Salut

Bon je vais rien apporter en disant que le contexte en la matière est fondamental, heure, lieu, nombre et qualité des parties, humeur, risques d'escalade, etc...
Deux éléments me semblent mériter une attention particulière cependant
1/ la fierté, l'orgueil, pour moi sont de puissantes forces de mobilisation lorsque placées/utilisées à bon escient. Mais un dérapage est vite arrivé, surtout lorsque l'on est jeune et/ou accompagné de personnes devant qui on ne veut pas passer pour lâche. Dans ce cas, ils peuvent amener à de funestes erreurs. Confer le fil sur l'épouse/compagne/proche boulets... J'ai plein de cas pratiques...
2/ le second paramètre important, souvent évoqué par Patrick d'ailleurs, c'est l'espace de retrait possible ; si on peut/veut changer de wagon, de trottoir, d'école, de quartier, de ville, de vie, bah c'est pas la peine de partir en conflit avec des gens qui n'en valent pas la peine et qu'on ne reverra pas. La donne change radicalement lorsque l'on est chez soi, qu'on ne veut/peu pas se retirer, cas typique du harcèlement/tête-de-turc. Là il faut savoir où on met les pieds.
À part cela, le cas de figure le plus commun reste la demande de fric par un quidam, très rarement la malfaisance. La prédation violente ne rentre pas dans la discussion ici car par définition, la victime n'est pas consultée et ne peut dire non, mais rentrer dans un état de refus, comme dit martial vout. Je trouve que le bouquin sur ''L'engagement librement consenti'' de Joules et Beauvois, est une très saine lecture pour détecter/ éviter les pièges marketing plus ou moins sophistiqués de la vie.
Je me suis fait personnellement harceler par un demi-gradé en caserne, ne réagissant pas au début, par fierté, car je trouvais cela ''indigne''. Il a commencé à sérieusement me cibler. J'ai commis l'erreur de laisser filer et le jour où j'ai dû réagir ''par survie'' (car milieu fermé et pas envie de sortir, c'était une prépa-militaire importante pour reporter mon service) bah j'ai dû me faire violence pour lui faire violence, il a donc eu un accident de douche

, il m'a ensuite laissé tranquille.
C'est rigolo car ado lors d'un séjour linguistique en groupe, un grand débile m'a justement tiré les cheveux et craché dessus pour rire dans le train, lors du retour. J'étais fou de rage, je me suis vu lui exploser la tronche, mais me suis retenu et je le regrette encore. Ce qui m'a retenu est la perspective de passer une nuit blanche dans ce wagon à guetter la réaction d'un mec que j'avais avoiné, et la perspective d'un scandale parental à l'arrivée proche. EDIT :en fait ce qui m'a marqué, dans cette épisode, c'est de voir que le mec m'avait super bien calculé, il dosait juste son harcèlement à la limite inférieure du seuil de réaction obligatoire, très fort le mec...
à plus
vince