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Auteur Sujet: Interview d'un flic de terrain  (Lu 23560 fois)

17 juin 2013 à 11:31:48
Réponse #50

Phil67


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Ca fait plus de quinze ans qu'on va voir les autres, qu'on les fait venir sur cette problématique de la déontologie et de l'image de la police vis à vis des citoyens; quinze qu'on se demande pourquoi dans les faits, les gens n'adhèrent pas au message... On a les réponses. Mais rien ne change... Parce que personne ne se fait confiance, parce que le politique est trop présent, parce que la "matière" humaine ne se gère pas avec des stats (du temps passé avec une victime n'est jamais de trop, par contre on peut vous reprocher d'avoir un rythme trop lent), parce qu'à force de normes et de règlements, on demande encore aux gens de discerner (qu'est ce que vous voulez discerner si tout est écrit?)...
C'est révélateur d'un mode de relations professionnelles de plus en plus "contractualisé" qui n'a rien de spécifique à la Police.

Le management à tous les niveaux se focalise plus sur les chiffres et les indicateurs que sur le fond (tendance lourde venue d'outre-Atlantique). Le "management à la française" a en plus la fâcheuse manie de savoir mieux manier le bâton que la carotte (contrairement aux méthodes d'Outre-Atlantique). Au final les chiffres apparents s'améliorent alors que les individus souffrent de plus en plus de devoir mal faire leur travail pour tenir "les chiffres" (injonction paradoxale).

Le manque de confiance de la hiérarchie s'illustre par la volonté de contrôle à tous les niveaux via la lourdeur administrative croissante et la réduction des marges de manœuvres individuelles. Du coup la méfiance devient réciproque et on finit par décourager toute initiative individuelle.

Pour en revenir à la Police, certains politiques récents ayant misé à outrance sur un discours répressif ont paradoxalement participé à la dégradation de son image et compliqué sa tâche au quotidien par la politique du chiffre.


Citer
Mathieu Molines, chercheur au CNRS a sorti une étude récente; l'un des sujets était le fait que la plupart des policiers rentraient par vocation... Je veux bien le croire... Et pourtant, une question demeure à la lumière des très nombreuses conversations qu'on peut avoir, et qui ne doivent être seulement considérées comme des bruits de couloirs: pourquoi de très nombreux policiers restent pour l'alimentaire? (et ça concerne tous les grades, tous les corps).
Encore une fois, je ne pense pas que çà soit spécifique à la Police : on retrouve les mêmes symptômes dans la justice, la santé, l'enseignement, le social ou dans le privé (même au niveau cadres et ingénieurs pour des métiers techniques).

C'est tout de même paradoxal qu'une institution ou un système économique en arrive à casser autant de vocations. Ceux qui ont choisis certains métiers par véritable passion en font souvent l'amère constatation après 1 ou 2 décennies en étant amenés soit à se désinvestir pour limiter les dégâts, soit à se réorienter...


Citer
PAVC... encore un...
Au contraire...
« Modifié: 17 juin 2013 à 12:34:59 par Phil67 »
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

17 juin 2013 à 11:33:23
Réponse #51

Kilbith


J'AI PRIS LE SOIN D'EFFACER LA REFERENCE A L'AUTEUR DE LA CITATION PAR DEONTOLOGIE.

Citer
Mathieu Molines, chercheur au CNRS a sorti une étude récente; l'un des sujets était le fait que la plupart des policiers rentraient par vocation...

Cela peut parfaitement s'expliquer et c'est typique des "métiers à vocation".

Pour "rester" dans un système organisationnel, il faut trois ingrédients à l'implication organisationnelle selon Allen et Meyer. Voici une représentation développée de ce modèle :



La "vocation" c'est surtout l'implication affective (mais aussi les deux autres selon les circonstances). Mais le modèle propose aussi deux autres type d'implication (de continuance et normative). Si la première disparait (par exemple en fonction de l'expérience de travail qui est un des facteurs explicatifs), les deux autres sont toujours présentes. On reste mais c'est moins fun.

Evidemment, ce post ne peut être que trèèèèès superficiel.  ;D
« Modifié: 17 juin 2013 à 16:04:09 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

17 juin 2013 à 11:39:20
Réponse #52

bison solitaire


C'est vrai que ça ne concerne pas que la police, ce qui démontre que le mal est réellement plus profond et bien installé (c'est juste que le sujet du fil part d'une interview d'un flic de terrain, mais qui à mon sens n'apprend pas grand chose... Mais je dis ça sans doute parce que compte tenu de mon boulot je ne découvre rien).
J'ai pris une bonne résolution il y a quelques mois: faire des courriers lorsque je suis content d'un service (je l'ai fait il y a quelques temps pour remercier les effectifs d'un centre de tri postal qui ont été particulièrement sympas: ils m'ont retrouvé un colis en dehors des heures d'ouverture au public... et en plus ils ont anticipé sur la livraison du deuxième). Je ne sais pas ce qu'il advient de ces courriers, mais pourquoi faire des courriers que lorsque ça va mal? C'est sûr il faut faire la différence entre "juste le boulot" et ce petit plus... Ah oui c'est vrai, il faut aussi rédiger...

17 juin 2013 à 13:35:17
Réponse #53

Nihil


Sur la question de rapport aux forces de police et au pouvoir, un certain Thomas Jefferson a dit quelques trucs intéressants qu'il ne me semble pas déplacé de rappeler parce que justement, les citoyens et les forces de l'ordre ne fonctionnent pas selon ces principes, du moins en France :


« Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens.  »
de Thomas Jefferson
Extrait d'une Lettre à John Melish

« Aucun homme n’a naturellement le droit de commettre une agression envers les droits d’un autre, et c’est là tout ce à quoi les lois devraient le refreiner. »

Utopie ?
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

17 juin 2013 à 19:17:44
Réponse #54

gmaz87


Il me semble que pendant longtemps, la Gendarmerie par son implantation et son mode de recrutement a bénéficié d'un traitement de faveur, mais cet avantage disparait avec l'urbanisation de la société et l'absence et/ou la différence de repères historiques d'une partie de nos jeunes concitoyens.
Bonsoir,
C'était aussi inculqué dans la culture Gendarmique (sic!), le gendarme est dans un territoire avec  des habitants clairement identifiés et un de ses jobs est (était?) d'avoir du renseignement pour savoir ce qui se passe, traiter rapidement les délits etc.., et ça passait par un contact avec la population, du style le café en cours de patrouille de nuit avec le paysan du coin qui attendait un vêlage, on boit un coup, on discute, on apprend.
C'était avant le tout répressif, le même mec quand on le contrôlait un tantinet au dessus de la vitesse autorisée, pédagogiquement ça n'allait pas plus loin, échange de bons procédés.., ensuite il y a eu les radars automatisés, là ça casse un peu la confiance, la machine est bête, elle n'a aucun sentiment, elle plante, certains diront qu'elle est plus juste, pas de favoritisme, ça se discute..
Après ou en même temps il y a eu la culture du chiffre, on est bon si on fait du chiffre, ça rapporte, enfin dans l'immédiat car la mauvaise contrepartie c'est que le mec qui voyant un véhicule suspect notait son numéro et donnait l'info, maintenant il est moins enclin à aider surtout si  il a pris une prune venue directe.
Je sais que ce n'était pas juste, pourquoi plomber l'un et pas l'autre, mais c'est comme ça, on a tout pris un jour ou c'était a peine justifié et on est tous passés au travers sur une plus grosse infraction.
Un autre truc tout con, du temps ou existait encore le SN, la population comprenait la logique de l'uniforme, maintenant le lien est rompu et c'est vrai pour les mili comme les policiers.
L'époque change et pas forcement en bien, opinion qui n'engage que moi.
A+
Gérard

Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

17 juin 2013 à 23:08:49
Réponse #55

mrfroggy


Je confirme ,  pres de chez moi, la gendarmerie a meilleure presse; c est le fait que les commissariats on disparus, et que dans les ptis bleds comme le mien, il y a souvent une gendarmerie.
Du coup, on se croise a l ecole le matin avec les papas gendarmes. on a meme sympathisé avec certains.ma fille est copine avec les leurs ... Il se crée des liens bien plus facilement.mais on en abuse pas ceci dit. quand je me fais chopper au radar, je vais pas aller chialer aux copains de la gendarmerie d a coté pour autant.
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

18 juin 2013 à 12:16:19
Réponse #56

gmaz87


Nous connaissons tous la problématique de l'évaluation. Il n'est pas normal que tout agent du service public ne justifie pas de son activité et que ne puisses pas être comparée et pondérée par chaque strate l'activité de ses services.

Bjr,
C'est plus complexe à réaliser avec les forces de sécurité, alors on va au plus simple: les PV c'est facile à comptabiliser..
Ce qui l'est moins c'est que pour faire un travail de qualité il faut avoir des contacts, passer du temps à créer la confiance, être perçu autrement que comme la matraque et ça c'est in quantifiable si ce n'est sur un long terme.
Pour faire simple un gendarme ou un policier qui aurait entrepris un tel travail et qui par la confiance, la pédagogie, la présence permanente arriverai à avoir un secteur "calme", connement il serait moins bien noté que son collège qui avance matraque en main et qui plombe à tour de bras. Au mieux on dira qu'il a du bol d'être dans un coin tranquille, sans voir le travail effectué en amont et entretenu journellement.
Je vis le système d'assez près et je fais bien la différence entre deux BT, l'une ou les gendarmes sont dehors, au contact, pas laxistes mais justes et humains et une autre ou quand ils sortent ils allument, le ressenti de la population est en faveur des premiers.
Pas simple de quantifier le bon travail sur des éléments statistiques.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

18 juin 2013 à 16:35:59
Réponse #57

nox


Evaluer pour faire quoi ... une prime, un pseudo avancement de carrière ... ?

Rendre compte et étre "noté" sur des fondamentaux :
-horaire.
-respect des lois et de la deontologie ..
-Tenue correcte.
-connaissance et mise en pratique des gestes metiers( tir, techniques d'intervention, procédures ...)

Première motivation elle est interne, je fais ce que j'aime et j'ai envie de bien le faire.
J'aimerai pouvoir acquerir de nouvelles compétences, découvrir d'autres services ...

Dans mon job la productivité/les objectifs tuent mon métier, dégradent les conditions de travail, les relations entre personnes ...
Je n'ai kamais vu autant de gens ausi peu motivés

18 juin 2013 à 17:21:58
Réponse #58

gmaz87


Si je te suis cela voudrait dire qu'un bon flic/gendarme se jugerait sur le taux commission de délits (voire crimes) sur son secteur et que plus ce taux est faible plus il aura réussit ?

Sur quoi donc amis policiers et gendarmes trouveriez-vous pertinent d'être évalués ?
bjr,
Non et heureusement, c'est clair que si certains endroits sont plus tranquilles grâce à une action bien menée, il en est d'autres qui sont tout aussi calmes pour des raisons autres et diverses, et a contrario un endroit "chaud" en terme de délits n'est pas non plus toujours la marque d'un mauvais travail.
Ce que je voulais dire c'est que c'est un métier complexe et que par suite il n'est pas une manière simple de noter un bon ou un mauvais agent/gendarme en dehors des manquements, des comportements néfastes au bien du service.
J'ai du mal à exprimer ma pensée, je vais donc prendre un exemple en suivant la logique de la notation d'un fonctionnaire ou employé, disons avec une tâche répétitive et relativement standard, un mec qui doit mettre en état des dossiers selon un schéma toujours identique ( ça existe, je l'ai fait avec des dossiers de prêts).
Son job est assez linéaire (si tant est qu'on ne lui colle pas une autre tâche en sus), X personnes font le même travail dans les mêmes conditions, X dossiers sont terminés chaque jour, divisés par le nombre de personnels ça donne une idée du rendement moyen possible et de s'en servir pour noter Dupont mieux que Durand au motif qu'il fait plus de dossiers que la moyenne.
Vouloir appliquer ces règles aux policiers ou gendarmes c'est méconnaître le fait que le travail n'est pas sur le bureau le matin, que parfois une inter dure largement plus que prévu, etc... (c'est d'ailleurs aussi vrai des pompiers je pense)
Un gendarme ou un policier n'a pas un travail linéaire, un jour c'est calme, le lendemain c'est le bronx, donc assez compliqué d'en tirer de grands enseignements applicables à tous.
De même que le job en banlieue n'est pas le même qu'en sous préfecture de province ou du moins ne s'exerce pas de la même façon ni dans des conditions de travail identiques.
Vaste sujet en fait..
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

18 juin 2013 à 18:27:25
Réponse #59

bison solitaire




Sur quoi donc amis policiers et gendarmes trouveriez-vous pertinent d'être évalués ?

faudrait aussi que les évaluateurs soient en capacité de le faire... Or actuellement les policiers et gendarmes sur le terrain ont la technicité, bien plus que les cadres A. C'est un autre problème à prendre en compte. D'une manière générale, il faut bien avoir à l'esprit que tout ce qu'on dira ici ne sera qu'une vue parcellaire : il y a des infos auxquelles on n'a pas accès, et la vision du citoyen quant à l'efficacité de la police-gendarmerie est sans doute bien loin de celles des administrateurs.
« Modifié: 18 juin 2013 à 21:06:04 par bison solitaire »

19 juin 2013 à 10:43:16
Réponse #60

Vincent


Comme il a deja ete mentionné, évaluer le travail d'un agent des forces de l'ordre (hormis sur son savoir faire et son savoir etre) n'est pas forcement une chose aisée.

Mal percus d'une grande part du public (bon on a souvent tendance a penser que leur presence nous gene car souvent on ne les voit qu'au bord des routes...) on a tendance a oublier qu'ils sont la aussi pour assurer notre securité, chose qui d'apres mon experience leur prend plus de temps que de foutre des pv... Mais la on s'appercoit pas a court terme du travail effectue.

Seul le temps peut permettre de se rendre compte de l'efficacité de ce travail lorsque la vie reprends ses droits notamment dans des quartiers difficiles, quand les meres de familles laissent a nouveau sortir leur gamins, quand vous pouvez garer votre bagnole sans craindre qu'elle flambe etc...

Malheureusement, a ce moement la on ne se dit pas : ah ben les services de police/gendarmerie on fait leur boulot, on a tendance qu'a ne voir le coté repression routiere alors que je le repete je ne pense pas que ce soit leur occupation principale.

Pour en avoir discuter avec le maire de mon ancienne commune de residence, il est apparement de bon ton de "casser du sucre" sur le dos des forces de l'ordre quand il y a des problemes mais n'oublions pas qu'ils sont la pour les resoudre (du moins essayer) et que rarment ils en sont la cause...

Sans oublier le fait que plus on avance, plus notre societe se place dans une demarche de victimisation : J'ai ete manifester, je me suis fait gazer : c'est la faute aux CRS..., je roulais a 200 sur l'autoroute avec mon telephone a la main, je me suis pris un PV et un retrait de permis : c'est la faute du gendarme... Euh comment dire...

Je part d'un postulat simple : en tant que citoyen lambda, je n'a

19 juin 2013 à 11:26:08
Réponse #61

raphael


Je suis souvent tombé par hasard sur les reportages aux titres plus ou moins racoleur des chaines de la TNT. J'y ai decouvert des policiers, gendarmes... très souvent impliqués, motivés par la résolution d'affaires de tous les jours (cambriolages, vol à la roulotte) pas porteurs de gloire, ni de reconnaissance.

Il y a aussi les cellules specifiques pour la résolution de disparition qui travaillent sur le long terme.

Ce travail de fourmis n'est pas forcement percu de la part des citoyens

Chapeau bas

Se connaitre et s'accepter


19 juin 2013 à 11:56:34
Réponse #62

Kilbith


Je suis souvent tombé par hasard sur les reportages aux titres plus ou moins racoleur des chaines de la TNT. J'y ai decouvert des policiers, gendarmes... très souvent impliqués, motivés par la résolution d'affaires de tous les jours (cambriolages, vol à la roulotte) pas porteurs de gloire, ni de reconnaissance.

Il y a aussi les cellules specifiques pour la résolution de disparition qui travaillent sur le long terme.

Ce travail de fourmis n'est pas forcement percu de la part des citoyens

Chapeau bas

Il me semble que personne ne conteste le rôle important des forces de l'ordre au sein d'une société (à l'exception des quelques anarchistes de service). C'est particulièrement le cas pour les "missions de police et d'assistance".

Le problème, s'il existe, viendrait plutôt des méthodes employées pour mener à bien ces missions et de la teneur de ces missions. Comme on la noté plus haut c'est une grande tentation dans notre pays pour les gouvernements d'instrumentaliser les forces de Police. Quelques exemples :

- Une "autorité" se déplace dans un bled de province avec quelques centaines de Gendarme réquisitionnés pour assurer sa sécurité. Alors que dans le même temps on nous invoque "le manque d'effectif" dans les lieux où certains de nos concitoyens doivent raser les murs pour rentrer chez eux après 8 heures de boulot. Bizarrement dans d'autres pays, et pas seulement Andorre, il suffit de quelques dizaines de gardes du corps.
On peut s'interroger sur l'utilité de ces Gendarmes, hélicoptères... : est-ce pour assurer la sécurité, l'absence de contestation visible sur les caméras de TV, la pérennité du Préfet, ou bien encore seulement pour donner une suite somptueuse et couteuse à cette autorité ?

- Régulièrement, lors des grands départs en vacances, le ministre n'hésite pas à nous expliquer que les Gendarmes seront présents pour sanctionner et d'ailleurs insiste sur l’intérêt de "La Peur du Gendarme"....bonjour l'infantilisation du citoyen. Ce type de "communication" est totalement archaïque et ne peut que provoquer des effets contraire : même des parents lambda ne font plus ça depuis longtemps.

- J'ai, de mes yeux vu, un gendarme installer un radar alors qu'il était en treillis camouflé (ghillies suit) et que le radar n'était vraisemblablement pas disposé dans un lieu accidentogène (route passant de 110 à 90 avant un rond point) : clairement un piège mis là pour "faire du chiffre".

- Les évolutions contemporaines de la législation et des pratiques sont aussi problématiques :
*Par exemple le fait que de plus en plus une sanction est appliquée préalablement à une décision de justice (retrait de permis, confiscation de véhicule). Ou bien encore mieux : on paye d'abord l'amende (techniquement c'est un dépôt) qui sera minorée dans les faits si on n'exerce pas de recours!
*Par exemple l'utilisation de la GAV comme moyen de coercition envers ceux qui ont sont sensible à leur réputation ou à l'heure de sortie de classe, y compris pour les délits routiers, tout en refusant longtemps dans ce dernier cas de l'incorporer dans les statistiques de la criminalité de peu de les faire exploser. Tout en expliquant que c'est "aussi grave" que les autres type de criminalité.
*Par exemple la notion de "racolage passif" en matière de prostitution qui est une porte ouverte à l'arbitraire.
*Par exemple le maintien dans le temps des mesures d'exceptions et de restrictions du plan "vigie pirate" qui avaient été prises il y a plus de vingt ans.
*Par exemple l’utilisation de "l'arsenal antiterroriste" pour traiter des problèmes qui n'en relèvent évidemment pas.
*Par exemple la vraie mauvaise foi consistant à ne pas assimiler les téléphones portables aux téléphones fixes afin de ne pas devoir suivre des règles contraignantes faisant intervenir la justice pour mettre en place un contrôle des communications. D'autant plus que ces règles avaient mises en place pour justement contrer les abus.
* Par exemple l'impression d'un usage "différencié" de la force pour "maintenir l'ordre" selon que les manifestants s’opposent ou servent (même indirectement) aux intérêts du pouvoir en place*.

Ces évolutions entrainent souvent une grave confusion des genres entre la Police, la Justice et même l'exécution des peines qui nous ramène bien loin en arrière au niveau du droit...

- Si on ajoute à cela la contestation systématique par les syndicats policiers de tout ce qui pourrait être perçu comme une avancée dans les droits du citoyen et un enthousiasme symétrique pour tout ce qui vient les restreindre et/ou augmenter les pouvoirs de Police. Et le fait que les évolutions de la législation nationale se font souvent sous la contrainte de condamnations internationales.**

- Avec en plus une pincée de scandales comme "l'affaire des paillottes" :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_paillotes

On ne peut guère s'étonner de la défiance actuelle que la population a envers ceux qui sont là pour la protéger et l'assister.  :closedeyes:


(Je tiens à dire que la plupart des exemples que j'ai rapporté m'ont été très souvent cité avec dégout par précisément des membres, parfois hauts placés, des forces de l'ordre. J'ai tout mes points de permis, enfin je crois )

*Un exemple ubuesque : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/08/01016-20130408ARTFIG00579-proces-verbaux-en-serie-pour-le-port-du-sweat-shirt-de-la-manif-pour-tous.php

**Les évolutions de la garde à vue concernant la présence de l'avocat sont éloquentes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_%C3%A0_vue_en_droit_fran%C3%A7ais#Reconnaissance_du_principe
« Modifié: 19 juin 2013 à 12:59:10 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

19 juin 2013 à 17:02:43
Réponse #63

gmaz87


Bjr,

Did, si je lis bien tes arguments, valables sans conteste, en fait le problème viendrait plus des politiques que des forces de sécurité si on excepte la part statistique de cons qui s'y trouvent.

Pour la force mobilisation des gendarmes en cas de déplacement en province, il faut savoir que sous le précédent gouvernement plusieurs préfets ont giclés pour cause de troubles à l'ordre public(enfin des citoyens qui gueulaient au lieu d'agiter des drapeaux, mais d'aucuns ne voulant y voir une saine manifestation de la démocratie ont considérés que c'était un crime de quasi lèse majesté ) et du coup les suivants ont préféré faire plus (trop je suis d'accord) que pas assez, un job de préfet ça se garde...

Après ça relève aussi du rôle du citoyen que de prendre sa plume et d'écrire au député du coin pour se plaindre de la débauche de moyens.

En ce qui concerne la médiatisation des mobilisations policières et gendarmiques lors des départ en vacances, c'est un "marronnier" toujours traité de la même manière, pas forcement d'ailleurs sous l'angle qui plait le plus aux gendarmes.

Tu cites le gendarme en camouflé qui met son radar, j'ai mieux: un taré qui voyant une affiche sur une voiture roulant et qui proposait d'appeler un numéro de portable pour acheter la dite voiture, et bien ce con le fait, la bonne femme décroche, il la verbalise.

Là c'est clairement au commandement de gérer ces mecs, tout comme il doit être impitoyable avec ceux qui mettent le pied en dehors des clous, si il y a bien un métier ou les ripoux (quel qu’ils soient) n'ont pas leur place c'est bien celui ci.

La déontologie ne doit pas être un sujet de cours en école mais bien une ligne directrice.

A+
Gérard

Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

19 juin 2013 à 17:48:08
Réponse #64

Kilbith


Did, si je lis bien tes arguments, valables sans conteste, en fait le problème viendrait plus des politiques que des forces de sécurité si on excepte la part statistique de cons qui s'y trouvent.

Absolument. Les fonctionnaires de police et les militaires agissent "conformément aux ordres reçus" pour le meilleur et pour le pire.

Pour ce que j'en connais : il y a chez eux une bonne proportion de types exceptionnels au fait de la chose publique et la proportion habituelle de déviants. Evidemment comme ces déviants sont armés et munis, dans le cadre de leur fonction, d'une autorité sur les autres citoyens : ils sont particulièrement nuisibles.

Au niveau législatif : trop souvent les fonctionnaires doivent faire avec des lois imprécises et/ou inadaptées. Comme il doivent quand même faire "tourner la boutique" ils sont amenés à les "interpréter" ce qui devient vite un terrain glissant. Cette situation est très courante dans la fonction publique au point de sembler parfois être un mode de gestion. C'est la faute du législateur, donc de nos élus, donc notre faute.

On pourrait tout de même pointer les syndicats catégoriels...mais ceux de la Police ne sont pas plus pathétiques que ceux de l'enseignement, de la justice, des maitres de forges ou des fraiseurs de boulons, etc... La plupart du temps ils sont "dans leur rôle" et doivent gérer le fait qu'ils sont dans notre pays anémiques en terme de cotisants tout en ayant d'énormes responsabilités dans notre système social. Leur "représentativité" est donc questionnable. De là, un jeu délicat entre l'opinion, les partenaires sociaux et les gouvernements.

 ;)
« Modifié: 19 juin 2013 à 17:57:47 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

19 juin 2013 à 20:50:24
Réponse #65

bison solitaire






La déontologie ne doit pas être un sujet de cours en école mais bien une ligne directrice.

A+
Gérard

Si vous saviez à quel point j'ai envie de me lâcher!!!!!!
Gérard, rien que cette phrase vaudrait qu'on se rencontre autour d'un bon café. J'irais plus loin: maintenant faut qu'on se débrouille pour que la déontologie soit quelque chose de fédérateur... Et effectivement ça ne doit plus être un sujet de conférence, mais bel et bien un sujet de réflexion, de prise de conscience... sans que le formateur/instructeur/ ou peu importe se prenne pour le chevalier blanc moralisateur du style "moi-j'ai-toujours-été-dans-les-clous-j'ai-toujours-été-exemplaire"... Les politiques tentent d'être ainsi devant les médias... Quels effets croient-ils que cela peut avoir sur les troupes une fois les affaires mises au jour? Qu'on soit clair: ce n'est pas une excuse au débordement, mais ça montre que ça ne sert à rien de se poser en père la morale.

19 juin 2013 à 23:05:24
Réponse #66

Oim


Pour ce qui est de la perception de la police par les citoyens, je pense qu'il y un un "biais" de perception.
Ce biais est aussi valable pour d'autre catégories, les chasseurs, les jeunes à casquette, les usagers de la sécu, les employés de la sécu, les survivalistes, etc...

Ceux qui me posent des problèmes sont ceux que je  vois le plus et avec lesquels j'ai le plus de rapport.
Je peux facilement en déduire qu'il représentent la majorité du genre puisqu'ils représente la majorité de ceux avec qui j'ai des relation.

Un des remède à cela pourrait être une meilleure communication autour du travail courageux et ingrat fait par l'ensemble de ceux qui sont réellement aux service des autres.

 :huh: im
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

20 juin 2013 à 00:58:38
Réponse #67

Nihil


Une remarque qui revient souvent, 'est "Il est passé où, le "flic" qui fait du lien social ?"

Ils existent, hein...
Mais il ressort qu'on aimerait les voir plus souvent, parce que l'image actuelle des forces de l'ordre, c'est celle du "flic là pour faire du chiffre", du "flic pas rassurant qui te laisserait te faire violer" (jamais rencontré, uniquement entendu de la part d'amies) et celle du "flic pour avoir un flingue".

J'ai eu des contacts civils (dans le sens socialement adéquats) quand je me suis rendu dans les gendarmeries ou lors d'alcotests "à la volée".
Mais j'ai aussi eu des prunes pour des motifs illégaux (j'ai vérifié dans le code de la route) et eu la trouille de faire un geste un peu brusque lors de contrôles "au faciès".

Il y a quelque chose de moisi au royaume des gardiens de la paix... Mais je n'ai pas la solution et on s'enterre dans la discussion de bistrot. :(
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

20 juin 2013 à 19:39:35
Réponse #68

Cheyenne


Je pense que c'est surtout le coté "je suis le plus fort ferme la"
 et les abus facilements constatés (genre flics garés sur place handicapés - Une HONTE !) qui agacent le citoyen moyen.
Perso je n'ai jamais pu admettre le " fais ce que je dis, pas ce que je fais"
Je fais un excès de vitesse, je me fais allumer OK, mais quand on voit la façon de procéder pour notre sécurité ...

Exemple : derniere semaine de mai -entrée de Dijon/Marsannay - 2 fois 2 voies = passage pour tourner à gauche.
Je vois en face un 4x4 arrêté en plein milieu ???   les véhicules arrivant derrière se demandant ou passer.
J'ai compris quand j'ai vu gesticuler un (abruti) CRS qui voulait le faire RECULER pour TRAVERSER la voie de droite et se rendre la ou était le "nid".   Sans parler de son collègue qui continuait, le radar visé à l'oeil.
Des DANGERS PUBLICS qui prétendent oeuvrer pour notre sécurité !!!  Si ça se trouve pour un "excès" de 3 km/h

Comment admettre ça, et comment le justifier. Comment voulez-vous être appréciés avec des comportements pareils.

Je n'ai rien contre, il en faut , j'en ai fréquenté pas mal à une époque,
mais je pourrai vous raconter des tas d'anecdotes du même style, hélas.

20 juin 2013 à 20:39:02
Réponse #69

bison solitaire


Je pense que c'est surtout le coté "je suis le plus fort ferme la"
 et les abus facilements constatés (genre flics garés sur place handicapés - Une HONTE !) qui agacent le citoyen moyen.
Perso je n'ai jamais pu admettre le " fais ce que je dis, pas ce que je fais"
Je fais un excès de vitesse, je me fais allumer OK, mais quand on voit la façon de procéder pour notre sécurité ...

Exemple : derniere semaine de mai -entrée de Dijon/Marsannay - 2 fois 2 voies = passage pour tourner à gauche.
Je vois en face un 4x4 arrêté en plein milieu ???   les véhicules arrivant derrière se demandant ou passer.
J'ai compris quand j'ai vu gesticuler un (abruti) CRS qui voulait le faire RECULER pour TRAVERSER la voie de droite et se rendre la ou était le "nid".   Sans parler de son collègue qui continuait, le radar visé à l'oeil.
Des DANGERS PUBLICS qui prétendent oeuvrer pour notre sécurité !!!  Si ça se trouve pour un "excès" de 3 km/h

Comment admettre ça, et comment le justifier. Comment voulez-vous être appréciés avec des comportements pareils.

Je n'ai rien contre, il en faut , j'en ai fréquenté pas mal à une époque,
mais je pourrai vous raconter des tas d'anecdotes du même style, hélas.

De prime abord, on ne peut qu'être d'accord...
Un bémol: certains policiers se sont garés sur des places handicapés, de nuit, pour intervenir en urgence sur les "flingages" (je pense qu'on pourra reconnaitre ce caractère d'urgence)... cela étant la voiture a tout de même été enlevée par la fourrière ( :lol:)
Sur le "fais ce que je dis et pas ce que je fais"... hum, certes... et en y réfléchissant... Je ne sais pas s'il faut y voir un parallèle mais c'est en gros ce qu'on fait souvent avec nos enfants: on leur explique un truc, nous on fait le contraire, et on leur dit "compare pas" (je caricature volontairement)...
Je ne suis donc pas sûr que "fais ce que je dis pas ce que je fais" soit propre aux forces de l'ordre, d'autant que c'est aussi souvent ce qu'elles constatent en interne: la hiérarchie prône l'exemplarité... et se retrouve mis en cause dans des affaires douteuses... Je crois tout bêtement que "fais ce que je dis, pas ce que je fais", c'est inhérent à la nature humaine, mais cela étant ça n'est pas un alibi.

On a tous entendu de récentes affaires graves (bac Marseille par exemple): mais pour ces affaire, c'est pas compliqué, y'a le code pénal... C'est pour tous les petits écarts (prendre un sens interdit pour aller au snack) qui remontent pas mais qui sont vus de tous qu'il y a sans doute lieu de se référer à la déontologie...

20 juin 2013 à 20:46:06
Réponse #70

Nihil


Dans la même série, se mettre à un rond point pour faire des contrôles et installer le radar... Pour la petite histoire, le rond point était à la base un simple croisement, transformé en rond point suite à la mort d'un membre des forces de l'ordre...
On aura oublié de les avertir, je suppose.
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

20 juin 2013 à 21:04:08
Réponse #71

sharky


Pour la petite histoire, le rond point était à la base un simple croisement, transformé en rond point suite à la mort d'un membre des forces de l'ordre...

Suite à des morts tout court, pas forcément des forces de l'ordre.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 juin 2013 à 21:10:21
Réponse #72

Nihil


Celui-là et l'autre à peine deux kilomètres plus loin, en l'occurrence, si. Ils ont causé de nombreuses victimes, il y a eu des pétitions, rien n'était fait, puis, en l'espace de 3, 4 ans, deux membres des forces de l'ordre y sont morts, chacun à l'emplacement des futurs ronds-points qui furent construits dans l'année, au point que la mauvaise plaisanterie court encore dans la région, quelques 20 ans après le dernier mort, quand il s'agit de sécurité routière : "Faudra quoi pour mettre un rond-point ici ? Un flic mort ?".

C'est pour ça que je fulmine quand je les y vois installés, en fait. Sinon je considèrerais juste ça comme idiot et dangereux.
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

20 juin 2013 à 21:27:38
Réponse #73

Phil67


flics garés sur place handicapés - Une HONTE !
Je m'insurge : comment peux-tu savoir s'il s'agissait de flics handicapés ou non ? En plus tous les handicaps ne sont pas visibles ! ;#

Un bémol: certains policiers se sont garés sur des places handicapés, de nuit, pour intervenir en urgence sur les "flingages" (je pense qu'on pourra reconnaitre ce caractère d'urgence)... cela étant la voiture a tout de même été enlevée par la fourrière ( :lol:)
Exemple concret relaté par un ami :
   - véhicule de la Police Nationale qui se gare sur la place handicapée la plus proche de l'entrée d'une galerie commerciale
   - quelques places non réservées sont libres à moins de 30m
   - les 2 occupants semblent ne souffrir d'aucun problème de mobilité réduite et ne sont pas particulièrement pressés
   - il les recroise 20s plus tard dans un tabac / loto / journaux de la galerie commerciale
   - le temps de s'acheter un sandwich et ressortir pour constater que la voiture est toujours à la même place
   - il hésite entre attendre les 2 auteurs d'incivilités (certainement multi-récidivistes) ou appeler la Police
   - un autre passant n'hésite pas et prend le véhicule en photo pour la poster avec le lieux, l'heure et la plaque non floutée sur Facebook (avec pas mal de succès à la clé)
   - apparemment la photo a été transmise à la préfecture de Police sans réaction

Problème classique : comment réagir sans risquer de finir au poste sous un prétexte fallacieux vu que les 2 énergumènes ne semblent pas trop adeptes des règles élémentaires de savoir-vivre et a fortiori de déontologie ?
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

20 juin 2013 à 21:32:59
Réponse #74

bison solitaire



   - apparemment la photo a été transmise à la préfecture de Police sans réaction



sans réaction... alors là j'en doute fort, et plus que fort!!

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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