Pour revenir sur le cheval de trait , cela est je crois est possible à partir de 3,5 hectares( de très bonne terre) , un ami maraicher procède ainsi :
1 hectare réservé à la culture , en fait un peu moins de 4000 sont cultivés , pour le roulement des cultures en fait .
sur le reste ( 2,5 hectares à la louche) il y a : un cheval de trait (un comtois de 800 kilos) , faut le voir bosser l'animal c'est magnifique et sidérant de précision , ma parôle qu'il marche dans un sillon de 30 cm de largeur !
puis 6 ou 7 brebis ( pas de bélier ) qu'il fait féconder une fois l'an
Ok cela bouffe de la place , mais il a du fumier(bio) en quantité , et ça au potager c'est le nerf de la guerre .Vu qu'en maraîchage , y a du déchet , il dépense quasimment rien en bouffe pour les animaux , de mémoire 2 grosses balles de foin à l'année .
Quand à l'eau , ici ( Tarn) , il fait 850 mm à l'année par m2 , enfin c'est une moyenne , car cette année c'est misère . Donc l'abri pour les bêtes doit au moins faire une vingtaine de m2 , donc largement de quoi remplir des cuves , et puis qui dit culture sereine , dit aussi puits , donc l'eau y a moyen de gérer .
Actuellement , la seule contrainte , c'est que tous les soirs faut rentrer les bêtes , il arrive à dégager par mois , après tous les frais (minimes ) un peu plus de 600 euros .
Après , c'est clair que dans le pré ou il y a le bourrin , pas question d'y planter des fruitiers .D'ou l'abandon ( à regret ) de me trouver un cheval...
Pour le séchoir , je posterai après la réalisation et les premiers essais pour dire ce qu'il en est .
Après la dimension solidarité est une composante fondamentale de l'autonomie , quel bonheur de s'échanger nos produits avec les voisins , ou même simplement de donner .Mais localement j'ai du mal tisser un réseau de complémentarité , j'ai confiance cela viendra .