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Auteur Sujet: EMC : états modifiés de conscience  (Lu 25965 fois)

17 novembre 2006 à 08:27:09
Lu 25965 fois

Patrick


Tous les penseurs martiaux ont beaucoup versés d'encre sur le sujet, mais je voudrais savoir si vous avez déjà connu de ces états de grâce ou vous êtes devenus infaillibles, exempts de doutes dans des situations périlleuses ou critiques.

Cela peut aller de l'examen crucial pour votre devenir professionnel, de votre attitude lors d'un accident, de votre réaction alors que l'accident de la route grave paraissait inévitable, du fait que vous soyez arrivé à vous défaire de plusieurs adversaires déterminés. Ce sursaut quasi magique, ce refus farouche de subir l'inaceptable ou la fatalité.

Certaines trechniques immémoriales permettent d'atteindre ces ressources cachées et notamment puisque c'est d'actulaité, le fameux AKAH des guerriers de polynésie et maoris, qui n'était pas tant destinés a effrayer l'adversaire mais plutôt à transcender les guerriers et sceller la cohésion du groupe de combat.


17 novembre 2006 à 08:59:40
Réponse #1

DavidManise


Salut Pat :)

Je sens que ce sujet va être passionnant.

C'est "Haka" je pense.

Ka mate ka mate !
Ka ora ka ora !  Etc :)

Ils me filent les frissons à chaque fois, les all blacks :D  Pas tellement parce qu'on voit deux tonnes de barbaque gueulent d'une même voix, mais bien parce que ça rejoint un peu les aspects plus "profonds", plus "psychologiques" de la confrontation. 

Sinon pour répondre à la question plus spécifiquement, oui.  Ça m'est déjà arrivé d'être dans un état un peu "second" où l'idée même d'échec n'était pas envisageable.  Dans le jargon du sport US, on appelle cela "the zone".  C'est cet état d'esprit bien particulier qui permet de penser plus vite, de percevoir plus vite, d'anticiper plus vite...  Les sportifs de haut niveau (là je ne parle pas pour moi tout le monde l'aura compris :)) en font tous l'expérience à divers degrés, je pense.

Pour moi, ce genre d'état d'esprit peut être atteint seulement si la conscience "logique" tire sa révérence, pendant un temps, à "l'instinct", aux fonctions moins linéaires du cerveau.  Certains font la distinction nette entre le néo-cortex (logique, langage), le cerveau mammifère (vie en groupe) et le cerveau reptilien (mouvement et survie). 

Je ne vais pas entrer dans les détails, mais perso j'atteins souvent un état proche de l'état reptilien juste en courant dans la descente, en montagne.  Dans une pente un peu raide ou instable ou dangereuse, au lieu d'y aller prudemment je saute en l'air pour atterrir dans la pente et je me lance comme un dingue.  Résultat ?  Le cerveau reptilien se dit "mais il est OUF celui-là, il va me tuer !  Je prends le relais !!!"...  et me voilà en train de dévaler un pente caillouteuse à 45° à tout berzingue.  Et là, pas le temps de réfléchir...  ça va trop vite, y'a trop d'infos à gérer, et la pensée logique est vite saturée.  Du coup elle laisse le cerveau "reptilien" gérer le truc sinon c'est la boîte assurée.

Attention...   je ne dis pas que c'est sans risque.  C'est comme ça que je me suis disloqué le péronnée l'an dernier, donc prudence !!!

Ce genre d'état d'esprit c'est pour les moments d'urgence, pour quand tout bouge super vite.  On y accède d'autant plus facilement, je pense, qu'on a l'habitude de se saturer un peu la conscience logique sous stress.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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17 novembre 2006 à 10:45:43
Réponse #2

Pierre


Salut Patrick,

Très intéressant comme sujet,  :D

Je ne savais pas qu'il y avait toute une philosophie portée sur le sujet et entre autre dans les arts martiaux car je n'y connais rien.

En revanche j'ai connu plusieurs fois cet état de maitrise et d'efficacité absolue et sans aucun doute ni hésitation... dans le domaine professionnel, alors que j'effectuais des taches intellectuelles.

C'est une sensation totalement excitante générée par le stress mais lorsqu'il a un effet positif . J'avais l'impression que le cerveau travaillait à 200 % : toutes les capacités étaient à leur maximum  et fonctionnaient à une vitesse nettement supérieure à la norme. Tous les problèmes techniques qui pouvaient se poser n'étaient plus des appréhensions mais des challenges excitants.

C'est très valorisant et plus rien ne fait dévier l'efficacité: faim, fatigue, peur ... tout ca n'existe plus pendant quelques heures.

C'est une sensation que j'appréciais beaucoup.

Je l'ai connu moins souvent dans des activités d'extérieur, mais c'est toujours arrivé dans des situations qui craignaient et ou il fallait se bouger le c*l ! Et là, l'image que j'ai, c'est plus un fonctionnement en pilotage automatique à haute vitesse... sans doute le cerveau reptilien dont parle David.

Je pense que c'est une forme de stress positif sans doute lié à des décharges d'adrénaline ... mais là je n'y connais pas grand chose.

C'est vrai que si quelqu'un avait des explications plus précises ce serait intéressant . Tu as l'air de dire que c'est un état dans lequel on peut se plonger volontairement par des techniques appropriées .

A+
Pierre

18 novembre 2006 à 10:10:25
Réponse #3

Irys


Salut,

J'ai ressentis ça à plusieurs reprises, dont surtout lors de 2 gros accidents.
A ce moment, là il n'y a plus rien autours de soi et à l'interieur de soi.
Comme le dit Pierre, la faim, la fatigue, la peur n'éxistent plus, mais aussi la douleurs. On ne voit que le principal, que ce qui pourrait nous aider pour se sortir de cette situation. Nous avons aussi les reflexes necessaires afin de sauver une vie lors d'un accident, comme si nous avions répétés les gestes à faire afin d'être le plus performant.
Dans ces moments là, les personnes les plus faibles, peuvent avoir une force "surhumaine".
C'est l'instinct de survie.  ;)
Il y à un bon chapitre à ce sujet dans le livre de Xavier Maniguet - Survivre, comment vaincre en milieu hostile. Le sujet s'intitule, Le stress ou les coulisses de la survie. :up:

20 novembre 2006 à 14:24:17
Réponse #4

Vrorsh


Oué bon sujet !  ;D

Le petit coup de volant salvateur est un bon exemple (c'est pas phénoménal ni magique mais ça m'arrive assez fréquemment). On pense être en vigilance faible, on conduit pépère et quand le piéton surgit de derrière la bagnole ou que le mec qui vient de se garer ouvre la portière juste devant ton capot, normalement l'accident devrait être inévitable. Et pourtant, on met le coup de volant et ça passe ... Je sais pas vous mais il y a même des fois où je me suis demandé si le coup de volant n'était pas parti avant que la situation (traversée d'un piéton, ouverture d'une portière etc) se déclenche.

Il y a aussi des fois où cet état de conscience arrive sans qu'on soit dans une situation critique ou dangereuse.
Lorsqu'on tire à l'arc par exemple. Il y a des flèches qui avant même de partir sont "déjà dans la cible". Au moment où on lache la corde, on sait que la flèche va aller exactement où on le souhaite.
Ca m'est aussi arrivé sur des énigmes super compliquées. Dès la fin de l'énoncé, j'avais la réponse et de façon certaine ... Le seul hic est que j'étais incapable d'expliquer le "pourquoi" de la réponse.
(NB : dans ces cas là la réponse est la bonne bien entendu sinon ce serait naze  ;D ).

Les circuits inconscients ou instinctifs du cerveau sont parfois bien étranges (et bien utiles).

20 novembre 2006 à 18:58:15
Réponse #5

BULLYSSON


C'est le fameux état "WU" tant recherché dans le Taoïsme... le "vide absolu"... quand l'Ego disparait avec les notions de Bien et de Mal, de réussite ou d'échec...

Il est l'évidence de l'instant qui fait jaillir le geste parfait au bon moment...

Bruce Lee disait "ça passe à travers moi"... ça fait appel à l'instinct, à l'Animalité... à la Nature de l'Être...

C'est souvent aussi ce qui motive les accrocs de l'Adrénaline... notamment dans le combat réel...

Il n'existe pas de bouton ON/OFF pour y accéder ! certains arrive à faire vivre l'animal qu'ils sont au fond au bon moment et d'autres pas...
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

20 novembre 2006 à 19:08:36
Réponse #6

Kilbith


BRRRrrrr! Vous sentez l'odeur ?

21 novembre 2006 à 17:03:02
Réponse #7

kazar


Salut,

En periode de stress intense ou de danger (accident, "gros gros gros" problème, agression, sport, études...), j'ai déjà éprouvé cette catégorie d'EMC : pas de doute ni d'hésitation, volonté unifiée, temps comme "ralentit", sensation de fluidité dans les actes, sentiment d'être à la fois acteur et spectateur de la totalité de la situation...
Je n'aime pas beaucoup cette expression : "états modifiés de conscience". Je m'en méfie. Elle a été et demeure beaucoup trop utilisée pour dire tout et n'importe quoi.

Pour mes propres repères personnels, je distingue les états de conscience modifiée actifs ou passifs, psychologiquement sains ou pathologiques. Tout en sachant que dans la réalité ces extrêmes s'entremèlent.

Une courte classification des multiples états de conscience modifiée :

http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm


"Les réponses comportementales générées par exemple par la peur sont remarquablement bien conservées chez tous les vertébrés. Par exemple, si un rat entre dans la pièce où se trouve un chat, le rat s'immobilise, se tourne vers le chat, reste immobile jusqu'à ce qu'il tente de fuir ou, s'il est cerné dans un coin, essaie de mordre le chat qui l'attaque.

Chez l'être humain effrayé, on peut observer sensiblement les mêmes étapes : arrêt de l'activité en cours, comportement d'orientation vers la source menaçante et inhibition de toute action durant la phase où l'on tente d'évaluer la menace. Puis, si la menace se confirme, tentative de fuir ou de se cacher. Enfin, si la confrontation devient inévitable, la lutte contre la menace demeure l'option ultime pour tenter de défendre l'intégrité de son organisme.
 
Non seulement les comportements, mais les changements physiologiques qui surviennent dans l'organisme en proie à la peur sont aussi très bien conservés dans le monde animal. Il y a bien sûr tous les changements déclenchés par le système nerveux sympathique pour nous aider à faire face à la situation : augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, dilatation de la pupille, etc. Mais aussi des phénomènes plus subtiles comme la suppression de la douleur face au danger, un phénomène bien connu des soldats au combat qui permet de concentrer nos énergies là où il y a priorité."

"Le système nerveux végétatif, qui est principalement sous la gouverne de l'hypothalamus, se subdivise en deux groupes de nerfs. Ceux-ci ont une localisation anatomique distincte et rejoignent leurs organes cibles par l'entremise d'autres neurones situés dans des ganglions.
 
- LE SYSTÈME NERVEUX SYMPATHIQUE : Son activation prépare l'organisme à l'activité physique ou intellectuelle. Devant un stress important, c'est lui qui orchestre la réponse de fuite ou de lutte. Il dilatate les bronches, accélère l'activité cardiaque et respiratoire, dilate les pupilles, augmente la sécrétion de la sueur et de la tension artérielle, mais diminue l'activité digestive. Il est associé à l'activité de deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et l'adrénaline.

- LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE : Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. Ce dernier est associé à un neurotransmetteur : l'acétylcholine."
 

 
http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_01/a_01_cr/a_01_cr_ana/a_01_cr_ana.html#2
 
* * *

L’adrénaline : hormone produite par les reins sur ordre du cerveau, est libéré massivement dans le sang pour alerter tous les organes et les mobiliser à l'action intense (combat, sport...). A son signal, le cœur et la respiration s’accélèrent : l'organisme est mieux oxygéné. Son énergie est aussi plus disponible, car le foie est incité à libérer ses stocks de sucre.

Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Adr%C3%A9naline : " L’adrénaline est sécrété pour provoquer un état de stress et l'activité physique, en entrainant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la force des contractions du cœur et une hausse de la pression artérielle. Elle répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger."


L’adrénaline, c'est le turbo de notre organisme. Comment ne pas épuiser les réserves disponibles? Comment atteindre le niveau d’activation optimale, entre le manque et l’excès de stress, entre nos facultés cognitives "anciennes" et "récentes" ?

UN CERVEAU OÙ LE NOUVEAU SE BÂTIT SUR L'ANCIEN : http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_05/a_05_cr/a_05_cr_her/a_05_cr_her.html

Bye,
Stéphen.  ;)
« Modifié: 21 novembre 2006 à 21:06:05 par kazar »

21 novembre 2006 à 18:22:53
Réponse #8

Pierre


Salut Kazar,

Merci pour les infos.

Citer
Une courte classification des multiples  états de conscience modifiée :

http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm

J'ai lu avec attention les explications sur les EMC (avec un peu de mal à tout assimiler, je l'avoue) et effectivement ce que j'ai vécu ne rentre pas à proprement parler, dans ce qui est défini à travers l'article.

Je ne me retrouve pas non plus dans les explications liés à la peur qui sont si j'ai bien compris pour résumer " La peur donne des ailes" avec l'activation des systèmes sympathiques et parasympathiques.

D'un point de vue professionnel, ce que je vivais était lié au stress c.a.d. : avoir à régler des problèmes avec des enjeux importants dans un laps de temps très court. Je maitrisais le sujet concerné mais, en temps normal il m'arrivais de faire des erreurs, de m'en apercevoir de rectifier, de prendre le temps de réfléchir ... alors que là, dans ces périodes très particulières, j'arrivais à enchainer des réflexions et des actions intelectuelles à des vitesses bien supérieures et avec une quasi perfection halucinante et personnellement très satisfaisante. Une impression que le cerveau analyse, réagit, déclenche les réactions à une vitesse très supérieure à la moyenne et ce, sans défaillir ... un peu comme s'il reproduisait des séquences qui avaient déjà été efficaces sans que j'y réfléchisse. Comme disait Bullyson ..."C'est de la pure dope" .

D'un point de vue non professionnel c'est aussi dans des cas de stress lié à des situations vraiment m*rdiques, pas forcément dangereuses mais galère avec la necessité de régir au plus vite et là pareil , une efficacité suprenante et démultipliée par rapport à d'habitude, des perceptions de risques accrues et des réactions parfaitement adaptée que j'étais même surpris d'avoir.

Je pense que dans les deux cas il y a secretion d'adrénaline car je ressentais une sorte d'excitation, de plaisir si j'ose dire, mais pas vraiment la sensation d'accélération de la respiration et des battements du coeur que j'ai également ressenti par ailleurs !

Sans doute une question de dosage ... ? tu aurais d'autres infos la dessus  ?

A+
Pierre     

21 novembre 2006 à 19:52:00
Réponse #9

guillaume



- LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE : Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. Ce dernier est associé à un neurotransmetteur : l'acétylcholine."
 

Je vois pas trop à quoi peut servir ce système à part s'économiser. Lors d'un stress intense (combat...) ce système n'est pas utile, non?

a+

21 novembre 2006 à 20:04:36
Réponse #10

kazar


D'aprés ce que j'ai lu il semblerait que, dans ces états particuliers, certaines substances chimiques telles que l'adrénaline et les endorphines soient davantages présentes dans le sang. Il semblerait également que durant ce laps de temps, l'activité des deux hémisphères cérébraux s'équilibre, les deux côtés paraissant agir de manière coordonnée.

D'innombrabes intéractions interviendraient, et ce phénomène ne peut être provoqué que de l'interieur du système, et non pas provoqué artificiellement. Selon certaines études il n'y aurait pas une seule substance ou une réaction que l'on pourrait rendre exclusivement responsable. Il s'agirait d'une activité parfaitement coordonnée de l'être global pour un comportement tout à fait inhabituel.

Lorsque l’on suit l’évolution du cerveau des poissons, des amphibiens, des reptiles, des mammifères et finalement des humains, on se rend compte que les régions qui ont le plus augmenté de taille chez notre espèce se situent au niveau du néocortex, et plus particulièrement au niveau du cortex préfrontal.

Nos facultés supérieures d'anticipation ou de planification viendraient davantage d'autres régions particulières du cortex et d'une inter-connectivité plus riche entre le cortex préfrontal et le reste du cerveau. D'ailleurs, la proportion légèrement plus grande du cortex préfrontal par rapport au reste du cerveau que l'on observe tout de même chez l'humain comparé à la majorité des autres espèces de primates est attribuée principalement à l'augmentation du volume de matière blanche dans cette région du cerveau. Matière blanche qui correspond à la myéline entourant les axones, et donc ici à une plus grande quantité de ces axones permettant la communication avec d'autres régions du cerveau.

Cette communication est essentielle au bon fonctionnement de notre mémoire de travail à laquelle participe activement notre cortex préfrontal. Cette mémoire de travail contribue à de nombreux processus cognitifs bien développés chez l’humain comme la capacité de retenir de l’information durant une tâche, d'en vérifier la pertinence, et de garder en vue l’objectif à atteindre au cours de cette tâche. La difficulté de planifier une action (donc à mettre en relation le passé, le présent et le futur) que l’on retrouve chez les patients ayant des lésions importantes aux lobes préfrontaux (le « syndrome frontal ») confirme le rôle de premier plan que joue cette région corticale dans l’anticipation et les choix de toutes sortes.

L’expansion récente du cortex préfrontal, en conjonction avec les capacités plastiques et associatives accrues du néocortex, semble donc être à l’origine de bien des capacités cognitives typiquement humaines.

Les différentes espèces ont aussi des spécialisations cérébrales particulières dues à des contraintes spécifiques de leur environnement. L'espèce humaine a beau avoir un cerveau environ trois fois plus volumineux que celui auquel on s'attendrait pour un primate de taille comparable, celui-ci n'est pas une réplique à l'échelle du cerveau des autres primates. Notre lobe olfactif ne fait par exemple que 30% de la taille prévue si les proportions de nos différentes structures cérébrales étaient les mêmes que chez les autres primates. Par conséquent, comme le cerveau humain est beaucoup plus gros que ce à quoi on s'attendrait pour un primate de notre taille, il faut donc qu'il y ait également des régions qui soient significativement plus grandes.


Rôles des endorphines :

. Atténuation de la douleur ;
. Réduction du stress ;
. Contrôle de la respiration ;
. Contrôle du transit gastro-intestinal ;
. Modulation de la réponse hormonale et immunitaire ;
. Sensations de plaisir ;
. Cause le sommeil
. Provoque le sentiment amoureux (autre état modifié de conscience).

Libérées en forte quantité, elles peuvent créer un sentiment d'euphorie.
Les coureurs de fond parlent même d'extase suite aux libérations importantes d'endorphines résultant de leurs gros efforts. Une sensation proche de la prise de drogue à la différence que les endorphines sont toujours bénéfiques pour l'organisme.


Extase ou pas, les coureurs de fond aussi se tordent les chevilles et se bouffent les cartilages des genoux.

Etats modifiés de conscience ou pas, le sentiment de toute puissance alors éprouvé ne doit pas faire perdre de vue que l'on peut tout de même l'avoir dans le cu*.

Oui : « L'individu n'est tout à fait lui-même que grâce aux ancêtres qui revivent en sa personne. » Lucien LEVY-BRUHL  "L'âme primitive".
Et oui : l'être humain s'est évolutivement doté d'un CERVEAU OÙ LE NOUVEAU SE BÂTIT SUR L'ANCIEN.

Fruit de l'évolution, l'homme est un être mi-conscient. L'esprit est une forme évoluée de "l'esprit animal" préconscient (l'instinct).

La connaissance que, par exemple, le chasseur se forme de l'animal tue plus sûrement celui-ci que ne le ferait une simple flèche ou un simple corps à corps dont l'issue est incertaine. La connaissance est bien ici un moyen essentiel pour réaliser la maîtrise des processus naturels, tant internes qu'externes, qui engendrent le mouvement et la vie (cf. mon article non clos sur la psychologie de la motivation).

Stéphen.
« Modifié: 21 novembre 2006 à 21:30:01 par kazar »

21 novembre 2006 à 20:15:25
Réponse #11

guillaume


Donc, le système nerveux symphatique et parasymphatique ne se mette pas "route" à des moments différents mais il s'agit plutôt d'une fusion des deux?

C'est pas ça?  :-[

a+

21 novembre 2006 à 20:28:11
Réponse #12

kazar


Donc, le système nerveux symphatique et parasymphatique ne se mette pas "route" à des moments différents mais il s'agit plutôt d'une fusion des deux?

C'est pas ça?  :-[

a+

Te casse pas trop la tête Guillaume. Je ne pense pas que l'on sâche précisément quel est le mécanisme exact à l'oeuvre dans les EMC. Beaucoup de théories, mais bien peu de certitudes.

Général :




Stéphen.


21 novembre 2006 à 20:39:53
Réponse #13

guillaume


Désolé mais j'aime bien essayer de comprendre  >:D  ^-^.

J'ai pas trop compris ton schéma, en fait je ne sais pas comment le lire.

a+

21 novembre 2006 à 20:45:42
Réponse #14

Cynry


C'est une sorte de "classement".
Plus on descend dans la liste de gauche, et :
-moins il y a de zones du cerveaux en activité,
-plus il y a de zones du cerveau bloquées,
-plus le champ de lucidité et de conscience se rétréci.

C'est d'ailleurs très intéressant comme schéma.

21 novembre 2006 à 20:46:54
Réponse #15

riketz


Les zones du cerveau se bloque toutes uniformément ou c'est les différentes "couches" (reptielliennes et autres) qui se bloque l'une après l'autre?
« Modifié: 21 novembre 2006 à 21:00:17 par riketz »

11 septembre 2009 à 23:27:09
Réponse #16

Yauque


Bonsoir à tous !

Je viens mettre ma pierre à l'édifice en intervenant sur ce super forum à propos de l'endorphine (dont un membre à parlé un peu plus haut). Cette molécule qui plonge dans un état de conscience modifié.

Je suis un jeune coureur de fonds.



Notre corps sécrète naturellement une quantité d'endorphine chaque jour. Cependant il est possible d'augmenter cette sécrétion avec un effort physique, comme par exemple la course à pieds. La sécrétion d'endorphine se fait après 45min de course (peu importe votre allure), sachant que vous avez le droit - si vous débutez - de marcher quelques minutes durant la course. Cette sécrétion sera spontanée, suite à quoi le corps reprendra son taux de sécrétion habituel. Pour augmenter de manière constante la sécrétion en endorphine du corps il faudrait courir régulièrement un minimum de 3 fois par semaine.



Avant de courir je n'étais pas quelqu'un de vraiment motivé, je sortais peu, j'avais des problèmes de sommeil, j'étais toujours fatigué, je n'avais jamais la forme, je n'étais pas toujours de bonne humeur, ...etc. Depuis que je cours 3 fois par semaine, tout à changé. Je n'en étais pas conscient moi même, c'est ma famille qui m'a rapporté cela. Aujourd'hui je suis beaucoup plus vivant, je sors beaucoup en plein air, je suis toujours de bonne humeur, je ne stress presque plus, je dors bien, j'ai beaucoup plus confiance en moi, je me sens bien quoi ! :-)

Donc on peut voir le bien être d'une activité physique sportive sur le mental (et bien sûr sur le corps mais ce n'est pas le sujet !). Comme quoi le physique et le mental sont intimement étroitement lié !



Lorsque je cours de longue distance pour mon niveau, je ressens d'intenses douleurs dans les chevilles (l'impression que l'articulation va éclater) et dans le genou (l'impression que le tibia va se déboiter de la rotule). Parfois ces douleurs arrive très tôt, c'est très handicapant et le mental se plonge immédiatement dans une phase de "Pourquoi ça m'arrive ? Vais-je finir la course ? Suis-je nul ?". Toute la course devient noir et notre esprit se focalise sur cette douleur. Il est donc impossible de penser à autre chose - sans entraînement - et donc difficile de passer outre cette douleur. Il faut donc faire de gros efforts pour avancer. Chaque pas est un combat. Du coup on se fatigue énormément et pour RIEN.  Et la tout d'un coup, vous l'attendiez avec impatience comme une bénédiction des Dieux, la montée d'endorphine. Elle monte progressivement, à chaque foulée, à chaque respiration. Votre esprit se détache de la douleur, vous ne la sentez presque plus. Un bien-être intense vous envahis, vos forces vous reviennent, votre vision peut être légèrement altéré et vous êtes... HEUREUX, lorsque vous atteignez le "pic". D'ailleurs il m'est déjà arrivé d'éprouver une émotion comme lorsque je regarde un film ou l'on voit des Vikings courir vers l'adversaire pour se battre héroïquement ; vous savez ce petit truc que l'on ressent alors que l'on est bien assis dans son canapé. Après quoi j'ai tendance à vouloir courir plus vite, plus fort, comme si j'étais un peu immortel. Mais c'est la que l'expérience permet de prendre du recule, car assouvir cette émotion d'héroïsme me fatiguerai plus qu'autres chose pour la suite. Ensuite cet état d'extase diminue, la réalité reprends le dessus. La douleur revient légèrement mais reste supportable grâce à l'action de l'endorphine. Après le "pic", je n'ai pas l'impression que l'endorphine soit toujours là. C'est seulement lorsque je rentre chez moi, que je prends ma douche et que je m'assois. Je me rends compte que l'endorphine est toujours là et fait toujours effet, j'ai une tendance à avoir sommeil, je ne peux pas réfléchir vite, je me sens mou (en même temps après avoir courus...) mais j'éprouve toujours cette sensation de plaisir et surtout je n'éprouve aucune anxiété.



En résumé, je ressens ce fameux "pic" durant peut-être 10 ou 15min (ça parait peu, mais lorsque l'on cours c'est énorme je trouve). Cependant je ne peux pas contrôler ni savoir si je vais le ressentir durant la course, c'est un peu de la loterie. L'effet de l'endorphine me permet de me surpasser. Après la course l'effet diminue en l'espace d'une heure ou deux. En courant 3 fois par semaine, si je passe 10 jours sans courir. Je ressens un manque de "je ne sais pas quoi". Et il me suffit de courir pour immédiatement combler se manque.



Voilà une anecdote personnelle sur ma relation avec l'endorphine. J'espère que mon intervention aura été constructive et utile.
Bonne soirée ! :-)

11 septembre 2009 à 23:34:23
Réponse #17

DavidManise


Salut,

Bon ben bienvenue au club des junkies du sport.  Comme tout bon junkie, tu négliges des signaux d'alarme importants, et la douleur en est un : ta douleur à la cheville et au genou n'est pas anodine.  Ne court pas là-dessus.  Va consulter un médecin du sport, stp...  comme ça tu pourras te shooter aux endorphines longtemps, plutôt que de voir ta carrière de junkie se terminer abruptement à cause de lésions sérieuses... 

Mes deux balles ;)

David
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12 septembre 2009 à 09:23:03
Réponse #18

bison solitaire


Salut,

Bon ben bienvenue au club des junkies du sport.  Comme tout bon junkie, tu négliges des signaux d'alarme importants, et la douleur en est un : ta douleur à la cheville et au genou n'est pas anodine.  Ne court pas là-dessus.  Va consulter un médecin du sport, stp...  comme ça tu pourras te shooter aux endorphines longtemps, plutôt que de voir ta carrière de junkie se terminer abruptement à cause de lésions sérieuses...  

Mes deux balles ;)

David

Un kiné m'a récemment dit que pour éviter d'être "addict" fallait arrêter sa séance de sport avant de ressentir ce pic d'hormone qui parait-il est 50 fois plus puissant que la morphine.
Quoiqu'il en soit, David a raison, je ne sais pas quel âge tu as mais je sais que tout ce qu'on fait et surtout ce qu'on fait mal, on le paye un jour...
« Modifié: 12 septembre 2009 à 13:31:01 par bison solitaire »

14 septembre 2009 à 20:39:54
Réponse #19

Lurker


Bon je m'y colle. Puisqu'on parle d"EMC, peut-on parler de drogue dure?

J'espère ne pas être hors charte. Sur un autre fil, un intervenant développe sur le coup de sang de Joe Pesci dans Casino avec son stylo. Justement, hier soir on passait Scarface sur la TNT, avec cette scène finale fameuse où Al Pacino gavé d'alcool et de coco se prend plusieurs rafales dans le corps en rigolant.

Sur le coup tout ça m'a semblé très crédible...
Un cas d'EMC possible?

14 septembre 2009 à 21:02:29
Réponse #20

DavidManise


Complètement.

La coco est un anesthésiant.  L'alcool aussi.  Les deux ensemble, les mecs sentent plus rien.  Déshinibés ET speed.  Insensibles à la douleur...  un cocktail bien hard à gérer.  EMC, ça c'est sûr.  J'ai quelques "bons" souvenirs de motards shootés à la téquila sunrise + coke...  pffff...  Les mecs ils étaient comme des ballons lestés.  Boum, sol, debout, boum, sol, debout, boum, sol, debout, etc. 

...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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14 septembre 2009 à 22:20:59
Réponse #21

Thanos


Ce genre d'état second m'est déjà arrivé lors de certains gros combats (+ ou - 600 personnes) en reconstitution historique (viking).

Peur+Adrénaline x Douleur+endorphine et ensuite, tout se passe comme sur des roulettes, les bons coups au bon moment, les parades voulues à l'instant T jusqu'à ce que le coup de hache de trop te mette K.O (et fasse éclater une de mes molaires dans mon cas).

Expérience grisante, mais il faut faire attention au "coups de trop" justement...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

15 septembre 2009 à 13:08:54
Réponse #22

Lemuel


Ce genre d'état second m'est déjà arrivé lors de certains gros combats (+ ou - 600 personnes) en reconstitution historique (viking).

Peur+Adrénaline x Douleur+endorphine et ensuite, tout se passe comme sur des roulettes, les bons coups au bon moment, les parades voulues à l'instant T jusqu'à ce que le coup de hache de trop te mette K.O (et fasse éclater une de mes molaires dans mon cas).

Expérience grisante, mais il faut faire attention au "coups de trop" justement...
:blink:
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

15 septembre 2009 à 13:15:41
Réponse #23

DavidManise


Tain ça a l'air cool vos trucs de reconstitution là ;#

On peut jouer ?  Dis ?  ;D

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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15 septembre 2009 à 13:51:26
Réponse #24

Slyvestre


Tain ça a l'air cool vos trucs de reconstitution là ;#

On peut jouer ?  Dis ?  ;D

David
Oauip intéressé aussi !! Moi c'est sur scène que j'ai eu quelques EMC (3) en cours de théâtre et sur une reconstitution Viet nam. Sur une scène de Tchékov en scène d'examen. La scène finale pour Trèplev, à la fin il sort pour se suicider. Une scène un peu semblable sur Manon des sources. Ugolin déclare qui aime Manon devant tout le village, Quelques temps après le non de Manon il se pend. Sur ces deux scènes l'amour et la mort imminente sont présent.

En survie l'instinct pour résister à la mort peut provoqué un EMC je pense. En état de déshydratation et de faim ont est déjà plus le même alors si on est menacé par un danger en plus, on redevient un presque un animal sauvage.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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