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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Protection des enfants face à l'érotisation précoce  (Lu 18596 fois)

14 février 2011 à 20:06:34
Réponse #25

Gros Calou


Signé  ;)

En plus sur les photos il ya marqué en gros "CADEAUX"  >:(

C'est marrant des fois j'ai envie de sortir le 12, comprends pas  :o
« Modifié: 14 février 2011 à 20:47:41 par Gros Calou »

14 février 2011 à 20:43:16
Réponse #26

lapindu11


signé  ;)
c est honteux des photos comme ca  :down:

14 février 2011 à 20:45:59
Réponse #27

Outdoorsman



Cette initiative a été prise par des pédiatres d'un forum de discussion (forum de la revue Médecine et  Enfance ) qui ont décidé d'adresser une lettre ouverte à Vogue,  signée par  200 d'entre eux .
J'ai envoyé un courriel aux auteurs pour avoir des précisons sur leur identité et la manière dont ils veulent mener ce projet.

  l'Humain

Merci pour cette précision qui me parait indispensable.
Au delà de la justesse de la cause qui est indiscutable, on voit trop de trucs pour récupérer des mails en grande quantité pour les revendre en mailing ou pour diffuser des virus.

Du coup, je signe et je fais passer l'info
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

14 février 2011 à 20:47:56
Réponse #28

Norzh



14 février 2011 à 20:48:23
Réponse #29

Gros Calou



14 février 2011 à 21:06:54
Réponse #30

wildseui


signée etant pere d'un fils je m'imagine la situation inverse des photo mettant en avant des garcon

14 février 2011 à 21:17:01
Réponse #31

Lio


Signé
Les gosses sont bombardés de messages sexuels exacerbants beaucoup trop tôt.
Résultat=>ma sœur (et ses copines) culpabilisent, et se montent la tête parce qu'elles n'ont pas de copains et ne sont pas assez sexy et sont limite sujettes à des moqueries des autres enfants tout aussi manipulés (mais un peu moins innocents à mon sens)
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages.
Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer:" jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien"
Mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage. (La Haine)

14 février 2011 à 21:29:02
Réponse #32

Humain


Les photos présentes dans le lien sont, évidemment gerbantes, mais ne sont pas utilisées à la légère... d'une façon ou d'une autre c'est que ces photos ont un attrait sur le grand public (et pas seulement sur Marc Dutroux au fond de sa cellule).
Je trouve toujours un peu facile de tapper sur les publicistes et les annonceurs... dans le fond, ils donnent à la plèbe ce qu'elle demande... du cul, du trash, le tout dans un bel emballage bling-bling...


Ces images en disent long sur les "goûts" de nos sociétés...
Et sans vouloir jouer les rabats-joie, je ne pense pas qu'une pétition aura plus d'effet que d'uriner dans un violon.
Le jour ou ce type d'image ne fera plus vendre, elles disparaitront... tant que c'est le cas, elles prolifèreront...

Ce n'est pas faux. Mais comme le dit Meow, les publicistes créent aussi une partie de la demande en encourageant ce qui est faiblesse chez l'être humain.
Quant à l'effet de la pétition... je n'en espère pas plus que son sujet: une limitation de cette érotisation à la façon des adultes de gamines qui ne peuvent en saisir le sens et les conséquences, une limitation de la progression de ce que la banalisation nous fait accepter comme normal.
Je n'en espère pas la disparition, hélas  :( .

Les gamines n'ont qu' entendre encore deux ou trois ans et plus personne ne trouvera ça choquant, quand elles auront 15-16 ans (comme BEAUCOUP de filles présentes dans les pubs actuellement) elles n'auront même plus besoin des fringues de couturier...

Moi ça me choque. Pour une qui est vraiment "mûre" à quinze ans, combien revêtent un masque totalement inadapté à leur progression psychologique? Dans un monde idéal chaque enfant apprendrait de ses parents l'art de forger les clefs de la compréhension de ce qu'il est, et à évaluer ses besoins en fonction de lui-même et non pour coller à des pressions ou des modes extérieurs. Mais nous ne sommes pas dans ce monde idéal, nous sommes dans un monde plein... d'êtres humains.

signée etant pere d'un fils je m'imagine la situation inverse des photo mettant en avant des garcon
Allons plus loin: comment se construit l'identité du futur "mâle" lorsque il voit des gamines pubères ou non, sexuellement offertes (le mot est bien choisi, offerte comme une chose, un objet qu'on prend ou qu'on achète) à longueur de pub? Quel message malsain risque de s'imprimer en eux,même malgré eux?

Merci pour cette précision qui me parait indispensable.
Au delà de la justesse de la cause qui est indiscutable, on voit trop de trucs pour récupérer des mails en grande quantité pour les revendre en mailing ou pour diffuser des virus.

Du coup, je signe et je fais passer l'info
Je te remercie  :)

  l'Humain

14 février 2011 à 21:36:21
Réponse #33

Eric Lem



Moi ça me choque. Pour une qui est vraiment "mûre" à quinze ans, combien revêtent un masque totalement inadapté à leur progression psychologique?

Je voulais simplement dire par là, que beaucoup de mannequins présentes dans les pubs de fringues ou de produits de beauté (pour ne prendre que ce secteur) sont à peine plus vieilles que celles sur les photos en question.
L'age moyen doit tourner entre 15 et 17 ans...
Et pourtant, j'ai rarement vu des pétitions contre les campagnes de Wicked Weasel ou d'American Apparel...
« Modifié: 14 février 2011 à 22:59:55 par Eric Lem »
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

14 février 2011 à 21:37:07
Réponse #34

b@s


signé !

 :bang:

on n'a pas le cul sorti des ronces avec des conneries pareilles ...

14 février 2011 à 21:49:34
Réponse #35

Lemuel


Les parents se plient aux désirs de leurs enfants, les enfants se plient aux désirs des publicistes mais.....a qui se plie les publicistes ?

A leurs clients.
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

14 février 2011 à 22:21:10
Réponse #36

Le Barbu'


Quand j'ai posté au sujets de ma "désaffection" pour les publicistes c'était "a chaud" donc sans vraiment de réflexion derrière.

Non, en fait, je pense qu'il faut davantage que ce courant de pensée, qui consiste a voir dans le corps un vecteur de la pub, change (voir disparaît), a fortiori quand il s'agit de jeunes enfants... :glare:

On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

14 février 2011 à 23:03:20
Réponse #37

modl


Désolé de pourrir un peu le post, mais ça m'a fait penser à une image que des élèves ont mis dans un exposé, que je me permets de vous joindre.
Si totalement HS, faut virer.
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

14 février 2011 à 23:21:10
Réponse #38

mav


Signé

Citation de:  calou
Moi je diffuse au taf 
Pareil

Et no coments... :(
Un clavier AZERTY en vaux deux.

14 février 2011 à 23:37:57
Réponse #39

Sieg


 Amha on se trompe de cible en tapant sur les publicitaires et leurs "clients", quand on invoque le classique schéma "photo dans un magasine = pub = pousser à la consommation = profits".

 Ici on est en face d'une série de photos qui s'étale sur plusieurs pages et où l'aspect photos de mode/artistiques est d'avantage recherché que la valeur ajoutée publicitaire de la dite photo. En somme ce n'est qu'un regard artistique nouveau sur la mode, qu'une proposition de plus en la matière. Et dieu sait que les "artiste" on souvent tendance à déshumaniser l'individu, et à adopter une façon de penser ma foi carrément borderline quand il s'agit de faire de l'art, surtout quand ca peut être légitimé par une institution comme Vogue.

 Problème : là on touche à des enfants, par essence vulnérables et irresponsables. Que font les parent? J'imagine qu'ils doivent être fondu du magasine et de la fashion week...

 Juste un petit rappel par rapport à la conduite de certains dans ces milieux, où tout est permis...puisque tout est de l'art. L'affaire Polansky et la relation sexuelle ( souhaité ou non c'est pas la question ) entre le réalisateur de plus de 45ans et mineure de 13ans s'était déroulée.......pendant un shooting Vogue.  

15 février 2011 à 00:28:06
Réponse #40

Lemuel


Perso je trouve ça plus gerbos qu'autre chose, et non on a pas très envie que des gosses tombent dessus.

Ceci étant dit on peut aussi prendre des gens qui savent ce que c'est que l'image pour autre chose que des pervers imbéciles qui prennent les gens pour des moutons. C'est pas de la pub, comme le souligne Sieg, mais de l'éditorial. On peut tout à fait lire ces images pour ce qu'elles sont : un truc gerbos qui est aussi (la preuve) un moyen de faire réfléchir deux secondes certaines personnes au culte du jeune et du lisse à tout prix. Un peu comme le poster d'amnesty internationale, quoi.
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

15 février 2011 à 00:45:16
Réponse #41

Sotret


Désolé de pourrir un peu le post, mais ça m'a fait penser à une image que des élèves ont mis dans un exposé, que je me permets de vous joindre.
Si totalement HS, faut virer.

Je crois au contraire que tu es tout à fait dans le sujet.
Pour résumer sur le débat artistique, les codes visuels de la série de photos donnée en lien par Humain sont ceux du porno chic (du moins dans sa déclinaison publicitaire). C'était déjà moyen sur le message véhiculé avec des modèles adultes, alors avec des gamines prépubères... :down:
Faut-il rappeler qu'étymologiquement, la racine porno- renvoie à la prostitution...
Or, il se trouve que la rédactrice en chef de Vogue France était, jusque très récemment, Carine Roitfeld, qui a été une "promotrice" notable du genre.
Quant à la licence artistique qui pourrait être invoquée, je cherche encore la plus-value apportée par le photographe. Le (la) styliste de plateau et la maquilleuse se sont fadé l'essentiel du boulot.
Il y a eu plus choquant et/ou plus percutant en matière de photographie, y compris en matière de pub (Oliviero Toscani, pour ne citer que lui) mais le message était plus lisible (et avait le mérite d'exister). J'imagine que c'est la différence entre un tâcheron et un artiste.
Pareil pour la démarche éditoriale : Dans une autre publication, je comprendrai, mais dans une revue dont la moitié des pages est constituée d'authentiques publicités dans le même style visuel, style promu par la patronne...
Il n'y a certainement pas de recul et de regard critique, ou alors c'est d'une hypocrisie innommable...

15 février 2011 à 08:37:08
Réponse #42

Le Barbu'


Ce qui est a craindre de la part des publicistes c'est un effet : "ceci n'est pas une pipe" *, en somme, parce qu'ils affirment que c'est de l'art où des photos de mode ils se mettent a couvert d'accusations diverses.


C'est Magritte qui s'est rendu célèbre pour la chose : http://imagesanalyses.univ-paris1.fr/ceci-pipe-bref-41.html
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

15 février 2011 à 15:40:15
Réponse #43

Humain


Amha on se trompe de cible en tapant sur les publicitaires et leurs "clients", quand on invoque le classique schéma "photo dans un magasine = pub = pousser à la consommation = profits".

 Ici on est en face d'une série de photos qui s'étale sur plusieurs pages et où l'aspect photos de mode/artistiques est d'avantage recherché que la valeur ajoutée publicitaire de la dite photo. En somme ce n'est qu'un regard artistique nouveau sur la mode, qu'une proposition de plus en la matière. Et dieu sait que les "artiste" on souvent tendance à déshumaniser l'individu, et à adopter une façon de penser ma foi carrément borderline quand il s'agit de faire de l'art, surtout quand ca peut être légitimé par une institution comme Vogue.
A mon avis le problème est un peu plus complexe ici. Ce n'est pas tellement "l'envie de consommer" qui me semble dangereuse en soi (bien que profondément écoeurante) car ce ne sont pas ces photos qui vont conduire un adulte à avoir des pulsions pédophiles. C'est l'imprégnation induite par ces images dans les jeunes cervelles aux personnalités en construction qui me semble dangereuse, art ou pas art.
 
Citer
Problème : là on touche à des enfants, par essence vulnérables et irresponsables. Que font les parent? J'imagine qu'ils doivent être fondu du magasine et de la fashion week...
Il ne s'agit pas que des enfants qui posent, le problème est bien plus globale. Pour se rendre au collège ma fille passe devant un buraliste dont la devanture est garnie de d'affiches de couvertures de photos pornos (avec un ridicule et hypocrite brouillard sur les sexes), quand elle allume la télé les pubs lui montrent des filles à peine plus vieilles qu'elles se déshabiller et prendre des poses de chattes en chaleur pour faire vendre n'importe quoi. Et avez-vous déjà ouvert un de ces magazine destinés aux adolescentes? 50 pour cent du contenu est affligent de stéréotypes, de nunucheries et de renforcements négatifs. Les gosses s'imprègnent comme des éponges de tout cela qu'ils intègrent dans leur réalité des relations entre les sexes. Alors si je peux faire quelque chose pour que ça n'aille encore plus loin en refusant le pédo-porno-chic, même si ce n'est qu'une goutte d'eau, même si ce n'est qu'une frontière artificielle et très subjective, je le fais.

Ceci étant dit on peut aussi prendre des gens qui savent ce que c'est que l'image pour autre chose que des pervers imbéciles qui prennent les gens pour des moutons. C'est pas de la pub, comme le souligne Sieg, mais de l'éditorial. On peut tout à fait lire ces images pour ce qu'elles sont : un truc gerbos qui est aussi (la preuve) un moyen de faire réfléchir deux secondes certaines personnes au culte du jeune et du lisse à tout prix. Un peu comme le poster d'amnesty internationale, quoi.
Oui mais est-ce que les gens qui sont capables d'avoir ce recul sont ceux qui sont capables de briser les vies d'enfants? Je ne le crois pas, ou en tout cas je doute que ce soit vrai pour la grande majorité. La photo d'Amnesty est très différente des photos de vogue. Les chaussures sont trop grandes pour ces pieds enfantins, soulignant qu'ils n'ont absolument rien à faire là. Le visage, le corps sont absent car c'est l'idée qui est importante, pas la vue. La situation (prostitution) est nettement connotée négativement. Sur les photos de Vogue tout est adapté à la taille de la fillette, son visage est le même que celui des mannequin adulte (hautin, bouche ouverte) et le photographe y a gommé tout trait enfantin. La pose est celle d'une femme attendant patiemment le mâle qu'elle veut séduire. Rien qui n'invite à l'introspection, bien au contraire!


15 février 2011 à 15:45:22
Réponse #44

floproteus


Citer
entièrement d'accord avec toi, ces ignominies ne sont pas de l'art mais un infame racolage, une volonté de choquer, de provoquer, bref c'est une dégueulasserie sans nom.
TAFDAC, l'art est très loin de ce genre d'ordure (jetez donc un coup d'oeil aux photos de Sally Mann :up:)
Pétition signé dans l'heure !
<<<  cliquez ici ;) !

15 février 2011 à 17:00:47
Réponse #45

Mezig


Les moyens sont la fin.

15 février 2011 à 17:35:27
Réponse #46

Lemuel



Oui mais est-ce que les gens qui sont capables d'avoir ce recul sont ceux qui sont capables de briser les vies d'enfants? Je ne le crois pas, ou en tout cas je doute que ce soit vrai pour la grande majorité. La photo d'Amnesty est très différente des photos de vogue. Les chaussures sont trop grandes pour ces pieds enfantins, soulignant qu'ils n'ont absolument rien à faire là. Le visage, le corps sont absent car c'est l'idée qui est importante, pas la vue. La situation (prostitution) est nettement connotée négativement. Sur les photos de Vogue tout est adapté à la taille de la fillette, son visage est le même que celui des mannequin adulte (hautin, bouche ouverte) et le photographe y a gommé tout trait enfantin. La pose est celle d'une femme attendant patiemment le mâle qu'elle veut séduire. Rien qui n'invite à l'introspection, bien au contraire!


Peut-être, je ne sais pas. Tout le monde ne lit pas vogue non plus.
Je n'ai pas de réponse.

TAFDAC, l'art est très loin de ce genre d'ordure

Non. L'art n'est pas un truc confortable. Et je ne parle pas uniquement des dégénérés du 20è et 21è siècle.
Par contre l'art dans un shoot de mode, c'est nettement plus discutable. Et c'est aussi pourquoi j'ai signé la pétition.
Mais faudrait pas tout mélanger non plus.
A discuter autour d'une bière.
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

15 février 2011 à 17:50:07
Réponse #47

floproteus


Citer
Non. L'art n'est pas un truc confortable.
Ca n'est pas ce que je voulais dire Lemuel, on trouve aussi des trucs pas très net dans ce milieu (4 ans aux beaux arts, j'en ai vu passer...)

Citer
Par contre l'art dans un shoot de mode, c'est nettement plus discutable. Et c'est aussi pourquoi j'ai signé la pétition.
Mais faudrait pas tout mélanger non plus.
A discuter autour d'une bière.
Tafdac  ;)
<<<  cliquez ici ;) !

15 février 2011 à 19:11:32
Réponse #48

Meow


Citation de: Sieg
Ici on est en face d'une série de photos qui s'étale sur plusieurs pages et où l'aspect photos de mode/artistiques est d'avantage recherché que la valeur ajoutée publicitaire de la dite photo. En somme ce n'est qu'un regard artistique nouveau sur la mode, qu'une proposition de plus en la matière.

Il y a confusion des genres entre "Art" et "direction artistique".
L'une a une vocation philosophique et l'autre commerciale, les intentions ne sont pas les même, il faut bien les distinguer. C'est comme confondre un artiste et un artisan : s'ils ont en commun une certaine technique et une certaine sensibilité dans les couleurs, formes, proportions ou que sais-je encore, il n'en est pas moins évident que pour l'un le but premier est de créer pour la beauté du geste (et tant mieux s'il peut vendre) tandis que l'autre crée pour vendre (et tant mieux s'il peut faire quelque chose de "Beau").

Là, et je me répète, on est dans le cas d'un shooting organisé dans le but de vendre ; les fillettes ne portent pas des marques dont on cite les prix et les références par pur hasard. Que ces photos soient belles d'un point de vu de la forme, des couleurs, de la composition et qu'elles soient soumises à une thématique ne justifie pas que l'on oublie leur valeur symbolique sous prétexte artistique. Surtout quand on sait combien le monde de la mode est déjà très critiqué pour les traumatismes de l'image qu'il provoque.

Citation de: Sieg
Et dieu sait que les "artiste" on souvent tendance à déshumaniser l'individu, et à adopter une façon de penser ma foi carrément borderline quand il s'agit de faire de l'art, surtout quand ca peut être légitimé par une institution comme Vogue.
Le but de l'artiste (plasticien) est de poser des questions sans se limiter, quitte à être borderline. Ce qui fait la différence avec un charlatan, c'est l'argumentation et le pouvoir de réflexion de son œuvre avant la polémique qu'elle engendre.

Pour l'exemple, j'ai une amie plasticienne qui propose une installation avec des boites de sardines dans de la terre qui ne paie pas de mine (je passe sur quelques détails de l'installation) et qu'elle intitule le "Sardinen Packung". Lorsqu'elle explique qu'elle décrit par ce procédé la manière pragmatique avec laquelle les nazis enterraient les corps qu'ils abattaient de manière toute aussi pragmatique et industrielle, on met le pied dans une autre dimension. Et pourtant à première vue, quand on voit ces petites boites de sardines, rien de choquant, rien de provocant.

Chez Vogue, on fait de la polémique, on fait de la pub, on vend. C'est de la mercatique.
DON'T PANIC !

15 février 2011 à 19:41:55
Réponse #49

floproteus


Citer
Le but de l'artiste (plasticien) est de poser des questions sans se limiter, quitte à être borderline. Ce qui fait la différence avec un charlatan, c'est l'argumentation et le pouvoir de réflexion de son œuvre avant la polémique qu'elle engendre.
[...]
Chez Vogue, on fait de la polémique, on fait de la pub, on vend. C'est de la mercatique.

Et n'oublions pas que - dans la grande majorité des cas - une oeuvre "borderline" n'est pas tout publique. J'en veux pour exemple les photos de David Hamilton lors de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon (2005). La pièce ou étaient exposées les oeuvres était filtré par un gardien et strictement interdite aux moins de 12 ans et aux mineurs non accompagnés... Rien à voir avec un magazine grand publique :down: !
<<<  cliquez ici ;) !

 


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