Tardif soit, mais je viens de retrouver ce CR je j'avais écris en attendant la connection internet à ARLES et ce fut long...

Je vous le poste malgré le retard, cela ravivera les souvenirs
Arrivé chez Diesel ( joli appart, un poil orientaliste, même l'ordinateur)
Ravie de retrouver Diesel, Guillaume, Pierre, Maxi, Mijour, de faire la connaissance de Wolfinger, Vulpus, Kilbith.
Repas de spécialités, Maxi en profite pour arroser copieusement le joli salon de Poiré....

Nous sommes tous impatients de découvrir le territoire de Diesel, donc au lit de bonne heure.
Cela me rajeunit, nous sommes 5 à dormir dans le salon, 2 dans l'entrée, 1 dans la cuisine, 1 dans la chambre de Diesel.

Le lendemain matin, Olcoos et Worsh nous rejoignent, nous sommes au complet.
Départ de la Maison des Volcans, pas de pluie, direction le volcan des vaches, joli chemin creux avec des racines d'arbres
apparentes, beaucoup de pin, j'en profite pour machouiller quelques épines que j'adore et surprise, celles-ci sont tellement fortes quelles sont presque amères ( est-ce le climat plus rude ?) j'essaye de les faire apprécier par Mijour, mais je crois avoir échoué.
Kilbith, nous montre des bulles de sèves sous l'écorce d'épicéa, que l'on crève juste d'une pression des doigts. Je goûte, excellent parfum ( des bonbons à la sève de pin sans sucre ) je crève plusieurs bulles et recueille la précieuse sève

En compagnie de Vulpus, nous trouvons de la résine toujours sur un épicéa, nous en prélevons quelques morceaux
que nous mâchons, chemin faisant, pas trés bon, sans goût par contre cela colle partout : dents, lèvres, doigts... et longtemps.
Un peu plus loin, un épicéa cassé gît à terre, il porte de nombreux bourgeons, je me précipite, en récolte une poignée, un régal...
j'en distribue autour de moi sans grand succès, hélas!!
Sommet du volcan des vaches...J'en prend plein les yeux... les sommets du Sancy enneigés au loin, les volcans tout autour de nous, c'est manifique

Direction le Puy de Dome, je découvre dans la boue des empreintes...pieds de Blaireau je pense...Pierrot confirme c'est bien
d'un Blaireau dont il s'agit, nous observons... Maxi et Mijour nous rattrappent, nous leur montrons les traces du petit ours.
Enfin... sommet du Puy de Dome !!! C'est encore plus beau que le sommet précédent et il y a de la neige...

Je suis heureuse, la plenitude m'envahit, je savoure le plaisir d'être là.
Nous descendons, direction le campement, le temps de monter les tarps, quelques feux, le repas : cette fois, ce sera une soupe aux vermicelles et des épices asiatiques MAISON ! C'est plus économique que les sachets tout prêt et il n'y pas ni conservateurs, ni rehausseurs de goût, etc.. et l'avantage est que l'on peut choisir ses épices préférés .
J'avais préparé tous les ingrédients avant de partir dans un zipploc et hop le tout dans l'eau chaude, quelques tours de bouillon...
Surprise !!! je vois Vulpus ouvrir lui aussi un zipploc et verser son contenu dans son quart, curieuse, je l'interroge???
Lui, c'est polenta, cube de bouillon, margarine, raisins secs qu'il s'est préparé la veille, sympa cette même idée sur les repas en sachets fait maison...

La soirée est écourtée , il pleut, nous regagnons vite nos abris, bonne nuit sans problème à par le vent tournant qui parfois s'engouffre sous le tarp, Pierrot renforce le tout ...j'ai trop chaud dans mon duvet et le sursac .
Petit déjeuner autour du feu, heureusement la pluie s'est arrêtée..
J'entends le cri d'un pic vert... je n'en ai pas vu depuis que nous sommes à Nevers, nous devons le déranger, il fait le tour du
campement, il me semble qu'il nous invective, nous partons il nous suit quelques temps en vociférant puis disparait.
Les grottes sont amusantes, l'une d'elle débouche sur une terrasse bordée de rochers, elle me parait avoir été place forte des temps anciens, petite forteresse munie de remparts protégeant ses accès et dominant la vallée.

Le Periou, et son immense escalier( bordé de petite primprenelle) mortel pour les jambes mais essentiel pour préserver les flancs du volcan qui se délitent sous l'effet de l'érosion. Le sommet nous récompense encore par le spectacle qu'il offre et nous procure encore une fois le bonheur d'être simplement là.
Repas au pied du volcan, accompagné des cuicuis de mésanges sauvages, celles-ci ne se montreront pas. Puis il faut se rendre à l'évidence, c'est le retour, c'est toujours triste le retour.
Pierrot trouve des traces d'un jeune chevreuil qui vient de croiser notre chemin..il ne nous a pas attendu....
Aprés notre dernier point d'eau, nous empruntons de nombreux chemins creux superbes. Puis un peu de route, je suis Olcoos qui prend un sentier longeant la route puis qui la surplombe un temps, le sol est noir on dirait du sable, obsidienne ? pierre ponce ?
c'est souple sous les pieds, mais ce n'est pas fatigant ( pas le temps de s'arrêter étudier ce sable bizarre, le temps presse,
il nous faut ramener les voitures)
Je parle avec Olcoos de son blog sur les Gaulois ( allez y faire un tour, il est super )
Tiens, Olcoos s'arrête, pourquoi ? C'est alors que je comprends que nous sommes arrivés, Olcoos ouvre sa voiture, j'ai dépassé la notre sans la voir, je fais demi tour vers elle, triste, c'est toujours triste le retour, c'est encore pire quand ça vous tombe dessus d'un coup, alors que vous n'y pensez plus. J'étais avec les Gaulois, je marchais sur leur terre, Olcoos expliquait et paf c'est fini les voitures sont là, j'avais oublié que c'était la dernière étape.

De retour à l'appart de Diesel, je réalise que j'ai oublié de m'étirer, Pierre me dit c'est trop tard, je m'étire tout de même avec Maxi et Mijour, je m'amuse à faire leurs excercices en plus des miens, c'est agréable.
Nous mangeons un dernier repas ensemble Wolfinger nous a apporté du Mont dore, EXCELLENT, je recommande c'est meilleur avec les doigts, il y a des spécialités Tourangèles que mes congénères carnivores apprécient.
Merci à Mijour pour sa tarte au poireau, à Guillaume pour son gâteau glucidique, à Diesel pour sa pizza et à tous pour cet super Week end

Lendemain matin ,les cartons du déménagement à finir.
Je n'ai aucunes courbatures, rien, si ce n'est une immence satisfaction de sentir tous les muscles et articulations hyper souples comme si tout venait d'être huilé, graissé ( est ce le fait de m'être longuement étirée ?? ) et une pêche d'enfer les cartons ont été bouclés en temps et en heure
MERCI DIESEL MERCI A TOUS
bellis