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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Une vidéo qui me donne le sourire :)  (Lu 27609 fois)

18 mars 2011 à 16:34:50
Réponse #100

Mrod


Bonjour à tous,

J'aime beaucoup une des particularités de ce forum, qu'à partir de presque rien, une vidéo, qui aurait simplement pu nous faire sourire, il ouvre la porte à un débat et une discussion très intéressante. Merci de pas avoir clos le sujet avant que certain, qui ne l'ont pas encore fait, puissent s'exprimer.

Certains ici me connaissent suffisamment (même si c'est virtuellement) pour savoir ma position quant à la violence. Mais ce n'est pas ça que je souhaite aborder. Mon opinion importe peu.

On a tous eu notre lot d'humiliation à l'adolescence, pour la plus part. Je ne regrette pas ce que j'ai subit car cela m'a construit et a fait de moi l'homme que je suis aujourd'hui. Au final c'est un mal pour un bien. Et le bien que je peux faire aujourd'hui autour de moi grâce à ça est bien plus grand que le mal que j'ai pu subir. De plus cela m'a permis de comprendre beaucoup de chose sur la violence que je vais vous partager.


Une chose n'a pas été abordé dans cette discussion. Beaucoup, par compassion, ce mettent à la place de l'agressé et personne à celle de l'agresseur. Au long terme qui souffrira le plus de ses agressions? L'agressé ou l'agresseur?
Je pense que l'agresseur est le plus à plaindre car il restera enfermé dans ses schémas de fonctionnement violent pendant très longtemps et ne parviendra peut être jamais à les dépasser. Il en souffrira car il subira inévitablement les conséquences de ses actes, directement ou indirectement. Pour ceux qui y parviennent ils deviennent en général de grands hommes. Du pire peux jaillir le meilleur. L'histoire est pleine de repentis qui après avoir fait le mal prennent conscience de ce qu'ils ont fait et tentent de se racheter en changeant radicalement de comportement. Pour ceux qui font parti de ces gens là: N'oubliez pas qu'on efface pas le passé et qu'on peux apprendre à maîtriser nos démons mais qu'ils restent toujours présent. On doit apprendre à vivre avec notre histoire et les démons qu'elle a engendré.
Je met à part les sociopathes et psychopathes car leur violence ne relève pas de schéma de comportement déplacé assez facile à corriger mais bien d'une pathologie conséquente de leur propres souffrances et qui pour la plupart n'en sortiront jamais faute de prise en charge adéquate.

Ce fil de discussion retombe dans le débat violence/non-violence. Ce qui a été mainte fois abordé sur ce forum. Il serait temps je pense de dépasser ça une bonne fois pour toute. Certains l'on déjà fait à titre personnel, d'autre y sont prêt, mais pas tous. Je vais tenter de mettre des mots pour ouvrir des portes, ou les enfoncer au besoin. Cela pourra aider ceux qui sont prêt à l'entendre et le comprendre ou qui le savent déjà. Pour les autres qui ne sont pas prêt ils vont certainement se braquer, se raccrocher à leur propre opinion de la chose et pour certains réagir violemment envers mon discours. Je prends ce risque et je reste ouvert à vos réactions. En espérant ne pas faire dégénérer cette discussion au point que le sujet doivent être clos pour cause de modération.

Je ne vais pas aborder certaines notions qui ont déjà été dit dans cette discussion et sur lesquels on est tous (je l'espère) d'accord. Comme le fait que la vengeance n'est pas une solution et qu'elle nous entraine dans une spirale destructrice dont il est très difficile de sortir.

Je vais néanmoins rappeler certaines bases, évidentes pour moi mais pas pour tous. Il faut vérifier les évidences.

Violence contre non-violence rejoint la dualité du bien et du mal, de la vie et la mort, etc... Toute forme de dualité en fait. Tout ceci n'est qu'affaire de point de vue. "Le bonheur des uns fait le malheur des autres", pour ne citer que cet adage. Il faut aller au delà de ça pour voir le fond du problème, j'y viendrais en seconde partie.





Avant d'aller plus loin il me semble important de clarifier ce qu'est la violence et ces diverses formes. Pas besoin de définir le terme, je pense qu'on le sait tous.

Comme cela a déjà été dit nous vivons dans un monde violent, la violence est omniprésente, la nier ne mène à rien (je développe pourquoi cela ne mène à rien plus loin).
 
Je divise la violence en deux parties. Il y a la violence du monde de la nature dans laquelle j'englobe aussi bien les éléments que la violence animale/végétale. Je met volontairement de coté la violence du monde des humains.

Dans le premier cas il n'y a pas de moralité ni affaire de jugement. On ne peux pas la changer, cette violence là est "normale", "naturelle"... Il y a celle des éléments: catastrophes naturelles et autres. Cela peux paraitre violent et destructeur mais en fait ces mécanismes sont en place pour maintenir un équilibre, notre planète est vivante, en permanente évolution et ce régule d'elle même. Ensuite il y a celle du règne animal/végétal qui porte en lui aussi une violence qui ne peux pas, elle non plus, être jugée, car nécessaire. Elle est une question de survie. Par exemple on ne peux empêcher un carnivore de tuer pour se nourrir. La vie et la mort étant étroitement liée, l'une nourrissant l'autre. On ne peux les dissocier l'une de l'autre, il faut simplement l'accepter.

La violence est parfois nécessaire, pour maintenir un équilibre par exemple, mais pas de façon incontrôlé ou gratuite. Dans le cas de la nature on le comprends aisément. Appliqué au monde des humains ça se complique.

J'ai mis à part la violence du monde des humains car même si nous faisons parti de la nature et du règne animal nous sommes différent. Je ne nous place pas au dessus des autres espèces mais à part. Nous avons quelque chose qui nous différencie des autres formes de vie. Le définir serait très long et le résumer presque impossible. Mais vous savez tous plus ou moins de quoi je parle donc je n'y mettrais pas d'étiquette avec un nom qui lui soit propre afin d'éviter les mal entendus.





Voici un ma définition de la violence (humaine):

Il y a trois types de violence: physique, verbale et morale. J'espère que ceci est acquis pour tous.

Il y a aussi deux formes de violence. L'une dont on parle beaucoup, car visible, palpable, la violence extérieur. L'autre, la violence intérieur dont on parle peu et qui est souvent niée, sous estimée, refoulée, etc. Pourtant elles sont étroitement liées. L'une est à l'origine de l'autre.

La violence extérieur n'est que le reflet de la violence interne de l'être.

On porte tous en nous de la violence, certain plus que d'autres. La nier ne mène à rien de bon. L'exemple de David, sur cet homme qui se disait non-violent, est très juste sur ce point.

Qu'est-ce qui me permet de dire qu'on a tous en nous cette violence. Sont origine est les différents traumatismes qu'on a vécu. Comme personne n'a été élevé ou ne vit au paradis, mais bien sur terre, on a tous notre lot de traumatisme et donc la violence en nous qui en découle.

Le plus souvent on est confronté à une violence destructrice ce qui nous mène à penser qu'elle est forcément mauvaise.

Par essence la violence n'est pas mauvaise dans le sens où elle peux être aussi bien détruire que construire.

Ce qui importe est ce que l'on en fait.



On en viens au coeur du problème entre violence et non-violence: Qu'est-ce qui construit et qu'est-ce qui détruit. Là est la vrai question. C'est une très longue réflexion alors je vais juste poser des bases simples.

Ce qui construit est ce qui favorise la Vie. La discipline de la survie s'inscrit dans cette démarche: Favoriser la vie. Et ce quel qu'en soit le prix, mais pas à n'importe quel prix (certains comprendront cette phrase).

Quels actes sont constructifs:
Ce qui compte n'est pas l'acte en soit mais ces conséquences. C'est cela qui va définir si un acte est constructif ou pas. Pour cela il faut avoir une vision d'ensemble et donc beaucoup de recul sur l'acte lui même. Le recul nécessaire est parfois simplement une question de temps car les conséquences d'un actes ne sont pas toujours immédiates. Dans tout les cas il est très difficile de savoir à l'avance les conséquences d'un acte. Cela demande beaucoup de sagesse.

En comprenant cela: (Ce qui compte n'est pas l'acte en soit mais ces conséquences). On comprends que la violence est parfois nécessaire.
Le problème étant que l'utiliser pour faire le bien et "construire" est risqué car le plus souvent on ne sait pas quel seront les conséquences.

Avant d'en arriver là il y a une étape à franchir.

Notre violence (celle qu'on porte en nous) va dans un premier temps être complètement incontrôlé. Elle se manifeste quand les conditions sont réunies sans qu'on puisse avoir le choix.
La nier reviens à mettre un couvercle dessus pour la masquer à notre propre regard mais inévitablement elle trouvera une faille pour sortir. Aussi solide est complexe que soit le "couvercle" elle trouvera un moyen de sortir. Quitte à le faire exploser. C'est pour cela que la nier, la refuser, etc... ne mène à rien de bon.

En prenant conscience de cette violence et en l'acceptant on amorce un travail qui consiste à la canaliser pour en quelque sorte la maîtriser et pouvoir ensuite apprendre à s'en servir.

Il faut apprendre à la contenir sans l'enfermer. Il faut lui laisser une porte de sortie, dont on garde la clé. Sous certaines conditions on la laisse sortir car c'est nécessaire. Comme tout ce que l'on porte en nous cette violence est vivante et on ne peux la contenir en permanence. C'est la seule manière de vivre en paix avec elle.

Pour certains, nombreux ici, cela passe par la discipline des arts martiaux. Cela peux prendre des formes très différentes en fait. Le seul point commun est qu'on trouve un moyen, peu importe lequel, de la laisser s'exprimer dans un cadre précis et sécuritaire, pour nous même et les autres(d'où un besoin de discipline), afin de la faire sortir tout en la contrôlant et en maîtrisant ses conséquences pour ne pas qu'elle soit destructrice, que ce soit envers les autres ou soit même.

Il faut tout de même garder à l'esprit qu'on est jamais à l'écart d'un dérapage.

Ce choix de vie que certain ont fait. De ne pas se laisser contrôler par sa propre violence et apprendre à la maîtriser n'est pas toujours facile. A tout moment elle peux sortir et dans certaines situations c'est très difficile de la contenir. Parfois on échoue et on a plus qu'a assumer et payer les pots cassés.

Tous ne font pas ce choix de vie.

En réalité ce n'est même pas affaire de choix pour certains, ils ont une telle violence en eux qu'ils sont obligé d'apprendre à vivre avec sinon elle les détruirait. Ces personnes là se reconnaitrons.



Bon je crois que je vais en rester là. C'est déjà un gros pavé (dans la marre  ;) ).

Amicalement,
Nico
« Modifié: 18 mars 2011 à 17:53:13 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

18 mars 2011 à 18:03:36
Réponse #101

Mrod


En relisant je me suis aperçu de quelque chose qui pourrait blesser certains et je tiens à m'en excuser.

J'ai beaucoup catégoriser en disant par exemple: "certains comprendront". Comme s'il y avait deux camps, ceux qui comprennent et les autres, me plaçant d'office dans ceux qui comprennent (manque d'humilité de ma part je pense).
On a tous un degré de maturité différent ce qui fait qu'on voit les choses avec plus ou moins de profondeur. Chacun comprendra ce qu'il peux comprendre dans mon intervention.
J'espère que cette erreur de ma part ne braquera personne.

Je n'ai pas la science infuse même si j'aurais pu approfondir d'avantage cette analyse qui d'ailleurs n'est pas terminer puisque je n'ai pas fini de développer un thème important: "Ce qui compte c'est ce qu'on fait de notre violence" et expliquer qu'est-ce qu'on peux en faire pour que cela soit constructif.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

18 mars 2011 à 18:12:48
Réponse #102

Leif


yop en coup de vent.

c'est plus la vision de quelqu'un qui est extérieur a la violence et qui veut la catégoriser et l'expliquer.

la on est dans le domaine de la philosophie.

quand je dis exterieur cela ne veut pas dire qui ne la subit pas mais plus ,celui qui ne la pratique pas.

peace

18 mars 2011 à 18:22:50
Réponse #103

sapiens


La violence "fonctionnelle" a été encouragée sur ce forum sous diverses formes, à juste raison. Maintenant, l'humanité n'en est qu'à ses balbutiements, et notre condition de cheeta évolué me donne l'impression que nous avons une attirance innée pour la violence, et ce, depuis le plus jeune âge − alors je me demande s'il est universellement juste de justifier ça par rapport à la régulation naturelle de notre société, nos origines et le fonctionnement de nos ancêtres. Peut-être est-ce que l'humain est par nature, psychologiquement malade ?

Pour la non-violence, je pense qu'elle est potentiellement faisable quand on sent qu'on peux faire germer l'idée dans la tête de l'agresseur, le tort de régler ses problèmes avec des coups, le laissant le temps d'avoir honte, de réfléchir et d'évoluer. Alors qu'une réaction de défense inhiberait un peu tout cela, le légitimant inconsciemment dans son attaque.
A condition de très bien connaitre son agresseur (un père, un frère, un cousin ou un ex-ami), à condition de reconnaitre un vrai potentiel, à condition d'être sûr qu'il n'ira pas trop loin dans les dégâts, à condition d'avoir déjà frappé sur des non-violents pour comprendre. Ce n'est pas à la portée de tous et je sais que ça va choquer, je pense aussi que c'est ce que Gandhi ou le soi-disant Jésus avait compris.

Bref, j'ai l'impression de farcir les lentilles et concrètement : ça sert à rien ! :))

Pour les morphotypes, nous y reviendrons dans un autre fil j'espère ;)

18 mars 2011 à 18:26:11
Réponse #104

Mrod


Évidement il faut être à l'extérieur pour avoir une vue d'ensemble de la chose.

Je l'ai catégoriser pour la simplifier afin de l'expliquer et rendre cela accessible au plus grand nombre.

Je ne subit plus la violence, c'est certain. J'en prends encore dans la gueule, encore plus qu'avant même mais par choix et c'est pas une violence gratuite et inutile.

Si je ne la pratique plus? Plus de la même manière on va dire. Et très rarement.

Peace mon frère,
Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

18 mars 2011 à 19:35:26
Réponse #105

pan48


Tu vois Nico moi c'est pas cette vidéo qui me donne le sourire,mais ta réflexion. :love:
Je trouve que c'est une force d'être non violent par CHOIX et je pense que si tout le mondes faisaient ainsi  le monde irai bien mieux.
Après il faut reconnaître que ce genre de vidéo nous amène le plus naturellent du monde a accepter la violence,parce qu'elle est justifiable,un peu comme dans un film ou l'on a voulut nous faire passé les méchants braqueurs pour des gentilles.
On est toujours dans ce chéma du bien contre le mal alors que ce serai plutot le bien c'est ne pas faire le mal.

Merci pour ton idée positive,cela permet de mettre ça hargne au placard.

18 mars 2011 à 20:31:24
Réponse #106

sharky


Nico, c'est ton approche psycho-sociale de la violence.
Il y en a bien d'autres, à chacun son point de vue. J'avoue tout de même être beaucoup sensible à une approche behavioriste que pyschologique  ;#

Ce qui me gêne, c'est çà:
Une chose n'a pas été abordé dans cette discussion. Beaucoup, par compassion, ce mettent à la place de l'agressé et personne à celle de l'agresseur. Au long terme qui souffrira le plus de ses agressions? L'agressé ou l'agresseur?
Je pense que l'agresseur est le plus à plaindre car il restera enfermé dans ses schémas de fonctionnement violent pendant très longtemps et ne parviendra peut être jamais à les dépasser. Il en souffrira car il subira inévitablement les conséquences de ses actes, directement ou indirectement

Cà me fait toujours bondir ce discours là chez mes collègues travailleurs sociaux. Cà se rapproche à une échelle plus petite de ce que Xavier Raufer appelle "la culture de l'excuse". Essayer de faire une formation "gestion des conflits et de la violence" pour les collectivités territoriales, ce serait à se pisser dessus si ce n'était pas une vraie formation
Il y a un moment l'empathie, elle ne peut pas être totale en tout cas je n'en suis pas capable.
Peu importe que le type qui veut me défoncer ait un passé difficile, ce n'est pas mon problème à ce moment là. C'est lui qui n'a plus d'empathie et qui me voit comme un morceau de viande.

Mais bon, en me relisant je vois que nos préoccupations ne sont pas sur le même plan (protection perso et philosophique)
« Modifié: 18 mars 2011 à 20:38:02 par sharky »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

19 mars 2011 à 13:28:22
Réponse #107

Mrod


Bonjour,


Merci pour ta réponse Pan48,
A vrai dire je ne m'estime plus non-violent même si je continue de la prôner car pour beaucoup de gens c'est très difficile de comprendre que la violence peut être utile et surtout car il faut une grande sagesse pour savoir quand elle est réellement utile et favorable pour autrui. Je ne m'en estime moi même pas capable en toute circonstances. De plus enseigner que la violence est utile à des personnes qui ne sont pas en capacité de l'appliquer (de façon bénéfique) serai leur fournir une excuse pour l'appliquer injustement et égoïstement.
Je te rejoins sur le fait que s'il y avait plus d'exemple de non-violence dans notre société on irait certainement mieux car notre société est saturée de stimuli qui encourage la violence destructrice. Cependant je me demande si la non-violence est une étape obligatoire pour que l'humanité parvienne à une application plus juste de la violence. D'ailleurs j'ai réfléchi hier et le terme violence ne convient plus lorsque elle est utilisée de façon juste et constructive. Je terminerai de développer mon analyse (ici ou ailleurs, mais pas maintenant) en réponse à ta réponse.

Inutile de mettre sa "hargne" au placard. C'est ce que j'ai commencé à expliqué, il faut apprendre à l'utiliser. C'est là que le terme violence ne correspond plus vraiment pour la qualifier, je développerai cette notion là aussi dans la suite de mon analyse.

Sharky,
Je comprends ta attirance pour le béhaviorisme.
J'ai personnellement plus de mal avec cette approche car je pense qu'on ne peux exclure la paramètre des phénomènes internes à l'être de l'équation si on veux comprendre un phénomène dans sa totalité. Les recherches de Skinner rejoignent mon point de vue. Les principes de Skinner marquent une divergence profonde avec le béhaviorisme méthodologique de Watson (fondateur du béhaviorisme) en acceptant l'idée que des variables internes à l'individu puissent intervenir dans l'analyse du comportement.
Pour ceux qui veulent aller plus loin sur ce thème je les invite à faire une recherche sur le net, on y trouve des informations assez complète sur cette méthode d'analyse des phénomènes.



Pour rester dans le sujet initial de ce fil je vous partage mon analyse de cette vidéo.
J'ai à nouveau regardé la vidéo plusieurs fois. Je pense et j'ai cru comprendre qu'il avait subit de nombreuses agressions auparavant. Il est arrivé à un point de saturation ou point de non-retour, non-acceptation et qu'il a dut passer à l'acte pour inverser la tendance (la rééquilibrer en fait). Si d'autres actes avaient été posé en amont cette situation aurait put être évitée. Il ne voulait pas en arriver là, il est foncièrement bon, mais la situation n'était plus supportable pour lui et il n'a pas eu le choix.
Cet enfant à en lui une grande puissance. Sa force physique n'est qu'une manifestation de cette puissance. L'autre enfant n'a pas cette puissance. Il a, à ce qu'on peut comprendre, agressé Casey à plusieurs reprise par le passé. Casey à longtemps encaissé puis à du poser un acte fort et clair. Ce seul acte à rééquilibré la relation ce qui permet de constater la différence de potentiel entre les deux enfants. J'admire le fait que Casey, malgré son jeune âge, ait eu la sagesse d'utiliser sa puissance en la contrôlant. Il l'a libérée mais pas plus que ce qui était nécessaire pour rétablir l'équilibre. Et ensuite il s'en va, il passe à autre chose. On est d'accord sur le fait que s'il l'avait voulu il aurait pulvérisé l'autre enfant.

Sharky,
Tu me reproches, à juste raison, de me mettre à la place de l'agresseur mais en fait c'est ce que vous avez tous fait inconsciement car dans cette vidéo (sortie du contexte passé) la plus forte agression à été commise par Casey. En réponse à l'agression initiale de l'autre enfant, on est d'accord. Vous avez donc justifier l'acte de Casey, l'agresseur, du fait de ce qu'il avait subit par le passé et qu'on pouvait aisément supposer. J'ai fait de même en me mettant à la place de l'autre enfant. Je perçois en lui un lourd passé de violence qu'il a du subir mais n'ayant aucun moyen de réparer ça en rééquilibrant sa relation avec son propre agresseur, il se venge sur les autres.

En résumé:
Au final plus d'agresseur ni d'agressé puisque chacun à agressé l'autre et que l'équilibre est rétabli.
La violence à engendré la violence. L'autre à récolté ce qu'il avait semé, pas plus, pas moins. Je n'y vois pas de vengeance mais une "réparation" des affronts initiaux. Hélas, la réparation s'est faite dans la violence mais il n'y avait plus d'autres options possible pour Casey. Il a fait avec ses moyens.
Je rejoins donc l'opinion de plusieurs qui se sont exprimés avant moi sur le fait que cette violence est justifiable mais j'apporte une nuance car si Casey avait eu la possibilité de faire autrement il l'aurait probablement préféré. Mais faute de moyen en amont pour éviter cette situation il n'a pas eu le choix.

C'est à ce niveau qu'on peux avoir une influence, nous adultes, en éduquant les jeunes et avant tout en servant d'exemple.

Si ça vous intéresse je terminerai l'analyse que j'ai commencé sur la violence. Là j'ai pas le temps mais j'y ai réfléchi et je continue. Je me demande aussi si ça a ça place ici ou si ça dépasse le cadre du forum, si ça vous emmerde ou si ça vous intéresse, si besoin je la publierai ailleurs et donnerai le lien aux intéressés.


Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

19 mars 2011 à 13:38:56
Réponse #108

ucorsu


Finalement ça fait du bien de voir des trucs pareil  ;)
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

19 mars 2011 à 13:45:13
Réponse #109

Gros Calou


Tafdak avec le résumé de Nico, d'un côté un enfant violent qui sème ce qu'il vit et de l'autre un enfant qui soit il n'a pas alerté ses parents ou un prof, pour x raisons, soit les personnes avertis ne se sont pas souciés du problème. Ayant subis maintes fois, il a envie que ça s'arrête net.
Et voilà le résultat.
Casey a stoppé net. Sacré bonhomme car une fois à terre il aurait pu faire plus, mais c'est pas un méchant, juste un vrai gentil.
Là se pose la question de ce qui aurait pu se faire en amont et éviter tout ça.
Les parents du petits nervis au lieu de porter plainte auraient du essayer de comprendre pourquoi cette situation est arrivée. Espérons que les hommes de lois seront sensibles à cela CQFD !

 ;)

19 mars 2011 à 13:45:37
Réponse #110

sharky


Nico,

Je te reproche rien du tout, c'est juste qu'on ne pas être dans l'éducatif tout le temps.
Pour te prendre quelques exemples perso où j'étais en position éducative:
- ascenseur en panne dans un immeuble de zone sensible, je me tapes les 12 étages à pied et au détour d'un palier, je tombe sur un gros deal avec des jeunes dont je connais les parents. Les clients étaient sérieux, il y avait des gros toutous...
-en centre éducatif, un jeune me fonce dessus en moto.
-atelier cuisine, un jeune pète un cable et menace tout le monde avec un surin.

A aucun de ces moments je n'ai pensé à la relation éducative que j'avais avec ses jeunes, ni même être dans l'empathie au regad de leur parcours difficile.
J'ai juste pensé à sauver ma peau et celles des jeunes que j'avais en charge quitte à me mettre en difficulté avec mes employeurs.

A+
« Modifié: 19 mars 2011 à 17:25:59 par sharky »
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"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

19 mars 2011 à 17:11:59
Réponse #111

b@s


Nico,

Je te reproche rien du tout, c'est juste qu'on ne pas être dans l'éducatif tout le temps.
Pour te prendre quelques exemples perso où j'étais en position éducatives:
- ascenseur en panne dans un immeuble de zone sensible, je me tapes les 12 étages à pied et au détour d'un palier, je tombes sur un gros deal avec des jeunes dont je connais les parents. Les clients étaient sérieux, il y avait des gros toutous...
-en centre éducatif, un jeune me fonce dessus en moto.
-atelier cuisine, un jeune pète un calbe et menace tout le monde avec un surin.



A+

rhhhooo ... tu prends tout mal, toi aussi ! ;#

plaisanterie mise à part, je trouve qu'il est de plus en plus compliqué d'être empathique avec certains, notamment car ils prennent cela pour un assentiment ... j'ai pu remarquer ça avec des ados qui ne conçoivent pas qu'on puisse calmement et sans brutalité les empécher de faire quelquechose ... et si par hasard on fait preuve de plus d'engagement, se sentent immédiatement agréssés ...

un exemple : je suis intervenu un jour dans une bagarre entre deux ados.
première étape : je m'interpose en ne touchant pas les protagonistes, essaie de garder un ton calme et bas, écarte l'agresseur alors qu'un autre adulte prend en charge l'agressé. je tente de discuter, de le faire s'exprimer sur ce passage à l'acte... tout va mieux me semble -t-il .
l'agresseur me remercie, me contourne ...et se jette sur l'agressé à coups de stomp (l'autre s'était assis par terre)

re-intervention de ma part avec amenée au sol hyper contrôlée et maitrise tant bien que mal ...

moralité : le gamin voulait porter plainte contre moi car je l'avais "brutalisé"

j'avoue qu'après ça, empathie mon cul, oui !


21 mars 2011 à 10:39:56
Réponse #112

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

21 mars 2011 à 13:06:12
Réponse #113

swisstraceur


L'interview de Casey :

Le jeune Australien a expliqué qu'il était le sujet de nombreuses moqueries au sujet de son surpoids et que cela durait depuis des mois. Ses harceleurs n'hésitaient pas à user de violences à son égard.

Avant d'effectuer un bodyslam sur son adversaire, Casey raconte dans l'émission australienne «A Current Affair» avoir reçu plusieurs coups, dont plusieurs dans le visage. Il a d'ailleurs tenté de raisonner son agresseur, mais sans succès.

Une colère qui s'accumulait depuis trois ans

«Je regardais ce qu'il se passait, mais je n'arrivais plus vraiment à réfléchir. Je me disais juste: 'Cette fois, enfin... c'est terminé'». Selon l'adolescent, c'est la peur qui l'a poussé à réagir avec brutalité. «Je n'avais jamais été violent avant», admet-il. «Tout s'accumulait depuis trois ans et toute ma colère est sortie. J'en avais assez».

Cette situation n'avait que trop duré. «Ils m'appelaient toujours 'Gros', me jetaient des choses à la tête, me frappaient, me lançaient des bombes à eau, pratiquement chaque jour». Devant tous ces gestes malveillants, les amis de Casey ne voulaient plus s'afficher avec lui, de peur de subir le sort. «Je me sentais complètement seul. J'étais seul et donc encore plus facile à attaquer».

Il a pensé au pire

«Le pire moment, ce fut à l'époque où j'ai envisagé de me suicider. Me jeter dans le vide et avec moi toutes ces crasses que l'on me faisait». Il ajoute qu'il a tenu le coup grâce au soutien de sa soeur. Sa réaction «violente» lui a peut-être sauvé la vie. Il est devenu l'icône mondiale des écoliers souffre-douleur.

source : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/L-ado-harcele-raconte-son--enfer--15587003

Ca rejoint pas mal de post du forum : ennuis depuis des années, envie de sucide des jeunes qui ne peuvent se défendre, etc... c'était bien analysé.
« Modifié: 21 mars 2011 à 13:13:41 par swisstraceur »
Ses journées étaient occupées à scier, chasser, pêcher, coudre et réparer. Une vie est réussie quand elle n'est faite que de verbes d'action.


21 mars 2011 à 13:14:01
Réponse #114

** Serge **


Cela durait depuis des mois.

Très clairement, dans son interview, Casey parle en terme d'années.

C'est juste une baston de gamin ...
On est pas obliger TOUT LE TEMPS d'analysé tout ce qu'on voit .

Fugazi.
« Modifié: 21 mars 2011 à 13:22:49 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

21 mars 2011 à 15:25:28
Réponse #115

swisstraceur


Bien vu Serge, il y a une différence entre deux paragraphes :

1er paragraphe : et que cela durait depuis des mois

3ème paragraphe : Une colère qui s'accumulait depuis trois ans



Ses journées étaient occupées à scier, chasser, pêcher, coudre et réparer. Une vie est réussie quand elle n'est faite que de verbes d'action.


21 mars 2011 à 15:29:16
Réponse #116

** Serge **


A vrai dire, je ne me fiais pas à l'article, mais bien à l'interview du gamin mentionnant que son calvaire le poursuivait depuis quasi toute sa scolarité.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

21 mars 2011 à 16:06:09
Réponse #117

DavidManise


C'est comme si on regardais une vidéo de cul en disant:  Ah ben oué la c'est une super utilisation de la capote ... on voit bien c'est super étanche et élastique, Ah tient t'a vu la il a été obligé de la remettre faudrait trouvé pourquoi, Ah dans ce trou la sa rentre pas ... il doit manquer de lubrification

Bah ouais.  Ce forum, c'est exactement comme le porno gratuit dans nos sociétés.  On peut se poser devant pour se branler, ou alors on peut réfléchir au sujet et voir où ça nous mène.

Apparemment t'as pas choisi de réfléchir.  C'est ton droit, bien entendu.  Mais fais gaffe à force ça rend sourd ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

21 mars 2011 à 17:27:27
Réponse #118

Kilbith


J'aime beaucoup une des particularités de ce forum, qu'à partir de presque rien, une vidéo, qui aurait simplement pu nous faire sourire,

En fait, la vidéo pouvait difficilement me faire sourire dans le mesure (et je ne suis certainement pas le seul ici à la voir comme cela) où la réponse de l'offensé aurait pu tuer l'offenseur, or ce n'était pas son intention (et à mon avis ce serait pour le moins disproportionné). La prise effectuée est presque un "pilon" (clef de cou), normalement le résultat c'est l'hémiplégie ou la mort.

C'est le genre de schéma dramatique qui peut arriver un jour à chacun d'entre nous, que son gamin soit l'offenseur ou l'offensé. C'est quand même bête de frôler un drame pour simple une "histoire de cour d'école" comme on en a tous connu.  :down:

Apprendre les rudiments de l'art du combat à main nu, c'est aussi éviter de faire n'importe quoi. Un peu comme pour les armes à feu en somme  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

21 mars 2011 à 17:36:19
Réponse #119

** Serge **


C'est quand même bête pour simple une "histoire de cour d'école" comme on en a tous connu.

Le harcèlement physique et moral sur la durée ( des années ) revêt une autre dimension que celle d'une " histoire de cour d'école ".
C'est aussi cela la leçon tirée de l'analyse de ce fait-divers.

Accessoirement, combien d'instructeurs  notables( sports de combat/arts martiaux/combat H2H, SD, SP ) ont été ainsi maltraités ( bullied ) durant leur enfance ?
Personnellement, j'en connais au moins cinq.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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21 mars 2011 à 17:42:43
Réponse #120

Kilbith


Le harcèlement physique et moral sur la durée ( des années ) revêt une autre dimension que celle d'une " histoire de cour d'école ".
On a précisément tous connu le cas d'un élève pris comme "tête de turc" par les autres durant des années. Pour moi qui a été en pensionnat de garçon de longues années, j'ai le souvenir de plusieurs cas, dans un pensionnat c'était jour et nuit. Cela avait toujours existé et c'était considéré comme une situation "normale" à l'époque. Je ne dis pas ça pour minimiser. C'est juste un constat.

Depuis les mentalités sur le harcèlement physique, moral, le bizutage, les brimades etc...ont évoluées. Et à tout bien considérer, AMHA ce n'est pas plus mal.  :closedeyes:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

21 mars 2011 à 17:45:42
Réponse #121

Mrod


J'apporte une précision sur ce que j'avais développé avant.

Le terme violence intérieur n'était pas bien choisi car la violence n'est qu'une de ses manifestations. Manifestations du potentiel, constructeur ou destructeur, de chacun. La définition du mot "potentiel" est: "Qui est en puissance". C'est le terme "puissance" qui me convient donc le mieux.

J'ai fait une recherche sur le mot violence.
Étymologie: Le mot violence vient du latin vis, qui désigne l'emploi de la force sans égard à la légitimité de son usage.

Pour la philosophe Blandine Kriegel, la violence est « la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu. » La violence est ainsi souvent opposée à un usage contrôlé, légitime et mesuré de la force.

Je suis tombé sur une classification des diverses formes de violence sur wikipédia qui rejoint un peu ce que je disais.
    - Violence naturelle : C'est la violence des forces de la nature ; des tempêtes, inondations, tremblements de terre, incendies de forêt, tsunamis et autres catastrophes naturelles. C'est parfois la violence que nous percevons du monde animal (instinct de chasse, rituels de dominance, etc). Pour le philosophe Jean-François Malherbe, on ne pourrait à proprement parler de violence dans ces cas-là:
    «  C’est dire que les Grecs de l'Antiquité considéraient que la question de la violence (« bia ») ne se pose pas pour les animaux (« zôoi ») mais seulement dans le domaine de la vie humaine (« Bios»). Cela suggère très précisément que la question de la violence a affaire avec la parole qui est le propre de l’humain. Cela suggère aussi que les animaux ne sont pas, à proprement parler, violents : leurs comportements obéissent simplement aux lois inexorables de la nature. La « violence animale » n’est donc qu’une projection anthropomorphique sur le comportement animal. »

[MODERATION: un ton bienveillant reste de rigueur! Je vire la partie du post qui sort manifestement des règles de bienveillance de ce forum!]

Réponse aux autres:

Aucun acte n'est jamais posé sans raison. On peux bien croire ce qu'on veux ou se mentir sur la nature humaine. On est des calculateurs. L'humain de base est si prévisible que le plus souvent on ne pose pas un acte pour ce qu'il est mais pour ce qu'il aura comme conséquence. Encore plus souvent dans le seul but de recevoir ce qu'on désir égoïstement.

Faut pas être aveugle non plus envers les personnes qu'on tente d'éduquer surtout ceux qui sont placés en institution. Ils connaissent parfaitement bien les méthodes et savent prévoir les réactions des éducs. Pour une raison très simple, presque tout les éducateurs sont formatés de la même façon.
Souvent les personnes prisent en charge s'en servent pour obtenir ce qu'ils veulent. L'exemple de b@s le démontre. L'agresseur n'a pas pu aller au bout de son passage à l'acte à cause de l'intervention de des encadrants. Alors il a dit à l'éduc ce qu'il voulait entendre afin de pouvoir aller terminer ce qu'il avait commencé.
 
Quel est le réel but de sa violence envers autrui, qu'est-ce qu'il attendait en retour. Il savait parfaitement que son acte aurait des conséquences sur lui même. Ne cherche t'il pas la punition en réalité? S'il en était resté là après l'intervention des éducs ce ne serait probablement pas allé plus loin. Je pense qu'il n'a pas eu ce qu'il cherchait et donc à insisté dans son passage à l'acte pour s'assurer de recevoir ce qu'il attendait.
Il a trouvé la faille du système éducatif...

J'ai un exemple proche de celui de Sharky,
Ça se passe aussi pendant un atelier cuisine mais avec des adultes handicapé mentaux. L'un d'eux (personne psychotique capable de crises très violentes) attrape un couteau et se met à menacer les autres sans raison apparente. Je m'interpose entre lui et le reste du groupe calmement. Il me menace en me disant je ne sais plus quoi, du genre: "je vais te faire la peau". J'ai gardé mon calme, je n'avais pas peur de ce qu'il aurait pu me faire, et je lui ai répondu à peu près ceci: "J'ai confiance en toi, je sais que tu ne le feras pas." Ca a suffit pour qu'il se calme et pose le couteau.

Je l'ai déstabilisé en ne lui offrant pas la réaction qu'il attendait de moi. Il a voulu utiliser la faille du système éducatif classique et j'ai utilisé la faille dans son propre système, notre relation. Je ne me suis pas opposé à lui (ce qu'il cherchait).

La violence est un rapport de force. L'un forçant l'autre à agir comme il le souhaiterai. En n'appliquant pas un force opposée à celle de l'autre, même pas une forme de résistance, on détruit l'emprise qu'il peut avoir sur nous en le déstabilisant et ainsi le pousser dans la direction que l'on souhaite via la force qu'on applique. C'est là que réside la force de la non-violence.
C'est une des bases de nombreux art martiaux. Deux forces opposées s'annule alors à défaut de pouvoir opposer une force supérieur à l'autre on ne va pas s'y opposer.

Nico
« Modifié: 21 mars 2011 à 23:49:14 par Nävis »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

21 mars 2011 à 18:01:59
Réponse #122

sharky


-atelier cuisine, un jeune pète un cable et menace tout le monde avec un surin.

J'ai un exemple proche de celui de Sharky,
Nico

En fait, on était plus dans le bullying, le jeune a fini par me lâcher après négoication qu'il voulait planter un autre loustic suite à des pressions et des moqueries concernant sa supposée orientation sexuelle. Comme sa culture d'origine n'était pas trop très ouverte question orientation sexuelle "différente", il a pris sur lui jusqu'à exploser pendant cet atelier.
La direction a voulu le sanctionner après, ce qui est normal mais j'ai dû batailler pour que le "harceleur" soit aussi sanctionné , d'autant plus que j'ai appris par la suite qu'il le faisait sous les yeux de certains adultes qui justement fermés les yeux.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

21 mars 2011 à 22:33:09
Réponse #123

Bobzdar


Les animaux ne réfléchissent pas, ne se posent pas de questions. N'ont pas de désir, que des besoins et font uniquement ce qu'il faut pour y subvenir et ainsi survivre.
Ils ont faim, ils mangent. Ils sont fatigué, ils se reposent. Ils ont besoin de se distraire, ils jouent. Etc, etc, etc.

L'Homme est un animal, mais il est conscient.
Conscient de pouvoir agir au delà de ses instincts et de ses besoins fondamentaux.
Sur le plan physique, biologique...etc je ne connais aucune autre différence.

L'individualisme est quelque chose de très anthropocentrique à mon sens.
On peut continuer à réfléchir, se faire plaisir...etc et être unique, sans toutefois renier des millions d'années d'évolution, notre place dans l'écosystème ainsi que les relations d'interdépendance qui nous y lie.

Ce n'est que mon avis.
« Modifié: 21 mars 2011 à 23:09:12 par Bobzdar »
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

21 mars 2011 à 22:56:36
Réponse #124

Nävis


Piqure de rappel pour tous ceux qui auraient des envies de laisser des vapeurs hormonales les submerger pour saluer l'arrivée du printemps: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,360.0.html


* Comportement et langage bienveillants obligatoires.  Sinon, c'est dehors. 

* Vous pouvez attaquer les arguments des gens, mais pas les gens eux-mêmes.  Sinon c'est dehors.
 

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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