon refus absolu de la violence dans ce contexte)

Le type que je trouve en train de violer ma fille/femme, il a intérêt de courir plus vite que 400 m/s. Et lui mettre une balle dans la tête me poserai aucun problème ni moral ni pratique, il y a juste les conséquences qui me dérangent un peu. le personnage en question pourra me raconter tous ce qu'il veut sur la culpabilité de ma femme/fille ça aggravera juste son cas.


Et je pense ceci, car j'ai fait le choix, de ni violer une femme, ni voler, ni blesser ou tuer gratuitement une autre personne. Personne ne m'a forcé à être un homme comme les autres, mais personne ne m'a pas non plus forcé à devenir un criminel.

Donc il y deux catégories, ceux qui sciemment font du mal à autrui et ceux qui sciemment essaient de ne pas le faire. C'est binaire mais c'est la réalité. Le reste.... le oui mais le contexte social, la victime a provoqué le geste etc.. me fait vomir. C'est du branlage de nouille de bobo qui d'ailleurs le jour ou la m*rde le heurte est le premier à crier au scandale.

Alors je sais qu'il y a des trou du cul qui considèrent une femme comme un réservoir à foutre.... Et alors ce sont des trou du culs point barre.


Une femme violée est victime sans mais et si... Le violeur est un tas d'immondice dont on devrait passer l'outil du crime au mixer...


Une fois que les bases de discussion sont posée:

Oui il faut faire de la prévention car il y a des salopards sur terre....

Mais ça rien à voir avec une culpabilité quelconque de la potentielle victime.

Moléson

 
Titre: Re : le viol
Posté par: sharky le 02 décembre 2011 à 19:17:24

Moleson: Clair, net et précis.
Merci
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Willy le 02 décembre 2011 à 19:37:45
Pour repondre a Oim (Oit ?) : J'ai entendu ca de la part de jeunes, de 15 a 25 ans, en Afrique, et en France de la part d'Africains.
Je suis 100% contre ce mode de vision "on a le droit de t'enseigner comment vivre"


Ben, peut Etre que tu ne fréquentes pas les bonnes personnes !!
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Bomby le 02 décembre 2011 à 22:39:46
C'est mal de s'adonner à des joutes rhétoriques sur des sujets graves, mais je vais me faire indirectement l'avocat du diable et de son serviteur verdug0, juste pour qu'il ne soit pas le seul à se faire lyncher.

Parmi les exemples suivants: Responsable ou pas responsable ? Coupable ou pas coupable ?
(...)
Après avoir répondu, notez les subtilités:

(...)


Tu as raison de vouloir distinguer les choses, AC, et de vouloir stimuler la réflexion mais, puisque tu sembles aimer les subtilités, de quoi veux-tu parler exactement ici?

De la responsabilité causale, ou plutôt causalité logique, ou enchaînement logique des faits ?

De la responsabilité morale (ce qui revient en gros à mettre en relation, en termes de bien ou de mal pour soi ou pour autrui, les conséquences bonnes ou mauvaises des choix consciemment posés et la façon dont on les a posés) ?

De la responsabilité juridique, en général ?

De la responsabilité pénale en particulier, autrement dit, si cette responsabilité pénale est avérée, de la culpabilité au sens juridique ?

De la culpabilité psychologique, ou plus précisément du sentiment de culpabilité psychologique ?

Personnellement, je trouve que tant que l'on ne précise pas le plan sur lequel on se situe, la discussion sur ces sujets a toutes les chances d'être totalement stérile...

Je suis par ailleurs un peu surpris par ce que tu écris sur le fait que : "dès qu'il y a un agresseur dans l'équation, on lui attribue facilement la responsabilité (...)".

Le "facilement" m'étonne... Mais peut-être est-ce dû au fait que précisément, le plan d'analyses sur lequel tu te situes n'est pour moi pas clair...

Cordialement,

Bomby
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 03:10:24
Apres quelques recherches pour trouver un terme adequat; la responsabilite causale grave (= responsabilite du risque créé) retranscrit bien mon avis.

Pour que ce soit clair, non je ne pardonnerai rien aux violeurs, meme si la fille se balladait en string dans une cave.
Non je ne ferai pas culpabiliser la victime (j'ai deja eu des connaissances a qui s'est arriver).
Et Oui, je considere chaque mec (sauf ceux que je connais tres bien, et qui ne me semble pas etre comme ca) comme un violeur en puissance (capable de le faire). Je prefere mettre tous les inconnus dans un meme panier pour ne pas me prendre un couteau dans le dos. J'en connais plein que ca gene pas de rouler bourres et sous shit, ils sont tres sympas mais ca reste des tueurs en puissance (ca m'etonnerai pas qu'ils percutent des passants) n'en ont rien a foutre de la vie des autres.

Willy, non je ne frequentAIS pas de bonnes personne. Je suis parti des cites pour ca. La je frequente des inconnus dont je ne partage pas la langue. Ca va faire un an que je ne parle plus en Francais a part sur le net...

Depuis le debut, on parle de "gens" ou de "filles" en potentiels victime. Personne ne parle de victime mec.
J'ai aussi connu des mecs violes, et pas en prison.

Je ne sais pas si on a un avis different, ou si simplement le mot "coupable" ne reflete pas non plus mon avis.

Quant a l'education dont parlait David, vous devriez interroger des jeunes Francais, vous seriez surpris.
Si mon avis fait gerber David, alors preparez vous a en castrer un bon nombre.

Le fait est que responsabilite causale aggravee ou non, je me rangerai du cote de la victime. Encore une fois, j'en connais qui pensent que si elles se sappent comme des sal*pe (deja rien que ca...) ele meritent d'etre traitee comme telle. Et non je parle pas que des racailles.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 03 décembre 2011 à 03:14:40
Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics encouragent vivement la population à installer des détecteurs de fumée, et annoncent que ce sera bientôt obligatoire. Un père de famille ne l'avait pas fait, et il vient de perdre ses enfants dans un incendie.
Son ex-femme l'attaque pour homicide involontaire et négligence caractérisée. Est-il coupable ? Est-il responsable ?
Coupable de négligence, peut-être, mais au même titre  que celle qui l'attaque. La notion de "chef de famille" n'existant plus depuis 1970, cette dame l'est tout autant car, de la même façon que repasser et faire la bouffe n'est pas de son rôle exclusif, la sécurité du foyer n'est pas le rôle exclusif de Monsieur. S'il s'était agit d'un incendie criminel déclenché par autrui, la responsabilité pleine et exclusive aurait été celle du commettant sans qui RIEN NE SERAIT SURVENU.


Tout ça pour montrer à quel point cette discussion est polluée par la testostérone. Verdug0 écrit maladroitement "coupable" au lieu d'une formulation plus nuancée, et nous lui tombons tous dessus comme si il avait insulté nos filles et nos compagnes. Puis il écrit "Règle de base: chaque mec est un violeur en puissance" et quelques-uns se sentent obligés de répondre "Non, pas moi !", alors qu'il voulait probablement dire "Quand je rencontre un inconnu, j'ai une règle: je me comporte comme si c'était potentiellement un psychopathe, parce que c'est statistiquement possible".
Ça fait 20 ans que je prône qu'on a dans la plupart des cas d'agression la possibilité de prévenir ou d'en limiter les effets mais il serait très pervers d'en tirer pour autant l'inversion de la charge de responsabilité.

Celui qui est responsable est celui qui passe à l'acte, point barre.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 03:44:27
Je tente de comprendre le point de vue qui regne ici.
Apres, si ca plait pas, ben tant pis, vous resterai inchanges (ou verrez peut etre les gens differemment ) et moi, je comprendrai le point de personnes qui se sont bien plus casses la tete sur ce sujet que moi.

J'ai en effet trouve cette definition sur un site suisse. N'empeche que, de mon point de vue, ce terme me permet de mettre sur ecran ce que je pense de maniere un peu plus exacte.
Les victimes ont une part de responsabilite, du fait d'avoir cree (ou de ne pas avoir prevenu ?) un risque.

Un autre point qui est etonnant, depuis mon intervention, malgre le nombre de fois ou j'affirme de pas retirer une once de responsabilite au violeur, on me le repete regulierement...

Celui qui est responsable est celui qui passe à l'acte, point barre.
Une question pour Patrick, qu'en serait il de la responsabilite/ culpabilite d'un blanc qui arriverait dans un ghetto deGuyane avec une liasse de billets violets? Si il se fait tabasser/ voler, Il n'aurait donc aucune responsabilite dans sa situation?

Et un touriste qui se ballade de Savane pas prepare du tout et qui se fait bouffer par des lionnes?

Ça fait 20 ans que je prône qu'on a dans la plupart des cas d'agression la possibilité de prévenir ou d'en limiter les effets mais il serait très pervers d'en tirer pour autant l'inversion de la charge de responsabilité.
Je ne repartis personnellement pas les responsabilites.
Le violeur a selon moi 100% de responsabilite dans ses actes, meme si il aurait ete "provoque".
La victime aura un certain pourcentage variable, mais pas en faisant diminuer celui de l'aggresseur pour autant.
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 03 décembre 2011 à 05:32:49
Une question pour Patrick, qu'en serait il de la responsabilite/ culpabilite d'un blanc qui arriverait dans un ghetto deGuyane avec une liasse de billets violets? Si il se fait tabasser/ voler, Il n'aurait donc aucune responsabilite dans sa situation?
Avec ce genre d'argument, tu légitimes très exactement le langage du gardé à vue qui fait porter à sa victime forcée la responsabilité du viol au motif qu'elle est attirante et vêtue de façon sexy et que lui n'a pas tiré un coup depuis des lustres.

Personnellement, je ne connais pas de femme qui se ballade en minijupe et décolleté dans des endroits de forte concentration masculine et misère sexuelle. Mais même si cela était, elle conserve le droit absolu de vivre ses envies et ses fantasmes à elle avec celui-ci et pas celui-là. Se met elle, se faisant, en danger, certainement. A t'on le droit de la forcer pour autant, en aucun cas.
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 03 décembre 2011 à 06:07:53
Citer
Les victimes ont une part de responsabilite, du fait d'avoir cree (ou de ne pas avoir prevenu ?) un risque.
Dans la mesure ou la plupart du temps l'agresseur est un proche (les 3/4 du temps), agissant avec préméditation, que les victimes sont pour plus de la moitié d'entre elles des enfants ou des adolescent(e)s et que le lieu de l'agression est le plus généralement le domicile de la victime ou celui de l'agresseur (près de 70% des viols se déroulent dans ces lieux), je trouve que la part de responsabilité de la victime est d'une manière générale relativement congrue.
Le viol type c'est plus souvent une agression préméditée sur un enfant ou un ado par un proche plus âgé et dans un lieu familier, et pas la situation qu'on imagine en général, à savoir la nana court vêtue qui traine dans un quartier mal famé. Le plus dérangeant à admettre étant que le portrait type de l'agresseur c'est quelqu'un en qui on a toute confiance. Ce qui n'exclut pas qu'on peut aussi être victime d'un inconnu, rencontré au hasard et dans la rue. C'est juste pas le plus fréquent et c'est pourtant sur ce stéréotype qu'on raisonne le plus souvent.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 07:09:02
Magoo, je parle en l'occurrence du cas plus rare, ou la victime n'est pas sous "emprise" constante de l'aggresseur. Malheuresement il semblerait qu'en France, ce soit souvent un proche qui a un grand ascendant sur sa victime...

Patrick, je ne legitime rien. Si en revanche mon discours tendrait a decharger un aggresseur, et bien tant mieux si je le garde pour de rares personnes, en dehors du forum avec lequel je l'ai partage.

Ca provient surement de ma facon de gerer ma vie: rien n'est du au hasard, tout est du a une suite d'evenements, s'il m'arrive quelquechose en bien ou en mal, c'est a cause de mes precedentes decisions.
Titre: Re : le viol
Posté par: Maximil le 03 décembre 2011 à 10:25:10
Verdugo, je comprends ton point de vue. Vraiment. Ceci dit, dans l'absolu, ne sommes-nous pas dans un état de droit ? Un lion qui bouffe un touriste : la loi applicable est celle du plus fort (ou du qui court le plus vite  :D). Mais dans une societé de droit, ce n'est pas censé être le cas.
Alors oui, quelqu'un peut se mettre en danger et ce n'est pas intelligent. Mais son droit n'en est pas moins intact.

Prévenir, prévenir, prévenir mais être libre aussi...
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 10:35:58
Je suis d'accord dans une certaine mesure...

Oui on est dans un etat de droit. Oui et non. Certains y sont, et le vivent, d'autres se promene  simplement a l'intererieur. Pensez a un athe dans une mosquee...

D'ou le fait que je ramene souvent la comparaison avec un requin ou un lion. Lui on essaie pas de lui expliquer, on se protege. Apres malheuresement, l'aggresseur est toujours protege par les lois qui protegent ses victimes... Je trouve ca con. Mais c'est un autre debat.
Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 03 décembre 2011 à 11:07:15
Citer
Ca provient surement de ma facon de gerer ma vie: rien n'est du au hasard, tout est du a une suite d'evenements, s'il m'arrive quelquechose en bien ou en mal, c'est a cause de mes precedentes decisions.

c'est dans ta culture et ton education , tu portes ta croix au sens propre du terme et tu payes pour toute la misere du monde , si tout est mal c'est de ta faute, tu feras attention mais la confession a ete crée pour.

tu compares souvent le monde animal sauvage et l'humain mais ils ne peuvent pas etre comparé , car l'humain a cree des lois(voir mon poste sur la violence)

enfin cela ne va rien creer de discuter sur un forum :( de prise de position.

Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 03 décembre 2011 à 11:41:20
et dieu alors , un gars qui te voit en permanence et qui c'est tout ce que tu fais et qui peux te punir en un claquement de doigt c'est pas flippant ça ;#

Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Patrick le 03 décembre 2011 à 11:48:19
et dieu alors , un gars qui te voit en permanence et qui c'est tout ce que tu fais et qui peux te punir en un claquement de doigt c'est pas flippant ça ;#
D'ailleurs j'aimerais pas être à la place des parents obligés d'expliquer sur des bases tangibles pourquoi un vieux barbu habillés de rouge n'existe pas mais qu'un vieux barbu habillé en blanc si. :lol:

Mais pourquoi papa/maman ? Parce que des milliards d'adultes, sains d'esprit qui n'en ont aucune preuve y croient ma chérie. Ah, ok et on a la preuve qu'il existe pas le père noël du coup ?
Titre: Re : le viol
Posté par: Leif le 03 décembre 2011 à 11:59:18
moi je dis que il faudrait pas qu'on fasse trop les cons pat ;#

je trouve que la ville n'est plus tres sur c'est temps si fella.

j'ai peur d'aller au saloon :lol:

bisous a tous :)
Titre: Re : le viol
Posté par: PlatypuS le 03 décembre 2011 à 12:34:03
Voici les capotes anti-viol (http://gizmodo.com/5569537/condoms-with-teeth-fight-rape-in-south-africa)... Je me pose une question au sujet de ces trucs: est-ce que ça ouvre des plaies, ces machins? nan parce que ça pourrait faciliter la transmission de toutes sortes de saloperies...

[edit] lien réparé...
Titre: Re : le viol
Posté par: Maximil le 03 décembre 2011 à 13:10:47
le lien ne marche pas chez moi
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 14:28:37
Je suis pas pour ce systeme...

Edit de Maximil : La vulgarité n'apporte rien au débat.

Et puis si on met ca, c'est quelque part pressentir son propre viol... un peu extreme, mieux vaut un couteau dans ce cas non ?
 
Edit de **Serge** : il y a pléthore de sujets et d'interventions, en cette rubrique, pour cadrer l'usage du couteau en situation de défense et de combat. Evitons les lieux communs et autres niaiseries de ce genre. Le forum a vocation d'instruire et d'éveiller, pas de colporter les visions fantasmatiques de chacun, sur quelqu'arme ou quelqu'objet que ce soit.

Soignez votre communication, sur la forme et sur le fond.
Titre: Re : le viol
Posté par: Maximil le 03 décembre 2011 à 14:42:40
Peut-on recentrer le débat svp avec des infos fiables ? Ca part n'importe comment là...
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 03 décembre 2011 à 15:20:04
Mes excuses.

Neanmoins, je ne trouve pas que ce soit un systeme de defense adapte. Et absolument pas un systeme de prevention.

Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 03 décembre 2011 à 15:26:03

Neanmoins, je ne trouve pas que ce soit un systeme de defense adapte. Et absolument pas un systeme de prevention.


Le site sur lequel est référencé l'objet ne laisse, en lui-même, aucun doute sur la qualité intrinsèque de celui-ci  ;)

Citer
gizmo (plural gizmos)

   1. A nonsensical placeholder name for something that one does not know the proper term for : gadget.

Passons à autre chose ...  :)
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 03 décembre 2011 à 20:41:34
Au sujet du viol, un reportage sur ARTE
Citer
En Afrique du Sud, les femmes lesbiennes sont victimes d’une homophobie redoutable souvent soldée par des viols d’une brutalité extrême.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/arte-reportage/4296746.html
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 04 décembre 2011 à 03:52:08
Je ne peux pas voir le documentaire, mais rien qu'a ta description, je presume qu'il s'agit des viols "pour corriger les femmes, car elles doivent coucher qu'avec des hommes".

Ca arrive en France, y compris sur les gays: des mecs violent des gars homosexuels pour qu'ils arretent d'etre Gay, mais ca les aggresseurs le revendiquent moins, donc j'ai pas pu comprendre les motifs derriere ca...
Titre: Re : le viol
Posté par: mrmagoo le 04 décembre 2011 à 05:24:29
Oui, l'expression glaçante employée est "viol correctif", je suis tombé dessus par hasard hier soir. En filigrane c'est la sournoise stratégie de domination des femmes grâce au contrôle masculin de la sexualité féminine par la terreur qui est illustrée. En revanche pas un mot sur la vie des garçons gays qui doit pas être vraiment folichonne non plus.
Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 04 décembre 2011 à 05:33:51
Les seules histoire qu'ont m'ai decrites sur des viols de gays mecs se sont deroules en cites francaises par des anti-gay.
Titre: Re : le viol
Posté par: Rosetta le 10 décembre 2011 à 00:18:18
La capote anti-viol c'est une fausse bonne idée. Peut-être que le mec peut en effet en éprouver ensuite un certain remord du coup et ne plus recommencer et encore... ça n'empêche en rien la violence qui a lieu avant, et la violence qui risque d'avoir lieu après, quand le mec en question déchaînera sa rage sur celle qui l'a si outrageusement blessé dans sa virilité  :glare:

Après deux semaines d'absence j'ai mis un peu de temps à tout lire. Oui, vous avez raison en un sens, créer une telle liste supposerait qu'on puisse explorer tous les types de situations et à peu près toutes les catégories de victimes et d'auteurs. Mais cela n'empêche pas d'identifier quelques comportements précurseurs et si ça peut éviter à certaines d'en passer par là ce sera déjà ça de pris.

Petit aparté à Verdugo : je vois très bien ta position, et j'ai déjà entendu ça, c'est aussi pour ça que je n'en ai parlé que très rarement, culpabilisant assez moi-même je ne me voyais pas encaisser ce type d'arguments de la part d'un autre. Oui il y a parfois une part d'inconscience, et quand t'es gosse je crois que c'est un peu ce qui te caractérise malheureusement heureusement. Un gosse n'est pas pour autant coupable de son inconscience, il est comme ça, c'est intrinsèque. Crois-moi ça disparaît après et d'une manière très brutale. Je ne valide pas ça non plus pour une adulte, justement parce qu'on peut très bien ne pas voir venir du tout, n'avoir rien fait pour déclencher quoi que ce soit, et m*rde à la fin, celui qui agit peut aussi choisir de ne pas le faire!

Après ce post de l'autre jour, j'ai commencé à lister les petits trucs qui auraient dû me donner l'alerte et vu que certains ont eu l'air intéressés pour leurs enfants je peux expliquer.
- le mec était mielleux, trop. Il avait changé imperceptiblement d'attitude en m'incitant à le suivre "pour parler" : gestes tout en douceur, voix devenant presque trop douce, doucereuse (je me souviens encore de cette voix-là, il parlait lentement en souriant, d'un ton égal)
- parallèlement j'aurais dû distinguer l'écart entre cette attitude manifestement construite pour m'"endormir" et quelques gestes de nervosité (il n'arrêtait pas de regarder autour, il se rongeait les ongles et il fumait des tonnes de clopes sans les finir, il était assis sur un muret et sa jambe ne cessait de bouger)
- j'aurais dû aussi partir quand il a commencé à me rabaisser, à me dire que j'étais une gamine, que j'avais de la chance et que toutes les filles du camping voudraient être à ma place (toujours en souriant avec sa voix doucereuse)... trouver un prétexte pour me casser en lui disant que j'allais revenir tout de suite.
- j'aurais dû enfin courir loin quand il a essayé de me convaincre avec des arguments que c'était vraiment bien de faire ça : "il faudra bien que tu le fasses un jour", "tu verras après tu seras vraiment une femme", "je vais chercher de la bière dans ma tente ça va te détendre et tu vas aimer ça" puis en s'énervant un peu "put**n mais tu peux pas me chauffer comme ça et après ne rien faire, maintenant t'es obligée" (paraît-il, vu que je ne portais pas de soutif sous mon pull- normal pour une fille sans nichons de 13 ans, lui il avait 19 ans peut-être était-ce hors de sa portée intellectuellement ce fait très simple- j'avais sciemment fait en sorte de l'aguicher).
J'ai juste dit non, vraiment non, arrête je suis trop jeune pour faire ça et j'ai pas envie, je croyais que tu voulais juste parler (à ce moment-là je le trouvais lourdingue mais c'était encore mon ami), et ça s'est déchaîné en un instant.

Je dirais donc de se méfier d'une personne dont toutes les composantes de l'attitude ne sont pas en accord les unes avec les autres et ne sont pas non plus en accord avec les mots prononcés, se méfier des changements de comportement, des changements dans la voix.
Je dirais aussi de se méfier d'une personne qui vous rabaisse pour obtenir quelque chose de vous, ou qui argumente "à charge" en devenant trop insistante.
Je dirais d'apprendre à mentir et à bien mentir (voire paraître hautement naïve) pour faire croire qu'on adhère à la proposition mais qu'avant on va  : aller chercher un truc (on ne revient jamais), prendre une douche (si on est dans une maison, on s'enferme avec son portable et on appelle quelqu'un qui viendra inopinément nous sortir de la m*rde), pisser (idem avec les toilettes) ou aller boire un verre (si on est en ville on se rapproche d'un lieu très public et on demande de l'aide à un responsable du lieu où l'on est), ou que sais-je encore... dans mon cas j'aurais très bien pu lui dire si j'avais vu venir l'embrouille "ok, mais d'abord je dois aller aux toilettes", j'en aurai profité pour retourner vers les adultes...

Evidemment que ce ne sont que de petits trucs et que c'est loin d'être exhaustif, que ça ne s'applique qu'à un cas précis, n'empêche, ce genre de cas, c'est bien plus fréquent qu'on croit... et notamment à l'adolescence.
Une fois que les filles ont suivi, elles croient qu'elles n'ont plus le choix (et leur dire qu'elles ont le choix TOUJOURS et à TOUT MOMENT ça éviterait déjà sans doute bien des "mésaventures"). Les mecs eux doivent sans doute croire qu'ils ont des "droits", y compris celui d'user de la force.

Titre: Re : le viol
Posté par: VERDUG0 le 10 décembre 2011 à 06:42:26
Rosetta;
bravo et merci pour l'effort, j'espere que ce sera utile a plusieurs (les parents par exemple).
Comme deja dit, je n'aurais pas dit a quelqu'un ronge par le remord et un sentiment de culpabilite quelquechose de rabaissant.

J'ai bien reflechi, et je dois dire que je m'etais tres mal exprime, oui une femme qui se bourre avec des inconnus est consciente, et aurait carremment pu eviter ce qui lui arrive, mais il en reste que "coupable" sous-entends qu'elle aurait fait quelquechose de mal, alors que non, au pire, elle aura simplement mit moins de chances de son cote.

Qu'en est il de l'education des mecs (la majorite des violeurs je suppose)? Parceque des mecs qui pensent qu'une fille qui les a allume DOIT coucher avec, j'en connais a la pelle.


Titre: Re : le viol
Posté par: Rosetta le 10 décembre 2011 à 11:00:58
Tu en connais beaucoup des mecs d'aujourd'hui qui ne construise pas leur sexualité d'abord par le visionnage de films porno ? Avant, il y avait le magazines de papa qu'on piquait pour regarder ça honteusement sous sa couette, il n'y avait pas l'action, il n'y avait pas les gestes violents. Aujourd'hui quiconque a un accès internet peut tranquillement avoir accès à des centaines de milliers de films jusqu'au plus gore, y compris les plus jeunes (il ne faut pas se leurrer, le contrôle parental c'est pipeau pour un gamin de 10 ans, bien trop simple à contourner, quel impact cela a-t-il sur des enfants? Et là je ne parle pas forcément que des garçons, car les filles regardent aussi, et, plus tard, se conforment à ce qu'elle on vu, en ne tenant aucun compte du malaise qui s'insinue).
Il y a dans cette société une image de la femme totalement orientée et que je trouve salie sur bien des aspects.

Petite réflexion complémentaire : après mai 68 et l'"émancipation de la femme", celle-ci a pris un pouvoir qu'elle n'avait pas auparavant, elle a pris une place et des prérogatives qui ont totalement remis en cause la place des hommes, qui se trouvent aujourd'hui bien perdus avec ça. La sexualité me paraît être un lieu où, peut-être, ils peuvent rétablir leur pouvoir perdu, car ils ont gardé la force physique et techniquement c'est toujours eux les "dominants" (ce n'est pas un jugement de valeur, je ne leur en veux pas d'ailleurs, c'est, il me semble, une réalité), ne serait-ce que par le simple fait que c'est toujours la femme qui est pénétrée et le mec qui pénètre, elle qui est "à prendre", et quelle que soit la position. Sans vouloir faire de la psychologie de PMU, je me dis que les auteurs de violences sexuelles ou de violences tout court envers les femmes doivent sans doute avoir en eux une grande frustration et un besoin insatiable de prendre le contrôle sur les femmes (pour eux, ce serait inconsciemment comme rétablir un juste équilibre). Les filles, elles, avec cette image véhiculée de femme OBLIGATOIREMENT libérée (laquelle voudrait se faire taxer de "coincée du cul"?), peuvent ne pas se sentir le choix d'être ce qu'elles veulent... elles peuvent dire oui mais penser non, mais ça c'est encore un autre problème, ça dépasse le cadre du viol pur.
J'ai compris bien tard que le sexe pouvait ne pas être une obligation, un truc "pour faire plaisir à", ou un truc codifié avec un programme prévu à l'avance auquel je devais me conformer, mais bien une envie partagée et un moment à inventer à deux entre deux personnes dont les peaux et les esprits s'attirent (même sans parler d'Amour).
Titre: Re : Re : le viol
Posté par: Humain le 10 décembre 2011 à 12:58:02
Tu en connais beaucoup des mecs d'aujourd'hui qui ne construise pas leur sexualité d'abord par le visionnage de films porno ? Avant, il y avait le magazines de papa qu'on piquait pour regarder ça honteusement sous sa couette, il n'y avait pas l'action, il n'y avait pas les gestes violents. Aujourd'hui quiconque a un accès internet peut tranquillement avoir accès à des centaines de milliers de films jusqu'au plus gore, y compris les plus jeunes (il ne faut pas se leurrer, le contrôle parental c'est pipeau pour un gamin de 10 ans, bien trop simple à contourner, quel impact cela a-t-il sur des enfants? Et là je ne parle pas forcément que des garçons, car les filles regardent aussi, et, plus tard, se conforment à ce qu'elle on vu, en ne tenant aucun compte du malaise qui s'insinue).
Il y a dans cette société une image de la femme totalement orientée et que je trouve salie sur bien des aspects.

Salut Rosetta  :)

Je ne partage que en partie ce morceau de ton analyse. En effet, attribuer en bonne partie au film X la construction de la sexualité des ados d'aujourd'hui, et par extension le non respect des femmes en tant qu'individu à part entière, me semble légèrement erroné.
Deux raisons principales:
-Le viol a toujours existé, même (et surtout!) lorsque les images un tant soi peu osées étaient chassées par la "Morale", et sans trop m'avancer, il me semble même que l’impunité presque totale des violeurs jusqu'au début du 20 ème siècle (en France), et les "non-efforts" pour rechercher les coupables jusque il y a seulement une trentaine d'années, rendait le phénomène encore plus prégnant. Les violé(e)s ne parlaient pas. Et ce n'est que récemment finalement que une femme est juridiquement l'égale d'un homme.
-Si comme tu le soulignes il est vrai hélas que l'initiation sexuelle d'un très grand nombre de jeunes passe par le porno, il n'en est pas moins vrai que parmi ceux-là, un faible nombre seulement deviendront des abuseurs sexuels (qu'il y ait viol ou pas).

Cela m'incite à penser que le porno est un symptôme bien plus qu'une cause. Un ou une jeune qui aura eu sous les yeux des référents adultes faisant preuve de respect envers l'autre sexe (et autrui en général) et sachant faire respecter sa propre intégrité en toute circonstance, des adultes sachant dialoguer sans fausse pudeur ou grivoiserie mal placé, aura une idée assez solide de ce qu'est un être humain pour ne pas devenir un abuseur ou un abusé "consentant".

Le non respect des femmes comme être humain à part égale aux autres humains de sexe masculin est à mon humble avis davantage un problème de besoin de domination (psychologique autant qu'économique selon les époques et les lieux) au sens général qu'au sens sexuel.

  l'Humain
Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 10 décembre 2011 à 19:32:42
Synchronicité ( thanks to Melissa   ) :

un article intéressant, à débattre.

http://www.huffingtonpost.com/soraya-chemaly/violence-against-women-is_1_b_1121001.html (http://www.huffingtonpost.com/soraya-chemaly/violence-against-women-is_1_b_1121001.html)

Soraya L. Chemaly is writer whose work focuses on cultivating feminism through humour. She writes for The Huffington Post, The Good Men Project, The Feminist Wire, BitchFlicks and Fem2.0 among other venues. She is the creator of periodic blogs Poog: A Goop Spoof and
www.guidetomanicmoms.wordpress.com, and the YouTube video series, She Said What?, all designed to illustrate the absurdity of common gender assumptions. You can find her at www.sorayachemaly.tumblr.com or Twitter @schemaly.


http://www.saynotoviolence.org/sites/default/files/Say_NO_VAW_Factsheet.pdf (http://www.saynotoviolence.org/sites/default/files/Say_NO_VAW_Factsheet.pdf)

http://www.rainn.org/get-information/effects-of-sexual-assault (http://www.rainn.org/get-information/effects-of-sexual-assault)
Titre: Re : le viol
Posté par: Patrick le 11 décembre 2011 à 06:09:55
Je crois que Rosetta et Humain mettent toutes deux en exergue le problème central, celui de l'éducation des jeunes hommes ET des jeunes filles et, bien sur, de l'exemple donné par les parents. Ne pas les laisser seuls décoder une société bizarre à la fois hyper sexuée mais aussi hyper puritaine avec un retour des "morales" communautaires qui classe les femmes en mode binaire pour les hommes : soit tassepé soit ménagère/mère de famille.

Ancrer dans des caboches d'un autre temps qu'une femme à le droit d'avoir les désirs les plus libres à l'instar des hommes sans pour autant être jamais dépossédée du choix de l'objet de ses désirs.
Titre: Re : le viol
Posté par: Humain le 24 mars 2012 à 16:59:53
Un texte qui illustre comment une majorité (àmha) des viols peuvent se passer, entre le silence et les silences...
http://dariamarx.com/2012/03/23/jenaipasporteplainte/ (http://dariamarx.com/2012/03/23/jenaipasporteplainte/)

Ça ne commence pas forcément avec une petite musique angoissante et des bruits de pas qui se rapprochent. Ca ne se passe pas seulement dans les couloirs déserts et dans les métros vides, dans les quartiers chauds ou dans les caves putrides. Parfois, il y a des armes, des couteaux, des cutters, des battes, et puis souvent il n’y en  pas, juste une présence, une voix et des poings, une menace, une injonction, une demande.  Il arrive qu’il n’y ai pas de mots échangés. Juste un silence. Juste trop de bruit. Ce n’est pas toujours un inconnu, c’est même souvent un ami, un petit ami, un oncle, un grand-père. Ce ne sont pas seulement  des hommes noirs, bruns ou jaunes, des sociopathes ou des abrutis, ce sont aussi des blancs, des cols blancs, des intelligents, des diplômés.

Il y a le sang et les vagins déchirés, les bleus sur les cuisses, les anus sanguinolents, les cheveux arrachés, les seins griffés. Et puis il y a ceux qui ne laissent aucune trace, même pas de sperme, ceux qui utilisent seulement leurs doigts, ceux qui voulaient juste se faire sucer. Il y a la honte puante de n’avoir rien à montrer, rien à prouver, pas de violence physique assez claire pour mériter un ITT, pas de petites lèvres à recoudre pour s’assurer que sa plainte sera prise au sérieux, qu’on ne se fera pas répondre qu’on l’avait bien cherché, avec cette jupe trop courte et nos yeux trop maquillés. Et pourquoi vous n’avez pas dit non ? Il fallait vous débattre si vous ne vouliez pas. Personne ne m’a dit ça. J’ai fait les questions et les réponses plusieurs fois, toute seule. C’est votre ami après tout. C’est un bon gars. Seulement je n’ai pas pu. J’ai dit non une fois, et puis deux, et puis trois, et puis par rafale, et puis plus du tout. J’ai fait un calcul rapide, continuer à me battre, risquer de le confronter physiquement, ou me laisser faire, penser à autre chose, les cuisses écartées et la tête embrumée, péridurale mentale, je ne sens plus rien, je ne pleure pas, je n’existe pas.  Il a dit merci à la fin. Il m’a raccompagné en voiture. Il a continué à m’appeler. On avait passé un si bon moment. Il fallait remettre ça. Il fallait se revoir. Il fallait me laver cent fois et m’enfermer, il fallait ne plus sortir, craindre la moindre sonnerie, le moindre courrier, il fallait se taire, parce que je ne savais pas quoi dire, parce que je ne savais pas expliquer l’abandon soudain de mes fonctions vitales, ces 10 minutes hors du temps, entre horreur et anesthésie, mon corps immobile secoué par les coups de reins de celui que je pensais désirer.

Je n’ai pas porté plainte parce que c’était de ma faute. J’aurais du le tuer. J’aurais du crier. J’aurais du fuir. J’aurais dû me suicider. Je n’ai pas porté plainte parce que c’était mon ami, que nous avions une relation ambiguë, que j’ai longtemps pensé l’avoir provoqué. Je n’ai pas porté plainte parce que je méritais qu’il me punisse, petite allumeuse stupide. Je n’ai pas porté plainte parce que je n’ai pas mis de mots sur cette soirée avant plusieurs années. Je savais que quelque chose de grave était arrivé. Je savais le dégoût de moi. Je n’avais pas compris pourquoi. Je ne me l’autorisais pas. J’ai continué à vivre. Moi la grosse, moi la grande gueule, on ne me viole pas.


  l'Humain
Titre: Re : le viol
Posté par: Loriot le 24 mars 2012 à 17:24:38
Le pire dans le texte  cité ci dessus, c'est que je revois plusieurs femmes que je connais et qui m'ont rapporté plus ou moins les mêmes propos.
(eh! Pas a cause de moi, hein!)
Donc situation. Bien trop courante. Malheureusement!
Titre: Re : le viol
Posté par: Rosetta le 26 mars 2012 à 20:38:09
Et moi je crois que je resterai toujours effarée du nombre de femmes concernées qui n'osent pas parler, même des années après.

Sur un autre forum, une seule a évoqué le sujet. En deux jours, il y avait déjà 5 réponses et témoignages d'abus sexuels. Nous avons proposé une section très privée pour en parler parce que certaines (et certains) ne se sentaient absolument pas de témoigner de ça en public et de risquer de voir leurs propos traîner sur google... toutes les réponses que l'on a eues ainsi que les demandes d'accès au salon privé concernent toutes des personnes qui n'ont pas une fois évoqué le sujet.... avec personne.

-__-

Il y a quand même bien un problème quelque part...
Titre: Re : le viol
Posté par: ** Serge ** le 19 mars 2013 à 20:49:51
Des pistes intéressantes de réflexion dans cet article britannique :

http://www.newstatesman.com/laurie-penny/2013/03/steubenville-rape-cultures-abu-ghraib-moment (http://www.newstatesman.com/laurie-penny/2013/03/steubenville-rape-cultures-abu-ghraib-moment)
Titre: Re : le viol
Posté par: Moleson le 19 mars 2013 à 21:47:36
Effectivement

Citer
In every situation where atrocity is normalised, in every death-camp and gulag and apartheid city, there are those who refuse to participate. The soldier who ignores the kill order. The prison guard who walks away. The families who risk their safety to shelter refugees. The men and boys who see rape and violence occurring and have the courage to say 'stop

Mais c'est pas très moderne, on vit une époque ou la victimisation  des agresseurs et des spectateurs est la norme et la prise de responsabilité l'exception.

Citer
I've never experienced anything like it," CNN correspondent Poppy Harlow said live outside the juvenile court in Steubenville. "It was incredibly emotional—incredibly difficult even for an outsider like me to watch what happened as these two young men that had such promising futures, star football players, very good students, literally watched as they believe their life fell apart."
Moléson
Titre: Re : le viol
Posté par: éclipse le 20 mars 2013 à 12:37:33
En français:
http://www.crepegeorgette.com/2013/03/20/comprendre-la-culture-du-viol/
Titre: Re : le viol
Posté par: PlatypuS le 19 juin 2013 à 20:10:46
Une initiative d'utilisation des réseaux sociaux pour favoriser la prise de conscience vis-à-vis des actes d'agression/harcèlement sexuels journaliers:

https://twitter.com/EverydaySexism (https://twitter.com/EverydaySexism)  :up:

Les utilisateurs/utilisatrices sont invités à partager leurs expériences de ces gestes/attitudes/paroles sexistes, dégradants, irrespectueux qui contribuent à pourrir la société.

So go give kudos!!
Titre: Re : le viol
Posté par: moss le 20 juin 2013 à 01:11:38
même si je comprends la manoeuvre, je me méfie des lynchages via médias sociaux :
http://techcrunch.com/2013/03/21/a-dongle-joke-that-spiraled-way-out-of-control/ (http://techcrunch.com/2013/03/21/a-dongle-joke-that-spiraled-way-out-of-control/)
Titre: Re : le viol
Posté par: sharky le 13 août 2013 à 19:31:16


Un témoignage intéressant d'une victime:

http://www.slate.fr/story/76104/viol-silence-honte-temoignage (http://www.slate.fr/story/76104/viol-silence-honte-temoignage)