Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Soudain je suis SDF  (Lu 40381 fois)

02 février 2009 à 00:25:25
Lu 40381 fois

georges


Ma question :
Un jour, malheureusement, les circonstances font que je me trouve SDF. Où est-ce que je préférerais me retrouver pour vivre?

Moi, perso, évidemment j'essayerai de m'en sortir par tous les moyens que la société d'une ville m'offre. Mais, ayant côtoyé les SDF à l'époque où j'étais bénévole à la Croix-Rouge, je peux vous dire que c'est pas jojo. Les gars se battent pour survivre. Une hiérarchie interne est directement imposée aux nouveaux-venus, les morsures de rats (si, si...), les agressions gratuites et le regard des concitoyens qui ne prennent pas la peine de comprendre.

Mon deuxième choix serait la forêt après avoir ramassé en ville ce qui pourrait me servir. Pourquoi ? Parce que je pars du principe que étant SDF et n'ayant plus rien à perdre, me coller dans une forêt, construire mon abri avec un feu sera plus confortable que sur un carton posé sur de la pierre bleu dans un couloir ou je risque ma vie. Pour bouffer j'ai le choix : repérer les jardins-potagers, braconner, et, de temps à autre, descendre en ville pour la manche, histoire de m'acheter de quoi agrémenter le quotidien (dentifrice, sel, poivre, désinfectant, savon, etc.) mais aussi aller voir les services sociaux. Mais jamais je ne me laisserai établir en ville. Je préfère me taper 10 ou 20 bornes tous les 2 à 3 jours que de rester en ville. Et puis, en campagne le seul risque est de se faire éjecter par le garde-chasse et aller quelques kilomètres plus loin pour s'établir.

Et vous?

PS: Je poste ce poste parce qu’il y a quelques mois j'ai bien failli m'y retrouver tellement les prix des logements ont explosé et que les proprios ne louent pas aux chômeurs même occasionnels, ce qui étais mon cas à ce moment-là. C'est un copain qui m’a logé dans son garage le temps de.
« Modifié: 02 février 2009 à 06:42:51 par Corin »

02 février 2009 à 01:30:09
Réponse #1

romrom51


salut
j'ai déja reflechi au probleme de ne plus avoir de toit ( pour d'autres raisons ) et effectivement ,j'essaierai de trouver un  coin tranquille dans le bois : le probleme étant d'etre regulierement delogé : proprio, garde forestier ,chasseurs et autres individus .....
tu ne pourras pas construire quelque chose de durable ( un minima j'entends ) ou alors connaitre quelqu'un qui accepte de te laisser camper dans son bois mais la c'est pas gagné

apres , ca devrait etre supportable si tu es seul , mais avec femme et enfant ?ou juste l'un ou l'autre?
autant je pourrais me gerer mais comment gerer pour eux ?les voir malheureux ,  :down: je te passe les détails ( ca va faire plaisir à quelqu'un cette phrase ;))

"Le capitalisme ,c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ;le syndicalisme c'est le contraire"  Coluche
http://omegapetit.labrute.com
http://labrute.fr/team/204019

02 février 2009 à 03:19:52
Réponse #2

Rouri


J'ai une connaissance qui, suite à une série de malheurs, est devenu SDF... Sa solution: Il a logé à tour de rôle chez ses potes, jusqu'à temps que la situation s'arrange. Mais, entre 2 potes, il a du quand même fréquenté un refuge pour itinérants durant l'hiver... ce qui a été dur moralement pour lui.

L'adresse d'un de ses potes lui servait d'adresse postale. Un autre entreposait ce qui lui restait de matos... Un autre lui prêtait du blé... (Bref, on lui a tous prêté du blé! ;))

Puis au bout de quelques mois les choses se sont replacé...

Bref, il a pu compter sur:
- Un réseau social;
- Des services de la communauté pour les SDF;
- Des prêts personnels qui ont fait le pont jusqu'à l'arrivée de l'aide de l'État;
- Un soutien moral de ses amis! :)
« Modifié: 02 février 2009 à 03:29:25 par Rouri »

02 février 2009 à 07:26:54
Réponse #3

gmaz87


Georges, ça voulait dire quoi concrètement en terme de revenus ta situation de chômeur?
Dans mon hameau, il y a au moins 2 RMistes, ils vient dans des maisons (dont 1 en location), peuvent faire un bout de potager, leur bois,de la volaille/lapins  enfin bref ils ont une vie sans doute pas pire que celle d'un smicard en RP qui crèchent dans une banlieue en HLM.
a+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

02 février 2009 à 07:46:10
Réponse #4

Gwangi


On voit peu de SDF en milieu rural, c'est vrai, si ce n'est lorsqu'ils font la route ou quelques-uns (très rares) qui préfèrent bouger très régulièrement que demeurer dans une même ville. Mon expérience est viciée, puisque je connaissais la rue par le milieu particulier des squats à crêtes, mais je pense que lorsque l'on tombe dans l'engrenage, l'une des rares compensations (souvent illusoire, d'ailleurs) est la promiscuité humaine. Un malheur est toujours un peu plus facile à supporter lorsqu'il est partagé. Et puis il y a le désespoir, la lassitude, et la perte de volonté : mieux vaut alors rester dans une grande agglomération où l'on trouve plus d'opportunités de subsistance immédiate (aides bénévoles, glanage sur les marchés, vol à l'étalage...) qu'à la campagne où l'on serait souvent bien en peine de faire pousser une simple tomate. Et puis en ville, on finit par appartenir au paysage (et même, on devient transparent...) et même les flics les plus durs sont tolérants tant que l'on ne perturbe pas les commerçants ; à la campagne, la tolérance est bien moins répandue, "tout le monde nous montre du doigt", etc. C'est d'ailleurs pourquoi les quelques SDF qui préfèrent le milieu rural sont les plus mobiles...

Dans l'absolu, ça paraît plus simple, mais si l'on n'y a pas toujours vécu, la campagne nous est hostile. Pour preuve : les seules expériences réussies en la matière sont à l'initiative de gens qui, eux, ne sont pas SDF. Les fermes de réinsertion sociale permettent de se sortir de l'engrenage vicieux de la rue, de ses tentations (alcool, came...) par le travail de la terre. Comme le fait Emmaüs par le travail d'artisanat. Et tous ont compris que c'est la volonté de l'individu qu'il faut réhabiliter. Sans ça, pas d'issue.

02 février 2009 à 08:30:32
Réponse #5

Anke


" Il faut trois jours pour transformer un homme en clochard !"
Abbé Pierre.
Je crois que lui, il en connaissait un rayon à ce sujet.
Le pb aujourd'hui je crois c'est qu'il y a des gens qui travaillent et qui n'ont pas les moyens de se loger.
Je crois que dans le cas de figure évoqué, il faut absolument déterminer les priorités :
Avoir quelque chose au-dessus de sa tête pour être à l'abri.
Ne pas avoir froid.
Manger.
Se laver.( permet de garder une certaine dignité et une image positive de soi-même)
Pouvoir se reposer en sécutité.
Ne pas avoir à trimballer son matériel partout de peur de se le faire voler.

Un gars au sortir de la guerre a vécu 25 ou 30 ans dans les bois, je ne sais plus le titre du bouquin, je vais aller voir à la biblio demain.
Le réseau humain amical peut-être une bonne solution de départ, mais essentiellement provisoire car vivre de la charité des copains n'est pas ce que l'on fait de mieux au niveau de son image propre. Et il me semble que le noeud du pb se situe bel et bien là. Le seul exemple vécu à été quelques mois de chômage autrefois. Il me semblait que j'avais perdu mon identité sociale, que je n'étais plus dans le circuit, non par choix, mais parce que j'avais été rejeté.( c'est ça qui est dur en fait, se faire envoyer bouler, les "portes" de notre société se fermant les unes derrières les autres.)
Je crois que le premier combat vraiment urgent à mener c'est celui-là : ne pas subir, faire des choix, même les plus petits ou insignifiant aux yeux du commun des mortels ça cela n'est pas grave. Redevenir Acteur de sa vie.
Soyons vigilants, ça peut nous arriver à nous, n'importe quand... L'envisager, éventuellement s'y préparer est sans doute un bon truc pour y survivre...

02 février 2009 à 09:32:36
Réponse #6

DavidManise


Déjà, un truc pas mal pour éviter le pire quand on bosse, c'est d'avoir une réserve de pognon en liquide.  De quoi passer quelques jours à l'hôtel le temps de retrouver un appart si on se fait foutre dehors par un malpropre (je dis pas comme hein, je dis bien PAR). 

Dans certains coins, trouver un logement est vraiment difficile, mais c'est déjà plus facile/moins difficile si on a accès à une douche et quelques fiches de paye sous le bras.  Donc hôtel pour les deux ou trois premiers jours.  Puis appart transitoire si nécessaire. Même les proprios les plus chiants résistent assez faiblement à la vue d'une liasse de billets qui couvre 2 mois de loyer alors qu'on demande un bail de 2 mois, avec accord écrit explicite qui dit qu'on SOUHAITE quitter les lieux au terme du bail (sinon ça les coince et ça peut être dur de nous expulser, donc ils hésitent à louer), et qu'on ne veut pas de tacite reconduction de l'accord.  Deux mois dans un appart, ça coûte encore moins cher que l'hôtel et ça donne le temps de planifier la suite un peu plus intelligemment, et en ayant un peu de confort pour gamberger sereinement.

Une réserve de liquide est pas mal aussi pour se protéger de problèmes divers et variés de comptes bloqués par erreur ou autre. 

Sinon, d'avoir des potes, des vrais, qui sont prêts à faire front avec toi, c'est rare et ça n'a pas de prix...

Allez ciao ;)

David
« Modifié: 02 février 2009 à 09:40:45 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

02 février 2009 à 09:49:33
Réponse #7

nemesys


...
Sinon, d'avoir des potes, des vrais, qui sont prêts à faire front avec toi, c'est rare et ça n'a pas de prix...

Allez ciao ;)

David

amha, c'est le plus important, car si t'as vraiment 2 mois de loyer en liquide chez toi, tu peux effectivement repartir sans trop de pb.
ça et la volonté propre ...ne pas se laisser abattre ( les potes sont la aussi pour remonter le moral ) faire toutes les démarches possible est assez épuisant moralement parlant, alors une oreille compatissante est d'un grand secours...
Maintenant, c'est sur qu'avec des espèces sonnantes et trébuchantes ou de quoi faire l'affaire ( bijoux, montres, matos hight tech pouvant etre rapidement revendu...) ça facilite les choses...

02 février 2009 à 10:02:37
Réponse #8

DavidManise


C'est triste à dire, mais le pognon c'est le nerf de la guerre.  Et les potes c'est bien sympa mais s'ils n'ont pas de pognon, ils pourront pas nous nourrir ni nous loger indéfiniment...  et d'expérience je peux te dire que les potes sont souvent vachement plus compatissants et présents quand ils savent que ça va pas leur coûter de pognon ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

02 février 2009 à 10:31:55
Réponse #9

Anke


Citer
les potes sont souvent vachement plus compatissants et présents quand ils savent que ça va pas leur coûter de pognon
  :o

C'est ça des potes ?
Faut pas déconner non plus, assurer le gite et le couvert pendant quelques temps avec une fournée de gars, c'est tout de même pas la lune ! Une assiette de bouffe et une place au chaud ça va pas grever le budget global !
m*rde alors... Le gars ou la famille hébergée ne manquera pas de participer à la vie de la maison : faire la bouffe, le ménage, la vaisselle, couper un peu de bois, aller chercher les gosses à l'école par ex. Cad "rendre"à sa mesure à l'hébergeur ce que lui, l'hébergé il reçoit. Maintenat faut pas non plus que ça dure des mois et des mois hein... On reste dans le dépannage", le "coup d'ascenseur" qui va bien le temps que le gars se remette en selle.

Laisser pourrir un copain( voire avec sa famille), parce que ça peut éventuellement couter un peu de blé ?

Tu fais chier l'Ours à penser des trucs pareils ! C'est pas l'envie qui me manque de descendre pour te botter le train ( :love:) et profiter de ta convalescence pour avoir le dessus héhé, "recaler" un grizz, mon rêve !) non mais !

(Hs : Lilou, je t'oublie pas, mais chui un peu débordé ce matin)

Anke qu'a toujours détesté laisser quelqu'un sur le bord de la route.

02 février 2009 à 10:59:35
Réponse #10

DavidManise


Oui, bon ;D

J'ai dit "potes" hein.  J'ai pas dit "amis"...  d'ailleurs ça doit bien être l'une des principales différences entre les deux : ceux qui sont là pour boire des bières mais qui ne donnent plus de nouvelles quand ils savent que ça va pas, c'est les potes.  Les amis, c'est autre chose.

La différence entre un pote et un ami ?  Le pote, il se pose chez toi et il fait semblant de pas vouloir déranger quand tu lui offres une bière.  L'ami, lui, il arrive chez toi, ouvre ton frigo et il t'en sert une comme t'aime sans même avoir besoin de te demander ton avis ;)

Ici, c'est un lieu un peu magique hein.  Le pourcentage de personnes capables d'être plus que des potes pour autrui est assez peu représentatif du reste de la société, je pense.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

02 février 2009 à 11:31:44
Réponse #11

gmaz87


On voit peu de SDF en milieu rural, c'est vrai, si ce n'est lorsqu'ils font la route ou quelques-uns (très rares) qui préfèrent bouger très régulièrement que demeurer dans une même ville. Mon expérience est viciée, puisque je connaissais la rue par le milieu particulier des squats à crêtes, mais je pense que lorsque l'on tombe dans l'engrenage, l'une des rares compensations (souvent illusoire, d'ailleurs) est la promiscuité humaine. Un malheur est toujours un peu plus facile à supporter lorsqu'il est partagé. Et puis il y a le désespoir, la lassitude, et la perte de volonté : mieux vaut alors rester dans une grande agglomération où l'on trouve plus d'opportunités de subsistance immédiate (aides bénévoles, glanage sur les marchés, vol à l'étalage...) qu'à la campagne où l'on serait souvent bien en peine de faire pousser une simple tomate. Et puis en ville, on finit par appartenir au paysage (et même, on devient transparent...) et même les flics les plus durs sont tolérants tant que l'on ne perturbe pas les commerçants ; à la campagne, la tolérance est bien moins répandue, "tout le monde nous montre du doigt", etc. C'est d'ailleurs pourquoi les quelques SDF qui préfèrent le milieu rural sont les plus mobiles...

Dans l'absolu, ça paraît plus simple, mais si l'on n'y a pas toujours vécu, la campagne nous est hostile. Pour preuve : les seules expériences réussies en la matière sont à l'initiative de gens qui, eux, ne sont pas SDF. Les fermes de réinsertion sociale permettent de se sortir de l'engrenage vicieux de la rue, de ses tentations (alcool, came...) par le travail de la terre. Comme le fait Emmaüs par le travail d'artisanat. Et tous ont compris que c'est la volonté de l'individu qu'il faut réhabiliter. Sans ça, pas d'issue.

Bjr,

Ce que tu dis est parfaitement juste concernant le rejet de celui qui est "différent", en campagne sans doute plus qu'en ville.
La question de Georges comprenait deux aspects: SDF, et chômeur qui ne trouve pas à se loger.
SDF sans aucune ressource c'est clair que à la campagne tu vas avoir du mal à faire ta place.
Chômeur, donc avec des moyens financiers, même limités, c'est un peu différent.
Pour une somme modeste (plus encore avec les aides au logement) tu vas trouver plus facilement un loyer acceptable, et en cherchant bien une petite maison avec un terrain, le reste est assez simple, jardiner c'est commencer à regarder les autres faire et reproduire le geste, s'intégrer dans la communauté c'est aller vers les autres, aider les plus âgés.
Avec du travail, de la débrouille, on arrive à une forme d'autonomie dans un certain confort et hors des aléas de la vie dans la rue.
Je ne dis pas que c'est simple mais au moins tu es dans une vie qui n'est pas une exclusion et c'est sans doute plus facile pour repartir.
Rien n'étant vérité absolue, je ne dis pas que c'est la solution, juste peut être une piste.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

02 février 2009 à 11:40:13
Réponse #12

lambda


Salut,
Peut etre une piste comme ca (basee sur mon vecu).

Si on a un peu de reserve pour faire en effet appel a de bons amis (ou de la famille) pour etre heberge provisoirement, on est deja pas trop mal loti en ce qui concerne son environnement social et l image que l on donne a l exterieur,
et ca peut nous permettre d enclencher des demarches d urgences (je parle pas d ANPE ici avec les ASSEDICS qui vont avec...) histoire de "reamorcer la pompe", a savoir:

- etre integre dans le monde pro, en pouvant s inscrire par exemple en interim (on peut justifier d une adresse fixe (meme si pas trop officielle) qu on peut inscrire sur la fiche de renseignement demandee par la boite d Interim, avec une boite au lettre,  et en acceptant toute mission sans rechigner au demarrage: du manuel, inventaire de supermarche, boulot a la chaine, faut bouffer a tous les rateliers pir avoir les sous ET les petits papiers si necessaire a notre societe  :glare:: fiches de salaire...

Pourquoi les Interims (que j ai cotoye pendant 2 ans de chomage  :huh: ), ben parceque, je trouve que c est un moyen quasi immediat d etre reintegre dans une structure professionnelle. Ca peut n etre qu une "rustine", mais dans le cas ou la situation de SDF devient inevitable, alors:

- en se depannant d urgence chez un ami ou de la famille et
- en s inscrivant le plus vite possible a des boites d interim et en cumulant quelques fiches de salaire provenant des differentes missions effectuees, on peut au moins:
- redevenir, au moins partiellement solvable pour les loueurs, ou tout au moins participer aux frais d hebergement chez l ami ou la famille: le squat de depannage devenant une "collocation". on a plus le sentiment d etre un poids. c est deja pas mal...
- montrer qu on reste actif et "integre" a la societe. c est utile pour les demarches ulterieures aupres de administrations ou meme pour sa recherche d un boulot stable (c est malheureux, mais les admin et les employeurs, qui nous evaluent/jugent/classent... n aiment pas beaucoup les "trous" (professionellement parlant) dans les CV...  :glare: ).

je crois aussi que si la tuile nous tombe dessus, de facon generale faut pas trainer pour recreer ou reconstruire son identite "sociale et professionellee", l exclusion et la chute ,ca va vite en effet...

C est peut etre un peu HS, mais si je devais devenir SDF du jour au lendemain, j envisagerai ce genre de process avant de songer a des mesures un peu plus "radicales" (expat. par exemple, d ailleurs j en suis arrive la, a la fin...).

quelques idees en vrac, mais basees sur mon vecu.  :-[

a+,
Lambda



« Modifié: 02 février 2009 à 11:50:59 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2009 à 11:57:20
Réponse #13

nemesys


Oui, bon ;D

J'ai dit "potes" hein.  J'ai pas dit "amis"...  d'ailleurs ça doit bien être l'une des principales différences entre les deux : ceux qui sont là pour boire des bières mais qui ne donnent plus de nouvelles quand ils savent que ça va pas, c'est les potes.  Les amis, c'est autre chose.

La différence entre un pote et un ami ?  Le pote, il se pose chez toi et il fait semblant de pas vouloir déranger quand tu lui offres une bière.  L'ami, lui, il arrive chez toi, ouvre ton frigo et il t'en sert une comme t'aime sans même avoir besoin de te demander ton avis ;)

Ici, c'est un lieu un peu magique hein.  Le pourcentage de personnes capables d'être plus que des potes pour autrui est assez peu représentatif du reste de la société, je pense.

David
je plussois....

03 février 2009 à 18:49:10
Réponse #14

Anke


http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/4567
Je n'ai pas trouvé de résumé... :-[. Mais je pense que c'est un livre à lire.( Raymond Pin . "20 ans dans la foret." Raconté par Michel Damien)

06 février 2009 à 11:54:27
Réponse #15

athlon


L'histoire de ton livre me rappelle un lieu... la foret de versailles, proche du château... il y a pas mal de personnes qui vivent la... avec des techniques pour se chauffer primitives... fonctionnelles... récup.

Bref, "la campagne" elle est aux portes de chez nous...
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

13 février 2009 à 15:20:57
Réponse #16

ERECTUS


Pour en revenir plus haut; au sujet de la manche.
Savoir jouer d'un instrument ça peut aller dans le sens de survivre. Double interets, attirer l'attention pour la manche et garder sa fierté, la fierté de la personne qui sait jouer des supers tunes...alors que certains le regarde comme un raté...
Bon courage.
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

13 février 2009 à 16:07:32
Réponse #17

Anke


Effectivement fogofwar. Pour avoir testé lors de mes jeunes années ( guitare assurant la bouffe) ça aide de savoir jouer ( correctement ) d'un instrument. Mais ça a au moins deux effets "pervers".
1- Trimballer une guitare ou un autre instrument ( en général il coute un peu de pognon à l'achat), ça te rend moins mobile, et tu es encombré si il faut que tu te sauves rapido d'une situation un peu pourrie( par ex)
2- Comme tu attaches de l'importance à ton instrument, ça te rend vulnérable dans ta tête et éventuellement prêt à faire une connerie pour ne pas perdre ce truc qui t'assure la bouffe.
3- Si ça marche bien, tu peux t'enfermer dans ce style de vie ( en gal on est en état de faiblesse mentale.... je crois !)

13 février 2009 à 16:32:19
Réponse #18

ERECTUS


Je sauterais sur tout ce qui bouge en matière de boulot : saisonnier, ramassage de pommes, de raisins, ouvrier agricole, pépinière.
En ville tous les travaux de manutention dont personne ne veut. Les marchés, monter et démonter les stands. Se faire connaître des mairies et accepter tout ce que les autres refusent de faire, toute la merd*. Fermer sa gueul* et bosser. Seul but : Obtenir quelques argent pour manger et s'habiller, puis duvet et tente.

hum ...hum ... y a des gens qui font ça tout les jours...
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

13 février 2009 à 17:59:16
Réponse #19

DavidManise


Yep :)

Pour moi les raisins ça a été pendant une pleine année, et ensuite cantonnier.  Mais cantonnier de luxe parce que j'aidais l'instit à l'école du village.  Et ouvrier agricole de luxe aussi, parce que les patrons étaient très sympa et qu'on discutait bien, en taillant nos vignes, en attachant, en épamprant, en relevant...  pénible pour le corps, mais j'en garderai au final un bon souvenir je pense.

Le truc c'est que dans certains endroits, même ces boulots là sont pas évidents à trouver. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

15 février 2009 à 16:46:30
Réponse #20

Skyler


  Si j'étais SDF... Là ça irait vu que j'ai 17 ans, je suppose que l'Etat prend en charge les mieneurs pour peu qu'on se signale. Sinon je chercherais un coin de parc pour dormir, bien planqué pour pas avoir d'emmerdes. J'éviterais les métros et les rues ( ce serait un euphémisme de dire que je ne suis pas d'une constitution robuste  ;D) Le problème c'est le froid mais on peut pas marcher toute la nuit si? Les échafaudages aussi...tu vas bien haut et si y a une bâche t'es assuré d'être tranquille. Faut juste se lever avant que les ouvriers rappliquent  :D

 Pour l'eau je sonnerais carrément aux portes (j'ai entendu je sais plus où qu'on ne pouvait pas refuser un verre d'eau à quelqu'un qui en demandait. Je sais, je sais...y a un pont entre la théorie et la pratique mais ca vaut le coup d'essayer) et pour la bouffe j'ai truc excellent bien que ce ne soit pas particulièrement diététique : D C'est de se poser dans un fastfood avec un coca vide récupéré pour faire style qu'on consomme et simplement demander aux gens qui ont finit si tu peux pas manger leurs restes. Testé et validé un jour où j'avais vraiment la dalle et pas un rond en poche (m'étonnerait que ça soit illégal et si de toute façon c'allait être jeté...)

   A par ça se renseigner sur les restos du coeur des environs et les refuges. J'ai travaillé un moment à la Sama dans le quartier des Marolles à Bruxelles et pour 2tit neuros (même si ca peut être bcp parfois) on vous sert un repas royal avec entrée, plat et dessert.

  C'est sûr la campagne à des avantages, faut pas oublier le glanage tout à fait légal (pomme de terre, betterave, maïs,...) je le fais chaque année et je suis pas la seule personne dans le village de mon paternel. Y en a qui reviennent avec des brouettes entières  :lol:

Le réseau social à ce moment-là révèle toute son importance... et la famille bien sûr, je ne pourrais pas laisser mon frère à la rue c'est clair.

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
        Et tant aimés ?
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte,
        Les emporta
(De Ruteboeuf qui expérimenta lui-même l'inconstance des faux amis)

16 février 2009 à 16:25:24
Réponse #21

nemesys


  C'est sûr la campagne à des avantages, faut pas oublier le glanage tout à fait légal (pomme de terre, betterave, maïs,...) je le fais chaque année et je suis pas la seule personne dans le village de mon paternel. Y en a qui reviennent avec des brouettes entières  :lol:

Salut Skyler ( au passage une petite présentation  serait cool !!)
Par glanage, tu entends prendre dans les champs après la récolte ?
comme indiqué par Wikipedia
Citer
Après le ramassage des gerbes de céréales, les enfants, les vieillards, les handicapés, les sans-emploi peuvent prendre ce qui reste dans les champs, et ce pendant trois jours et après le lever du soleil.

Organisé en faveur des ruraux les plus pauvres, le glanage est parfois fait par des adultes bien-portants et souvent commence alors que les gerbes sont encore dans le champ ce qui donne lieu à des vols.

parce que avant que le proprio ait rentré sa récolte, c'est du vol hein...


Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
        Et tant aimés ?
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte,
        Les emporta
(De Ruteboeuf qui expérimenta lui-même l'inconstance des faux amis)

jolie poème ... :glare: :-\ ( pour avoir tester...)

16 février 2009 à 22:35:45
Réponse #22

Tyee


Par glanage j'entends bien évidemment prendre dans les champs après la récolte  :closedeyes:
Je ne vois pas l'intérêt de voler sauf absolue nécessite...
J'adore ce poème; tellement vrai. Mieux vaut un véritable ami qui ne vous laissera jamais tomber que cent qui s'envolent au moindre coup de vent. Quoique la compagnie de copains, potes et autres soit tout à fait divertissante, tant qu'on sait à quoi s'en tenir...

Pour info sorry : Skyler = Tyee
(finalement c'est laid Skyler comme pseudo non? j'espère que personne s'appelle comme ça  ;D)

07 mars 2009 à 21:52:45
Réponse #23

Pelerin


Salut,

Pour reprendre le fil du sujet, je partage l'avis de Nirgoule, d'abord etre pres a tous les sacrifices en terme de travail...je travail dans une entreprise de debitage de bois de chauffage je me brasse entre 10 et 15 tonnes par jour apres tout les autres boulots ne seront que difficilement plus penible. Mais si malgre ma volonte je ne trouve pas de solution ni aupres des services sociaux ni par mes propres moyens ...et bien je crois que je verserai dans l'illegalite...tant pis pour les risques....mais tout plutot que de voir ma femme et mes enfants vivre dans la misere ou la vetuste, faire la manche est possible pour un celibataire et j'ai deja fais ça etant jeune, vivre comme un vagabond oui c'est pas terrible lorsqu'on est seul et debrouillard....mais en famille c'est pas possible. Hors j'estime ne rien devoir a la societe, et l'image de moi meme ne depand pas du regard des autres. Une societe, un mode de vie qui broye les individus avec autant d'indiference ne merite pas d'etre respecter, un systeme qui pousse les gens au desepoir ne merite pas d'avoir honte des actes que l'on commet pour survivre. Le mental c'est la  cle de tout...dans le vol et autres activites illegales on est pas tous les jours fiere de ce que l'on fait mias la tranquilite d'esprit que l'onpeut offrir a sa famille n'a pas de prix.
Pour l'instant et je touche du bois- lol un comble pour un bucheron- ma situation est stable et j'ai de nombreuses piste a explorer avant d'en arriver a ces extremites. Mais si l'un de vous se retrouve un jour ds la misere noir a la Zola, surtout gardez la foi-et oui la foi en dieu ça me  parait important- et l'espoir, n'ayez pas une haine farouche contre la societe et les gens faites juste le necessaire pour survivre dignement....car comme dit le proverbe Dieu seul est juge!

Amen

Raphael...Pelerin devant l'eternel

08 mars 2009 à 00:27:37
Réponse #24

Berhthramm


Merci Raphael.
:)

Tiens un am, assez agé maintenant, a fuit le portugal a une époque sombre, jeune étudiant brillant et activiste politique... issu d'une famille aisé. Il a démarré en France aux Halles (de paris elles existaient encore) en vidant les poubelles de la zone boucherie... puis comme manutentionnaires toujours en boucherie... Le jour de partir à la retraite il dirigeait une équipe de 200 gugus dans une grande boite informatique... Un jour on discutait de ça... et il m'a dit un truc qui m'a marqué : "quel que soit le travail, quand on travaille on a jamais les mains sales"...

:)


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //