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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Affichage de REPERES dans mon club, la chronique d'un échec  (Lu 49973 fois)

28 mars 2008 à 21:17:14
Réponse #75

Anke


D'autant que je pense qu'un gars comme vous ( Bully David Siewolf et les autres) qui "sait faire" peut également dans un second temps rendre service à l'agresseur en "shuntant" les effets irréversibles qu'il pourrait commettre ( un peu comme de mettre une claque au cul à un gamin avant qu'il ne pique une crise de nerf en cassant tout dans la maison, c'est comme ça que j'entends " casser" l'autre, prendre les choses en mains avant que la situation ne devienne incontrôlable et sujette à tous les extrèmes... peut-être définitifs, pour tout le monde !).

28 mars 2008 à 21:28:30
Réponse #76

DavidManise


Anke : clairement. 

Anecdote qui illustre bien ça : je suis à Lyon.  Devant ma laverie, qui était juste devant un commissariat.  Je suis là, dehors, je fume ma clope tranquille pendant que mon linge sèche.  D'un coup un mec ENORME qui sort de là en face.  Il regarde partout, il me voit, et là il vient droit sur moi, d'un air bien décidé.  J'aime pas ça.  Je mets mes deux pieds par terre.  Il marche droit sur moi, traverse la rue sans regarder et tout.  Arrivée à portée de bras il me fout le main sur la gorge et va pour me coller une beigne.

JAMAIS VU LE MEC HEIN, je précise :)

Bon ben sblah, sblam, schcrak.  Deux flics qui arrivent en courant derrière.  Le mec est par terre.  Ils le menottent violemment malgré un coude luxé et tout...  le mec hurle de rage et de douleur...

- Vous voulez porter plainte ???

- Euh...  non je pense qu'il a bien compris là :(

En fait le mec avait dit en sortant du commissariat, suite à une arrestation pour voies de fait sur plein de mecs ainsi qu'une femme flic, que le premier blanc qu'il voyait il le butait.  Je sais pas trop pourquoi ils ont dû le laisser sortir comme ça mais bon.  Il est tombé sur moi... 

Je connais pas la fin de l'histoire hein.  Mais bon. 

Possible que s'il était pas tombé sur moi il aurait buté un mec et qu'il serait aujourd'hui en taule.

Possible aussi qu'il a fini par buter un mec et qu'il est quand-même en taule.  Mais ce que je sais c'est qu'il ne m'a pas buté moi.  Déjà je trouve ça bien ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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29 mars 2008 à 00:58:55
Réponse #77

** Serge **


j'aime à penser que la voie martiale est subtile ;
que la voie martiale ne se réduit pas à une liste de techniques ou de skills ; qu'il y a un côté cérébral de la chose - que ça cogite ;
Et que c'est un rapport au monde qui se construit, quelque chose comme une philosophie.

Si la lecture des pages de ce topic ne t'ont pas convaincu que tous étions sur cette même fréquence, c'est que nous avons failli à nouveau dans notre communication  ;) .
Lost in translation.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 mars 2008 à 06:46:30
Réponse #78

Anke


Bien lu David et bien compris.


En conclusion, vaut mieux éviter les laveries ?  :lol:

29 mars 2008 à 08:28:43
Réponse #79

Patrick


Bien lu David et bien compris.


En conclusion, vaut mieux éviter les laveries ?  :lol:
Non, en conclusion tout peut arriver, tous le temps.

Donc celui qui veut s'en remettre aveuglément aux statistiques ramenant la probabilité de se faire agresser par un énorme type qu'on a jamais vu et qui ne veut même pas votre pognon à une sur 20 milliard, se gourent.

Des anecdotes improbables comme celle de David j'en ai une bonne dizaine.

Donc pour la copine de David et autres ceusses, bah qu'est ce que tu veux qu'il t'arrive quand t'es devant ta laverie que tu fais 120 kgs et en face d'un commissariat, bein un encore plus gaillard et totalement barré et à ce moment là, ou tu sais faire ou tu maudit juste les statistiques qui te furent néfastes, sur le chemin des urgences (dans le meilleur des cas).

29 mars 2008 à 08:52:27
Réponse #80

DavidManise


Attention donc à ne pas véhiculer le même genre de clichés évoqués plus haut pour le Krav ; Le krav pour les aspirants Rambo et le tai-chi pour les mamies...

Petit HS : j'allais au cours en question justement pour développer et chercher l'aspect martial dans le tai chi.  Quand j'ai questionné le prof il m'a regardé avec des grands yeux apeurés et il m'a dit que les gens dans son cours venaient chercher une bulle de sérénité, et non pas la haine et la confrontation. 

J'ai essayé d'argumenter mais ensuite il m'a dit que je dégageais des ondes très négatives ;D

Bref.  CE COURS LA, oui.  Pour les mamies, et encore les mamies bien bien zen...  ;)  Parce que je connais des mamies, des grand mères quoi, qui pourraient défoncer la gueule à pas mal de djeuns et qui sont vraiment très très cool. 

Enfin bon :)

David
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29 mars 2008 à 10:03:24
Réponse #81

Sielwolf


Ouaipe.

Ca fait presque religieux comme concept.  Je pense que tu n'es pas croyant et pourtant tu l'utilises...  et je pense que tu l'utilises à bon escient... 

Te risquerais-tu à un essai de définition ?

David

Bon, en fait non, tu as tout à fait raison, je ne suis pas "croyant"... Si je parle du Mal, ce serait plutôt par rapport à la symbolique que cela véhicule, dans le sens de quelque chose qui s'oppose à la vie et à la conscience. Alors je vais essayer de mettre ça à plat.. pas facile!!!

Pour moi, le Mal, c'est:

*  Tout ce qui tend à détruire la vie dans le cadre d'une logique sacrificielle. C'est à dire une destruction librement consentie de l'autre en tant qu'être vivant. La négation de sa présence, et le fait d'accepter consciemment d'être responsable de sa souffrance. C'est la non-prise en charge de sa propre violence et le risque de la vidanger sans retenue. Le point culminant de cette démarche étant l'arme atomique.

*  Le fait de considérer qu'il existe des niveaux de vie à plusieurs vitesses. C'est pour cela que j'ai mis un lien sur la vivisection dans ma signature. Pour moi c'est mal de dire que "L'Oreal je le vaux bien", et d'élever des lapins pour conduire le test de Draize.

* Le mal pour finir, c'est le refus de savoir, de comprendre, et de connaître. C'est le refus de se transformer et de s'élever. Notre espèce c'est homo sapiens, l'homme qui sait. Notre seule spécificité par rapport aux autres animaux, c'est notre intelligence. Pour moi refuser d'essayer de comprendre est quelque chose d'impardonnable pour un être humain digne de ce nom.

Voilà....  :)

"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

29 mars 2008 à 10:08:49
Réponse #82

Patrick


* Le mal pour finir, c'est le refus de savoir, de comprendre, et de connaître. C'est le refus de se transformer et de s'élever. Notre espèce c'est homo sapiens, l'homme qui sait. Notre seule spécificité par rapport aux autres animaux, c'est notre intelligence. Pour moi refuser d'essayer de comprendre est quelque chose d'impardonnable pour un être humain digne de ce nom.
On va pas rentrer dans un débat pseudo phylosophique, mais si on peut dire que c'est un mal (individuel et collectif) on ne peut pas dire que c'est un composante du mal.

C'est juste une composante d'une société moutonante et aseptisée (décadente ?) qui s'en remet à autrui (politiques, dirigeants) pour le (les) savoir's).

29 mars 2008 à 10:12:52
Réponse #83

Sielwolf


On va pas rentrer dans un débat pseudo phylosophique, mais si on peut dire que c'est un mal (individuel et collectif) on ne peut pas dire que c'est un composante du mal.

C'est juste une composante d'une société moutonante et aseptisée (décadente ?) qui s'en remet à autrui (politiques, dirigeants) pour le (les) savoir's).

Oui, aussi. Mais bon, mon post est très personnel, je ne veux pas lancer un débat, je répondais juste à David... Je suis conscient qu'on est en terrain glissant avec des sujets comme ça.  ;)
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
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29 mars 2008 à 10:22:29
Réponse #84

FreeKonfix


Merci pour ce sujet TRES riche !!!

Grace à certaines reflexions abordées ici, j'ai les yeux (un peu ) plus GRANDS OUVERT ...

HS - Off - je retourne écouter... ;)

29 mars 2008 à 12:48:34
Réponse #85

Anke


Oui et même si je "galège"( reflexe de défense vis à vis d'une angoisse ?) un peu, n'empêche que grâce à tout ça , je suis plus vigilant qu'avant et ça, c'est grâce à des mecs comme David, Bully, Pat et Sielwolf ( pour ne citer que ceux là !) et des posts comme celui-ci.
Pour "embrayer" un peu sur les propose de Sielwolf, le "mal" est pour moi tout ce qui peut me fermer l'esprit( pour exemple quand mon pote à perdu son fils de 17 ans, j'étais le seul de la bande à pouvoirtenter de me rapprocher de lui parce que j'avais vécu la même chose, les autres copains l'ont dit très clairement, il était donc logique que ce soi moi qui m'y colle pour l'écouter, être là. Je savais que j'allais m'en prendre plein les dents au retour, et ça n'a pas loupé, tout m'est revenu. N'empêche que avec : esprit fermé, protection, refus de la réalité, ou enfouissement de mon passé, je n'aurai pas pu être là. Donc au final, ma propre hisoire : le décès de mon gosse, a débouché sur l'aide que j'ai pu apporter à Mino, donc tout benef). Donc une discipline m'est nécessaire pour rester "ouvert", même sur des sujets qui me heurtent ( qui me dérangent ?). Un peu de SD ne me ferait surement pas de mal, mais comme je marche à l'affectif et à la confiance ( Pat faudra qu'on cause un de ces quatres ! )  ...
Pour moi le "mal", c'est tout le contraire de la Conscience.

29 mars 2008 à 13:55:29
Réponse #86

Patrick



29 mars 2008 à 13:56:54
Réponse #87

DavidManise


Oui, aussi. Mais bon, mon post est très personnel, je ne veux pas lancer un débat, je répondais juste à David... Je suis conscient qu'on est en terrain glissant avec des sujets comme ça.  ;)

Oui c'est glissant, mais je pense qu'on est tous grands et capables de comprendre que même si c'est un truc très personnel on peut en parler et échanger sur le sujet calmement.

Ciao ;)

David
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29 mars 2008 à 14:05:39
Réponse #88

Patrick


En fait, c'est quasi la recherche de toute une vie que d'être un humaniste (pas au sens originel de la prééminence de l'homme sur la nature, hein !) en capacité de déclencher la foudre de façon opportune tout en préférant une attitude fraternelle.

29 mars 2008 à 14:08:28
Réponse #89

DavidManise


Ma définition à moi, héritée de mon tonton préféré...

1) la seule valeur vraiment fondamentale, c'est la vie.  Tout le reste peut être relativisé, mais sans la vie on ne peut même plus relativiser...  donc la vie est POUR MOI la valeur de base.  L'absolu, en quelque sorte...  pour les croyants ça n'a pas de sens, ça.  Ou beaucoup moins.  Mais on ne va pas parler de religion ;)

2) donc tout ce qui favorise la vie, la développe et la rend possible, est bien.  A contrario, tout ce qui nuit à la vie, est mal.  La vie, c'est la vie des humains, mais aussi la vie de toutes les autres espèces...  parce que de toute manière sans l'écosystème on a peu de changes de vivre très longtemps.  Donc non-violence (et self-protection pro-active, prévention, avec la violence physique comme dernier recours), écologie, favorisation de la diversité, etc, etc.

La Conscience dont tu parles, Anke, n'est-elle pas aussi un moyen de favoriser la vie ?  En étant conscient pour ton pote, tu as pu l'aider à remonter la pente et tu as sans doute pu faire en sorte qu'il continue à vivre, qu'il continue à être là, dans la vie et pour la vie lui aussi...  non ?  Pour ses autres gamins peut-être ?

Bref...  pour moi la Conscience c'est effectivement bien.  Parce qu'elle est un outil absolument majeur pour la vie.  Et l'absence de Conscience est aussi une put**n de menace pour la vie...  donc en fait on parle de la même chose, à peu de choses près.

Après, je comprends aussi le besoin de ne pas trop s'attacher à la vie individuelle.  C'est assez peu à la vie des individus que je m'attache quand je dis "prolonger la vie".  C'est la vie d'un point de vue général que je place au-dessus de tout...  et la mort individuelle y contribue.  Ca fait partie du cycle.  Quand je mourrai j'aimerais bien que ma grosse carcasse nourrisse un arbre...  ou si on était un peu juste on me transformerait en farine animale pour rendre un peu au peuple des vaches, auquel j'ai tellement pris toute ma vie ;D

Ciao ;)

David
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29 mars 2008 à 15:59:08
Réponse #90

Anke


C'est rigolo, avec des démarches différentes, des origines et des vies différentes, on va tous dans la même direction, ou tout du moins, on nourrit les mêmes espoirs. Et on explique les mêmes choses avec nos mots à nous ! ( le coup de l'arbre planté sur le ventre, j'ai le même discours !).
Maintenant, mon pote quand je l'ai au tel et que je lui demande de ses nouvelles, j'ai invariablement la même réponse :" Oh, tu sais, je survie..." Il faut maintenant que l'on trouve le moyen de lui redonner gout à la vie pour qu'il dépasse ça, qu'il arrête de "survivre" pour se remettre à ....vivre.
Toutes proportions gardées, quand on a pris une bonne branlée par un "vilain", il faut bien à un moment se relever, et reprendre le cours de sa vie, oser ressortir, refréquenter les mêmes endroits ( retourner à la laverie ?).
Finalement c'est peut-etre un peu pareil.
En définitive, je crois que l'essentiel, ce n'est pas tant d'avoir peur de donner des coups ou de "sècher" son interlocuteur, mais plutot de surmonter cette peur de l'éventualité d'en prendre plein sa gueule. Pour moi, c'est ça le point de départ. Après il s'agit sans doute de l'élaboration de techniques pour être le plus efficace possible en minimisant les dommages corporels le plus possible, car c'est surement difficile d'être responsable de l'infirmité de quelqu'un, même s'il l'a bien cherché, enfin moi, j'aurai du mal à porter ça. Bon, je dis ça du haut de mon vélo hein, comme d'hab. C'est compliqué, mais ..... la foudre, oui... faut que je digère un peu tout ça....

29 mars 2008 à 20:07:33
Réponse #91

** Mathieu **


Si la lecture des pages de ce topic ne t'ont pas convaincu que tous étions sur cette même fréquence, c'est que nous avons failli à nouveau dans notre communication  ;) .
Lost in translation.
Pas de soucis Serge, on s'est parfaitement bien compris je crois  :doubleup:

la richesse des pages de ce topic montre que au travers de textes comme REPERES, des interventions des membres expérimentés du Forum concernant la SD, etc, une éthique est à l'oeuvre qui n'est pas simplement le "bon sens" mais le résultat d'un travail de réflexion et de construction raisonné à partir de vécus, de données scientifiques, et du fruit des échanges entre les membres d'une communauté.
Cela permet de désamorcer aussi les clichés et amalgames en tout genre qui collent si souvent à la peau des pratiquants de SD...


[...]Notre seule spécificité par rapport aux autres animaux, c'est notre intelligence[...]
J'ai relevé ce morceau pour notifier que l'intelligence est à ce jour, en langue française, un concept assez flou - avec une définition qui varie beaucoup d'un auteur à un autre ; en neuro-science par exemple on parle rarement d'intelligence préférant désigner directement des processus cognitifs spécifiques.

Aussi parce qu'en lisant ce point concernant "le refus de savoir, de comprendre, et de connaître", on peut penser à la "bêtise humaine" ;
je m'explique :
La bêtise est un concept  qui "désigne le défaut de jugement qui relie la théorie à l'expérience, et la persistance de la volonté dans ce défaut.
Pour quelques philosophes (cf. Schopenhauer par exemple), on peut supposer que c'est la chose du monde la mieux partagée, et que la bêtise serait alors le seul aspect véritablement universel de la nature humaine.
En tout temps et en tout lieu, la bêtise cause, aux yeux de tels penseurs pessimistes, d'innombrables maux car, comme le remarque Schopenhauer dans L'Art d'avoir toujours raison, tout homme tend à persister dans ses erreurs, et cette persistance se renforce même lorsque les conséquences deviennent catastrophiques (se rapprochant du déni de réalité).
Dans une telle perspective, ce serait donc une structure fondamentale de l'existence humaine."  source : WIKIPEDIA


*J'ai pensé que mettre rapidement quelques définitions issues de WIKIPEDIA permettrait aux lecteurs de ce topic d'avoir une lecture plus éclairée des interventions de chacuns*


LE MAL :
Le mot mal est un mot qui décrit un certain type d'événements, de comportements ou d'états de fait jugés nuisibles, destructeurs ou immoraux, et sources de souffrances morales ou physiques.
Le problème de la définition : Ce qu'est le mal, est en soi déjà un problème. C'est même le principal, dans un cadre purement et véritablement athée, et donc dépourvu de toute morale transcendante.


LA MORALE :
La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».


L'ETHIQUE :
L'éthique établit les critères pour juger si une action est bonne ou mauvaise et pour juger les motifs et les conséquences d'un acte. La fin de l´éthique elle-même fait donc d'elle une activité pratique.


ETHIQUE & MORALE :
Il est délicat de déterminer les rapports entre morale et éthique car la distinction entre ces deux termes eux-mêmes est différente selon les penseurs. Dans un sens « ordinaire », le terme éthique est synonyme de morale, et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière de vivre conforme aux fins de la vie humaine (recherche du bonheur ou de la vertu).

Une distinction courante consiste à entendre par « morale » l'ensemble des normes propres à un groupe social ou à un peuple à un moment précis de son histoire et à appeler éthique la recherche du bien par une conscience. Aujourd'hui, on emploie le terme « éthique » généralement pour qualifier des réflexions théoriques portant sur la valeur des pratiques et sur les conditions de ces pratiques ; l'éthique est ainsi une réflexion critique sur la moralité des actions. On parle par exemple de « comité d'éthique » au sein d'institutions scientifiques ou d'hôpitaux. L'éthique aurait donc ses fondements dans une décision dite rationnelle prise à partir d'un libre dialogue entre des consciences (riches de traditions et de codes idéologiques assimilés).

Une autre distinction est proposée par certains philosophes contemporains (Deleuze, Ricoeur, Comte Sponville, Giuliani, Misrahi...) pour définir la morale comme ensemble de devoirs (impératifs catégoriques qui commandent de faire un Bien posé comme valeur absolue, par ex "tu ne tueras pas") et l'éthique comme réalisation raisonnable des désirs (tendance naturelle à chercher le bon comme valeur relative à chaque sujet en recherche de son bonheur, qui peut par exemple légitimer certains actes généralement considérés "immoraux" comme l'euthanasie.)

La morale est ainsi généralement rattachée à une tradition idéaliste (de type kantienne) qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, alors que l'éthique est liée à une tradition matérialiste (de type spinoziste) qui cherche seulement à améliorer le réel par une attitude raisonnable de recherche du bonheur de tous.

Le droit est distinct de la morale et de l'éthique dans le sens où il ne se prononce pas sur la valeur des actes, bien et mal, bon ou mauvais, et ne définit que ce qui est permis et défendu par l'État dans une société donnée. La déontologie est pour sa part l'ensemble des obligations qu'une profession s'engage à respecter pour garantir une pratique conforme à l'éthique.


LES VALEURS :
La valeur sociale est un concept de sociologie décrivant les croyances, les convictions, d'un individu ou d'une société.

Les valeurs sociales constituent un ensemble cohérent hiérarchisé et s'organisent dans un système de valeurs. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures et selon les normes. Les types de valeurs sociologiques incluent les valeurs morales et éthiques, les valeurs idéologiques (politique et religion), la doctrine ou encore les valeurs esthétiques. Un débat tourne autour du fait que certaines valeurs soient innées.

Les valeurs sociales représentent des manières d'être et d'agir qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme idéal et qui rendent désirables et estimables les êtres ou les conduites auxquelles elles sont attribuées. Elles sont appelées à orienter l’action des individus dans une société, en fixant des buts, des idéaux, autrement dit, en donnant des moyens aux individus de juger de leurs actes.

Quelques valeurs : l'égalité, la fraternité, la liberté, la morale, la fidélité, le respect, la justice...


L'HUMANISME :
L'humanisme est une vaste catégorie de philosophies portant sur l'éthique qui affirment la dignité et la valeur de tous les individus, fondée sur la capacité de déterminer le bien et le mal par le recours à des qualités humaines universelles - en particulier la rationalité.
 
L'humanisme implique un engagement à la recherche de la vérité et de la moralité par l'intermédiaire des moyens humains en solidarité avec l'humanité.

En mettant l'accent sur la capacité d'auto-détermination, l'humanisme rejette la validité des justifications transcendantes, comme une dépendance à l'égard de la croyance sans raison, du surnaturel, ou de textes présentés comme d'origine divine.
Les humanistes supportent une morale universelle fondée sur la communauté de la condition humaine, suggérant ainsi que des solutions humaines aux problèmes sociaux et culturels ne doivent pas être égoïstes.


source : WIKIPEDIA


29 mars 2008 à 20:37:15
Réponse #92

Patrick


Salut

Pas du tout imaginaire car tu l'as bien affirmé !

J'arrête là cet échange totalement stérile et c'est pour cela que j'ai effacé mon post
précédent comme j'ai l'habitude de le faire pour mon bruit !

Il faudrait cesser de prendre certaines phrases comme étant des attaques personnelles !

@pluche

J.Phil.

bruit
D'autant qu'on est en train de glisser gentiment de la sociologie, vers la philosophie puis maintenant vers la sémantique.

Quid du propos de base de notre ami Jeremy et des échanges sur le sujet.

30 mars 2008 à 20:06:30
Réponse #93

Anke


Absoluement Patrick. Et grace au post de Jeremy, je crois que ça nous renvoie à des questions essentielles ( comme l'a fait David dans ce que j'appelle "Sa profession de foi") c'est à dire pourquoi choisir la SD, plutot que l'aikido ( qui est joli, beau vetements, beau gestes fluides, belles cabrioles) par exemple ou autre chose ( le macramé ?). Même si on "dérape" un peu sur l'aspect philo-socio-sémanticoschpounz, je pense que ça fait partie intégrante de la démarche.
Faut avouer qu'un mec qui pratique la SD et qui te sort : " Un combat gagné, c'est un combat évité", ben moi je reste bouche bée car ce gars là est un exemple de respect de la vie sous toutes ses formes, un vrai combattant au sens littéral du terme.
Et je m'aperçois à travers vous et vos propos que la self-défense n'est pas un loisir, ou un sport et que ceux qui prennent cette "activité" ( je n'ai pas le bon mot) comme telle font une grave erreur, erreur qu'il vous faut evidemment tenter de corriger en tant qu'instructeur ou détenteur du savoir, du pouvoir, de la force ( appeler ça comme vous le voulez) et tout ça en supportant l'invective de vos contemporains ( "forcément les mecs qui font ou enseignent la self-défense sont des petits nazis ou des tortues ninjas en mal d'égouts !")
La transmission d'un tel savoir est chose difficile. A ma grande satisfaction, mon "éducation" à propos de la SD avance et je pense ne pas être le seul dans ce cas...
Rassure toi Jeremy, même si au club ça n'a pas complètement marché ton affaire, ici par contre ....
Vous me conseillez de lire REPERE avant de faire un stage ou pas ?( risque d'apriori si je lis avant ? )

30 mars 2008 à 20:28:01
Réponse #94

DavidManise


Salut :)

Une chose importante à souligner, Anke, c'est que la self-défense et la sef-protection, contrairement à ce qu'on en dira, est une entité extrêmement polymorphe et ecclectique, et les approches divergent vraiment beaucoup entre les profs, les écoles...  et même au sein d'une même école ou d'une même tendance les gens ont tous des opinions diverses sur plein de trucs, y compris leurs "règles d'engagement", etc. 

Si tu commences à avoir envie d'un stage, n'hésite pas à aller voir plein d'approches différentes, à diversifier tes sources d'information, et à toujours rester critique.  La vision qu'on a ICI de la self-protection est d'ailleurs assez particulière.  Tu t'en rendras compte.  Et même au sein de l'ACDS j'en connais certains qui ne sont pas d'accord avec tout ce qu'on raconte...  et c'est TANT MIEUX.

Tu te rendras compte que si tu t'engages dans une démarche pour apprendre les techniques, tu trouveras vite encore beaucoup plus de questions...  auxquelles tu recevras plein de réponses différentes.  Et là ça sera à TOI, en fonction de ton vécu, de ta morphologie, de tes valeurs et tout, de choisir ce qui de plaît ou pas.  Bref tu ne trouveras pas un chemin tout tracé, même si l'ACDS, par exemple, propose un cursus bien carré...  mais l'ACDS ne te donnera pas toutes les réponses.  Tu devras penser par toi-même.  Et encore une fois, je pense que c'est tant mieux.

Possible qu'à partir de là tu prendra des chemins différents, parallèles ou pas...  mais tu seras sur ton chemin à toi, comme nous tous, et ça sera nickel comme ça.

Ciao ;)

David

P.S.: pour répondre à ta question spécifiquement : OUI !  Lis REPERES.  Lis le, prends y ce qui est bon pour toi et jette le reste.  Pas de prise de tête.  Tout là dedans n'est pas applicable partout.  L'essence de ce document n'est pas dans les détails techniques, ni dans les petits trucs, mais bien dans l'approche générale : reconnaître que le risque existe et le diminuer par un peu de conscience de son environnement sans pour autant se pourrir la vie avec ça ou devenir parano.  Pour moi REPERES et la SecuPerso vont couvrir déjà 99,999% des besoins réels de self protection pour un mec qui a une vie normale dans un coin normalement cool.  Les aspects physiques sont là pour le jour où...  ils sont là pour la même raison qu'on décide de trimballer un jour un masque RCR sur soi, ils sont là pour les mêmes raisons qui font qu'on trimballe un EDC ou un kit de survie en rando...  ils sont là aussi, selon les gens, pour dresser un peu les petits démons... bref, chacun a ses raisons à lui et son contexte et tout.  Et peu importe les raisons.  Personne ne te demandera de comptes.  Simplement garde en tête que l'objectif d'un stage de self défense va être de te donner des outils concrets pour démonter la gueule à un agresseur.  C'est là le coeur du cursus.  Le reste, c'est des effets secondaires.  Le reste, c'est comme la discussion autour du café, si tu veux ;)
« Modifié: 30 mars 2008 à 20:36:12 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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30 mars 2008 à 20:28:36
Réponse #95

Patrick


Faut avouer qu'un mec qui pratique la SD et qui te sort : " Un combat gagné, c'est un combat évité", ben moi je reste bouche bée car ce gars là est un exemple de respect de la vie sous toutes ses formes, un vrai combattant au sens littéral du terme.
Et je m'aperçois à travers vous et vos propos que la self-défense n'est pas un loisir, ou un sport et que ceux qui prennent cette "activité" ( je n'ai pas le bon mot) comme telle font une grave erreur, erreur qu'il vous faut evidemment tenter de corriger en tant qu'instructeur ou détenteur du savoir, du pouvoir, de la force ( appeler ça comme vous le voulez) et tout ça en supportant l'invective de vos contemporains ( "forcément les mecs qui font ou enseignent la self-défense sont des petits nazis ou des tortues ninjas en mal d'égouts !")
La transmission d'un tel savoir est chose difficile. A ma grande satisfaction, mon "éducation" à propos de la SD avance et je pense ne pas être le seul dans ce cas...
Rassure toi Jeremy, même si au club ça n'a pas complètement marché ton affaire, ici par contre ....
Si les gens pratiquent dans une optique de loisirs, mais en connaissance de cause, ce n'est gênant que pour l'enseignant qui voit sont enseignement dévoyé.

Si je peux tenter un parallèle c'est un peu comme si quelqu'un confondait stage de conduite de la prévention routière et stage de conduite sur piste. L'un est fait pour rechercher et cultiver le maximum de sécurité au quotidien au détriment du plaisir et l'autre ne cultive que la recherche du plaisir.

Vous me conseillez de lire REPERE avant de faire un stage ou pas ?( risque d'apriori si je lis avant ? )
Bein à vrai dire je te conseillerais plutôt de lire PROTEGOR qui est a REPERES ce que l'oeuvre de Raimbaud est à la poésie d'un enfant de quatre ans.

Dans REPERES, je ne traite pas de pratique de SD, mais de conseils pour une vie normale quotidienne.

30 mars 2008 à 20:38:20
Réponse #96

DavidManise


Re :)

Patrick, t'es trop humble. 

Moi je dirais lis REPERES, protegor, et encore plein d'autres trucs, et fais toi ton idée sur ce qui te convient à toi ;)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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30 mars 2008 à 21:16:58
Réponse #97

Anke



31 mars 2008 à 14:19:44
Réponse #98

DavidManise


Personne ne s'inquiéterait au premier abord d'un petit binoclard, d'un certain âge, avec cartable et costume cravate ! Et pourtant il a failli tuer plusieurs personnes.

Bon déjà moi je vois pas de lunettes :)  Ensuite cartable et costume et quarantaine...  soit.  C'est peut-être pas le profil stéréotypique du mec qui va agresser des gens.  Sauf que si tu regardes son langage non verbal il pue le mec au bord du nervous breakdown...  Perso DIRECT je l'ai spotté.  Plusieurs raisons :

1) il se dandine sans arrêt d'un pied sur l'autre, suivant un rythme assez rapide.  C'est typique des mecs qui sont à deux doigts de passer à l'acte.  C'est une sorte de recherche instinctive de traction.

2) il est très agité.  Il arrête pas de changer de position avec son cartable, il croise, il décroise, il bouge vite...  il regarde sa montre... 

3) il viole l'espace des autres et ne respecte pas du tout le rythme du groupe...  il semble vouloir que ça aille plus vite et il est prêt à passer devant les gens, à faire les choses à leur place (apparemment presser le bouton de fermeture des portes)...

4) un moment donné il baisse la tête et là il se fige.  Tout son petit manège s'arrête.  LA moi il m'aurait mis en code rouge vif.  En fait il baisse la tête, et il voit le flingue du gardien de sécurité.  Et là il voit la solution à son problème, le soulagement à son stress rageur accumulé depuis le CM2... 

C'est typique des mecs qui accumulent pendant des années et qui pètent une durite.  Souvent, c'est une occasion qui va devenir l'élément déclencheur.  En l'occurence je peut pas trop voir s'il tire vraiment mais j'ai l'impression d'entendre un "clic" d'arme vide.  Pas de cartouche en chambre.  Si c'est bien vrai, ça aura sauvé pas mal de gens parce que le mec visait droit la tête et apparemment il savait utiliser ne arme vu sa manière de la tenir... 

Bref...  faut faire attention à l'ambiance intérieure des gens.  D'ailleurs c'est une bonne habitude à prendre, et pas juste pour se protéger.  Aussi pour entrer en relation avec nos frères humains, pour reprendre l'expression de Pat ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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31 mars 2008 à 14:46:17
Réponse #99

Lynx


David, on sent l'experience
Perso, je m'attendais pas a ce que ce soit l'aggresseur, je m'attendait a autre chose, mais il m'a pas laissé indifférent, il m'a géné pendant tout le déroulement, il m'aurait mis en code jaune au moins je pense, surtout du fait de ses deplacements à la commande de l'assensseur... tout du moins le tenir du coin de l'oeil... de la à l'identifier comme danger imminent je pense pas.
On peut trés bien imaginer qu'il se rende a un rdv important chez le toubib, la drh, le banquier, avec LA fille,....
J'aurais naturellement tendance a chercher une explication, pas a vraiment me méfier... J'imagine que le critére costar cravate doit effectivement jouer un rôle dans le conditionnnement social de la perception du méchant...

Bon, en tout cas post trés utile Barnabé ... pour moi en tout cas... mise a jour du programme "scanner_situation_me*dique_1.0"  ;D

Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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