Salut.
Je poste rarement, mais pour le coup, ce sujet m'interpelle. J'ai lu l'interview du premier post.
Au delà des questions de puissance de feu réelle ou supposée, pour lesquelles je ne suis pas compétent, c'est la discussion sur la relation police/citoyen/magistrature qui me fait réagir.
Je sens que mon discours en va pas plaire, lisez jusqu'au bout, je justifie

En tant que citoyen, j'ai toujours considéré la police avec méfiance. Pourquoi, me demanderez-vous? Parce qu'elle ne s'est quasiment jamais présentée sous un bon jour devant moi.
Quand il m'est arrivé d'aller porter plainte, l'agent que j'ai eu en face de moi m'a clairement fait sentir que je l'emmerdais et qu'il me méprisait.
Quand je me suis fait contrôler en voiture, je ne me souviens pas d'une seule fois où l'agent (en uniforme) ait été aimable. Par contre, des exemples de brusquerie inutile dans le ton et l'attitude, j'en ai quelques-uns.
Lors d'un ou deux contrôles par la BAC, les agents en question se sont toujours comportés en suivant à la lettre leur réputation de cow-boys qui se la jouent "moi j'ai le flingue, j'ai l'autorité, ta gueule".
Les très rares fois où j'ai eu un agent aimable et souriant en face de moi, je me suis comporté de même.
Et pourtant, je suis un jeune homme lambda, conciliant, jamais de démêlés avec la justice (à tel point que c'est aujourd'hui mon employeur).
Peut-être me répondre-vous que dans la zone dans laquelle j'évolue est particulièrement difficile, ce qui justifierait une "suspicion permanente" Non. J'habite une petite ville bourgeoise entourée d'une campagne "paisible".
Il et évident que ce que je ressens en tant que citoyen, je ne le mets pas au placard dans mon taf. Ces agents qui me prennent pour de la m*rde quand ils me contrôlent, je ne prends pas forcément de pincettes avec eux quand je contrôle leur action.
On récolte ce que l'on sème.
Ce discours ne vous plaira pas, messieurs en uniforme (ou pas d'ailleurs), mais au delà de mon avis personnel, c'est ce qui ressort de mes discussions avec la plupart de mes collègues, et amis, même en dehors de la sphère "justice". Vous voulez que les citoyens vous considèrent? Commencez par les respecter.
Si vous allez dans une boulangerie, et que la vendeuse est particulièrement désagréable, vous changez de boutique, n'est ce pas?
PS: tout ça concerne
la forme uniquement. L'utilité, la nécessité du travail de la police est évidente, et je ne la remets aucunement en cause.