En fait, tout le monde est à peu près d'accord, si on part de l'analyse suivante:
Avec l'acquisition du langage articulé (en plus de la communication non-verbale), on étend le schéma de réactions de base fight/flight/freeze (combattre/fuir/se soumettre) d'une option supplémentaire: la négociation.
Fondamentalement, la négociation a pour objectif d'arriver à un compromis qui arrange les deux parties dans un marché mutuel où personne n'y laisse trop de plumes. En l'occurrence, les plumes ça peut aller de l'image de soi à un organe vital, avec plein d'intermédiaires possibles.
Mais pour revenir à la négociation, elle n'exclut pas les 3 options de comportements standart:
1
La négociation combinée avec le combat (ou la perception de la capacité au combat), c'est l'intimidation. Donc à la base plus on est potentiellement dangereux, et plus on a de chances de dissuader verbalement, car cette dangerosité donnera une "densité" au comportement. C'est pourquoi on ne peut intimider vraiment efficacement que si on effectivement une aptitude à nuire (ability). Sinon, le bluff ne marchera pas sur un plus nuisible que soi. Le piège, c'est que ça pourra marcher sur un moins nuisible qui n'y verra que du feu ---> dans ce second cas,
ne prouvera rien d'autre que le fait d'avoir de la chance de tomber sur un moins nuisible, mais on ne s'en rendra pas compte. Agh! Encore un paradoxe merdique de la violence. Déjà testé.
2
La négociation combinée avec la fuite: ça gagne la seconde qui permet de partir en courant avant que le coup ne parte, quand on voit que ça va partir (regard vitreux, boucles verbales, passage du rouge au blanc, etc) si on est plus petit, moins nombreux, qu'on n'a rien à perdre, et qu'il y a une belle pelouse pour courir. Déjà testé.
3
La négociation combinée avec la soumission: longtemps préconisée pour gérer les situations violentes, la soumission est loin de faire l'unanimité actuellement comme option stratégique. Par contre, la "négociation soumissive" est un excellent moyen de "ramollir" mentalement quelqu'un avant de contre attaquer / d'attaquer / ou de désarmer une menace statique avec une arme. Parce que si on commence à sortir sa grosse zézette face à un couteau, on a des chances de se la faire couper. Par contre, si on simule une débâcle diarrhéique et gazeuse en parlant au mec, on a beaucoup plus de chances d'abaisser sa méfiance / de lui faire baisser son taux d'adrénaline, donc de reprendre le contrôle physique efficacement. Testé régulièrement à l'entraînement avec les menaces au couteau en scénari, avec un succès constant, même si le partenaire a la consigne de découper dès qu'il sent venir le vent.
4
La négociation pure (combinée avec elle-même, si on peut dire): c'est là que l'aptitude à communiquer efficacement prend tout son sens (avec toutes les astuces tchniques de négociation de crise sus-citées). A propos du respect, noter que ça marche dans les deux sens, comme les limites. L'idée est de montrer au mec qu'on se respecte soi-même, et de lui montrer simultanément qu'on le respecte aussi, même, et surtout, si il semble particulièrement fort/virulent/ compétent (c'est une très mauvaise idée de se foutre de la gueule d'un mec plus dangereux que soi, au mieux on se retrouve dans "présentations et bienvenues", au pire sur une table d'autopsie). Parce qu'on ne peut pas enlever cette part de fierté chez l'homme, c'est inhérent à la personnalité masculine et à la testostérone

. Je veux dire : pas de jugement, il faut faire avec... l'être humain est comme ça. Déjà testé.
That's it.
Peace ...
