Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Randonnée où nous avons fini tout cuit  (Lu 25759 fois)

27 novembre 2012 à 09:28:14
Réponse #25

Maximil


raaaaaaaaaaaaaaaaaah, moi qui rêve de retourner sur ces îles :salive: THE bonheur absolu pour moi d'y avoir été deux années avec ma compagne. En haut, tout là haut, la tête dans les nuages, les pieds sur les cailloux, le vent et la chaleur, le calme absolu, la terre des héros grecs...
 :love: :love: :love: :love: :love: :love: :love: :love: :love: :love: :love:

Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 novembre 2012 à 10:43:41
Réponse #26

DavidManise


Une vraie situation de survie, j'ai un peu vécu la même chose le weekend dernier sur mon canapé. Il faisait vraiment froid chez moi, je n'étais pas couvert, je pense que j'ai attrapé quelque chose. La prochaine fois je vais mieux prévoir mon équipement et y aller avec une grosse couverture en laine.


Ce n'est pas en cautionnant ce type de récit que le forum arrêtera de péricliter..

Ce genre de remarques désobligeantes et cassantes visant quelqu'un qui fait au moins un effort de récit et d'analyse est, et de loin, plus nuisible à l'esprit de ce forum que pas mal d'autres trucs.

Si t'es pas content, tu prends tes cliques, tes claques et tes réflexions de m*rde, et tu vas trouver le bonheur ailleur ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

27 novembre 2012 à 11:13:56
Réponse #27

Karto


JJ, t'as entendu parler de la pyramide de Bird & Germain ?
C'est un fondamental de la gestion du risque chez les gens qui prennent ça au sérieux dans leur boulot quotidien, sans impliquer leur égo dans des démonstrations de virilité sur internet.

De l'importance de la prise en compte des situations pénibles...
(Et tant-pis pour la faute d'orthographe sur l'image que j'ai trouvée ;D)

Là, l'histoire de Soldmac tombe clairement dans l'étage "near-miss" (et pas seulement parce que sa copine était près de lui... -->[])

27 novembre 2012 à 11:21:23
Réponse #28

xackurush


Oui j'ai pensé au tarp, surtout pour passer une nuit et redescendre le lendemain. Mais faut que je réfléchisse encore à ca, car il y a pas bcp d'arbre donc pas évident de tendre une tarp, p-e une mini tente autoportant, enfin à méditer.

    Je pense que l'ajout d'une mini tente autoportante ne soit pas une bonne solution. J'aurais plutôt vu le contraire et alléger au maximum la charge emportée. Dans cette configuration de rando, on ne fait que monter (pente à 40% en moyenne d'après les indications de soldmac) du coup chaque gramme en plus abaisse considérablement la vitesse de progression en faisant consommer plus d'eau (un peu un cercle vicieux: plus lourd->on force plus->on va moins vite et on boit plus-> on doit porter plus). Pour ma part 2L d'eau sont amplement suffisant pour une telle distance-dénivelé avec des protections contre le soleil adéquates comme évoqués dans les différents messages précédents.
    Je pense que la résolution de cette situation difficile aurait pu être facilement résolue par une vitesse de progression plus rapide: bien sûr sans se mettre dans le rouge physiquement, ou en danger (mais ça on arrive facilement à voir lorsque l'on va trop vite en descente et que l'on ne contrôle plus rien  ;D ).

Edit: Pour alléger ton sac, il suffit de ne prendre que ce que tu as besoin éventuellement et virer le reste: exemple:
-une lampe frontale ou des anti-diarrhéiques ne te seront d'aucune utilité sur un si petit parcours à la journée.
-Par contre des compresses et de quoi improviser une atelle ça peut servir ;) mais ne rien prendre de trop lourd
-un cheich, bandana, casquette c'est indispensable.
-un sac de + de 1kg c'est beaucoup trop, un sac simple de - de 500g ou un 'camelbak' c'est beaucoup mieux.
-des bâtons de marche ça aide énormément sur des pentes raides, autant en montée qu'en descente (si marche)
-avant de partir, regarder sur une carte ou un site type geoportail les courbes de niveau, le dénivelé, la distance afin de pouvoir trouver un trajet correct et d'estimer le temps de trajet.
« Modifié: 27 novembre 2012 à 11:30:37 par xackurush »

27 novembre 2012 à 11:29:30
Réponse #29

Karto


Xackurush, j'éviterais soigneusement d'être aussi péremptoire avant d'avoir vécu toi-même la situation ;) Ayant moi-même pas mal crapahuté dans des environnements à 45°C, et encore, pas aussi humides qu'une île méditerranéenne, je peux te dire que prendre 2 litres d'eau pour 2 pour 1000m de D+ à cette température c'est de la PURE connerie, et si la légèreté est importante, compter sur la vitesse c'est jouer à la roulette russe.

Par-contre, démarrer de nuit, à 4 heures du matin si l'ascension dure 3 ou 4 heures et que le soleil se lève à 6, ça aide beaucoup. Adapter sa vitesse pour ne pas surchauffer. Avoir les protections adéquates. Compter 750 millilitres d'eau par heure et par personne pour boire, et du rab. Gravir le versant nord. Ne pas compter sur des ressources de terrain, sur ces collines dénudées et sans espoir ni d'eau ni d'ombre.

Voilouze.

27 novembre 2012 à 11:31:09
Réponse #30

Kilbith


    Je pense que l'ajout d'une mini tente autoportante ne soit pas une bonne solution. J'aurais plutôt vu le contraire et alléger au maximum la charge emportée. Dans cette configuration de rando, on ne fait que monter (pente à 40% en moyenne d'après les indications de soldmac) du coup chaque gramme en plus abaisse considérablement la vitesse de progression en faisant consommer plus d'eau (un peu un cercle vicieux: plus lourd->on force plus->on va moins vite et on boit plus-> on doit porter plus). Pour ma part 2L d'eau sont amplement suffisant pour une telle distance-dénivelé avec des protections contre le soleil adéquates comme évoqués dans les différents messages précédents.
    Je pense que la résolution de cette situation difficile aurait pu être facilement résolue par une vitesse de progression plus rapide: bien sûr sans se mettre dans le rouge physiquement, ou en danger (mais ça on arrive facilement à voir lorsque l'on va trop vite en descente et que l'on ne contrôle plus rien  ;D ).


C'est un problème qui demande une réponse globale. Par exemple quelques points:

1. Selon la forme physique on va progresser plus ou moins vite et surtout (IMC, poids absolu, VO2Max) avec plus ou moins d'effort (rythme cardiaque)
2. Selon la forme physique on va plus ou moins se réguler thermiquement (le type entrainé transpire plus vite et mieux)
3. Selon l'équipement vestimentaire (y compris chaussures) on va plus ou moins avoir besoin de transpirer. Soit parce que c'est léger, soit parce que cela évite de s'échauffer (vêtement blanc, chapeau blanc, parapluie...) soit parce que cela régule mieux (lin, vêtement ample, vêtements techniques...)
4. Selon la nature du sac à dos on va plus ou moins transpirer et/ou se refroidir plus ou moins efficacement. Cela dépend de son poids mais aussi de sa conception (les airconfort de Deuter sont lourd mais ventilent très bien)
5. Selon les bonnes pratiques on a besoin de transporter plus ou moins d'eau ( partir à la fraîche, monter et éventuellement redescendre protégé si possible du soleil, partir super hydraté, mettre des glaçons dans la gourde, avoir de l'eau fraîche, se mouiller le chapeau, gérer son effort, planquer une gourde pour la descente, éviter de manger, encore plus manger trop salé ou trop ou protéiné...)
6.....


 ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

27 novembre 2012 à 11:31:46
Réponse #31

xackurush


Je me suis mal exprimé, je voulais dire 2L d'eau par personne.  ;#

27 novembre 2012 à 11:34:13
Réponse #32

Karto


Je me suis mal exprimé, je voulais dire 2L d'eau par personne.  ;#

Pareil. Beaucoup trop peu. Sauf si tu es certain de faire ton aller-retour en deux ou trois heures grand max sans avoir transpiré à l'excès.

750 ml / h / pers, c'est le maximum absorbable par le tube digestif. Charge ensuite au bonhomme d'adapter l'horaire, l'itinéraire, l'équipement et le rythme, de manière à ne pas suer plus que ça, ce qui, dans cet environnement, est déjà un beau défi.

27 novembre 2012 à 11:34:18
Réponse #33

Maximil


Pour ma part 2L d'eau sont amplement suffisant pour une telle distance-dénivelé avec des protections contre le soleil adéquates comme évoqués dans les différents messages précédents.
Avis aux lecteurs débutants : attention à ne pas prendre ce chiffre comme une référence. Certains pourront avoir besoin d'1.5L, d'autres de 6L. Ca dépend du vent, de la fatigue, de la chaleur, de la nature du sol, de la vitesse etc.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 novembre 2012 à 11:55:56
Réponse #34

Moleson


....

Par-contre, démarrer de nuit, à 4 heures du matin si l'ascension dure 3 ou 4 heures et que le soleil se lève à 6, ça aide beaucoup. Adapter sa vitesse pour ne pas surchauffer. Avoir les protections adéquates. Compter 750 millilitres d'eau par heure et par personne pour boire, et du rab. Gravir le versant nord. Ne pas compter sur des ressources de terrain, sur ces collines dénudées et sans espoir ni d'eau ni d'ombre.

Voilouze.

Ouf du bon sens et quelqu'un qui ne fait pas du canapé ju-jitsu, entre les montées éclairs, le GPS et la ration d'eau limite.

Pour mettre les points sur les I:

Dans ces montagnes il n'y a pas d'itinéraire et la progression est très lente, rien à voir avec les 400-500m/heure sur un sentier des Pyrénées.

L'eau est primordiale carrément le seul élément assurant la survie dans ces coins. En avoir assez voir plus est le minimum. Pas seulement pour ne pas se déshydrater mais aussi pour ne pas paniquer en voyant que la réserve est à bout et qu'on ne sait pas ou on est.

Il est très facile de se perdre, il n'y pas de carte en règle général, donc le GPS ne sert à rien. Une boussole c'est un peu mieux avec une photo GMAP.

Partir tôt pour profiter de la fraicheur, voire marcher de nuit si c'est pleine lune.

Être couvert pour limiter les pertes d'eau.

Partir avec une personne qui assume dans les situations difficile et qui ne panique pas.

Dans région ou je vais souvent marcher en Crète, 2 touristes sont morts de soif (des jeunes) en suivant un simple canyon que je fais les doigt dans le nez en 45 minutes. Alors il ne faut vraiment pas sous estimer ce type de terrain

27 novembre 2012 à 12:20:06
Réponse #35

Maximil


Dans région ou je vais souvent marcher en Crète, 2 touristes sont morts de soif (des jeunes) en suivant un simple canyon que je fais les doigt dans le nez en 45 minutes. Alors il ne faut vraiment pas sous estimer ce type de terrain
Gorges d'Aradena ?

+1 : notamment en Crète où j'ai fais quelques randos, ca peut vitre être un piège sans nom. Personne, pas de réseau... une cheville cassée peut vraiment être synonyme de mort si mal gérée. Pourtant, si tout va bien, c'est un plaisir simple et facile.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 novembre 2012 à 12:59:28
Réponse #36

xackurush


Pareil. Beaucoup trop peu. Sauf si tu es certain de faire ton aller-retour en deux ou trois heures grand max sans avoir transpiré à l'excès.

750 ml / h / pers, c'est le maximum absorbable par le tube digestif. Charge ensuite au bonhomme d'adapter l'horaire, l'itinéraire, l'équipement et le rythme, de manière à ne pas suer plus que ça, ce qui, dans cet environnement, est déjà un beau défi.

C'est pour cela que j'avais mis 'pour ma part' ;) . Après je comprends bien que chacun est différent, mais c'était juste une piste pour sa prochaine tentative. Je ne pensais pas le mettre en danger par mes propos.

   Par contre pour la vitesse de progression, je ne pense pas que ce soit jouer à la roulette russe SI et seulement SI:
-on connait bien son corps, sa capacité à gérer l'effort et ses besoins en terme d'hydratation, d'alimentation,d'isolation (avec de la marge).
-on a étudié le terrain sur lequel on va randonner, soit par l'intermédiaire de topo, carte, discussions avec les locaux, mais ne pas prendre l'information pour vérité et encore se laisser de la marge.
-informer ses proches sur le trajet effectué et s'y tenir, ainsi que l'heure de retour prévue.

Après, que l'on soit sur une île grecque ou autre, si on se fait une cheville ou autre blessure on appliquera les mêmes moyens (communication, signalisation, soin,etc).
Une idée serait d'utiliser un talkie walkie pour communiquer avec tes proches si il y a une distance assez proche entre ta maison et le sommet et si l'espace est dégagé entre les deux (si le mobile ne passe pas ça peut être utile, soit pour les informer de ta progression, soit pour leur signaler un problème).



27 novembre 2012 à 13:28:31
Réponse #37

costa


Salut.

Etant grec d'origine, j'y passais systématiquement mes vacances jusqu'à il y a 10 ans (depuis je bosse, donc, j'y vais carrément moins)..
-Une habitude que l'on m'a obligé à prendre est de ne pas progresser entre 12h et 16 ou 17h. Heures les plus chaudes, donc heures les plus dangereuses! Si on est obligé de tenir un certain itinéraire sur un certain laps de temps, faut partir tôt ou marcher tard le soir (après s'être reposé à l'ombre l'après-midi)! Dans les coins pas touristiques, donc fréquentés par des locaux, on ne voit personne à ces heures là. En été, les grecs qui ont des métiers difficiles bossent sur des horaires coupés. L'après-midi, ils font la sieste car trop chaud.
-Ensuite, on ne le répètera jamais assez je crois: faut prendre de la flotte et beaucoup put**n. A 35 40°, si on fait des efforts, c'est pas avec 2 litres qu'on aura assez. On est pas des Fremens qui recyclent l'eau dans leurs distilles (pour ceux qui connaissent DUNE), donc on va en perdre beaucoup. Faut penser règle de 3. Perso, je pars avec 4l d'eau quand je fais une sortie à la demi-journée là-bas, et même comme ça, je ne pisse pas forcément claire si j'ai maintenu un rythme soutenu.
Ca va peser lourd, mais ... règle de 3, donc, rien à foutre que ça pèse lourd. Pour les MULs, faut faire light sur autre chose, mais pas l'eau... ni sur le matos qui sert à la transporter (malheureusement vécu). Donc, sac ultra light, etc... ok mais comme dis plus haut, 2,5 litres par personne, là, pas d'acc du tout.
-Et... THE chapeau.

Ca, là-bas, on vous l'apprend dès que vous savez marcher...

Après, niveau gestion... ben là, je dois dire que c'est bien géré, t'as évité que la situation ne dégénère et t'as gardé la tête froide ... si on peut dire :D.

P.S. Pour anecdote  A 17 ans, région de Thrace, près de la frontière turque, j'ai pas respecté 2 de ces principes: je me suis paumé, la promenade de 2 heures s'est éternisé, et en plus, j'ai fait la connerie de marcher l'après-midi pour retrouver mon chemin. Un braconnier chasseur m'a retrouvé en train de marcher mais cerveau en mode grève, ramené chez mes grands parents, et j'ai fini à l'hosto pour 24 heures avec une perf... et à froid, avec les engueulades qui allaient avec.
Jeune et plein de force à l'époque, mais j'avais pas 50% des connaissances actuelles, j'ai paniqué, et j'aurais pu y rester.

A+

27 novembre 2012 à 13:30:19
Réponse #38

Karto


Moleson, Costa, ite, missa est. :akhbar:

Xackurush, j'ai pu constater de visu tes qualités athlétiques et ton flegme, mais gare à l'excès de confiance ;) Et tu sais que ce n'est ni un timoré ni un ingénu qui te le dit.

27 novembre 2012 à 13:56:18
Réponse #39

raphael


Sieur Karto, un peu d'explication sur ce joli graphe Bird & Germain ?
 :)
Se connaitre et s'accepter


27 novembre 2012 à 14:08:58
Réponse #40

Bison


D'accord avec moleson sur tout - ou presque!

Mais je ne peux pas laisser passer ça :  :o
Citation de: Moleson
Il est très facile de se perdre, il n'y pas de carte en règle général, donc le GPS ne sert à rien. Une boussole c'est un peu mieux avec une photo GMAP.

Sans carte, sans boussole ... mais avec un GPS basique je te conduis au sommet de nuit en plein brouillard, et je reviens ensuite au parking pile poil là où j'ai laissé la voiture - toujours en visibilité 5 m.

Chiche?

En deux ou trois mots :

1. On peut prendre les coordonnées du sommet sur Google Earth, et donc créer un WP "sommet" dans n'importe quel GPS de rando. Dès ce moment, on saura toujours où est le sommet ... Je ne dis pas qu'il ne faudra pas "tâtonner"pour trouver la voie la moins pénible, mais on aura toujours l'information suivante, par exemple :  sommet à 700 m, dans tel azimut. Avec un GPS intégrant la boussole électronique, on aura une flèche qui dira : "c'est par là". En lisant l'altitude donnée par le GPS, on saura combien il reste encore à grimper.

On peut aussi examiner toutes les infos disponibles avant le départ et mémoriser quelques points par où, à priori, on souhaitera passer. Imprimer le tout, c'est mieux que rien. Mais cela, c'est juste pour plannifier au mieux la sortie.

2. Rien de plus facile que d'enregistrer le point de départ, et les points de passage remarquables en cours de route :  par exemple, le passage jugé le plus facile pour franchir la partie "raide", passage par lequel on souhaite bien évidemment revenir si tout se bouche.

Bref, en étant raisonnablement affuté, on enregistre en tant que tels les bons repères - ceux qui comptent - et on sait toujours où on est par rapport à ces points remarquables.

Si je sais où je suis par rapport à mon objectif, par rapport à mon départ, par rapport à tel ou tel repère enregistré en cours de route, j'ai du mal à me considérer comme "perdu" ...

3. Un GPS de rando enregistre  automatiquement (par défaut) la trace, càd le chemin effectivement parcouru. Avec un point de trace tous les 10 m, voire toutes les duex ou cinq secondes.

Sur une pente à 45° dénudée, les petits derniers donneront cela avec une précision de quelques mètres (typiquement :  2 à 5 m d'erreur quadratique moyenne en distance).

Il existe, suivant les modèles, différents modes de "bactracking" qui  permettent de revenir sur ses pas. C'est presque comme si on laissait derrière soi des petits cailloux blancs fluos ... Il suffit de faire demi tour et on repasse pratiquement par le même chemin.

Cette possibilité d'être guidé avec une précision suffisante pour revenir sur ses pas est un des aspects "sécurité" bien pratique du GPS.

Ceci dit, il y a intérêt, comme toujours, à avoir pratiqué la manoeuvre ...

Pour se perdre avec un GPS, il y a bien sur un moyen infaillible, et c'est quasiment le seul :  ne pas savoir s'en servir!

Autrement, je vois pas  ;#
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 novembre 2012 à 14:11:21
Réponse #41

Ghjallone


Xackurush, j'éviterais soigneusement d'être aussi péremptoire avant d'avoir vécu toi-même la situation ;) Ayant moi-même pas mal crapahuté dans des environnements à 45°C, et encore, pas aussi humides qu'une île méditerranéenne, je peux te dire que prendre 2 litres d'eau pour 2 pour 1000m de D+ à cette température c'est de la PURE connerie, et si la légèreté est importante, compter sur la vitesse c'est jouer à la roulette russe.

Par-contre, démarrer de nuit, à 4 heures du matin si l'ascension dure 3 ou 4 heures et que le soleil se lève à 6, ça aide beaucoup. Adapter sa vitesse pour ne pas surchauffer. Avoir les protections adéquates. Compter 750 millilitres d'eau par heure et par personne pour boire, et du rab. Gravir le versant nord. Ne pas compter sur des ressources de terrain, sur ces collines dénudées et sans espoir ni d'eau ni d'ombre.

Voilouze.
je suis parfaitement d'accord, je prend 6 litres d'eau (juste pour moi) quand je fais de la montagne en été. enfin, 4 litres d'eau et 2 litres de boisson énergisante (sucres et minéraux, vous savez, ce truc en poudre gout Exomuc ;#)
bon, il fait peut etre moins chaud en Corse qu'en Crête, aussi...

je me suis aperçu que dans ces conditions, il valait mieux porter des chaussures montantes avec des chaussettes en laine épaisses, et des vêtements légers et longs. déja, ca évite les coups de soleil, et en évitant la lumiere directe, ca évite de recevoir trop de chaleur.
les chaussettes épaisses sont plus confortables, vu que de toute facon dans ces conditions on transpire énormément, ca évite les ampoules.
je préfere aussi manger léger: je prends des boites de salades et des fruits frais. c'est lourd du point de vue du poids,mais ca contient pas mal d'eau, et je trouve que ca se digère plus facilement.
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

27 novembre 2012 à 14:22:32
Réponse #42

Maximil


de toutes façons, essaye de manger une choucroute en plein été en Crète  :lol: naturellement, le corps souhaite du raisin, de la pastèque, de la feta, des tomates... et un peu de raki, peut être ::)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 novembre 2012 à 14:39:20
Réponse #43

Karto


Sieur Karto, un peu d'explication sur ce joli graphe Bird & Germain ?

J'ai ouvert un fil dédié là : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,61279.msg473834.html#msg473834

C'est, si on l'approfondit, un sujet complexe. Je voulais juste en transmettre l'esprit ;)

27 novembre 2012 à 14:44:37
Réponse #44

Moleson


.....
Cette possibilité d'être guidé avec une précision suffisante pour revenir sur ses pas est un des aspects "sécurité" bien pratique du GPS.

Ceci dit, il y a intérêt, comme toujours, à avoir pratiqué la manoeuvre ...

Pour se perdre avec un GPS, il y a bien sur un moyen infaillible, et c'est quasiment le seul :  ne pas savoir s'en servir!

Autrement, je vois pas  ;#

Si l'idée est de retrouver son point de départ t'as parfaitement raison. Mais c'est vrai que j'étais dans le mode du point A au point B que je pratique souvent en Crète.

Mea Culpa Maxima

Moléson

27 novembre 2012 à 14:54:56
Réponse #45

abbey


Salut Soldmac,super le coin,j'adore les paysages brulés par le soleil.

Pas grand chose à ajouter de plus que ce qui a été dit par les autres membres,pour ma part je marche souvent en corse ou du coté du desert de sonora,je pense que les températures et conditions  que tu as du rencontrer sont plus ou moins similaires,et par exemple cet été,j'ai fait avec mon amie (une julie aussi,tiens!) la traversée du desert des agriates;quelques points non négociables:

 *depart vers 5 heures du matin,quitte à commencer un peu à la frontale(et quel spectacle de voir le jour se lever...),en plus ça économise des forces et un peu d'eau sur les premieres heures
 *1litre d'eau par heure de marche prévue et par personne,un ziploc de fruits secs en tout genre
 *si possible,essayer de définir un itinéraire avec le soleil dans le dos,et pause de midi a 16 heures si le point a atteindre n'est pas atteint(étant de nature contemplative tous les deux,ça ne nous ennuie pas)
 Tout cela bien entendu,avec les choses nécessaires qui decoulent du bon sens ,bonnes chaussures,créme solaire,matériel adapté,bref,le grand classique

Cordialement

Guillaume

27 novembre 2012 à 15:12:32
Réponse #46

Phil67


Plutôt que de jouer à celui qui a la plus grosse (quantité d'eau), essayons d'objectiver les choses dans ce contexte précis :
   - dénivelé : départ = 450, demi-tour vers 1000m (~600m D+), sommet vers 1500m (~1000m D+)
   - en supposant qu'on progresse à 300m de D+ par heure (terrain accidenté et cheminement à vue)
   - temps A/R hors pauses : 4H jusqu'au demi-tour, 7H jusqu'au sommet
   - quantité d'eau emportée par personne : 2,5l
   - soit : 2,5l / 4h = 0,63l/h lors du demi-tour ou 2,5l / 7h = 0,36l/h

Sachant que le corps humain n'est pas capable d'assimiler plus de 0,7 à 1,0l/h d'eau pure (quelles que soient les conditions : cf. "moyenne" de 0,75l/h mentionnée par Karto) :
   - si l'eau était bien gérée depuis le départ, la situation n'était pas critique en buvant bien avant de partir : à 0,63l/h sur une journée çà reste raisonnable
   - en revanche la réserve était nettement insuffisante pour un A/R jusqu'au sommet pour quelqu'un ne sachant pas bien gérer la pénurie d'eau en plein effort

Libre à chacun d'estimer ensuite la réserve minimale de backup (plus backup du backup et backup du backup du backup à l'infini), mais en consommation maximale je n'ai jamais eu vraiment besoin de plus de 0,75l/h en pleine canicule avec un effort intensif (à vélo dans des cols : plus violent qu'à pieds en rando).

Sur des sorties ponctuelles d'une journée le surplus qui sera éliminé par les voies naturelles peut être considéré comme du "confort" (notamment pour les reins).

Comme mentionné, attention à ne pas tomber dans le cercle vicieux inverse : plus d'eau => plus lourd => plus d'efforts et plus lent => besoins en eau supérieurs.

La solution proposée de "caches d'eau" permettant de se délester en moyenne de la moitié du poids porté est également très efficace : je pratique couramment en trail solo en boucles ou A/R en enregistrant les WP sur le GPS (çà permet de retrouver facilement d'anciennes bouteilles inutilisée mais toujours scellées ;D).

(Également +1 avec bison sur l'utilité du GPS même sans carte ou cartographie : c'est largement rentabilisé pour les poids de 10cl d'eau.)


PS : Il m'est également arrivé de porter 8l d'eau, mais sur 2j dans le Grand Canyon en août et conformément aux recommandations officielles : 1 gallon / jour.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

27 novembre 2012 à 15:21:49
Réponse #47

Moleson



C'est des calculs qui fonctionnent mais...............

Les 300m/heure, tu oublie dans ce type de terrain. C'est entre tous ce que tu veux et en fait tu vois quand t'es sur place. C'est vraiment pas la même chose de marcher sur un sentier tracé et droit à travers la caillasse et le maquis.

Il faut aussi prévoir le backup, se perdre est vraiment ultra-facile, je ne parle même pas de la cheville en compote et le temps qu'il faut pour te retrouver. Dans ces coins en été il y a absolument personne.

Il ne faut pas oublier l'effet chimpanzé, la panique vient très, très vite quand il n'y a plus d'eau et que l'on ne sait pas ou on est cf le récit de Costa et ma propre expérience.

Bref je transporte toute l'eau que je peux transporter sans que se soit trop lourd, le MUL je m'en tape et les compte d'apothicaire aussi.
En volume c'est environ 5-8l sans problème, par contre je prends quasiment rien d'autre.

Moléson
« Modifié: 27 novembre 2012 à 15:33:43 par Moleson »

27 novembre 2012 à 15:32:46
Réponse #48

Maximil


je n'ai jamais eu vraiment besoin de plus de 0,75l/h en pleine canicule avec un effort intensif (à vélo dans des cols : plus violent qu'à pieds en rando).
Ou tu as une forme olympique, ou tu ne sais pas ce que peut être une montée sportive... genre tout droit direction le sommet...
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 novembre 2012 à 16:07:44
Réponse #49

xackurush


Ou tu as une forme olympique, ou tu ne sais pas ce que peut être une montée sportive... genre tout droit direction le sommet...

Peu importe la difficulté de l'effort, on ne peut assimiler plus d'eau que 0,7L/h.
Même pour le marathon des sables, le ravitaillement en eau est de 7,5 L pour une durée max de 12H de course  (soit 0,625 L par heure) dans un environnement très dur. (source:http://www.darbaroud.com/fr/edition-2013/reglement.html Art. 16).
« Modifié: 27 novembre 2012 à 16:18:45 par xackurush »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //