Hello'
Je suis fumeur depuis maintenant 8 ans.
Quand je fume, je fume sans aucune limitation : Je n'ai jamais, depuis 4 ans, été en mesure de dire combien de clopes j'avais fumé au total dans ma journée. ( Je fume quand j'ai envie, point barre, ça peut aller de 5 clopes à 40 pour ce que j'en sais... )
Je fume des cigarettes roulées sans filtre ( Drum Bleu ) avec en feuilles : des petites Rizla grises.
A l'heure actuelle, je n'ai pas l'intention d'arrêter.
Seulement, si il y a bien un truc qui me ferait chier, c'est de devenir une de ces caricatures de fumeurs qui, dès qu'ils sont privés de tabac, deviennent extrèmement irritables, souffrent de maux de tête, tremblent comme des feuilles, etc.
Du coup :
Régulièrement, quand je me réveille, il m'arrive de décider de passer un jour sans fumer.
--> Histoire de m'assurer que je n'ai pas de dépendance physique.
Si, après ne pas avoir fumé pendant un jour, je décide de poursuivre : Je me fixe une durée.
--> Histoire de mesurer le degré de ma dépendance comportementale.
Cette durée varie de 3 jours à 3 semaines.
( Mes définitions perso d'une dépendance physique ou d'une forte dépendance comportementale :
1. Si au bout de 24H, je suis incapable de fonctionner suffisament normalement pour ne pas éveiller l'attention d'un observateur extérieur, je suis dépendant sur le plan physique.
2. Si je suis incapable de tenir la durée que je me suis fixé le second jours, je souffre d'une forte dépendance comportementale. )
Lors de ces périodes, j'ai identifié un certain nombre d'éléments qui, je pense, aident.
En voici la liste :
- Depuis presque 5 ans, mon régime alimentaire est très peu sucré. (Presque jamais de gâteaux, bonbons ou autres. / Juste des fruits ou des fruits secs. / Café noir.)
- Je transporte tout le temps mon addiction avec moi. (Le paquet de tabac est de toutes façons un élément de mon SDC, mais j'en transporte en plus un entamé dans la poche de mon pantalon. / De cette manière je ne fume pas parce que je le décide, non parce que je ne le peux pas. / C'est peut être un peu tordu, mais au moins ça évite de resentir un pic d'envie quand on rentre chez soi après une dure journée et que soudain, on a du tabac sous la main.)
- Un peu sur le même principe : Les patch, gums à la nicotine et autres, c'est contre-productif. (Je n'en ai jamais utilisé mais j'aurais probablement l'impression que j'ai réussi à tenir grâce à ça, et ça ne me plaît pas)
- Je profite un maximum de la première nuit. / C'est toujours ça de gagné sur la durée quand on se réveille, ça aide à l'impulsion initiale.
- Quand j'ai tenu un jour, j'ai la certitude de pouvoir tenir trois jours.
- Quand j'ai tenu trois jours, j'ai la certitude de pouvoir tenir une semaine, etc...
- Je prends garde à ne pas bloquer mon cerveau en "infinite loop" sur le sujet quand j'ai envie de m'en griller une. / Je pense à autre chose, je fais des pompes, n'importe quoi.
- Je n'oublie pas de considérer que cette période me permet soit d'économiser, soit de rajouter du tabac à ma réserve "de guerre".
[Edit : Ah ouais j'avais oublié ce dernier point mais le post de douyazen en dessous m'y a fait penser]
- Quand je me fais une période, je n'en parle à personne et j'essaye de faire en sorte que les gens ne le remarquent pas. ( IRL )
Je pense que le fait de s'interrompre comme ça de temps en temps peut être un pas dans la bonne direction pour quelqu'un qui considère l'arrêt.
Moi même, je prendrais probablement la décision d'arrêter définitivement au sortir d'une de ces période.