Personne n'a mentionné l'astuce d'attacher ses gants ensemble par un ruban (élastique de préférence) qui passe dans les manches et l'anorak, comme les mamans organisées le font pour leurs minots. Par contre ne pas se louper sur la longueur de ce lien. Dans la poudreuse, environ un mètre à Noël 68, un gant tombé était un gant perdu. Avoir le rechange dans son sac était vital : -12°C dans la journée, et la nuit était claire...
Tant qu'on est actif sur les cannes de ski, un gant mince suffit. Au temps de ma grande activité skieuse de printemps, c'était couramment les simples gants de laine brute, avec les surmoufles ultrafines dessus si les conditions se gâtaient.
Noël 70, j'avais des gants de skis au top de l'époque, cuir doublé rexotherm. Retiré les gants pour la tentative d'un passage en escalade sur une erreur d'itinéraire, et ... et gelure. Deux doigts, les 4 et 5 doublés de diamètre par le phlyctène, le lendemain matin. Impossible donc de renfiler le gant gauche. Heureusement j'avais dans le sac une paire de moufles nylon doublées. J'ai donc terminé cette traversée de Belledonne sur 4 jours avec une moufle à gauche. De retour à la civilisation, les doigts ont repris leur diamètre normal, mais ont noirci du bout (tout l'auriculaire et la moitié du diamètre de l'annulaire), et j'ai perdu l'ongle de l'auriculaire un mois plus tard.
Pour la plupart des cas, soit on porte des Nylon-Thinsulate de premier prix, tout légers vers 3 roros qu'on trouve au marché du samedi matin, soit on porte des gants d'usage très général, en cuir huilé robuste. Et on garde en fond de sac les gants typés très hivernaux, ou les moufles. Je confirme que les gants à trois doigts (pour la gâchette) de l'armée, en toile et cuir, sont pratiques eux aussi. Porter des gants de laine ou de pôlaire en dessous.