Je suis souvent tombé par hasard sur les reportages aux titres plus ou moins racoleur des chaines de la TNT. J'y ai decouvert des policiers, gendarmes... très souvent impliqués, motivés par la résolution d'affaires de tous les jours (cambriolages, vol à la roulotte) pas porteurs de gloire, ni de reconnaissance.
Il y a aussi les cellules specifiques pour la résolution de disparition qui travaillent sur le long terme.
Ce travail de fourmis n'est pas forcement percu de la part des citoyens
Chapeau bas
Il me semble que personne ne conteste le rôle important des forces de l'ordre au sein d'une société (à l'exception des quelques anarchistes de service). C'est particulièrement le cas pour les "missions de police et d'assistance".
Le problème, s'il existe, viendrait plutôt des méthodes employées pour mener à bien ces missions et de la teneur de ces missions. Comme on la noté plus haut c'est une grande tentation dans notre pays pour les gouvernements d'instrumentaliser les forces de Police. Quelques exemples :
- Une "autorité" se déplace dans un bled de province avec quelques centaines de Gendarme réquisitionnés pour assurer sa sécurité. Alors que dans le même temps on nous invoque "le manque d'effectif" dans les lieux où certains de nos concitoyens doivent raser les murs pour rentrer chez eux après 8 heures de boulot. Bizarrement dans d'autres pays, et pas seulement Andorre, il suffit de quelques dizaines de gardes du corps.
On peut s'interroger sur l'utilité de ces Gendarmes, hélicoptères... : est-ce pour assurer la sécurité, l'absence de contestation visible sur les caméras de TV, la pérennité du Préfet, ou bien encore seulement pour donner une suite somptueuse et couteuse à cette autorité ?
- Régulièrement, lors des grands départs en vacances, le ministre n'hésite pas à nous expliquer que les Gendarmes seront présents pour sanctionner et d'ailleurs insiste sur l’intérêt de "La Peur du Gendarme"....bonjour l'infantilisation du citoyen. Ce type de "communication" est totalement archaïque et ne peut que provoquer des effets contraire : même des parents lambda ne font plus ça depuis longtemps.
- J'ai, de mes yeux vu, un gendarme installer un radar alors qu'il était en treillis camouflé (ghillies suit) et que le radar n'était vraisemblablement pas disposé dans un lieu accidentogène (route passant de 110 à 90 avant un rond point) : clairement un piège mis là pour "faire du chiffre".
- Les évolutions contemporaines de la législation et des pratiques sont aussi problématiques :
*Par exemple le fait que de plus en plus une sanction est appliquée préalablement à une décision de justice (retrait de permis, confiscation de véhicule). Ou bien encore mieux : on paye d'abord l'amende (techniquement c'est un dépôt) qui sera minorée dans les faits si on n'exerce pas de recours!
*Par exemple l'utilisation de la GAV comme moyen de coercition envers ceux qui ont sont sensible à leur réputation ou à l'heure de sortie de classe, y compris pour les délits routiers, tout en refusant longtemps dans ce dernier cas de l'incorporer dans les statistiques de la criminalité de peu de les faire exploser. Tout en expliquant que c'est "aussi grave" que les autres type de criminalité.
*Par exemple la notion de "racolage passif" en matière de prostitution qui est une porte ouverte à l'arbitraire.
*Par exemple le maintien dans le temps des mesures d'exceptions et de restrictions du plan "vigie pirate" qui avaient été prises il y a plus de vingt ans.
*Par exemple l’utilisation de "l'arsenal antiterroriste" pour traiter des problèmes qui n'en relèvent évidemment pas.
*Par exemple la vraie mauvaise foi consistant à ne pas assimiler les téléphones portables aux téléphones fixes afin de ne pas devoir suivre des règles contraignantes faisant intervenir la justice pour mettre en place un contrôle des communications. D'autant plus que ces règles avaient mises en place pour justement contrer les abus.
* Par exemple l'impression d'un usage "différencié" de la force pour "maintenir l'ordre" selon que les manifestants s’opposent ou servent (même indirectement) aux intérêts du pouvoir en place*.
Ces évolutions entrainent souvent une grave confusion des genres entre la Police, la Justice et même l'exécution des peines qui nous ramène bien loin en arrière au niveau du droit...
- Si on ajoute à cela la contestation systématique par les syndicats policiers de tout ce qui pourrait être perçu comme une avancée dans les droits du citoyen et un enthousiasme symétrique pour tout ce qui vient les restreindre et/ou augmenter les pouvoirs de Police. Et le fait que les évolutions de la législation nationale se font souvent sous la contrainte de condamnations internationales.**
- Avec en plus une pincée de scandales comme "l'affaire des paillottes" :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_paillotesOn ne peut guère s'étonner de la défiance actuelle que la population a envers ceux qui sont là pour la protéger et l'assister.

(Je tiens à dire que la plupart des exemples que j'ai rapporté m'ont été très souvent cité avec dégout par précisément des membres, parfois hauts placés, des forces de l'ordre. J'ai tout mes points de permis, enfin je crois )
*Un exemple ubuesque :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/08/01016-20130408ARTFIG00579-proces-verbaux-en-serie-pour-le-port-du-sweat-shirt-de-la-manif-pour-tous.php**Les évolutions de la garde à vue concernant la présence de l'avocat sont éloquentes :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_%C3%A0_vue_en_droit_fran%C3%A7ais#Reconnaissance_du_principe