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Auteur Sujet: Terrorisme et menaces sur les forces de l'ordre : vigilance et dispositions tactiques ?  (Lu 39492 fois)

08 janvier 2015 à 15:41:10
Réponse #25

musher


Faudra juste obtenir l'autorisation, déballer la mun, charger l'arme. N'oublie pas que la France ne fait pas confiance à ses soldats, puisque ils patrouillent avec des magasins vide.

Ok,

Donc en dehors de leur yeux et de leur réflexe à repérer le type louche, c'est du placébo.
Utile pour géner un attentat style Boston ou Saint Michel, sert à rien contre un Merad ou ceux de Charlie Hebdo (sauf à leur servir de cible).

Il y a que les FO qui peuvent riposter à un terroriste armé (et dans la majorité des cas, ils ont pas l'expérience).

08 janvier 2015 à 15:49:27
Réponse #26

Bomby


Est-ce que les "simples policiers de rue" ont réellement envie de se transformer en porte-avions ? Est-ce que ça ne va pas creuser encore plus le fossé avec la population ?

Il ne s'agit pas d'équipes d'élites spécialisées qui "vont au front" sur un gros braquage, juste de gens qui sont quotidiennement sur le terrain dans des situations "normales" 99,9% du temps.

Est-ce qu'on n'a pas là, en France aujourd'hui, un certain problème culturel dans la relation aux armes ?

J'avoue ne pas trop voir en quoi porter pour certaines interventions ou dans certains contextes un fusil à pompe ou un PM transforme quelque policier ou gendarme que ce soit en porte-avion. D'ailleurs on n'en est même pas au fusil d'assaut.

Et quel serait le problème si la puissance de feu des patrouilles de police était systématiquement augmentée ? La question est à mon avis d'abord celle de l'usage et de la maîtrise des feux...

Personnellement, ce qui m'inquiète c'est plutôt que la plupart des FO porteurs d'armes ne savent pas suffisamment s'en servir. Et que le culture/formation dispensée à ce sujet dans la police paraît d'abord être de ne surtout pas s'en servir. Au lieu d'être orientée vers une maîtrise suffisante pour pouvoir avoir quelques chances de reprendre l'initiative en cas de fusillade.

C'est juste aberrant, parce que c'est d'abord d'une mauvaise maîtrise de l'arme que vient d'abord le danger, même en dehors du contexte particulier du moment.

Citer
Le meilleur armement du monde ne peut rien contre une attaque surprise.

On sait que l'attaque surprise, par ruse, embuscade, dans le dos, etc peu importe, est une hypothèse de travail. La question est donc que prévoit-on comme protocole tactique et comme principe de combat pour ceux qui le cas échéant auront eu la chance de survivre au choc initial de la surprise ?

C'est exactement la même chose qu'en SD/SP, il faut pouvoir rapidement reprendre l'initiative après le choc initial.

La question de l'armement n'est pas la seule qui importe, mais à mon avis elle n'est pas neutre du tout : le nombre de munitions, leur puissance d'arrêt et/ou leur capacité de perforation de telle ou telle matière (donc par exemple leur capacité à neutraliser un agresseur porteur d'un gilet pare-balles), tout ceci me paraît avoir une importance réelle.

Cordialement,

Bomby

08 janvier 2015 à 15:51:41
Réponse #27

Bomby


Faudra juste obtenir l'autorisation, déballer la mun, charger l'arme. N'oublie pas que la France ne fait pas confiance à ses soldats, puisque ils patrouillent avec des magasins vide.

Est-ce vraiment toujours le cas ? Il me semblait que ceci était dépassé, ou peut-être évolutif en fonction du niveau d'alerte Vigipirate...

Mais probablement ici quelqu'un d'autre aura-t-il la réponse précise...

Cordialement,

Bomby

08 janvier 2015 à 16:11:45
Réponse #28

Erete


Je ne sais pas si il ya des policiers dans la conversation mais quand on ce faire tirer dans le dos personne ne peux rien faire. Il est aussi plus facile de dire qu'un militaire qui a tirer dans en Irak qu'il fera la même chose a gare de Lyon... La petite différence s'est que les dommages collatéraux sont tellement énorme que l'aspect psychologique ne peux être omis.

08 janvier 2015 à 16:25:56
Réponse #29

Cheyenne


Faudra juste obtenir l'autorisation, déballer la mun, charger l'arme. N'oublie pas que la France ne fait pas confiance à ses soldats, puisque ils patrouillent avec des magasins vide.
Si cette info est exacte  :( :o :o :o :o :o je suis sur le cul !!!
Si cette info est exacte elle ne devrait pas être connue
Si cette info est exacte comment gagner un combat les mains liées.
Si cette info est exacte ils doivent bien se marrer les terroristes HELAS

08 janvier 2015 à 16:30:07
Réponse #30

Bomby


Je ne sais pas si il ya des policiers dans la conversation mais quand on ce faire tirer dans le dos personne ne peux rien faire. (...)

En tout cas, il y en a ici qui nous lisent et qui contribuent régulièrement, et qui ne sont a priori pas trop du style à ne rien faire si on leur a tiré dans le dos ou dans celui de leurs collègues et qu'ils sont encore en état de réagir...

Encore une fois la question ne se pose que pour ceux qui survivent au choc initial de l'attaque surprise. Mais elle se pose.

Et pour se prémunir autant que possible (et bien sûr jamais totalement) d'une attaque surprise (dans le dos ou autre), d'autres questions se posent, avec d'autres pistes de travail.

Est-il vraiment pertinent de se dire qu'on ne peut rien faire ?

08 janvier 2015 à 16:33:57
Réponse #31

VL


La réglementation des modalités d'intervention des forces de coercition est liée à l'histoire, à l'idéologie et aux intérêts des politiques qui l'élaborent.

La méfiance à l'égard des militaires sur le sol national n'est pas nouvelle : 49 avant JC quand César franchit le Rubicon avec ses légions, la guerre d'Algérie plus près de nous.

Armer (plus) lourdement les forces de l'ordre, c'est prendre le risque d'un procès en sorcellerie à la première bavure suivie d'émeutes, cela va à l'encontre de la doctrine de la police de proximité, cela coûte cher en matériel et en formation.

Si de nouveaux attentats ont lieu prochainement, le balancier des journalistes et de l'opinion à sa suite partira certainement dans l'autre sens. Tout est une question de coût budgétaire et politique, de temps en temps, de principes et d'efficacité.

08 janvier 2015 à 16:39:19
Réponse #32

AC


Autre considération: Face à des FO lourdement armées, les terroristes vont juste prendre des otages, non (même si ça les ralentit un peu) ? Quelle peut être la doctrine dans ces cas là ? Allonger tout le monde à coup de gaz et de grenades assourdissantes et faire le tri après ?

08 janvier 2015 à 17:20:38
Réponse #33

Bomby


Autre considération: Face à des FO lourdement armées, les terroristes vont juste prendre des otages, non (même si ça les ralentit un peu) ? (...)

Pas  forcément non. En tout cas ce n'est pas la mode actuelle qui dans nos pays occidentaux vise à tuer, de façon si possible spectaculaire et inquiétante et à bas coût (organisations réduites, cellules ou individus décentralisés ou isolés), des cibles hautement symboliques servant la cause djihadiste : Charlie Hebdo, communauté juive, ou des représentants de l'état (policiers, militaires, éventuellement autorités)...

Du coup, là on sort un peu du sujet qui est, je le rappelle, de réfléchir aux dispositions qui peuvent diminuer les risques pour les forces de l'ordre visées par ces actes de terrorisme du seul fait de leur uniforme/affiliation à l'état qu'ils servent.

Citer
VL : Armer (plus) lourdement les forces de l'ordre, c'est prendre le risque d'un procès en sorcellerie à la première bavure suivie d'émeutes, cela va à l'encontre de la doctrine de la police de proximité, cela coûte cher en matériel et en formation.

Le risque d'un procès en sorcellerie est en effet bien réel, mais "armer lourdement", de quoi parle-t-on en réalité ? Des PM, riot-gun, ou même des fusils d'assaut ne sont pas des armes lourdes (contrairement à ce que répètent avec entrain 90% des journalistes à propos des kalash des auteurs du drame de Charlie Hebdo).

Accessoirement, ça fait des années qu'on croise régulièrement dans les gares de grandes villes des patrouilles Vigipirate avec fusils d'assaut et, au bord des routes, pour certaines traques de bandits de grands chemins, on peut régulièrement voir les gendarmes sortir du coffre du break le fusil à pompe ou le PM...

Mais quand un équipage de Police Secours tombe sous le feu des kalash de braqueurs en fuite ou, comme hier, de terroristes-tueurs, ça ne semble choquer personne qu'ils n'aient pour riposter que des armes courtes au maniement desquelles, de surcroît, ils ne sont correctement formés que s'ils en ont pris eux-mêmes l'initiative, à leurs frais et sur leur temps libre !

A chaque fois, c'est juste les méchants qui sont vraiment très méchants, vraiment trop. Et tout le personnel politique, administratif et judiciaire de participer en conséquence vaillamment au concours d'indignation et d'affichage de fermeté de rigueur. Ensuite, on en reste au même point.

Si au moins les dramatiques évènements actuels permettaient d'avancer sur ce type de sujets...

08 janvier 2015 à 17:41:24
Réponse #34

Phil67


EDIT :
Correctif de dernière minute : officiellement les consignes auraient changé récemment => http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,66125.msg524429.html#msg524429



Si cette info est exacte  :( :o :o :o :o :o je suis sur le cul !!!
Si cette info est exacte elle ne devrait pas être connue
C'est quasiment de notoriété publique.

Je ne sais pas si c'est toujours le cas aujourd'hui (ce qui est fort probable), mais cette information :
   - a été exacte pendant des décennies (depuis la création des plans Vigipirate dans les années '90 et encore l'année dernière)
   - est connue par ceux s'étant un peu renseignés sur le sujet ou ayant fait leur service militaire dans les années '90 (un gros pourcentage de la population)


Citer
Si cette info est exacte comment gagner un combat les mains liées.
Leur rôle est purement dissuasif : un militaire n'est pas habilité à combattre hors zone de guerre (ni équipé ou formé pour cette mission) !


Citer
Si cette info est exacte ils doivent bien se marrer les terroristes HELAS
Bien que n'étant pas terroriste, ce qui m'a toujours fait marrer (jaune) c'est les patrouilles composées essentiellement d'appelés du contingent ou de jeunes recrues avec leur FAMAS vides. Ils constituent de belles cibles avec un beau trophée à la clé. Je suis étonné qu'il n'y ait finalement pas eu d'attaques contre eux durant toutes ces années. Qu'auraient-ils pu faire même contre un simple groupe de jeunes non armés (ou juste avec des bâtons et des gazeuses) mais suffisamment nombreux, organisés et rapides ?

Le mode opératoire et la motivation des terroristes actuels changent pas mal de paramètres dans l'équation. Le risque est aujourd'hui encore plus élevé avec des armes inutiles car inadaptées et portées par des personnes non formées pour cette mission

Un "kaki" est paradoxalement beaucoup plus exposé qu'un "bleu" !

Quelques témoignages : https://www.youtube.com/watch?v=o7E5SEfp2es
« Modifié: 08 janvier 2015 à 19:21:39 par Phil67 »
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

08 janvier 2015 à 17:48:30
Réponse #35

VL


Dans les représentations collectives, le personnel Vigipirate patrouille sans munitions (qui n'en a pas entendu parler un jour ?) et son armement s'adresse uniquement aux terroristes, donc c'est légitime, tandis que le policier croisé chaque jour, son action est dirigée contre le mouton noir au sein de la population civile, contre le délinquant routier ou le faucheur de sac à main, c'est-à-dire M. Tout-le-monde.
Je crois que de la même façon que notre société tente d'évacuer la violence et la mort, nous voulons (faire) oublier que les forces de l'ordre sont définies tant par leurs missions de protection que par leurs prérogatives de violence contre ses membres.
Tout ça pour rappeler qu'une bonne partie de l'équation est déterminée par des aspects financiers et de politique.

08 janvier 2015 à 18:02:27
Réponse #36

Copper Jack


On fait quand même partie des quelques pays où les attentats sont assez rares pour faire la une à chaque fois, et pour que leurs auteurs -ceux qu'on retrouve- soient connus par leur nom.
Ou bien l'organisation des forces de l'ordre compense pour une large partie leur manque d'entraînement dans de telles situations, ou bien un grand travail est fait sur les opinions au sein du pays pour éviter l'apparition de tueurs déterminés (en plus de celui des forces de renseignement).
Si un groupe de jeunes attaquait un militaire en faction dans une gare, auraient-ils le temps de repartir avant l'arrivée de la cavalerie, le tout sans se faire coffrer en aval, et sans faire appel à une grosse logistique ?

08 janvier 2015 à 18:33:01
Réponse #37

Cheyenne


C'est quasiment de notoriété publique.

cette information est connue par ceux s'étant un peu renseignés sur le sujet =

Je l'avais en effet déja entendu dire, mais je pensais que c'était une connerie.
Donc en fait la connerie existe bien, mais pas là ou je croyais.
Mais à quoi pensent ceux qui "inventent" des trucs pareils

08 janvier 2015 à 18:37:05
Réponse #38

Phil67


Est-ce qu'on n'a pas là, en France aujourd'hui, un certain problème culturel dans la relation aux armes ?
Est-ce spécifique à la France ?

La question se pose également ailleurs avec des réponses très variables selon les cultures des pays concernés.

Aux extrêmes on pourrait citer le Royaume-Uni avec des bobbies quasiment non armés pour les simples patrouilles de rue même en période d'attaques terroristes (Règle d'utilisation des armes à feu par la police au Royaume Uni), les États-Unis avec des polices locales sur-armées et sous-formées ou Israël avec les militaires armés dans les rues…

Pourtant aucune de ces 3 approches radicalement différentes ne permet de répondre à tous les cas de figure.


Citer
J'avoue ne pas trop voir en quoi porter pour certaines interventions ou dans certains contextes un fusil à pompe ou un PM transforme quelque policier ou gendarme que ce soit en porte-avion.
Effectivement tout est une question de contexte.

Les "bleus" qui sont tombés hier et ce matin n'étaient pas vraiment en intervention, mais plutôt au "mauvais endroit au mauvais moment". La policière municipale abattue dans le dos ce matin intervenait juste sur un simple accrochage routier. Aurait-elle dû porter une gilet pare-balles ou se faire escorter par un collège avec fusil à pompe ou PM pour une simple affaire de tôle froissée ?

Combien de milliers de policiers dans la rue chaque jour ? Combien d'attaques directes contre-eux hors zones à risques (à ne pas confondre avec une intervention) ? Faut-il envisager plusieurs niveaux intermédiaires selon le niveau de risque entre le simple "flic de rue" et l'anti-gang / RAID / GIGN ?


Citer
Et quel serait le problème si la puissance de feu des patrouilles de police était systématiquement augmentée ? La question est à mon avis d'abord celle de l'usage et de la maîtrise des feux...
Malheureusement l'expérience américaine montre que l'augmentation de puissance de feu n'implique pas nécessairement une amélioration sur le plan de l'usage et de la maîtrise des feux.

Pour les "décideurs" il est beaucoup plus simple (et populiste) de "vendre au public" (et aux médias) une augmentation des budgets de X millions pour de l'équipement en armes que pour de la formation et de l'investissement humain. C'est encore plus flagrant aux États-Unis…


Citer
Personnellement, ce qui m'inquiète c'est plutôt que la plupart des FO porteurs d'armes ne savent pas suffisamment s'en servir. Et que le culture/formation dispensée à ce sujet dans la police paraît d'abord être de ne surtout pas s'en servir. Au lieu d'être orientée vers une maîtrise suffisante pour pouvoir avoir quelques chances de reprendre l'initiative en cas de fusillade.
C'est malheureusement similaire à ce qui se passe dans tous les métiers : la doctrine est à la spécialisation des fonctions. D'un côté ceux au contact quotidien de la population, de l'autre la cavalerie envoyée sur les interventions à risques avec des spécialistes avec un équipement de pointe et sur-entraînés au maniement d'armes.

Est-ce une approche globalement plus économique ou plus efficace (ou avec le meilleur compromis coût / efficacité) ? Est-ce la politique du "risque zéro" par crainte de bavures à l'américaine (surarmement + formation inadaptée + attitude de cow-boy conduisant à se mettre soi-même en danger = bavures inévitables) ?


Tout ça pour rappeler qu'une bonne partie de l'équation est déterminée par des aspects financiers et de politique.
Yep… et de l'héritage historique qui laisse des traces durables comme p.ex. le "maintien de l'ordre" (avec des très gros guillemets) géré par des militaires en Algérie, la collaboration active de la Police sous Vichy, etc…
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

08 janvier 2015 à 18:40:05
Réponse #39

Bomby


J'espère sincèrement que les membres de nos FO disposent de forums privés où ils peuvent peaufiner leurs tactiques sans les mettre en open source, mais bon, il y a dans ce document des idées utiles pour les services moins engagés (pompiers, ...) voire pour les civils. Pour les lecteurs pressés, il y a un résumé en page 17. Je retiens notamment:
  • En groupe dans un lieu public, désigner une personne chargée de monter la garde et d'aller au contact des inconnus qui approchent, pour les obliger à révéler leurs intentions à bonne distance.
  • Face à un agresseur qui dégaine par surprise, aller au contact physique plutôt que reculer (?).
  • En arrivant sur les lieux d'un accident ou d'un appel au secours, ne pas se précipiter dans une éventuelle embuscade. Eviter si possible d'arriver par le chemin le plus naturel. Prendre de temps d'observer les lieux de loin, ou traverser sans s'arrêter et revenir ensuite.

Pour compléter le post d'AC, voici ci-dessous une traduction rapide du résumé ("Summary") fait par McKenna lui-même dans son texte. Pour rappel, les réflexions de McKenna partent de l'analyse d'un incident dans lequel un petit dealer en crise a réussi à tuer, en les attaquant par surprise dans un café pendant leur pause, quatre officiers de police plutôt mieux entraînés et formés que la moyenne (et la moyenne US, et pas française, au passage).

Ce résumé ne rend cependant pas justice au texte complet qui sur certains points est bien plus riche et intéressant, notamment sur la prévention des pièges et sur l'intérêt d'apprendre méthodiquement à lire les signes de dangers pour pouvoir en faire une seconde nature, à l’œuvre en permanence même sans être en situation de stress.

Le texte complet est long mais, pour ceux qui comprennent l'anglais et sont concernés, il me semble mériter l'investissement. Et donc, comme indiqué précédemment, il se trouve là : http://www.lawofficer.com/sites/default/files/OfficerDown%20Lakewood%20complete%20analysis.pdf

Citer

(...) Résumé:

Apprenez à reconnaître les indices d’une attaque imminente et les comportements caractéristiques des individus portant une arme et habituez-vous à rechercher en permanence les signes de danger. Cette habitude devrait s’étendre aux temps de repos et aux autres activités exercées dans le cadre du service.

Pendant que vous êtes en pause, ou hors période de service, (en public) restez attentif à votre environnement, choisissez l’emplacement de votre siège pour pouvoir éviter une attaque surprise, réduisez les sources de distractions (smartphones), désignez parmi vous une personne de garde, et ayez un plan en tête pour réagir à une attaque surprise ou autre danger.

La capacité à reconnaître la menace est vitale pour la sécurité de l’officier et des capacités améliorées d’observation sont vitales pour reconnaître en temps utile les menaces. Par conséquent, il est important pour les formateurs de police de se focaliser sur le développement de ces capacités pour les officiers dont ils ont la charge et il est important pour chaque officier qu’il recherche un entraînement de ce type s’il ne lui est pas proposé par son administration.

Restez vigilants quant à la possibilité d’une attaque par surprise à tout moment pendant le service, particulièrement lorsque vous répondez à un appel qui peut vous y rendre plus vulnérable. Apprenez et entraînez-vous à détecter en amont les embuscades et aux tactiques pour les contrer.

Les quatre principes de base pour contrer une attaque armée à très courte distance sont : le fait d’être préparé, le fait d’éviter l’arme, l’avancée vers l’adversaire, la contre-attaque, puis ensuite le fait d’enchaîner avec les actions suivantes. Choisissez une technique de combat à très courte distance qui fonctionne bien pour vous, pratiquez-la correctement et souvent, et faites-en une habitude pour pouvoir l’utiliser si nécessaire pour tout contact de rue, que vous suspectiez l’individu concerné d’être dangereux ou non.

Soyez complètement informé des aspects légaux relatifs à l’emploi de la force mortelle. Il est impératif que vous compreniez suffisamment bien ces questions pour pouvoir décider correctement quoi faire dans la rue sous stress intense dans des situations complexes.

Ne vous en tenez pas là quand vous trouvez une arme sur un délinquant ; partez toujours du principe qu’il en a au moins une autre sur lui.

S’il devient nécessaire de tirer sur un suspect en train de lutter avec un autre officier ou un tiers innocent, choisissez d’abord votre cible, assurez-vous que l’angle de votre tir ne risque pas de mettre l’autre personne dans votre ligne de tir, poussez votre arme le plus près possible de votre cible, tirez sans hésitation et retirez immédiatement votre arme, hors d’atteinte du suspect.

La majorité des officiers qui se font prendre leur arme la perdent au moment où ils la dégainent. Il est important de passer beaucoup plus de temps à apprendre et pratiquer des techniques conservant un bon contrôle de l’arme pendant et après le « dégainé ».

En cas de tentative de désarmement qui ne vous permet pas d’utiliser correctement des techniques classiques de rétention de l’arme, bloquer votre arme dans votre main armée avec un grip solide, soit dans le holster soit simplement dans la main,  et contre-attaquez. Attaquez les cibles clés qui obligeront l’adversaire à réagir instinctivement pour se protéger, comme les yeux, la gorge, le bas-ventre, et enchaînez et enchaînez jusqu’à ce qu’il ne soit plus une menace.

Ne sous-estimez jamais la capacité de violence d’un adversaire, mais ne laissez pas  non plus cette idée vous mener à la peur ou au fatalisme. Au contraire, utilisez-là pour régénérer votre engagement à travailler dur, à vous entraîner durement, à être mentalement préparé, et à continuer à vous battre quoi qu’il advienne. (...)

Si vous avez d'autres sources sur le même thème, n'hésitez pas à les poster.

Entre les différentes attaques terroristes ces derniers mois et semaines contre les forces de l'ordre au Canada, aux USA (NY), en Australie et en France (et j'en oublie peut-être), le sujet est malheureusement d'actualité.

Cordialement,

Bomby

08 janvier 2015 à 19:14:52
Réponse #40

Phil67


Correctif de dernière minute :

Je l'avais en effet déja entendu dire, mais je pensais que c'était une connerie.
Donc en fait la connerie existe bien, mais pas là ou je croyais.
Mais à quoi pensent ceux qui "inventent" des trucs pareils
Officiellement il semblerait que la doctrine ait évolué depuis hier (probablement suite à l'évolution du type de menace).

Je viens d'entendre à l'instant l'interview d'un gradé expliquant que les patrouilles militaires Vigipirate se font maintenant à 8 (au lieu de 3) avec des armes chargées (mais quid de la formation inadaptée à un contexte civil avec un risque de provocations à la bavure ?) et pendant 16H d'affilée :o (bonjour l'état de vigilance et les réflexes après 16H de patrouille et 15-20km dans les jambes)…
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

08 janvier 2015 à 19:31:36
Réponse #41

guillaume


Les militaires n'ont pas de légitime défense, il on une hiérarchie qui les soutiens, on est pas dans la pas le même contexte, il ont aucun devoir judiciarement. je crois que vraiment qu'il y a une méconnaissance de ce qu'il peut être mis en place ou pas.

Là, pour le coup, c'est toi qui fait une belle démonstration de la méconnaissance du sujet.

En Opin, les militaires sont soumis à la légitime défense (la plupart du temps). Voir le cadre d'emploi des vigipirates sur legifrance.

a+
« Modifié: 08 janvier 2015 à 22:33:18 par guillaume »

08 janvier 2015 à 20:00:45
Réponse #42

VL


Bonjour Guillaume, si tu as le temps : à quelle fréquence les réservistes susceptibles d'être mobilisés pour Vigipirate s'entraînent à ce type d'opérations et selon quelles modalités ?

08 janvier 2015 à 22:36:56
Réponse #43

guillaume


Bonjour Guillaume, si tu as le temps : à quelle fréquence les réservistes susceptibles d'être mobilisés pour Vigipirate s'entraînent à ce type d'opérations et selon quelles modalités ?

Pas vraiment d'idée puisque je ne connais pas toutes les réserves de France et de Navarre ;).

Une vigi, avant de partir c'est : cours légitime défense, tir de contrôle (ISTC module A et B), révisions procédures NRBC, être à jour dans le secourisme au combat et TIOR. Plus d'autres bricoles que je dois oublier.

a+
« Modifié: 09 janvier 2015 à 08:12:53 par guillaume »

08 janvier 2015 à 22:43:27
Réponse #44

VL



08 janvier 2015 à 22:50:22
Réponse #45

Moleson


Le problème de tout ça, c'est que même armé, c'est des cibles mobiles pour des types vraiment méchant.

Alors ça va dissuader le petit con de base, mais le reste pas. Les vidéos de Daesch sont en sens très instructives. Sur comment ils flinguent la partie moyenne de la structures protectrice d'une société. Et c'est des gens qui s'y attendent.

08 janvier 2015 à 23:29:44
Réponse #46

Bomby


Le problème de tout ça, c'est que même armé, c'est des cibles mobiles pour des types vraiment méchant.

Alors ça va dissuader le petit con de base, mais le reste pas.

Oui, mais d'où quand même l'intérêt de durcir la cible autant que possible.

Citer
Les vidéos de Daesch sont en sens très instructives. Sur comment ils flinguent la partie moyenne de la structures protectrice d'une société. Et c'est des gens qui s'y attendent.

Tu peux expliciter un peu STP ? Je ne suis pas sûr de bien saisir ce que tu veux dire...

Cordialement,

Bomby

09 janvier 2015 à 01:00:04
Réponse #47

Patapon


Yo,

Je ne suis pas un grand fan de l'augmentation des moyens policiers en moyenne, mais de là à dire que je trouve normal qu'ils se fassent descendre, il y a des limites.

Du coup, je tourne dans ma petite tête le problème.

Concrètement, je ne pense pas qu'il faille monter dans l'escalade, et quand bien même: les connards qui ont fait feu hier étaient armé de AK....au dessus, il y a quoi? :o

Par ailleurs, c'est un peu le système du chat et de la souris que l'on retrouve dans toutes les questions de sécurité: je trouve une parade à un type d'attaque, donc le gas en fasse trouve une parade à ma parade.....on en finit jamais. Et c'est un peu l'opposé de la désescalade.

En s'appuyant sur cette analyse, le premier truc qui serait à faire - un peu hs - serait de donner un sérieux coup de boost à la lutte contre le traffic d'armes.

Après, de façon très extrême, on pourrait installer des tourelles de surveillance (du coup, moins de risque d'être pris par surprise) et des sniper sur les toits...on en reviendrait au temps de l'occupation pendant la dernière guerre.

Mais de façon plus réaliste, sans rentrer dans les systèmes de conflits engagés, la solution qui à mon sens aurait le plus de chance de limiter la casse serait de retirer aux forces de l'ordre la cible qu'ils ont dessiné dans le dos: leur uniforme. Les habiller en civile (avec parre-balle si nécessaire).

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

09 janvier 2015 à 01:40:12
Réponse #48

jeanjacques


Dispositions tactiques permettant d'aider les FO ? Faire en sorte qu'ils ne soient pas seuls à avoir le monopole de la violence légitime.
Etablir un pont entre le problème et les FO grâce à la contribution du citoyen.

Adhérer à l'Unpact et/ou à l'ADT.
Adhérent Unpact.

09 janvier 2015 à 05:06:48
Réponse #49

Anke


"Dispositions tactiques permettant d'aider les FO ? Faire en sorte qu'ils ne soient pas seuls à avoir le monopole de la violence légitime."

Avec mes mots à moi est-ce que tu veux dire :" milice citoyenne d'auto-defense" ?

Je sais pas si c'est une bonne idée... ça me semble dangereux...

Si j'ai pas bien compris, tu fais comme si j'avais rien dit hein ! Je ne suis pas dans la critique j'essaye de comprendre. ;)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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