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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Valeur pédagogique d'une carabine à air dans l'apprentissage du tir ?  (Lu 26444 fois)

22 septembre 2012 à 08:57:22
Réponse #75

modl


Wahou !!!! Quel post...
J'y ai au moins appris qu'il ne fallait pas charger ma vieille Gamo avec un fer à repasser pour tirer sur une cible à 600m un jour de grand vent... ;)
Autrement, si j'ai bien compris, on peut apprendre avec une air comprimé, mais il faut quand même passer par un club pour apprendre les bases. J'ai bon ?
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

22 septembre 2012 à 13:20:35
Réponse #76

Leif


mais il faut quand même passer par un club pour apprendre les bases. J'ai bon ?

oui pour apprendre les bases du club

22 septembre 2012 à 20:42:18
Réponse #77

Moleson


Quand on joue avec un logiciel de balistique (qbal est vraiment très bien. Dommage qu'il n'ait pas de version pour smartphone) on s'aperçoit en faisant varier les paramètres que les principaux éléments sont la vitesse initiale Vo et le coefficient balistique CB.
Pour la Vo, on le comprend intuitivement. Pour le CB, faites en l'expérience en modifiant le poids du projectile mais en gardant le même CB.


http://sean.kndy.net/shooter/

PS: Tous les programmes balistiques ont leurs limitation, surtout dès que l'on rentre dans des vitesse subsoniques. La seule chose qui marche réellement est la mesure avec un radar.

En ce qui concerne l'influence du vent, à vitesse  égale de sortie de canon, le poids ne joue pas de  rôle. Dans la réalité une balle plus lourde est plus lente (autrement on doit augmenter les doses de poudre et dépasser les contraintes de sécurité).

Ce qui en réalité influence la dérive au vent est la durée de vol et la prise au vent.

Pour une .223, 10 m/s latéral, Vo=905 m/s

à 300m dérive de 60cm et à 600m 280cm

Pour une .308 (GP11), 10 m/s latéral, Vo=780 m/s

à 300m 48cm et à 600m 215cm

Pourquoi la GP11 à une dérive au vent semblable à le GP90???

Le CB de la GP90 est de .345 tandis que celui-ci de la GP11 est de .505.

On a donc un parfait exemple ou une vitesse plus lente est compensée par un CB meilleur, ce qui se traduit aussi par des temps de vol comparable

GP90 600m = 0.94s
GP11 600m = 0.98s


Pfff...  4 mètres de contre visée pour du vent à 10m/s ?  Tu tirais à l'arc, en fait, avoue ;#

C'est sûr que si tu veux, je peux te trouver plein de contre exemples aussi hein.  Je peux même te pondre un argumentaire de psychopathe et te vendre des gadgets de l'espace, des télémètres à la con, des suceuses de pression atmosphérique, et même un ordinateur qui va te corriger ta visée en tenant même compte de la force de choriolis, voire du taux d'humidité dans le cul de la marmotte qui est là et qui spotte ton spotteur.  Mais concrètement, avant de devoir tenir compte du vent à 600m, faut déjà que ça souffle bien, et 99% des tireurs que je connais (dont moi !) dévient plus leurs balles en tenant leurs flingues comme des merdes et en tapant leurs détentes que tout le vent de la pampa imaginable.

Faut vraiment arrêter de se branler avec les détails, et commencer par se farcir les fondamentaux.

Et c'est vrai pour tout, y compris pour la survie, la baston, et le sexe. 

David



Oui mais, tu caricature.

Déjà le nombre de personne capable de toucher une cible G (45x60cm) debout est plutôt restreint et c'est surtout une démonstration de virtuosité que je ne fais normalement pas dans des cours de base S4G. De plus il y a aussi un facteur chance pas négligeable. La dispersion couché du Fass90 est en moyenne de 1°/°° (soit un carré de 60x60cm à 600m). Debout c'est normalement 4-6°/°°, avec une technique parfaite c'est peut-être 2 °/°° soit 120cmx120cm, donc les chances de toucher sont de 50% en réalité, ce qui se vérifie si on essaye de confirmer.

Pour le vent, tout est une question de contexte. Déjà à priori la méthode S4G est valable jusqu'à 500m et pas 600m, mais on peut avec des contortions l'étendre, ce que nous faisons puisque la plus longue distance est de exactement 580m.

Si on part de 500m la dérive pour une GP90 à 500m est de:

Pour un vent latéral de:

2m/s = 35cm
4m/s = 74cm
6m/s = 110cm
8 m/s = 150cm

la méthode est validée pour une vent maximum de 8m/s. Dans la pratique quand on dit de contre-viser une demi-cible, c'est en règle général 1 cible et quand on dit de contreviser une cible c'est 1.5 cible.

Le résultat est effectivement que l'on touche avec la méthode empirique vent faible et vent fort, et que si on se rate on passe au plan B, en coup par coup rapide.

Le résultat global Plan A et plan B est de 80% de touchés, ce qui est énorme compte tenu du fait qu'il ne s'agit pas de sniping, mais d'utiliser un simple Fass, sans connaître la distance, le vent et les autres paramètres qui influence la ballistique.

Mais c'est un cas particulier de l'emploi d'un fusil d'assaut dans un groupe de combat ou le but est juste de toucher, dans un contexte ou du au stress le QI descend au niveau du protozoaire et que la fenêtre de tir se compte en seconde.

Si je prends la même situation avec un tireur d'élite accompagné de son spotteur (qui sont sorti du groupe de combat), le but sera de toucher une tête à 600m (pas difficile), mais là impossible de faire l'impasse sur le vent ou d'utiliser une méthode empirique, de même il faudra connaître exactement la distance (télémètre laser), la pression de l'air et la température pou assurer un toucher.

Le vent s'est contextuel... ;#

Moléson


23 septembre 2012 à 09:35:00
Réponse #78

azur


pour le travail du souffle, émotions.... un arc ça marche pareil amha.
Le tir à l'arc serait un bon complément du tir à l'air comprimé.

Le lancement de la discussion, je le faisais autour des fondamentaux du tir en général, de la manière la plus cheap possible pour un débutant formé et suivi, de pratiquer les bases intensément en complément des entraînements plus complets avec l'arme réelle. Comme tu dis : dans une optique bouffe, protection, et fun ;)
Je rebondis sur le post de Plumok et sur cette précision pour évoquer le tir à l'arc.
Le tir à l'AC te permettra effectivement (ça a été déjà bien expliqué) pour travailler surtout (mais pas que...) la technique pure du tir.
Étant jeune, j'ai fait un peu de tir AC et 22 bosquette sous les conseils de mon père et de mon grand-père, et cet entrainement de base m'a été très utile lorsque j'ai été amené à utiliser du plus gros.
Et puis, un jour, je me suis mis au tir à l'arc en mode "instinctif" (donc aucun organe de visée), et en parallèle, j'ai constaté une amélioration de mes résultats au tir, en particulier les tirs "en situation" (jeté, suivi, mouvement, etc...). A la réflexion, c'est plutôt logique car la pratique du tir instinctif impose d'avoir une gestuelle fluide et maitrisée pour obtenir un maximum de précision, et les erreurs de gestuelle pardonnent encore moins qu'avec une arme (air ou feu).
Un autre point intéressant, c'est qu'un arc "instinctif" de base n'est pas excessivement couteux, et les projectiles sont réutilisables.

La conclusion, c'est que l'usage combiné de la carabine AC et de l'arc permet de travailler deux fondamentaux du tir différents et complémentaires et donc d'améliorer à peu de frais ses performances dans tout le spectre d'usage des armes à feu
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

 


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