Oui c'est très faisable et très instructif aussi.
Lors des stages avec moniteurs et Manitou, les individus n'ont pas forcement conscience de la quantité de stress qu'ils s'épargnent ou dont ils se déchargent sur les autres.
En plaisantant, râlant etc ....

Non seulement ils sont mis en confiance de façon subtil et en plus ils peuvent compter sur les conseils et l'aide des organisateurs.
Bref, 90% du boulot est mâché en fait (sans vouloir offenser personne).
Le reste, c'est de l'apprentissage ou de la mise en oeuvre des techniques plus ou moins maîtrisées. Et c'est le but.
Seul l'équation est un peu différente. La personne est seule.

Elle doit gérer son stress sans pouvoir avoir recours à une autre personne, elle ne peut compter que sur ce qu'elle sait et faire elle même ses propres choix sans aide extérieur.
Même dans une situation choisie, acceptée, planifiée ou la personne peut à tout moment dire "stop j'arrête", le fait est qu'elle est livrée à elle-même.
Il ne faut pas sous-estimer la difficulté pour une personne qui va se retrouver dans une situation qui est simplement anormale ou inhabituelle.
Pour l'immense majorité des gens, la normalité c'est son confort, son lit, sa maison etc .... se retrouver brutalement devant une telle situation entraîne pas mal de blocage ou de réaction de défense de notre petit cerveau (en tout cas les premières fois).
Bref, en général, c'est déjà 50% d'intellect de moins dès le départ aussi surprenant que ça puisse être.
Il y a une période d'adaptation à la situation ou on ressemble assez à une poule devant un paquet de cure dent.

Après, il va y avoir une reprise en main et on commence enfin à agir. Mais au ralenti.

Tout est pensé, repensé, vérifié, revérifié etc ... C'est assez comique d'ailleurs comme constat.
Entre 2 actions il y a une pause, bref, comme dans un état second.
Avec toujours en tête l'accident bête, de ne pas égarer ses outils, de ne pas se blesser etc ...
L'envie de laisser tomber aussi, de se dire que c'est totalement idiot.
Et après avoir réussi à se faire un bel abri, il faut gérer la solitude, le froid, le feu, la nuit, un univers différent, des sons différents .....
Et aussi garder assez de lucidité pour savoir dire stop si ça part en vrille. Car il y a aussi le risque de jusqu'au boutiste ou de mauvaise appréciation des risques réelles.
Bref, pas aussi simple que ça en fait. Il faut déjà avoir soit : une belle dose d'inconscience, soit un certain savoir faire.
C'est dans les ces 2 extrêmes que ça marche le mieux en fait.
