Salut,
Pour continuer notre réflexion commune...Je propose d'envisager les armes (à feu, blanche, par destination...) comme étant des "égalisateurs" et non seulement des outils fait pour tuer.
Je vais traiter ici l'attaque crapuleuse prémédité. Dans le cas d'une aggression non prémédité, résultat d'une impulsion, j'admet volontier que la présence d'une arme à feu peut aggraver les conséquences d'une confrontation. Elle est de nature à faciliter le passage à l'acte....c'est à dire de permettre la concrétisation d'une aggressivité/frustration préexistente mais ne pouvant s'exprimer du fait du rapport de force du moment. si l'aggressivité est le résultat d'une émotivité passagère....elle disparaît d'elle même. L'absence d'arme à joué un rôle salutaire.
Mais si l'agression est préméditée : Préambule 1 :Un agresseur violent est, la plupart du temps, supérieur physiquement à la personne qu'il agresse. Si ce n'était pas le cas, il ne serait pas une menace. De ce fait, il y a toujours asymétrie dans une confrontation crapuleuse.
Préambule 2:En cas d'agression, le malfrat choisit le lieu et le moment. En conséquence, si l'agresseur estime être inférieur, il a la possibilité de s'équiper (s'armer, y compris illégalement) ou de se rassembler (attaque en groupe). Son intérêt est de créer la plus grande asymétrie avec la victime pour minimiser les risques.
scénario 1 : les armes sont accessibles dans un cadre légal pour les personnes respectueuses de la loi.J'emploie maintenant une argumentation facile mais non inexacte :
Certes, si une jeune fille violée et assasinée avait possédé un 38, son agresseur en aurait vraisemblablement possédé un. Mais la confrontation aurait été moins inégale. Même si l'agresseur à l'avantage de la surprise, de l'entraînement, de la férocité....disons 99% de chance de gagner. Avec un 38 des deux cotés...il a une chance sur cent d'y passer. Cela fait réfléchir...
Scénario 2 : Les armes ne sont pas accessibles pour les personnes respectueuses de la loi.Si on élimine les 38 de l'équation en interdisant la vente réglementé. Ce qui est facile pour la jeune fille et beaucoup plus difficile à faire pour le malfaiteur. Mais admettons :
Dans ce cas, la jeune fille ne représente aucune menace sérieuse pour l'agresseur qui est plus fort, et/ou possède une couteau, un manche de pioche, une fourchette....elle a seulement ses ongles.
Les bonnes âmes penseront peut être que l'agresseur dans ces conditions sera plus "gentil" ou bien décidera de "donner sa chance" à la jeune fille....soyons sérieux ! Nous parlons d'assasin pas de chevalier blanc !
La prohibition des armes à feu aura simplement assuré au malfaiteur qu'il n'a aucun risque létale à agresser sa victime. La seule défense de la victime dans cette situation, c'est l'éventuelle mansuètude de l'agresseur....
Ne pas mettre à la disposition de la personne respectant la loi les moyens raisonnables et nécessaires à sa protection (police...ou arme) c'est pérenniser cet état de fait. La police ne pouvant être partout, il reste les moyens individuels : les armes. Tout étant dans le "raisonnable".
Conclusion :J'ai conscience que cette démonstration est loin d'être parfaite et définitive. Je dirais même que ses conclusions me dérange.
J'attends vos remarques. En attendant je vous livre cette adage qui a, me semble-t-il un rapport avec notre débat :
" lorsqu'une abeille pique, elle meure. Pourtant si elle ne piquait pas....il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'abeille."did,
