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Auteur Sujet: Terrorisme et menaces sur les forces de l'ordre : vigilance et dispositions tactiques ?  (Lu 39490 fois)

09 janvier 2015 à 08:08:33
Réponse #50

Tompouss


Mais de façon plus réaliste, sans rentrer dans les systèmes de conflits engagés, la solution qui à mon sens aurait le plus de chance de limiter la casse serait de retirer aux forces de l'ordre la cible qu'ils ont dessiné dans le dos: leur uniforme. Les habiller en civile (avec parre-balle si nécessaire).

L'inconvénient c'est que le mec qui a quelque chose a se repprocher ou est un minimum attentif va quand même les repérer en moins de 2. Je me rapelle m'être retrouvé au beau milieu d'une interpellation faite par des FO en civil et je les avait rapidement grillé (dont le mec assis à côté de moi à qui j'avais fait part de mon "ressenti" des fois que ça puisse aider).

Le pare balle aiderai sans doute un peu (le tronc c'est quand même le plus simple à viser et là c'est protégé) par contre j'ai plus le poids en têt mais ça me semble extrèmenet lourd à porter quotidiennement.

C'est quand même dommage que les FO aient pas plus de "marge de manoeuvre" et plus de moyens à la fois humains, de formation/entraînement, remise à niveau et tout ce qui s'en suit. Pour l'armement ça reste un "outil", un peu comme le super couteau à 600 boules va pas faire de nous des "experts de la wild"; leur donner de l'armement plus conséquent ne fera pas d'eux des "robocop" s'il n'y a pas de formation/entraînement en amont.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

09 janvier 2015 à 08:18:41
Réponse #51

bison solitaire


ça fait quelques années que je me dis que des formations police/citoyens pourraient être utiles. Pas que police vers citoyens, intervenants vers policiers et citoyens se côtoyant dans la même séance pour percuter sur des comportements suspects (mais pas forcément d'intervention, juste repérer)…
En bref: repérer, communiquer entre citoyens et policiers, fournir des renseignements utiles, se protéger… un partage en fait...
Ne plus confondre paranoia et vigilance (par exemple).
Mais je crois qu'il s'agit surtout d'un doux rêve tout ça.

09 janvier 2015 à 11:33:00
Réponse #52

musher


Mais je crois qu'il s'agit surtout d'un doux rêve tout ça.
Comme celui de la formation au premier secours pour tous.

Ca fait quand même des années qu'on est sensibilisé aux colis suspects et pourtant !

Quand à l'escalade de l'armement.
Les 2 fous de dieu se balladent avec un RPG sur la banquette arrière de la Clio. Doit-on équiper les patrouilles de char LECLERC (car la mégane ou la 306 face à un RPG ???)

Ensuite le contact entre la population et les FO va être compliqué si la police de proximité se ballade équipé comme le RAID ou le GIGN.

Chez nous, la gendarmerie fait de la prévention dans les collèges. Ben ça leur a permis de récupérer des infos sur des trafiquants alors que c'était pas le but de l'intervention.
Simplement les gamins n'ont plus le viel adjudant et la jeune fille comme une menace et se sont confiés à eux.

Par contre lutter contre le traffic d'armes, ça oui quand on sait qu'on peut se procurer sur Paris un AK47 lybien ou ex-yougoslave avec chargeurs et muns pour 2000 € (une journée de travail pour un dealer).

Bon ça n'a pas changé, en 90 à Saint Ouen, on trouvait des AK47 avec muns et chargeurs pour 5000 à 8000 Francs selon l'état.  Suffisait de connaître le bon marchand aux puces.

09 janvier 2015 à 11:53:43
Réponse #53

Moleson


Le minimum c'est d'équiper les FO avec du matériel adéquat. Et fusil d'assaut fait partie de ceci, outre des gilets pare-balle léger et surtout une formation adéquate.
Mais tout ceci coute et nécessite un changement de paradigme.

Le citoyen armé est un complément, du moment qu'il est bien formé et son avantage il est sur place. Le principe du first responder.

Mais tant que des personnes pensent qu'armer des policier est dangereux il ne faut même pas se poser la question.

Soit le problème terroriste se tasse et on pourra continuer à bisounourser en rond.Soit ça s'aggrave et les solutions vont s'imposer d'elle même.

09 janvier 2015 à 11:59:04
Réponse #54

Bomby


(...)

Quand à l'escalade de l'armement.
Les 2 fous de dieu se balladent avec un RPG sur la banquette arrière de la Clio. Doit-on équiper les patrouilles de char LECLERC (car la mégane ou la 306 face à un RPG ???)
(...)

Halte au sketch, personne ne parle de ça. Le terme escalade est impropre.

La question est simplement de tenir compte du niveau de la menace et de s'y adapter.

Aujourd'hui, qu'il s'agisse de grand banditisme ou, a fortiori comme en ce moment de djihado-terrorisme, le risque est grand pour les policiers lambda de se trouver sous le feu de malfaiteurs équipés d'armes longues automatiques, de gilets pare-balles, déterminés à tuer et sachant manœuvrer.

Ce n'était pas le cas, en tout cas pas avec un tel risque d'occurrence, il y a une vingtaine d'années. La confrontation des forces de l'ordre au gang de Roubaix en 1997 était à cet égard une sorte de précédent prémonitoire mais qui est resté longtemps isolé.

Aujourd'hui, le risque statistique  est largement multiplié par rapport à cette époque.

Ne pas se poser en temps utile la question de l'adaptation de l'armement et des tactiques serait juste aberrant.

Je recopie ce que j'avais mis un peu plus haut :

Citer
La question de l'armement n'est pas la seule qui importe, mais à mon avis elle n'est pas neutre du tout : le nombre de munitions, leur puissance d'arrêt et/ou leur capacité de perforation de telle ou telle matière (donc par exemple leur capacité à neutraliser un agresseur porteur d'un gilet pare-balles), tout ceci me paraît avoir une importance réelle.

Il ne s'agit pas de transformer tous nos policiers/gendarmes en brigades d'intervention type RAID-GIPN/GIGN. Mais si seuls ceux-là sont à même de faire face à ce nouveau degré de menace malgré sa fréquence possible démultipliée, sans se transformer en cibles de tir aux pigeons, alors on va avoir quelques problèmes.

PS : Post croisé avec Moleson, que je plussoie évidemment...
« Modifié: 15 janvier 2015 à 10:28:46 par Bomby »

09 janvier 2015 à 12:09:56
Réponse #55

Erete


Les FO ont des véhicules pourris qui n'est nullement fais pour les interventions de police même banale, un bon nombre des voitures ne passe le contrôle technique, les radios bug tout le temps, quand il fonctionne... demander à un flic si les radios sont adapter. Comment bosser correctement ?

Pas de munitions pour s’entraîner à la mise au point de reflex pour n'avoir en tête que la prise en compte de son environnement (les FO s’entraîne pas que dans un sous sol aseptiser).

"Ne pas se poser en temps utile la question de l'adaptation de l'armement et des tactiques est juste débile."
Serte mais c'est est une goutte d'eau parmi d'autre problème bien plus entravant a la bonne marche d'une force de police.

Pas le locaux adéquat, Juste pour info La SDRPT (les policier dans les transports parisiens) on leur service judiciaire prêter par la SNCF, véhicule par la RAPT, commissariat de gare par des ministères (pas intérieur) et le lieux principal par la RATP aussi, comment voulez vous qu'ils travaille bien sans fond sans liberté.

Une LD difficile à mettre en place, une des première chose que l'on apprend en école de Police est: "si on te tire dessus et que tu riposte légitimement, tu va en garde à vue".

Il est prouver qu'un policier Français va mettre plus de temps a prendre une décisions qu'un italien ou allemand pour la simple raison que la législation est trop lourd il pense plus à après que pendant l'intervention.

Alor McKenna, il a beau être bon dans ce qu'il fait mais il est ni Français ni policier Français donc ces réflexions ne peu être prise a la lettre. Par contre s'il passe 6 mois en PN, là, il serait fort intéressant de le lire dans une optique opérationnelle.

Armé les citoyens? je pense que l'on est trop Latin pour que ça soit efficace sans débordement.

Le Mal est plus profond qu'on peu le croire, une refonte complète du code pénale et de procédure pénale et un patriotisme accru serai je pense plus concret.

« Modifié: 09 janvier 2015 à 12:24:21 par Erete »

09 janvier 2015 à 12:21:56
Réponse #56

Bomby


(...)

Le Mal est plus profond qu'on peu le croire, une refonte complète du code pénale et de procédure pénale et un patriotisme accru serai je pense plus concret.

Je crois qu'en fait on est assez d'accord sur le diagnostic et sur le fond, Erete, mais je te trouve  bien défaitiste. Parce que la refonte du Code Pénal et de la Procédure Pénale, on risque de pouvoir l'attendre un moment.

En attendant, personne n'a besoin d'attendre ça pour commencer à se former soi-même ou à former ses équipes, dans la manipulation de son arme de service et dans les directions suggérées par McKenna ou par d'autres. Ce sera toujours mieux que le néant actuel.

Citer
Une LD difficile à mettre en place, une des première chose que l'on apprend en école de Police est: "si on te tire dessus et que tu riposte légitimement, tu va en garde à vue".

Il est prouver qu'un policier Français va mettre plus de temps a prendre une décisions qu'un italien ou allemand pour la simple raison que la législation est trop lourd il pense plus à après que pendant l'intervention.

Malheureusement, tu as raison. C'est donc bien aussi un problème culturel. Ce n'est pas politiquement/administrativement correct d'utiliser une arme, même quand on est policier et dans un contexte où son emploi devrait être considéré comme légitime.

Attention quand même : être placé en garde à vue après une fusillade me paraît normal. De même qu'il peut dans certains cas être compréhensible qu'une instruction soit ouverte. C'est le résultat final de l'instruction et le traitement de la personne considérée pendant celle-ci qui importent.

Et la définition légale de la légitime défense n'est pas mal faite. C'est surtout, comme dit maintes fois (mais c'est un autre sujet) son application qui laisse à désirer.

09 janvier 2015 à 12:29:31
Réponse #57

Anke


Moleson parle d'or ( comme d'hab !).
Erete, hélas, force est de te donner raison.
Armer nos flics, certes, c'est une evidence. Mais leur donner la capacité de faire usage de TOUS les outils que l'on met à leur disposition pour qu'ils accomplissent leur mission, manifestement, ce n'est pas dans l'air du temps.
J'en veux pour exemple le fait suivant.
Dans mon coin, il y a trois semaines, un voyou trucide un mec de TRENTE coups de couteau dans la paillasse. Le flic présent fait usage de son arme après les procédures d'usage ( sommations et tout le bordel...) Pas de bol pour le voyou, il se prend la bastos dans le buffet ( oui, y'a des moment je me prends pour Audiart ou San-Antonio kestuveukechetediz... c'est mes lectures de temps en temps...ça détend ! mouarf). Du coup, le "fonctionnaire de police" se retrouve en garde à vue.
Là, j'hallucine !

Perso, un flic m'aborde, il fait juste semblant de mettre la main sur son arme de service que je suis déjà par terre et que j'ai fait caca dans ma culotte.

Le voyou, c'est pas le flic qui l'a dézingué, c'est sa connerie !

C'est pas d'armes dont nos flics ont le plus besoin !


C'est de notre confiance !
Nos flics ont déjà la mienne. ça fait déjà une personne.

(ça va, j'ai pas été trop "too much" ?)

09 janvier 2015 à 12:32:16
Réponse #58

musher


Il ne s'agit pas de dire que armer des policiers est dangereux. Ils sont déjà armer en plus  ;)

Le souci est qu'aujourd'hui, il est tellement facile de se procurer des armes de guerre en France qu'effectivement n'importe quelle patrouille de FO risque de tomber sur un braquage à l'arme de guerre.

Cependant un gilet pare balle et un casque capable d'arrêter une munition d'arme de guerre (outre son prix) va peser une tonne. Quand à un fusil d'assaut, c'est pas le même poids, le même encombrement qu'un PA.

J'ai des copains qui ont porté ce type d'équipement des journées entières et ils peuvent en parler.

Les gendarmes et les policiers municipaux par chez moi n'ont plus l'age et la condition pour travailler à longueur de journée avec cet équipement sur le dos.

Donc, il va être dans le coffre et lorsqu'ils vont faire un controle routier, intervenir sur un accident de la route, une querelle de voisinage ou un différent familial, ils vont sortir avec la casquette et le PA. (comme maintenant).

Et en cas d'embuscade comme hier sur la policière municipale, il sera dans le coffre.

Effectivement lorsqu'ils vont tomber sur un braquage, ils pourront passer à l'arrière du véhicule, s'équiper pour pouvoir intervenir.

Le matériel existe et en tout cas, il est dans les brigades de gendarmerie car cet automne, ils cherchaient une voiture utilisée pour un braquage de superette et ils étaient sur le bord de la route avec gilet et PM.
Même que le copain gendarme rouspétait car c'était trop lourd et trop chaud.
 

09 janvier 2015 à 12:34:16
Réponse #59

Erete


Je crois qu'en fait on est assez d'accord sur le diagnostic et sur le fond, Erete, mais je te trouve  bien défaitiste. Parce que la refonte du Code Pénal et de la Procédure Pénale, on risque de pouvoir l'attendre un moment.

Je pense que l'on est d'accord sur le fond mais on est arriver à un point où une refonte complète est inéducable, quand je vois des policiers ce faire cracher dessus par une mère de famille... oui je suis défaitiste.

Et la définition légale de la légitime défense n'est pas mal faite. C'est surtout, comme dit maintes fois (mais c'est un autre sujet) son application qui laisse à désirer.

Tu as raison, pour certaine affaire vaut mieux être juger par tribunal par rapport à un autre parce qu'il savent que le jugement sera forcément a charge ou pas.

09 janvier 2015 à 13:04:51
Réponse #60

Draven


Si cette info est exacte  :( :o :o :o :o :o je suis sur le cul !!!
Si cette info est exacte elle ne devrait pas être connue
Si cette info est exacte comment gagner un combat les mains liées.
Si cette info est exacte ils doivent bien se marrer les terroristes HELAS

C'est de plus en plus souvent faux, sans rentrer dans les détails... Et je pense que la situation va évoluer au vue des évènements de ces derniers jours.
Après en Vigipirate, ordres ou pas, si j'me fais allumer dans un hall de gare ou ailleurs, si j'ai une fenêtre de tir je riposterais... Peuvent bien m'engueuler ensuite ! Et je pense que beaucoup de kakis seront du même avis...

Après, parler d'apprendre aux FO a se déplacer en binôme, a se couvrir mutuellement, etc... C'est bien, mais faut revoir pleins de choses en amonts, ne serais-ce que la quantité de munitions sur chaque membre des FO... Actuellement pour un gendarme c'est 20 cartouches de 9mm, soit en deux chargeurs de 10, soit en 15 + 5 dans deux chargeurs. Pour " ménager " les ressorts de chargeur...  ::) ::)

A l'armée on apprends a créer une " boule de feu ", pour faire baisser les têtes et pouvoir se déplacer. Si les FO le font, ils n'auront pas de quoi répliquer ensuite...  >:( >:( >:(
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

09 janvier 2015 à 13:17:10
Réponse #61

raphael


Quelle a été le rex dans les pays qui ont été soumis a des périodes d'attentats ( Ru/IRA, afga, irak, israel...) ?

Comment impliquer la population quand il n'y a plus de service militaire, pas d'obligation genre participation sécurité civile, croix rouge, premiers secours...

Se connaitre et s'accepter


09 janvier 2015 à 13:19:20
Réponse #62

Patapon


Euh.....on se rappel qu'il y a des gens autour? Parce que s'ils y a des morts, que se soit à cause de terrorisme ou des FO qui ont répliqués c'est du pareil au même!

On se rappel qu'on est pas dans des situations d'engagement d'une guerre ouverte aussi? Nan parce que tout le discourt du renforcement des munitions, toussa faudra l'assumer si des balles traversent les murs d'une école.

Ramenons deux secondes les choses au cadre réel, avec des humains autour.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

09 janvier 2015 à 13:24:14
Réponse #63

Phil67


Juste en passant :

Du coup, le "fonctionnaire de police" se retrouve en garde à vue.
Là, j'hallucine !
Il y a visiblement un problème de compréhension de l'utilité et du fonctionnement d'une garde à vue puisque le point revient plusieurs fois en quelques commentaires.

Il est normal et légitime de se retrouver en garde à vue le temps de prendre les dépositions des différentes versions et de les confronter avec les relevés de terrain en limitant les possibilités d'arrangements avec les faits ou les versions.

Une garde à vue n'implique strictement rien sur la suite de l'affaire. Une procédure bien appliquée peut permettre de lever tous les soupçons alors qu'à contrario une affaire mal instruite laisse la porte ouverte aux rumeurs et polémiques (même injustifiées).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

09 janvier 2015 à 13:25:15
Réponse #64

Erete


Euh.....on se rappel qu'il y a des gens autour? Parce que s'ils y a des morts, que se soit à cause de terrorisme ou des FO qui ont répliqués c'est du pareil au même!

On se rappel qu'on est pas dans des situations d'engagement d'une guerre ouverte aussi? Nan parce que tout le discourt du renforcement des munitions, toussa faudra l'assumer si des balles traversent les murs d'une école.

Ramenons deux secondes les choses au cadre réel, avec des humains autour.

Tcho

Hugo


Biensûr en France, les FO on pas le droit au dégât collatéraux


Ps fusillade a Vincennes...

09 janvier 2015 à 13:29:00
Réponse #65

Cheyenne


Autre question "technique" aux FO du forum.

Vu les infos TV sur les chaines FR
On voit en direct encore sur http://www.rtbf.be/livecenter/live_charlie-hebdo-la-traque-des-suspects-en-direct?id=27311.
des DIZAINES de Flics, Gendarmes en train de "tourner en rond".
Il doit y en avoir assez pour faire X fois le tour du bâtiment ou sont retranchés
DEUX terroristes.
Ne parlons même pas du nombre d'hélicos.
A quoi ça sert... et (accessoirement) combien ça coute?
Le GIGN + le RAID ne seraient pas suffisants (avec un cordon plus distant)
J'ai quand même l'impression qu'on nous "amuse".

09 janvier 2015 à 13:35:24
Réponse #66

Erete


Le fais de passer avec des hélico en masse ou d'avoir pas mal de monde permet de mettre la pression sur le forcenée et de l'empêcher de réfléchir, de plus étant 2 frère psychologiquement il ce soutienne donc plus il aura de monde(pas mille non plus) plus les chance de résultat sera grand. La force de nos force spécial c le rouleau compresseur lors de l'assaut

09 janvier 2015 à 13:53:09
Réponse #67

Phil67


des DIZAINES de Flics, Gendarmes en train de "tourner en rond".
Il doit y en avoir assez pour faire X fois le tour du bâtiment ou sont retranchés
DEUX terroristes.
Ne parlons même pas du nombre d'hélicos.
A quoi ça sert... et (accessoirement) combien ça coute?
Le GIGN + le RAID ne seraient pas suffisants (avec un cordon plus distant)
J'ai quand même l'impression qu'on nous "amuse".
Le siège de Merah avait duré plus de 24h sans otage.

Il semble qu'il y ait ici au moins 1 otage, ils sont 2 (pouvant donc se séparer pour compliquer un assaut) et ont les connaissances techniques (et peut-être l'équipement) pour piéger le bâtiment.

On n'est pas dans un film et il n'y a pas de raisons de se précipiter sous la pression des chaînes d'information en continu.

La priorité des FO est de régler cette affaire sans victime supplémentaire y compris ces ordures pour ne pas en faire des martyrs (et récupérer un maximum d'informations)…

Le coût est marginal par rapport aux enjeux (les FO réquisitionnées sont de toutes façons payées lorsqu'elles n'interviennent pas).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

09 janvier 2015 à 14:09:51
Réponse #68

Draven


Euh.....on se rappel qu'il y a des gens autour? Parce que s'ils y a des morts, que se soit à cause de terrorisme ou des FO qui ont répliqués c'est du pareil au même!

On se rappel qu'on est pas dans des situations d'engagement d'une guerre ouverte aussi? Nan parce que tout le discourt du renforcement des munitions, toussa faudra l'assumer si des balles traversent les murs d'une école.

Ramenons deux secondes les choses au cadre réel, avec des humains autour.

Tcho

Hugo

Le problème étant que les terroristes eux utilisent des méthodes de guerre ( voir le très bon texte du Colonel Goya ce matin sur l'analyse de l'attaque des bureaux de Charlie Hebdo ).
Et le risque c'est que ce genre de situation se répètent de plus en plus souvent. C'est pas du grand banditisme qui a quand même des états d’âmes malgré tout, on parle de fanatiques qui sont la pour faire le plus de victimes possible. Il n'y a qu'a voir les méthodes utilisées...
Du coup, si les FO n'ont pas la possibilité d'intervenir plus efficacement ( armement, tactiques, etc... ), autant qu'ils restent planqués, car ils servent juste de cibles mouvantes malheureusement...

Faut comprendre que les terroristes s'en foutent complètement des dégâts collatéraux.
Du coup, filer de l'équipement sophistiqué et SURTOUT des méthodes aux FO, ça les mettras pas a égalité de chances avec les BG car ils hésiteront toujours a faire feu si y'a du public, mais a un moment ou un autre ils auront une fenêtre de tir... Un bon entrainement évite aussi les balles perdues et les bavures...

Ne serais-ce qu'apprendre a tirer sous stress, et a griller de la munition tout simplement ! La majorité des FO que je connais sont même pas a 50 cartouches / an, c'est ridicule pour apprendre a connaitre efficacement l'un de ses outils de travail...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

09 janvier 2015 à 14:19:15
Réponse #69

Phil67


voir le très bon texte du Colonel Goya ce matin sur l'analyse de l'attaque des bureaux de Charlie Hebdo
=> http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/01/attaque.html

(Analyse très intéressante que je viens juste de lire.)
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

09 janvier 2015 à 14:35:08
Réponse #70

Cheyenne


@ Phil
Mets toi si tu peux sur http://www.rtbf.be/livecenter/live_charlie-hebdo-la-traque-des-suspects-en-direct?id=27311
 et REGARDE
C'est du Cinéma médiatique
Les salopards sont coincés et le SAVENT, 200 flics de plus ou moins n'y changent RIEN

09 janvier 2015 à 14:38:51
Réponse #71

Tompouss


Je suis assez halluciné de voir que les FO tirent si peu, 50 cartouches c'est moins qu'un particulier qui a sa licence de tir et veut avoir légalement une arme chez soi si je ne m'abuse (je suis en plein dedans en ce moment, Madame veut une arme à la maison pour quand je suis absent...moi j'ai pas encore dit mon dernier mot  :glare:)

Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

09 janvier 2015 à 14:43:08
Réponse #72

bison solitaire


@ Phil
Mets toi si tu peux sur http://www.rtbf.be/livecenter/live_charlie-hebdo-la-traque-des-suspects-en-direct?id=27311
 et REGARDE
C'est du Cinéma médiatique
Les salopards sont coincés et le SAVENT, 200 flics de plus ou moins n'y changent RIEN

trop compliqué à expliquer ici mais 200 de plus ne change rien, mais 200 de moins ça change tout...

09 janvier 2015 à 14:47:50
Réponse #73

Bomby


=> http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/01/attaque.html

(Analyse très intéressante que je viens juste de lire.)

Remarquable en effet, une fois de plus...

Je recopie à toutes fins utiles le texte ici-même :


Citer
Incontestablement, l’attaque du 7 janvier contre Charlie-Hebdo a été préparée avec soin. Les deux hommes sont assez bien équipés. Ils disposent de fusils d’assaut, AK-47 ou variante, et de munitions en quantité suffisante, ce qui quoi qu’on dise n’est pas si évident à se procurer et suppose quelques contacts avec un réseau. Ils n'avaient pas de grenades semble-t-il mais des cocktails-molotov et pour le reste un équipement qui relève du tout-venant, à la portée de n’importe qui. Notons que comme Richard Durn, l’auteur du massacre de Nanterre en 2002, ils auraient pu aussi s’équiper d’armes de poing via un club de tir mais il était apparemment moins dangereux pour eux de passer par un réseau.

Ainsi équipés, plus un véhicule civil, ils sont transformés de deux civils à cellule d’infanterie de base, groupe de combat miniature. Un fantassin seul a toujours des moments de vulnérabilité (changement de chargeur, déplacement, fatigue de l’attention, etc.). Le fait de s’associer en binôme permet de faire en sorte que ces moments de vulnérabilité de l’un soient protégés par l’autre, sans parler de l’aide éventuelle en cas de blessure. Ils peuvent aussi se fournir mutuellement des munitions (ils ont du consommer chacun dans l'action entre trois et quatre chargeurs de 7,62). Surtout, ils s’épaulent psychologiquement et cette surveillance morale contribue aussi à réduire les possibilités de faiblesse ou de réticence. Un binôme est ainsi bien plus actif et redoutable que deux hommes isolés.

La vulnérabilité de leur structure résidait dans l’absence d’appui, un homme à l’extérieur pour les protéger d’une intervention ou au moins les avertir, et surtout d’un conducteur, figure imposée lorsqu’on envisage de s’exfiltrer (comme dans un braquage par exemple), ce qui était visiblement le cas. Les possibilités de recrutement étaient donc sans doute limitées. Le binôme a donc agi en laissant la voiture au milieu de la route, portes ouvertes et en comptant sur la vitesse d’exécution.

Le déplacement vers la zone d’action s’est probablement faite de manière « furtive », pour un monde civil, c'est-à-dire en évitant tout contrôle par un respect strict du code de la route et avec la possibilité de présenter des documents d’identité. Les tenues sont « hybrides », c’est-à-dire à la fois banales et susceptibles de se transformer rapidement en tenue de combat qui n’entrave pas les mouvements et permet de porter des équipements, éventuellement dans des poches. Les commandos-suicide ne portent généralement pas de cagoules, leur présence confirme donc la volonté d'exfiltration, éventuellement pour porter un autre coup mais plus probablement pour rejoindre une cache préparée à l’avance.

L’attaque, qui s’est déroulée au moment de la réunion du comité de rédaction, a sans doute été préparée par une reconnaissance des lieux. Il ne semble pas qu’il y ait eu de caméras de surveillance dans la zone, ce qui aurait peut-être permis sinon de déceler ces préparatifs, au moins (peut-être) de les confirmer. Il manquait le code d’accès au locaux, autre faille du plan, obtenu en menaçant une personne présente par hasard.

La préparation la plus longue a été, en réalité, mentale. Se préparer au combat et plus encore à un massacre suppose une phase d’acceptation de ce qui n’est pas naturel et pour le second cas est même monstrueux. L’acceptation de l’idée se fait par simulation et répétition. Les frères Kouachi ont donc répété de multiples fois par les mots et surtout par des images dans leur tête l’action qu’ils allaient mener, dans ses moindres détails, et sa justification.

C’est ainsi qu’ils ont pu arriver sur les lieux en situation d’hyper-conscience sous adrénaline. Les images ne montre pas des hommes fébriles et encore moins inhibés, comme cela peut l’être en combat, mais des hommes « focalisés », concentrés sur une seule action à la fois comme le policier à terre vers lequel ils courent tous les deux en même temps, sans s’appuyer l’un après l’autre ni utiliser les protections de l’environnement. Ils sont alors également en situation de déconnexion morale. S’ils sont très conscients cognitivement de ce qu’ils font sur des points précis, ils n’ont plus aucune conscience ni du danger, ni surtout de l’horreur de ce qu’ils font. Cette conscience peut venir plus tard avec des remords mais ce n’est pas toujours le cas. Cette focalisation cognitive explique pourquoi ils se concentrent sur des détails, comme la chaussure, et en oublient d’autres, comme la perte de la carte d’identité. Le comportement dans une bulle de violence obéit ainsi à sa propre logique qui peut être très froide mais qui peut apparaître comme irrationnelle vu de l’extérieur.

Dans les brèves phases de combat qui se sont déroulées contre les deux policiers, ils ont eu immédiatement l’avantage, bénéficiant d'abord d'un armement (fusil d’assaut contre arme de poing) qui permet de tirer massivement et précisément jusqu’à une distance très supérieure, ce qui est très utile même à trente mètres. Les groupements de tir montrent par ailleurs des gens qui tenaient bien leur arme et qui s’étaient entraînés au tir instinctif. Ils ont surtout bénéficié de la surprise. Quand deux unités d’infanterie se rencontrent, celle qui ouvre le feu la première prend un avantage important, le plus souvent en neutralisant l’adversaire (en l’obligeant à se cacher et à fragmenter ses liens) puis en le détruisant si des appuis extérieurs n’interviennent pas pour compenser. Sans ces appuis, le premier tireur, ou groupe tireur, l’emporte dans environ 80 % des cas.

Celui qui subit l’attaque est logiquement d’autant plus neutralisé qu’il est surpris. A Sarajevo, en 1993 un soldat du bataillon, sentinelle à l’entrée d’un pont a subi sans riposter ni même beaucoup bouger plusieurs rafales tirées par deux miliciens à l’autre bout du pont. On s’est aperçu alors que cet homme, d’une unité de soutien, n’avait jamais ouvert le feu à l’exercice autrement que sur ordre et toujours face à des cibles en carton visibles et immobiles. Sans même parler des règles d’engagement, il s’est trouvé d’un seul coup dans une situation en contradiction avec sa formation, ce qui a abouti à une sidération. Un entraînement est un conditionnement. Que celui-ci soit irréaliste et il devient moins efficace que la simulation mentale pratiquée par les truands ou les terroristes pour des actions précises. Pendant toute sa carrière, un policier ou un gendarme ouvre le feu en moyenne une fois dans l’exercice de ses fonctions et cette statistique inclut les unités d’intervention qui en concentrent beaucoup.

Tout compétents qu'ils soient, les policiers morts au champ d’honneur le 7 janvier, par ailleurs isolés, étaient, donc particulièrement vulnérables face à deux hommes équipés de fusil d’assaut et qui eux avaient répété de multiples fois le fait qu’ils allaient les tuer. Ajoutons qu’il est excessivement rare qu’un seul garde du corps puisse faire face à une attaque organisée.

La fuite des frères Kouachi témoigne de ce mélange de préparation, de détermination mais aussi d’erreurs grossières qui au bout du compte les perdront. Ils seront très certainement interpellés et il aurait été plus facile de le faire au moment de la baisse de tension qui survient immanquablement après des heures d'action. Il est peu probable désormais qu’ils se constituent prisonniers. Il faut donc s’attendre à un autre combat mais cette-fois ils n’auront pas l’avantage.(c)Michel Goya-http://lavoiedelepee.blogspot.fr/

Et je reviens en particulier sur le passage suivant, qui pourrait s'appliquer à bien des cas de membres des FO :

Citer
On s’est aperçu alors que cet homme, d’une unité de soutien, n’avait jamais ouvert le feu à l’exercice autrement que sur ordre et toujours face à des cibles en carton visibles et immobiles. Sans même parler des règles d’engagement, il s’est trouvé d’un seul coup dans une situation en contradiction avec sa formation, ce qui a abouti à une sidération. Un entraînement est un conditionnement. Que celui-ci soit irréaliste et il devient moins efficace que la simulation mentale pratiquée par les truands ou les terroristes pour des actions précises. Pendant toute sa carrière, un policier ou un gendarme ouvre le feu en moyenne une fois dans l’exercice de ses fonctions et cette statistique inclut les unités d’intervention qui en concentrent beaucoup.

Je le trouve particulièrement intéressant par la piste qu'il ouvre en matière de visualisation et de simulation mentale, évidemment également utilisable par les "gentils". Ce qui budgétairement ne coûte pas grand chose.

09 janvier 2015 à 14:54:44
Réponse #74

Patapon


Yo,

Et le risque c'est que ce genre de situation se répètent de plus en plus souvent.

Sur quoi t'appuies tu dans cette affirmation?

Après, tu éludes la question:

On fait quoi des gens qui sont autour?  ;)

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

 


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