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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: De la nécessité future d'être autonome  (Lu 50199 fois)

23 juin 2011 à 16:37:05
Réponse #100

fractus


un peu trop belle, elle passe sous silence l'important travail de mise en place que ça nécessite. Et le temps nécessaire pour que ça soit en bon ordre de marche (il se compte en année en croire ce que j'ai lu).

23 juin 2011 à 16:48:07
Réponse #101

mrmagoo


Si on se place dans l'optique de se préparer "au cas ou" le temps que nécessite la mise en place est secondaire. Par contre le boulot...ben oui ça demande du boulot, je prétend pas que ce soit simple ou facile, hein? Mais c'est juste l'idée que tenter de suivre les méthodes de l'agriculture classique sans bénéficier des moyens nécessaires (mécaniques ainsi que les produits, semences etc...) ça me parait une dépense d'énergie considérable pour un résultat aléatoire.
edit:plus précisément, si on part d'un sol complètement mort, du type de ceux sur lesquels on fait pousser des céréales, et sur lesquels on ne pourra rien faire sans la panoplie normale de l'agriculture classique, il faut compter au moins cinq ans de mise en place, le temps que les différents cycles se re mettent en place, que le sol se restructure et que la micro faune et la micro flore recolonise le terrain.
« Modifié: 23 juin 2011 à 17:06:00 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

23 juin 2011 à 17:08:55
Réponse #102

macagnaman


Pardon de revenir à la charge, mais même dans le cadre d'une survie post apocalyptique... elever et entretenir des animaux ne s'improvise pas. Pareil pour de la véritable agriculture (et non pas du simple jardinage, qui déja, par ailleurs, nécessite des compétences et peut s'averer très, voir plus utile, dans votre démarche)
Je pense, sans voulor être insolent, que votre raisonnement est tronqué dès le départ.
Ainsi, soit vous vous placez dans un cadre de préparation et là il faut donc s'équiper et se préparer maintenant, or cela signifit changer votre vie à ce jour, et donc valide mon premier post.
Soit vous vous placez dans un futur hypothétique où vous seriez amené à envisager une réaction de survie suite à un, je cite, "effondrement de notre société", mais dans ce cas votre dernier problème sera bien de savoir si un ane peut tirer une herse de garage pour labourer votre champs...
Je comprends l'idée en revanche de conserver une autarcie propre, et de cesser toute dépendance absolue.
Cependant, depuis le neolithique les sociétés humaines sont spécialisées (chacun se repartit des taches), c'est le propre de toute culture sédentaire basée.... sur l'agriculture justement.
Donc, je pense, mais ça n'est que mon humble avis, que vous vous bercez d'illusions, non pas sur le constat( je souhaite savoir quoi faire de mes 10 doigts, ce qui est louable), mais sur votre approche généraliste de la chose et sur le degré de précision que vous envisagez. Si vous savez déja planter des tomates et des patates, croyez moi vous êtes déja mieux placés que la plupart, avant même d'imaginer tracer des sillons avec des anes de traits...
Je tiens à préciser que mes propos, ne visent à heurter personne, je souhaite au contraire participer au débat en tentant de le recadrer dans le domaine du réel.
« Modifié: 23 juin 2011 à 17:19:52 par macagnaman »
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

23 juin 2011 à 17:18:30
Réponse #103

Leif


Citer
c'est le propre de toute culture sédentaire basé sur l'agriculture justement.

vive les nomades.

je suis entièrement OK avec toi , c'est une piste a suivre et a réfléchir si on peut faire avec on pourra faire sans.

Citer
Je tiens à préciser que mes propos, ne visent à heurter personne, je souhaite au contraire participer au débat en tentant de le recadrer dans le domaine du réel

ça tombe j'ai toujours aimé les bergers qui ramené dans le droit chemin.

grace a des gens comme ça je suis entrain de realiser ce que tous m'ont dit il y a 20 ans , "allons cesser de rêver il n'y a plus rien a découvrir , si vous voulez il y a de la place en C.A.P"

on peut tous faire, tous sans exception.

a++

23 juin 2011 à 17:19:56
Réponse #104

Chris-C


Salut Macagnaman,

tu as bien raison d'apporter ce type de précision, mais je pense que quand même à partir du moment ou on s'interesse
à tous cela c'est que soit:
-on est déjà dans l'aventure
-on la prépare

dans les 2 cas il est impossible de tout faire en même temps du jour au lendemain.

D'ou mon intervention il y a quelque post et c'elle de Leif pour mettre l'accens sur l'autonomie certe, mais pas sans un rassemblement
de comptétences et donc d'humain.

J'attire aussi l'attention sur le fait que de se préparer pour le "Kaou" de façon efficace et réaliste peut nous éviter d'y arriver à ce fameux
jour à la con.....

a+

Ps: je vois se post comme un défouloir d'idée, aprés on va ranger, ouvrir des fils dédier à chaque idée....

23 juin 2011 à 17:26:17
Réponse #105

macagnaman




on peut tous faire, tous sans exception.

a++
oui, pourquoi pas, on peut Tous faire quelque chose je le crois aussi.
Tout le monde peut faire, mais personne ne peut Tout faire.
Poh c'est beau  :love:
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

23 juin 2011 à 17:29:16
Réponse #106

mrmagoo


Citer
mais dans ce cas votre dernier problème sera bien de savoir si un ane peut tirer une herse de garage pour labourer votre champs...
Faudrait déjà déterminer si le labourage est indispensable ou pas. Je prétends pour ma part que le labour n'est indispensable que dans un certain type d'agriculture, ou plutôt indispensable pour l'agriculture sur certains types sols.
La solution alternative est de changer le type de sol.
Or ça on sait faire, le moyen le plus simple est de cultiver d'abord de l'humus, ou plus précisément d'apporter les conditions nécessaires à l'apparition de l'humus, puis de cultiver sur cet humus.
Pas mal d'idées et de pistes dans cet ouvrage: http://www.evene.fr/livres/livre/jean-marie-lespinasse-le-jardin-naturel-18552.php
edit: en réalité ce n'est pas tant ce produit fini (l'humus) qui est recherché que la présence des micro-organismes qui fabriquent ce produit et dont profitent en même temps les plantes, comme c'est le cas par exemple avec les champignons avec qui les plantes forment les symbioses appelées mycorhizes. Labourer l'humus revient donc à tout foutre en l'air, et on perd l'avantage de tout ce qu'on s'est fait ch*er à mettre en place. Donc dans le cadre de ce type d'agriculture, nan on laboure pas et on laisse l'humus tranquille.
« Modifié: 23 juin 2011 à 17:43:35 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

23 juin 2011 à 17:31:14
Réponse #107

Leif


je trouve que c'est une super piste , ne pas forcer le terrain mais s'adapter au terrain.

23 juin 2011 à 18:01:15
Réponse #108

Daeron


Sur le fond je ne suis pas d'accord avec toi Macagnaman :

Notre discussion fait partie d'un tout , je me risque à un rapprochement avec la SP :
 les discussions sur le forum s'inscrivent dans ma préparation physique , mentale et la pratique des arts martiaux pour me préparer à un éventuel conflit .
 Beh là c'est un peu pareil , il ne faut bien sur pas se limiter à nos discussions ,    et autant il ne faut pas se limiter à un art martial , autant il ne faut pas se limiter à une méthode de jardinage .Et le maître mot est essayer , mettre en pratique les pépites trouvées ici ou ailleurs .


Il n'est pas nécessaire de changer de vie pour se lancer dans l'aventure , je m'explique :
 En allant chiner dans les vides greniers campagnards , tu trouves des outils tout rouillés mais inusables à des prix de fous , 2 euros pelle , rateau , cisaille .Pour moins de 30 euros t'es plus qu'équipé .Pour les terrains et les gens pauvres y a les jardins communaux , t'es pas propriétaire mais t'apprends . Ensuite avec un peu de tune ( 1000 euros, à la campagne) tu choppes un petit lopin.Après c'est clair que le week end et les soirées de printemps et d'été , c'est jardinage , pas film ou de net ....C'est clair que pour les purs citadins des grandes villes ,là c'est plus rock'n roll . Mais faut arrêter les conneries , quitter la capitale pour la province c'est pas un changement radical , faut juste se bouger le cul !


 De plus , jardiner , intelligemment bien sur , crée une communion avec la nature , avec le cycle des saisons .En 3 ans mon regard , sur tout ce qui est vert a radicalement changé , après des heures de pratique et de fouinage sur le net , je ne galèrerai pas à m'improviser agriculteur . Pour ce qui est de faire naître un veau , là c'est une autre histoire .

 

23 juin 2011 à 18:45:17
Réponse #109

AC


Je ne suis pas éleveur moi même, mais je viens d'un région agricole et croyez moi ceux qui vivent de ça y consacre tout leur temps, pour peu de rendement et aucun  temps libre.

Ben oui, il me semble cette discussion part dans la mauvaise direction. Le retour à l'agriculture pré-industrielle, c'est mignon, c'est écolo, mais c'est plus de la poésie que de la survie, non ? Demandez à un paysan du début du 20ème siècle de nourrir 6 milliards d'individus, il vous répondra qu'il ne sait pas faire.

Nous avons tendance à nous raccrocher à ce que nous connaissons (ou croyons connaître). C'est un peu comme mettre des hameçons et du fil de pêche dans son kit de survie: ça semble logique, mais moi si je suis en train de crever de faim dans la jungle, je ne vais pas me gêner pour utiliser plutôt des techniques de braconnage infiniment plus efficaces.

Les connaissances techniques et les matériaux modernes développés depuis le 18ème siècle ne vont pas disparaître du jour au lendemain, même en cas de cataclysme planétaire. L'électricité non plus: si on en veut, on trouvera le moyen d'en produire.

Si vous comptez vraiment nourrir votre famille au milieu du chaos sans y passer 23 heures par jour, sans vous faire remarquer, et sans être à la merci de la première épiphytie (exemple) ou de la première nuée de criquets venue, étudiez plutôt les techniques imaginées par les agences spatiales pour les voyages longs (plusieurs générations en autarcie totale): hydroponie, aéroponie, etc. Il y a déjà des gens qui pratiquent la culture intensive en appartement de fleurs exotiques, fruits et légumes hors saison, et autres végétaux à feuilles pentalobées. On peut même acheter des kits complets avec recyclage de l'eau et de l'air. Peut-être certains ici ont-ils eu l'occasion d'en confisquer dans le cadre de leur boulot ? En tout cas ça semble exploitable à grande échelle.

Et pour nourrir 6 milliards d'humains (et plus) sans pétrole, il y a aussi des solutions. Construisons des aquariums de biomasse géants au milieu des déserts. Élevons des insectes (une larve bien juteuse arrive à maturité en quelques semaines, contre plusieurs années pour un boeuf). Convertissons les oléoducs devenus inutiles en réseaux de distribution de protéines vers le reste du monde. Est-ce plus écoeurant que d'élever des poulets bourrés d'antibiotiques en batterie dans l'obscurité ?

Ceci étant dit, je vous encourage à poursuivre votre trip "Robinson Crusoe", c'est un excellent exercice intellectuel et on finit toujours par apprendre quelque chose  :)

23 juin 2011 à 19:05:48
Réponse #110

Daeron


C'est pas un trip Robinson Crusoe , c'est plutôt être en accord avec ce que l'on se sent être .
Le but n'est en aucun cas de m'isoler de mon monde actuel , ni de fuir le système , c'est plutôt d'en batir (localement) un autre avec des valeurs différentes . C'est clair que l'on se focalise actuellement sur l'agriculture , mais cela n'est qu'un rouage , certes important , mais cela fait parti d'un tout .Si j'avais à me spécialiser cela serait dans la production de plantes médicinales , mais là c'est plus complexe .
Sur le forum , y a pas mal de forgeron , c'est pour quand que nous bricolez des outils ?

Je préfère dans ma démarche ne pas trop penser au trip apocalyptique , cela me fait peur , je sais que je n'y serai jamais vraiment prêt .
On ne parle pas non plus de l'agriculture du 18 ème siècle , plutôt d'avant la seconde guerre mondiale , à cette époque les cours d'eau était propre , on péchait y des grenouilles et des écrevisses...

23 juin 2011 à 20:00:36
Réponse #111

philippe13


Je me prépare depuis longtemps à une retraite assez misérable, d' autant que quand mon épouse, un peu plus jeune, y sera à son tour ce sera dur. J'avais fait un fil la dessus il y a un moment. Je ne prévois pas l'apocalypse mais un délitement à la russe avec pas mal de monde laissé sur le bas-coté...Assez agé pour me souvenir du début des année 60 je cherche à retrouver les savoir-faires manuels que tout le monde possédait à l'époque pour économiser les frais d'un artisans, récupérer et recycler ou se donner un petit confort à bon compte.
 Dans cette optique je viens de récupérer chez mon père les outils de cordonnier du grand-père. Comme j'ignore  presque tout de ce métier je suis en train de me procurer les rares manuels qui existent sur ce sujet.  
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

23 juin 2011 à 20:30:09
Réponse #112

fractus


Pour la viande que pensez vous des lapin? Je me souviens que quand j'étais enfant plusieurs personnes de mon entourage avait des clapiers dans leur cour.

23 juin 2011 à 20:41:31
Réponse #113

Loriot


Le lapin c'est bien! Et, bien que je n'aie jamais essayé, le cochon d'inde doit être pas mal... (je ne désespère pas un jour viendra ;#)
La poule est cool, elle pond et quand elle pond plus, on peut la manger... En plus elle mange n'importe quoi!
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

23 juin 2011 à 20:43:28
Réponse #114

Leif


ça y est on commence a etre au pmu.

Essayer juste ça:

est ce que je vais porter un jugement , si oui va t'il faire avancer le debat ou le stopper

Citer
Je ne veux pas doucher votre enthousiasme, mais je voudrai savoir si vous mesurez bien vos propos ou si vous revez doucement (ce qui n'est pas interdit).
Citer
Je tiens à préciser que mes propos, ne visent à heurter personne, je souhaite au contraire participer au débat en tentant de le recadrer dans le domaine du réel.
Citer
Ceci étant dit, je vous encourage à poursuivre votre trip "Robinson Crusoe", c'est un excellent exercice intellectuel et on finit toujours par apprendre quelque chose

ça c'est juste des phrases qui vont braquer les personnes en face

J'evite au max de balancer une idée , comme si je levais le coude au comptoir en disant" et les gars rick hunter , il connait quoi aux femmes"

Citer
Pour la viande que pensez vous des lapin? Je me souviens que quand j'étais enfant plusieurs personnes de mon entourage avait des clapiers dans leur cour.

ça coute quoi de fouiller sur le net , ouvrir un livre téléphoner a un pote pour appuyer son idée.

Il y a des super bonnes pistes qui en plus sont vu avec des yeux et un vécu différents.

ça c'est super intéressant, la vision de daeron et la vision de phillippe13 font avancer le débat.

j'ai deja pu organiser pour moi 2-3 idées intéressante.





23 juin 2011 à 20:48:28
Réponse #115

mrmagoo


Citer
Je ne prévois pas l'apocalypse mais un délitement à la russe avec pas mal de monde laissé sur le bas-coté...
Déjà plus crédible comme scénario qu'un brusque basculement pour une cause indéterminée.
C'est utile dans la mesure ou on ne va pas se préparer de la même façon suivant que le scénario catastrophe ce soit un délitement à la russe...ou bien la variante yougoslave.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

23 juin 2011 à 20:57:52
Réponse #116

fractus


ok leif je précise, mais l'élevage c'est pas mon truc c'était juste pour faire réfléchir ceux que ça intéresse.

Citer
   

Le lapin est un mammifère lagomorphe, herbivore par excellence, très prolifique. Il vivait et vit encore à l'état sauvage en Europe du sud ouest (Espagne, Portugal, France) et a été domestiqué depuis environ 500-600 ans seulement. (voir à ce propos la partie consacrée à l'Historique de la domestication et des méthodes d'élevage)

Une lapine en climat tropical peut produire jusqu'à 30 ou 40 lapereaux en moyenne par an. Son alimentation est simple, elle peut être constituée de fourrages tels que les herbes de bords des champs, les feuilles des arbres, des graines de céréales. Elle n'entre pas nécessairement en compétition avec celle de l'homme.

La petite taille de l'animal et sa docilité constituent de grands atouts dans la pratique de son élevage.
Avec un petit investissement de départ, il est possible de démarrer un élevage cunicole, l'installation peut se faire partout, sur quelques mètres carrés, le long d'un mur ou sous un arbre. Facile à manipuler, même par les enfants et les personnes âgées, le lapin peut être une activité féminine par excellence. Les cages et les bâtiments d'élevage peuvent être construits avec des matériaux locaux tels que bois, terre de barre, rotin, feuille de palmier, bambou de Chine, etc...

 
    Tout est utilisable dans les produits issus du lapin
    

Lors de l'abattage, le lapin est dépouillé de sa peau qui peut être séchée et tannée dans certaines conditions.
La carcasse débarrassée des viscères est directement utilisable en cuisine dans des plats savoureux.
Les déjections (crottes mêlées aux urines) issues de l'élevage sont relativement sèches et utilisables comme engrais organique ou pour l'élaboration de compost, tous deux recherchés en production végétale (maraîchage par exemple).

http://www.cuniculture.info/Docs/Elevage/Tropic-02-intro.htm

Pour ceux qui sont intéressés pas la culture sans travail du sol et qui veulent un aide pour le transport, le chien était utilisé autrefois pour tracter, en plus il peut assurer la garde

Citer
Pendant le Moyen-âge, le chien était largement répandu comme animal de trait. Il assistait les marchands, bouchers, boulangers, jardiniers et fromagers au transport des marchandises en ville et sur les marchés. Dans les régions alpines, le chien attelé aidait les paysans à emmener le lait à la fromagerie. Il était aussi apprécié par les veuves qui se faisaient aider à déplacer les charges lourdes et qui se mettaient sous sa protection de gardien sûr et incorruptible.

N’ayant besoin ni d’étable ni de paille et se nourrissant des déchets alimentaires de ses patrons, le chien était l’animal de trait et de garde  idéal de l'homme de condition modeste

http://www.bouvierssuisses.ch/attelagebouviers.htm

23 juin 2011 à 21:38:29
Réponse #117

Bobzdar


Il y a quelque chose qui me dérange un peu dans tout ce que je lis, c'est que beaucoup prennent cette démarche pour de la fiction (un trip robinson crusoé...etc, peu importe les mots).
Le problème c'est qu'ici on ne parle pas d'apocalypse, de 2012, de film hollywoodien avec plein de choses qui explosent de tous les cotés...
On parle de l'évolution logique de n'importe quelle société (ou presque).

Personne n'est obligé de prendre tout ça au sérieux, mais ça l'est.

Cependant, depuis le neolithique les sociétés humaines sont spécialisées (chacun se repartit des taches), c'est le propre de toute culture sédentaire basée.... sur l'agriculture justement.
Est-ce vraiment une raison pour se conformer? Ne rien changer?
Personnellement, quand quelque chose ne marche pas, à plusieurs reprises, j'essaye de m'adapter et de faire en sorte que ça évolue.
Depuis le néolithique, les civilisations ont grandi puis se sont éteintes. Presque à chaque fois pour les mêmes raisons.

il me semble cette discussion part dans la mauvaise direction. Le retour à l'agriculture pré-industrielle, c'est mignon, c'est écolo, mais c'est plus de la poésie que de la survie, non ? Demandez à un paysan du début du 20ème siècle de nourrir 6 milliards d'individus, il vous répondra qu'il ne sait pas faire.
Qui a parlé d'agriculture à échelle mondiale.
Justement, ici on parle de réadaptation individuelle.
Certes cela demande du travail mais nourrir un foyer est quelque chose de possible.


Mis à part cela, merci aux personnes bienveillantes de faire avancer ce topic.
Je trouve ça personnellement très intéressant et j'ai déja beaucoup appris.
 ;)

"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

23 juin 2011 à 23:01:23
Réponse #118

dolgan


Pour le lapin, comme pour les autres animaux, la difficulté sera de les nourrir. En particulier l'hiver. tout dépend du scénario.

au moyen age, les paysans passaient leurs journées à assurer leur autosuffisance et bouffaient pas souvent de la viande.

la viande, ça consomme plein de végétaux. il est parfois plus rentable de bouffer directement les végétaux.

En autosuffisance, une petite basse court sera je pense plus rentable que des lapin: les poules tu peux les laisser en liberté, elles vont se nourrir en partie toutes seule et elles te donnent à manger tous les jours. (EDIT: quoi que les poules, tu les nourris avec quoi l'hiver? j'ai jamais essayé de leur donner du foin , mais je doute qu'elles apprécient)

Les lapins, c'est possible aussi. mais on mon avis, ça dépendra du nombre de gamin que vous aurez pour aller chercher leur fourage et faire du foin pour l'hiver. Les adultes auront surement autre chose à faire qu'aller passer 30' à une heure tous les matins pour couper de l'herbe ou des carottes sauvages.

Si dans le scénario, il reste du carburant, avec un motoculteur, on augmente de manière significative la surface exploitable par tête de pipe, et on peut prévoir un carré de céréale.

D'ailleurs, vous parlez beaucoup de potager. Mais en terme d'efficacité, planter du blé, de l'orge et du mais serait pas plus important que des tomates et des courgettes? ça sera pas bon, mais tu risquera moins de crever de faim.

23 juin 2011 à 23:34:52
Réponse #119

Moleson


...
donc avec ton raisonnement :
si on est pas agriculteur on laisse les agriculteurs faire notre nourriture.
si on est pas electricien, on laisse les electriciens faire notre electricité.
si on est pas maçon, on laisse les maçons faire notre maison
etc.. etc...

dans ce fil , il est question d'etre autonome au sens de se réapproprier des savoirs.

l'eau on peut l'avoir, l’énergie aussi, savoir faire sa maison aussi, sans problème on peut apprendre l’élevage et même l'agriculture

par contre oui le comportement change, oui plus de week end , ça tombe tu n'as plus de boulot donc les fins de semaines elles n'ont pas le meme gout ;)

donc dans cette optique la possession d'animaux est envisageable :
chevre, lapin,poule bref touts ce que tu peux faire.

J'ai un peu l'impression que l'on part dans un trip survivaliste, qui a peut-être une signification si on a ses x hectares loin de tout au fin fond du Montana.
En Europe, si c'est la fin du monde et on est le seul a avoir à bouffer, boire et chauffer dans les 50km à la ronde, la vie risque de devenir un peu difficile.... ;D Et même si tu es équipé point de vue flingues comme moi, le problème va rester entier ,en particulier c'est peut-être pas à la portée de tous le monde de tuer femmes et enfants.
Imaginez vous dans un village de 200 habitants et vous êtes le seul avec de la bouffe. Vous  allez flinguer les voisins qui sont en train de crever de faim et qui demandent pour leurs trois enfants à manger?  :o Le problème ils sont 1'000 et t'es seul. Et si on flingue pas tout le monde on va soit même crever de faim. Donc aucune option viable.

Autre scénario plus soft, une crise économique type Argentine et une destruction du tissu économique ainsi qu'un montée de la violence et de l'insécurité.

Dans les deux cas au delà de qqs jours/semaines ça ne sert à rien d'être 100% autonome pour des  mois voire des années. Dans le premier cas, on se fait tuer, dans le deuxième cas au bout d'un certain temps une certaine vie économique avec ses échanges reprends.

De plus l'indépendance, ça coûte cher, très cher. J'ai la chance d'avoir la possibilité d'être à peu près indépendant, J'ai une maison, beaucoup de terrain. Une source, du bois, un groupe électrogène, des réserves de mazout (le chauffage central), un chauffage solaire. Un verger et un jardin, des écuries, poulailler, porcherie (ces derniers inutilisés). Combien de personnes peuvent se payer ce luxe ???
Et encore ça ne résout pas les problèmes cités plus haut.

En fait la seule solution est la coopération dans un groupe d'une taille moyenne. C'est pas pour rien que dans toute l'histoire humaine, l'humain s'est constitué en tribu, village, communauté ou ville en fonction des moyens techniques.
Vous voulez survivre? identifiez dans votre entourage les personnes ayant des compétences clefs. Prenez le leadership en cas de cata, réunissez ces gens, organisez les. Et surtout posez vous la questions que pouvez vous apporter à ces gens. C'est pas être un gestionnaire de Hedge found qui va aider, mais d'avoir soi-même des compétences utiles OU d'avoir à défaut des biens critiques que l'on peut échanger.

Pour revenir au jardin. Avant de partir dans des délires de jardins écolo, je vous suggère d'en gèrer un sur plusieures années. C'est loin d'être simple et surtout ça demande beaucoup de travail, être écolo encore plus. Alors j'assure environ 1/3 des besoins en légumes, fruits de la famille. Mais si ça tourne en sucette, je dois tripler la surface et le travail et s'il y a quelques chose dont je me contrefoutrais est de savoir si je gère mon jardin de manière écologiquement correcte. Donc je provisionne:
- Essence pour le motoculteur
- Manches de rechange pour les outils et de quoi les souder (réparations)
- Roundup en quantité
- Granulés anti-limace à la tonne
- Engrais

Animaux: on est pas un paysan. Par contre avec des lapins et des poules on assure sans problème l'apport en protéine de la famille. Eventuellement un cochon pour 2-3 familles (restes). Et ces bestioles tout le monde peut les élever avec relativement peu de connaisances et travail.

PS: Faire le fourrage pour des lapins c'est vraiment pas très difficile.

Moléson

23 juin 2011 à 23:52:19
Réponse #120

mrmagoo


Citer
s'il y a quelques chose dont je me contrefoutrais est de savoir si je gère mon jardin de manière écologiquement correcte.
L'écologiquement correcte n'est certes pas la première priorité sauf qu'il se trouve que certaines des méthodes écologiquement correctes permettent une moindre dépense d'énergie (moins de labourage, d'entretien et d'arrosage nécessaire).
Si t'es pas convaincu, vu que tu as de la place, suffit de faire des tests sur des petites surfaces et de comparer le ratio entretien/productivité. C'est ce que j'ai fait et je me suis aperçu que oui, finalement ça marche. C'est pas juste un délire de baba cool écolo (moi même, je me rase le crane et je suis finalement pas très cool  ;# ) certains agriculteurs professionnels commencent à s'y mettre, surtout au Canada mais ça débute aussi en France.
Sinon pour le reste, ben c'est vrai qu'on reste dans la construction intellectuelle sur le thème de "Et si....?" et je suis pas très convaincu de l'utilité de la réflexion...mais bon, il en faut pour tous les gouts
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

24 juin 2011 à 00:08:04
Réponse #121

AC


(...) beaucoup prennent cette démarche pour de la fiction (un trip robinson crusoé...etc, peu importe les mots).

Ce que j'appelle "trip Robinson Crusoe", ce n'est pas la démarche, mais le consensus qui a émergé immédiatement autour d'un retour à la vie rurale comme seule solution.

Citer
Qui a parlé d'agriculture à échelle mondiale.

"On ne peut compter que sur nous-mêmes" (ton 3ème postulat) n'implique pas "On peut ignorer les autres" !

En prévision de bouleversements climatiques dans les prochaines décennies, il faudrait investir aujourd'hui dans un lopin de terre et apprendre à l'exploiter, pour être mieux loti que le reste de la population quand la famine sera venue ?? Il y a déjà un milliard d'humains qui pratiquent l'agriculture manuelle par nécessité et qui sont donc très en avance sur nous. Les six autres milliards n'auront pas forcément envie de se retrousser les manches 7j/7 de 5h à 22h. Quand ils en auront marre de bouffer des insectes pendant que je déguste mon poulet bio élevé en plein air dans mes champs, je suis à peu près certain que les impôts fonciers sur les terres agricoles augmenteront suffisamment pour que je sois obligé de vendre mes hectares à l'exploitation industrielle voisine. C'est ce qui arrive dans les pays en voie de développement qui sortent de l'économie primaire, et que nous n'évitons en Europe qu'à coups de subventions.

Désolé si ces considérations ne vont pas dans le sens des rêves de retour à la vie campagnarde de certains. Ce fil de discussion est original et j'aimerais y lire des propositions réalistes. J'ai déjà donné des pistes, aussi bien pour une approche égoïsteindividualiste que pour nourrir toute la planète.

24 juin 2011 à 03:14:37
Réponse #122

Bobzdar


De plus l'indépendance, ça coûte cher, très cher. J'ai la chance d'avoir la possibilité d'être à peu près indépendant, J'ai une maison, beaucoup de terrain. Une source, du bois, un groupe électrogène, des réserves de mazout (le chauffage central), un chauffage solaire. Un verger et un jardin, des écuries, poulailler, porcherie (ces derniers inutilisés). Combien de personnes peuvent se payer ce luxe ???
Effectivement, ce luxe n'est pas à la portée de tout le monde.
D'où l'interêt (entre autre financier) de s'associer et de se regrouper par affinité.

En fait la seule solution est la coopération dans un groupe d'une taille moyenne. C'est pas pour rien que dans toute l'histoire humaine, l'humain s'est constitué en tribu, village, communauté ou ville en fonction des moyens techniques.
Vous voulez survivre? identifiez dans votre entourage les personnes ayant des compétences clefs. Prenez le leadership en cas de cata, réunissez ces gens, organisez les. Et surtout posez vous la questions que pouvez vous apporter à ces gens.
Voilà une bonne illustration à ce que j'entends!

s'il y a quelques chose dont je me contrefoutrais est de savoir si je gère mon jardin de manière écologiquement correcte.
Chacun son éthique après!
Certains brûlent des chambres à air en situation de survie... pourquoi pas des engrais dans ton potager.
La seule différence est que cette négligence s'en ressent directement dans tes aliments, leur qualité et donc l'impact sur ta santé (heureusement à une échelle assez réduite).

Ce que j'appelle "trip Robinson Crusoe", ce n'est pas la démarche, mais le consensus qui a émergé immédiatement autour d'un retour à la vie rurale comme seule solution.
Je ne pense pas que rester dans un cadre de vie citadin puisse être bénéfique tant en terme de sécurité (promiscuité, démographie) que de production et d'autonomie (manque de terrain) si les circonstances de notre "scénario" venaient à se réaliser...

Les six autres milliards n'auront pas forcément envie de se retrousser les manches 7j/7 de 5h à 22h.
Grand bien leur en fasse.
Je ne suis pas le seul à transmettre ce message, cet avertissement.
Mais comme, une nouvelle fois, personne n'est obligé d'adhérer alors 90% des gens tournent cela en dérision (par peur?)...
Evidemment que la grande majorité de la population ne sera pas préparée, c'est ce qu'on appelle, à l'échelle animale, la sélection naturelle. Pas que je pense que ce soit bien! Mais aucun discours ne pourra jamais convaincre l'humanité dans son ensemble...

Ce fil de discussion est original et j'aimerais y lire des propositions réalistes.
Tout cela est très concret, je crois. Reste à accorder du crédit à la théorie.
 ;)
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

24 juin 2011 à 06:51:05
Réponse #123

fractus


Pour moi, le risque le plus réaliste à court terme c'est une crise économique type Argentine:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine

Citer
. Le FMI comme d'habitude exige des réductions de dépenses publiques drastiques et en fait organise une véritable déflation en contrepartie de l'apport de plusieurs milliards de dollars (désignés par le terme Blindaje). Le paradoxe est que le FMI est totalement opposé par principe aux currency boards ! Il travaille à contre-emploi sur un système de changes qu'il comprend mal. Le FMI n'est pas la seule institution à aider l'Argentine : la Banque Mondiale, la Banque Panaméricaine, l'Espagne et même des fonds de pension apportent au total plus de fonds que le FMI.
En 1999 l'Argentine connait malgré cela une récession (baisse du PIB de 4 %). En 2000, l'économie ne parvient toujours pas à se rétablir de la crise, et stagne.
En corollaire à la crise, le chômage augmente, ce qui engendra de plus en plus de protestations et de manifestations de chômeurs. Plusieurs organisations protestataires furent créées.

Ca ne vous rappelle ce qui se passe en Grêce!


Citer
À cette époque furent aussi créés beaucoup de cercles d'échange qui suivaient en partie l'idéologie de l'économie libre (économie sans intérêts), bien que la plupart se contentaient de pratiquer l'échange de biens alimentaires et de services, et ce dans le but de compenser la baisse constante du pouvoir d'achat (le salaire réel diminuant du fait de la forte inflation). À partir de 2001, ces cercles devinrent un véritable phénomène de masse, et pratiquement chaque quartier de chaque ville avait à cette époque son propre cercle d'échange. L'organisation centrale Red Argentina de Trueque alla jusqu'à émettre en 2001 une monnaie privée nommée Crédito, qui pouvait même parfois servir pour l'achat de biens immobiliers.

 La crise a durée plusieurs années c'est donc difficile (voir impossible pour moi)  de prévoir sur ses stocks pour une période aussi longue. Dans ce cas tout ce que l'on produit devient précieux, même si ça ne permet pas d'être totalement autonome. Comme beaucoup je vis dans une maison qui a un petit jardin, dans ce cas le potager et l'élevage de petit animaux prennent du sens, il me semble. Toute compétence, un peu pratique devient elle aussi précieuse car elle peut être monnayer. Messieurs c'est encore le moment d'acquérir des compétences en  plomberie, électricité, mécanique, cordonnerie, couture ou autre...





24 juin 2011 à 06:56:29
Réponse #124

fractus


D'ailleurs, vous parlez beaucoup de potager. Mais en terme d'efficacité, planter du blé, de l'orge et du mais serait pas plus important que des tomates et des courgettes? ça sera pas bon, mais tu risquera moins de crever de faim.

L'un n'empêche pas l'autre. Mais haricot courgette peuvent être cultiver en même temps.

Citer
Dans l'agriculture traditionnelle [mexicaine], le maïs est toujours cultivé en association avec les haricots et les courges.

Les haricots s'enroulent autour de la tige des plants de maïs et les courges s'étalent sur le sol. Elles contribuent ainsi à en conserver l'humidité et à limiter la pousse des adventices. Mais celles qui sont comestibles (elles sont appelées quelites) sont favorisées par le désherbage sélectif. Il existe une seule espèce botanique de maïs cultivé (Zea mays), mais plusieurs espèces de haricots et de courges. Le haricot commun (Phaseolus vulgaris) est de loin le plus fréquemment cultivé. C'est aussi l'espèce qui a été diffusée à travers le monde. Le haricot d'Espagne (Phaseolus coccineus) pousse dans toutes les hautes terres, au-dessus de 2000 m. En Europe, il est plutôt cultivé pour ses fleurs rouges, comme plante ornementale. Le haricot tepary (Phaseolus acutifolius) est propre aux zones arides, surtout au nord du Mexique. Le haricot de lima (Phaseolus lunatus) est encore moins courant. Des courges, le chilacayote (ou courge de Siam) à la chair blanche (Cucurbita ficifolia) pousse dans toutes les hautes terres, la courge dont on consomme en Europe les jeunes courgettes (Cucurbita pepo) est aussi propre aux hautes terres, tandis que les grosses citrouilles à chair orange (Cucurbita mixta et C. moschata) poussent dans les basses terres.

Citer
Ce système, il y a longtemps que la France l'a repris en partie pour la culture du haricot tarbais. Très rapidement, on a associé ce haricot au maïs dont les hampes lui servent de tuteur. Les deux plantes se sont répandues ensemble dans la plaine de Tarbes. Pendant longtemps, on a semé conjointement une graine de maïs et une graine de haricot. Aujourd'hui, dans pratiquement toutes les exploitations de la région, on élève le haricot sur des filets tendus dans les champs, mais quelques rares paysans pratiquent encore le tuteurage sur maï

http://www.onpeutlefaire.com/forum/topic/7963-plantes-associatives/


 


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