Quoi qu'il en soit, comme toujours il me semble qu'il faut être conscient du phénomène du "village planétaire" actuel : pour plus de six milliards d'êtres humains, si seulement un ado chaque jour sur disons un dixième de cette population (soit donc 600 millions, chiffre arbitraire mais probablement acceptable pour mon raisonnement !) ne pouvait pas participer à un fait divers sanglant sans que les médias le répercutent aussitôt à l'ensemble de ce dixième partout sur notre planète, on peut penser qu'un coup de couteau quotidien d'ado pour 600 millions de gens — et annoncé à 600 millions de gens ! — ne donne pas matière à conclure grand chose en termes d'évolution des comportements, IMHO...
Surtout que le village mondial n'est pas de création bien lointaine, et qu'on n'a donc pas de chiffres à comparer pour les époques des parents et autres ascendants de ces 600 millions-là, pour lesquels chaque fait divers sordide perpétré de par le vaste monde ne se déroulait pas comme pour nous, sous nos yeux dans notre salon, quasi en temps réel 
Je dis Monsieur Jilucorg

C'est marrant quand même comme les gens ont parfois la tentation de dé responsabiliser leurs actes et ceux des autres, pour conjurer le "mauvais sort" peut-être.
L'être humain se défonçait déjà très bien la gueule et s'étripait joyeusement à l'aide d'os, de pierres taillées, etc.. et aujourd'hui encore la plupart des meurtres et tentatives sont perpétrées avec des objets à peine plus évolués, des parpaings, des tournevis, des casseroles, des marteaux, etc...
Tout ça pour dire que j'ai rarement vu un poignard ou un flingue décider un beau matin d'aller assassiner quelqu'un, pas plus que je ne pense que les armes sont habitées par des entités spirituelles qui poussent leur propriétaires à commettre l'irréparable. Ce sont donc bien les humains, ou supposés tels, qui sont animés de pulsions et qui se servent d'à peu près n'importe quoi pour les assouvir.
Il est assez symptomatique de constater à cet effet, qu'entre l'état US le plus libéral en matière d'accès aux armes blanches et le plus strict il n'y a pas plus ou moins de meurtres. C'est donc bien l'individu, sa culture, son éducation, ses déviances qui sont à traiter et non forcément le matériel auquel il a accès.
Deux autres exemples, plus proches de notre vieux continent que sont le Royaume Uni et la Suisse où l'un est le pays le plus strict et répressif et l'autre le moins et où le nombre de morts violentes est sans conteste à l'avantage du deuxième.
Alors à mon avis, il vaut mieux travailler en profondeur sur nos sociétés :
- exiger des parents qu'ils assument leur rôle et ne s'en remette pas à la société pour élever leurs gamins ;
- donner le goût de l'effort en le valorisant et en permettant que l'ascenseur social se remette à fonctionner ;
- pour ce arrêter de donner à nos futurs adultes l'exemple du paraître comme seule valeur en mettant en exergue les actions de ceux qui donne à la société plutôt que ceux qui montrent leur cul ou leur intellect d'huître perlière ;
- redonner envie d'une vraie vocation aux enseignants au lieu d'un choix de repli ;
- montrer l'exemple d'hommes et femmes politiques honnêtes, respectueux et soucieux du bien public parce que sinon on pourra toujours gueuler après les morveux qui saccagent un abri bus ;
- arrêter de permettre qu'on s'enrichisse autrement que part l'effort, le risque et le travail et non plus par la spéculation.
Sinon, ce ne sont plus les armes à feu et les couteaux qu'il faudra interdire mais jusqu'à la pierre et les métaux.
