Résumé, pour les fatigués du défilé de pages :
ce qui ne tue pas me rend parfois plus fort, mais plus souvent cabosse et rend allergique aux maximes du 19èmes siècles et à leurs répétitions confortables.
Pas d'issue nécessairement simples et encore moins simplistes à des circonstances mettant en jeu la survie.
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Pour les dispos de l'ascenseur de windows et de la lecture in extenso :
"on s'adapte c'est l'essence de l'homme "
Je ne sais pas si c'est son essence, mais c'est une capacité.
Une capacité qui ne doit pas cacher que l'adaptation peut s'accompagner d'une sélection assez terrible et qui n'a rien de théorique ou philosophique pour ceux qui en font les frais tout en assistant à des discours narcissiques en salon sur cela.
C'est pas vous que je critique Lawrence, c'est la facilité avec laquelle votre phrase pourrait être prise. Comme la citation de David : "Bah quelque part on survit tous, tout le temps... " du reste.
Je connais personnellement des personnes qui ont eu à ... s'adapter. Dans des pays très proches de ceux que vous citez. Ca interdit les facilités de discours.
Perso je n'aime pas trop ces antiennes à la "ce qui ne me tue pas me rend plus fort". Je crois savoir qui les a inventées et qui les répète. Ca pouvait faire cligner les yeux d'émerveillement ou de duplicité Lou Andréa Salomé dans les salons du 19ème et ça donne toujours du peunch aux ados ou apparentés. Perso, je connais plutôt des gens qui s'en sont sorti, sur un plan, mais pas tout à fait sur un autre. Et je n'ai pas l'impression qu'ils soient marginaux, sauf dans les statistiques officielles, quand elles existent. ou sur Renard News ou tv cire-pompes / turlutte. Cf. séquelles guerre d'Algérie. Cf. aux Zuéssa post-Indochine et per-Irak. Cf. dans d'autres coins moins médiatiques mais tout aussi merdiatiques.
Certains vivent parmi nous comme vous vivriez au milieu d'une cours de récréation. Ils en adoptent les usages, essaient sincèrement de se lancer dans les jeux / enjeux, mais ils n'y sont pas vraiment malgré leur envie et leurs efforts. Certains s'en sont tirés mais le regrettent profondément.
Je pense notamment à un qui a du servir dans une armée qui avait une curieuse propension à massacrer ceux de son ethnie d'origine et qui ne m'a lâché tout ça que depuis quelques jours et qui ne reste en vie que par incitation religieuse principalement.
"Bah quelque part on survit tous, tout le temps... "
Le quelque part, ça doit correspondre au terra incognita de certaines cartes.
En fait il y a du vrai dans les deux appréciations : la "pessimiste" et "l'optimiste", mais cela me mal à l'aise qu'on trouve les verres à moitié vides OU à moitié pleins, surtout quand une demi-version cherche à estomper l'autre demi-version. Ma remarque étant générale et non ad hominem !
Ca me rappelle d'autres fils de discuss où certains pourraient être portés à la valse des étiquettes : responsabilité perso v/v sécurité versus parano.
C'était quoi la phrase dans la série zuesse fichiers X : la vérité est ailleurs ?
Je trouve que bien des commentaires sur les réactions psychologiques face à la sécurité pourraient être enrichis. Dans un autre fil, pour plus de clarté, et sans doute à l'initiative de quelqu'un qui a plus de temps et de compétences que moi.
Nuance finale de taille : désolé si ces antiennes vous aident, je ne veux pas vous casser la barraque car après tout votre éventuelle expérience démentira mes propos ou l'a déjà démentie. Je ne témoigne que sur la base de ce que je rencontre.
P.S : ces aspects psychologiques complexes seraient certainement à prender en compte en cas de solutions par regroupement lors d'une grosse crise.
Patrick
"Par contre, pour avoir assisté à quelques scènes de chaos intégral, c'est ahurissant la vitesse à laquelle la solidarité ancestrale peut voler en éclat et le voisin paisible devenir sous le coup de la panique le pire ennemi."
Kif-kif. Exemple apporté par des personnes de ma famille. Durant la GM2. Résistant dénoncé par voisins fr à la Gestapo, ... et sauvé par un officier de la Wehrmacht, dégoûté de l'attitude des voisins délateurs. Ils balancaient en pensant "sauver" leur fils prisonnier militaire en Allemagne ... qui fut assassiné par ses co-détenus tellement il balançait lui-même.
Votre exemple = vécu ?
" (...) il vaut mieux savoir aussi employer la force histoire d'avoir le choix d'être pacifique"
Oui.
Si vis pacem para pacem aut bellum. Si tu veux la paix, prépare la ainsi que la guerre.
des latinistes pour corriger éventuellement ?