lu d'une traite, abominablement bon
d'un réalisme déconcertant, on dirait carrément le récit d'un VRAI survivant
j'ai beaucoup apprécié le pragmatisme technique, les mordues de survie n'auront pas raté les dizaines de clins d'oeil en leurs directions, des les premières pages il est mention d'un edc
"Dans les sacs à dos il y avait le strict nécessaire. Au cas ou il ils seraient contraints d'abandonner le caddie"
"S'ils se faisaient mouiller il n'y aurait pas de feu auprès duquel se sécher. S'ils se faisaient mouiller sans doute qu'ils mourraient."
"Les longues lames façonnées avec les ressorts de camion dans quelque forge primitive d'une campagne perdue"
"Les cartouches de fusil dans les tubes de la cartouchière avaient été chargées à la main et les extrémités bouchées avec de la cire de bougie"
_________
J'ai trouvé la trame très (trop ?) plausible, il semble évident que le monde subit un
hiver nucléaire après une guerre chaude de grande ampleur, les cas d'anthropophagie ne sont pas exotique, une simple recherche nous montre par exemple que des cas de cannibalismes ont été commis pendant la famine de 1920 en russie, pendant la seconde guerre mondiale, des cas de cannibalismes ont été commis par certains soldats japonais, (je vous laisse faire une recherche parce que la, c'est aussi gore que dans le livre)
pire, en chine pendant la famine de
1958/1962 causant en 4ans, la mort de
30 millions de personnesLes corps gisent dans les champs en friche, les survivants sont trop faibles pour les enterrer. Ils sont à quatre pattes pour chercher des graines sauvages à manger. D’autres sont accroupis dans les mares et fossés pour chasser les grenouilles et ramasser des herbes. Alors que c’est l’hiver, les gens sont légèrement vêtus, les vêtements tenus par des brindilles d’herbes et fourrés de paille. Certains avaient l’air en bonne santé, le visage bouffis par les oedèmes, les autres étaient d’une maigreur squelettique. Les plus faibles s’écroulaient sans un mot ou dans leur sommeil. Il régnait un silence inhabituel car il n’y avait plus de bœufs: abattus, plus de chiens: mangés, les poulets et les canards avaient été confisqués par les cadres du Parti, il n’y avait plus d’oiseaux; pourchassés et tués. Plus de feuilles et d’écorce sur les arbres, les rats et les souris mangés ou morts de faim. Plus de cris de bébés, les femmes n’arrivaient plus à donner naissance. Les enfants les plus jeunes étaient sacrifiés, surtout les jeunes filles, car on donnait leurs rations aux aînés. Il n’y avait plus de bois aux portes et aux fenêtres: utilisés comme combustibles pour les petits hauts fourneaux. Plus d’édredons: mangés ou confisqués. On ne pouvait pas faire du feu, car on ne pouvait plus manger à la maison avec les cantines collectives. Les plaques de cuisine, les poêles et les casseroles: fondus
On battait ceux qui mangeaient des graines dans les champs. La famine provoque la réapparition du cannibalisme sur une grande échelle : les familles échangent les enfants pour les manger (yizi er shi : échanger les enfants pour se nourrir, expression chinoise ancienne), les humains se transformaient en loup la nuit et taillaient des pièces dans les cadavres pour s'en nourrir.
Encore plus récent en corée du nord, la famine à commencé en 1995. Entre 1995 et 2000 on estime entre 600 000 et un million de décès liés à la famine.
Pendant l’hiver
1996 – 97, seul des témoignages demeureront de ces actes inavouables:
« La faim rend fou. Certains peuvent aller jusqu’à tuer et manger leurs propres bébés, dit-il, et ce genre d’événements se produit dans beaucoup d’endroits. » Un paysan coréen de Chine, de retour d’un voyage de 4 jours pour apporter du grain à sa famille, partage cette opinion. « On entend beaucoup d’histoires de cannibalisme là-bas. Dans le village de ma famille, on m’a raconté qu’un homme a été pris et fusillé, après qu’on a trouvé une tête sans corps dans sa maison. »
Un Nord-Coréen de Wonson, port de la côte orientale, affirme que, dans sa propre ville, un couple a été exécuté en public au mois de mai : selon les autorités, ils avaient assassiné 50 enfants, puis stocké et salé leur chair dans un abri de jardin.
« De nombreux petits enfants abandonnés errent et se nourrissent de détritus », dit cet interlocuteur.
Selon une autre, au mois de novembre, deux frères, pris en train de vendre ouvertement de la chair humaine, ont été exécutés à Musan, ville minière située au bord du fleuve Tumen.
Une Coréenne chinoise, qui traverse souvent pour affaires, dit qu’elle a entendu parler d’une femme exécutée, en août dernier, pour avoir assassiné 18 enfants à Hamhung, ville portuaire de l’Ouest.
gardons le moral
