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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: De retour : stage 1 + 2 + 3... :)  (Lu 16845 fois)

17 novembre 2010 à 20:55:29
Réponse #25

Corin


'tain! J'ai oublié les chappatis: farine de seigle (sûr), bourrache (pas sûr), ortie et je ne sais plus quoi. C'est Madame Greg qui les avait faits: tout simplement superbes!

A+

17 novembre 2010 à 21:30:09
Réponse #26

guillaume


Le stage a déjà excellemment récapitulé par les autres, je vais donc juste donner mes impressions/temps forts.

-Le groupe : je me suis littéralement marré tout le WE, j'étais bien là-haut. À tel point que le retour à la civilisation marqué par l'arrivé en gare de Valence ville m'a profondément écœuré : non respect, incivilités, demande d'argent sous n'importe quel prétexte... Bref, ce genre de stage attire des hommes, des vrais comme dirait David.

-Le lieu : absolument magnifique, n'est-ce pas ? Et le temps était avec nous en plus.



-Le déroulement de ce stage : tout a roulé comme sur des roulettes mais assez éprouvant : on sous-estime (ou peut-être "je" ?) le fait de passer plusieurs jours dans la verte comme ça dans des conditions pas à 100% optimales. Ce stage était cool mais on passe quand même 2 nuits sans sac de couchage. Je pensais que ça ne m'avais même pas affecté mais la nuit suivante (avec Ulfgar), j'ai dormi plus de 12 H d'affilé, des lustres que ça ne m'était pas arrivé !
Je ne reviens pas sur le contenu du stage qui m'étonne un plus à chaque fois que je comprends les tonnes d'implications qu'il y a derrière chaque module :love:.

-Du point de vu Moniteurs : entre David, Corin en titre et Lemuel, Cubitus, Jobarde et Plumok (absent malheureusement), on a là un panel de compétences tellement vaste qu'une perle est en train de naître :).

-Quelques remarques sur les nuits sans sac de couchage : parfois il vaut mieux rester sous sa couverture de survie montée en appentis que de s'approcher du feu. En effet, on arrive à se créer une pseudo bulle de chaleur, on est mieux protégé des courants d'air et on bénéficie mieux de l'effet réflecteur dans le dos. En tout cas j'ai plus chaud bien au fond de l'abri mais loin du feu que l'inverse.
Une fois une épaisseur suffisante atteinte (20 cm une fois écrasé), le matelas végétal est non seulement plus confortable mais aussi plus chaud qu'un tapis de sol type tapis de gym en mousse pour peu que les végétaux soient sec.
Sinon, mon cube a été parfait pour les deux jours. Pas eu froid du tout, j'ai bien dormi ;#. Je portais : Lowa Baffin H, chaussettes basiques (ni fines ni épaisses), pantalon Monutain Hardwear Guide Pant (?), T-shirt synthétique (style D4 de base), micropolaire patagonia, veste fjallraven modifiée (insert en gore-tex -post à venir-), bonnet.
Je me suis fais la réflexion avant de partir qu'il fallait que je prenne de la laine (moins compressible donc utile sans matelas) mais j'ai oublié. Ça l'a bien fait quand même.



Merci à Gilles, binôme extra :up:

-Toujours bien préparer son feu : à 4 moniteurs, on a galéré à ce que notre feu devienne auto-suffisant alors que les stagiaires, appliquant parfaitement bien les conseils, on pu allumer leur feu beaucoup plus rapidement que nous. Hé oui, nous avons pêché par excès de confiance en ne préparant pas assez de fines et longues ( ;D) allumettes puis buchettes...

Feu du Groupe "les sapines", le premier soir :





-2-3 trucs en vrac :

Gilles avait une sorte de djellaba en polaire. Elle descendait assez bas de façon à ce qu'il puisse la fermer aux pieds par cordon auto-bloquant. En journée, il suffisait de la remonter et il bénéficiait donc d'une double épaisseur de polaire. Ce modèle est, apparemment, plus fabriqué mais du coup l'idée a germer : je vais m'en faire une (je ne sais pas quand en revanche ;#) avec comme base, une polaire D4.

J'ai pété ma scie Bahco, juste en sciant. Je pense que comme j'avais déjà pas mal scié avant, elle a monté en température et a cassé.

Pour la petite histoire, après avoir porté le jerrycan de flotte, je pose ma veste au sol sans regarder où je la posais. Je me laisse littéralement tombé dessus et immédiatement après je fais un bond (conséquent apparemment) en gueulant : mon coccis est venu heurté une pierre cachée par ma veste. Là je commence tout juste à pouvoir m'assoir normalement. Et encore, je ne peux pas m'avachir sur la chaise... 3 secondes avec la connerie... ::)

17 novembre 2010 à 22:05:30
Réponse #27

Corin


Je vais juste rajouter un mot sur l'exceptionnelle bande de stagiaires.
Tous de bonne humeur, tout le temps, malgré le crescendo des 4 jours: chapeau!

Ils m'ont tous marqué: Pascal, Catherine, Jennifer, Gad, Daniel, Médéric, Jean-Noël, Alexandra, Gilles et Gilles, Yannick et Cédric.
Chacun à sa manière a été super et plein d'humour. Merci

A+

17 novembre 2010 à 22:30:39
Réponse #28

Wla


Bonsoir,

Citer
Sinon, mon cube a été parfait pour les deux jours.

Peut-être qu'un fil spécial nous en dirait un peu plus sur ces fameux cubes... à moins que ce ne soit top secret :glare:
wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

18 novembre 2010 à 07:22:35
Réponse #29

Patrick


Bref, ce genre de stage attire des hommes, des vrais comme dirait David.
Et aussi quelques femmes toutes aussi vraies, non Guillaume ?

18 novembre 2010 à 08:19:04
Réponse #30

Corin


Bref, ce genre de stage attire des hommes, des vrais comme dirait David.
Et aussi quelques femmes toutes aussi vraies, non Guillaume ?
Sincèrement, le groupe était sensass' (hommes comme femmes, tu fais bien de préciser, Patrick  ;)) et le fait de passer 4 jours ensemble a permis de passer du temps avec chacun. Une expérience super et enrichissante.

Revenons à notre récit.

La nuit du vendredi au samedi ayant été froide, le samedi matin est marqué par l'arrivée forte du soleil.

Chacun joue plus ou moins la rapiette. Se réchauffer fait du bien.
Individuellement, nous passons un moment en pleine nature. Ce temps de pause fait du bien et permet de prendre conscience de la vie qui nous entoure: oiseaux, insectes volants, sauterelles et même... un papillon.

L'après-midi est marquée par le passage au stage de niveau 3 et la préparation du camp avec 4 objets.
La nuit de samedi à dimanche sera moins froide mais plus venteuse. Les campements plus adaptés permettent à tous de passer un meilleur moment, toujours sans sac de couchage.

Le dimanche matin est consacré aux techniques ancestrales. Fabrication de ficelle ou cordelette avec des éléments naturels ou non.

L'histoire du feu refaite par David permet à chacun de s'essayer au feu avec un archet.

A défaut d'arriver à produire une braise, tous ont pu faire un trou dans la planchette et se jurer de ne jamais oublier son... briquet.

Je profite de 20 minutes de pause pour prendre ma douche: 1 litre d'eau et un gant imprégné de savon/shampoing. L'expérience est vraiment formidable après plus de 72 heures dans la verte (et la fumée). Un polo et des sous-vêtements propres suffisent à changer l'homme. Et ressortir propre (hein! Guillaume ;)).

Ce que je retiens (on n'en finit jamais d'apprendre ou de tester), entre autres: l'extrême efficacité de la double voire triple épaisseur du bonnet; la solidité de mon attache en duct tape au milieu du tarp; la facilité avec laquelle on peut trouver des baies ou autres plantes à manger, même dans cette saison; la nécessité du petit feu pour gagner en efficacité.

D'ailleurs mes fringues sentent encore la fumée après avoir été lavés.
3 jours dehors, à l'air libre, ont suffi à faire partir l'odeur sur les miens. Essaie quelques jours sur le balcon ou à la fenêtre.

A+
« Modifié: 18 novembre 2010 à 12:50:42 par Corin »

18 novembre 2010 à 09:06:32
Réponse #31

jeanluc


Guillaume ,un choc (violent) sur le coccyx n' est pas anodin,s'il fait parfois rire l'entourage ,il n'est pas sans consequences car c'est une zone TRES innervée
Je te conseille vivement de consulter un osreopathe :'(

18 novembre 2010 à 09:26:31
Réponse #32

Corin


Guillaume ,un choc (violent) sur le coccyx n' est pas anodin,s'il fait parfois rire l'entourage ,il n'est pas sans consequences car c'est une zone TRES innervée
Je te conseille vivement de consulter un osreopathe :'(
Tu fais bien d'en parler. Cubitus lui a dit d'aller passer une radio s'il avait encore mal après 3 jours et effectivement, en tout état de cause, de faire vérifier qu'il n'y a rien.

A+

18 novembre 2010 à 09:51:37
Réponse #33

jeanluc


Vi,mais les radios  ne montrent pas tout .....à surveiller de façon très attentives,des sequelles peuvent survenir très longtemps après,je pense que Cubitus a du insister là-dessus

18 novembre 2010 à 09:54:25
Réponse #34

Nirgoule


Merci pour vos retours toujours passionnant et instructifs.

Je note une fois de plus l’importance de l’épaisseur d’isolant au sol (bois, fougères, feuilles) et la nécessité en milieu humide (hiver) de perdre du temps à préparer le feu si l’on veut aller vite !

Par contre il y a une chose que je n’ai pas bien saisi et abordée par Ulfgar : « faut des flammes pour avoir chaud ! Les braises c'est bien mais ca ne chauffe pas quand on est allongé ».
Quelqu’un peut il expliquer ? Merci

Et bravo.  :up:
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

18 novembre 2010 à 10:11:35
Réponse #35

DavidManise


Les braises sont à plat sur le sol, et du coup rayonnent plus vers le haut que vers les côtés.  Un feu en tipi ou surélevé avec des flammes va rayonner beaucoup mieux tout autour.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

18 novembre 2010 à 10:19:48
Réponse #36

Nirgoule


"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

18 novembre 2010 à 10:38:22
Réponse #37

Svava (alias Hedera)


Guillaume ,un choc (violent) sur le coccyx n' est pas anodin,s'il fait parfois rire l'entourage ,il n'est pas sans consequences car c'est une zone TRES innervée
Je te conseille vivement de consulter un osreopathe :'(

Oui Guillaume, suis cela de près... J'ai fait un "bête" chute (j'ai glissé sur une marche en pierre mouillée avant de retomber sur les fesses) il y a quelques années, le résultat en a été un immobilisation douloureuse durant trois mois, sachant que je suis passée à un mm de la paralysie  :-\
Donc : coccyx = zone fragile, à tenir à l'oeil!
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


18 novembre 2010 à 14:33:28
Réponse #38

guillaume


Et aussi quelques femmes toutes aussi vraies, non Guillaume ?

Ouaip, j'ai oublié de mettre un grand H à Homme au sens large, c'était évident pour moi. Je vais éditer :).

Bonsoir,

Peut-être qu'un fil spécial nous en dirait un peu plus sur ces fameux cubes... à moins que ce ne soit top secret :glare:
wla

Rien de top secret là-dedans, juste une cogitation sur le forum du CEETS. Si j'ai le temps, je ferai un retour dessus.


Pour le coccyx, je surveille, je ne ferai (finalement ;D) pas ma tête brûlée.

a+

19 novembre 2010 à 13:46:48
Réponse #39

gilou78


pour revenir sur un ton plus sérieux que mon dernier message, un grand merci à David, qui a tout gerer de main de maitre, aux autres formateur ou apprenti formateur qui ont chacun d'eux ammener beaucoup de savoir dans les ateliers, et surtout à mon binome improvisé Guillaume, avec qui j'ai appris beaucoup pendant ces deux bivouacs ensemble et qui démontre encore une fois, que le talent et le savoir n'attend pas le nombre des années !!!  :doubleup:

a plus

Gilles

21 novembre 2010 à 23:16:21
Réponse #40

onc roger


Salut  :D

Tout d'abord MERCI à tous pour la bonne humeur et le partage ! Apprendre des trucs c'est bien ... le faire dans une super ambiance c'est bien mieux !  :doubleup:

Le principal a déjà été dit donc je vais juste ajouter quelques remarques personnelles sur les différents campements:

1er jour:

Les bases. A priori Je devrais déjà connaitre mais franchement ça fait toujours du bien de réviser et de confronter ses habitudes à l'expérience des autres ! A tel point que le soir je n'arrive pas à démarrer un feu juste avec le bois trouvé sur place  ::) habitué à la facilité d'allumage du bouleau et de son écorce magique (que je trouve à tous les coins de bois sur mes terrains de jeu habituel) je ne suis pas assez soigneux et les copeaux et buchettes taillés dans le pin prennent l'humidité. C'était pour ma leçon d'humidlité  ...  ;)

Pour le montage du campement je prends le risque de passer pour un asocial en installant mon Tarp et la tente de Catherine à l'écart sur un coin qui me parait un peu plus plat que la zone où la plupart sont regroupés. Les commentaires entendus le lendemain matin ("passé la nuit à ramper", "dormi en vrac contre la paroi", ...) m'enlèveront tout scrupule   :closedeyes:

Seconde leçon : Il a fait beau toute la journée et je monte le tarp un peu à l'arrache. Au moment de me coucher il pleut et j'ai déjà plusieurs baignoires dans la toile  ::) Le duvet n'est pas mouillé uniquement grâce à la surface confortable du tarp D4. J'ajoute quelques points de fixation et la suite se passera bien mais je me flagelle mentalement en me récitant "la flemme tue ..."

Dans mon Def4 je n'ai pas froid mais comme toujours pour la première nuit dehors je me réveille souvent.


2ème jour :

La leçon de la veille a porté ses fruits : Nous taillons un GROS tas de buchette dont je protège les plus fines dans un sac et nous sommes récompensés lorsque nos efforts produisent une belle flambée du premier coup.

Dans la nuit j'ai froid aux jambes et je me souviens que j'ai mon collant woolpower et un t-shirt à manches longues à porté de main. Je me contorsionne pour m'habiller sans m'éloigner du feu et le reste de la nuit se passera plus ou moins bien à me retourner pour profiter du feu sur une face puis sur l'autre :

Bilan de la nuit : plutôt bon si l'on considère que nous sommes sans duvet et qu'il doit faire près de 0°C (au matin il y a de la gelée blanche sur les prairies environnantes) mais en fait pas si bien que ça si on tient compte du feu et de l'abri procuré par les quatres ponchos montés en "lean to", installés en carré avec le feu au centre.

Merci aux moniteurs (avec mention spéciale à la "brigade des bonbons de nuit"  ;#) pour leur présence chaleureuse dans la nuit.

Les défauts de notre installation  (expliqués par comparaison des expériences le lendemain) :

- Le carré était trop grand (dimensionné d'après la longueur des ponchos), du coup pour rester sous l'abri des ponchos nous étions (relativement) loin du feu
- L'arrière de mon poncho n'était pas plaqué au sol du coup l'air froid passait dessous et me refroidissait du coté opposé au feu. J'ai jouté une fixation dans la nuit ce qui a légèrement amélioré mais il aurait fallu reprendre tout le montage pour avoir un résultat vraiment satisfaisant
- Les ponchos, même correctement montés, coupent du vent mais ne réfléchissent pas très bien la chaleur. Pour cela la couverture de survie réfléchissante est plus efficace
- Notre feu était assez étendu mais comme nous avions peur de manquer de bois nous l'avons généralement maintenu plutôt bas (pas trop de bois en même temps) ce qui n'est pas efficace au point vue rayonnement
- Le bois était très humide d'où une fumée importante (en plus c'était du pin). Pour le sécher avant de le mettre dans le feu nous le disposions près de celui-ci ce qui coupait encore le rayonnement dans certaines directions.
- Le carré est confortable du point de vue "psychologique" (abri "fermé") mais pour ceux qui sont sous le vent (principalement Ulfgar et dans une moindre mesure moi) c'est l'enfumage assuré.


3ème jour :

L'après midi est très dure !
Malgré la détente du moment "seul dans la nature", que j'ai passé à écouter les insectes bouger autour de moi en m'imbibant du soleil comme un lézard de base, et le réconfort apporté par un parachutage de rations alimentaires je peine à me concentrer voir à simplement rester debout. Curieusement je me souviens très bien de la séance de pistage mais si à ce moment une bonne fée (ou un démon tentateur ?  :lol:) m'avait proposé de me téléporter instantanément chez moi sous ma couette je n'aurais pas hésité une seconde ...

Le debriefing de la nuit précédente (et l'expérience de Cubitus) ayant porté ses fruits nous remplaçons les ponchos par des couvertures de survie et nous nous rapprochons du feu dont nous réduisons le diamètre tout en essayant de le garder assez "haut".
Bilan : Une bien meilleure nuit avec beaucoup plus de chaleur pour une consommation de bois moindre ! En fait à un moment j'ai même tendu mon shemag en écran entre le feu et moi car en t-shirt j'avais trop chaud !

Par contre le vent s'est levé dans la nuit avec pas mal de changements de direction nous enfumant chacun à son tour malgré la précaution prise lors de l'installation de laisser ouvert le coté sous le vent (3 couv disposées en U, rotation des couchette, le veilleur n'ayant par définition pas à dormir  ;D)


4ème jour :
Rien à ajouter : Hélas il faut bien rentrer et comme prévu la partie la plus risquée du weekend était la route du retour !


PS : Comme Cubitus j'étais venu avec ma chérie afin de lui faire découvrir à quelles activités je me livre lorsque je pars vadrouiller sans elle. Grâce à vous elle est ravie ! Elle s'est étonnée elle-même, elle sait qu'elle PEUT le faire et c'est là une chose précieuse pour laquelle nous vous remercions encore tous les deux  :doubleup:

22 novembre 2010 à 15:02:36
Réponse #41

Dany


A mon tour de pondre un rapport sur ce superbe stage avec David et ses complices.
Mon style sera succincte et ai volontairement orientés  techniques et « leçons apprises », vu que les autres stagiaires ont déjà décrit le déroulement du stage
Avant de continuer, je remercie à tous, les stagiaires, les moniteurs et David, pour leur gentillesse, le savoir donner et surtout l’absence d’importance personnel, qui permet un vrai rapport humain.
De plus la présence de 4 femmes a beaucoup aider à contrebalancer notre côté macho et « moi je supporte tout ». Donc je vous remercie une deuxième fois car vous avais autant que les hommes (sinon plus) de la capacité de survivre.

Préparatif
La préparation de mon matos a été plus difficile que d’habitude. Vu le programme très varies du stage, le choix difficile des 4 objets, je me suis encombrés de plein d’objets redondants.
Sans eau ni vivre mon sac à dos pesait 10 à 11 kg. Pour ce genre de saison selon le programme  je suis normalement dans les 4 à 6 kg.
Juste avant de partir a Die, j’ai revu l’ensemble et ai taillé dans le confort du couchage (tarp et matelas au minimum), réduit l’inventaire de mes nombreux couteaux, supprimer ma superbe torche surfire, etc…)
A la fin j’en avais quand même pour 8/9 kg + 4 litres de flotte et d’alcool et 2 kg de vivres (lyo +amandes + viande de grison), pour un total autour de 14/15 kg.
En double, j’avais deux ponchos Integral design, dont un que voulais tester, le Silcoat Cape, et des sous-vêtements thermique Patagonia capilene R4 de rechange, et 2 gamelles en titane (celle que j’utilise tous le temps un Tibetan 550 ml et un evergreen de 1.3 litre pour le 4eme objet)
En triple,  3  couverture de survie (2 légers de 100 gr et un model US army de 330 gr, celui qui a une face verte et l’autre en alu) et 3 couteaux (spyderco delica, Rat/EESE Hest et un gros couteau de camp de Scrap Yard knife, le dogfather)
Et au moins 300 gr de sac en plastique (ziploc, sac poubelle 20 ,40 et même 150 litre)
Sur moi, un pantalon Fjall Raven Islander, pour le haut un t-shirt capilene R2, un R3 manche longue, un gilet léger en matière softshell, et une parka Gorka R de l’armée russe.
Selon les températures, je rajoutai, pour la tête un bonnet léger thermique synthétique, un puff et un bas thermique Patagonia Capilene R3. Et en final une veste thermique synthétique, le Nano Puff, encore de Patagonia, et oui je suis fan de cette marque depuis longtemps….

Depart
Ouf, je ne suis pas le plus chargé ! Il y a des stagiaires qui porte du 25 kg ou plus.
Et on voit ceux qui sont plus expérimentés qui porte beaucoup moins comme Gilles et les moniteurs

1er nuit
(Pluie, température autour de 4 à 5 deg)
J’ai monté en demi-tipi ma Sil Tarp (1.5x3m, 214 gr), une des premières versions de Peyo qui a fait ses preuves. J’utilise la couverture de survie épaisse US comme tapis de sol. J’ai dormis sur matelas evazote (170cm * 60 * 0.5), un matelas autogonflant torsolite de bozeman (81x43cm pour 284 gr), et sac de couchage ultralamina 32 de moutain hardwear (842 gr) et un x-bivy de arklight (206gr).Sous mes vêtements les capilene R3 et mon Gorka.
J’avais choisis un emplacement presque plat, au pif la pente était vraiment faible, autour de 5 dégrée. A cause de la surface hyper lisse de la couverture de survie, je n’ai pas arrêté de glisser pour me retrouver à l’entrée de ma tarp exposée à la pluie. J’ai réussi finalement à me coincer en biais avec l’aide mon matelas torsolite, et ai bien dormis tant que je ne bougeais pas. Vers la fin de la nuit j’ai changé de position et ai immanquablement glisse vers l’extérieur.
J’aurai jamais dû utiliser la couverture de survie en tant que tapis de sol, car le matelas en evazote aurai suffi amplement et m’aurai empêché de glisser. Et j’étais bien au chaud avec mon sac de couchage et ce que je portais sur moi.
Puis je trouve que la taille de la tarp est limite, 1 m de plus apporte plus de confort et de protection contre la pluie. J’ai en possession le model 2.5*3m et l’utiliserai plus souvent dans le future.
Dans la soirée j’ai pu tester la Silcoat Cape d’Integral Designs, c’est un poncho court qui couvre que le corps et haut des jambes . J’aime bien le concept, car me protège bien de la pluie et évite de mouiller mon Gorka en coton, et crée aussi une bulle de chaleur. Inversement vu la taille, il sera aussi facile de s’aérer lors d’une grosse activité.
La combinaison Gorka et Silcoat Cape est vraiment top. Il  se replie sur lui-même entre facilement dans une des poches du Gorka. Ce produit n’est pas en concurrence avec un vrai poncho, qui normalement sera utilisé en tant que tarp. Il est beaucoup moins encombrant et gène moins pendant les activités au bivouac.
Le matin en remballant mes affaires j’ai remarqué quelques trou dans la couverture de survie, résultat du poinçonnement des herbes à travers. Je croyais ce matériel plus solide (il y a 2 couches une en plastique et l’autre alu, pour quand même 330 gr). Je suis un peu déçu que ça se perce si facilement.

2eme soirée
(pas de pluie, temp de 4 à 1 degrée)
Par groupe de 4 (voir le poste de Ulfgar) on a dormis dans une configuration en U, constitues de 4 couverture de survie, de mon tarp, et d’un autre poncho. Tous les coins bien fermés, nous protégeant du vent.
J’ai eu vraiment très chaud, me réveillant souvent. A un moment je me plains à Gad d’arrêter de faire un feu si fort. Je finis en t-shirt et pied nu. Au matin j’utilise ma gorka pour me protéger des radiations de la chaleur. J’ai l’impression que je suis au moi aout en plein soleil !
Par rapport aux autres groupes, nous avons été plus protégées, premièrement à cause des coins du « U » et de l’abri naturel des arbres autour de nous, et deuxio à cause de l’utilisation des couvertures de survie qui reflète fortement la chaleur.
Nous avons aussi démarré le feu en dernier en fin de soirée juste avant de se coucher, pour conserver du bois et être sure d’en avoir assez pour la nuit.
Ce que j’ai noté de particulier a été le combat avec Cubitus pour fendre une grosse buche sèche en sapin (autour de 18 cm de diamètre) avec mon couteau de camp faisant 25 cm de longue et 8mm d’épaisseur. L’un tenant le couteau et l’autre bâtonnant a mort. La lame entrée difficilement et se bloquer souvent. On a du finir avec des coins en bois, que nous avons piqué a Gad qui préparait le petit bois pour démarrer le feu. On a continué sur une deuxièmement buche et c’est la même histoire. Dès que la buche était coupée en deux le reste devenait facile. Apparemment, le plus dure avec un bois sec de ce genre, c’est de fendre au-dessus d’une certaine taille… Intéressant, intéressant… En situation de vraie survie, je n’aurai surement pas l’énergie et utiliserai plutôt la scie et un coin en bois.

Daniel

<3eme nuit et conclusion dans un prochain post>
« Modifié: 23 novembre 2010 à 16:25:03 par Dany »

22 novembre 2010 à 15:57:32
Réponse #42

Kilbith


Bonjour et merci pour les Retex!


C'est toujours une source inépuisable de réflexion (à tester)

Une question :  vous aviez la permission de creuser ?
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

22 novembre 2010 à 16:50:42
Réponse #43

Dany


Je n'ai vu aucune pelle et on n'a pas poser la question

22 novembre 2010 à 16:58:59
Réponse #44

guillaume



Une question :  vous aviez la permission de creuser ?

On aurait pu (du) creuser pour préparer le foyer du feu. Mais comme il n'y avait pas de pelle ;).

a+

22 novembre 2010 à 17:01:50
Réponse #45

Kilbith


Citer
Je n'ai vu aucune pelle et on n'a pas poser la question
Pas de pelle CS donc dans les 4 objets. Au fait les 4 objets, cela comprend les vêtements comme les ponchos ?


On aurait pu (du) creuser pour préparer le foyer du feu. Mais comme il n'y avait pas de pelle ;).

a+

Ce n'était pas vraiment pour ça...bien qu'idéalement il faudrait prélever la couche de terre fertile afin de la replacer une fois le feu éteint. La microflore est ainsi préservée et dans certain cas le bivouac plus discret.

Mais les pierres autour du foyer m'inspiraient pour construire un "lit chaud"'.  ;)

« Modifié: 22 novembre 2010 à 17:09:35 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

22 novembre 2010 à 17:24:00
Réponse #46

onc roger


Pas de pelle mais Guillaume ayant un couteau auquel il tenait à faire subir les derniers outrages  ::) nous l'avons utilisé pour mettre de coté la végétation de surface de l'emplacement du foyer avant de commencer les hostilités.

22 novembre 2010 à 19:03:57
Réponse #47

Dany


Nous avons réutilisé un ancien feu ou le sol était déjà brulé…
« Tricher pour mieux gagner » comme dis le grand manitou
 ::)

22 novembre 2010 à 19:19:03
Réponse #48

** Serge **


Citation de: Neurone Défense Système
Les cinq règles de vie

Vous n'avez pas besoin d'aimer ça, vous devez juste le faire.
Personne n'a dit que ce serait facile.
La douleur n'est qu'une information.
Tactique : toujours tricher, toujours gagner.
La vie est injuste, et à la fin on crève.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

23 novembre 2010 à 16:21:31
Réponse #49

Dany


<suite et fin de mon rapport>

3eme nuit
(Température en forte hausse, vent du sud, plus de 10 degrée)

On a changé de groupe, a part Gad, Ulfgar et Cedric nous rejoigne pour former un nouveau quatuor.
On devra décider en 10 mn les objets que chacun utilisera et présenter a David. Le scénario est diffèrent et nous avons droit à partager nos objets. Nous décidons sur :
-   4 couvertures de survie
-   2 scies
-   2 couteaux
-   Un briquet
-   Une lampe torche (celle de Gad) qui éclaire du tonnerre
-   De la ficelle
-   Et une popote
Lors de la présentation on s’est fait allumer par David, car nous avons montré nos objets individuellement à la place de monter notre stratégie de groupe et tous présenter d’un coup. David avais raison, et on devait se voir en tant que groupe et non pas en individus. Clef de réussite en vrai survie !
On refait le même setup que la nuit précèdent mais un peu plus serré.. J’ai sacrifié ma couverture pour la coupé en deux et permettre de fermer les 2 coins.
On n’a pas beaucoup de temps (40 mn ou moins ?) et David nous stresse de se dépêcher. Surement sa méthode pédagogique… La recherche du bois est contraignant, nous devons aller de plus en plus loin, et rapportons principalement des arbres mort que nous avons coupe en longueur de 3 à 5 mètre.
Apres un moment je suis complètement trempé de sueur et crevés… Finalement nous finissons à temps. Cela prouve que l’on peut faire un campement assez rapidement, a condition de bien partager le boulot et de mettre de l’énergie. Merci David pour nous stresser.  :up:

Je remercie aussi Gad qui m’a appris à fixer rapidement de la ficelle des couvertures de survie sans œillet (et de façon démontable)

Lors d’un moment libre dans la soirée, j’ai réduit en cendres des feuilles XX récoltés lors de la séance botanique, pour fabriquer du sel. C’est une plante qui pousse dans les milieux humides avec des grandes feuilles épaisse avec face interne en blanc. Et en effet à part le gout de cendre, on sent bien un arrière-gout salé.
J’ai oublié le nom de cette plante, comme presque  toutes les autres aussi ! Mon cerveau retient plus le visuel que les noms ! Quelqu’un peut-il nous rappeler le nom des plantes que nous avons étudié ?

J’ai fait le premier tour de garde. Le vent à changer de direction et pousse la fumée contre le « U » et enfume tout le monde, moi inclus. Voyant la fumée envahir mes amies, je cherche à faire un feu moins fort et envoie progressivement des  grosse buche en bois sec dans l’idée de faire un feu longue et plus doux, mais rien a y a faire avec ce bois de sapin. Lancer dans activité j’en profite pour scier et continue à trier notre collection de bois.
Quand mon tour vient pour dormir, je me protège comme je peux de la fumée avec mon puff.
Plus tard vers 5 ou 6 heures du matin je me réveille en crise de chaleur. C’est à nouveau le mois d’aout en plein cagnasse ! Il y a un feu d’enfer et  la fumée est très très irritante. Je me dis intérieurement : « C’est pas vrai je me suis chauffer le cul à chercher et découper tout ce bois, pour finir en surchauffe ! »
Je craque, enfile mes capilene R4 haut et bas (c’est la seule fois que j’ai les ai utilisé) et m’installe dehors juste à côté du campement à l’abri de la chaleur et de la fumée. Je déplacé aussi le lit végétale et me rendors. Plus tard, j’ai froid aux jambes, et les déplaces a fur et à mesure sous la bâche de notre abris. On me retrouvera le matin le corps à moitié à l’intérieure et moitié à l’extérieur.
J’ai eu froid aux jambes car je n’avais pas dispose de couverture végétal à cet endroit, et l’humidité du sol pénétrer à travers mes vêtements. Ce qui prouve l’efficacité de ce genre de matelas.
J’ai quand même dormis un bon 5 heures.

Bon moment :

En général j’ai toujours passé de bon moments à part mes coups de chaleur, mais le top a été le repas de midi le dimanche après-midi, ou on a notamment partage des rations de l’armée française. Ces rations sont vraiment bonne et dépasse de mille lieux en qualité et gout les infâmes lyos. J’ai partage ma ration avec Guillaume et Colin.
 Il y avait une atmosphère de camaraderie et d’insouciance, le tout dans un paysage merveilleux.

Autre leçons apprise :

L’atelier secourisme et les tracas de sante de Gad m’ont fait prendre conscience que je fus jusqu'à présent un insouciant ! Mon kit se secourisme est trop minimaliste : il pèse dans les 50 gr (quelques petits pansements, une compresse, des aspirines et quelques anti-inflammatoire)
Je vais revoir ce poste sérieusement.
Gad, peut tu m’envoyer ta fameuse liste ?

A explorer pour un futur stage niveau 3 :

Je me suis inscrit au stage niveau 3 en octobre 2011 et réfléchit déjà sur mes objets
Lors de ce stage j’ai plus utilisé la scie que le couteau.
De plus lors de mes rendos en solo, je démarre mon feu avec ce que je récolte dans la journée (brin de d’herbe séché, petite branches, plume, etc..) sans avoir à produire des copeaux. Il est vrai que le bâtonnage et la production de copeaux est indispensable par temps très humide, mais on  peut démarrer une fente avec la scie et finir avec un coin. Jusqu'à présent j’ai toujours un couteau et la scie. Je vais dans une prochaine rando essayer la scie uniquement, et voir si je pourrai utiliser seul.
Et peut-être que je pourrai aiguiser le dos de la scie pour avoir un objet coupant, pour faire des copeaux, ou couper une ficelle, ou autre choses, mais par pour bâtonner. Quelqu’un a déjà pensé à faire une petite emouture sur une scie pliante ?
« Modifié: 23 novembre 2010 à 16:57:17 par Dany »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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