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Je sens que là certains vont se rouler par terre...mais honnêtement en dehors de quelques unités d'interventions je ne pense pas que le policier standard ait réellement besoin d'une arme à feu de poing à grande puissance de feu porté quotidiennement. Il faudra me convaincre par des faits, pas par des convictions.
Durant longtemps il se sont d'ailleurs passé d'armes puissantes (et que l'on ne me dise pas que la période d'après guerre ou de la guerre d’Algérie était plus douce que maintenant...) et encore plus longtemps d'arme à feu en Angleterre (pourtant l'IRA...). Si les pistolets à grande puissance de feu étaient si importants sur le terrain, on formerait les policiers certainement mieux d'ailleurs.
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C'est quoi une arme de grande puissance, du 9mm ??? Ça tue plus fort que le 7.65 ou le 38 spécial + ??
Ce qui est inquiétant est qu'une unité comme la police avalise des conneries pareils.
Pour ce qui est de l'utilité, elle est dans 99% dissuasive et là c'est indépendant du calibre. Pour le reste on peut très bien faire le travail en 7.65 ou en 38sp (pour rappel c'est du 9mm), sauf que les armes actuelles dans ces calibres sont inférieurs en facilités d'utilisation aux PA modernes en 9mm type Glock. Donc le résultat final c'est d'augmenter la probabilité de rater la cible et de buter des innocents.
On est un est un peu dans le débat suréaliste qu'il faut ôter l'ABS dans les voiture de service des policiers municipaux.
Vu de dehors c'est un peu du niveau cours d'école, je l'ai plus grande que toi, donc je suis plus fort, plus beau et plus intelligent.
Pour la question plus générale de l'arme a feu en soit pour le policier, je crois qu'on a eu la démonstration éclatante il y peu de temps.
Voici deux gentils amateurs apprenti boucher

On remarquera au passage la foule toute proche et le passage pas trop perturbé de certaines ménagères apparemment pressée.
Heureusement qu'il avaient un plan comm et pas un plan massacre, autrement s'était en dizaines de personnes que se comptaient les victimes. Ce qu'il faut savoir que des bobbies planqués à quelques mètre de là on du attendre 30 min l'arrivée de la cavalerie qui a plombé au final ces meurtriers (non sans avoir fait preuve d'un amateurisme effarant... je n'entrerais pas dans les détails, mais les images de cet échange de courtoisie on fait sauter en l'air tout personne un peu au courant de ce genre d'intervention).
Bref ces bobbies sans arme on eu juste de la chance que ces terroristes ne voulaient pas faire un massacre aveugle, dans le cas contraire ils n'auraient eu aucune chance.
Je me demande même si, comme pour des civils, on ne relève pas plus de blessure décès par arme de service que de vie sauvées avec ces mêmes armes.
Ça serait bien de se le demander, mais ça serait bien aussi de ne pas relayer sans sens critique tous ce qui est complaisamment relayé par des médias branché sur le même canal de propagande. Juste pour mémoire aux USA en 20 ans la criminalité violente s'est effondrée aux tau de 1950 et en même temps le port d'arme citoyen c'est répandu et le nombre d'armes civiles a explosé. Alors sans en faire un relation logique, ce que l'on peut remarquer qu'il y a au minimum pas de relation. En Suisse on a grosso-merdo 1 accident avec arme a feu tout les 2 ans avec plus ou moins 1 arme par tête de pipe. Je pense que la chaise de cuisine est plus dangereuse.
Dans la mesure ou l'arme est aussi/surtout (selon vos convictions : je ne souhaite pas polémiquer) un symbole il peut devenir une partie importante de la "rétribution symbolique". Cela revient bien moins cher pour satisfaire, limiter l'insatisafection et motiver ces fonctionnaires de les équiper d'équipement taktikeul et de gros calibres que de les augmenter de 200€/mois. D'un point de vue purement GRH c'est de la bonne pratique de gestion des deniers publics.
On ne peut donc pas s'étonner que les syndicats de policier entendent désarmer les citoyens (renforcement du symbole d'autorité, augmentation du prestige) et limiter symboliquement l'armement du Policier Municipal (symboliquement car une bastos reste une bastos, c'est une spécialité française le "calibre de guerre".). Ce faisant ils jouent leur rôle : négocier quelque chose de très symbolique et un objectif atteignable à moindre frais.
Evidemment ce ne sera jamais énoncé comme ça, on va invoquer tel ou tel fait divers, tel ou tel impératif de sécurité. C'est de bonne guerre.

Je pense que c'est là le noeud du problème et en fait vu sous cet angle j'ai comme un réflexe nauséeux.
J'ai pu observer l'évolution de la police Suisse sur cette question. En quelques années on a eu un saut qualitatif dans la formation assez impressionnant .Aujourd'hui n'importe quel policier est vraiment bien formé avec son arme et ceci sans augmenter particulièrement la durée de la formation et le nombre de cartouches tirées. C'est juste une question de méthodologie. En fait la tendance est à la diminution du nombre de coup tirés.
Loin de moi l'idée qu'il faille désarmer les policiers et encore moins les équipes d'interventions. Je m'interroge en revanche sur la nécessité opérationnelle de munir d'arme à feu d'arme à grande puissance de feu, en plus sans les former, la totalité des policiers. Contrairement au bons sens, au delà du gain tactique hypothétique, cela ne va pas obligatoirement dans le sens de leur sécurité. Les documents fournis par Serge interrogent aussi d'ailleurs cette "évidence" et de façon très intéressante. On me rétorquera que le Royaume Uni n'est pas le continent...
Le gros problème des équipes d'interventions est qu'elle ne sont jamais là quand on a besoin d'eux. Un tireur fou, un cas amok un terroriste (et ça c'est des problèmes plutôt nouveaux) a finit son massacre en moins de 10 minutes. Les seuls qui peuvent limiter les dégâts sont les premiers répondants et en France ainsi que dans la majeure partie de l'Europe ce sont les policiers de base. Donc il faut les équiper et il faut les former.
Moléson