Quand on joue avec un logiciel de balistique (qbal est vraiment très bien. Dommage qu'il n'ait pas de version pour smartphone) on s'aperçoit en faisant varier les paramètres que les principaux éléments sont la vitesse initiale Vo et le coefficient balistique CB.
Pour la Vo, on le comprend intuitivement. Pour le CB, faites en l'expérience en modifiant le poids du projectile mais en gardant le même CB.
http://sean.kndy.net/shooter/PS: Tous les programmes balistiques ont leurs limitation, surtout dès que l'on rentre dans des vitesse subsoniques. La seule chose qui marche réellement est la mesure avec un radar.
En ce qui concerne l'influence du vent, à vitesse égale de sortie de canon, le poids ne joue pas de rôle. Dans la réalité une balle plus lourde est plus lente (autrement on doit augmenter les doses de poudre et dépasser les contraintes de sécurité).
Ce qui en réalité influence la dérive au vent est la durée de vol et la prise au vent.
Pour une .223, 10 m/s latéral, Vo=905 m/s
à 300m dérive de 60cm et à 600m 280cm
Pour une .308 (GP11), 10 m/s latéral, Vo=780 m/s
à 300m 48cm et à 600m 215cm
Pourquoi la GP11 à une dérive au vent semblable à le GP90???
Le CB de la GP90 est de .345 tandis que celui-ci de la GP11 est de .505.
On a donc un parfait exemple ou une vitesse plus lente est compensée par un CB meilleur, ce qui se traduit aussi par des temps de vol comparable
GP90 600m = 0.94s
GP11 600m = 0.98s
Pfff... 4 mètres de contre visée pour du vent à 10m/s ? Tu tirais à l'arc, en fait, avoue 
C'est sûr que si tu veux, je peux te trouver plein de contre exemples aussi hein. Je peux même te pondre un argumentaire de psychopathe et te vendre des gadgets de l'espace, des télémètres à la con, des suceuses de pression atmosphérique, et même un ordinateur qui va te corriger ta visée en tenant même compte de la force de choriolis, voire du taux d'humidité dans le cul de la marmotte qui est là et qui spotte ton spotteur. Mais concrètement, avant de devoir tenir compte du vent à 600m, faut déjà que ça souffle bien, et 99% des tireurs que je connais (dont moi !) dévient plus leurs balles en tenant leurs flingues comme des merdes et en tapant leurs détentes que tout le vent de la pampa imaginable.
Faut vraiment arrêter de se branler avec les détails, et commencer par se farcir les fondamentaux.
Et c'est vrai pour tout, y compris pour la survie, la baston, et le sexe.
David
Oui mais, tu caricature.
Déjà le nombre de personne capable de toucher une cible G (45x60cm) debout est plutôt restreint et c'est surtout une démonstration de virtuosité que je ne fais normalement pas dans des cours de base S4G. De plus il y a aussi un facteur chance pas négligeable. La dispersion couché du Fass90 est en moyenne de 1°/°° (soit un carré de 60x60cm à 600m). Debout c'est normalement 4-6°/°°, avec une technique parfaite c'est peut-être 2 °/°° soit 120cmx120cm, donc les chances de toucher sont de 50% en réalité, ce qui se vérifie si on essaye de confirmer.
Pour le vent, tout est une question de contexte. Déjà à priori la méthode S4G est valable jusqu'à 500m et pas 600m, mais on peut avec des contortions l'étendre, ce que nous faisons puisque la plus longue distance est de exactement 580m.
Si on part de 500m la dérive pour une GP90 à 500m est de:
Pour un vent latéral de:
2m/s = 35cm
4m/s = 74cm
6m/s = 110cm
8 m/s = 150cm
la méthode est validée pour une vent maximum de 8m/s. Dans la pratique quand on dit de contre-viser une demi-cible, c'est en règle général 1 cible et quand on dit de contreviser une cible c'est 1.5 cible.
Le résultat est effectivement que l'on touche avec la méthode empirique vent faible et vent fort, et que si on se rate on passe au plan B, en coup par coup rapide.
Le résultat global Plan A et plan B est de 80% de touchés, ce qui est énorme compte tenu du fait qu'il ne s'agit pas de sniping, mais d'utiliser un simple Fass, sans connaître la distance, le vent et les autres paramètres qui influence la ballistique.
Mais c'est un cas particulier de l'emploi d'un fusil d'assaut dans un groupe de combat ou le but est juste de toucher, dans un contexte ou du au stress le QI descend au niveau du protozoaire et que la fenêtre de tir se compte en seconde.
Si je prends la même situation avec un tireur d'élite accompagné de son spotteur (qui sont sorti du groupe de combat), le but sera de toucher une tête à 600m (pas difficile), mais là impossible de faire l'impasse sur le vent ou d'utiliser une méthode empirique, de même il faudra connaître exactement la distance (télémètre laser), la pression de l'air et la température pou assurer un toucher.
Le vent s'est contextuel...

Moléson