salut
Oui il à l'air de faire chaud ;D, pas pour moi du tout ça ;#
Bon une précision, est-ce que Julie avait un chapeau?
Car au vue de ce que tu décris, je crois que non, et ça pour moi c'est une autre chose à penser, surtout là bas
Plus question de savoir si le pierrier était stable, on la dévaler en quelques minutes à coup de grandes enjambées. Assez dangereux mais efficace.Murphy's était occupé : imagine la situation avec une cheville foulée empêchant de marcher....
Merci Soldmac.
Encore une fois c'est le genre de fil où je ne vais pas répondre grand-chose pour commencer, parce que je trouve tu as bien fait ton analyse toi-même. Content de voir que la chance a été avec vous ;)
Mais je poste surtout pour te remercier explicitement de cette contribution réellement utile et honnête.
Quelques questions complémentaires quand-même :
- si la journée a été si éprouvante avec 5 litres, tu penses que ce sera mieux avec 10 ? ;)
- quand tu prendras ta revanche, tu partiras à quelle heure ?
- sur quel versant ? ;)
- les baskets étaient elles un problème parce qu'elles étaient des baskets, ou parce qu'elles étaient toutes lisses et mal adaptées aux pieds de Julie ?
- physiquement, étant étudiants en géol, je suppose que vous étiez à niveau ?
Zavez pas du rencontrer beaucoup d’autochtones ::), en fait ils vous prennent pour des cinglés.
Petite suggestion pour éviter de faire le B...e typique sur nos montagnes ensoleillées* : ICI LE SOLEIL N'EST PAS TON AMI
- Prendre un chapeau avec rebord qui couvre sur 360°. Les meilleurs sont aérés, de couleur claire et on le dessous de la visière noir.
- Eviter les débardeurs et même les tshirts manche courte : on crame. Le second jour est un enfer avec les bretelles du sac.
- Préférer les chemises manches longues et de couleur claire, surtout celles qui ont un col remontant haut.
- Eviter absolument le short : le coup de soleil suintant au creux du genoux empêche de marcher. Celui sur les cuisses provoque une douleur exquise.
- Les pieds aussi prennent des coups de soleil (se méfier des nu pieds)
- Prendre beaucoup d'eau et même un peu plus.
La crème solaire peut suppléer un peu, mais rien ne remplace la protection offerte par les vêtements. La carnation claire et le début des vacances sont des facteurs aggravant.
Murphy's était occupé : imagine la situation avec une cheville foulée empêchant de marcher....
Questions naïves :
(1) "différentes photos de chutes d'eau magnifiques perchées quelque part là haut" => pas moyen de repérer d'éventuels points d'eau en se basant sur la végétation (à moins qu'ils ne soient tous à sec en été) ? Reste le problème du traitement de l'eau (chèvres)...
(2) Une fois que vous aviez compris que le retour s'annonçait mal, n'était-il pas possible de temporiser quelques heures à l'ombre (cf. photo) en mode économique / sieste en attendant que le soleil baisse un peu (la nuit tombe progressivement à cette période de l'année) ? Est-ce "économique" au niveau de l'eau (pas d'effort + ombre), en tous cas çà limite les risques d'insolation et peut laisser le temps de se refaire une "santé".
(3) Pas de couverture de survie (qui peut également servir à se protéger du soleil) ?
Bonsoir,
Une autre question naïve:
( 4 ) Ni carte, ni portable?
Est ce que le chemin de la montée est vraiment difficile? (c'est difficile à voir sur les photos, tu aurais le nom du sommet de cette île pour se rendre compte?)
Parce qu'au niveau des conditions climatique, ça ressemble pas mal à ce que des milliers de randonneurs ont chaque été sur le parcours du GR20. Par contre sans protection adéquate c'est sur que l'on peut morfler pas mal avec le soleil et la chaleur (j'ai dû calmer ma course sur la dernière étape vers Calenzana car je commençais à avoir des fourmillements sur le crâne, signe de trop chaud pour moi :D)
Je pense qu'avec un chapeau ou casquette+foulard pour protéger la nuque ça aurait pas mal arranger les choses au niveau de l'hyperthermie et de la déshydratation ;)
600m de dénivelé sur 1.3km à vol d'oiseau environ (c'est très approximatif je viens de regarder ca avec google earth)
Je sais pas si c'est beaucoup ou pas, enfin ca montait quand même bien.
L'eau, les biscuits et la trousse de secours :)
Salut Soldmac et merci pour le partage :up:.
Pour ta "revanche" avec ce sommet, tu pourrais rajouter à cette liste un petit tarp histoire de te faire une pose à l'ombre en cas de moins bien.
Sinon, penses tu avoir la possibilité de planquer un ou deux litres d'eau dans la verte?
Tu déposes cette réserve de secours lors de l'ascension et l'utilises en redescendant.
Sachant que tu as ça de côté, cela permet de mieux gérer psychologiquement ce manque d'eau temporaire.
Bonne soirée.
Pour se protéger du soleil, un petit parapluie métallisé peut parfois être bien agréable.+1
Une vraie situation de survie, j'ai un peu vécu la même chose le weekend dernier sur mon canapé. Il faisait vraiment froid chez moi, je n'étais pas couvert, je pense que j'ai attrapé quelque chose. La prochaine fois je vais mieux prévoir mon équipement et y aller avec une grosse couverture en laine.
Une vraie situation de survie, j'ai un peu vécu la même chose le weekend dernier sur mon canapé. Il faisait vraiment froid chez moi, je n'étais pas couvert, je pense que j'ai attrapé quelque chose. La prochaine fois je vais mieux prévoir mon équipement et y aller avec une grosse couverture en laine.
Ce n'est pas en cautionnant ce type de récit que le forum arrêtera de péricliter..
Oui j'ai pensé au tarp, surtout pour passer une nuit et redescendre le lendemain. Mais faut que je réfléchisse encore à ca, car il y a pas bcp d'arbre donc pas évident de tendre une tarp, p-e une mini tente autoportant, enfin à méditer.
Je pense que l'ajout d'une mini tente autoportante ne soit pas une bonne solution. J'aurais plutôt vu le contraire et alléger au maximum la charge emportée. Dans cette configuration de rando, on ne fait que monter (pente à 40% en moyenne d'après les indications de soldmac) du coup chaque gramme en plus abaisse considérablement la vitesse de progression en faisant consommer plus d'eau (un peu un cercle vicieux: plus lourd->on force plus->on va moins vite et on boit plus-> on doit porter plus). Pour ma part 2L d'eau sont amplement suffisant pour une telle distance-dénivelé avec des protections contre le soleil adéquates comme évoqués dans les différents messages précédents.
Je pense que la résolution de cette situation difficile aurait pu être facilement résolue par une vitesse de progression plus rapide: bien sûr sans se mettre dans le rouge physiquement, ou en danger (mais ça on arrive facilement à voir lorsque l'on va trop vite en descente et que l'on ne contrôle plus rien ;D ).
Je me suis mal exprimé, je voulais dire 2L d'eau par personne. ;#
Pour ma part 2L d'eau sont amplement suffisant pour une telle distance-dénivelé avec des protections contre le soleil adéquates comme évoqués dans les différents messages précédents.Avis aux lecteurs débutants : attention à ne pas prendre ce chiffre comme une référence. Certains pourront avoir besoin d'1.5L, d'autres de 6L. Ca dépend du vent, de la fatigue, de la chaleur, de la nature du sol, de la vitesse etc.
....
Par-contre, démarrer de nuit, à 4 heures du matin si l'ascension dure 3 ou 4 heures et que le soleil se lève à 6, ça aide beaucoup. Adapter sa vitesse pour ne pas surchauffer. Avoir les protections adéquates. Compter 750 millilitres d'eau par heure et par personne pour boire, et du rab. Gravir le versant nord. Ne pas compter sur des ressources de terrain, sur ces collines dénudées et sans espoir ni d'eau ni d'ombre.
Voilouze.
Dans région ou je vais souvent marcher en Crète, 2 touristes sont morts de soif (des jeunes) en suivant un simple canyon que je fais les doigt dans le nez en 45 minutes. Alors il ne faut vraiment pas sous estimer ce type de terrainGorges d'Aradena ?
Pareil. Beaucoup trop peu. Sauf si tu es certain de faire ton aller-retour en deux ou trois heures grand max sans avoir transpiré à l'excès.
750 ml / h / pers, c'est le maximum absorbable par le tube digestif. Charge ensuite au bonhomme d'adapter l'horaire, l'itinéraire, l'équipement et le rythme, de manière à ne pas suer plus que ça, ce qui, dans cet environnement, est déjà un beau défi.
Il est très facile de se perdre, il n'y pas de carte en règle général, donc le GPS ne sert à rien. Une boussole c'est un peu mieux avec une photo GMAP.
Xackurush, j'éviterais soigneusement d'être aussi péremptoire avant d'avoir vécu toi-même la situation ;) Ayant moi-même pas mal crapahuté dans des environnements à 45°C, et encore, pas aussi humides qu'une île méditerranéenne, je peux te dire que prendre 2 litres d'eau pour 2 pour 1000m de D+ à cette température c'est de la PURE connerie, et si la légèreté est importante, compter sur la vitesse c'est jouer à la roulette russe.je suis parfaitement d'accord, je prend 6 litres d'eau (juste pour moi) quand je fais de la montagne en été. enfin, 4 litres d'eau et 2 litres de boisson énergisante (sucres et minéraux, vous savez, ce truc en poudre gout Exomuc ;#)
Par-contre, démarrer de nuit, à 4 heures du matin si l'ascension dure 3 ou 4 heures et que le soleil se lève à 6, ça aide beaucoup. Adapter sa vitesse pour ne pas surchauffer. Avoir les protections adéquates. Compter 750 millilitres d'eau par heure et par personne pour boire, et du rab. Gravir le versant nord. Ne pas compter sur des ressources de terrain, sur ces collines dénudées et sans espoir ni d'eau ni d'ombre.
Voilouze.
Sieur Karto, un peu d'explication sur ce joli graphe Bird & Germain ?
.....
Cette possibilité d'être guidé avec une précision suffisante pour revenir sur ses pas est un des aspects "sécurité" bien pratique du GPS.
Ceci dit, il y a intérêt, comme toujours, à avoir pratiqué la manoeuvre ...
Pour se perdre avec un GPS, il y a bien sur un moyen infaillible, et c'est quasiment le seul : ne pas savoir s'en servir!
Autrement, je vois pas ;#
C'est des calculs qui fonctionnent mais...............
je n'ai jamais eu vraiment besoin de plus de 0,75l/h en pleine canicule avec un effort intensif (à vélo dans des cols : plus violent qu'à pieds en rando).Ou tu as une forme olympique, ou tu ne sais pas ce que peut être une montée sportive... genre tout droit direction le sommet...
Ou tu as une forme olympique, ou tu ne sais pas ce que peut être une montée sportive... genre tout droit direction le sommet...
Peu importe la difficulté de l'effort, on ne peut assimiler plus d'eau que 0,7L/h.Heureusement que tout le monde ne le sait pas :D
Même pour le marathon des sables, le ravitaillement en eau est de 7,5 L pour une durée max de 12H de course (soit 0,625 L par heure) dans un environnement très dur. (source:http://www.darbaroud.com/fr/edition-2013/reglement.html (http://www.darbaroud.com/fr/edition-2013/reglement.html) Art. 16).
Ou tu as une forme olympique, ou tu ne sais pas ce que peut être une montée sportive... genre tout droit direction le sommet...Ni l'un, ni l'autre : p.ex. montée de cols raides à vélo en plein cagnard (+bitume noir) pendant plus d'1H à "fond" pour mon petit niveau (~= 90% FCmax : je suis masochiste et j'aime çà ;#).
Heureusement que tout le monde ne le sait pas :DLe problème n'est pas la quantité d'eau qui part en transpiration, mais bien la quantité d'eau que l'organisme est capable d'assimiler : en dépassant le débit maximum admissible le surplus termine immanquablement dans la nature par la voie naturelle ! ;)
J'en ai vu, et je me suis vu aussi, absorber jusqu'à 2 litres d'eau à l'heure pendant 5 ou 6 heures consécutives. Si on n'avait pas été capables (question d'acclimatation, peut être) d'absorber et suer 2 l/h, on serai tombé d'un coup de chaleur au bout de 2 ou 3 heures.
Sérieusement, le marathon des sables, ce n'est pas un exemple extrême. Ce n'est pas un travail de force, pas à la saison chaude et pas à un endroit parmi les plus chauds.
Sur le fond, il faut être conscient que au dessus de 30-35 degrés, on ne peut plus compter sur le refroidissement par conduction pour évacuer la chaleur. C'est forcément par évaporation de la sueur que cela se fait. Et çà en fait de l'eau !
Pour chaque calorie dépensée en travail musculaire, il faut en évacuer 3 sous forme de chaleur. Plus le métabolisme de base. Plus la chaleur venant par conduction de l'air. Plus le rayonnement du soleil, de l'air, et du sol.
LA SURHYDRATATION :
Attention au risque de surhydratation engendrant une hyponatrémie (baisse du taux de sodium dans le sang). Chaque année la surhydration provoque la mort de marathoniens...
Cela fait bien longtemps que l'on ne conseille plus aux coureurs de boire en très grande quantité
Des études publiées ces dernières années ont montré combien cette recommandation pouvait être dangereuses.
Une étude réalisée par l'expert en la matière (Tim Noakes) sur près de 500 coureurs ayant terminé le marathon de Boston 2002 a montré que 13% des coureurs présentaient une hyponatrémie à l'arrivée de l'épreuve. L'hyponatrémie est la baisse du taux de sodium dans le sang (<135 mmol/l). Elle peut provenir d'une fuite du sel contenu dans le corps (par transpiration…) mais surtout par un apport important d'eau. Quand la baisse du taux de sodium atteint des niveaux critiques, elle peut avoir des conséquences graves sur l'organisme (œdème cérébral…).
en dépassant le débit maximum admissible le surplus termine immanquablement dans la nature par la voie naturelle ! ;)Je t'assure que non :D
Peu importe la difficulté de l'effort, on ne peut assimiler plus d'eau que 0,7L/h.C'est quand même variable selon les individus.
L'effort à vélo en montée est plus intense qu'en randonnée (quel que soit le terrain), le seul effort comparable serait de la course au cap droit dans la pente (mais en course d'orientation il est préférable de "moyenner" l'effort en trouvant le meilleur compromis pente / distance).C'est une affirmation complètement inepte. L'intensité de l'effort étant totalement indépendant du moyen employé pour faire l'effort. Quand la pompe est à 180/min c'est relativement égal si on se crève sur un col en vélo ou si monte très rapidement un béquet. La seule différence est qu'en marche on utilise plus et d'autres groupes musculaires qu'en vélo. La majorité des personnes parvient à une intensité d'effort plus importante en marche/course qu'à vélo pour des raisons d'entrainement musculaire. Et des tests d'efforts j'en fait passer assez dans mon cabinet.
Et si on est incapable de transporter 8Kg en plein cagnard sans s'écrouler, faut faire autre chose comme les mots croisé ou du macramé.
Si t'es pas content, tu prends tes cliques, tes claques et tes réflexions de m*rde, et tu vas trouver le bonheur ailleur ;)
Bon, maintenant il reste à voir en combien de temps ce message va être supprimé ou en combien de temps je vais me faire rembarrer.
Pour la chaleur, je pense avec bien expérimenté et côtoyé beaucoup de gens qui ont vécu cela sur de longue période (cf PCT en signature) et personne ne parle ni ne se comporte comme vous le conseillez.
Je plussoie l'ami Kilbith, d'autant plus que ce sont ces Monsieur et Madame Michou qui alimentent malheureusement 80% des rubriques faits divers.
Ce qui, par effet d'entraînement principe de précaution + sécuritaire, amène les administrations à tous niveaux et toutes activités, à réglementer de plus en plus et pourrir la vie de ceux qui veulent pratiquer un peu de nature.
Quand je vois tout ce qu'il était possible d'organiser il y a encore 20 ou 30 ans sans crainte de se retrouver assigné au tribunal pour une entorse, je crois qu'il est inutile d'alimenter la machine à prise de risques inconscients sur ce forum.
Bonsoir,
C'est donc un matin, levé à 8h je prépare le sac, Julie "se prépare" et comme c'est une précieuse, au lieu de partir à 8h30 on démarre à 10h. Pour ce qui est de l'itinéraire, pas de carte de l'île, a vrai dire pas besoin, c'est pas compliqué il n'y a absolument aucuns chemins ni point de repère, et puis il suffit de faire un 180° et on est face à la montage.
Ceci est ce qui m'interpelle le plus... tu sembles par le choix de tes mots indiquer un manque de préparation... ou tu vas ? Quand t'y vas ?
Étant moi aussi un fervent de la rando découverte... je me retrouve aussi parfois dans plus dur que je ne pense. En revanche, règle d'or que j'applique : Si montagne - je prépare absolument la cartographie / la météo / et mon équipement.... seul. Si accompagné, nous contrôlons la préparation de l'autre.
Je suis aussi dubitatif sur l'eau et la protection corporelle. Nous ne nous connaissons pas, et chacun à des besoins physiologiques différents... cependant par temps PLUS que chaud, Plein SOLEIL et en moyenne montagne qui se termine par de la haute montagne... j'aurai 150% d'eau habituelle et de quoi me protéger du soleil et des intempéries (vent... ici... la pluie.... )... un peu comme quand je prépare un bivouac... je ramasse le bois, et quand je me dis c'est bon, j'en ai assez (ou le dis le collègue de ramassage)... j'en ajoute une moitié en plus en backup....
Le reste... tu l'analyses toi même OU tu ne donnes pas assez d'infos sur ton équipement et outils de premiers secours.
La préparation...
Amicalement
Pas de couverture de survie (qui peut également servir à se protéger du soleil) ?
Si, pas pensé à m'en servir.
La "norme" pour les ballades en montagne c'est 300m D+ par heure. C'est en général ce qui est retenu pour chiffrer le temps des excursions sur les panneaux, le tout avec un "sac à la journée" qui est tout compris de 8kg. Soit entre 10 et 20% du poids des gens concernés. Et bien, là aussi on doit constater que cela ne se bouscule pas sur les chemins (quelques centaines de gens par jour dans les endroits fréquentés, cela fait très peu au final)
Justement dans le cas présent, on est en présence de soldmac qui est sportif et pratique la randonnée. Sa copine fait 3 entraînements de basket par semaine, donc elle a due développer son endurance lors de ceux-ci. Donc 300m d+/h c'est facile pour des personnes comme eux surtout sans charge (à part les 5L d'eau qui ont diminués au fur et à mesure de la rando). C'est surtout sur ce point là que je me pose la question. Est ce le seul fait de la chaleur qui vous a ralenti comme cela (avec le manque de protection déjà évoqué plus haut) ? Ou alors le terrain est vraiment difficile (escalade, pierrier)?
Je précise que ce n'est pas pour être péremptoire ( ;) ), c'est pour comprendre et ne pas me retrouver dans une telle situation moi aussi un jour.
@ Kam : pour moi la couverture de survie est plutôt pour maintenir/augmenter la température corporelle et pas tellement la diminuer. Je connais mon matos mais je ne connais pas toutes les utilisations dérivés. Mais peut-être que la couverture de survie est régulièrement utilisée pour ce protéger du soleil et la tu m'auras appris quelques choses d'utiles pour l'avenirIl suffit de la retourner (face brillante vers le soleil) ET de la tenir éloignée de soi (bâton ou piquet) un peu comme un tarp pour ventiler. En revanche je crois que ce n'est pas une très bonne protection contre les UV.
C'est sans honte que j’admets m'être planté.
Je pense pas tellement que ca soit un manque de préparation, je connais bien l'île, je connaissais le climat, j'avais emporté de quoi boire et manger, personnellement j'étais équipé correctement (pour ce qui est de Julie, ben elle ma certifié que ses chaussures c'était ok, même si j'en doutais, mais bon il faut aussi savoir laisser le choix aux gens d'autant plus quand c'est ton conjoins). Ma grosse erreur c'est de ne pas avoir évalué correctement la "difficulté" de la randonnée, pas tellement physiquement, mais le fait d'avoir une personne avec soit et donc marcher à sa vitesse, avoir l'eau qui diminue plus vite que quand on est tout seul parce que évidement le camarade de marche ne s'hydrate pas de la même façon, le fait que la chaleur n'ait pas le même effet sur son organisme que sur le mien.
Si j'étais parti seul avec les 5L (voir moins) je serai monté et redescendu dans la journée.
risible tellement c'est grotesque. Tout le monde n'est pas ultra sportif. Mais je comprends bien où est le risque pour avoir fait sensiblement la même chose cette année avec Mijour. En Crete, sur le mont Psiloritis (2454m), nous sommes montés de 0 à 510 m par la route, puis jusqu'à 1400m en moto par du chemin typique de Crete. Puis on a laissé la moto et nous sommes montés en ligne droite direction sommet 1000D+ un peu plus loin.
Il suffit de la retourner (face brillante vers le soleil) ET de la tenir éloignée de soi (bâton ou piquet) un peu comme un tarp pour ventiler. En revanche je crois que ce n'est pas une très bonne protection contre les UV.Concernant la couverture de survie ma question était faussement naïve ! ;D
Comment voulez vous que des personnes possédant de l'expérience viennent sur le forum (ou restent) après avoir vu ce récit et vos réponses ?
On n'est juste pas d'accord sur le fait que la difficulté croît avec le dénivelé. Ca n'a juste rien à voir. On s'en bat les c*u!lles, du dénivelé. Je me suis déjà retrouvé vraiment mal avec ZERO dénivelé...
Bref : Ce forum s'adresse au plus large public possible, à Monsieur et Madame Michou.
Je plussoie l'ami Kilbith, d'autant plus que ce sont ces Monsieur et Madame Michou qui alimentent malheureusement 80% des rubriques faits divers.
Merci JeanJacques pour ses conseils avisés :)
C'est donc un matin, levé à 8h je prépare le sac, Julie "se prépare" et comme c'est une précieuse, au lieu de partir à 8h30 on démarre à 10h.
... On s'hydrate, on s'hydrate et on s’hydrate encore et l'eau diminue, diminue et diminue encore, c'est la que je commence à comprendre que ca sens le patté! Sans parler que Julie commence à fatiguer et qu'on ne vois toujours pas de "sommet", mais on décide de continuer.
On continue, Julie à vraiment chaud, moi ca va, je prend l'initiative (sans le dire à Julie) de limiter mon hydratation pour que qu'elle puisse s'hydrate correctement, je trempe un t-shirt et lui met sur la tête sinon elle va faire une insolation, et c'est un peu déçus qu'on décide de redescendre. Nous somme quand même montés à 1000m en démarrant à 450m et le sommet est à 1500m.
...c'est la que je commence à comprendre que ca sens le patté! Sans parler que Julie commence à fatiguer et qu'on ne vois toujours pas de "sommet", mais on décide de continuer.
...
Vous me semblez tous des "durs à cuire", au propre comme au figuré. Vous pouvez donc discuter dénivelé, litres de boissons pour s'hydrater, qualité des chaussures, chapeau, semelles pour pierriers, etc.
Mais certaines personnes peuvent ne pas supporter la chaleur, et dès que l'effort demandé dépasse les capacités de la personne dans l'ambiance chaude, tout geste devient quasi un calvaire. Même avec un équipement adapté et une endurance en conditions normales. Avancer, se concentrer, poser un pied devant l'autre devient difficile.
La digestion peut s'en retrouver perturbée (= l'hydratation n'est plus théorique, en dl/min, ou dl/1000m, mais arrive à quasi nulle!).
Le problème c'est une information totalement inutile, une anomalie physiologique, il de ne doit pas y avoir plus de 1°/°° de la population qui fonctionne de cette manière. De même les personnes qui tiennent 1 heure à 90% de leur FCMT et autre exploits.
Les avions de chasse en lycra moule-burne multicolore qui me dépassent occasionnellement sur des sentiers de montagne ne me concernent pas. J'ai pas l'âge, ni le physique, ni l'envie de les suivre. Quoique pour l’anecdote j'en récupéré un ce printemps sur un névé, accroché à un buisson ne pouvant ni en avant ni en arrière. ;D
Et en celà je fonctionne comme la grande majorité de la population.
-Si l'objectif est de faire le sommet, on va au sommet sans perdre trop de temps à la montée. On se reposera au sommet.
-L'idée est d'économiser l'eau à la montée.
Il y a quand même sur ce fil une tendance assez lourde au "pissing contest" ou savoir qui a la plus grosse.
Je suis allé voir les conseils de Jeanjacques concernant la gestion de l'eau sur RL.
http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=276259#p276259
Ce qui en ressort, c'est un être d'exception avec un mental et un physique exceptionnel. 2l de flotte en plein cagnard pour 40km de marche, sur 24 jours environ 65km effort/jour etc.
Le problème c'est une information totalement inutile, une anomalie physiologique, il de ne doit pas y avoir plus de 1°/°° de la population qui fonctionne de cette manière. De même les personnes qui tiennent 1 heure à 90% de leur FCMT et autre exploits.
Pour moi, économiser de l'eau, c'est limiter les pertes hydriques. C'est à dire ne pas se fatiguer, ne pas booster le rythme pour transpirer le moins possible, et, quelque part, ne pas avoir spécialement à se reposer au sommet.
Quand tu parles d'économiser l'eau, j'ai bien compris que tu parlais de "se retenir de boire". Mais il y a quand même un truc à nuancer.
[...] je n'ai pas à écouter mon corps [...]
On parle donc bien de "ne pas gaspiller".
Je chipotte mais quand j'entend "Economiser", j'ai l'impression que ça sussure "rationner" ou "ne pas rejoindre ses besoins hydriques si ca passe". Et ça, je ne cautionne pas. La déshydratation des disques intervertébraux se produit avant la sensation de soif.
Peut-être, Jean-Jacques, que tu devrais essayer de penser un tant soit peu aux lecteurs "silencieux"... au moins autant qu'aux participants du forum qui ne sont ni sportifs, ni bouffeurs de [inclure ici le mot adéquat] ... [etc]
En ce qui me concerne, et malgré toutes tes pincettes rhétoriques, j'ai cessé de te lire à ce moment là :
On n'a pas vu tellement de réponses concrètement adaptées à Soldmac et à sa situation précise.
T'façons entre les messages d'athlètes JJ-style et les messages de brossage de bonne conscience destinés à une hypothétique Madame Michou que par ailleurs je ne connais pas (bonjour, si vous nous lisez), on n'a pas vu tellement de réponses concrètement adaptées à Soldmac et à sa situation précise.
[..] mais là tu as le soleil qui tape, le facteur temps est donc important à prendre en compte. Quoique tu fasses, à 40°C tu vas transpirer, il serait intéressant de mesurer la différence de perte entre marche douce et marche soutenue, mais je ne pense pas que la différence soit énorme.
Dans la limite de ses capacités physiques donc, il peut être intéressant d'accélérer un peu le rythme ou à minima de ne pas multiplier/allonger les pauses (ce qu'à fait Soldmac) afin de minimiser l'exposition et au final la consommation en eau.
Je vais un peu plus vite, je consomme pratiquement la même chose au total, et je reste moins longtemps exposé à la chaleur : je suis gagnant. De combien? Inchiffrable, vu les inconnues relatives à la transpiration "à l'arrêt".
Sauf que les personnes que tu cites passent beaucoup plus de temps dans la nature qu'une personne lambda de part leurs activités ou leurs loisirs. Et les avions lycra moule-burne (:D aussi appelés collant-pipette) sont autant à même d'être en situation de survie que le randonneur lambda, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas envisager aussi cette situation et trouver des solutions adaptées à chaque pratique.
Effectivement, je ne peux pas trop contrer ce genre d'argument, mais je ne pense pas que mes propos soit, de fait, à rejeter dans leur globalité.Il y a une nuance assez important entre une tonne d'eau, 2l pour 40km et 5-8l
Dans mes deux dernières réponses sur ce fil j'ai essayé de modérer ce facteur que tu évoques en prenant en compte son point de vue et en essayant de lui donner des pistes qu'il peut essayer d'explorer. Et justement en insistant sur son ressenti personnel et le besoin de trouver ce qu'il lui convient le mieux.
Par exemple, pour reprendre le stockage de l'eau, l'idée en soi est bonne, mais comme je l'ai dit plus haut, cela va simplement limité la casse de mauvaise pratique. Si je dispose de plein d'eau, je n'ai pas besoin d'y faire attention, je n'ai pas besoin d'apprendre les pratiques qui me permettent de l'économiser, je n'ai pas à écouter mon corps, je n'ai pas à adapter mes vêtements vu que je peux m'asperger abondamment, je n'ai pas à vérifier ni à connaitre ma consommation d'eau par heure, je n'ai pas à réfléchir à l'adaptation bonhomme / terrain, etc.
Cependant, il est certain que prendre une tonne d'eau va éviter tout ce questionnement et permettre de sauver Mr Michou. Donc dans le cadre de ce forum, je comprend bien que c'est ce conseil qui soit donné et je n'ai rien à dire la dessus ;)
Je propose juste une façon de faire un peu plus complexe qui me parait plus adaptée au cas de Soldmac et plus généralement au randonneur averti qui souhaite aller plus loin que ce qui est donné comme information au couple Michou :)T'es juste 15 étapes trop loin.
Oui effectivement, en climat tempéré on pourrait penser ainsi, mais là tu as le soleil qui tape, le facteur temps est donc important à prendre en compte. Quoique tu fasses, à 40°C tu vas transpirer, il serait intéressant de mesurer la différence de perte entre marche douce et marche soutenue, mais je ne pense pas que la différence soit énorme.Tu es trop dans ton trip compétitif. Si tu est bien couvert et que tu ne fais pas un effort intense, c'est pas +-10-20% en temps de marche qui change quoique ce soit en terme de consommation de H2O
Dans la limite de ses capacités physiques donc, il peut être intéressant d'accélérer un peu le rythme ou à minima de ne pas multiplier/allonger les pauses (ce qu'à fait Soldmac) afin de minimiser l'exposition et au final la consommation en eau.
Non justement, il ne s'agit pas de se retenir de boire, mais de faire en sorte de boire différemment: plus de petite gorgée, garder l'eau dans la bouche, savoir reconnaitre le moment où c'est réellement nécessaire, etc.Bof... Tant que ça ne ressort pas sous forme de diarrhée, c'est assimilé par le corps. Par contre on peut boire trop et effectivement pisser ce qui est superflus pour garder une homéostasie.
Edit: rajout des phrases contenant "Michou".
Je vois pas le rapport avec le sujet.
C'est pas comment survivre ou fonctionner en mode extrême, ce qui est un autre sujet, mais comment ne pas crever bêtement en allant se balader avec sa douce moitié en vacance.
Si quelqu'un veut ouvrir un topic comment faire l'Everest sans oxygène en slip de bain, ben ça restera un sujet un peu spécial.
donc on peut lui donner des conseils perso
Soldmac, je crois que c'est plutôt l'habitude de la rando en forêt ardennaise que la rando sous le cagnard.
Il ne pouvait pas à l'avance connaître ses capacités à affronter ce genre de difficulté, et encore moins les capacités de sa compagne. Par ailleurs, personne ne peut vraiment se mettre à sa place.
Il ne pouvait pas à l'avance réaliser vraiment la fournaise dans laquelle il allait évoluer. Ni prévoir le méchant pierrier, ni la partie raide à franchir. Une "première", sans carte, hors sentier, sans l'expérience de trips similaires ... cela restera toujours une première.
Il ne pouvait pas savoir à l'avance si l'atmosphère serait sèche ou humide à mi hauteur.
Je vois trois explications/hypothèses, en gros :
1. Connaissance insuffisante du contexte (mais une petite appréhension quand même, que je perçois à travers son récit)
2. Connaissance insuffisante du problème de la déshydratation - mais prise de conscience rapide pas longtemps après le départ, que cela ne le ferait pas (début de rationnement au profit de sa compagne). J'ai l'impression que Soldmac n'était pas très à l'aise avec cette quantité d'eau, dès le départ, comme il n'était pas très à l'aise avec le départ tardif.
3. "Influence" de la philosophie MUL, en ce sens qu'à force de lire tout les avantages que l'on est sensé retirer d'un allègement, on hésiterait à jouer la sécurité (Soldmac est aussi chez les MULs depuis deux ans). Certains finiraient par culpabiliser à porter un peu trop - d'où le coup de gueule de Moleson. Il faut bien le dire, les conseils des MULs vont toujours dans le sens de l'allègement. Exactement comme si la légèreté était la clé ultime de tous les problèmes.
Et on a à peine effleuré les questions de leadership, de prise de décision en groupe, de l'effet du stress sur le moral (ou l'inverse) et les manifestations de la "gethomeitis" ...
Bref je transporte toute l'eau que je peux transporter sans que se soit trop lourd, le MUL je m'en tape et les compte d'apothicaire aussi.Nulle part je n'ai dit que mes calculs d’apothicaires MUL étaient une recommandation valable pour tout le monde : l'idée de départ était d'objectiver autant que possible la criticité réelle de la mésaventure de Soldmac sachant qu'il n'ont pas de profil de couch-potatoes (cf. mon message (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,61267.msg473848.html#msg473848)).
Et si on est incapable de transporter 8Kg en plein cagnard sans s'écrouler, faut faire autre chose comme les mots croisé ou du macramé.Pourquoi ouvrir une discussion sur le sujet alors qu'il existe une réponse aussi simple, universelle et définitive ?
Relis bien ma phrase dans le contexte du message : il y peut-être une petite ambiguïté (rédaction rapide du message), mais son sens dans le message d'origine n'est pas celui que tu lui prête !L'effort à vélo en montée est plus intense qu'en randonnée (quel que soit le terrain), le seul effort comparable serait de la course au cap droit dans la pente (mais en course d'orientation il est préférable de "moyenner" l'effort en trouvant le meilleur compromis pente / distance).C'est une affirmation complètement inepte. L'intensité de l'effort étant totalement indépendant du moyen employé pour faire l'effort. Quand la pompe est à 180/min c'est relativement égal si on se crève sur un col en vélo ou si monte très rapidement un béquet. La seule différence est qu'en marche on utilise plus et d'autres groupes musculaires qu'en vélo. La majorité des personnes parvient à une intensité d'effort plus importante en marche/course qu'à vélo pour des raisons d'entrainement musculaire. Et des tests d'efforts j'en fait passer assez dans mon cabinet.
Il y a quand même sur ce fil une tendance assez lourde au "pissing contest" ou savoir qui a la plus grosse.Et une tendance assez lourde au bashing en lisant les messages en diagonale et en essayant de décrédibiliser l'interlocuteur d'une phrase laconique mais non argumentée. (Mais il y a d'autres adeptes du MUL-bashing ou sportif-bashing facile dans ce sujet.)
Le problème c'est une information totalement inutile, une anomalie physiologique, il de ne doit pas y avoir plus de 1°/°° de la population qui fonctionne de cette manière. De même les personnes qui tiennent 1 heure à 90% de leur FCMT et autre exploits.Je ne vois pas en quoi tenir environ 90% de la FCmax sur environ 1H relève de l'exploit : quasiment tous les coureurs de semi-marathon en font autant quel que soit le niveau (donc sur 1H30 ou plus), idem pour les triathlètes en courte distance, les cyclistes en contre la montre ou cols, les rameurs, etc, etc... Paradoxalement plus on est affuté, plus on doit forcer pour monter dans les tours : 90% de FCmax sur 1H sans plus de détails ne permet donc pas de juger de l'état de forme.
Si des milliers et des milliers de km de sentiers en montagne tracé par habitude depuis des siècles ne montent pas en droite ligne, c'est qu'il y a une raison et pas que nos ancêtres étaient tous des fiottes.Excellente remarque qui mériterait d'être creusée : une grande partie des sentiers sont hérités des sentiers muletiers et des colporteurs de vallées en vallées.
Il y a une nuance assez important entre une tonne d'eau, 2l pour 40km et 5-8lPersonne n'a dit le contraire et tu vas voir par la suite qu'il s'agit d'une polémique stérile et que JJ n'est pas le super-héros-MUL-de-la-mort-qui-tue sur le plan de l'hydratation (désolé JJ je vais casser le mythe ;)).
T'es juste 15 étapes trop loin.
La base et elle à été donnée, elle est en fait ultra simple:
- Se couvrir
- Eviter les grosses chaleurs (tôt ou tard dans la journée)
- Connaître le terrain
- Avoir un backup, dans le cas concret de la flotte.
Ce que tu propose avec la méthode dromadaire, c'est comment être encore plus performant quand on est déjà très performant, sauf que cela ne répond pas à la question du randonneur occasionnel.Il propose juste une solution de bon sens élémentaire à la portée de la famille Michu en vacances et qui pourrait leur éviter des déconvenues, mais qui semble révolutionnaire et apparemment hautement subversive ici : boire autant que possible avant de partir :o (ce que Soldmac ne mentionne pas dans son récit) et à chaque point d'eau !
Et pratiquement si on reste à des allures normale, que l'on porte 3-5 ou Kg, la différence en terme de performance est négligeable. Tout change effectivement si on veut pousser son corps dans ses retranchements, là effectivement +-3 Kg va faire la différence.Bien que chaque gramme du sac de JJ ait été optimisé, il ne mentionne nulle part la charge totale portée. Or il embarquait à chaque fois plusieurs jours d'autonomie en nourriture qui représentait la majorité du poids : rajouter 5kg n'est donc pas "si" négligeable. Passé les 15-20% du poids du porteur on compense par hyperventilation et augmentation de la fréquence cardiaque non linéaires : cf. étude de Véronique Billat (L'entraînement en pleine nature pp101-102 (http://books.google.fr/books?id=JMVJ7BZ2BvAC&pg=PT111&lpg=PT111&dq=v%C3%A9ronique+billat+charge+sac&source=bl&ots=8qd2cCsG47&sig=oaCDbD9w-7cF5hOXzpB8be1in70&hl=fr&sa=X&ei=xgmiUI63DJS0hAf3qID4Bg&ved=0CCgQ6AEwAQ)).
Tu es trop dans ton trip compétitif. Si tu est bien couvert et que tu ne fais pas un effort intense, c'est pas +-10-20% en temps de marche qui change quoique ce soit en terme de consommation de H2O.
Une charge supérieure à 15%-20% du poids de corps entraîne, à vitesse égale, une augmentation de la consommation d'oxygène qui devient disproportionnée. Vous êtes obligés de ralentir bien au-delà de 15% de votre vitesse de déplacement. Par exemple pour 20% de charge, votre vitesse ne sera pas réduite de 20% mais de 30%-35% (Robertson et al., 1982).Lorsqu'on est proche de ce seuil des 15-20% (variable selon les individus : un commando de marine entraîné va réagir différemment qu'un MUL qui chasse les grammes depuis des années) la question du "surpoids" de l'eau n'est plus négligeable (mais on sort du domaine strict de la randonnée à la journée).
(...)
En outre, plus longue sera la marche, plus le coût énergétique additionnel d'une charge se fera sentir (Patton et al., 1991). Un sac lourd coûte au plan énergétique de plus en plus cher au fil des heures de marche : +10%-16% pour 12km de marche entre 4 et 5,8km/h avec des charges de 31,5kg et 49,4kg soit 40% et 60% du poids du coprs. (...) Cependant cet accroissement du coût énergétique avec le temps n'apparaît que pour des charges qui sont supérieures à 30% du poids du corps (Epstein et al., 1988). Les pauses fréquentes sont nécessaires pour de telles charges afin d'éviter cet effet-temps délétère sur le coût énergétique de la marche.
(...)
Il y a donc un effet-temps mais également un effet-vitesse sur accroissement du coût énergétique pour des charges supérieures à 15% du poids de corps.
Par contre on peut boire trop et effectivement pisser ce qui est superflus pour garder une homéostasie.CQFD : merci ! :doubleup:
Ceci dit, il ne m'est jamais arrivé de pisser trop clair quand je marche et qu'il fait chaud. En fait j'ai toujours un déficit hydrique, quoique je boive.
1° Effets de la déshydratation sur le poids et ses effets sur la performance:
Le pourcentage Effets sur la performance Perte pondérable
De 0 à 2% Baisse de l’endurance près de 1,4 kg
De 2 à 4 % Baisse de la puissance près de 1,4 à 2,7 kg
De 4 à 6 % Début de surchauffe près de 2,7 à 4,5 kg
Plus de 6% Coup de chaleur plus de 4,5 kg.
2°Conséquence sur l’organisme et la performance en général.
Niveau de déshydratation Durée de l’exercice Les effets
- Mineur 1 heure Pas d’effet mesurable
- Impression de soif De 2 à 3 hres Soif, inconfort, perte d’endurance
- Baisse de performance De 3 à 4 hres Malaise, perte de la puissance, baisse de la vigilance et de la dextérité
- Crampe de chaleur De 4 à 5 hres Crampes, mal de tête, sensation de très grand malaise.
- Épuisement De 5 à 6 hres Sensation de fatigue extrême
- Coup de chaleur 7 hres et plus Effondrement, inconscience.
Economie métabolique touarègue
En effet ce sont des coeurs d'athlètes qui habitent les Touaregs: malgré les sollicitations des
efforts physiques et thermorégulateurs, leurs fréquences cardiaques sont maintenues à un rythme
assez normal (76/minute) et régulier, même aux heures les plus chaudes de la journée (Lambert,
1968). La thermorégulation est chez ces nomades le meilleur révélateur de leur hyper adaptation :
confrontés chaque jour à des écarts de température au sol de 60°, ainsi qu'à cette
évapotranspiration diurne et nocturne que nous avons citée, leur sudation reste étonnamment
faible (2 à 3 litres/jour) et évacue peu de sel alors qu'un Européen transplanté au Sahara perd 6 à 7
litres par jour de sueur dont la concentration en sel atteint 7 gr/1 (équivalent de son propre plasma
sanguin). La réduction de la diurèse à 500 cc par jour et la baisse de la température centrale à tout
moment complètent cette image de «camelisation» parfois utilisée pour stigmatiser un
métabolisme si original.
En conséquence la perte et le besoin en eau et sel sont très réduits, les vêtements larges et
drapés qui permettent également la ventilation du corps et les voiles, améliorent aussi ce
processus d’économie (Fig. 4).
Les Touaregs peuvent être actifs avec 3 litres d'eau ou de lait et seulement 2 grammes de
Clna par jour là où un Européen boit 10 à 12 litres et doit trouver 7 grs de sel dans ses aliments
(ou prendre des dragées de sel).
J'ai passé des journées à 8, 10L d'eau consommée mais ramenée au temps de marche cela fait une consommation de 500 à 600ml/h.
AMHA, pour être (vraiment) libre, il faut pouvoir faire des choix "éclairés". ;):doubleup:
Il faut bien le dire, les conseils des MULs vont toujours dans le sens de l'allègement.
Et on a à peine effleuré les questions de leadership, de prise de décision en groupe, de l'effet du stress sur le moral (ou l'inverse) et les manifestations de la "gethomeitis" ... Sujets super intéresssants, mais super délicats à traiter ici.
un forum public n'est pas forcément le meilleur lieu pour le "médiatiser"
Quand je lis qu'il aurait suffit que soldmac porte un litre d'eau de moins pour sa compagne ai moins soif, quand je vois conseiller d'emporter le moins d'eau possible pour se balader en été dans les montagnes grecques,Devrais-je consulter d'urgence un ophtalmo ?
ou dire à des gens qui ont vécu et travaillé des années dans le désert ce qu'ils peuvent faire ou pas, je me dis que cela ne sert pas vraiment la réputation de la MUL.Comme diraient les américains YMMV (http://jargonf.org/wiki/YMMV) : personne n'a contesté que la vidange gastrique (limitant la quantité utile d'eau absorbée) est variable entre un grizzly de 2m00 / 130kg, une crevette de 1m75 / 65kg ou une femme d'1m60 / 45kg ! ;#
Je suis bien placé pour savoir que lorsqu'il fait très chaud, l'eau est vitale. Que ce soit en partie pour rattraper des erreurs, cela ne fait que renforcer son utilité. Parce que des erreurs, tout le monde en fait un jour ou l'autre. Il vaut mieux prendre ses dispositions pour que les premières ne soient pas mortelles, si on veut pouvoir en apprendre quelque chose. Logiquement, quand on arrive en vue du but, on doit avoir encore de l'eau en réserve. On peut faire autrement dans un souci de performance, ou dans un environnement sécurisé, mais pas dans la vie normale.Finalement on dit à peu près tous la même chose ! :love:
Cela n'empêche pas de chercher à optimiser le reste, mais l'eau c'est sacré, et ce ne sont pas les touaregs qui me contrediront.
Economie métabolique touarègue
En effet ce sont des coeurs d'athlètes qui habitent les Touaregs: malgré les sollicitations des
efforts physiques et thermorégulateurs, leurs fréquences cardiaques sont maintenues à un rythme
assez normal (76/minute) et régulier, même aux heures les plus chaudes de la journée (Lambert,
1968). La thermorégulation est chez ces nomades le meilleur révélateur de leur hyper adaptation :
confrontés chaque jour à des écarts de température au sol de 60°, ainsi qu'à cette
évapotranspiration diurne et nocturne que nous avons citée, leur sudation reste étonnamment
faible (2 à 3 litres/jour) et évacue peu de sel alors qu'un Européen transplanté au Sahara perd 6 à 7
litres par jour de sueur dont la concentration en sel atteint 7 gr/1 (équivalent de son propre plasma
sanguin). La réduction de la diurèse à 500 cc par jour et la baisse de la température centrale à tout
moment complètent cette image de «camelisation» parfois utilisée pour stigmatiser un
métabolisme si original.
En conséquence la perte et le besoin en eau et sel sont très réduits, les vêtements larges et
drapés qui permettent également la ventilation du corps et les voiles, améliorent aussi ce
processus d’économie (Fig. 4).
Les Touaregs peuvent être actifs avec 3 litres d'eau ou de lait et seulement 2 grammes de
Clna par jour là où un Européen boit 10 à 12 litres et doit trouver 7 grs de sel dans ses aliments
(ou prendre des dragées de sel).
1° Effets de la déshydratation sur le poids et ses effets sur la performance:Le premier point est que de toute façon lors d'une journée chaude ou l'on effectue un effort conséquent on va finir en fin de journée avec un déficit hydrique, je n'ai jamais vu quelqu'un pisser plus clair en fin de journée qu'au départ.
Le pourcentage Effets sur la performance Perte pondérable
De 0 à 2% Baisse de l’endurance près de 1,4 kg
De 2 à 4 % Baisse de la puissance près de 1,4 à 2,7 kg
De 4 à 6 % Début de surchauffe près de 2,7 à 4,5 kg
Plus de 6% Coup de chaleur plus de 4,5 kg.
2°Conséquence sur l’organisme et la performance en général.
Niveau de déshydratation Durée de l’exercice Les effets
- Mineur 1 heure Pas d’effet mesurable
- Impression de soif De 2 à 3 hres Soif, inconfort, perte d’endurance
- Baisse de performance De 3 à 4 hres Malaise, perte de la puissance, baisse de la vigilance et de la dextérité
- Crampe de chaleur De 4 à 5 hres Crampes, mal de tête, sensation de très grand malaise.
- Épuisement De 5 à 6 hres Sensation de fatigue extrême
- Coup de chaleur 7 hres et plus Effondrement, inconscience.
Bien que chaque gramme du sac de JJ ait été optimisé, il ne mentionne nulle part la charge totale portée. Or il embarquait à chaque fois plusieurs jours d'autonomie en nourriture qui représentait la majorité du poids : rajouter 5kg n'est donc pas "si" négligeable. Passé les 15-20% du poids du porteur on compense par hyperventilation et augmentation de la fréquence cardiaque non linéaires : cf. étude de Véronique Billat (L'entraînement en pleine nature pp101-102).Mais c'est juste pas le sujet. Le sujet c'est une marche en Grèce à la journée en été avec du dénivelé dans un terrain difficile. Donc de toute façon à part la flotte t'as quasiment rien à prendre et tu vas même avec 8l de flotte être confortable.
Lorsqu'on est proche de ce seuil des 15-20% (variable selon les individus : un commando de marine entraîné va réagir différemment qu'un MUL qui chasse les grammes depuis des années) la question du "surpoids" de l'eau n'est plus négligeable (mais on sort du domaine strict de la randonnée à la journée).
Je dois faire faire en tant que cardiologue au minimum 5 tests d'effort par jour et ceci depuis 20 ans. J'ai donc une idée assez complète sur les capacités respectives de Monsieur et Madame Michou (pour peu qu'ils existent). De facto 95% des gens, donc sauf quelques cycliste compétitif atteignent une VO2max nettement supérieure et également und FCMT supérieure sur tapis roulant que sur cycloergomètre.
Relis bien ma phrase dans le contexte du message : il y peut-être une petite ambiguïté (rédaction rapide du message), mais son sens dans le message d'origine n'est pas celui que tu lui prête !
J'aurais plutôt du écrire : "Mon "effort-maximum" à vélo en montée est plus intense qu'en randonnée...", mais à part çà il n'y a rien à changer car même M. Super-Randonneur 1°/°° lol (JeanJacques) ne tourne pas à 90% de FCmax, seul un trailer (et non randonneur) peut éventuellement tourner à ce régime.
Pour pinailler encore un peu, le cycliste peut monter un peu plus haut sur la durée que le trailer sur le terrain (et non en labo ou sur ergomètre) :
- ma FCmax (mesurée au cardio sur 1 an) est supérieure d'environ 5bpm en trail qu'à vélo (FCmax réellement atteignable qui varie selon l'activité en fonction de l'adaptation musculaire)
- à vélo de route je suis en mesure de choisir précisément mon rythme indépendamment du relief grâce aux développements
- à pieds en trail (càd hors route plate), je dois m'adapter en permanence au relief et au sol
- selon la pente en montée je serais limité tantôt par mes cuisses (avec de la marge au niveau cardio), tantôt par le cardio (avec de la marge dans les jambes)
- au final la courbe du cardio à vélo est beaucoup plus régulière qu'en trail avec du coup une FCmoy plus élevée alors que je suis à fond dans les 2 cas
Le phénomène est également connu des triathlètes dont la FC monte moins à pieds bien qu'il s'agisse de la dernière épreuve (malgré la dérive cardiaque sur la durée de l'épreuve qui devrait faire plus monter le cardio).
Donc au niveau hydratation ce maximum à vélo permet d'estimer valablement ma consommation personnelle maximale à conditions équivalentes (sauf qu'il y a encore 2 petites variables qui viennent compliquer les choses mais çà reste négligeable : chaleur du bitume noir, mais refroidissement éolien un peu meilleur grâce à la vitesse horizontale légèrement supérieure dans les montées à vélo).
Je ne vois pas en quoi tenir environ 90% de la FCmax sur environ 1H relève de l'exploit : quasiment tous les coureurs de semi-marathon en font autant quel que soit le niveau (donc sur 1H30 ou plus), idem pour les triathlètes en courte distance, les cyclistes en contre la montre ou cols, les rameurs, etc, etc... Paradoxalement plus on est affuté, plus on doit forcer pour monter dans les tours : 90% de FCmax sur 1H sans plus de détails ne permet donc pas de juger de l'état de forme.
Je ne pensais pas que les sportifs en bonne condition physique (mais pas nécessairement compétiteurs ou super affutés) ne représentent qu'1°/°° de la population ! Visiblement tous les gens que je connais (échantillon non représentatif) avec un niveau très largement supérieur au mien doivent être des extra-terrestres ? blink
Dans ces conditions pas étonnant que des rapports suggèrent à la Sécurité Sociale de subventionner les activités sportives plutôt que les cachets que l'on surconsomme déjà allègrement en France.