En fait, la vidéo pouvait difficilement me faire sourire dans le mesure (et je ne suis certainement pas le seul ici à la voir comme cela) où la réponse de l'offensé aurait pu tuer l'offenseur, or ce n'était pas son intention (et à mon avis ce serait pour le moins disproportionné). La prise effectuée est presque un "pilon" (clef de cou), normalement le résultat c'est l'hémiplégie ou la mort.
C'est le genre de schéma dramatique qui peut arriver un jour à chacun d'entre nous, que son gamin soit l'offenseur ou l'offensé. C'est quand même bête de frôler un drame pour simple une "histoire de cour d'école" comme on en a tous connu. 
Je pense que sauf s'il avait volontairement voulu lui fracasser la tête par terre en le déposant à la verticale, tête en bas, et qu'il avait réussi, le risque de décès dans ce genre de truc est extrêmement limité. Sinon effectivement ça ne m'aurait pas fait sourire non plus...
Pour ma part, à l'école j'étais déjà doté d'un certain sens du travail bien fait, et les rares fois où j'ai vraiment lâché les chevaux contre des gens je considérais réellement que c'était pleinement justifié. Et de fait, quand je n'arrivais pas à mes fins à mains nues et à la loyale, ça ne m'a jamais gêné de revenir par derrière avec tout ce qui me tombait sous la main, de la barre d'aluminium trouvée dans le local de sport au morceau de parpaing. Et très honnêtement je ne le regrette pas, parce que c'est comme ça aussi qu'on forge ses propres valeurs, et qu'on apprend à assumer ses actes (et de facto c'est valable pour tous les protagonistes).
Bien sûr qu'il y a un risque... Bien sûr que quand on met un coup de barre en alu derrière la tête d'un mec qui vient de nous péter le nez avec son pied, c'est de la pure vengeance, on est loin de la défense personnelle, et encore plus loin d'un truc loyal. Mais dans certains endroits, il s'agit réellement de survie sociale : si le bruit circule qu'on s'est laissé péter le nez sans rien faire, on perd instantanément 5 étages dans la pyramide alimentaire, et immédiatement il y a BEAUCOUP plus de gens qui peuvent nous considérer comme un truc à becqueter. Et ça veut dire 5, 10, 12 bastons pour retrouver un statut suffisant pour ne plus être trop emmerdé. Alors le calcul est vite fait : on en défonce un tout de suite, très méchamment, et sans la moindre empathie. Et surtout, surtout, devant témoin.
Je ne sais pas comment ça se passe en France, mais je sais que là où j'ai grandi, il ne faisait pas bon être du mauvais côté de la chaîne alimentaire... et j'ai l'impression qu'en Australie c'est un peu le même combat.
Sinon, pour reprendre le constat de Serge, moi aussi j'ai été longtemps celui qui n'avait pas sa place dans la cour de récré. J'ai d'abord tenté d'être plus gentil, puis de m'isoler et de me blinder, puis finalement j'ai trouvé ma voie... celle où j'ai imposé mon physique et où tout simplement plus personne n'osait me casser les c*u!lles. Et subitement j'ai eu plein de copains qui m'ont demandé de cogner sur celui qui les emmerdait... ou qui étaient mes meilleurs potes surtout quand il y avait un risque de se prendre une beigne. Ca a suffi pour que je décide de devenir un ours, avec des pointes empoisonnées tout autour de moi pour que personne n'ose s'approcher. Et je suis resté comme ça jusque tout récemment.
J'aime pas les gens. J'aime les humains par contre. Et je me rends compte qu'en fait il est extrêmement facile de différencier les deux. Les gens, ils ont fait arriver des trains à Auschwitz en se disant que c'était sûrement pas si grave. Les humains ont tout fait pour que les trains soient les moins pleins possible. Et je me rends compte que dans ce forum, on trouve une concentration absolument inégalée d'humains. Et ça, ça me fait sourire vachement plus que cette vidéo.
Ciao

David