On risque plus de rencontrer un cheval vicieux chez un loueur d'équidés en vacances que de croiser un braqueur armé qui veut réellement tirer sauf en Irak.
Un cheval peut mordre, vous écraser les pieds, ou frapper avec ses postérieurs (ruade) potentiellement mortel même avec un vieux canasson fatigué si ferré.
-morsure: les dents des chevaux sont plates et larges, la morsure est douloureuse mais non perforante, le cheval craint en fait beaucoup les contacts sur la face et une gifle voir un cri suffit à le faire changer d'avis.
- si vous vous approchez d'un cheval gare à vos orteils, fracture assurée, neanmoins il se retire si vous criez et le repoussez, ce n'est jamais volontaire.
- ruade, attention là c'est son arme, les signes qui ne trompent pas: oreilles couchées en arrière, blanc de l'oeuil visible, queue qui fouaille.
Mais cela peut aller très, très vite. Si le cheval est d'un modèle léger il peut envoyer ses sabots loin derrière. Si il n'existe pas de moyen de bloquer une ruade qui peut briser facilemet un bras, il existe une manière d'aborder un cheval et position de sécurité où il ne peut vout toucher.
On aborde un cheval par devant en lui parlant, si on doit passer derrière, soin ou accès à la mangeoire, on continue à parler ou au moins on touche le cheval tout le long du corps qu'il sente bien que c'est celui qui est arrivé par devant qui est passé derrière, l'animal est peureux et est vite sur la défensive si surpris.
Position de sécurité: à hauteur d'une jambe antérieure, tenir la crinière solidement (c'est insensible et n'énervera pas le cheval)collé à peu près mi-jambe mi-flanc, il ne peut vous atteindre. Si il est vicieux il tournera pour vous botter, accrochez vous fort à la crinière et tournez avec lui, il ne peut rien faire, si il essaye de mordre criez lui dessus, coté bouche il a aussi peur que vous, si il essaye de se dresser, cramponnez vous toujours à la crinière et suivez le mouvement..... gare à vos pieds quant il se repose, on ne meurt plus d'une fracture d'un orteil comme J.B Lully.
Inhiber un cheval pour un soin qui lui déplait: La langue d'un cheval est énorme, attachée au fond de la gorge, elle est longue comme un bras sur un grand cheval. Si on la prend à la main, avec un chiffon pour que cela ne glisse pas, qu'on la sort et la tord un peu le cheval est completement hagard et ne bouge plus. Suffisant pour un soin qui lui déplait, insuffisant pour recoudre sans anesthésie par contre. Pour ouvrir la bouche d'un cheval entrer un doigt à la commissure des lèvres (il n'y a pas de dents à cet endroit) et chatouiller, le cheval baille largement par reflexe.
Tout ceci je l'ai réellement expérimenté, c'est du fiable, j'ai travaillé comme palefrenier au pair pour monter gratos dans une école d'agriculture ou l'enseignement était fait par des zootechniciens des haras nationaux, donc du rigoureux.