Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en contexte dégradé / vie en autarcie => Discussion démarrée par: Fox le 04 décembre 2007 à 18:04:03
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Amis de l'onanisme cérébral bonjour!
Voici un nouveau scénario démarré par le comissaire politique Kamp grand amateur de moules frites et de bière,et agrémenté par l'esprit tordu du kamarad Foxievitch.
Après 5 ans passés à l'étranger a tenter vainement de refaire votre vie, vous rentrez en France, avec votre compagne. Vous êtes sans le sou.
Nous sommes au mois de septembre. Le pays est "dans une phase de grande instabilité".
Crise sociale, chômage, choc pétrolier et insécurité dans les banlieues sont au goût du jour.
Vous êtes rentrés avec vos habits (Ceux que vous portez à l'heure ou vous lisez ça plus un pull, une veste) et juste un sac chacun en bagage de cabine contenant:
-un t-shirt
-des chaussettes et des sous vêtements de rechange
-vos pièces d'identité dont votre permis de chasse, toujours valable
-un nécessaire de toilette rudimentaire
-un agenda électronique
La plupart de vos anciennes connaissances ont déménagé ou ne sont pas en moyen de vous venir en aide. Toutefois, vous avez gardé un coffre dans une banque de la ville. Dans ce dernier se trouve les titres de propriété d'une cabane de chasse, trace d'un vieil héritage familial, et des 10 hectares sur laquelle elle est construite. Malheureusement, celle ci est inhabitée depuis 10 ans, quelques vitres sont cassées et le toit fuit. Altitude 550m. L'équipement y est rudimentaire. 2 mauvais lits de camp, un poêle et peut être une casserole..
Voici la photo:
(http://www.zimagez.com/miniature/cabanedersou.jpg) (http://www.zimagez.com/zimage/cabanedersou.php)
(http://www.zimagez.com/miniature/dersou.bmp) (http://www.zimagez.com/zimage/dersou.php)
Dans le coffre se trouve également une broche en or dont vous parvenez à tirer la somme de 2000 Euros chez un prêteur sur gage.
Au vu du décor, vous décidez d'un commun accord de rejoindre le Dauphiné où se trouve cette modeste propriété familiale. Cela vous permettra de rester (un peu) à l'écart de l'insécurité grandissante, de ne pas avoir de loyer à payer, et de faire globalement le point sur la situation.
L'agenda électronique vous a permis d'acheter 2 billets de train.
La question:
En respectant les considérations légales(pas de vol, pas d'agressions, mais vous avez le droit de faire les poubelles et de demander, dans une juste mesure, la charité), comment vous équipez vous? Quoi, où, pourquoi, quelle priorité et à quel moment du périple?
(Merci d'indiquer des sources et des montants réalistes au jour d'aujourd'hui.)
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Des précisions:
Quels ages ?
Quelle capacité de travail (manuel, intellectuel) ?
Pour quelle durée ?
Sinon dans le cadre que tu inscrits, mon premier achat sera un lot d'outil: couteau, pelle, scie, fusil et carabine et des graines pour en gros 300€. Déjà, avec ça, j'ai de quoi manger de la viande régulièrement et des légumes de temps en temps.
Ma priorité immédiate: couper du bois pour alimenter le poele pour avoir chaud.
Ma priorité secondaire: avoir de quoi manger et boire pour 3 semaines.
Ma priorité suivante: pouvoir me défendre et travailler la terre.
Après, j'ai besoin de réponses aux questions posées ci-dessus.
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Kilbith:
:lol:
Maximil:
Age 35+40 ans les 2
Formation: Pas spécialement un manuel mais tu bricoles, et tu ne conçois pas des fusées lunaires non plus.
La durée? Ben tu sais pas...
Tu as défini des axes de réflexion, c'est bien, mais dans ton périple de grande ville à la province, quelles sont tes priorités? Dans quel "magasin" va tu trouver quoi? et au meilleur prix?
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En fait, je vais complétement tricher, car je ne vais pas fournir une liste de matériel avec un lieu d'achat et un prix, mais plutôt une méthode d'approche, car c'est la seule solution qui me paraît adaptée :
1) nous rejoignons la cabane au plus tôt, en achetant juste quelques trucs qui sont à la fois légers et utiles au long terme, ou bien urgemment nécessaires pour les deux ou trois premiers jours : deux bouteilles en plastique d'un litre et demi, quelques comprimés micropur, deux couteaux corrects mais bon marché, deux briquets, deux paquets de bougies, une hachette et une scie, un peu de bouffe (genre pâtes), une casserole et une poêle, quelques vêtements chauds et solides, la carte au 1/25000e du coin avec une boussole basique, des draps et deux couvertures pour chacun des lits de camp, une bouteille de désinfectant et un savon de marseille, de la ficelle, du fil de cuivre et du fil de fer (j'oublie peut-être un truc ou deux). Ca devrait pouvoir être rassemblé facilement en faisant deux trois magasins en attendant le train !
2) je fais le tour de la cabane et des alentours pour évaluer les ressources et parer au plus pressé. Je note précisemment les objets dont j'ai besoin en leur attribuant un degré d'importance et d'urgence.
3) Je fais le tour des voisins avec ma femme, pour nous présenter, expliquer pourquoi on vient là, évoquer les ancêtres qui nous ont légué la cabane, demander si on a toujours de la famille dans le coin, etc. Ces voisins, dûment informés et amadoués, peuvent se révéler très précieux : donner un coup de main, filer du matériel dont ils n'ont plus besoin, indiquer où trouver à bon prix le matos dont on a besoin ("le marché le mercredi matin" ou "le vide-grenier à tel village pour la Saint-Glinglin"), garder un oeil sur le chemin qui conduit à la cabane, etc. Inversement, des voisins non informés risquent d'être hostiles et suspicieux, de vous dénoncer aux gendarmes ou au garde-chasse, etc.
Dans le même esprit, après les voisins, rendre visite au maire, rencontrer le facteur, aller chez l'épicier pour faire ses premières amplettes, etc.
4) seulement cet état des lieux réalisé, et ces relations de bons voisinages établies, je vais acheter très progressivement et au meilleur prix les trucs dont j'aurais vraiment besoin. Par exemple, ça ne me viendrait pas à l'idée de commencer à chasser au fusil avant d'avoir fait le tour des voisins ! Rien de pire que "on a entendu des coups de fusils là haut vers la cabane abandonnée, qu'est-ce que ça peut bien être ?"
Qui dit meilleur prix, dit vieux matos acheté d'occase. ll faudra fouiller les vide-greniers, lire les petites annonces, bricoler, s'adapter, etc.
Désolé, je n'adhère pas au trip "seuls contre tous rentranchés dans notre bunker". L'adaptation au contexte, les relations de bon voisinage, la "navigation à vue" avec une solide dose de bon sens bien terre-à-terre, je ne crois qu'à cela. Je précise que ce n'est pas une vue de l'esprit, car j'ai fait une démarche pas très éloignée de celle décrite dans ce scénario, il y a une dizaine d'années. ;)
Bon, on peut vivre un moment de chasse, pêche, cueillette, puis potager et élevage. On peut lire et relire "Revivre à la campagne" de John Seymour. Mais les 2000 euros vont fondre comme neige au soleil, et passer l'hiver sur une base de pommes de terre, choux et gibier, sous cinq couches de vêtements sales et rapiécés en souffrant du froid, des engelures, etc. risque d'user rapidement le moral du ménage. On ne peut pas être totalement autarcique. En fonction des savoir-faire de chacun, il faudra donc trouver rapidement un revenu : activité rémunératrice... ou minimas sociaux !
En fait, ce qui manque dramatiquement dans ce scénario, c'est un projet à long terme. On va dans une cabane pour se mettre à l'abri de l'agitation sociale. Et après ? On recherche quoi, quel est le projet d'avenir commun ? Si on veut juste jouer les Robinson, on ne va pas tenir deux ans ! Le scénario le plus probable, c'est tensions croissantes dans le couple, la femme qui se barre, le mec qui reste seul et tourne vieil ermite aigri, se met à boire, et finit épave, en prison ou pendu. :'(
Donc : quel projet ? Pourquoi ? Quelles aspirations communes ? Quelle répartition des tâches ? Quel revenu ? Des enfants ? Quel équilibre ? Quelle vie sociale ? Avec ces questions, on est loin de la liste de matériel. Le matériel, c'est secondaire, non ?
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Fox, :)
Est-ce que ma compagne peut être TRES mignonne ? :sneaky:
Ou moi TRES mignon ? :blink:
did, :closedeyes:
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Le scenario que je donne a un coté évolutif qui peut devenir très complexe et très détaillé
On part d'une situation de dénuement quasi complet dans un trip "quasi bug out" avec des priorités a court terme qui ne doivent pas nous faire négliger les perspectives à long terme (budget limité)
L'histoire en elle même, bien que fictive, n'a rien de farfelu.
Ce que je souhaite développer, c'est un ensemble de réflexions sur nos besoins fondamentaux en fonction du temps.
On parle ici de besoins corporels simples (abri/chaleur,eau,nourriture...) et à mesure que ces besoins sont comblés, d'autres besoins tout aussi impérieux les remplacent. On est pas loin de la pyramide de Maslow
(http://www.zimagez.com/miniature/pyramidemaslow.gif) (http://www.zimagez.com/zimage/pyramidemaslow.php)
De l'excellente intervention de Barnabé, je retiens
-En premier, l'évaluation des resources et des besoins
-Des achats au vus des besoins
-De la communication (attention, ni trop, ni trop peu.Gérer l'information)
Pour la suite de nos reflexions.
-Quelle source d'aliments pour être autonome?
-Quelle activité rémunératrice (Kilbith propose son corps :doubleup: )
-Quelles connaissances sont des atouts dans ce scenario?
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Salut,
je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a très bien développé Barnabé. Dans un autre fil déjà j'exprimais mes doutes sur le bien fondé pour moi de transformer sa maison en blockhaus avec tonnes de réserve au cas où, dans une optique de seul contre tous, prêt à défendre chèrement ses biens au péril de sa vie.
Je pense qu'avec 2000 euros (merci la broche) on peut déjà acheter quantité d'eau et nourriture, et s'équiper d'un minimum d'outils et ustensiles.
Les armes même pas, car tout de suite après les courses -> effectivement prendre contact avec nos semblables (le village du coin), chercher du boulot, voir pour les aides sociales en attendant, etc ...
Pour reprende ta pyramide, Fox, point 1, point 2 je ne vois pas (si ce n'est de remettre un minimum en état la cabane), et points 3,4 et 5 en reprenant une vie sociale.
Kurodo ;)
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Après avoir fait le tour des lieux, quelques achats les plus urgents: si possible au village le plus proche pour faire connaissances avec les commerçants : réchaud à gaz, couverts, casserole, poêle, un peu de nourriture (riz, pates, soupes, quelques conserves, eau). prod. nettoyage. Hygiene corporelle , savon, dentifrice, linge éponge, etc. Sacs de couchage et quelques outils , hache, scie. Vêtements et chaussures adaptés à la campagne.
Ensuite, chercher activement du travail, (les services sociaux vraiment en tout derniers recours) faire la tournée des paysans, maraîchers, cultivateurs, artisans du bâtiment, forestiers, scieries, etc. Dans les villages on aide volontiers ceux qui n’ont pas de poil dans la main.
Dans ce cas de figure, les armes à feu sont parfaitement inutiles et s’en servir même déconseillé.
Il faut simplement tout reconstruire sur de nouvelles bases. La vie quoi !
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Armes à feu inutiles ? Moi je vois bien la chasse comme moyen de subsistance à moindre frais, d'autant que le permis de chasse est en cours de validité.
Ensuite, le pays est dans une dans une phase de grande instabilité
donc mieux vaut prévenir que guérir.
Mais recosntruire un tissu social sera le plus important à terme.
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Moi je vois bien la chasse comme moyen de subsistance à moindre frais, d'autant que le permis de chasse est en cours de validité.
Jamais je n'aurais cru entendre un canard dire ça :lol: ;)
De plus, pour le prix d'achat d'un fusil et des cartouches, je pense qu'on peut se nourrir modestement pendant plus d'un mois. Et personnellement je préfère courir les petits boulots plutôt que courir les bois à chasser.
Je crois même que je chercherais à vendre rapidement la ruine pour me rapprocher d'une petite ville, en fait. :D
Kurodo
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Jamais je n'aurais cru entendre un canard dire ça
Tu n'as jamais vu un canard affamé et armé toi, ca se voit ;D
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Dans ce cas de figure bien précis, je n'aurais pas la chasse comme priorité pour me nourrir.
De plus, le permis de chasse ne te donnes pas forcément le droit de chasser ou tu veux et comme tu veux.
Et pour finir, certains villageois (anti-chasse) mais aussi les autres chasseurs (souvent les gens qui peuvent te procurer du travail dans la région ) pourraient bien voir ta démarche solitaire d'un mauvais oeil.
Et tu as besoin de ratisser large pour t'en sortir. Donc prudence !
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Tu n'as jamais vu un canard affamé et armé toi, ca se voit ;D
Héhé, alors tu es un canard-loup, pas un canard-mouton. ;)
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De plus, le permis de chasse ne te donnes pas forcément le droit de chasser ou tu veux et comme tu veux.
Et alors ? ::) ;) Le jour où je crèverais de fin et où un mec me sortira un texte de loi comme quoi je n'ai pas le droit de me nourrir par moi-même aura interêt à courir vite s'il ne veut pas que je lui bouffe les r..bign.les >:( Je dis ça en plaisantant, mais j'estime que mes besoins vitaux sont plus importants que des textes de lois.
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Barnabé,
je pense que tu oublies une donnée fondamentale du problème : l'instabilité du pays.
Dans ce cas, plus de minimas sociaux, plus d'aides de l'état et à ce moment là, comme le disait Plaute :"l'homme devient un loup pour l'homme". Le meilleur des voisins pour survivre peut très bien devenir un salaud, l'individualisme règne...
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Si je souhaite maintenir un certain niveau de vie il me faut une utilité sociale monnayable : artisanat ou commerce et faire les marchés en camionnette gazogène par ex. Sinon c'est l'autarcie et donc la survie.
Je peux acheter vache ou chèvre, faire des fromages et les vendre.
Acheter un essain et vendre mon miel.
Idem avec poules, oeufs, lapin.
Mais ça n'importe qui le fera et mes marchandises ne me rapporteront pas de quoi acheter en échange des médicaments et autre.
Le plus profitable sera de détenir un savoir-faire plus rare et néanmoins nécessaire. Par exemple le forgeron. Les pièces de métal se feront rares (cause pillage par les PEV devenus PDev) et il faudra transformer les pièces existantes en outil. D'ou bois => charbon de bois, forge, marteau, etc...
Je me procurerai donc un manuel de forgeron.
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Bon je n'avais pas compris que le pays était à ce point foutu. Si c'est le cas, évidemment c'est différent.
Sinon, Maximil, j'espère pour toi que tu n'auras jamais à braconner dans ma circonscription...
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Je n'ai jamais braconné, et je ne suis pas prêt de le faire !
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Barnabé,
je pense que tu oublies une donnée fondamentale du problème : l'instabilité du pays.
Dans ce cas, plus de minimas sociaux, plus d'aides de l'état et à ce moment là, comme le disait Plaute :"l'homme devient un loup pour l'homme". Le meilleur des voisins pour survivre peut très bien devenir un salaud, l'individualisme règne...
Pas sur, pas sur. Je me rappelle les récits de mes grands parents, leur vécu pendant la 2eme.
Je lis aussi Spirou, et dedans il y a régulièrement une BD qui s'appelle Marzi. La dessinatrice, polonaise, raconte son enfance en pologne avant la chute du mur. Parents ouvriers.
Bref je crois plutôt, en cas d'instabilité, à l'apparition d'une économie populaire, basée sur l'entraide, le troc et l'échange, plutôt qu'à un scénario à la madmax. Et je fonde mes scénarios catastrophe, et donc ma préparation, plutôt dans cette idée là. Ca n'engage que moi et ma petite famille.
Kurodo
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Kurodo: il y a aussi des periodes où c'est l'inverse. Tout dépend du pouvoir en place.
Il ne faut pas oublier que tu peux essayer de t'integrer, mais que tu peux aussi être consideré comme "l'étranger dont il faut se mefier".
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faire les marchés en camionnette gazogène
Vélo ! Faudra arriver à chourrer le vélo de David, ce sera du très très très très costaud :tongue:
Bon je n'avais pas compris que le pays était à ce point foutu. Si c'est le cas, évidemment c'est différent
Instable ne veut pas dire foutu, non plus. Les pays de l'Est donnent des exemples de sociétés parfois difficiles. Les gens survivent, et pas en se comportant en "survivor". On élève des poules et des lapins, on ne se nourrit pas que de chasse, non ? Enfin c'est mon sentiment, quoi.
Kurodo
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Salut à tous,
En vrac, et suite aux interventions déjà écrites :
Je ferais en sorte de pouvoir me déplacer --> un vélo simple avec une remorque (comme les papis dans certains coins de France). Coûte pas cher, efficace sur des distances courtes.
Mon grand père m'a longuement parlé de "sa guerre" quand j'étais gamin.
Ce que j'en retiens, c'est que ceux qui l'ont mieux passée avaient de la bouffe à monnayer et pour leur propre usage.
Sur 11 ha, je pense qu'il est impératif de se réserver une bonne surface de légumes, patates, légumineuses (faciles à stocker et ne nécessittant pas d'engrais) et pourquoi pas céréales (stockage toujours).
Un élevage de basse cour (poules, lapins...) serait un plus. En plus ça bouffe pas grand chose, un peu de grain pour les poules et le reste se contente d'herbe. Point important, la viande se conserve sur pied, pas besoin de se faire ch..er à sécher, saler ou fumer.
Le fumier de ces animaux servira, en complément de celui des habitants (toilettes sèches pour pas pourrir le coin de bois), d'amendement pour les cultures. Sous forme de compost, bien entendu, auquel on aura ajouté toutes formes de déchets végétaux sorits en direct live de la cuisine.
Le reste de la surface sera du bois le mieux géré possible, de manière à avoir de quoi se chauffer et éventuellement construire ou améliorer l'habitat.
Pour ce qui est des outils, bah le plus simple sera le mieux, selon le principe du Low-tech cher au Manitou. Scie, hachette, brouette, outils simples mais efficaces. Récupérer des éléments de stockage de l'eau et de la bouffe (du baril au bocal à confiture en passant par des sacs en toile).
Edit : Le côté "survivor de l'extrême tout seul avec sa gonzesse" est, pour moi, complètement utopique. Donc faire simple, en collaboration avec les voisins, est primordial. Seul, on n'est rien.
Un animal de bât et trait, pour aider à la mise en culture notamment, peut être un plus. Le choix est vaste, depuis la femme l'âne jusqu'au cheval. Attention à la surface nécessaire à l'alimentation de la bête : là, c'est comme les "bio" carburants, faut choisir entre avoir à bouffer et produire de l'énergie !
Sylvain.
Edit : quelques corrections de fautes et précisions sur le fond.
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Kurodo: il y a aussi des periodes où c'est l'inverse. Tout dépend du pouvoir en place.
Il ne faut pas oublier que tu peux essayer de t'integrer, mais que tu peux aussi être consideré comme "l'étranger dont il faut se mefier".
D'accord, il faut que je réfléchisse un peu à ce point là. Je n'y ai jamais pensé. Tu pourrais développer l'idée, à l'occasion ?
Kurodo
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Oui mais là, seul contre tous, tu es mal barré. Il ne faudra pas habiter dans une "cabaneaubordducheminquivaauvillage", si tu vois ce que je veux dire.
On passe tout de suite à la vitesse supérieure et là c'est du survivor. C'est plus difficile, mais c'est aussi possible.
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D'accord, il faut que je réfléchisse un peu à ce point là. Je n'y ai jamais pensé. Tu pourrais développer l'idée, à l'occasion ?
Kurodo
Je pense qu'il y a énormément de différence entre nous et nos aïeux. Je généralise volontairement, mais le citadin moyen a des compétences techniques utiles dans une société développée, mais moins utiles dans un cadre plus rustique. J'imagine qu'en 40 on été plus proche des besoins du quotidien.
De plus, nous manquerons à coup sûr d'hydrocarbures dans un futur proche, contrairement à l'après guerre où la modernisation (hydrocarbures, électricité) a pu améliorer assez rapidement le quotidien.
A méditer ;D
ps: je suppose que l'instabilité du pays dans ce scénario est due à une crise énergétique ;D
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Salut,
La saison à laquelle on va prendre possession du domaine va jouer un rôle également. ...
A la liste d'achats, je rajouterai des semences, graines... pour le potager.
AMHA, dans une situation pareille il convient d'opter pour un low-profile pardon, profil bas. Garder le 12 au chaud....
Petrus.
@Ipphy: tu lis trop de romans ;D
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Bon ben dans ce cas là, Sylvain a très bien résumé: Potager, chèvres, moutons, poules, lapins, chasse, etc. Comme un certain berger de Corse...
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@Ipphy: tu lis trop de romans ;D
Tu trouves ;D
En fait non, je ne suis pas un fan de SF post apocalyptique. Le manque d'hydrocarbures est un fait scientifique avéré. On a presque consommé la moitié du pétrole présent sur Terre...Je dis juste que cette situation est nouvelle et à prendre en compte dans le cadre du scénario de ce fil ;)
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Je pense que le post de Sylvain est plus que convaincant quand à l'utilité des poules, cochons, etc. et d'un potager bien garni. Normal, c'est un peu son job à Sylvain! :)
Les questions qu'il faut se poser:
-Qui a déjà eu des poules?
-Qui sait s'en occuper, voir quand si ells vont bien, construire un poulailler et prévenir des méfaits du furet et de ma martre (sans parler du renard :tongue: )
-Combien en faut-il? Combien ça coute? (Poules + infrastructure)
Le vélo, c'est bien!
-Qui sait réparer un vélo? ;D
Pour le potager, souvenez vous, nous sommes en septembre...
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Je pense qu'il y a énormément de différence entre nous et nos aïeux.
Sans doute. Je ne sais pas.
Je généralise volontairement, mais le citadin moyen a des compétences techniques utiles dans une société développée, mais moins utiles dans un cadre plus rustique.
C'est vrai mais je crois qu'il y a les gens qui savent s'adapter (y compris aux autres) et apprennent vite, et ceux qui restent bloqués sur leurs acquis.
De plus je ne suis pas persuadé qu'une société instable soit synonyme d'une société replongeant obligatoirement dans un passé plus rural.
Je dirais que dans ce scénario chacun se projete différement. Il y a ceux qui croient qu'une société ébranlée peut continuer bon gré mal gré (moi), ceux qui se voient plutôt en mode autarcie complète, etc ... etc ...
Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...
Kurodo
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ça me rappelle la fable "Perrette et le pot au lait"
Bon c'est vrai que les ruraux sont avantagés par rapport aux citadins, mais pu...n, les citadins habitués de ce forum sont super avantagés par rapport aux autres.
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Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...
Ok, mais on peut "s'inspirer" de la situation d'autres pays. L'Argentine en 2002 par exemple.
Petrus.
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C'est vrai mais je crois qu'il y a les gens qui savent s'adapter (y compris aux autres) et apprennent vite, et ceux qui restent bloqués sur leurs acquis.
Tafdak, l'adaptation est la clé ;)
Je dirais que dans ce scénario chacun se projete différement. Il y a ceux qui croient qu'une société ébranlée peut continuer bon gré mal gré (moi), ceux qui se voient plutôt en mode autarcie complète, etc ... etc ...
Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...
Re-tafdak, on ne peut pas savoir et de trop penser empêche d'agir.
Je pense aussi qu'il faut coopérer, c'est essentiel. Je pense dans ce cas au mécanisme du Tit-for-tat c'est à dire coopérer au 1er tour puis copier le dernier choix de l'adversaire. C'est un bonne base de réflexion, sans pour autant traduire la nature complexe des relations entre hommes.
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Je pense que le post de Sylvain est plus que convaincant quand à l'utilité des poules, cochons, etc. et d'un potager bien garni. Normal, c'est un peu son job à Sylvain! :)
Les questions qu'il faut se poser:
-Qui a déjà eu des poules?
-Qui sait s'en occuper, voir quand si ells vont bien, construire un poulailler et prévenir des méfaits du furet et de ma martre (sans parler du renard :tongue: )
-Combien en faut-il? Combien ça coute? (Poules + infrastructure)
Le vélo, c'est bien!
-Qui sait réparer un vélo? ;D
Pour le potager, souvenez vous, nous sommes en septembre...
Merci, merci...
Pour les poules, commencer à flinguer le renard ! :lol:
Ces animaux sont hyper simples à soigner. Un abris sec et étanche aux prédateurs, un parcours varié (herbe, sous bois...) et un peu de bouffe en complément (blé) de ce qu'elles trouveront elles même suffit à rendre la galine heureuse. Si y'a un petit point d'eau, elles pourront être complétées par quelques canards ou oies (excellentes alarmes, voir les oies du Capitole ;))
Un poulailler doit comporter un perchoir hyper important pour que les poules dorment ben, ça aime son confort, ces p'tites bêtes...), un abreuvoir d'eau claire, et, en hiver (si les poules ne sortent pas) une mangeoire. Litière : paille, feuilles mortes, sciure... le tout est qu'elle soit propre, sèche, et en assez bonne épaisseur. Pour avoir des oeufs faciles à trouver, bricoler des pondoirs (boites de 30 par 30 tapissées de paille, où la poule pourra s'isoler pour faire tranquillement sont oeuf et couver (bah voui, faut bien les laisser au coq, si on veut la descendance !). Faut qu'il soit aéré mais sans courants d'air.
Niveau tarif je sais pas ce que ça peut faire mais le poulailler ça se construit en matériaux de récup', et pour les bêtes, faut prévoir du rustique local, donc à voir avec les voisins contre un coup de main pour une tripotée de poussins pas trop jeunes à finir d'élever.
Les lapins : ils détestent les courants d'air et l'humidité. Le lapin est un rongeur, donc en cas de clapier bricolé en bois, faut s'attendre à devoir réparer...
Ce qui va bien en conditions douces et sèches, c'est de laisser Jeannot brouter peinard, en lui le laissant sous une cloche en grillage, à déplacer régulièrement. Niveau bouffe, ça se contente d'herbe, pissenlits, bourse à Pasteur, plantain, enfin bref toutes les mauvaises herbes du jardin. On peut lui donner du foin (= herbe séchée, pour les parisiens :lol:) à la condition de lui laisser de l'eau claire en abondance et régulièrement renouvelée. Ne pas s'inquiéter si Jeannot bouffe sa p'tite crotte du matin : celle ci est molle, pas complètement digérée est bourrée de vitamines et autres d'éléments nutritifs. c'est donc pas un signe de perversion ou de mauvaise santé.
Tarif : idem poules... Avec l'avantage de pouvoir partir avec une lapine qu'a déjà vu Jeannot, et qui vous fera rapidement des petits. Attention à la consanguinité, au bout d'un certain temps... Mettez vos lapines au mâle chez un voisin, sinon ça fait "famille tuyau de poêle"...
Tous ces animaux sont faciles à tuer et préparer. Un lapin doit pouvoir passer du clapier à la casserole en 30 minutes, une poule un peu plus longtemps (faut plumer...), un oeuf, bah... 3 minutes si il est frais, cuit coq ! :D
Niveau potager... J'ai pas de connaissances suffisantes dans le domaine. Par contre il peut être temps, en septembre, de préparer la terre pour les céréales (varier : seigle hyper rustique, orge un peu moins rustique mais bons rendements, et suffisant pour l'alimentation animale, blé pour sa qualité : panifiable, rendements, et... diversité par rapport aux précédents). Le maïs n'est pas forcement une idée lumineuse : les grains de maïs ne donnent pas de rendements intéressants si ce ne sont pas des semences hybrides. Et le rendement se dégrade d’année en année, contrairement aux « pailles » (céréales précédemment citées) Enfin je ne connais pas vraiment avec précision le rendement en cas d’utilisation de semences fermières…
Pour les légumineuses (pois, lentilles), je ne connais pas assez pour en parler. Je crois que ça se sème à l’automne, mais pas de certitude. Par contre, comme elles sont capables de fixer l’azote atmosphérique, elles n’ont pas de gros besoins en engrais à condition de faire tourner les parcelles. Elles peuvent même être d’excellents précédents culturaux pour les céréales. Leur paille doit pouvoir être consommée par Jeannot.
Sylvain.
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Penser qu'un animal de trait, peux avoir besoin de soins et d'un vétérinaire.
Un lapin ou une poule c'est plus facile à remplacer qu'un ane ou cheval ...
Mes 2 cents
Jonathan
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Pour info, j'ai lancé un fil sur le jardinage. Merci Sylvain, qui m'a filé l'idée ;)
David
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Excellent ce FIL !
Je partage - pour une fois ;) - l'analyse de Maximil.
Vu la situation décrite, la localisation, l'instabilité, les priorités sont boire, se chauffer, bouffer, se défendre et protéger le peu qu'il nous reste (dans le désordre).
Donc dans ce cas chasser n'est jamais braconner, c'est (tenter de) se nourrir !
Il est plus rapide de chasser dans un premier temps avant d'arriver à pouvoir survivre de ses cultures et éventuels élevages.
Qui sont pour moi les deux point à développer après.
Si la situation se stabilise, alors bien évidemment tenter de recréer de liens sociaux, qui dans l'hypothèse de départ avaient disparu, par le troc par exemple (lièvre contre patates, etc...).
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Barnabé,
je pense que tu oublies une donnée fondamentale du problème : l'instabilité du pays.
Dans ce cas, plus de minimas sociaux, plus d'aides de l'état et à ce moment là, comme le disait Plaute :"l'homme devient un loup pour l'homme". Le meilleur des voisins pour survivre peut très bien devenir un salaud, l'individualisme règne...
La bonne blague ! L'instabilité sociale du fond du Dauphiné ? La solidarité rurale a toujours existé et existera toujours. je préfère me perdre dans le fond du Dauphiné, ou dans le bled algérien, qu'à Paris ! Bien sûr, on risque toujours de tomber sur 1 aigri, 1 fada (mais un seul). D'où l'intérêt de faire tour DES voisins (pas un seul), de parler des aïeux qui étaient du pays, etc. C'est incroyable comme avoir de la famille du pays, même éloignée, contribue à faire de vous autre chose que des étrangers.
De toute façon la France est un pays habité, on ne peut pas faire comme si on était seuls au monde. Mieux vaut avoir les voisins avec vous que contre vous. J'ai fait au moins deux fois des trips 2-3 jours paumé dans la montagne, à squatter une cabane ou une ruine. A la redescente, à chaque fois, j'ai croisé des gens fort aimables, avec qui j'ai discuté quelques minutes, mais qui me disaient au détour de la conversation qu'ils avaient reperé que j'étais là. Pourtant, des coins paumés de chez paumés. Faire du feu et être discret est incompatible.
Pour ce qui est de la fin des minimas sociaux, ça reste à voir. Ils existent toujours. Le pic pétrolier est probablement déjà passé, le 3e choc pétrolier a commencé en octobre 2000, les émeutes dans les banlieues ont déjà eu lieu. Quelque part, on est déjà dans le scénario. Pourtant, l'état de droit fonctionne toujours, les minimas sociaux aussi, et on roule toujours en voiture. Aujourd"hui, l'OPEP a annoncé qu'il ne relevait pas ses quotas de production, et pourtant le brut est redescendu à 87 $. Va comprendre. Le choc pétrolier risque fort d'être limité et relativement progressif. De plus, la France risque d'être un des pays qui résiste le mieux. Donc la catastrophe façon Mad Max, j'y crois pas trop.
Je suis tout à fait d'accord avec les interventions de Sylvain. En particulier, les poules et le potager ne coûtent pas forcément de l'argent pour les animaux et semences. Il suffit de se mettre bien avec les gens et de discuter.
Je ne connais pas de sujet plus consensuel que le jardinage. Vous parlez jardinage pendant un quart d'heure avec un mec que vous ne pourriez pas piffrer 2 minutes si vous parliez politique, et vous repartez avec des boutures de cela ou des graines de ceci. ;)
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La bonne blague ! L'instabilité sociale du fond du Dauphiné ? La solidarité rurale a toujours existé et existera toujours. je préfère me perdre dans le fond du Dauphiné, ou dans le bled algérien, qu'à Paris ! Bien sûr, on risque toujours de tomber sur 1 aigri, 1 fada (mais un seul). D'où l'intérêt de faire tour DES voisins (pas un seul), de parler des aïeux qui étaient du pays, etc. C'est incroyable comme avoir de la famille du pays, même éloignée, contribue à faire de vous autre chose que des étrangers.
De toute façon la France est un pays habité, on ne peut pas faire comme si on était seuls au monde. Mieux vaut avoir les voisins avec vous que contre vous. J'ai fait au moins deux fois des trips 2-3 jours paumé dans la montagne, à squatter une cabane ou une ruine. A la redescente, à chaque fois, j'ai croisé des gens fort aimables, avec qui j'ai discuté quelques minutes, mais qui me disaient au détour de la conversation qu'ils avaient reperé que j'étais là. Pourtant, des coins paumés de chez paumés. Faire du feu et être discret est incompatible.
Pour ce qui est de la fin des minimas sociaux, ça reste à voir. Ils existent toujours. Le pic pétrolier est probablement déjà passé, le 3e choc pétrolier a commencé en octobre 2000, les émeutes dans les banlieues ont déjà eu lieu. Quelque part, on est déjà dans le scénario. Pourtant, l'état de droit fonctionne toujours, les minimas sociaux aussi, et on roule toujours en voiture. Aujourd"hui, l'OPEP a annoncé qu'il ne relevait pas ses quotas de production, et pourtant le brut est redescendu à 87 $. Va comprendre. Le choc pétrolier risque fort d'être limité et relativement progressif. De plus, la France risque d'être un des pays qui résiste le mieux. Donc la catastrophe façon Mad Max, j'y crois pas trop.
Je suis tout à fait d'accord avec les interventions de Sylvain. En particulier, les poules et le potager ne coûtent pas forcément de l'argent pour les animaux et semences. Il suffit de se mettre bien avec les gens et de discuter.
Je ne connais pas de sujet plus consensuel que le jardinage. Vous parlez jardinage pendant un quart d'heure avec un mec que vous ne pourriez pas piffrer 2 minutes si vous parliez politique, et vous repartez avec des boutures de cela ou des graines de ceci. ;)
Plutôt que de compter sur une hypothétique charité venant des autres (elle est la bienvenue et je ne suis pas un ours ! (je n'ai pas le gabarit !)), je préfère pouvoir être capable de compter sur moi et moi seul (mais bon, j'en suis vraiment vraiment loin ! :-[), ensuite, on verra bien...
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je préfère pouvoir être capable de compter sur moi et moi seul (mais bon, j'en suis vraiment vraiment loin ! :-[), ensuite, on verra bien...
Je ne crois pas au trip seul au monde. L'homme est un animal social. On ne peut pas compter sur soi et sur soi seul.
Minimas sociaux ou pas, on ne peut pas survivre dans une France déchirée par une crise sociale en s'enfermant de façon prolongée sur un coin de terre de 10 hectares. On dépendra des autres, que ce soit pour des minimas sociaux, ou pour du commerce, du troc, un salaire, des relations de bons voisinages, ou une bonne causette jusque tard dans la nuit autour d'une bouteille de gnole, juste pour être sûr qu'on est pas tout seul au monde et que la chaleur humaine existe encore.
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:D c'est sympa on dirait le scénario vécu par ceux qui s'installent en Guyane, un peu à l'écart !
Faut que j'aille leur demander tiens mais de mémoire: chasse, pêche, un peu de d'"agri"culture et balade de touriste :lol:
Quoi ça colle pas au scénario ?? depuis quand la Guyane n'est pas un coin instable où on risque ça peau entre les trafiquants les bandits de grands chemins et les chercheurs d'or ??? :glare:
:lol:
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Je ne crois pas au trip seul au monde. L'homme est un animal social. On ne peut pas compter sur soi et sur soi seul.
Minimas sociaux ou pas, on ne peut pas survivre dans une France déchirée par une crise sociale en s'enfermant de façon prolongée sur un coin de terre de 10 hectares. On dépendra des autres, que ce soit pour des minimas sociaux, ou pour du commerce, du troc, un salaire, des relations de bons voisinages, ou une bonne causette jusque tard dans la nuit autour d'une bouteille de gnole, juste pour être sûr qu'on est pas tout seul au monde et que la chaleur humaine existe encore.
Ok mais tu es déjà à une étape du scénario qui présuppose d'avoir à boire, à manger, à se loger, à se protéger ainsi que tout ce qui te permet de survivre !
Ce n'est rien d'autre que l'évolution humaine telle qu'elle fut mais en un temps raccourcis !
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Je reste entièrement d'accord avec Barnabé.
1) Une catastrophe qui mette à bas toute notre civilisation au niveau mondial n'est pas ma priorité du tout en survie. Je n'investirais pas de temps et d'argent à me préparer à un évenement d'aussi faible probabilité.
2) Au cas où celà arriverait quand même (probabilité très faible mais ça reste possible), je n'imagine pas les êtres humains survivant chacun dans leur coin, en autarcie complète. Même nos ancêtres lointains vivaient en tribu, partageant leurs compétences.
Dans un scénario big cata, les compétences de base "classiques" pour la survie (premiers soins, gérer au mieux sa température, boire, et accessoirement se nourrir) sont par contre un bon investissement, car en plus de pouvoir être utiles dans la vie de tous les jours, ces compétences là me seront aussi utiles le jour de la catastrophe le temps de rejoindre d'autres.
Et en cas de scénario plus plausible d'instabilité économique je compterais plus sur mon cerveau, mes 2 bras, mes capacités d'apprentissage/d'adaptation/d'intégration pour nous en sortir, que de me réfugier dans mon "blockhaus" en attendant "que ça se calme".
Donc pour conclure, dans le scénario de Fox, je pense que je vendrais très vite cette cahute (à un de vous ;D) pour avoir plus de liquidité et aller "trouver du boulot", dans une ferme par exemple :tongue:
Kurodo
P.S: juste à titre d'info, on a un petit bout de jardin (ma femme, plutôt, moi je me contente de tourner la terre et lui préparer le truc) avec quelques salades, tomates, fraises et framboises. On va tenter les radis (j'adore) et on envisage dans 2 ou 3 ans un petit verger au bord du ruisseau. Mais en aucun cas ce n'est dans un but de survie en cas de cata. Simplement pour le plaisir de manger des trucs à nous.
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Je prends le post en route et après avoir lu les interventions de tous, je constate que nous avons oublié un truc au départ....
Le notaire ! En effet, un titre de propriété dans le coffre d'une banque ne vaut pas grand-chose si la prise de possession des lieux n'est pas orchestrée par cet homme de loi ( y'a un paquet de papiers à signer !).
Dans ce cas, nous voilà en possession de 10 hectares. Il y a surement dans le voisinage un cultivateur ou paysan qui lorgne depuis longtemps ces terres inexploitées ( sont-elles exploitables ?), pourquoi alors ne pas les lui louer ( ou les lui vendre ?) ? 10 hectares ça fait beaucoup pour y mettre trois poules, un potager éventuellement un verger.
Bref, outre la source de revenus fixes, c'est aussi l'occasion de nouer des relations et de ne pas passer pour le "Parisien" de service ou le "doux rêveur qui veut jouer au campagnard" et de s'intègrer ainsi dans la communauté rurale, faire des "affaires" en fait partie ( quand je dis "faire des affaires", je ne parle pas de faire de profit, vous l'aviez compris).
Se rapprocher du notaire me semble être une bonne chose, en général, ils sont de bon conseil
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@ anke : oui, la reconnassance de cette propriété est nécessaire, par le notaire ET par les voisins ET par le maire. Cela dit, la plupart des gens ne vous demandent pas des papiers mais un discours convaincant et cohérent. Le mec qui arrive, ouvre la porte en cassant le cadenas, et commence à tirer au fusil dans les bois alentours, risque d'être surnommé "le squatteur fou" et dénoncé aux gendarmes. Qu'il soit légalement propriétaire ou non.
De toutes façons, il s'agit d'être accepté socialement et légalement comme le propriétaire légitime de cette cabane et des 10 ha alentours.
En tous cas, on est loin de la liste de matos. On dirait qu'il n'y a pas que le matos qui compte dans la vie ? ;)
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Je remarque juste que se faire re/connaitre et faire les contacts prend une dimension vitale qu'aucun scéario n'a pu mettre en avant jusqu'à maintenant. N'oublions pas que nous sommes un animal social, que la terre est peuplée, et que l'idée de se retrouver vraiment seul quelque part n'est qu'une illusion (0.001 % des situations de survie / when the shit hits the fan) ou une combine a appeler son ballon Wilson.
Dans ce cas, être connu d'avant au village rural (connu en bien, hein! :lol: ) peut vous sauver la vie!
Ou je reformule si il n'y a pas assez de clin d'oeil.
Dans votre scénario Bug out, être connu dans village rural (connu en bien, hein! :lol: ) peut vous sauver la vie! En temps de crise, les portes se referment vite!
Dans tout les ménages, on fait un budget.
Je n'y connais rien en étude de marché, mais quelle part, respectivement ;) quel budget faut il accorder:
-aux produits de base (sel, savon, etc)
-à la restauration de la maison/cabane
-aux vivres
-au matériel
-???
Quelqu'un saurait il modéliser ça?
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Il a du être dit mille fois ici que survivre est aussi maîtriser son environnement.
L'environnement de la cabane c'est le hameau et le village. Il faut absoluement aller au village pour se faire connaître (déjà dit) et participer à la vie du village.
S'il y a instabilité, il y a des ruptures dans les appro, les intellectuels ont faim :( et les paysans des surplus :) .
Le conseil municipal :calin: devra organiser la survie de tous les villageois afin d'éviter les vols et autres débordements. Il existe des systèmes de troc, qu'il faudra relancer pour pallier une absence de liquidité et permettre les échanges.
Ca demandera du boulot, pas mal de sang froid et beaucoup d'explication à des personnes non préparées.
Je pense que les habitués de ce site ;D auront des responsabilités collectives à tenir. Il serait dangereux de se replier sur soi.
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Je viens de parcourir le fil en diagonale:
Activivités rémunératives: Emplois saisonniers: Les vendanges, le ramassage et le tris de noix...
Si je ne dis pas de bêtises, dans le dauphiné il y a une activité viticole, donc des vendanges courant septembre. D'après ce que j'ai compris le pays est dans une phase d'instabilité, et la situation est partie pour empirer. Mais théoriquement dans l'immédiat tout n'est pas stoppé. Il est dans l'intêret des viticulteurs et des maraichers de continuer leurs activités (pour leur propre "survie"). De plus s'il y a une crise énergétique, il y a des chances que les vendanges et le ramassage se fassent majoritairement manuellement, d'où gros besoin de main d'oeuvre. Vue la situation économique je pense que l'on peut s'asseoir sur l'hébergement et on risque d'être payé au lance pierre mais ça permet déjà de rembourser les 1ers achats et d'éviter de rogner sur les 2000 euros.
Je dis ça, mais je ne sais pas pourquoi j'imagine que selon la loi de l'emmerdement maximum, la "cabane" sera fortement éloignée de toute exploitation agricole, ce qui rendra impossible cette option ;)
Pour ce qui est des voisins, il est vrai qu'il y a beaucoup d'entraide dans le monde paysans, mais ça a tendance à se perdre. Et la situation nous place en position de "marginaux". Ce qui attire la suspicion des honnêtes gens (j'ai l'impression que la peur du marginal, remplace aujourd'hui la peur des vagabonds et des romanichels du temps de nos grands parents).
Sinon :doubleup: le sujet est trés intéressant.
Mes deux roubles
Criss Kenton, marginal depuis 1983
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Je dis ça, mais je ne sais pas pourquoi j'imagine que selon la loi de l'emmerdement maximum, la "cabane" sera fortement éloignée de toute exploitation agricole, ce qui rendra impossible cette option ;)
Il y a une idée qui me trotte dans la tête depuis le début de ce fil et dont je n'ai pas encore parlé par peur du ridicule : le vélo. N'importe quel vélo permet de couvrir des distances relativement importantes, avec une dépense d'énergie minimum et des frais d'achat et d'entretien très réduits. C'est pas glamour, pas très Survival Rambo, mais le fait est que c'est un moyen de déplacement très utilisé (il y a quelques années) dans les campagnes, maintenant en ville, et toujours dans les pays pauvres. Regardez les films français qui évoquent, ne serait-ce que maginalement, la vie dans les campagnes entre les années 1930 et 1970 : le vélo est partout. Mon grand-père a survécu à la seconde guerre mondiale grâce à un vélo.
Savoir faire du vélo, mais aussi entretenir et réparer un vélo, me parait faire partie des compétences de survie à moyen terme. Eh oui. :blink:
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J'y ai pensé mais vu que le budget est un peu short...
En fait, je me disais que si il y a une crise énergétique, les gens allaient se tourner massivement vers les moyens de transport "by fair means" (vélo, cheval,...). Le vélo ayant pris de "la valeur", il risque d'être difficile de s'en faire prêter un ou d'en trouver un à bas prix dans des structures type emmaus (surtout que dans l'idéal il en faudrait 2). En fait il faudrait connaître le cour du vélo, pour savoir si l'achat est raisonnable ;) c'est clair que l'avantage d'un point de vue mobilité n'est pas négligeable... et puis c'est vrai qu'un vieux vélo de ville est largement suffisant.
Edit: En fait il faut demander à Fox, parce que réflexion faite les vélo c'est pas ce qui manque et un vieux vélo c'est pas sorcier à bricoler (récup de pièces manquantes à la ferraille).
Criss Kenton, qui a un vélo dans la tête depuis 1983
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Savoir faire du vélo, mais aussi entretenir et réparer un vélo, me parait faire partie des compétences de survie à moyen terme. Eh oui. :blink:
Pas forcément. Il faut, si l'on veut poursuivre le raisonnement, connaitre quelqu'un qui SAIT réparer un vélo (qui a les compétences et les outils), et qui sera heureux d'exercer contre un bien ou service de notre part. C'est comme ça que le tissu social peut continuer à fonctionner, et que chacun pourra encore trouver une place et survivre.
Donc à mon avis, oublions la perte de temps et d'argent à vouloir devenir totalement autonome et vouloir savoir tout faire, je pense que c'est une utopie. Libérons nous de l'angoisse de ne pas savoir tout faire.
Je reste persuadé (et encore plus depuis que j'ai attaqué le second bouquin de Cody), que notre meilleur atout est une capacité à s'adapter, 1 cerveau et 2 bras et savoir s'en servir, et un sens social developpé.
Je reste également persuadé que, si sélection naturelle il y a, les solitaires disparaitront beaucoup plus vite que les "communautés".
Ca n'engage évidemment que moi. ;)
Kurodo
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Pas forcément. Il faut, si l'on veut poursuivre le raisonnement, connaitre quelqu'un qui SAIT réparer un vélo (qui a les compétences et les outils), et qui sera heureux d'exercer contre un bien ou service de notre part.
Kurodo
Ce qui m'interpelle dans tes interventions, Kurodo, c'est que tu veux déléguer tout un tas d'aspect de ta vie à des Tiers contre d'autres services. Mais il ne faut pas oublier que l'Homme prend là où les choses se trouvent : si tu as un vélo mais que tu ne sais pas le réparer, certes, quelqu'un pourra le faire à ta place, mais contre quoi ? 5 poules alors que tu en as 7 ? Un cochon, alors que c'est ta seule source de viande pour plusieurs mois ?
Je pense qu'il faut être prêt, la mécanique d'un vélo, ce n'est pas compliqué, et oui, tu peux la faire faire par quelqu'un d'autre, mais au cas où, tu es prêt.
Je pense qu'en fait, tu restes dans une optique "guerre", tu penses que comme pendant la WWII, les gens vont se serrer les coudes contre un ennemi commun (et encore, d'après les récits de mes Grands Parents, certains se sont fait des c*u!lles en or avec le marché noir, et donc, en profitant des plus démunis). Mais là, on parle de récession, de crack boursier massif, de choc pétrolier, ce qui veux dire une économie mise à mal, un gouvernement impuissant. Et dans ces cas là, je pense que ça sera plus du "chacun pour soi" que du tous ensemble.
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Même si dans l'idéal je suis pour l'entraide, etc...
Je pense comme Razak, le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle. Dans les conditions économiques décrites, l'achat d'un vélo peut s'avérer très couteux (même la pire des ruines). Les possesseurs seront très conscients de la valeur que peut représenter leur petite bicyclette... Ce n'est donc pas pour moi un achat à privilégier dans l'immédiat.
Et puis comme je l'ai dit, la situation (nouveaux venus, pas toujours les bienvenus ;), sans le sous, etc.) n'est pas à notre avantage. Surtout si les personnes rencontrées s'informent chez TF1. A moins de tomber sur des gens ultra-sympas, il y a peu de chance de bénéficier d'un "réseau d'entraide". L'idéal est d'être le plus autonome possible (indépendance pour éviter les mauvaises surprises). Par contre je pense qu'il est important de montrer que l'on en veut, que l'on est pas des faiénants, que l'on peut se rendre utile... histoire de faire tomber les barrières. Bref se placer en position d'offreurs et non de demandeur de services.
Donc ma vision de l'entraide: aider les autres, se rendre utile (pour se faire accepter et parce que c'est normal) mais rester indépendant et ne rien demander à personne pour éviter les coups de couteau dans le dos (sécurité). Car pour moi, dépendre d'un réseau d'entraide c'est un peu casse pipe.
De toute façon, dans une situation pareille, le mieux c'est d'envisager le pire en adoptant un point de vue pessimiste. Comme ça on a tendance à mieux anticiper et à avoir plus de bonnes que de mauvaises surprises.
Bon, c'est un peu confus, mais c'est un commentaire à l'arrache
Criss Kenton, qui essaye d'éviter de faire aux autres ce qu'il n'aimerait pas que l'on lui fasse depuis 1983.
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Et dans ces cas là, je pense que ça sera plus du "chacun pour soi" que du tous ensemble.
C'est sur ce point précis que je ne suis pas en accord du tout avec beaucoup d'entre vous. Mais je crois qu'en ce cas il n'y a pas qu'une seule vérité, et que les 2 démarches pourront exister en cas de VRAIE crise grave. Espérons que nous n'aurons pas à le vérifier.
Maintenant sur le point du vélo. Je sais entretenir mon vélo. J'ai même changé la fourche (ce n'était pas si évident). Mais supposons que le cadre lache. Dois je déjà acheter un poste à souder et apprendre à m'en servir, pour pouvoir réparer si jamais ? Et pareil pour plein d'autres choses ... Zut, ma femme accouche. Je dois donc acquérir aussi assez de compétences médicales pour assurer. Toit percé, élever du bétail, faire pousser fruits et légumes, couper du bois, transporter le bois, ramoner la cheminée, mille autres choses ...
As tu, toi, le temps et l'argent nécessaire pour acquérir et ENTRETENIR toutes ces compétences, et également pour acquérir et utiliser régulièrement tout le matériel correspondant ? Moi pas, et même si je l'avais, je ne le ferais pas. Gaspillage, pour des scénarii par trop imprévisibles. Je ne veux pas hypothéquer notre vie actuelle, financièrement et en temps libre, pour des scénarios vagues dont les tenants et aboutissements sont autant d'inconnues au multiples ramifications.
Je préfère définitivement miser sur la proximité des villes (abris et ressources, gens) que sur l'isolement en pensant pouvoir m'en sortir tout seul jusqu'au premier souci non prévu (crise d'appendicite du gamin, rage de dent, roue du vélo détruite, autre chose ...).
C'est pourquoi pour ce scénario, je te vends la cabane et je rejoins fissa la civilisation, pour trouver ma place.
Quant au fait de déleguer, le mot n'est pas exact. Je suis simplement conscient de ne pas pouvoir tout faire et tout connaitre suffisamment bien. A chacun ses compétences. Etre mister la bricole, oui, je sais autant me servir de mon cerveau que de mes 10 doigts. Mais la limite est vite atteinte. Il faut rester modeste et humble.
Une dernière fois, je préfère la coopération, l'échange, avec tout ce que ça peut amener de positif pour le coeur et l'esprit en cas de crise.
Voilà voilà :D
Kurodo
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Kurodo,
Je pars simplement du principe : "qui peut le plus peut le moins".
J'apprends des choses, pas forcément utiles, mais j'apprends tous les jours un peu, au cas où.
Il est évident que si quelqu'un que je peux aider par mes poulets travaille proprement et me répare mon vélo, j'irais chez lui, mais je crois qu'être prêt est un atout (tu peux te positionner de l'autre côté et offrir des services).
Il est aussi évident que je ne maîtrise pas toutes les techniques du monde, il ne faut pas pousser, mais j'essaie d'apprendre un peu plus tous les jours.
Par exemple, tu parles de la soudure : au Québec, je travaillais avec des gens dont la soudure était le métier, et bien, je leurs ai demandé de me montrer les bases à l'arc et à l'acétylène, rien ne m'y obligeait. Après, je ne suis pas devenu soudeur pro, mais j'ai les bases pour faire une soudure correcte avec ces deux méthodes, ce qui ne peut que m'aider. Tout comme, j'aimerais aussi apprendre les bases du travail du bois, c'est pour moi un autre atout qui ne peut qu'être utile...
Enfin, pour moi, la vie est une quête constante, un apprentissage permanent de techniques. Certes, elles ne me seront pas forcément toutes utiles, mais au moins, je les connaîtrais et je serais un minimum préparé... Au cas où.
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Enfin, pour moi, la vie est une quête constante, un apprentissage permanent de techniques. Certes, elles ne me seront pas forcément toutes utiles, mais au moins, je les connaîtrais et je serais un minimum préparé... Au cas où.
Là, tout à fait d'accord avec toi. :)
Kurodo
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C'est pourquoi pour ce scénario, je te vends la cabane et je rejoins fissa la civilisation, pour trouver ma place.
Vu l'état de la cabane tu la revends à qui? A quel prix? Bon, c'est vrai il y a le terrain, mais encore faut-il trouver l'acheteur. Et les prix en villes? Avec un postulat de départ pareil, il est sans doute possible que la vie soit plus facile et moins chère à la campagne qu'en ville.
Il faut demander à fox tous les paramètres, pour pouvoir évaluer la situation au mieux. Mais il faut avouer que le "rapatriement en ville" est une solution qui vaut le coup d'être creusée, il est vrai que le scénario peut prendre plusieurs directions possibles...
Sinon, c'est vrai que l'idée de vendre une partie du terrain est pas mal. Car 10 hec à 2 sans matériel agricole c'est tendu à exploiter, et à moins d'envisager un cheptel conséquent, on peut se passer de 2 ou 3 hectares.
Pour ce qui est de l'entraide, je suis pour mais à condition de rester sur ses gardes et d'assurer ses arrières. Car si on se repose trop sur l'entraide, le jour ou ça se casse la gueule, la situation peut être pire qu'au départ. Donc aider les autres OUI, car c'est un devoir moral et que le partage des connaissances et savoir-faires ne peut qu'améliorer la situation (attention, il ne faut pas que ce soit à perte non plus); reposer entiérement ou majoritairement sur l'aide d'autrui NON car c'est dangereux (indépendance=sécurité en cas de coup dur). Ce n'est pas de la paranoïa mais du bon sens.
Justification personnelle foireuse de mon raisonnement: je me méfie de la nature humaine tout simplement parce que la "bassesse" et la "vilainie" sont les voies de moindre résistance, mais j'aime donner leur chance aux gens et trouve normal de donner un coup de main. Bref, je veux bien aider, mais j'évite au max de me retrouver dans la peau du "trop bon, trop c*n".
Je viens de lire les nouveaux poste pendant l'écriture. Je pense également comme vous Kurodo et Razak, il n'y a bien souvent pas besoin de préparations onéreuses. Si on reste curieux et ouvert, la vie offre déjà pas mal d'opportunités. On peut apprendre énormenent de rencontres ou de situations. L'exemple de Razak sur la soudure se suffit à lui même. Il aurait très bien pu ne rien demander et se dire "j'm'en tamponne de la soudure", mais il a été curieux et ce qu'il a appris c'est déjà ça de pris.
Bon, je viens encore de faire une tartine (rassurez vous, il n'y a pas que vous que ça gonfle ;) )
Criss Kenton, qui n'a toujours pas appris à tenir sa langue depuis 1983
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Huummm ! Moi je voudrais quand même attirer l'attention sur le moyen de transport afin d'aller plus loin pour aller surtout travailler et ramener des Koppecs. ;D
Pour me faire comprendre, c'est du vélo dont je veut vous parler. Il n'est pas si cher que ça, surtout d'occasion. Un bon investissement qui peut permettre d'allé chercher des provisions, des secours, garder un contact avec la citée lointaine, bref presque du luxe mais un outil d'importance. Preuve en est ce vélo.
(http://img207.imageshack.us/img207/2710/priple2gq3.jpg)
Il est des années trente, à été remis en état au plus prés de son origine, par mon frère (Chose qu'on ai pas obligé de respecter. Du moment qu'il fonctionne et que la sécurité ne manque pas).
Non seulement il à été rénové, mais pour l'éprouver nous lui avons fait faire un petit 250 kilomètres cette été. De Bordeaux (gironde) à Chauvigny (vienne).
(http://img524.imageshack.us/img524/7028/priple1xj0.jpg)
Toussa pour le ramener a son ancienne propriétaire, "Grand momie" (95 ans) qui n'a pue retenir quelques larmes (de joie bien sûr). :love:
Il n'a eu dans sa vie que trois lifting.
1/ Pendant la guerre 39/45. Les allemands déboulent dans la cave de Ma grand mère et pique la selle de sa bicyclette.Mon aïeule ne ce démonte pas quand quinze jours plus tard à la lisière d'un bois elle voit quatre vélos allemand couchés dans les herbes, (dont un avec la sacoche d'outils) elle repique une selle. Celle que l'ont voit sur les images est d'origine allemande. ::)
2/ Pendant mon apprentissage de jeune pubère (14 ans donc en 79), mère grand me fit la surprise de remettre le bycle en état. La ce fut plus lourd. Les pneus puis réglage des tringles de freins (Système anglais) faire retendre les rayons après dévoilage des roues et tout ce qui est accessoire, poignée de guidon, lumières etc...pour elle çà faisait chère. 500 F Fr de l'époque. :blink:
3/ En 2007, par mon frère,(héritier de l'engin) qui ce prend l'envie de luis redonné le loock des bonnes vielles années. Le plus dure à été de retrouver les pièces comme la lampe, une roue complète,les poignées en bois.(pour la remise en état d'origine environ 200 euros on aurait pus le faire à beaucoup moins) :)
Tout ça pour dire que ce vélo en à bouffé des kilomètres, et qui lui en reste encore à faire et que l'investissement du départ à été amorti depuis bien longtemps. L'entretien à ce niveau n'est pas non plus la mère à boire.
Si ont fait le calcul il roule depuis 70 ans. :o
voila pour la parenthèse. ;)
mes deux l'huile...
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Une bien belle histoire Naiche, si par hasard tu as des photos de la remise en état je suis sur que ca n'interressera pas que moi.
Pour revenir au scenario et à l'idée de vendre une partie du terrain. Il me semble plus sage de louer ces parcels plutot que de les vendres, vous les louez a un eleveur pour son betails contre du lait ou de la viande. Comme potager contre une partie de la recolte... Ca sera toujours plus utile que de l'argent (je pars du principe que le pays n'est vraiment plus stable). Peu ou pas d'effort pour beaucoup de resultat !
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+1 Olcos. Oui, Louer, pas acheter. C'est à ça que je pensais au départ. Paiement en nature de type céréales (voire farine), légumes, viande ou lait :up:
Sinon pour l'élevage, il est vrai qu'il faut commencer par les poules et les lapins: plus simple, plus économique, plus rapide. Et puis les poules, il y a l'avantage des oeufs et le lapin de la fourrure.
Un cran au dessus il y a l'élevage ovin, caprin (lait, viande, cuir et laine) ou porcin (tout est bon dans le cochon). Je ne m'y connais pas trop en chèvres et en moutons. Mais pour l'élevage porcin, fait à l'ancienne (plein air, abris), vu que l'on ne compte pas avoir 200 bêtes ça peut le faire. Maturité sexuelle atteinte rapidement, portée de 8 petits en moyenne, il faut entre 6 mois et 1 an pour avoir un porc entre 40 et 50Kg (je pars du principe que l'on aura pas trop les moyens de les engraisser comme il faut), etc. Il faudra garder un verrat et 3, 4 truie (il serait interessant d'échanger des truies avec autres éleveur,... pour diversité génétique). Le porc est un animal relativement costaud et en plus il n'a rien à envier au chien niveau intelligence. J'ai un tonton éleveur porcin et d'autres éleveurs ovin, je leur demanderais la faisabilité d'un tel élevage à partir de rien.
Une bien belle histoire Naiche, si par hasard tu as des photos de la remise en état je suis sur que ca n'interressera pas que moi.
+1 Très belle histoire et chapeau à la grand-mère et au frangin. Tu peux compter sur un interessé de plus pour les photos ;)
Criss Kenton, qui a un caractére de cochon depuis 1983
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Si ont fait le calcul il roule depuis 70 ans. :o
Excellente histoire ! ;)
J'ai eu aussi un vélo qui datait de la seconde guerre mondiale. Il avait à l'arrière un disque blanc semblable à du plastique. D'après une personne âgée, c'était ce qu'on mettait à l'arrière des vélos pendant la seconde guerre mondiale pour être visible la nuit des véhicules venant derrière... un peu, mais pas trop ! Ne pas être visible était prendre le risque de se faire renverser, mais être trop visible avec un catadioptre très réfléchissant était prendre le risque de se faire tirer dessus ou bombarder. Je l'ai retapé et revendu.
Néanmoins, pour avoir entretenu mes divers vélos, je dirais que le vélo à la fois increvable et facile à réparer (en temps de crise, toujours dans notre scénario !) doit être en acier et avoir été fabriqué entre 1970 et 1990. Type Manufrance.
Pour l'ancienneté, avant 1970 : plus il est ancien, plus il risque d'y avoir des pièces usées, non standard, difficile à réparer ou impossible à remplacer.
Pour la modernité, après 1990 : il y a plein de nouvelles solutions technologiques qui rendent les pièces là aussi non standard, peu durables, et difficiles à réparer ou à remplacer (besoin d'outils et de savoir-faire spécifiques) : suspensions, vitesses indexées, jantes alu, roulement oversized puis cassettes étanches, chaîne étroite, petits pédaliers alus qui se bouffent relativement vite... C'est le top question confort, légereté et efficacité, hein, je dis pas le contraire : j'ai un VTT récent, alu, tout suspendu, freins à disques, etc. : c'est super efficace. Mais c'est certainement pas le plus durable ni le plus facile à réparer.
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Nan po d'photos les gars!!! :(
J'ai demandé à mon fréro, il a acheté son appareil qu'après la resto. Désolé. :-[
Je vois ce que tu veut dire barnabé au sujet du disque blanc... cela doit être différent d'une région à une autre car sur celui-ci (de la vienne) ben c'était de la peinture blanche sur le garde boue.
Comme on peut le voir là:
(http://img510.imageshack.us/img510/1474/priple3fb2.jpg)
Tchauuu !!!