J'ai terminé ce bouquin il y a quelques jours après l'avoir commencé suite à la lecture de ce fil.
N'ayant pas spécialement apprécié "No country for old men", le film, j'émettais une réserve sur "La route", bien que selon moi la qualité des films des frères Cohen reste plutôt assez fluctuante.
Enfin je l'ai lu et j'ai étais très agréablement surpris d'être à ce point immergé dans cette histoire sordide.
Je déteste les descriptions longues qui prennent des pages et des pages pour décrire des éléments qui n'apportent rien à une histoire et là c'est tout le contraire que j'ai senti.
En fait, j'ai tilté lorsque j'ai lu le passage où l'homme découvre une pile de vêtements dans le coin d'une pièce : il s'est passé, ou il va se passer quelque chose. Il y a un indice qui doit m'alerter, alors méfiance. Je reste sur mes gardes car je suis autant chasseur que chassé (quand je dis que c'est immersif ^^) !
Enfin un bouquin dans lequel le personnage tente de contrôler son environnement et ne passe pas sont temps à le subir et à accumuler les erreurs et clichés que l'on trouve dans toute la littérature et le cinéma qui veulent faire peur. Chaque détail est contrôlé dans une optique de survie : est-ce que tel ou tel outil peut servir ? Est-ce que tel ou tel endroit est propice à faire du feu sans se faire repérer ? Est-ce que ça vaut le coup de faire un raid dans cette maison isolée pour y récupérer une couverture et un peu d'huile pour sa lampe ?
La répétition au début assez déroutante fini par payer elle aussi et contribue au réalisme de l'histoire : chaque jour il faut se lever dans le froid, chaque jour il faut marcher, chaque jour il faut chercher de quoi se nourrir, chaque jour il faut allumer un feu pour le moral et la santé, à chaque instant il faut être prêt à s'enfuir comme un animal traqué...
Quand on dit que la réalité est plus effrayante que la fiction...
