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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Randonnée où nous avons fini tout cuit  (Lu 25755 fois)

26 novembre 2012 à 20:18:21
Lu 25755 fois

soldmac


Bonjour,

je profite des longues nuit d'hiver pour vous écrire quelques lignes sur une randonnée qui aurait pu mal finir.

Cet été et comme la plupart des étés depuis 12ans je suis aller passer quelques jours de repos au soleil sur une île grecque où ma famille possède une maison de vacance.


J'ai déjà fait plusieurs fois le tour de l'île ainsi que les différentes activités "touristiques" (on ne peut pas vraiment dire qu'elle est connue pour son tourisme et tant mieux!) et je commence à tourner en rond : plage, bronzette, sieste, apéro, dodo ça parait "idyllique" pour certains mais pour d'autres (comme moi) c'est lassant.

Cela fait plusieurs années que je vois le sommet de l'île, différentes photos de chutes d'eau magnifiques perchées quelque part là haut et que je rêve en secret d'aller m'y promener.

Et cette année, enfin, je me suis décidé, avec Julie (ma copine), de monter pour avoir une vue d'ensemble de l'île.

C'est donc un matin, levé à 8h je prépare le sac, Julie "se prépare" et comme c'est une précieuse, au lieu de partir à 8h30 on démarre à 10h. Pour ce qui est de l'itinéraire, pas de carte de l'île, a vrai dire pas besoin, c'est pas compliqué il n'y a absolument aucuns chemins ni point de repère, et puis il suffit de faire un 180° et on est face à la montage.

On démarre, on sort du village et rapidement on arrive devant une petite forêt d'arbre qui font 2 à 4m en forme de buisson, assez rugueux mais pas très dense. C'est là qu'un grecque nous interpelle mais malheureusement je ne parle pas grecque  :-[ (honte à moi 12ans que je vais là bas et je baragouine que quelques mots). Finalement, je ne sais toujours pas ce qu'il me voulait mais si j'avais compris peut-être que ça m'aurait évité les ennuies qui vont suivre.

On passe vite la forêt où se baladent des κατσίκες (chèvres) pour arriver face à la montage, brute et aride. Des énormes pierriers la ceinture, obligé de passer au travers, avec beaucoup appréhension : est ce que les blocs sont stables, n'y a t'il pas de serpent caché dans les interstices des roches.


On progrès, on cherche un chemin sûr, ça monte fort, on arrive devant un abrupte, on trouver un moyen de le passer, enfin la partie la plus dure est passée.

On s'arrête un moment à l'ombre, on mange un biscuit, on a déjà consommé beaucoup d'eau pour le peu de chemin parcouru. On observe le paysage, le terrain a changé, moins de bloque et plus de sol/végétation.


Les heures passent, ça continu de monter (normal c'est une montagne :lol:), les heures passent, le soleil monte dans le ciel, il commence a faire chaud! A cette époque là (Juillet - Aout) la température à l'ombre est de 35 - 37°C mais sur la montage il n'y a pas d'ombre, en plus il y a de la roche partout qui emmagasine la chaleur il devait bien faire 40 - 45°C. On s'hydrate, on s'hydrate et on s’hydrate encore et l'eau diminue, diminue et diminue encore, c'est la que je commence à comprendre que ca sens le patté! Sans parler que Julie commence à fatiguer et qu'on ne vois toujours pas de "sommet", mais on décide de continuer.

On continu, Julie à vraiment chaud, moi ca va, je prend l'initiative (sans le dire à Julie) de limiter mon hydratation pour que qu'elle puisse s'hydrate correctement, je trempe un t-shirt et lui met sur la tête sinon elle va faire une insolation, et c'est un peu déçu qu'on décide de redescendre. Nous somme quand même monté à 1000m en démarrant à 450m et le sommet est à 1500m.


C'est là que les vrais emmerdes commences. La monté avait été dure mais la descente allait être un enfer, Julie ayant sous estimé la randonnée et malgré mes multiples avertissements elle avait décidé de mettre des baskets, erreur fatale! Elle n'a fait que glissé (la fatigue n'aidant pas), certains passages obligé d'être à 4 pattes, c'était long et très dangereux.

La descente paraissait interminable, le soleil continuait de taper et on a fini par être à court d'eau!

Julie était KO, elle commençait à perdre les pédales et avoir certaines incohérences. Je l'ai donc rassuré en lui disant qu'on allait arriver, je l'ai soutenue moralement en l'encourageant mais aussi physiquement en la "portant" (elle s’appuyait sur moi pour pas tomber) tellement elle était épuisée.

On est arrivé à l’escarpement, je crois que c'est la partie où j'ai eu le plus peur pour Julie, pas moyen de trouver un passage, pas le choix on doit faire un peu "d'escalade" (coller contre une paroi, trouver les prises pour descendre sur quelques mètre), j'avais peur qu'elle tombe surtout dans son état de fatigue et d'incertitude.

Arrive le pierrier géant, je savais qu'on arrivait mais je commençais moi aussi à tourner de l’œil, mes jambes commençaient à trembler. Pour ce qui est de Julie, l'idée d'arriver, a switché son cerveau en mode "terminator". Plus question de savoir si le pierrier était stable, on la dévaler en quelques minutes à coup de grandes enjambées. Assez dangereux mais efficace.

Enfin, la petite forêt en vue et bientôt la maison. Une fois rentré je pense qu'on à bien bu 1L d'eau d'une traite. Nous avons tout de même marché 7h - 8h.

Les erreurs qui ont contribué à cette mésaventure :

- partir trop tard, ce qui nous à obligé de marcher pendant la période la plus chaude de la journée
- partir avec trop peu d'eau, 5L pour 2, la prochaine fois on partira avec 10L  
- partir sans couvre chef
- partir avec des baskets pour ce qui est de Julie
- ne pas vouloir faire demi-tour alors que je présentais le drame

Peut-être avez vous d'autres remarques, erreurs à soumettre.

Enfin on n'a quand même eu un magnifique point de vue sur la moitié de l'île :



Je pense recommencer la même rando mais en ayant apprit de nos erreurs. Julie à tout de même apprécié la rando (moi aussi), enfin la 1er partie mais elle préfère définitivement la plage :lol:.

J'ai put observer le comportement d'une personne dans une phase de "survie" si on peut dire. J'ai aussi apprit a gérer quelqu'un qui n'a plus toute sa tête ni toutes ses compétences physiques, c'est vraiment pas évident, il faut faire attention à soi mais aussi à l'autre! Pour le coup je sais pas si c'était mieux de partir à deux ou seul (sachant que seul, si jamais il y a un bug ben on est seul pour le régler).

Je voulais aussi insister sur le fait qu'il faut vraiment encourager, rassurer, soutenir son partenaire quand il a un moment de mou, j'ai vraiment ressenti que Julie se nourrissait de ça pour continuer.

En espérant que cela serve à d'autres.
« Modifié: 26 novembre 2012 à 20:35:00 par soldmac »

26 novembre 2012 à 20:26:02
Réponse #1

greenman


salut

Oui il à l'air de faire chaud  ;D, pas pour moi du tout ça  ;#


Bon une précision, est-ce que Julie avait un chapeau?
Car au vue de ce que tu décris, je crois que non, et ça pour moi c'est une autre chose à penser, surtout là bas
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

26 novembre 2012 à 20:27:52
Réponse #2

soldmac


salut

Oui il à l'air de faire chaud  ;D, pas pour moi du tout ça  ;#


Bon une précision, est-ce que Julie avait un chapeau?
Car au vue de ce que tu décris, je crois que non, et ça pour moi c'est une autre chose à penser, surtout là bas

Non non pas de chapeau c'est pas dans non habitude, mais rapidement on a compris qu'il fallait en improviser un, c'est pour ca qu'on n'a mit un t-shirt mouillé qu'on n'a noué sur sa tête.

26 novembre 2012 à 20:34:12
Réponse #3

Magic Manu


Histoire intéressante! Content de savoir que cela s'est bien terminé!
C'est typiquement le genre d'aventure qui arrive en vacances, où on s'ennuit un peu, en regardant la montagne, depuis la plage, en se disant "tient, tient, et si je grimpais là haut"
Il m'était  arrivé exactement la même chose il y a 18 ans, à Hawaï. Obligé de faire demi tour: trop chaud, pas assez d'eau, partis trop tard!
Des fois, il est préférable de rester le cul sur le sable...!
Hope for the best, expect the worst...

26 novembre 2012 à 20:36:20
Réponse #4

Karto


Merci Soldmac.
Encore une fois c'est le genre de fil où je ne vais pas répondre grand-chose pour commencer, parce que je trouve tu as bien fait ton analyse toi-même. Content de voir que la chance a été avec vous ;)
Mais je poste surtout pour te remercier explicitement de cette contribution réellement utile et honnête.

Quelques questions complémentaires quand-même :
- si la journée a été si éprouvante avec 5 litres, tu penses que ce sera mieux avec 10 ? ;)
- quand tu prendras ta revanche, tu partiras à quelle heure ?
- sur quel versant ? ;)
- les baskets étaient elles un problème parce qu'elles étaient des baskets, ou parce qu'elles étaient toutes lisses et mal adaptées aux pieds de Julie ?
- physiquement, étant étudiants en géol, je suppose que vous étiez à niveau ?

26 novembre 2012 à 20:39:14
Réponse #5

Moleson


Effectivement quand il y a plus de chemin tracé et de plus on se balade en plein cagnard au mois d’Août, ça devient ardu.
Zavez pas du rencontrer beaucoup d’autochtones ::), en fait ils vous prennent pour des cinglés.

Ben partir nettement plus tôt et prévoir largement plus de H2O, ça aide quand même. Ne pas sous-estimer la possibilité de se perdre et partir avec une personne qui est résistante dans sa tête ça aide pour la survie.

Moléson qui aime bien faire des balades au mois d’Août en Crète.


Moléson

26 novembre 2012 à 20:42:51
Réponse #6

Kilbith


Petite suggestion pour éviter de faire le B...e typique sur nos montagnes ensoleillées* : ICI LE SOLEIL N'EST PAS TON AMI

- Prendre un chapeau avec rebord qui couvre sur 360°. Les meilleurs sont aérés, de couleur claire et on le dessous de la visière noir.
- Eviter les débardeurs et même les tshirts manche courte : on crame. Le second jour est un enfer avec les bretelles du sac.
- Préférer les chemises manches longues et de couleur claire, surtout celles qui ont un col remontant haut.
- Eviter absolument le short : le coup de soleil suintant au creux du genoux empêche de marcher. Celui sur les cuisses provoque une douleur exquise.
- Les pieds aussi prennent des coups de soleil (se méfier des nu pieds)
- Prendre beaucoup d'eau et même un peu plus.

La crème solaire peut suppléer un peu, mais rien ne remplace la protection offerte par les vêtements. La carnation claire et le début des vacances sont des facteurs aggravant.



Citer
Plus question de savoir si le pierrier était stable, on la dévaler en quelques minutes à coup de grandes enjambées. Assez dangereux mais efficace.
Murphy's était occupé : imagine la situation avec une cheville foulée empêchant de marcher....

 ;)

* il me semble avoir décelé nombre d'erreurs sur les photos...Un gros merci pour ton retex fort utile.

« Modifié: 26 novembre 2012 à 20:49:51 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

26 novembre 2012 à 20:52:26
Réponse #7

soldmac


Merci Soldmac.
Encore une fois c'est le genre de fil où je ne vais pas répondre grand-chose pour commencer, parce que je trouve tu as bien fait ton analyse toi-même. Content de voir que la chance a été avec vous ;)
Mais je poste surtout pour te remercier explicitement de cette contribution réellement utile et honnête.

Quelques questions complémentaires quand-même :
- si la journée a été si éprouvante avec 5 litres, tu penses que ce sera mieux avec 10 ? ;)
- quand tu prendras ta revanche, tu partiras à quelle heure ?
- sur quel versant ? ;)
- les baskets étaient elles un problème parce qu'elles étaient des baskets, ou parce qu'elles étaient toutes lisses et mal adaptées aux pieds de Julie ?
- physiquement, étant étudiants en géol, je suppose que vous étiez à niveau ?

Oui, je pense sincèrement que la journée aurait été moins éprouvante, surtout mentalement, savoir que tu n'as plus d'eau, qu'il te reste pas mal a marcher et qu'il fait très chaud ca peut faire paniquer (je pense que c'est ce qui est arrivé à Julie entre autre).

Je partirai nettement plus tot, le soleil se lève tot, il fait vite clair et puis les gens "là bas" travail plutôt le matin, pourquoi pas partir vers 6h.

Les baskets étaient adapté aux pieds de Julie mais le gros problème était la semelle totalement lisse, comme le sol était très sec et poussiéreux elle glissait très facilement. Pour ma part j'avais des chaussures type trail (pas exactement ca mais des chaussures basses) avec des semelles vibram et je peux dire que j'étais scotché au sol, j'avancais comme "une gazelle" (je sais pas si gazelle est le meilleur mots pour me qualifier  :lol:)


Julie est infirmière, relativement sportive (jusque cette année elle faisait 3 entrainements de basket semaine) pour ma part je suis étudiant en géoMorphologie (je t'excuse, la géomorpho est pas très connu face à la géologie mais c'est un peu similaire :) ), mais mise a part ca je suis sportif et aime la marche. J'avais confiance en le physique de Julie, elle aussi, et je sais pas si c'est son physique qui a fait défaut où plutôt le mentale. Maintenant, j’admets qu'on était peut-être pas parfaitement préparé aux conditions qu'on ne connait pas (surtout la chaleur).

Zavez pas du rencontrer beaucoup d’autochtones ::), en fait ils vous prennent pour des cinglés.

Il n'y a aucuns signes de vie là haut, quelques chèvres et encore! C'est tellement aride que personne ne s'y aventure. D'ailleurs, je pense que le paysan qu'on a croisé au matin a du nous dire qu'on était cinglé. Déjà que de faire un jogging au matin alors qu'on à une voiture c'est passé pour un cinglé à leur yeux alors aller se promener dans la montagne en plein été ...


26 novembre 2012 à 21:02:51
Réponse #8

soldmac


Petite suggestion pour éviter de faire le B...e typique sur nos montagnes ensoleillées* : ICI LE SOLEIL N'EST PAS TON AMI

- Prendre un chapeau avec rebord qui couvre sur 360°. Les meilleurs sont aérés, de couleur claire et on le dessous de la visière noir.
- Eviter les débardeurs et même les tshirts manche courte : on crame. Le second jour est un enfer avec les bretelles du sac.
- Préférer les chemises manches longues et de couleur claire, surtout celles qui ont un col remontant haut.
- Eviter absolument le short : le coup de soleil suintant au creux du genoux empêche de marcher. Celui sur les cuisses provoque une douleur exquise.
- Les pieds aussi prennent des coups de soleil (se méfier des nu pieds)
- Prendre beaucoup d'eau et même un peu plus.

La crème solaire peut suppléer un peu, mais rien ne remplace la protection offerte par les vêtements. La carnation claire et le début des vacances sont des facteurs aggravant.

Merci pour les conseils, j'avais un t-shirt (erreur) mais blanc encore heureux. Heureusement nous étions sur l'île depuis plusieurs jours et la peau était habitué au soleil (pas de coup de soleil). Mais la prochaine fois, chapeau et chemise tout en clair!

Murphy's était occupé : imagine la situation avec une cheville foulée empêchant de marcher....

Oui, je le savais en le faisant, mais on avait qu'une seule envie, rentrer au plus vite. Puis on était plus qu'à 20 - 30min de la maison, au pire si Julie s'était blessé soit je l'aurais aidé, soit j'aurais été chercher mon père. J'ai été nettement plus prudent quand on était encore au-dessus car la je savais que j'étais tout seul si il y avait une m*rde qui arrivait. Heureusement, rien n'est arrivé :)

26 novembre 2012 à 21:28:52
Réponse #9

Phil67


Questions naïves :

(1) "différentes photos de chutes d'eau magnifiques perchées quelque part là haut" => pas moyen de repérer d'éventuels points d'eau en se basant sur la végétation (à moins qu'ils ne soient tous à sec en été) ? Reste le problème du traitement de l'eau (chèvres)...

(2) Une fois que vous aviez compris que le retour s'annonçait mal, n'était-il pas possible de temporiser quelques heures à l'ombre (cf. photo) en mode économique / sieste en attendant que le soleil baisse un peu (la nuit tombe progressivement à cette période de l'année) ? Est-ce "économique" au niveau de l'eau (pas d'effort + ombre), en tous cas çà limite les risques d'insolation et peut laisser le temps de se refaire une "santé".

(3) Pas de couverture de survie (qui peut également servir à se protéger du soleil) ?
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

26 novembre 2012 à 21:43:30
Réponse #10

Vadil


Bonsoir,

Une autre question naïve:

( 4 ) Ni carte, ni portable?

26 novembre 2012 à 21:47:21
Réponse #11

soldmac


Questions naïves :

(1) "différentes photos de chutes d'eau magnifiques perchées quelque part là haut" => pas moyen de repérer d'éventuels points d'eau en se basant sur la végétation (à moins qu'ils ne soient tous à sec en été) ? Reste le problème du traitement de l'eau (chèvres)...

J'ai essayé j'ai bien entendu de l'eau couler, mais c'était dans le canyon à plusieurs km de là.

(2) Une fois que vous aviez compris que le retour s'annonçait mal, n'était-il pas possible de temporiser quelques heures à l'ombre (cf. photo) en mode économique / sieste en attendant que le soleil baisse un peu (la nuit tombe progressivement à cette période de l'année) ? Est-ce "économique" au niveau de l'eau (pas d'effort + ombre), en tous cas çà limite les risques d'insolation et peut laisser le temps de se refaire une "santé".

J'y ai pensé, je sais pas pourquoi on ne l'a pas fait, peut-être peur que le soleil se couche et qu'on soit toujours dans la montagne.

(3) Pas de couverture de survie (qui peut également servir à se protéger du soleil) ?

Si, pas pensé à m'en servir.

26 novembre 2012 à 21:50:25
Réponse #12

soldmac


Bonsoir,

Une autre question naïve:

( 4 ) Ni carte, ni portable?

Pas de carte mais un portable avec GPS.

J'ai réussi à sonner à mon père lors de la monté mais est ce que le portable fonctionne encore plus haut et partout?! C'est un peu la crainte que j'avais, que je portable ne fonctionne pas partout dans la montagne.

26 novembre 2012 à 21:51:04
Réponse #13

jeanjacques


Une vraie situation de survie, j'ai un peu vécu la même chose le weekend dernier sur mon canapé. Il faisait vraiment froid chez moi, je n'étais pas couvert, je pense que j'ai attrapé quelque chose. La prochaine fois je vais mieux prévoir mon équipement et y aller avec une grosse couverture en laine.


Ce n'est pas en cautionnant ce type de récit que le forum arrêtera de péricliter...
Adhérent Unpact.

26 novembre 2012 à 22:10:21
Réponse #14

promeneur4d


jj: si ca t emmerde pourquoi tu lis?
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

26 novembre 2012 à 22:19:13
Réponse #15

xackurush


Est ce que le chemin de la montée est vraiment difficile? (c'est difficile à voir sur les photos, tu aurais le nom du sommet de cette île pour se rendre compte?)
Parce qu'au niveau des conditions climatique, ça ressemble pas mal à ce que des milliers de randonneurs ont chaque été sur le parcours du GR20. Par contre sans protection adéquate c'est sur que l'on peut morfler pas mal avec le soleil et la chaleur (j'ai dû calmer ma course sur la dernière étape vers Calenzana car je commençais à avoir des fourmillements sur le crâne, signe de trop chaud pour moi :D)
Je pense qu'avec un chapeau ou casquette+foulard pour protéger la nuque ça aurait pas mal arranger les choses au niveau de l'hyperthermie et de la déshydratation ;)
« Modifié: 26 novembre 2012 à 22:25:27 par xackurush »

26 novembre 2012 à 22:28:27
Réponse #16

jeremy1271


La pire erreur: pas de couvre-chef.
J'ai appris à mes dépends le paradoxe suivant: plus le soleil tape, plus il faut se couvrir.
Cette erreur m'a valu 3 jours d’hôpital militaire à Tahiti pour brulures.
Tu t'en es bien sorti, mais ça aurait pu être très grave, prends-en conscience et apprends de tes erreurs ;)

A+

26 novembre 2012 à 22:35:57
Réponse #17

soldmac


Est ce que le chemin de la montée est vraiment difficile? (c'est difficile à voir sur les photos, tu aurais le nom du sommet de cette île pour se rendre compte?)
Parce qu'au niveau des conditions climatique, ça ressemble pas mal à ce que des milliers de randonneurs ont chaque été sur le parcours du GR20. Par contre sans protection adéquate c'est sur que l'on peut morfler pas mal avec le soleil et la chaleur (j'ai dû calmer ma course sur la dernière étape vers Calenzana car je commençais à avoir des fourmillements sur le crâne, signe de trop chaud pour moi :D)
Je pense qu'avec un chapeau ou casquette+foulard pour protéger la nuque ça aurait pas mal arranger les choses au niveau de l'hyperthermie et de la déshydratation ;)

600m de dénivelé sur 1.3km à vol d'oiseau environ (c'est très approximatif je viens de regarder ca avec google earth)

Je sais pas si c'est beaucoup ou pas, enfin ca montait quand même bien.

26 novembre 2012 à 22:57:41
Réponse #18

Bison


Merci Soldmac de ce partage.

Tout le monde n'a pas la chance de bien connaître, c'est-à-dire d'avoir expérimenté par soi-même,  certains pièges de l'été.

Je crois que le principal a été dit :  le soleil est l'ennemi.
Bien plus à mon sens que l'orage, parole d'un gamin d'Afrique.

Le coup de chaleur est un mal sournois!
Parole ...  ;#

Pour se protéger du soleil, un petit parapluie métallisé peut parfois être bien agréable.
Perso, je sors bien couvert, et je préfère de loin évoluer en montagne au dessus de 2.000 m où il fait bien moins chaud.

Potion magique de Bison en fond de sac :
 - canette de 500 ml boisson energisante
 - 125 g de LECSET*

Cela aide à remettre d'aplomb en cas d'urgence.
C'est une pure "réserve" dont je ne tiens pas compte pour estimer mes provisions d'eau et de nourriture à emporter, mais que je n'hésite pas à consommer en cas de besoin.

Procédure de "récupération" :
 - arret, si possible à l'ombre;
 - libération des chaussures;
 - vider la canette :  elle fera son effet dans moins d'une demi-heure;
 - siroter le tube :  effet immédiat sur le moral;
 - massage et soin des pieds.
Prêt à repartir :  chaussures et sac bien adjustés, + 500 kcals, +600 ml d'hydratation.
C'est la pèche retrouvée pendant une bonne heure.

* Lait Entier Concentré Sucré En Tube :D  
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

26 novembre 2012 à 23:09:11
Réponse #19

xackurush


600m de dénivelé sur 1.3km à vol d'oiseau environ (c'est très approximatif je viens de regarder ca avec google earth)

Je sais pas si c'est beaucoup ou pas, enfin ca montait quand même bien.

Oui ça monte pas mal mais c'est pas non plus énorme, ça se fait en VTT des montées comme cela (en appuyant bien fort sure les pédales  ;#).
Après ça dépend du terrain, dans un pierrier on avance moins vite, sur les topos de GR on retient une vitesse de 300m/h mais sur un chemin balisé. Tu avais seulement les 5L d'eau sur le dos ou tu étais plus chargé que ça?

26 novembre 2012 à 23:23:27
Réponse #20

soldmac


@ xackurush : L'eau, les biscuits et la trousse de secours :)

@ bison : merci pour le conseil :)
« Modifié: 26 novembre 2012 à 23:29:12 par soldmac »

26 novembre 2012 à 23:37:56
Réponse #21

Tortue folle


L'eau, les biscuits et la trousse de secours :)

Salut Soldmac et merci pour le partage  :up:.
Pour ta "revanche" avec ce sommet, tu pourrais rajouter à cette liste un petit tarp histoire de te faire une pose à l'ombre en cas de moins bien.

Sinon, penses tu avoir la possibilité de planquer un ou deux litres d'eau dans la verte?
Tu déposes cette réserve de secours lors de l'ascension et l'utilises en redescendant.
Sachant que tu as ça de côté, cela permet de mieux gérer psychologiquement ce manque d'eau temporaire.

Bonne soirée.
Ça passe ou ça passe.

26 novembre 2012 à 23:42:19
Réponse #22

soldmac


Salut Soldmac et merci pour le partage  :up:.
Pour ta "revanche" avec ce sommet, tu pourrais rajouter à cette liste un petit tarp histoire de te faire une pose à l'ombre en cas de moins bien.

Sinon, penses tu avoir la possibilité de planquer un ou deux litres d'eau dans la verte?
Tu déposes cette réserve de secours lors de l'ascension et l'utilises en redescendant.
Sachant que tu as ça de côté, cela permet de mieux gérer psychologiquement ce manque d'eau temporaire.

Bonne soirée.

Oui j'ai pensé au tarp, surtout pour passer une nuit et redescendre le lendemain. Mais faut que je réfléchisse encore à ca, car il y a pas bcp d'arbre donc pas évident de tendre une tarp, p-e une mini tente autoportant, enfin à méditer.

Sinon, oui je peux planquer de l'eau sans crainte, il y a personne mais le plus dure sera de le retrouver ^^

26 novembre 2012 à 23:47:26
Réponse #23

Tortue folle


Bonne méditation donc  :D

Pour repérer ta planque d'eau, un bâton avec un tissu rouge pétant attaché dessus devrait être efficace.

Vu le dénivelé qu'il y a, tu devrais avoir de bonnes chances pour le repérer de loin... enfin je dis ça mais je n'ai jamais testé donc pas sur du coup  ;#
Ça passe ou ça passe.

27 novembre 2012 à 08:58:02
Réponse #24

Kilbith


Pour se protéger du soleil, un petit parapluie métallisé peut parfois être bien agréable.
+1

Sur montagne facile, c'est une excellente protection. Pas obligatoirement besoin d'un modèle métallisé, mais c'est mieux. Le bonheur c'est de s'assoir (parfois pierre très chaudes) et d'être à l'ombre sous le parapluie.

Citer
Une vraie situation de survie, j'ai un peu vécu la même chose le weekend dernier sur mon canapé. Il faisait vraiment froid chez moi, je n'étais pas couvert, je pense que j'ai attrapé quelque chose. La prochaine fois je vais mieux prévoir mon équipement et y aller avec une grosse couverture en laine.

JJ : l'objectif du forum n'est pas obligatoirement de parler de la situation "extrême" de type traversée solo de l'arctique. C'est aussi, et surtout, parler de la survie banale du type : "je crève sur la route, je me gare dans un endroit protégé, je met les warnings,  je met mon gilet avant de sortir par la porte de droite, je pose intelligemment mes deux triangles, j'ai une clef en croix efficace, et comme je me suis entrainé au préalalble je peux changer mon pneu en 5 minutes plutôt que de devoir lire le mode d'emploi durant 15 minutes... et la roue de secours est gonflée."

C'est moins glamour et spectaculaire, cela amène certainement moins de trafic : mais statistiquement cela sauve plus de gens dans la vraie vie.  ;) 
« Modifié: 27 novembre 2012 à 09:06:23 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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