Il ne m'appartient pas de juger qui que ce soit, nous sommes tous capables du pire, il serait vain, même avec la meilleure volonté du monde de se le cacher ( mi-ange, mi-bête), parce que nous sommes nous aussi humains ( enfin, de la race des hommes, race abjecte s'il en est !), mais là n'est pas réellement mon propos.
Ce type de situation m'amène à réfléchir sur ma capacité à réagir devant ça, dans mon quotidien.
Je veux dire, là un copain m'interpelle, je suis bien assis devant l'ordi, concentré sur ce qu'il me dit sur un forum que j'aime bien et je suis attentif, bref les conditions idéales pour analyser et comprendre et réagir ( la confrontation d'opinion fait fonctionner mes neurones).
Dans d'autres circonstances ( à la bourre pour aller chercher les mômes à l'école, ou à la bourre pour aller bosser etc...) et en passant devant un tel spectacle, qu'aurais-je vraiment fait ? L'aurais-je seulement vu ?
Je n'incrimine personne de quoique ce soit( mis à part moi-mêrme), que cela soit bien clair, je vous fais part de ma réflexion pour ce qu'elle vaut.
Il n'est pas rare que l'on meure de froid ou de faim sur la place publique encore de nos jours et ce devant des centaines de gens, les passants dont nous faisons partie.
Alors voilà, le bourreau c'est autant celui qui commet l'acte que celui qui le regarde et qui, parce qu'il voit( ou est au courant) et ne fais rien, cautionne, voire encourage par son immobilisme. Sans public, pas de corrida.
Alors, je me méfie de moi-même et de ces petites entorses qui me semblent justifier une certaine mollesse de ma part de temps en temps. Ce peut être : "je n'étais pas vraiment au courant..... je ne pensais pas que cela pouvais aller jusque là ", ça peut aller jusqu'au bien connu : " j'avais de ordres...."
Je ne veux en aucun cas légitimer ces pratiques, bien entendu, mais n'oublions pas que nous non plus, soyons honnètes, nous ne sommes pas toujours des exemples de sainteté.
Ce qui est réellement hallucinant en l'occurence, ce n'est pas tant que " l'artiste " fasse cette horreur, mais surtout qu'aujourd'hui, il est la possibilité de le faire. A priori, personne ne s'est insurgé aavnt qu'il ne fasse cet acte ( le proprio de la galerie entre autres et les gens qui régissent ce genre de manifestations culturelles, expositions vernissage etc...) " on " lui a laissé la marge de manouevre nécessaire, c'est vraiment ça qui est gravissime. Aucune barrière ne s'est levée !
Donc voilà, ce que cette histoire me suggère, c'est qu'il me faut encore et toujours rechercher ce qu'il y a de meilleur en moi...