Si la lecture des pages de ce topic ne t'ont pas convaincu que tous étions sur cette même fréquence, c'est que nous avons failli à nouveau dans notre communication
.
Lost in translation.
Pas de soucis Serge, on s'est parfaitement bien compris je crois
la richesse des pages de ce topic montre que au travers de textes comme REPERES, des interventions des membres expérimentés du Forum concernant la SD, etc, une éthique est à l'oeuvre qui n'est pas simplement le "bon sens" mais le résultat d'un travail de réflexion et de construction raisonné à partir de vécus, de données scientifiques, et du fruit des échanges entre les membres d'une communauté.
Cela permet de désamorcer aussi les clichés et amalgames en tout genre qui collent si souvent à la peau des pratiquants de SD...
[...]Notre seule spécificité par rapport aux autres animaux, c'est notre intelligence[...]
J'ai relevé ce morceau pour notifier que l'
intelligence est à ce jour, en langue française, un concept assez flou - avec une définition qui varie beaucoup d'un auteur à un autre ; en neuro-science par exemple on parle rarement d'intelligence préférant désigner directement des processus cognitifs spécifiques.
Aussi parce qu'en lisant ce point concernant "le refus de savoir, de comprendre, et de connaître", on peut penser à la "bêtise humaine" ;
je m'explique :
La bêtise est un concept qui "désigne
le défaut de jugement qui relie la théorie à l'expérience, et la persistance de la volonté dans ce défaut. Pour quelques philosophes (cf. Schopenhauer par exemple), on peut supposer que c'est la chose du monde la mieux partagée, et que la bêtise serait alors le seul aspect véritablement universel de la nature humaine.
En tout temps et en tout lieu, la bêtise cause, aux yeux de tels penseurs pessimistes, d'innombrables maux car, comme le remarque Schopenhauer dans
L'Art d'avoir toujours raison,
tout homme tend à persister dans ses erreurs, et cette persistance se renforce même lorsque les conséquences deviennent catastrophiques (se rapprochant du déni de réalité).
Dans une telle perspective, ce serait donc une structure fondamentale de l'existence humaine." source :
WIKIPEDIA*J'ai pensé que mettre rapidement quelques définitions issues de WIKIPEDIA permettrait aux lecteurs de ce topic d'avoir une lecture plus éclairée des interventions de chacuns* LE MAL : Le mot mal est un mot qui décrit un certain type d'événements, de comportements ou d'états de fait jugés nuisibles, destructeurs ou immoraux, et sources de souffrances morales ou physiques.
Le problème de la définition : Ce qu'est le mal, est en soi déjà un problème. C'est même le principal, dans un cadre purement et véritablement athée, et donc dépourvu de toute morale transcendante.
LA MORALE : La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».
L'ETHIQUE : L'éthique établit les critères pour juger si une action est bonne ou mauvaise et pour juger les motifs et les conséquences d'un acte. La fin de l´éthique elle-même fait donc d'elle une activité pratique.
ETHIQUE & MORALE : Il est délicat de déterminer les rapports entre morale et éthique car la distinction entre ces deux termes eux-mêmes est différente selon les penseurs. Dans un sens « ordinaire », le terme éthique est synonyme de morale, et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière de vivre conforme aux fins de la vie humaine (recherche du bonheur ou de la vertu).
Une distinction courante consiste à entendre par « morale » l'ensemble des normes propres à un groupe social ou à un peuple à un moment précis de son histoire et à appeler éthique la recherche du bien par une conscience. Aujourd'hui, on emploie le terme « éthique » généralement pour qualifier des réflexions théoriques portant sur la valeur des pratiques et sur les conditions de ces pratiques ; l'éthique est ainsi une réflexion critique sur la moralité des actions. On parle par exemple de « comité d'éthique » au sein d'institutions scientifiques ou d'hôpitaux. L'éthique aurait donc ses fondements dans une décision dite rationnelle prise à partir d'un libre dialogue entre des consciences (riches de traditions et de codes idéologiques assimilés).
Une autre distinction est proposée par certains philosophes contemporains (Deleuze, Ricoeur, Comte Sponville, Giuliani, Misrahi...) pour définir la morale comme ensemble de devoirs (impératifs catégoriques qui commandent de faire un Bien posé comme valeur absolue, par ex "tu ne tueras pas") et l'éthique comme réalisation raisonnable des désirs (tendance naturelle à chercher le bon comme valeur relative à chaque sujet en recherche de son bonheur, qui peut par exemple légitimer certains actes généralement considérés "immoraux" comme l'euthanasie.)
La morale est ainsi généralement rattachée à une tradition idéaliste (de type kantienne) qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, alors que l'éthique est liée à une tradition matérialiste (de type spinoziste) qui cherche seulement à améliorer le réel par une attitude raisonnable de recherche du bonheur de tous.
Le droit est distinct de la morale et de l'éthique dans le sens où il ne se prononce pas sur la valeur des actes, bien et mal, bon ou mauvais, et ne définit que ce qui est permis et défendu par l'État dans une société donnée. La déontologie est pour sa part l'ensemble des obligations qu'une profession s'engage à respecter pour garantir une pratique conforme à l'éthique.
LES VALEURS : La valeur sociale est un concept de sociologie décrivant les croyances, les convictions, d'un individu ou d'une société.
Les valeurs sociales constituent un ensemble cohérent hiérarchisé et s'organisent dans un système de valeurs. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures et selon les normes. Les types de valeurs sociologiques incluent les valeurs morales et éthiques, les valeurs idéologiques (politique et religion), la doctrine ou encore les valeurs esthétiques. Un débat tourne autour du fait que certaines valeurs soient innées.
Les valeurs sociales représentent des manières d'être et d'agir qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme idéal et qui rendent désirables et estimables les êtres ou les conduites auxquelles elles sont attribuées. Elles sont appelées à orienter l’action des individus dans une société, en fixant des buts, des idéaux, autrement dit, en donnant des moyens aux individus de juger de leurs actes.
Quelques valeurs : l'égalité, la fraternité, la liberté, la morale, la fidélité, le respect, la justice...
L'HUMANISME : L'humanisme est une vaste catégorie de philosophies portant sur l'éthique qui affirment la dignité et la valeur de tous les individus, fondée sur la capacité de déterminer le bien et le mal par le recours à des qualités humaines universelles - en particulier la rationalité.
L'humanisme implique un engagement à la recherche de la vérité et de la moralité par l'intermédiaire des moyens humains en solidarité avec l'humanité.
En mettant l'accent sur la capacité d'auto-détermination, l'humanisme rejette la validité des justifications transcendantes, comme une dépendance à l'égard de la croyance sans raison, du surnaturel, ou de textes présentés comme d'origine divine.
Les humanistes supportent une morale universelle fondée sur la communauté de la condition humaine, suggérant ainsi que des solutions humaines aux problèmes sociaux et culturels ne doivent pas être égoïstes.
source :
WIKIPEDIA