J'ai un membre de ma famille qui fait du trail.
Il part en montagne avec un sac de 5 litres avec un camel back de 2l (rempli 1l au départ), un filtre à café, des pastilles micropur, une 1/2 bouteille de 500ml, des vivres de course, une doudoune duvet, un coupe-vent déperlant ultra léger, une trousse de bobologie minimaliste (ampoule, écorchure...).
Pas de réchaud (de toute façon, il mange en courant et il y a pas de bois ou il va), pas de couteau, pas de matériel d'alpinisme (personne pour l'assurer, des crampons sur des trails ??, un piolet en courant ?? et pas d'escalade).
Ca lui permet de faire en 12h des courses de 36 h (avec la nuit au milieu) et lorsqu'il doit passer la nuit en montagne, il prend un sdc en duvet +10 et une paire de chaussettes de rechange (il dort et mange dans les refuges)
Son kit de survie, c'est une couverture de survie jetable, une fusée, une bougie et un paquet d'allumettes.(de quoi attendre 2h, l'arrivée de l'hélico), 2 GSM avec 2 opérateurs distincts (voir une petite VHF), une batterie externe et un cable USB (et une assurance en béton).
Par contre il sait qu'au moindre pépin qui l'empêche de courir, il doit être récupéré par l'hélico car il n'a pas l'autonomie ni l'équipement pour redescendre en marchant (et passer une nuit dehors).
Lorsqu'il prépare ses courses, il optimise ses parcours et ne part qu'avec une météo idéale. Il utilise des itinéraires bien fréquentés.
Par contre il lui suffit d'une fenêtre de beau temps de 12 h alors que les alpinistes "normaux", il leur faut 36 h de beau temps.
IL est né avec le GSM et les secours en montagne en hélico qui décollent quasiment par tous les temps.
Quand il voyait le matos avec lequel je partais en raid dans les Alpes en hiver, il hallucinait.
Mais j'avais pas le droit à l'hélico sauf risque vital éminant, je partais dans des endroits peu fréquentés (une rencontre toutes les 48 h/72h au mieux, voir personne pendant 5 jours comme dans le Beaufortin ou Belledonne), Le GSM était souvent en option.
Je bivouacquais quelque soit les conditions (car on avait pas accès aux refuges sauf risque vital). Et mes dates de raid étaient dictées par mes impératifs professionnels ou familiaux (Donc qu'il pleuve ou qu'il fasse -25°C, on partait sauf vigilance avalanches).
Et pis, si j'ai pas les outils pour me débrouiller tout seul, je suis pas bien. Mais ça, c'est ma formation et mon coté dinosaure ante-gsm

On pouvait pas comparer nos listes car on fonctionnait pas de la même manière ni sur les mêmes terrains.
Un exemple : on avait une tente d'alpinisme + un sur-sac + un duvet synthétique tout terrain -30°C (un DEF6)
Pendant 4 jours, on a bivouaqué sous la pluie-neige mouillée et tout était humide et on pouvait difficilement faire sécher dans les tentes. Le 5ème jour l'anticyclone est arrivé. Dans la nuit on est passé de -2°C à -18°C avec des duvets humides.
2 jours avant, l'"accompagnateur" avait exigé que les 2 autres personnes avec des sacs de couchage en duvets fassent demi-tour car elles commençaient à avoir froid à 0°C avec les duvets humides.
Par contre pas de couteau fixe, car batonner quand on n'a pas de bois, c'est difficile.
On peut passer des heures à comparer des listes si on est pas dans le même contexte, ça fausse la donne.
Mais je regarde les listes de Jean Jacques car même si je sais que j'arriverai pas à son niveau d'épuration (partir avec une trousse de 1er secours de 28 gr, c'est contre ma nature

), je prends des idées pour optimiser mon matériel, surtout que je redécouvre la randonnée à pied (et le bivouac d'été) depuis cette année.