Tout va très vite sur ce fil!
J'ai bien une demi-douzaine de points qui m'inspireraient un bon développement.
Mais les différentes interventions de Jean-Jacques me restent sur la patate.
Rien que la dernière :
Comment voulez vous que des personnes possédant de l'expérience viennent sur le forum (ou restent) après avoir vu ce récit et vos réponses ?
Je suppose que Jean-Jacques considère que les sportifs de haut niveau, les traillers "performants", les HRPistes, les GR20-istes et autres émules de Kilian Jornet ... sont des personnes "possédant de l'expérience".
Que nenni ... Ils ont des capacités physiques, une excellente technique, parfois du génie ... mais tout cela ne fait pas une expérience. L'expérience, c'est autre chose.
En particulier, l'expérience se construit sur l'aptitude à tirer leçon de ses propres erreurs et de celles des autres.
Si les erreurs de Soldmac n'intéressent pas - ou n'intéressent plus - Jean-Jacques et certains anciens c'est que ceux-ci n'ont pas encore compris que les erreurs des débutants sont celles qui tuent aussi les personnes hautement
compétentes performantes. Parole ...
D'ailleurs, les gens hautement performants sont en général très mal "équipés" pour analyser vraiment les erreurs "évidentes".
Pas si évidentes que cela pour moi, les erreurs de Soldmac ...
- Pourquoi avoir pris trop peu d'eau?
- Pourquoi avoir laissé Julie partir sans chapeau?
- Pourquoi ne pas avoir pensé à la couverture de survie comme moyen de protection contre le soleil?
Et encore trois "pourquoi" intéressants :
- Pourquoi Julie, après avoir été "mal" dans la descente, s'est sentie pousser des ailes dans le pierrier?
- Pourquoi le récit de Soldmac apparaît-il comme "dramatique"?
- Pourquoi Kam sent-il que la MUL-attitude est visée?
Même si Soldmac me fournissait des réponses toutes simples, je continuerais à penser que les vraies réponses sont complexes. Si on ne répond pas à ces pourquoi, si on ne trouve pas la réponse, si on n'imagine pas les réponses possibles ... alors on ne gagne effectivement rien à lire ce récit.
Mais si on fait un travail d'analyse sérieux, on en vient à trouver, parmi les causes premières, des "circonstances" qui ont pu - qui pourraient encore - nous pousser nous aussi à la faute dans un autre contexte.
Ainsi, en réfléchissant bien à tous ces "pourquoi", en trouvant nos propres réponses et en les partageant sereinement, nous aurons un peu fait avancer notre capital "expérience".
Bien plus qu'en lisant le récit (par ailleurs captivant) des exploits magnifiques de Jean-Jacques en Amérique.
Bref, moi qui ne suis pas vraiment "expérimenté" en rando (ni en matière de vécu ni du côté des performances) j'ai trouvé ce fil infiniment plus instructif que beaucoup d'autres récits.
Et il y a encore du grain à moudre ...
Merci à Soldmac pour l'occasion qu'il nous offre de réfléchir ...
Et ... félicitation à lui pour avoir su prendre la bonne décision en faisant demi-tour à temps, pour avoir su soutenir sa copine au moral et au physique. On n'insistera jamais assez là dessus .
PS : comme David ...
Vécu un début de coup de chaleur avec zéro dénivelé et zéro km ... juste en continuant à travailler sur un moteur alors que les autres allaient prendre deux heures de repos en début d'après-midi ...
(N'Djaména, 1977 ... le temps passe vite!)
Au total, au lieu de gagner une heure, j'ai perdu une demi journée!