Au hasard (pas tout à fait) : un numéro d'appel unique pour le "service consommateur". 
Quels sont les moyens simples existant actuellement pour un citoyen lambda lorsque p.ex. :
* Je vois un véhicule garé abusivement mais je n'ai pas envie de risquer de me faire emm***** par ses occupants ou d'en faire une "affaire d'état" publique ou de me transformer en redresseur de torts administratifs ou que ma récrimination tombe dans la première poubelle venue...
* Inversement je tiens à souligner l'excellente action du gars qui a retrouvé ma mallette certainement au détriment de son "chiffre".
L'objectif n'est évidemment pas de transformer çà en "usine à dénonciations", p.ex. :
- pas d'appels anonymes (mais également pas de transmission de l'identité des appelants jusqu'aux personnels concernés)
- pas de sanctions individuelles, mais des indicateurs au niveau local ("Il y a de plus en plus de retours sur tel point concernant les gars de ton secteur, va falloir améliorer çà.")
Bref... tout simplement un "service client" (de préférence neutre ou tiers) comme dans n'importe quelle grande entreprise soucieuse de son image. (*)
Il est évident que les "clients" se plaindront essentiellement des trains qui n'arrivent pas à l'heure, mais comme pour tout indicateur son évolution est plus pertinente que sa valeur brute.
(*) Dans un registre proche : je vois de plus en plus de poids lourds (majoritairement étrangers) avec une plaque au dos de la remorque du style "Si je roule comme un c**, merci d'appeler le XXXXXXXXX" (idem avec certains réseaux de bus). Au-delà des éventuelles suites à un appel, j'imagine que l'effet dissuasif n'est pas négligeable...
+1
A cela j'ajouterais (mais cela ne dépend pas des forces de l'ordre) :
- L'alignement rapide du droit français sur le droit européen afin de se mettre en conformité avec nos engagements (et personne ne nous obligeait à prendre ces engagements. C'est fait : respections les).
- Il me semble aussi qu'une stabilisation en matière de procédure permettrait aux citoyens de mieux connaitre leurs droits et devoirs, et cela serait aussi le cas pour les forces de Police. L'évolution permanente des textes (pour les "sans papiers", les GAV, les contrôles d'identités...c'est quasiment constant) fait que c'est devenu totalement incompréhensible et, AMHA, pas seulement pour les citoyens.
- Il y aurait énormément à faire en matière de gestion des carrières et plus globalement de la GRH. Mais là ce serait pour toute les fonctions publiques.
[Vous devriez sauter ce looong passage. ON ]

Il me semble important de voir le problème globalement, pas seulement de pointer sur les attitudes sur le terrain de l'un ou l'autre. AMHA, nous avons un problème global de gouvernance dans ce pays et sous l'effet de la crise économique actuelle ces problèmes se transforment en dysfonctionnements graves.
En amont de ce problème de gouvernance, ici aussi AMHA, se trouve un problème de représentativité de nos élus nationaux que l'on ne peut plus éluder. Ce problème de représentativité (non inscription sur les listes électorale + abstention aux élections + effets pervers du scrutin majoritaire) pose désormais un problème de légitimité du pouvoir exécutif qui n'a plus la confiance du peuple (souvenons nous du referendum sur le traité constitutionnel européen et ce qu'il en est advenu).
Ce problème se répercute en cascade le long de l'appareil d'Etat.
Des ministres se permettent de remettre en cause la Justice ou la Police selon leurs attributions, parfois même le garant de ces institutions. De réformes législatives sont rejetées ou contestées par ces mêmes corps constitués qui discutent la légitimité du pouvoir exécutif et/ou législatif. Les fonctionnaires sur le terrain ont pris l'habitude de "relativiser" leur tutelle.
Dans le même temps de plus en plus de citoyens, et pas seulement une partie d'entre eux, questionnent aussi la technostructure qui les dirige. Au point de rejeter, très calmement, une loi ne correspondant pas à leur opinion. En somme le peuple vote avec ses pieds (et d'ailleurs de plus en plus de nos jeunes les mieux formés partent exprimer leurs talents et créer de la richesse à l'étranger. Avec souvent l’encouragement de leurs professeurs.).
La crise actuelle rend de plus en plus visible ces problèmes.
Par exemple, les fonctionnaires ont leurs point d'indices bloqués (augmentation générale pour suivre l'augmentation du cout de la vie) depuis plusieurs années. Concurremment, les charges retenues sur leur traitement brut ont augmenté (alignement sur le privé).
Pour un grand nombre d'entre eux, ceux qui sont à un plafond de carrière ou qui ne bénéficient pas d'avancement d'échelon ("ancienneté"), leur salaire net sur leur feuille de salaire a baissé l'année dernière. Je ne parle pas de leur pouvoir d'achat après impôt ou de la refiscalisation des heures sups, mais bien de leur salaire net indiqué mensuellement en bas de leur bulletin de salaire!
Dans le même temps, leur nombre a diminué (pas de remplacement des partants à la retraite) ce qui veut dire que globalement leur productivité augmente (on fait autant avec moins). Normalement, selon les règles établies en science économique, cela devrait s'accompagner d'une augmentation de salaire. C'est l'inverse qui se passe.
Si on ajoute à cela que la rétribution tout au long de la vie (salaire en activité + salaire à la retraite) diminue fortement pour les fonctionnaires depuis quelques années et que cette diminution accélère ce qui constitue une remise en cause du contrat psychologique initial ayant été scellé au début de l'engagement à vie dans la fonction publique...
.....On comprend facilement pourquoi une grande insatisfaction se fait jour dans la fonction publique, ce serait tout aussi vrai dans une entreprise privée. Elle s'exprime par une "grogne" généralisée et certainement plus gravement par une "résignation". On constate des départs importants dans certains corps (là ou on est facilement reclassable même en période de crise) et des difficultés croissantes de recrutement de personnel qualifiés (effondrement dans les concours, baisse des recrutements à la sortie des grandes écoles).
A terme, ces multiples dysfonctionnement dans la gestion des ressources humaines ne peuvent que se répercuter sur la qualité du service. C'est une loi d'airain. Mais c'est insidieux et, au début seulement, indolore.
[Vous auriez du sauter ce looong passage. OFF ]
