Citation de: k9 le 16 Mai 2008 à 22:20:42
-vu l'intention certaine de massacrer ( et confirmée par la vidéo)
Il place une seule frappe sur un gars qui s'en va puis revient vers lui, il ne le poursuit pas... Il peut donc argumenter qu'il s'est senti menacé et qu'il a réagi par peur de prendre le premier coup.
l'intention de l'écraser est réelle et prouvable par sa posture commentée et reconnue par tous, de plus en lui portant la main gauche au dos et ce afin de le retenir pour une frappe bien déterminée et prévue à l'avance, l'agresseur prouve son intention de nuire.
Citation de: k9 le 16 Mai 2008 à 22:20:42
-la disproportionnalité de la réponse
Il utilise un niveau de force suffisant pour faire cesser l'agression imminente de l'autre, pas plus. Il ne s'acharne pas sur le gars à terre (tout au plus pourra-t-on lui reprocher le crachat).
comme dit plus haut, en France, on ne répond pas à des moqueries par de la frappe, "vert" aurait porté un coup la légitime défense aurait été justifiée et la disproportionnalité ne serait pas évoquée.
Je ne sors pas une arme à feu parce que tu as dans ta main un canif...un baton serait justifié mais pas un Glock 
Citation de: k9 le 16 Mai 2008 à 22:20:42
-le traitement avec un mépris outrageant de la légitime défense
Moi je ne trouve pas qu'il y a un mépris de la légitime défense dans ce cadre. Verdito choisit de revenir! Ce qui me dérange c'est surtout la présence de la caméra qui pourrait faire penser à de la préméditation vu qu'on peut penser que blouson noir l'a vue et s'en moque.
Pas d'attaque de la part de Vert, seuls des commentaires et autres moqueries touchant sans doute l'égo du cogneur.
Oui mais devant un tribunal, si il n'y a pas mort d'Homme, on ne va pas autant dans les détails d'analyse d'une vidéo (quand il y en a une

).
Tout au plus le juge a à sa disposition quelques clichés, tirés de cette vidéo comme ceux proposés par David, pour se faire une idée. Il regardera juste les distances, qui a la tête tournée vers qui pour parler, les expressions de visages, si les mains font des gestes d'apaisement... bref tout ce qui est de l'ordre du language non-verbal pour juger de l'éventuelle responsabilité de chacun des protagonistes.
En général ces mêmes photos sont préalablement choisies par un fonctionnaire de police qui a travaillé sur l'enquête, donc déjà au départ selon son propre avis (toujours objectif ?) sur la responsabilité de chacun. En poussant un peu c'est le même principe que pour des paparazzis, ils peuvent faire dire des choses variables à une même série de photos par une sélection de quelques clichés bien choisis.
DONC le juge aura à sa disposition ces photos
ET les témoignages/dépositions receuillies.
C'est donc une impression générale, un TOUT, qui formera l'intime conviction dujuge. Nombreux sont ceux qui se sont fait avoir comme ça au tribunal, parceque les prédateurs avaient été malins dans leur gestuelle, et leur récit ensuite aux enquêteurs...