alors, en fait durant la semaine, j'ai eu deux configs différentes. J'avais dans un premier coup préparé une vadrouille dans un coin encore pas visité. comme c'était assez loin, j'ai profité d'un bon samaritain pour emmener le gros du stock en voiture, histoire que j'ai moins a porter plus tard (oublions le toboggan pour cette année, la route est trop dégelé pour ca).
Le hic, c'est que je e suis rendu compte qu'une grosse activité se déroulait ailleurs. j'y ai vu deux loups, et beaucoup de caribous batifolent dans un meme secteur. je ne pouvais manquer ca. le problème étant que mon matos normal n'est pas avec moi.
donc pour cette petite sortie, j'y suis allé avec le lestra (plume), pas de sursac, pas de baches en rab. juste un tarp (le meme que celui utilisé cet été). et c'est la que j'ai gouté à la fragilité du plume. en ce moment, c'est très humide : la neige colle partout, ca fond un peu dans tous les sens. et franchement, j'aurais du prévoir plus d'isolation. comme d'hab, je n'ai pas fait de plancher de sapinage : je me suis contenté du tapis de sol et d'une tres fine couche plastique, trouvée sur place.
Résultat : le premier matin, une belle zone humide au niveau de l'épaule, et pas franchement très chaud au réveil. la deuxieme nuit fut pire, puisque la partie humide s'est agrandie et c'est presque toute la zone haute (epaule, cou) qui était trempée. Ca m'a un peu motivé à raccourcir mon séjour dans la zone (meme si j'aurais pu faire sécher le sac).
une seconde vadrouille de 3 jours dans la zone voulue. donc la, j'avais le def4, le sursac et des baches. en plus, j'ai utilisé un vieux campement cree qui a fait des miracles. donc aucun souci évidemment d'humidité pendant la nuit. Par contre, avec tout ce dégel, les bottes sont détrempées le soir quand j'arrive et je n'arrive pas à les sécher convenablement (en fait j'essaye pas trop). Et avec les bottes : les chaussettes et donc les pieds. meme en mettant des bas (deux paires) secs tous les matins, je me retrouve avec des pieds moites et en limite de rupture (rougeoiments, zones blanchatres qui ne demandent qu'à déplantariser). je vais essayer de remettre des sacs plastiques par dessus les chaussettes. si vous avez des astuces pour limiter l'humidification, je suis preneur car durant le mois qui vient, cela sera mon gros souci.
L'autre truc que je retiens, c'est que j'ai mal dispatché mon matériel : très stupide de mettre le sursac avec le def 4 alors qu'il est taillé pour resister. dorénavant, je stocke mon sursac là où est mon lestra, cela me permettra d'avoir deux systèmes de couchages adapté à un taux élevé d'humidité.
sinon, j'ai aussi bosser le clean up de mon camp de base, car la saison des ours se rapproche : vidage du camp, nettoyage, restauration du tipi. il me reste à stocker la bouffe en sous sol, je feras ca la semaine prochaine, entre deux explos.
Et d'autre news moins sympa : la caméra est HS, le modem et la génératrice aussi. pour la caméra, ce n'est pas dramatique car j'ai repris le reflex (et 2.5kg en rab minimum), mais le reste m'embete beaucoup plus. je vais essayer de régler ca avant la fin du mois, car pour l'instant, je suis totalement dépendant de la pourvoirie pour donner des news, et ca me coupe trop de mon "univers".
sinon, voila une petite photo d'un "mitogan" Cri (J'écoute le grand sachem Did de la franchoponie

) pour vous montrer à quels points ces gens sont des artistes. Bon, c'est un campement abandonné depuis des années, mais on voit encore bien l'architecture (et une parfaite symétrie).

A la base c'est prévu pour plusieurs familles, avec deux poeles à bois. l'exterieur est recouvert de mousse, ce qui permet de passer des hivers très confortables. mais bon, gros boulot de construction, qui demande du temps, des bras et le besoin d'avoir un camp sur plusieurs années.
Voiloup !!
ah oui, sinon, j'ai quand meme eu droit à une belle rencontre lupine, un 1er avril

mais pas de photos, désolé
