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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Scénario: Retraite pour 2 à 2000 Euros  (Lu 19646 fois)

05 décembre 2007 à 11:15:21
Réponse #25

Petrus


Salut,

La saison à laquelle on va prendre possession du domaine va jouer un rôle également. ...
A la liste d'achats, je rajouterai des semences, graines... pour le potager.

AMHA, dans une situation pareille il convient d'opter pour un low-profile pardon, profil bas. Garder le 12 au chaud....

Petrus.

@Ipphy: tu lis trop de romans  ;D
Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi!

05 décembre 2007 à 11:17:41
Réponse #26

Nem-Rod


Bon ben dans ce cas là, Sylvain a très bien résumé: Potager, chèvres, moutons, poules, lapins, chasse, etc. Comme un certain berger de Corse...

05 décembre 2007 à 11:22:13
Réponse #27

ipphy


@Ipphy: tu lis trop de romans  ;D

Tu trouves   ;D
En fait non, je ne suis pas un fan de SF post apocalyptique. Le manque d'hydrocarbures est un fait scientifique avéré. On a presque consommé la moitié du pétrole présent sur Terre...Je dis juste que cette situation est nouvelle et à prendre en compte dans le cadre du scénario de ce fil  ;)

05 décembre 2007 à 11:33:35
Réponse #28

Fox


Je pense que le post de Sylvain est plus que convaincant quand à l'utilité des poules, cochons, etc. et d'un potager bien garni. Normal, c'est un peu son job à Sylvain!  :)
Les questions qu'il faut se poser:

-Qui a déjà eu des poules?
-Qui sait s'en occuper, voir quand si ells vont bien, construire un poulailler et prévenir des méfaits du furet et de ma martre (sans parler du renard :tongue: )
-Combien en faut-il? Combien ça coute? (Poules + infrastructure)

Le vélo, c'est bien!
-Qui sait réparer un vélo?  ;D

Pour le potager, souvenez vous, nous sommes en septembre...
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

05 décembre 2007 à 11:35:39
Réponse #29

kurodo


Je pense qu'il y a énormément de différence entre nous et nos aïeux.
Sans doute. Je ne sais pas.

Citer
Je généralise volontairement, mais le citadin moyen a des compétences techniques utiles dans une société développée, mais moins utiles dans un cadre plus rustique.
C'est vrai mais je crois qu'il y a les gens qui savent s'adapter (y compris aux autres) et apprennent vite, et ceux qui restent bloqués sur leurs acquis.

De plus je ne suis pas persuadé qu'une société instable soit synonyme d'une société replongeant obligatoirement dans un passé plus rural.

Je dirais que dans ce scénario chacun se projete différement. Il y a ceux qui croient qu'une société ébranlée peut continuer bon gré mal gré (moi), ceux qui se voient plutôt en mode autarcie complète, etc ... etc ...

Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...

Kurodo
« Modifié: 05 décembre 2007 à 13:57:42 par kurodo »

05 décembre 2007 à 11:40:59
Réponse #30

Nem-Rod


ça me rappelle la fable "Perrette et le pot au lait"
Bon c'est vrai que les ruraux sont avantagés par rapport aux citadins, mais pu...n, les citadins habitués de ce forum sont super avantagés par rapport aux autres.

05 décembre 2007 à 11:49:49
Réponse #31

Petrus


Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...

Ok, mais on peut "s'inspirer" de la situation d'autres pays. L'Argentine en 2002 par exemple.

Petrus.
Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi!

05 décembre 2007 à 11:52:58
Réponse #32

ipphy



C'est vrai mais je crois qu'il y a les gens qui savent s'adapter (y compris aux autres) et apprennent vite, et ceux qui restent bloqués sur leurs acquis.
Tafdak, l'adaptation est la clé  ;)


Citer
Je dirais que dans ce scénario chacun se projete différement. Il y a ceux qui croient qu'une société ébranlée peut continuer bon gré mal gré (moi), ceux qui se voient plutôt en mode autarcie complète, etc ... etc ...

Mais comme il n'y a pas de précédent, impossible de savoir comment ça tournerait. C'est vraiment au pif quoi ...
Re-tafdak, on ne peut pas savoir et de trop penser empêche d'agir.
Je pense aussi qu'il faut coopérer, c'est essentiel. Je pense dans ce cas au mécanisme du Tit-for-tat c'est à dire coopérer au 1er tour puis copier le dernier choix de l'adversaire. C'est un bonne base de réflexion, sans pour autant traduire la nature complexe des relations entre hommes.

05 décembre 2007 à 12:48:24
Réponse #33

Sylvain74


Je pense que le post de Sylvain est plus que convaincant quand à l'utilité des poules, cochons, etc. et d'un potager bien garni. Normal, c'est un peu son job à Sylvain!  :)
Les questions qu'il faut se poser:

-Qui a déjà eu des poules?
-Qui sait s'en occuper, voir quand si ells vont bien, construire un poulailler et prévenir des méfaits du furet et de ma martre (sans parler du renard :tongue: )
-Combien en faut-il? Combien ça coute? (Poules + infrastructure)

Le vélo, c'est bien!
-Qui sait réparer un vélo?  ;D

Pour le potager, souvenez vous, nous sommes en septembre...

Merci, merci...

Pour les poules, commencer à flinguer le renard !  :lol:
Ces animaux sont hyper simples à soigner. Un abris sec et étanche aux prédateurs, un parcours varié (herbe, sous bois...) et un peu de bouffe en complément (blé) de ce qu'elles trouveront elles même suffit à rendre la galine heureuse. Si y'a un petit point d'eau, elles pourront être complétées par quelques canards ou oies (excellentes alarmes, voir les oies du Capitole  ;))
Un poulailler doit comporter un perchoir hyper important pour que les poules dorment ben, ça aime son confort, ces p'tites bêtes...), un abreuvoir d'eau claire, et, en hiver (si les poules ne sortent pas) une mangeoire. Litière : paille, feuilles mortes, sciure... le tout est qu'elle soit propre, sèche, et en assez bonne épaisseur. Pour avoir des oeufs faciles à trouver, bricoler des pondoirs (boites de 30 par 30 tapissées de paille, où la poule pourra s'isoler pour faire tranquillement sont oeuf et couver (bah voui, faut bien les laisser au coq, si on veut la descendance !). Faut qu'il soit aéré mais sans courants d'air.
Niveau tarif je sais pas ce que ça peut faire mais le poulailler ça se construit en matériaux de récup', et pour les bêtes, faut prévoir du rustique local, donc à voir avec les voisins contre un coup de main pour une tripotée de poussins pas trop jeunes à finir d'élever.

Les lapins : ils détestent les courants d'air et l'humidité. Le lapin est un rongeur, donc en cas de clapier bricolé en bois, faut s'attendre à devoir réparer...
Ce qui va bien en conditions douces et sèches, c'est de laisser Jeannot brouter peinard, en lui le laissant sous une cloche en grillage, à déplacer régulièrement. Niveau bouffe, ça se contente d'herbe, pissenlits, bourse à Pasteur, plantain, enfin bref toutes les mauvaises herbes du jardin. On peut lui donner du foin (= herbe séchée, pour les parisiens   :lol:) à la condition de lui laisser de l'eau claire en abondance et régulièrement renouvelée. Ne pas s'inquiéter si Jeannot bouffe sa p'tite crotte du matin : celle ci est molle, pas complètement digérée est bourrée de vitamines et autres d'éléments nutritifs. c'est donc pas un signe de perversion ou de mauvaise santé.
Tarif : idem poules... Avec l'avantage de pouvoir partir avec une lapine qu'a déjà vu Jeannot, et qui vous fera rapidement des petits. Attention à la consanguinité, au bout d'un certain temps... Mettez vos lapines au mâle chez un voisin, sinon ça fait "famille tuyau de poêle"...

Tous ces animaux sont faciles à tuer et préparer. Un lapin doit pouvoir passer du clapier à la casserole en 30 minutes, une poule un peu plus longtemps (faut plumer...), un oeuf, bah... 3 minutes si il est frais, cuit coq !  :D

Niveau potager... J'ai pas de connaissances suffisantes dans le domaine. Par contre il peut être temps, en septembre, de préparer la terre pour les céréales (varier : seigle hyper rustique, orge un peu moins rustique mais bons rendements, et suffisant pour l'alimentation animale, blé pour sa qualité : panifiable, rendements, et... diversité par rapport aux précédents). Le maïs n'est pas forcement une idée lumineuse : les grains de maïs ne donnent pas de rendements intéressants si ce ne sont pas des semences hybrides. Et le rendement se dégrade d’année en année, contrairement aux « pailles » (céréales précédemment citées) Enfin je ne connais pas vraiment avec précision le rendement en cas d’utilisation de semences fermières…

Pour les légumineuses (pois, lentilles), je ne connais pas assez pour en parler. Je crois que ça se sème à l’automne, mais pas de certitude. Par contre, comme elles sont capables de fixer l’azote atmosphérique, elles n’ont pas de gros besoins en engrais à condition de faire tourner les parcelles. Elles peuvent même être d’excellents précédents culturaux pour les céréales. Leur paille doit pouvoir être consommée par Jeannot.

Sylvain.

05 décembre 2007 à 13:36:46
Réponse #34

Jonathan


Penser qu'un animal de trait, peux avoir besoin de soins et d'un vétérinaire.
Un lapin ou une poule c'est plus facile à remplacer qu'un ane ou cheval ...

Mes  2 cents

Jonathan

05 décembre 2007 à 13:40:59
Réponse #35

DavidManise


Pour info, j'ai lancé un fil sur le jardinage.  Merci Sylvain, qui m'a filé l'idée ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

05 décembre 2007 à 13:53:08
Réponse #36

zoltan charles henderson


Excellent ce FIL !

Je partage - pour une fois  ;) - l'analyse de Maximil.

Vu la situation décrite, la localisation, l'instabilité, les priorités sont boire, se chauffer, bouffer, se défendre et protéger le peu qu'il nous reste (dans le désordre).

Donc dans ce cas chasser n'est jamais braconner, c'est (tenter de) se nourrir !

Il est plus rapide de chasser dans un premier temps avant d'arriver à pouvoir survivre de ses cultures et éventuels élevages.

Qui sont pour moi les deux point à développer après.

Si la situation se stabilise, alors bien évidemment tenter de recréer de liens sociaux, qui dans l'hypothèse de départ avaient disparu, par le troc par exemple (lièvre contre patates, etc...).

05 décembre 2007 à 22:51:42
Réponse #37

Barnabé


Barnabé,
je pense que tu oublies une donnée fondamentale du problème : l'instabilité du pays.
Dans ce cas, plus de minimas sociaux, plus d'aides de l'état et à ce moment là, comme le disait Plaute :"l'homme devient un loup pour l'homme". Le meilleur des voisins pour survivre peut très bien devenir un salaud, l'individualisme règne...


La bonne blague ! L'instabilité sociale du fond du Dauphiné ? La solidarité rurale a toujours existé et existera toujours. je préfère me perdre dans le fond du Dauphiné, ou dans le bled algérien, qu'à Paris ! Bien sûr, on risque toujours de tomber sur 1 aigri, 1 fada (mais un seul). D'où l'intérêt de faire tour DES voisins (pas un seul), de parler des aïeux qui étaient du pays, etc. C'est incroyable comme avoir de la famille du pays, même éloignée, contribue à faire de vous autre chose que des étrangers.

De toute façon la France est un pays habité, on ne peut pas faire comme si on était seuls au monde. Mieux vaut avoir les voisins avec vous que contre vous. J'ai fait au moins deux fois des trips 2-3 jours paumé dans la montagne, à squatter une cabane ou une ruine. A la redescente, à chaque fois, j'ai croisé des gens fort aimables, avec qui j'ai discuté quelques minutes, mais qui me disaient au détour de la conversation qu'ils avaient reperé que j'étais là. Pourtant, des coins paumés de chez paumés. Faire du feu et être discret est incompatible.

Pour ce qui est de la fin des minimas sociaux, ça reste à voir. Ils existent toujours. Le pic pétrolier est probablement déjà passé, le 3e choc pétrolier a commencé en octobre 2000, les émeutes dans les banlieues ont déjà eu lieu. Quelque part, on est déjà dans le scénario. Pourtant, l'état de droit fonctionne toujours, les minimas sociaux aussi, et on roule toujours en voiture. Aujourd"hui, l'OPEP a annoncé qu'il ne relevait pas ses quotas de production, et pourtant le brut est redescendu à 87 $. Va comprendre. Le choc pétrolier risque fort d'être limité et relativement progressif. De plus, la France risque d'être un des pays qui résiste le mieux. Donc la catastrophe façon Mad Max, j'y crois pas trop.

Je suis tout à fait d'accord avec les interventions de Sylvain. En particulier, les poules et le potager ne coûtent pas forcément de l'argent pour les animaux et semences. Il suffit de se mettre bien avec les gens et de discuter.

Je ne connais pas de sujet plus consensuel que le jardinage. Vous parlez jardinage pendant un quart d'heure avec un mec que vous ne pourriez pas piffrer 2 minutes si vous parliez politique, et vous repartez avec des boutures de cela ou des graines de ceci.  ;)

05 décembre 2007 à 22:57:55
Réponse #38

Baptiste


La bonne blague ! L'instabilité sociale du fond du Dauphiné ? La solidarité rurale a toujours existé et existera toujours. je préfère me perdre dans le fond du Dauphiné, ou dans le bled algérien, qu'à Paris ! Bien sûr, on risque toujours de tomber sur 1 aigri, 1 fada (mais un seul). D'où l'intérêt de faire tour DES voisins (pas un seul), de parler des aïeux qui étaient du pays, etc. C'est incroyable comme avoir de la famille du pays, même éloignée, contribue à faire de vous autre chose que des étrangers.

De toute façon la France est un pays habité, on ne peut pas faire comme si on était seuls au monde. Mieux vaut avoir les voisins avec vous que contre vous. J'ai fait au moins deux fois des trips 2-3 jours paumé dans la montagne, à squatter une cabane ou une ruine. A la redescente, à chaque fois, j'ai croisé des gens fort aimables, avec qui j'ai discuté quelques minutes, mais qui me disaient au détour de la conversation qu'ils avaient reperé que j'étais là. Pourtant, des coins paumés de chez paumés. Faire du feu et être discret est incompatible.

Pour ce qui est de la fin des minimas sociaux, ça reste à voir. Ils existent toujours. Le pic pétrolier est probablement déjà passé, le 3e choc pétrolier a commencé en octobre 2000, les émeutes dans les banlieues ont déjà eu lieu. Quelque part, on est déjà dans le scénario. Pourtant, l'état de droit fonctionne toujours, les minimas sociaux aussi, et on roule toujours en voiture. Aujourd"hui, l'OPEP a annoncé qu'il ne relevait pas ses quotas de production, et pourtant le brut est redescendu à 87 $. Va comprendre. Le choc pétrolier risque fort d'être limité et relativement progressif. De plus, la France risque d'être un des pays qui résiste le mieux. Donc la catastrophe façon Mad Max, j'y crois pas trop.

Je suis tout à fait d'accord avec les interventions de Sylvain. En particulier, les poules et le potager ne coûtent pas forcément de l'argent pour les animaux et semences. Il suffit de se mettre bien avec les gens et de discuter.

Je ne connais pas de sujet plus consensuel que le jardinage. Vous parlez jardinage pendant un quart d'heure avec un mec que vous ne pourriez pas piffrer 2 minutes si vous parliez politique, et vous repartez avec des boutures de cela ou des graines de ceci.  ;)

Plutôt que de compter sur une hypothétique charité venant des autres (elle est la bienvenue et je ne suis pas un ours ! (je n'ai pas le gabarit !)), je préfère pouvoir être capable de compter sur moi et moi seul (mais bon, j'en suis vraiment vraiment loin !  :-[), ensuite, on verra bien...
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

05 décembre 2007 à 23:11:10
Réponse #39

Barnabé


je préfère pouvoir être capable de compter sur moi et moi seul (mais bon, j'en suis vraiment vraiment loin !  :-[), ensuite, on verra bien...

Je ne crois pas au trip seul au monde. L'homme est un animal social. On ne peut pas compter sur soi et sur soi seul.

Minimas sociaux ou pas, on ne peut pas survivre dans une France déchirée par une crise sociale en s'enfermant de façon prolongée sur un coin de terre de 10 hectares. On dépendra des autres, que ce soit pour des minimas sociaux, ou pour du commerce, du troc, un salaire, des relations de bons voisinages, ou une bonne causette jusque tard dans la nuit autour d'une bouteille de gnole, juste pour être sûr qu'on est pas tout seul au monde et que la chaleur humaine existe encore.

05 décembre 2007 à 23:30:42
Réponse #40

triptop


 :D c'est sympa on dirait le scénario vécu par ceux qui s'installent en Guyane, un peu à l'écart !

Faut que j'aille leur demander tiens mais de mémoire: chasse, pêche, un peu de d'"agri"culture et balade de touriste  :lol:

Quoi ça colle pas au scénario ?? depuis quand la Guyane n'est pas un coin instable où on risque ça peau entre les trafiquants les bandits de grands chemins et les chercheurs d'or ???  :glare:

 :lol:
« Modifié: 05 décembre 2007 à 23:45:14 par triptop »
"Honi soit qui mal y pense !"

05 décembre 2007 à 23:39:57
Réponse #41

zoltan charles henderson


Je ne crois pas au trip seul au monde. L'homme est un animal social. On ne peut pas compter sur soi et sur soi seul.

Minimas sociaux ou pas, on ne peut pas survivre dans une France déchirée par une crise sociale en s'enfermant de façon prolongée sur un coin de terre de 10 hectares. On dépendra des autres, que ce soit pour des minimas sociaux, ou pour du commerce, du troc, un salaire, des relations de bons voisinages, ou une bonne causette jusque tard dans la nuit autour d'une bouteille de gnole, juste pour être sûr qu'on est pas tout seul au monde et que la chaleur humaine existe encore.

Ok mais tu es déjà à une étape du scénario qui présuppose d'avoir à boire, à manger, à se loger, à se protéger ainsi que tout ce qui te permet de survivre !

Ce n'est rien d'autre que l'évolution humaine telle qu'elle fut mais en un temps raccourcis !
« Modifié: 06 décembre 2007 à 00:19:02 par zoltan charles henderson »

06 décembre 2007 à 08:23:31
Réponse #42

kurodo


Je reste entièrement d'accord avec Barnabé.

1) Une catastrophe qui mette à bas toute notre civilisation au niveau mondial n'est pas ma priorité du tout en survie. Je n'investirais pas de temps et d'argent à me préparer à un évenement d'aussi faible probabilité.

2) Au cas où celà arriverait quand même (probabilité très faible mais ça reste possible), je n'imagine pas les êtres humains survivant chacun dans leur coin, en autarcie complète. Même nos ancêtres lointains vivaient en tribu, partageant leurs compétences.

Dans un scénario big cata, les compétences de base "classiques" pour la survie (premiers soins, gérer au mieux sa température, boire, et accessoirement se nourrir) sont par contre un bon investissement, car en plus de pouvoir être utiles dans la vie de tous les jours, ces compétences là me seront aussi utiles le jour de la catastrophe le temps de rejoindre d'autres.

Et en cas de scénario plus plausible d'instabilité économique je compterais plus sur mon cerveau, mes 2 bras, mes capacités d'apprentissage/d'adaptation/d'intégration pour nous en sortir, que de me réfugier dans mon "blockhaus" en attendant "que ça se calme".

Donc pour conclure, dans le scénario de Fox, je pense que je vendrais très vite cette cahute (à un de vous  ;D) pour avoir plus de liquidité et aller "trouver du boulot", dans une ferme par exemple   :tongue:

Kurodo

P.S: juste à titre d'info, on a un petit bout de jardin (ma femme, plutôt, moi je me contente de tourner la terre et lui préparer le truc) avec quelques salades, tomates, fraises et framboises. On va tenter les radis (j'adore) et on envisage dans 2 ou 3 ans un petit verger au bord du ruisseau. Mais en aucun cas ce n'est dans un but de survie en cas de cata. Simplement pour le plaisir de manger des trucs à nous.

06 décembre 2007 à 18:08:59
Réponse #43

Anke


Je prends le post en route et après avoir lu les interventions de tous, je constate que nous avons oublié un truc au départ....
Le notaire ! En effet, un titre de propriété dans le coffre d'une banque ne vaut pas grand-chose si la prise de possession des lieux n'est pas orchestrée par cet homme de loi ( y'a un paquet de papiers à signer !).
Dans ce cas, nous voilà en possession de 10 hectares. Il y a surement dans le voisinage un cultivateur ou paysan qui lorgne depuis longtemps ces terres inexploitées ( sont-elles exploitables ?), pourquoi alors ne pas les lui louer ( ou les lui vendre ?) ? 10 hectares ça fait beaucoup pour y mettre trois poules, un potager éventuellement un verger.
Bref, outre la source de revenus fixes, c'est aussi l'occasion de nouer des relations et de ne pas passer pour le "Parisien" de service ou le "doux rêveur qui veut jouer au campagnard" et de s'intègrer ainsi dans la communauté rurale, faire des "affaires" en fait partie ( quand je dis "faire des affaires", je ne parle pas de faire de profit, vous l'aviez compris).
Se rapprocher du notaire me semble être une bonne chose, en général, ils sont de bon conseil

06 décembre 2007 à 22:25:01
Réponse #44

Barnabé


@ anke : oui, la reconnassance de cette propriété est nécessaire, par le notaire ET par les voisins ET par le maire. Cela dit, la plupart des gens ne vous demandent pas des papiers mais un discours convaincant et cohérent. Le mec qui arrive, ouvre la porte en cassant le cadenas, et commence à tirer au fusil dans les bois alentours, risque d'être surnommé "le squatteur fou" et dénoncé aux gendarmes. Qu'il soit légalement propriétaire ou non.

De toutes façons, il s'agit d'être accepté socialement et légalement comme le propriétaire légitime de cette cabane et des 10 ha alentours.

En tous cas, on est loin de la liste de matos. On dirait qu'il n'y a pas que le matos qui compte dans la vie ?  ;)

07 décembre 2007 à 11:21:47
Réponse #45

Fox


Je remarque juste que se faire re/connaitre et faire les contacts prend une dimension vitale qu'aucun scéario n'a pu mettre en avant jusqu'à maintenant. N'oublions pas que nous sommes un animal social, que la terre est peuplée, et que l'idée de se retrouver vraiment seul quelque part n'est qu'une illusion (0.001 % des situations de survie / when the shit hits the fan) ou une combine a appeler son ballon Wilson.

Dans ce cas, être connu d'avant au village rural (connu en bien, hein!  :lol: ) peut vous sauver la vie!
Ou je reformule si il n'y a pas assez de clin d'oeil.
Dans votre scénario Bug out, être connu dans village rural (connu en bien, hein!  :lol: ) peut vous sauver la vie! En temps de crise, les portes se referment vite!

Dans tout les ménages, on fait un budget.

Je n'y connais rien en étude de marché, mais quelle part, respectivement  ;) quel budget faut il accorder:

-aux produits de base (sel, savon, etc)
-à la restauration de la maison/cabane
-aux vivres
-au matériel
-???

Quelqu'un saurait il modéliser ça?
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

12 décembre 2007 à 18:22:49
Réponse #46

Nirgoule


Il a du être dit mille fois ici que survivre est aussi maîtriser son environnement.

L'environnement de la cabane c'est le hameau et le village. Il faut absoluement aller au village pour se faire connaître (déjà dit) et participer à la vie du village.

S'il y a instabilité, il y a des ruptures dans les appro, les intellectuels ont faim  :( et les paysans des surplus  :) .

Le conseil municipal  :calin: devra organiser la survie de tous les villageois afin d'éviter les vols et autres débordements. Il existe des systèmes de troc, qu'il faudra relancer pour pallier une absence de liquidité et permettre les échanges.

Ca demandera du boulot, pas mal de sang froid et beaucoup d'explication à des personnes non préparées.

Je pense que les habitués de ce site  ;D auront des responsabilités collectives à tenir. Il serait dangereux de se replier sur soi.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

12 décembre 2007 à 18:59:04
Réponse #47

Criss Kenton


Je viens de parcourir le fil en diagonale:

Activivités rémunératives: Emplois saisonniers: Les vendanges, le ramassage et le tris de noix...
Si je ne dis pas de bêtises, dans le dauphiné il y a une activité viticole, donc des vendanges courant septembre. D'après ce que j'ai compris le pays est dans une phase d'instabilité, et la situation est partie pour empirer. Mais théoriquement dans l'immédiat tout n'est pas stoppé. Il est dans l'intêret des viticulteurs et des maraichers de continuer leurs activités (pour leur propre "survie"). De plus s'il y a une crise énergétique, il y a des chances que les vendanges et le ramassage se fassent majoritairement manuellement, d'où gros besoin de main d'oeuvre. Vue la situation économique je pense que l'on peut s'asseoir sur l'hébergement et on risque d'être payé au lance pierre mais ça permet déjà de rembourser les 1ers achats et d'éviter de rogner sur les 2000 euros.
Je dis ça, mais je ne sais pas pourquoi j'imagine que selon la loi de l'emmerdement maximum, la "cabane" sera fortement éloignée de toute exploitation agricole, ce qui rendra impossible cette option  ;)

Pour ce qui est des voisins, il est vrai qu'il y a beaucoup d'entraide dans le monde paysans, mais ça a tendance à se perdre. Et la situation nous place en position de "marginaux". Ce qui attire la suspicion des honnêtes gens (j'ai l'impression que la peur du marginal, remplace aujourd'hui la peur des vagabonds et des romanichels du temps de nos grands parents).

Sinon  :doubleup: le sujet est trés intéressant.

Mes deux roubles

Criss Kenton, marginal depuis 1983

12 décembre 2007 à 20:27:18
Réponse #48

Barnabé



Je dis ça, mais je ne sais pas pourquoi j'imagine que selon la loi de l'emmerdement maximum, la "cabane" sera fortement éloignée de toute exploitation agricole, ce qui rendra impossible cette option  ;)

Il y a une idée qui me trotte dans la tête depuis le début de ce fil et dont je n'ai pas encore parlé par peur du ridicule : le vélo. N'importe quel vélo permet de couvrir des distances relativement importantes, avec une dépense d'énergie minimum et des frais d'achat et d'entretien très réduits. C'est pas glamour, pas très Survival Rambo, mais le fait est que c'est un moyen de déplacement très utilisé (il y a quelques années) dans les campagnes, maintenant en ville, et toujours dans les pays pauvres. Regardez les films français qui évoquent, ne serait-ce que maginalement, la vie dans les campagnes entre les années 1930 et 1970 : le vélo est partout. Mon grand-père a survécu à la seconde guerre mondiale grâce à un vélo.

Savoir faire du vélo, mais aussi entretenir et réparer un vélo, me parait faire partie des compétences de survie à moyen terme. Eh oui.  :blink:
« Modifié: 12 décembre 2007 à 22:05:01 par Barnabé »

12 décembre 2007 à 23:38:52
Réponse #49

Criss Kenton


J'y ai pensé mais vu que le budget est un peu short...
En fait, je me disais que si il y a une crise énergétique, les gens allaient se tourner massivement vers les moyens de transport  "by fair means" (vélo, cheval,...). Le vélo ayant pris de "la valeur", il risque d'être difficile de s'en faire prêter un ou d'en trouver un à bas prix dans des structures type emmaus (surtout que dans l'idéal il en faudrait 2). En fait il faudrait connaître le cour du vélo, pour savoir si l'achat est raisonnable  ;) c'est clair que l'avantage d'un point de vue mobilité n'est pas négligeable... et puis c'est vrai qu'un vieux vélo de ville est largement suffisant.

Edit: En fait il faut demander à Fox, parce que réflexion faite les vélo c'est pas ce qui manque et un vieux vélo c'est pas sorcier à bricoler (récup de pièces manquantes à la ferraille).

Criss Kenton, qui a un vélo dans la tête depuis 1983

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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