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Auteur Sujet: la vie... en prison  (Lu 69736 fois)

17 février 2008 à 20:45:12
Réponse #100

guillaume


En fait l'Ane-O-Nyme parlait d'être cet espèce de grey man, en dehors des factions et des trafics et donc effectivement pas un coq qui veut se la pêter, mais un gry man qui sait cogner fort dès qu'on s'essaye à s'y frotter pour bien marquer les limites.

Ouaip. Ou alors qui a quelqu'un à côté d'assez influent pour dissuader toute attaque...

a+

17 février 2008 à 21:35:14
Réponse #101

vince


Re-Salut  :)
En espérant des suppléments de réponses d'Ane-o-nyme, je rajoute une question concernant les âges des prisonniers. Le tour darwinien de la vie décrite me fait m'interroger sur le quotidien des personnes âgées ou estropiées, forcément présentes en prison. Or beaucoup de conseils impliquent d'avoir du répondant physique. Quid de leur vie ?
à plus
vince

17 février 2008 à 22:28:19
Réponse #102

skaro


ouf!je me suis exprimé correctement et vous mavez compris. :up:
oui, la violence en prison existe.la première nuit j'ai entendu 1voix qui criait"nan!nan!raaah!arrete!...par rapport a l'intonnation,1passage a tabac en règle.
donc me voila en terrain inconnu avec ça comme message de"bienvenue"...autant vous dire ke je suis resté dan ma cellule pendant 2semaine a observer tous les mouvements:qui parle avec qui;qui marche avec qui....le language des attitudes.pour les detenus comme pour les surveillants;observer les points faibles,ceux qui roupillent dans le mirador ceux qui magouillent...bref tout renseignement pouvant etre utile au seul but fixé:SORTIR de la et de preferance par la grande grille;en d'autres thermes,par voie légale.pendan ce laps de temps,1type c'est fait defoncé la tète a5sur 1;le reste du temps que des batailles de chiffonniers car rares sont les voyous qui s'entrainent regulièrement(heureusement!!!!)
pour ce qui est d'internet,hors de question;telephones interdits interdits(mais il y en avait qui tournaient);le courrier suivant l'affaire ouvert et lu.pour les visites les miennes ont été bloquée pendant le 1er mois pour faire pression(mèm pa mal javai mieux afaire);qui dit pas de visite dit pas de linge propre(javais des chaussures pas de chaussettes pas de caleçon,1pantalon,1teeshirt,1pull)
certains prisonniers sont plus a l'aise que d'autres selon leur ancienneté,leur"échelon social"a l'interieur des murs...

en passant par la"légale"qu'on donne a certains pour les calmer et celle qui passe par dessus le mur...impressionnant!!!
bref, les feuilletons tv sont exagèrés mai a+petite échelle,l'etat d'esprit reste le mème...
je parle pas de la dr.gue,en passa

javais oublier:j'ai pas eu besoin de soins particuliers mais ils sont apparament longs a venir:1d mes codetenu m'a expliqué qu'il s'était arraché 1dent pourrie.
de ce que j'ai pu voir,les vieux et les estropiés sont relativement tranquiles.
par contre,apparement ya des suicides.quand j'ai "aménagé"dans ma 2ème cellule,yavais encore la corde(rallonge électrique)aux canalisations.....
pour ce qui est de s'en"sortir"apres ça;tout depend du vécu qu'on a eu avant...pour ma part,je ne dit pas que ça a été façile mais la formation que javais reçue quelques années auparavant et l'afrique m'y avaient préparé.
et puis chaques experiences doit nous grandir...
jespère avoir repondu a vos interrogations et vous retrouver/d'autres sujets un peu moins sombres
a+
skaro
« Modifié: 18 février 2008 à 14:52:52 par Maximil »

18 février 2008 à 09:00:37
Réponse #103

BULLYSSON


je n'ai jamais parlé de se soumettre mais bien de rester discret :closedeyes: car enfin,dans une basse cour c'est le coq qu'on voit en premier...
entre bomber le torse et rester dans l'ombre,c'est une histoire d'ego;notre meilleur ennemi.

Là on est d'accord  ;)
faut trouver le juste équilibre entre discretion, aisance/assurance, distance, respectablilité...
tu as parfaitement raison, jouer "le coq" au sens où tu l'entends attirera tôt ou tard des "testeurs" qui chercheront à savoir ce que tu "vaux" en réalité...

Dans ces cas là mieux passer inaperçu, presque invisible... donc pas trop parler non plus !

Qu'est ce qu'on remarque en premier dans un groupe quand on est un prédateur ?
- D'abord les individus qui montrent d'évidents signes de faiblesses (tête baissée, regard fuyant, apparence physique faible..)
- Ensuite ceux qui ont quelque chose que l'on veut (argent, chaussures, blouson, montre..)
- Enfin ceux qui pourraient devenir des concurrents (à tester !)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 février 2008 à 13:56:51
Réponse #104

L-Ane-o-nyme



L'arrogance paie rarement en prison.
Une grande gueule que je connaissais de dehors, prompt à l'ouvrir et à mettre des coups de fusils lorsqu'il était à l'air libre, s'est retrouvé dans une taule un peu difficile et s'est fait casser la tête à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'il finisse en isolement, et balance ses potes au juge d'instruction pour sortir au plus vite.

@Gofannon: les prisons françaises n'ont rien a voir avec les prisons américaines. La nature et l'intensité de la violence des unes et des autres ne sont même pas comparables. Je n'ose imaginer ce que peut être la vie dans une taule US...
Regarde la série "OZ" plutot que Prison Break. C'est, je pense, autrement plus réaliste... :-(

Skaro a tout à fait raison lorsqu'il précise que les détenus ne sont pas de grands martialistes, loin s'en faut.
Seulement, lorsqu'ils agissent, c'est généralement qu'ils sont sûrs de leur coup et qu'ils ne risquent rien. D'où de longs palabres lorsqu'ils improvisent un lynchage: les maigrichons s'efforçant d'exciter les plus costauds pour qu'ils y aillent en premier. Ca vaut le coup d'oeil, cette espèce de souk de salopards qui se chauffent les uns les autres, et finissent même par s'insulter entre eux...

Vince, un de mes meilleurs souvenirs: un jour, justement, ou, suite à un début de bagarre avec un petit caid lors de la gamelle, je me suis retrouvé en promenade, avec (largement) plus d'une vingtaine de gars qui s'excitaient pour me tomber dessus. J'étais seul à marcher , et   ceux qui me connaissaient... ne me connaissaient plus, justement... :-)
Je commençais mentalement à me préparer à ce qui allait arriver, essayant de rassemble le plus de courage au fond de moi pour au moins donner une paire de beigne avant d'être submergé par la meute. Ensuite, je me disais: "il faudra penser à protéger tes dents et tes co**lles, quitte à y laisser des cotes."
Et puis mon compagnon de cellule, un angliche sérieusement handicapé du bras droit, est arrivé dans la cour et est venu me rejoindre. Je lui ai dit "Tu sais qu'ils sont là pour moi" et il m'a répondu, tout simplement, sans fioriture, sans bravade: "Un contre un, je ne m'en mèle pas..."
Je lui ai dit: "Tu sais bien qu'ils viendront tous..." et il n'a rien répondu, se contentant de continuer de marcher à mes côtés, comme pour une ballade de santé. On rencontre rarement, dans la vie, des gens prêts à souffrir avec vous, pour vous, pour l'honneur et une certaine conception de ce qui est juste.
On marchait et au sein de la meute, la tension montait, montait.  La meute était stationnée au centre de la cour, en nébuleuse, et à chaque tour, on passait tout prêt. A chaque tout, ils paraissaient prêt à bondir...
Puis l'angliche m'a dit: "regarde derrière nous..." J'ai jété un coup d'oeil et juste derrière nous marchaient deux bandits corses et un ancien légionnaire. Ostensiblement prêts à nous porter secours.
Ce renfort inattendu à définitivement dissuadé la meute de nous tomber dessus.
Ensuite, l'un des corses m'a dit, toujours sans fioriture:"Tu es un bon garçon, on ne pouvait pas laisser faire ça..."
Voilà le genre de bons souvenirs, qui ne cessent jamais de m'émouvoir quand j'y repense.

Pour ce qui est des soins, l'arrivée des unités de soins ambulatoires dont quelqu"'un parlait plus haut, à été un grand bienfait. La qualité des soins prodigués m'a toujours parue excellente. Auparavant, un médecin attaché à la maison d'arrêt m'avait laissé un mois avec une conjonctivite agravée, en me promettant de me faire aller à l'hopital, et j'avais sacrément souffert. A devenir dingue. C'était justement le mois qui précédait l'arrivée de l'unité ambulatoire dans cette maison d'arret. Le toubib partait dans le privé et n'en 'avait plus rien à faire. Ensuite, tout a été nickel: j'ai eu un collyre qui m'a calmé.
Une autre fois, transporté aux urgences de la ville la plus proche de mon CD, on m'avait recousu à vif comme un chien, vraiment comme un chien, menotté au brancard, et j'avais vraiment vraiment douillé.
Paradoxalement, j'aurais surement bien mieux été traité par le personnel des unités ambulatoires, au sein de la prison.

Pour les papys, la vie peut être dure.
Tout dépend de l'ambiance de la prison où ils sont.
Parfois, certaines racailles ont tout de même encore un petit peu le respect des vieux...




18 février 2008 à 16:47:12
Réponse #105

Bikeman


Vince, un de mes meilleurs souvenirs: un jour, justement, ou, suite à un début de bagarre avec un petit caid lors de la gamelle, je me suis retrouvé en promenade, avec (largement) plus d'une vingtaine de gars qui s'excitaient pour me tomber dessus. J'étais seul à marcher , et   ceux qui me connaissaient... ne me connaissaient plus, justement... :-)
Je commençais mentalement à me préparer à ce qui allait arriver, essayant de rassemble le plus de courage au fond de moi pour au moins donner une paire de beigne avant d'être submergé par la meute. Ensuite, je me disais: "il faudra penser à protéger tes dents et tes co**lles, quitte à y laisser des cotes."
Et puis mon compagnon de cellule, un angliche sérieusement handicapé du bras droit, est arrivé dans la cour et est venu me rejoindre. Je lui ai dit "Tu sais qu'ils sont là pour moi" et il m'a répondu, tout simplement, sans fioriture, sans bravade: "Un contre un, je ne m'en mèle pas..."
Je lui ai dit: "Tu sais bien qu'ils viendront tous..." et il n'a rien répondu, se contentant de continuer de marcher à mes côtés, comme pour une ballade de santé. On rencontre rarement, dans la vie, des gens prêts à souffrir avec vous, pour vous, pour l'honneur et une certaine conception de ce qui est juste.
On marchait et au sein de la meute, la tension montait, montait.  La meute était stationnée au centre de la cour, en nébuleuse, et à chaque tour, on passait tout prêt. A chaque tout, ils paraissaient prêt à bondir...
Puis l'angliche m'a dit: "regarde derrière nous..." J'ai jété un coup d'oeil et juste derrière nous marchaient deux bandits corses et un ancien légionnaire. Ostensiblement prêts à nous porter secours.
Ce renfort inattendu à définitivement dissuadé la meute de nous tomber dessus.
Ensuite, l'un des corses m'a dit, toujours sans fioriture:"Tu es un bon garçon, on ne pouvait pas laisser faire ça..."
Voilà le genre de bons souvenirs, qui ne cessent jamais de m'émouvoir quand j'y repense.

Très beau et émouvant en effet  :love:

18 février 2008 à 21:36:45
Réponse #106

vince


Merci.

Vince

ps : oui, belle plume bien sentie et bien servie.

28 mars 2008 à 02:42:43
Réponse #107

FreeKonfix


Bonsoir à toutes & à tous, je viens de découvrir ce post que je trouve TRES instructif et extremement réel. Je m'explique, il y a quelques années j'ai "travaillé" au sein d'une MA de la région parisienne :-\

Je tiens a féliciter les "intervenants" pour la sincérité, la qualité & la justesse de leurs témoignages.

J"ai également une "expérience" du sujet, car je me suis occupé des "arrivants" ( les 1ere 24H00 ) dans un établissement de l'IDF, et il est vrai que pour certains un séjour en -prison- peut ressembler à de la survie !!!

Le sujet est très/trop vaste pour être aborder à 100% ici, aussi je vous propose de répondre à des questions précises ( si cela m'est possible ) mais du point de vue de " l'administration " ( on peut travailler pour l'état sans être en uniforme, Ok ;) ), car la spécificité de mon job de l'époque, c'était justement les premiers jours de ( vie ) en milieu carcéral, puis, dans les derniers mois la "préparation" des détenus à la sortie...

Si mon expérience peut être utile, Ok, mais pas de "curiosité malsaine SVP" ...

PS - "prison Break" est à 100 lieues de la réalité du système carcéral français, sinon, dans la MA ou je bossais il y avait une vitrine dans une des salles de réunion avec une "collection d'armes" fabriquées & malheureusement parfois utilisées par les détenus... L'astuce & le "génie humain" sont sans limites et déroutant ... A ce titre certains sont de véritable - survivor - pour leurs facultés a détourner des objets usuelles pour fabriquer des armes avec 3 fois rien...

@+ ...

29 mars 2008 à 13:35:35
Réponse #108

Daoud


Citer
Pimyboc
Citer
Question subsidiaire, si il n'y a pas de reponse courte j'ouvrirai un autre fil. La perquisition est pratiquée par les OPJ, dans la pratique ils entrent partout entre 6h et 22h. dans tout ce que je peut lire ils sont censé le faire uniquement sur comission rogatoire ou avec l'autorisation de l'habitant. Alors, nos OPJ outrepassent ils leur droit ou la comission rogatoire est une legende urbaine tirée des mandats US ?
HS ON
salut,
on parle pas de terrorisme
déjà c'est entre 6h et 21h, il y a trois solutions pour une perquisition normalement et c'est lié à l'affaire, la gravité, la date de la commission des faits :
- en enquête préliminaire, autorisation de la personne pour effectuer une perquisition (en pratique très peu de refus moi j'en ai vu qu'un en huit ans et cela est très mal vu bah oui si tu as rien à te reprocher il vaut mieux accepter) affaire relativement ancienne et plus ou moins grave (mais pas toujours souvent en fonction des éléments de preuves ou crédibilité de la victime)
- en enquête de flagrance, pas d'autorisation pas de mandat comme aux US
- sur commission rogatoire sur instruction d'un juge d'instruction souvent affaire les plus graves et/ou ancienne.
HS OFF

H.S. ON

Je me permets de préciser qu'en France, le "domicile privé" n'est pas protégé par des principes aussi "forts" qu'aux U.S.A. ; là-bas, le "domicile privé" est quasi-sanctifié, les autorités ne peuvent entrer sans la permission des locataires/propriétaires ou sans "mandats"...

En France, les policiers peuvent ENTRER chez les gens 24 heures sur 24...   :o  éh oui ! les législateurs n'ont pas fait les mêmes choix qu'aux U.S.A.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans l'esprit des gouvernants le domicile des citoyens est TERRITOIRE NATIONAL et à ce titre, le domicile de tout à chacun fait pleinement parti de la "juridiction" des policiers/gendarmes...
Les policiers et gendarmes peuvent ENTRER quand ils le VEULENT dans nos habitations, mais n'ont pas le droit de "fouiller" et n'ont pas le droit de saisir des objets * (pour cela, il faut une "commission rogatoire")...

Les seuls endroits, où les policiers ou gendarmes n'ont pas le droit de pénétrer, sont des sites qui ont un statut particuliers : ambassades, enclaves militaires,...

Les gens se focalisent sur les lois relatives aux procédures des "commissions rogatoires", qui ne sont autorisées qu'entre 6h00 et 21h00... mais la Loi ne se résume pas à cette partie du Code de Procédure Pénale.
Un policier qui entre de son propre chef chez l'habitant à n'importe quelle heure, y compris pour procéder à une arrestation, ne commet pas de délit ou crime... en effet, au regard de la Loi, il fait simplement usage de ses prérogatives judiciaires dans sa juridiction !  :huh:


* quoique, une fois dans le domicile, les policiers ou gendarmes pourraient faire valoir le principe de "délit/crime flagrant" pour procéder à la saisi de tout objet illicite...
Encore une limitation à  la "protection" toute relative en droit français, du "domicile privé"
En gros, on a un principe général limité par un tas d'autres petits ou GRANDS principes...

H.S. OFF
« Modifié: 29 mars 2008 à 14:05:55 par Daoud »

17 juillet 2008 à 09:50:45
Réponse #109

L-Ane-o-nyme


Bonjour,

un article bref mais intéressant qui aborde un peu les conditions de vie des "cols blancs" en milieu carcéral, et la dureté grandissante des magistrats à leur encontre.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/17/01016-20080717ARTFIG00240-les-juges-sont-de-plus-en-plus-severes-pour-les-cols-blancs-.php

Dommage que cette intransigeance des magistrats ne s'applique pas à eux-même...
Je pense, par exemple, aux affaires de moeurs Niçoises impliquant de hauts magistrats et contre lesquels même le procureur Eric de Mongolfier ne put agir efficacement.

Mais, comme aurait pu l'écrire l'Ecclésiaste, il y a un temps pour subir les magistrats et il y aura un temps pour les soumettre aux lois de la République.  >:(


19 juillet 2008 à 09:13:08
Réponse #110

basic


Bonjour L-Ane-o-nyme,

Evidemment, qui juge les juges ? La proposition de mise hors de cause du procureur d'Outreau ne viendra pas rendre la confiance dans l'institution judiciaire. Et de toute manière une sanction venant du monde politique sera tout aussi suspecte de partialité. Un juge est comme n'importe quel fonctionnaire mais c'est un fonctionnaire qui peut faire plus de dégâts qu'un autre. Sans doute faudrait-il retirer du circuit de la justice, sans que cela signifie les foutre dehors de la fonction publique, en dehors de faute caractérisée, tous ceux qui ont révélé ce qu'on appelle en langage administratif pudique "une insuffisance professionnelle".

19 juillet 2008 à 15:31:13
Réponse #111

gurkhan


Bonjour L-Ane-o-nyme,

Evidemment, qui juge les juges ? La proposition de mise hors de cause du procureur d'Outreau ne viendra pas rendre la confiance dans l'institution judiciaire. Et de toute manière une sanction venant du monde politique sera tout aussi suspecte de partialité. Un juge est comme n'importe quel fonctionnaire mais c'est un fonctionnaire qui peut faire plus de dégâts qu'un autre. Sans doute faudrait-il retirer du circuit de la justice, sans que cela signifie les foutre dehors de la fonction publique, en dehors de faute caractérisée, tous ceux qui ont révélé ce qu'on appelle en langage administratif pudique "une insuffisance professionnelle".
suite à l'affaire d'outreau, un rapport du sénat préconise des réformes dans la formation des juges, réformes qui seront mises en place à la prochaine rentrée de l'ENM avec notamment un recrutement accru de personnes ayant une expérience pro antérieure car recruter exclusivement des étudiants n'ayant aucune expèrience de vie souvent issu de milieux très favorisés ne permet pas d'obtenir des juges en phase avec les réalités quotidiennes de nos concitoyens.
"donner largement sans rien attendre en retour" GHC CONCEPT tous droits réservés             

19 juillet 2008 à 15:49:01
Réponse #112

Schlomo


Un livre très interrèssant sur les objets fabriqués en prison.

On y trouve notamment des réchauds fait maison.

Je l'ai emprunté à la bibliothèque où je travaille si vous pouvez faire de même c'est assez instructif
 http://www.amazon.fr/Syst%C3%A8me-Bricolage-invention-r%C3%A9cup%C3%A9ration-prison/dp/2862273473

CDT

21 juillet 2008 à 19:57:01
Réponse #113

def


Salut les amis
La prison est une jungle ou comme vous le savez tous : la violence , la betise humaine, le trés faible qi de certains matons, le bisbis est roi.
Je cite un de mes fréres qui y a passé pas mal d"années .

Honte à nos dirigeants qui n'ont jamais lever le petit doigt  :down: :down:

23 juillet 2008 à 10:04:50
Réponse #114

L-Ane-o-nyme


Salut les amis
La prison est une jungle ou comme vous le savez tous : la violence , la betise humaine, le trés faible qi de certains matons, le bisbis est roi.
Je cite un de mes fréres qui y a passé pas mal d"années .
Honte à nos dirigeants qui n'ont jamais lever le petit doigt  :down: :down:

Ouais, enfin on n'y atterri rarement par hasard. Et surtout pas moi.
Tu joues, tu assumes. Point barre.
Et il ne tiendrait qu'aux taulards de créer des conditions de vie sociales acceptables, comme peuvent le faire les prisonniers politiques, par exemple. Nous l'avions réalisé avec nos petits moyens, à l'échelle d'une aile de 13 cellules.

Un camarade irlandais me parlait de l'organisation des prisonniers politiques au sein des prisons irlandaises, et c'était assez impressionnant quant aux règles de vie sociales.
Mais eux sont des combattants politiques. Rien à voir avec la vermine de droit commun qui trahit son propre frère pour éviter une simple garde à vue.

edit: et j'y ai croisé quelques matons formidables, comme Christophe Lambert. (auteur de Derrière les barreaux)...

23 juillet 2008 à 12:51:35
Réponse #115

jilucorg


Ça ne va pas en s'arrangeant :

La surpopulation carcérale en France va de record en record. Le nombre de détenus dans les prisons a atteint, ce mois-ci, 64 250 personnes pour 50 806 places, ce qui constitue une hausse de 0,6 % par rapport au mois précédent, a annoncé l'administration pénitentiaire dans un communiqué. Au cours des sept dernières années, le nombre de détenus a augmenté de 42 %, une "hyper-inflation" qui devrait se confirmer au cours de la prochaine décennie, comme l'explique Patrick Marest, porte-parole de l'Observatoire international des prisons. En France, le taux de surpopulation atteint 126 %. Six prisons sur dix sont surpeuplées. Mais les plus touchées sont les maisons d'arrêt où sont incarcérées les personnes en attente de jugement et les "courtes peines", déplore Patrick Marest.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/22/nouveau-record-historique-de-detenus-dans-les-prisons-francaises_1076106_3224.html


jiluc.

23 juillet 2008 à 13:37:01
Réponse #116

vince



Mais les plus touchées sont les maisons d'arrêt où sont incarcérées les personnes en attente de jugement et les "courtes peines"
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/22/nouveau-record-historique-de-detenus-dans-les-prisons-francaises_1076106_3224.html


Personnes en attente de jugement qui constituent aujourd'hui plus d'un quart des détenus (http://www.prison.eu.org/article.php3?id_article=10763)

23 juillet 2008 à 15:04:20
Réponse #117

oimdala


Bonjour,
Juste un petit mot pour préciser que les Centre de Détention détiennent des personnes condamnées, tandis que les Maisons-d'Arrêt servent de point de transit pour les détenus qui changent de Centre de Détention ainsi que pour l'incarcération en détention provisoire des nombreux présumés innocents (j'ai passé ainsi un an dans la Maison d'Arrêt de Fleury en Ile-de-France).

Certains d'entre vous on parlé du problème du sur-effectif carcéral, c'est surtout en Maison-d'Arrêt le problème vu qu'il y a beaucoup trop de personnes en détention provisoire.
Du fait que les détenus sont en principe juste de passage dans une Maison d'Arrêt, rien n'y est fait ne serait-ce que pour améliorer les conditions de vie ; la question de la réinsertion n'en parlons pas !!

Pour les questions de survie, il n'est pas possible de se faire un réchaud à essence comme le P3RS qu'utilisent bon nombre de MUL car on ne peut pas cantiner de l'essence ni de l'alcool. En revanche, ils vendent des morceaux d'esbiff (je ne me rappelle pas le nom) que l'on peut utiliser avec un réchaud fait à partir de boites de conserves (pas de ciseaux, pas de couteaux, le travail manuel est proscris).

Les seuls moments de la journée où tu peux sortir de ta cellule, c'est deux quarts d'heure de promenade dans une cour bétonnée de 15m2 pour une bonne dizaine de détenus, la douche collective du matin, la bibliothèque une fois par semaine, le médecin si tu fais une demande écrite pour le voir un mois avant de tomber malade, le dentiste idem sauf qu'il ne fait qu'arracher les dents, les ateliers.

Pour survivre, il faut donc trouver des moyens pour s'évader, l'esprit. A cet effet, j'ai avaler un nombre de livres impréssionant : romans pour s'évader, essai philosophiques pour pour se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité.
Et le plus important, garder contact avec le monde extérieur :
 - deux parloirs par semaine, d'une quizaine de minutes chacuns ;
 - courriers (les personnes en détention provisoire reçoivent leurs courrier avec plusieurs semaines de décalage, car cela passe par le juge d'instruction).

Il est donc intéressant d'imaginer l'arrivée en Maison-d'arrêt d'un présumé innocent.
Durant au moins la première semaine, il est placé dans le quartier pour leur apprendre la vie carcérale. Pendant ce temps, il n'a pas encore reçu d'argent, donc il ne peut rien cantiner. Il ne peut pas encore aller à la bibliothèque ni à aucun atelier, pas de correspondance pendant au moins un mois (le juge garde surement un peu le courrier pour lui faire pêter un plomb), pas de parloirs (le temps que les futures visiteurs fassent les démarches auprès du juge d'instruction).

C'est donc le premier mois le plus difficile, une fois passé ce cap, on est rodé pour rester oisif bien sagement en attendant d'être juger ou transféré. Les présumés innocents font donc le pire de l'incarcération !!

23 juillet 2008 à 19:43:43
Réponse #118

basic


Ce qui me frappe, c'est la facilité avec laquelle on peut se retrouver en préventive. Et être rebalancé dans la nature, sans excuses, lorsque la justice s'est rendu compte qu'elle avait un peu erré. Ne parlons pas des nuits en cellule de commissariat pour une bricole qui se termine par une admonestation du juge pour enfants dans le cas d'un ado...
La France a, de l'avis de parlementaires européens étrangers, le niveau de l'ex-yougoslavie en matière de prisons. Pays des droits de l'homme, tiens donc...

23 juillet 2008 à 20:15:26
Réponse #119

BULLYSSON


celui qui a eu affaire un jour aussi à un juge sait qu'en cette matière aussi c'est loin d'être la panacée... m'enfin faut pas généraliser vous me direz... enfin perso  ::)

d'où l'importance de t trouver et d'avoir un bon avocat, et ça même avant des quelconques problèmes, c'est du bon sens, les recherches doivent se faire avant les soucis... ça aussi c'est de la SP.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

23 juillet 2008 à 23:14:02
Réponse #120

oimdala


et ça même avant des quelconques problèmes, c'est du bon sens, les recherches doivent se faire avant les soucis... ça aussi c'est de la SP.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes. Delà à imaginer certains scénario improbables pour envisager une défense...
Bullysson parle des juges, mais eux aussi sont en sous-effectif eu égard la liste d'attente pour être jugé !!

La seule catégorie professionelle méprisables dans ce domaine, c'est un grand nombre d'avocats commis d'office à mon humble avis. Vu qu'ils sont obligés de travailler au rabais, au nom de la solidarité, ils le font très passivement !!
Pour l'anecdote,
Deux mois avant un jugement, le barreau m'avait commis d'office un avocat eu égard mes revenus. Le jour J, j'annonce à mon avocat que je viens d'être embaucher à plein temps chez un autre employeur. Il me dit de lui donner mon contrat de travail afin de le joindre à mon dossier, soit disant que cela donnera une bonne image de moi.
Deux mois après le jugement, je reçois un courrier de sa part avec un avis du barreau lui indiquant qu'eus égard les pièces qu'il leurs avait fournies, il était libre de sont tarif me concernant.
Il me réclame du coup 4000 euros sans même savoir si ma situation à vraiment changer depuis tout ce temps (est-ce que la période d'essai de mon nouveau taff avait été concluante ?) !!
Bon, je fais du H.S., je sors...

24 juillet 2008 à 11:35:56
Réponse #121

BULLYSSON


UT
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes. Delà à imaginer certains scénario improbables pour envisager une défense...
Bullysson parle des juges, mais eux aussi sont en sous-effectif eu égard la liste d'attente pour être jugé !!

Pour ce que je connais (un peu) des salles de Tribunal, ce ne sont pas les sous effectif qui font que des juges parlent à des victimes ou même à des accusés comme à de la m*rde, qu'ils te balancent des peines comme ça sur des critères qui n'appartiennent qu'à eux etc...

Pour le même délit, dans le même tribunal devant deux juges différents, tu peux prendre de la ferme ou repartir avec un simple avertissement et une amende...  ::)
c'est quand même pas lamême chose ? c'est normal ça ? c'est de la Justice ?

Maintenant IL NE FAUT PAS GENERALISER, je suis d'accord, ça serait ridicule... mais j'avoue que j'ai quand même souvent du mal...

Mais encore une fois il y a sûrement de très bons juges, et surtout plus aux Assises qu'en Correctionnel, mais avis perso. Je ne cherche pas à convaincre, chacun se fait son idée.

A+
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

24 juillet 2008 à 12:28:56
Réponse #122

oimdala


Citation de: BULLYSSON
Mais encore une fois il y a sûrement de très bons juges, et surtout plus aux Assises qu'en Correctionnel
En France, c'est un jury de civils qui juge une affaire criminelle, pas un juge.

24 juillet 2008 à 15:13:08
Réponse #123

BULLYSSON


merci de cette précision.

le juge (professionnel) donne son avis aux membres du jury (non pro), je me trompe ?

Au delà du jugement c'est aussi du comportement dont je parlai.

A+

« Modifié: 24 juillet 2008 à 17:46:50 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

24 juillet 2008 à 18:03:32
Réponse #124

oimdala


Le juge, ses deux assesseurs et le jury se retirent pour délibérer. Au cours de ces délibérations, deux votes vont intervenir :
    * le vote sur la culpabilité : l'accusé est-il coupable du ou des chefs d'accusation qui ont été retenus contre lui ?
    * le vote sur la peine : il s'agit de déterminer quelle peine sanctionnera le ou les faits dont le ou les accusés ont été reconnus coupables.

Le président et ses deux assesseurs participent aux votes : les voix de ces magistrats comptent autant que celles des jurés (3 voix sur 12 en première instance).

Pour ce qui concerne le comportement, j'ai plutôt remarqué un manque de respect de la part des substituts du procureur plutôt que des jutes eux-mêmes. Le procureur représente l'Etat, et généralement il est contre l'accusé, il le traine donc dans la m*rde pour le discréditer, et, il subsiste ensuite toujours une trace, ne serait-ce qu'une odeur...

Mais on s'écarte du sujet de départ là... d'ailleurs j'ai été assez surpris de tomber sur des sujets de société aussi délicat sur un forum dédié à la survie en pleine nature (Vie sauvage et Survie).


 


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